🔴Le ministre du Commerce extérieur & de l'Attractivité sur la conjoncture commerciale internationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
encore et donc on vous remercie de bien vouloir dans vos nouvelles fonctions venir plancher comme on dit familièement devant les commissaires des affaires étrangères. Vous avez toujours fait preuve sur ces domaines en tout cas lors de votre passage à la commission de compétences aigues d'un intérêt très marqué sur les questions de commerce international et de la compétitivité. Donc nous réjouissons en pour ma part mais je pense porter partie importante en tout cas du point de vue de mes collègues du fait que vous occupiez actuellement cette fonction.
Comme vous le savez cette commission porte attention particulière aux enjeux commerciaux et internationaux. Cette vigilance se traduit par la publication annuelle d'avis de commerce extérieur à l'occasion de chaque débat de projet de loi de finances et l'audition intervalle très régulier de vos prédécesseurs. Et donc je vous remercie une nouvelle fois de vous inscrire dans cette tradition euh des ministres du commerce extérieur venant expliquer justifier pour certaines fois les politiques publiques françaises en matière de commerce extérieur.
Vous az également souligner la coïncidence de votre audition avec le débat en séance de deux motions de de censure. Ce qui peut expliquer qu'une partie de nos collègues ne sont pas encore là et qu'il y aura des rotations cet après-midi. Toutefois, il va sembler nécessaire de maintenir votre audition puisqueau mois d'octobre déjà pour différentes raisons, nous avions dû reporter votre intervention.
Alors, un chiffre peut-être pour pour commencer publié le 8 janvier dernier, le solde commercial cumulé de la France sur 12 mois se redresse. Il est toujours négatif très fortement - 70 milliards - 70,1 milliard mais le redressement est est réel même s'il reste encore inquiétant en matière de solde. Peut-être dire que les les signaux des derniers mois sont encourageants avec une amélioration du solde énergétique sous l'effet de la baise d'importation, la stabilité de la balance des biens d'investissement et une balance de de bien de consommation qui devient positive.
On parlera peut-être de l'agriculture puisqueon sera amené à parler du mercour avec une balance en 2025 qui devient négative pour un un grand nombre de de produits. Et donc c'est question en tout cas de structuration du commerce extérieur qui seront certainement une partie de votre intervention. Autre élément que je voulais mettre en avant début de votre intervention, c'est le l'environnement international de plus en plus complexe avec des relations avec un partenaire historique sont les États-Unis qui deviennent très compliqués, l'arme des tarifs qui revient et repart très régulièrement, la relation avec la Chine aussi qui sont tendus sur un certain nombre de de filières.
Et puis euh peut-être vous demander après la renonciation sur le Groenland, on a donc des tarifs associés euh du président Trump. Il reste encore la menace d'une hausse de 200 % des droits de douanes américains sur les vins et champagnes français en rétorsion du refus de la France d'intégrer le Conseil de paix. Est-ce que là-dessus vous avez un certain nombre d'éclaircissements à à nous donner ?
Nous reviendrons j'imagine également sur la question du Mercossour avec l'opposition de la France et et comme vous le savez également notre assemblée avait exprimé sa ferme opposition à cet accord principalement pour la question agricole environnementale et sanitaire également souligner l'accord avec l'Inde qui a été signé il y a quelques jours et dont il convient de de noter que cet accord se fait hors périmètre de l'agriculture notamment donc on peut peut-être peut-être imaginer d'autres formes d'accord que celui sur lequel nous on va passer beaucoup de temps s'agissant du du Mercour. Pour conclure et vous laisser la parole, une jeis conclure sur une note plutôt optimiste. Je souhaite rappeler que notre malgré les défis, la France reste une destination attractive pour l'investissement et des projets internationaux.
En 2024, notre pays a accueilli 1025 projets d'investissement étranger, ce qui représente 19 % des flux européens et et pour la 6e année consécutive, la première nation européenne en matière d'attraction des capitaux étrangers. Euh mi-janvier, le président de la République a fixé des objectifs très ambitieux dont vous nous parlerez savoir s'ils sont juste ambitieux ou ou ils seront difficilement réalisables. Voilà, monsieur le ministre, les grands enjeux, les éléments de contexte également qui vous amènent à venir devant nous et expliquer peut-être dans un temps que vous connaissez déjà pour avoir siégé ici et ensuite vous serez donc soumis aux questions aux interrogations des différents groupes qui composent notre Assemblée nationale.
Monsieur le ministre, je vous donne la parole. Merci beaucoup, monsieur le président. Merci euh aux membres de la commission des affaires étrangères ici à l'Assemblée nationale euh à laquelle j'avais le plaisir et l'honneur de de siéger, au sein de laquelle j'avais le plaisir et l'honneur de siéger.
Évidemment, je suis dans une autre position mais euh je crois que on garde la même esprit euh de travail et de réflexion avec une hauteur de vue que j'ai toujours apprécié au sein de cette commission. Je je veux le dire. La la présentation rapide que vous avez faite m'incite à vous dire que je risque de dépasser mon temps de parole si je réponds à toutes les questions tout de suite, mais j'ai envie de de au fond en sortant évidemment du discours qui qu'on nous prépare et en essayant d'être synthétique de vous dire trois choses.
La première, c'est que je crois que tout le monde en convient. Nous vivons dans un un bouleversement, je dis souvent des plaques tectoniques du commerce international qui sont en train de bouger, de se frotter et qui sont liés évidemment ces frottements à l'évolution géopolitique, au conflits, aux tensions, au repli sur soi d'un certain nombre de pays, à l'usage, disons les choses aussi de la brutalité de certains et notamment de très grande puissance qui ont des conséquences nous sur nos nos économies européennes et singulièrement sur l'économie française notamment en matière d'ex exportation et d'internationalisation de nos entreprises. Et donc, il faut qu'on réagisse.
Je pense que d'une certaine façon, je l'ai beaucoup ressenti la semaine dernière à Davos, les déclarations de monsieur Trump, les 200 %, je vais y revenir dans vous parler et puis côté un peu ératique des annonces de Groenland et bien d'autres sujets, tout cela nous conduit à réagir de façon de plus en plus coordonnée au sein de l'Union européenne et je pense qu'il faut en prendre conscience et de ce point de vue, je le dis tout de suite, la position de la France est d'être motrice sur une thématique qui est simple. On doit sortir de la naïveté et notamment en matière de commerce international, nous ne devons plus être naïfs. Nous devons être ouverts, j'y reviendrai, au commerce international, c'est nécessaire.
Nous sommes ouverts à l'accord à la signature d'accord de libre échange. Pour autant et là aussi je reviendrai qu'il soit bien encadré et bien préparé mais nous ne devons pas le faire avec la naïveté heureuse que nous connaissions il y a encore quelques années et qui d'une certaine façon n'est plus de mise face à la brutalité. l'exportation, l'internationalisation de nos entreprises, mais aussi, je le dis au passage, le fait d'assurer la sécurisation de nos chaînes d'approvisionnement parce que c'est nécessaire pour notre industrie et notre production, l'attractivité de notre territoire parce que c'est aussi ma mission, pas seulement aller emmener les entreprises, signer des contrats, pousser la position de la France, mais aussi faire en sorte que nous puissions attirer de nouveaux investisseurs.
Tout cela fait partie de de ma feuille de route dans un contexte de tension commerciale et d'instabilité, je vous le redis, qui doit nous conduire à ne pas être naïf. ce sera la première chose sur laquelle je voudrais assister, mais euh aussi à défendre coûte que coûte euh le respect du droit international notamment en matière commerciale, le multilatéralisme et de ce point de vue, on peut être inquiet de l'affaiblissement de l'Organisation mondiale du commerce et nous travaillerons dans le casadre du G7 que la France préside cette année a essayé de de resserrer les liens, le rejet d'une d'un repli sur soi mais avec force. Alors, vous avez évoqué plusieurs grands pays, je veux juste y revenir rapidement.
Si on ne doit pas être naïf, on doit être donc fort et ça n'est pas évident avec une un grand pays par exemple que vous l'avez évoqué comme la Chine qui reste un pays majeur pour nos échanges et pour nos entreprises, même si nous sommes très déficitaires. On était en 2024 à 47 milliards d'euros de déficit commercial des biens avec la Chine, ce qui est évidemment extrêmement important. Euh nous avons euh vous l'avez d'ailleurs dit tout à l'heure, j'ai j'ouvre la parenthèse, un commerce extérieur qui progresse puisque euh effectivement nous avons euh un déficit commercial qui s'établira euh à 70 milliards euh vrais assemblement autour de 70 milliards pour l'année de 2025.
C'est en gros 10 milliards de consolidation structurelle. 10 milliards de moins. C'est pas lié simplement à des baisses d'importation, c'est que structurellement nous avons effectivement amélioré notre sol. ce qui témoigne quand même d'une vitalité assez importante de nos entreprises sur les marchés et pour accompagner souvent les entreprises pour les rencontrer directement sur les marchés, je veux d'ailleurs là aussi au passage saluer ces centaines de milliers de françaises et de Français qui concourent à l'offre française qui sont en première ligne, qui sont sur la ligne de fond entre guillemets économique dont on ne parle pas assez dans nos pays dans notre pays et dans le débat public national alors qu'ils ont un rôle majeur et qu'ils ont un rôle majeur ne serait-ce que retenez ce chiffre parce que un emploi sur qu dans le dans le privé dépend directement de l'exportation de nos entreprises, qu'elles soient des grandes entreprises, des ETI ou des PME ou même des TPE.
Et donc nous avons une équipe de France qui est très volontariste, qui est très actif, qui est très fier, qui porte haut le drapeau français. Ce sont pas seulement les réseaux diplomatiques Business France, BPI France et et et nos d'autres institutions. Ce sont aussi les gens qui avec les entreprises au représentant d'entreprise en en déplacement pour leur entreprise mais aussi les gens qui travaillent dans l'environnement français.
Je pense par exemple aux professeurs dans les lycées français, aux alliances françaises, tout nous avons un environnement français qui est extrêmement puissant, un des meilleurs au monde et encore une fois, il faut le saluer, le rappeler et et souligner que c'est évidemment un atout majeur. Si je reviens à la Chine, bah nous avons un déficit majeur. Ce pays est un partenaire en même temps qui lui aussi est majeur, qui joue un rôle primordial pour nos exportations mais aussi nos approvisionnements.
Je voudrais dire d'ailleurs qu'on a aussi une relation particulière avec la Chine. Je suis élu d'une d'un département et d'une région qui accueille les pandas euh et euh je symboliquement ben c'est pas c'est pas rien. J'étais euh je le dis euh c'est un petit souvenir qui m'émeut à chaque fois mais du voyage de Jean-Pierre Afarin 2003 quand il va en Chine alors que tous les grands chefs d'État et de gouvernement se retirent, décident de ne pas y aller.
Lui dit on y va la France est au côté de ses amis quand elles sont dans la grande difficulté. Il se trouvait que j'étais un des parlementaires qui l'accompagnait. Je peux vous dire que ça a considérablement marqué nos relations et du général de Gaulle qui comment dire reconnaît les relations diplomatiques à à Jean-Pierre Rafarin qui tient bon face au Sera euh jusqu'au aux différentes mesures symboliques et je cité les pandas évidemment c'est pas le plus important mais c'est quand même tout cela crée une relation particulière.
C'est pour ça si je vous dis ça, c'est parce que la relation avec la Chine ne doit pas être vue de façon à se recroquviller. Elle doit pas être vue dans la peur. Il faut avoir la fermeté de dire les choses.
Il faut tenir bon. Et c'est un des maîtres mots que j'essaie de répéter dans toutes mes interventions sur ces questions. Nous devons être opiniâtres.
Et c'est avec cette opiniatreté que nous parviendrons à normaliser des relations commerciales qui sont pas toujours simples parce que vous l'avez bien compris, les Chinois sont en surcapacité industrielle. déverse le plus possible et à forceorise si le marché américain se se ferme à eux leurs produits sur le marché de l'Union européenne n'hésite pas à subventionner massivement et ça a été le problème des véhicules électriques pour lesquels nous avons intervenu nous sommes intervenus avec des des des droits compensateurs qui n'étaient pas d'ailleurs des droits de douane mais qui étai simplement qui visaient à rétablir un un une comparaison de prix équitable et bah les Chinois tirent les conséquences de façon assez brutale de tout cela en prenant des secteurs symboliques en otage. Ça a été le cas des du cognac et des vins spiritueux.
On est arrivé à force de pignâtreté à à une solution intermédiaire qui satisfait les producteurs, même si c'est pas suffisant et même si on veut revenir à la situation initiale, c'est le problème de la des abats de port qu'on a actuellement qui est en discussion. Mais là aussi, on est arrivé à force de discussion et d'opinion à une solution à peu près raisonnable qui là aussi satisfait nos producteurs et j'étais ce matin par contre avec les producteurs de lait et notamment de crème qui eux pour l'instant font l'objet là aussi d'une prise d'otage et et d'une attaque commerciale très difficile. On est à leur côté.
Je pense pas du tout que ce soit la crème et le lait français ou européen qui déstabilise le marché chinois. Rien ne le prouve, il y a aucune raison. Mais on est face à des comportements un peu irrationnels.
C'est un peu la même chose mais pour des raisons différentes avec les États-Unis. Monsieur Trump effectivement mardi dernier quand j'arrive à Davos, il annonce 200 % sur le champagne et parce que le président a annoncé qu'il n'irait pas payer un milliard pour être dans le Board of Peace qui est le truc personnel que monsieur Trump met en œuvre. Bon euh le lendemain lors de son discours, on est passé à 100 %. le surnom, il y a plus de droit de douane.
Donc on vit un peu les montagnes russes, c'est compliqué. Là aussi, il faut de la résilience. Là aussi, il faut de l'opinatreté dans les négociations.
Je le dis au passage en particulier pour les vins spiritueux sur ce marché. Euh mais là aussi, nous arrivons à obtenir des résultats. Je rappelle que tout le monde a été très critique sur l'accord commercial qui a été euh euh accepté par madame euh Van Derleyen euh l'été dernier.
Euh enfin, si on avait pas euh euh accepté 15 %, on avait plus 30 % dès le 1er août. et donc eu un moyen terme qui a été trouvé, il faut continuer la discussion et si monsieur Trump continue à être trop dur dans ses exigences ou trop ératiqu et l'Europe l'a dit très clairement de façon pour la première fois peut-être très unifiée et bien nous réagissons en en mettant sur la table les mesures de anticoerci en remettant en cause et le Parlement européen l'a confirmé la discussion des enfin les négociations de mise en œuvre et les règlements de mise en œuvre de l'accord de l'été dernier et cetera. Donc la position de la France qui est très motrice dans ce dans de ce point de vue et de l'Union européenne et de dire maintenant nous tenons bon, ça suffit, on veut un commerce qui repose sur des règles multilatérales et qui ne soit pas le fruit de la de la force.
Alors, on pourrait ensuite évidemment le décliner de façon très concrète, mais c'est au fond le contexte dans lequel nous travaillons aujourd'hui, dans lequel les entreprises et les institutions qui accompagnent le commerce extérieur travaillent. Et c'est ça a plusieurs conséquences. Une conséquence très importante pour moi me semble-t-il, on y travaille beaucoup, c'est non seulement le derisking comme on dit, c'està-dire diversifier, faire en sorte qu'on qu'on qu'on a qu'on comment dire qu'on applanisse les risques, mais c'est surtout d'assurer la diversification et la sécurisation de l'approvisionnement des chaînes de valeur industrielle.
On l'oublie, on n'est pas seulement là pour gagner des marchés, mais enfin si on n'est pas capable d'être plus autonome qu'on ne l'it aujourd'hui sur les terres rares, sur les métaux critiques, alors nous n'y arriverons pas. Aujourd'hui, on dépend à 80 % sur les terres rares de de la Chine et en production et en raffinage. Donc, il faut là aussi conduire une politique qui est une politique non seulement d'expansion commerciale, de sécurisation de nos marchés, mais aussi une politique de sécurisation de nos approvisionnements.
Et de ce point de vue, je tenais à le dire, nous sommes là encore très actifs que j'ai encore organisé avec mon collègue Sébastien Martin, ministre de l'industrie il y a il y a 15 jours, une réunion avec toutes les filières industrielles françaises. justement qui était acheteuse de terrar pour leur dire faites en sorte de diversifier vos approvisionnements et notamment nous avons des projets industriels y compris en France notamment un projet dans les landes carester le projet Carmag qui va en partenariat avec les Japonais la France et le Japon qui va par exemple permettre de à la fois en traitement de terre lourde rare et en traitement en recyclage des MS des MS pour l'industrie. on va permettre de fournir 10 % au moins du marché mondial, du besoin mondial en terre lourdre.
Donc c'est un projet franco-japonais. Donc on a une diversification, une marche en avant qui est extrêmement rapide, qui est urgente, qui n'est pas gagnée mais à mon avis c'est une priorité. Je tenais à insister là-dessus.
Voilà pour le le l'environnement général. Nous avons à partir de là un certain nombre de choses qui doivent être mises en œuvre et je reviendrai le cas échéant dans les questions sur un certain nombre de sujets je pense au MERCour que vous avez évoqué. Le le outre le fait de ne pas être naïf, c'est la ligne de conduite, outre le fait d'être opiniâtre dans nos négociations de politique commerciale, nous devons aussi assumer le fait d'être beaucoup plus offensif à l'international.
Et c'est ce que j'ai évoqué par exemple ce matin, je l'évoquais tout à l'heure avec les les dirigeants de la filière lait euh fromage et cetera, la filière laitière qui est une des filières fait qui font aujourd'hui 2 milliards et demi d'excédent euh qui faisait 3 milliards et demi d'excédent mais c'est une des filières qui tient encore euh comment dire le solde agroalimentaire. Sauf que je vous ferai juste la comparaison. J'étais secrétaire d'État l'agroalimentaire il y a 20 ans.
On était plutôt entre 15 et 20 milliards d'excédents agroalimentaires agricoles et agroalimentaires transformé. Aujourd'hui, nous allons être en dessous de l'équilibre. Il est vraisemblable que 2025, je parle sous le contrôle de Sarah, mais qu'on se retrouve plutôt à - 100 millions, - 150 millions, mo- 200 millions.
Donc c'est un tournant. C'est la première fois depuis près de 60 ans que la France devient très légèrement je j'en conviens, mais c'est pour la première fois qu'elle devient déficitaire sur l'agroalimentaire. Donc on ça on ça on voit bien que il faut qu'on réagisse.
Il y a un problème de compétitivité notamment, je le rappelle, l'essentiel de nos exportations agroalimentaires se fait sur le marché de l'Union européenne 63 %. Donc, on voit bien que d'autres pays de l'Union européenne ont pris euh euh comment dire du poids, si je puis dire, ont pris euh euh des parts de marché, sont plus présent, vendent plus, donc le marché se resserre, il est déjà euh largement satisfait, donc la concurrence est plus vive. Et ça veut dire qu'il faut que on je veux d'ailleurs faire un plan de travail sur l'agroalimentaire pour reconquérir mais ça veut dire qu'il faut qu'on soit meilleur en compétitivité mais aussi qu'on soit plus compétitif pour aller et plus offensif pour aller chercher des relais de croissance sur des marchés qui sont potentiellement intéressants pour l'offre française.
Et je fais d'ailleurs la remarque que sur toutes les négociations d'accord de libre échange qui sont en cours de discussion entre l'Union européenne, la Commission dont c'est la compétence et un certain nombre de pays ou de grandes zones, notre offre correspond bien à ces pays. Je les cite. Vous l'avez rappelé, monsieur le président, l'Inde a été aujourd'hui signé pour une première approche et je pense que c'est un un accord qui est très favorable à la France, même s'il va pas aussi loin qu'on le souhaiterait.
Euh mais vous avez des discussions entre l'Union européenne et Abu Dhabi, les Philippines, euh l'Indonésie, euh la Malaisie, euh la Thaïlande, euh l'Australie et j'ai cité l'Inde, on a on avait sep principales et puis des accords je pense au Mexique qui sont en cours de de réévaluation. à chaque fois que nous signons ces accords et encore une fois sur réserve comme on on pourrait le dire sur le merco, on y reviendra sûrement, j'imagine qu'il y aura des questions mais et sous réserve que ces accords soient bien signés et dotés des outils nécessaires pour protéger nos filières sensibles. Et c'est un sujet absolument essentiel.
Ça fait partie de cette prise de conscience et de ce refus définitif de la naïveté. Mais sous ces réserves, avoir des accords de libre échange qui sont favorables à nos entreprises, à nos filières, qui nous permettent de diversifier notre exportation, qui nous permett de sécuriser nos approvisionnements, c'est évidemment essentiel. Nous ne pouvons pas dépendre de la Chine ou des États-Unis.
Nous devons diversifier et sécuriser. Et donc, c'est la position de la France. C'est ce que je défends en tant que ministre du commerce extérieur.
Encore une fois, avec prudence et sous réserve d'être exigeant dans les protections nécessaires des filières sensibles et de ce qui fait notre identité en particulier évidemment je pense à l'agriculture et à l'alimentation en général qui font partie de l'identité française et qu'on peut pas sacrifier. Mais sinon c'est nécessaire. Sinon, on va se trouver dans une situation où on sera marginalisé.
Il faut repartir en conquête. Il faut le faire avec opiniaeté, il faut le faire avec euh confiance, énergie. Ça suppose des réformes au niveau national sur la compétitivité, c'est pas mon domaine directement, même si j'ai des tas d'avis là-dessus, mais ça suppose aussi que on mobilise au maximum nos moyens et cet écosystème d'encouragement et d'entraînement du commerce extérieur français que j'évoqué tout à l'heure.
De ce point de vue, deux sujets précis. Nous avons un sujet Business France. Euh Business France qui est l'opérateur national euh de euh soutien à nos entreprises et tout particulièrement au PME doit faire doit faire l'objet.
Ça a été une décision du conseil présidentiel du commerce extérieur qui a rendu ses conclusions la semaine dernière doit faire l'objet d'un recentrage plutôt sur des PME et des ETI déjà inscrites euh dans un marché ou dans la conquête d'un marché qui ont une capacité d'effets de levier importante en terme de chiffre d'affaires. On doit deuxièmement se concentrer et ça ça concerne beaucoup les PME, TPE sur une optimisation de la démarche salon parce que les salons sont le meilleur lieu et le meilleur outil de développement de de l'exportateur y compris de l'exportateur en airb depuis 30 ans mais honnêtement on pourrait faire beaucoup mieux. On pourrait en parler si vous le souhaitez. le fait d'avoir une démarche plus collective, d'être plus opérationnel sur les salons, de faire en sorte que ça coûte moins cher au PME parce que ça coûte quasiment rien aux Italiens ou aux Allemands et que ça coûte cher à nos entreprises encore malgré les aides.
Tous ces débats là, on les a. Il faut qu'on optimise, il faut qu'on restructure d'une certaine façon comment dire l'action de Business France qui en plus, je le dis au passage, a quand même subi des baisses de crédit, des baisses de soutien budgétaires. Sur les trois dernières années, on est autour de 20 millions d'euros. de moins euh par comparaison euh l'Italie, le gouvernement italien euh verse une subvention à l'ITA qui est l'équivalent de Business France qui est trois fois supérieure à la subvention publique qui est versée à Business France.
Donc la différence et elle est compensée d'une part par le fait que nous gérons un outil très particulier qui fonctionne très bien, on y reviendra si vous le souhaitez, qui sont les volontaires internationaux entreprises, les ve il y en a 11000 en France, il y a 60 à 70000 candidats. Ça fonctionne bien, les entreprises y font appel et ça permet à Business France de compenser parce qu'il est à des coûts de gestion une partie de la subvention qu'elle n'a pas. Mais pour le reste, il faut facturer les entreprises plus que ne le font par exemple les italiens.
Donc on a un problème aussi de benchmarking sur le dispositif public. d'accompagnement aux entreprises euh par rapport le benchmarking de de ce qui se passe chez nos concurrents. Donc ce sujet-là, ça fait partie euh de mes priorités évidemment parce que on peut pas dire on va être offensif mais ne pas avoir les outils les plus performants possibles qui progressent et c'est donc un premier sujet.
Le deuxième, je vous l'ai dit, c'est évidemment la politique commerciale, j'y suis beaucoup, j'en ai beaucoup parlé donc je vais pas y revenir. Et enfin troisièmement, c'est la redéfinition d'un certain nombre de zones. Nous devons faire un effort particulier sur l'Afrique qui est un pays qui nous attend où il y a un potentiel sur les années qui viennent.
Je rappelle que l'Afrique va doubler sa population, qu'il y a beaucoup de ressorts dans ces pays, que les choses évoluent, que la France, contrairement à ce que j'entends, est attendue, elle est attendue avec un discours et un comportement qui sera totalement différent à l'avenir de ce que nous avons pu connaître, y compris avant la la la dernière guerre et depuis la guerre. Évidemment, les choses changent. Nous devons être présents sur l'Aséane qui est euh le sud l'Asie du Sud-Est qui euh est un zone aussi de très grand à très fort potentiel où la France est là aussi attendue.
Nous devons euh être présents euh évidemment euh dans des zones moins connues. Je pense au Balcans où nous ne sommes pas assez nombreux présents, où nous pouvons faire beaucoup mieux évidemment à l'Afrique du Nord. Donc il faut qu'on arrive à élargir euh notre offre et notre esprit de conquête à un certain nombre de zones où nous n'avons pas traditionnellement euh l'habitude d'aller encore une fois, je parlais du commerce extérieur, il faut quand même avoir ça en tête.
On croit toujours que l'export c'est le grand export. La réalité c'est que c'est essentiellement l'Union européenne. Euh c'est 62 63 % sur l'agroalimentaire.
C'est entre 55 50 et 60 % ces dernières années si on concerne tout si on on considère toutes les productions. Et enfin troisièmement, je l'ai dit, je n'y reviens pas, les accords de libre échange que nous devons optimiser. Nous avons pour cela des outils qui vont évoluer aussi.
Je pense notamment euh à aux garanties financières apportées par BPI France. Nous allons mettre en place notamment, ça a été là aussi décidé lors du conseil présidentiel euh pour le commerce extérieur euh un outil de financement et qui sera un outil d'assurance crédit court terme directe qui est en cours de création qui va permettre de faciliter les choses pour les PME de façon à sécuriser leurs paiements et à éviter des tensions sur leur trésorerie. Il y a un certain nombre d'outils qui ont été mis en place.
J'en ai inauguré un en Arabie Saoudite. C'est ce qu'on appelle une shopping list, c'est-à-dire une ligne de de crédit ouverte. Euh c'est le terme pour faire du commerce extérieur, mon cher, j'allais dire mon cher collègue, maintenant il faut de temps en temps savoir utiliser des mots en anglais parce que sinon on ne vous comprend pas.
Mais ça veut pas dire qu'on parle pas en français quand on est à l'ambassade. Mais la shopping liste entre guillemets la liste de courses, mais c'est pas exactement ça, c'est une sorte de ligne de crédit, elle permet là aussi, on signe on signe avec un un grand partenaire sur un grand projet d'infrastructure par exemple, ça permis d'aller chercher progressivement sans faire à chaque fois un dossier euh avec une procédure nouvelle à chaque recherche de financement, d'aller chercher un financement dans une enveloppe plus globale et donc de sécuriser et de faciliter le financement d'un grand projet. Nous avons là un outil qui commence à être expérimenté et qui est très français.
Enfin 3è point et je veux pas être trop long monsieur le président, nous avons aussi un un comment dire un effort. Je sais qu'un certain nombre de de membres de cette honorable commission et de cette honorable assemblée euh j'ai dit honorable vénérable vous êtes enfin bon vous êtes ministre c'est la jeunesse pour moi l'assemblée mais l'esprit utiliser les qualificatifs qui qui lui semblent Non je veux parler de l'AFD je sais pour l'avoir souvent entendu que il y a tout un débat sur le fait que la FD ne serait pas assez directement connectée pour faire simple aux entreprises françaises qu'elle finance des projets dans le monde avec de l'argent français mais que ce ne sont pas suffisamment les entreprises françaises qui en bénéficient. On va mettre en place là aussi c'est une décision de de la semaine dernière un système de de comment dire de de d'aide lié avec un certain nombre de conditions mais qui permettront en gros de de de grosso modo c'est environ 10 % de de l'enveloppe qui va pouvoir être consacrée à des projets qui devront être financés par des entreprises françaises.
Bon, je schématise mais c'est l'objectif que nous poursuivons de façon à rendre plus logique. Le le président de la République parle de préférence européenne. On peut aussi avoir de ce point de vue dans l'aide au développement une préférence pour nos entreprises françaises.
Ça n'est pas absurde en tout cas pour une partie et tout en respectant évidemment les obligations juridiques qui peuvent être mises en place. Voilà, monsieur le président, les grandes lignes. Je voulais je pense que je suis déjà trop long, mais j'essayer de résumer.
Vous comprenez que on parlera de l'attractivité si vous voulez. Effectivement, vous l'avez rappelé parce que c'est aussi partie de ma mission, la France pour la 6e année consécutive et la première destination d'investissement direct étranger en Europe. On on enfin on doit en être fier parce que ça veut dire que nous avons malgré les difficultés économiques qu'on peut évoquer souvent des fondamentaux qui sont solides.
C'est un des infrastructures, c'est une énergie décarbonée et facilement mobilisable et pas trop cher. évidemment un niveau de qualification d'un manœuvre qui est assez exceptionnel, qui est reconnu dans le monde entier, c'est ce sont donc des éléments structurant qui sont bien au-delà de l'image de qualité de vie et de rêve français qui est aussi, il faut bien le dire, présente dans le monde et qui fait partie de l'offre française. Voilà, l'ensemble de ces éléments me permet de vous dire que au fond ma feuille de route, elle repose sur quelques mots simples.
On part en conquête, on restructure tout ce qui doit être restructuré pour cela, on le fait avec opinia treté. Il n'y a aucune raison que l'entreprise française ou les entreprises françaises ne puissent pas être dans cette logique de conquête. Nous ne sommes pas voués à être peu à peu laminés.
Il faut simplement sortir de la naïveté, avoir l'énergie nécessaire et je le dis aux parlementaires que vous êtes, c'est important que dans le débat public français, on parle aussi du commerce extérieur et la nécessité de s'impliquer dans ce domaine. Merci beaucoup monsieur le ministre. C'est votre première intervention.
Donc on avait une forme de mensuétude à votre rencontre encontre mais à la 4e vous aurez des contraintes de temps plus plus sévères. Monsieur le ministre euh certains collègues sont impatients de prendre la parole pour vous interroger. Dans l'ordre des inscriptions, je demandais la parole d'abord à Modet, à Jean-François Portieu et puis ensuite à Laurent Mazori.
Madame Petit, pour les démocrate, c'est à vous d'ouvrir la séance, on va dire. Voilà, je vous donne le micro. Je vous remercie bien monsieur le président, monsieur le ministre, merci pour vos propos explicites, vos propos introductifs.
Alors pour ma part, je souhaite attirer votre attention sur un enjeu central, c'est la sécurisation de nos approvisionnements. C'est un sujet, on le sait, qui touche à la fois notre souveraineté économique, la compétitivité de nos entreprises et par la force des choses, le quotidien des Français. Ces dernières années, plusieurs crises comme celle du Covid avec notamment le masque le manque de masques chirurgicaux puis la guerre en Ukraine avec ses conséquences sur la flambée des prix de l'énergie et des matières essentielles ont mis en lumière la fragilité de nos chaînes d'approvisionnement.
Une vulnérabilité qui est apparue au grand jour et qui a surpris bon nombre de nos compatriotes. Elle a porté atteinte à notre appareil productif en impactant des entreprises, des industries d'ailleurs dépendantes de composants et de matières premières importées. Le secteur agricole aussi. a subi avec une confrontation à la hausse des engrais de l'énergie des aliments pour les animaux et puis aussi un certain nombre de nos PME qui n'avait pas les moyens de diversifier leurs fournisseurs ou de constituer des stocks suffisants.
Donc mon premier point serait, monsieur le ministre, de savoir la stratégie qui a été mise en place pour sécuriser nos différents circuits d'approvisionnement. Et puis j'ai deux autres sujets un petit peu différents. On pense bien évidemment souvent au bien physique lorsqu'on parle de commerce extérieur, mais il existe aussi une question de flux des données et de cybersécurité commerciale.
Donc autre question, quelle stratégie la France déploit-elle pour préserver ses intérêts commerciaux dans les chaînes de valeur numérique, notamment face à l'extraterritorialité de certaines législations étrangères ? Et puis un deuxième sujet en change complètement troisème pardon change complètement d'univers, c'est celui de la fast fashion. On peut interroger la cohérence entre les ambitions climatiques de la France et ses pratiques commerciales avec des pays où la mode jetable prospère.
Comment la France intègre-t-elle les enjeux environnementaux et sociaux liés à la fast fashion dans sa politique commerciale extérieure ? Je vous remercie. Voilà, trois trois types de questions différentes.
Monsieur le ministre, c'est à vous. Euh donc, je crois que j'ai 2 minutes et demi là cette fois-ci. C'est exact.
Ouais. pour répondre à beaucoup de questions qui sont importantes. Euh juste un mot sur la sécurisation, on a une stratégie qui est en train de se développer à grande vitesse, qui a vraiment été mise en œuvre ces derniers ces derniers mois qui consiste en plusieurs points.
D'abord, il s'agit de bien connaître les besoins, de partager notamment avec les industriels, je l'ai rappelé tout à l'heure, mais aussi avec nos partenaires et je je le dis, ce sera une des priorités du G7. La France préside cette année le G7 et nous allons, c'est moi qui présiderai la finire commerce et je veux en faire une priorité de façon à ce qu'on puisse à la fois connaître entre les grands les grands pays industriels les besoins des uns et des autres, créer des clubs de confiance ou des zones entre guillemets où on se protège entre nous pour l'approvisionnement je pense en en terre rare, en métocritique puisque c'est le sujet. Et nous avons nous avons ensuite euh euh un 2è axe qui est euh la signature de partenariat stratégique.
On a déjà 20 partenariats stratégique avec des pays miniers qui ont été signés depuis 3 ans. Euh on a potentiellement beaucoup de choses à faire avec l'Inde, d'où l'importance de l'accord qui été annoncé aujourd'hui avec la Norvège. J'ai vu la ministre de la Norvège il y a pas longtemps doit se revoir sur ce sujet.
Le Groenland, j'ai vu la ministre des mines au Groenland précisément. Je suis allé au Danemark pour ça à la fois pour donner notre soutien au Groenland. y compris à mon niveau, mais aussi pour dessiner par exemple une stratégie de connaissance avec l'aide du BRGM des ressources minières du Grenland, ils sont très intéressés.
Donc voyez, on nous des partenariats, on le fait aussi avec le Brésil. Troisièmement, il faut mettre en place des outils chez nous. J'ai évoqué tout à l'heure, je vais pas être trop long, mais le projet carester dans les landes près sur le site de l'AC qui va permettre et ça c'est encore une fois une initiative franco-japonaise qui va permettre euh c'est c'est 50 % le le financement.
On est à 140 millions de mémoires au total. Ça va permettre de de d'assurer 10 % des besoins de terre rares lourdes, ce qui est extrêmement compliqué et évidemment c'est c'est le premier d'une série de projets pour lesquels nous essayons de travailler. Voilà.
Et enfin troisièmement, je l'ai dit encore une fois, il est très important d'agir aussi de façon partenariale et en particulier à l'échelle du G7. ce sera une priorité sur le numérique. Je veux pas être trop long, mais nous avons évidemment une diplomatie, comment dire qui vise à renforcer notre souveraineté.
Vous savez que j'ai rencontré le le le pour être un peu concret pour vous dire un peu la nature des bas mais Howard Lutney qui est le qui est le secrétaire américain au commerce qui est un personnage moins qu'on puisse dire qui va pas par quatre chemins. En gros, il m'expliquait qu'il fallait que l'Union européenne abandonne le DSA et le DNA et en échange peut-être qu'il pourrait faire progresser euh les droits de douane sur le Cognac de 15 à 10 %. Bon, donc évidemment, j'ai j'ai ri, on a un peu ri, mais c'est c'est la nature du débat que nous avons aujourd'hui avec les États-Unis.
Donc, il faut qu'on résiste, qu'on soit solide et évidemment ça suppose une intégration à l'échelle de l'européenne. Peut-être faut-il, ça c'est mon avis personnel, plus de simplification sur ces ces régulations, mais au fond plus d'efficacité sur ces régulations pour les garder et faire en sorte qu'elles permettent de nous protéger. Euh évidemment euh peut-être qu'il faut euh euh faire ce travail et dans le même temps, nous avons euh euh une diplomatie économique qui doit nous permettre de de d'améliorer euh euh les échanges en matière de de normalisation dans ces domaines.
Et puis il y a troisièmement évidemment les politiques qu'on peut conduire pour développer nos propres champions. sur la fast fashion. Euh je suis pas un spécialiste.
Je voudrais juste vous faire remarquer que c'est la France qui a obtenu de l'Union européenne le la suppression de la défiscalisation des petits colis et ça concerne très largement la fast fashion euh en dessous de 150 € de valeur qui pousse l'Union européenne à développer une force de contrôle. On le dit dans le cas du mercour mais c'est aussi valable sur ce sujet-là. Et donc en un mot euh ça veut dire que en tout cas en terme de commerce international de contrôle et des douanes puisque la douane maintenant est aussi du du de la compétence du quorsé pas seulement de Beril.
Donc c'est très important, on est en train de renforcer là aussi nos moyens et bien nous sommes en train de progresser très très fortement. Après c'est aussi alors ce sont d'autres débats sur la consommation, sur la défense du du de la production française et cetera, mais je serais trop long. Merci beaucoup monsieur le ministre pour Horizon et Indépendant, monsieur Jean-François Portariu.
Voilà, vous avez le micro. Merci monsieur le président. Euh en menaçant les les vins et les champagnes français d'une d'une augmentation des droits de douane de 200 % la semaine dernière, Donald Trump a a plongé toute la filière viticol dans une dis il une très grande inquiétude.
Même si la menace semble être levée, ce n'est pas pour autant que les vignerons français peuvent souffler. D'abord parce que les droits de douane de 15 % mis en place le 7 août dernier, je crois persiste et ensuite parce que les incertitudes, les revirements incessants, ce que vous appelez la tectonique des plaques, déséquilibre les marchés de consommation et crée des comportements assez inhabituels de la part de certains acteurs, notamment des distributeurs parmi des distributeurs américains. Et rappelons que les exportations françaises de vin et espiritueux vers les États-Unis pesaient encore autour de 4 milliards d'euros en 2024 avec une baisse assez vertigineuse depuis que Trump a revu les les droits de douane.
Dans certains vignobles, on évoque par exemple une chute de 40 % entre l'été 2024 et l'été 2025. Il s'agit donc d'un secteur qui est particulièrement vulnérable aux revirements géopolitiques et commerciaux. Un secteur qui d'ailleurs cumule difficultés étant confronté à de nombreux défis parmi lesquels les allias climatiques, les surtranspositions de normes et évidemment les difficultés de trésorerie.
Alors, dans ces conditions, monsieur le ministre, comment apporter un peu plus de stabilité et surtout de perspective à l'export pour nos vignerons des vignerons qui représentent un des secteurs les plus importants pour notre balance commerciale. Merci beaucoup monsieur le député, monsieur le ministre. Merci monsieur Portieux.
Je je souscris à ce que vous dites, c'està-dire que les vinirux et le la filière lait et fromage, ce sont les deux champions aujourd'hui en terme d'excédent commercial et heureusement qu'ils sont là, sinon on serait bien plus bas que je l'ai rappelé tout à l'heure. Je sais évidemment comme vous le comportement américain qui consiste, disons les choses, à prendre en otage des éléments essentiels pour reprendre un terme de la diplomatie économique de l'identité européenne et notamment française. Je pense au projet de 200 % sur les champagnes par exemple et les vins spiritueux annoncés par le président Trump.
Je l'ai dit tout à l'heure parce que la France refusait de participer au board of peace. C'est c'est c'est typiquement le genre de de mesure qui c'est pas la première fois qui déstabilise complètement le marché même si on commence à être un peu habitué puisqueà chaque fois en deux ou tr jours ça disparaît. Je l'ai rappelé tout à l'heure.
Néanmoins, dans la discussion que qui qui a étaé celle de l'Union européenne avec les États-Unis à l'été dernier et dans les accords qui ont été finalement comment dire arrêté effectivement reste à 15 % de droit ce qui est évidemment pas ce que nous avions auparavant. Je le dis d'ailleurs au passage, il faut toujours rajouter en plus la différence de change. Donc en fait, on double l'augmentation de prix pour le consommateur américain et évidemment bah ça ne favorise pas les exportations françaises.
Sur les comportements ératiques ou inhabituels comme vous dites. Effectivement comme on est on commence à être habitué à ce type de de d'annonce intempestive ou de mouvement de droits de douane de tariffs comme on dit aux États-Unis, et bien euh ça pousse les importateurs à faire du stock. Et ça et ça crée donc des enfin ça déstabilise effectivement euh l'économie de tout le secteur.
Et de ce point de vue, on l'a vu très très clairement euh avant la décision après les annonces qui avaient été faites au printemps avant la décision de l'été dernier de monsieur Trump. Alors, il faut qu'on essae de tenir bon sur le marché américain et on continue à discuter. Nous considérons que les droits de douane transversau de 15 % doivent faire partie des demandes d'exemptions qui sont prévues dans les accords de l'été dernier puisque vous savez qu'il y a un certain nombre de secteurs qui ont été qui ont connu des exemptions.
Je pense notamment à l'aéronautique, mais nous demandons avec insistance et je l'ai refait moi-même à plusieurs occasions ces derniers temps et notamment avec monsieur Lotnick, nous demandons que en tout cas les les vins spiritueux européens puissent et ça concerne la France, l'Italie, l'Espagne pour l'essentiel hein, un peu le Portugal aussi mais soit face l'objet d'une mesure là aussi d'exemption. euh on va se battre jusqu'au bout. Pour l'instant, on l'a pas obtenu.
Ce qui veut dire, et je réponds à votre question euh en un 3è point, que de ce point de vue-là, et c'est très important de de bien l'entendre, la la filière des vins espiritueux qui est majeure pour l'économie française effectivement et pour notre territoire doit trouver des relais de croissance. Et j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure, il est essentiel d'arriver à négocier des accords de commerce qui sécurisent, qui stabilisent et qui en même temps assure notre approvisionnement avec un certain nombre de grands pays qui sont demandeurs. Et là, notre offre colle aux besoins.
Je pense à l'Inde, en Inde, on a actuellement des droits de 150 à 160 % sur le vin ou sur les champagnes ou ou les cognacs. Et je rajoute enfin, il faut rajouter à ça les droits spécifiques de certains états. Je pense au Marastra par exemple qui rajoute une couche à chaque fois du même bon et qui est producteur de vin.
Donc il faut que là on voit bien que l'accord avec l'Inde va permettre de réduire à zéro les droits de douanes à à l'échelle de de de l'Inde pour les vins spiritueux. dans le l'accord du Mercosour, je que personne n'en ai parlé encore mais il est extrêmement favorable au vin spirituel français de même d'ailleurs que pour la filière lait et fromage. Donc il faut bien voir que nous avons besoin de sécuriser, de diversifier un peu partout dans le monde pour pouvoir répondre à votre question mais ça fera partie au fond d'une reconstruction du message qu'on peut donner au secteur.
Merci pour la la précision de votre réponse. Je donne la parole à présent pour Liot indépendant outreem et territoire à Laurent Mazori. Merci monsieur le président.
Monsieur le ministre, on le sait, les États-Unis sont un allié dont le soutien fluctue dans Rén avant avec le vent comme vous venez d'ailleurs de nous le rappeler. Face à la prise de position claire de la France soutenant la souveraineté danoise de Groenlande, les menaces commerciales américaines n'ont pas tardé. Mences qui par ailleurs sont une atteinte à notre souveraineté, notamment diplomatique.
Qu'en est-il de notre réponse nationale ? Lors des QAG, la semaine dernière, j'ai questionné monsieur le ministre Sébastien Martin sur la réaction prévue par notre pays face à cette problématique. Il m' cité des mesures que l'Union européenne pourrait prendre.
La réaction européenne est importante et évidemment nous la soutenons par ailleurs. Cependant, n'oublions pas la marge de manœuvre que nous pouvons avoir au niveau national. Je pense tout particulièrement à la mesure portée par notre collègue Jean-René Casneu sur la taxation des gars femmes.
Nous avions voté pour une augmentation de 3 à 6 % en première lecture du PLF. finalement abandonné. Finalement abandonné parce que cette taxe qui est donc restée à 3 % l'a été par crainte des représailles américaines fortes, encore des représailles via cette fois-ci la section 301 sur les produits français importés aux États-Unis.
Les menaces de Donald Trump sont constantes et variées. La France, en tant que grand partenaire économique des États-Unis et pays souverains, se doit d'apporter une réponse forte. Nous ne pouvons plus nous laisser faire.
Un maître mot, la dissuasion. C'est exactement comme en matière de défense. Nous devons nous doter de contesures efficaces.
On ne négocie pas sans atout qu'il soit visible ou bien dans sa manche. C'est pourquoi je me permets de vous questionner sur les mesures nationales et j'insiste sur le mot national envisagé par le gouvernement qui permettrait de réagir rapidement aux insoutenables agressions commerciales américaines à répétition eratique et aléatoire. Vous l'avez dit, nous devons être opiniâtre et ne plus être naïfs.
Alors, tout simplement, donnons-en nous les moyens. Je vous remercie. Merci.
Merci monsieur le député Mazori évidemment quelques moyens faut sonner en plus. Alors, bah oui, mais je je rappelle, je comprends très bien et je je suis d'accord avec vous. Deux sujets, la taxe gafam et deuxièmement, quelle mesure nationale ?
La taxe gafame. Je rappelle que le gouvernement a demandé qu'elle soit retirée. N'a pas voulu qu'elle soit inclus dans le budet. parce que réellement on sait qu'on est totalement dépendant des gars femmes en Europe très très largement.
Mais le faire comme ça, c'était rajouter une couche entre guillemets de provocation à l'égard de quelqu'un et d'une équipe parce qu'il y a aussi toute son équipe qui sont susceptibles de réagir extrêmement violemment dans tous les sens. Donc la position est de dire et quelque part c'est pas mal que le parlement ait agité ça et les présenté parce que ça nous aide en terme de dissuasion. Donc je je le dis, peut-être que ça se reproduira d'ailleurs, mais pour l'instant on peut pas intervenir nous à notre niveau, c'est une mesure nationale sans prendre le risque, je vous le dis très très solidement, d'avoir des des mesures de rétorsion pour le coup américaines et des conséquences.
Je pense au aux producteurs de vin et de cognac qui sont dans un secteur qui est en difficulté et qui ont hurlé tout de suite dès qu'il y a eu la TS GAFAM. Je peux vous dire que moi j'ai eu plein de remonté parce qu'ils disent c'est encore sur nous que ça va tomber. idem pour les producteurs de foie gras et cetera et cetera.
Donc il faut être très prudent à mon avis mais ça veut pas dire que ça doit pas être agité comme vous l'avez évoquer et que on ne peut pas éventuellement l'envisager. L'envisager comment ? Et c'est la deuxième réponse bah au niveau européen parce que je rappelle encore une fois que la politique commerciale elle se passe au niveau de l'Union européenne de la Commission.
C'est la Commission qui a la compétence. Qu'est-ce qu'on peut faire nationalement ? On peut être moteur et poussé. exemple, les 150 € d'exemption euh de taxes pour les petits colis, c'est la France qui a obtenu que ça soit supprimé euh en en y compris maintenant un combat sur l'affaire Chine en France au niveau national mais aussi en bilatéral.
Moi, je l'ai fait par exemple avec le ministre chinois du commerce euh et donc ça a créé un buzz et ça a conduit l'Union européenne à prendre la taxe ou plutôt le les droits qui ont permis de rétablir une certaine équivalence en terme commercial sur les véhicules électriques chinois. C'est la France qui a poussé très largement et alors du coup on a eu des rétorsions de la part du donc il faut dans ces sur ces questions à mon avis faire très attention. 3è réponse et je termine là-dessus, on a quand même annoncé sous l'influence de la France qui qui pousse beaucoup encore une fois au niveau de l'Union européenne la possibilité de rétablir un certain nombre de contemmesures qui avaient été adoptées le 24 juillet dernier et qui prévoit d'augmenter de de 25 % sur en moyenne sur 93 milliards d'euros d'exportation des États-Unis des droits de 25 %.
Ça c'est à nouveau sur la table. Ça a été suspendu jusqu'au 6 février. On va voir si le 6 février s'est prolongé et pour combien.
Mais en tout cas, ça fait partie des instruments qui sont à la disposition européenne. Le deuxième sujet, c'est la mesure anticoercition, anticoer comme il disent qui a été adoptée quand la France avait la présidence du du Conseil européen en 2022 et qui est une arme lourde de dissuasion peut-être mais qui peut être actionné à tout moment et qui porte en dehors des des aspects strictement commerciaux sur un certain nombre de possibilités de de de de mesures, si vous voulez de rétorsion ou de limitation, y compris, je réponds à la question précéd y compris sur le numérique. Donc la France est motrice et elle pousse au niveau de l'Union européenne qui seule a la compétence.
Très bien. Merci beaucoup. Les prochains orateurs seront Michel Guigot, madame Constance Legripe et monsieur Arnaud Legal.
Monsieur Michel Guignaot pour le rassemblement national. Allez-y. Oui.
Merci monsieur le président, monsieur le ministre, mesdames, messieurs. Le 17 janvier dernier s'est tenu à liser un conseil présidentiel pour le commerce extérieur. Le message qui en ressort évoque la protection de notre commerce, notre sécurité économique et la conquête de l'international.
Pourriez-vous nous indiquer quelle stratégie comptez-vous mettre en place pour améliorer l'attractivité de la France ? Quel domaine industriel peut espérer une amélioration de son commerce extérieur ? Ça c'était le premier point.
Dans le cadre du forum économique mondial de Davos, monsieur Macron a appelé la Chine à accroître ses investissements directs étranger en Europe, revenant autant sur la position chinoise d'établir ses propres entreprises à l'étranger que sur la position française historique de protéger nos entreprises du jou chinois. Pouvez-vous nous détailler un peu cette nouvelle ambition stratégique et préciser comment vous comptez la mettre en œuvre ? Ça c'était le deuxième point.
La France s'oriente vers une situation économique et énergétique où nous devrions importer du gaz de chist américain occasionnant une situation de dépendance aux États-Unis du fait de l'accord de Tomberry. Le dit accord dont l'approbion a été repoussée à la semaine prochaine par le Parlement européen. Cette situation est étonnante puisque nous disposons de ce gaz chez nous pour lequel nous serions en capacité de créer des emplois pour l'ext l'extraire souverainement et nous interdisons de le faire.
Monsieur le ministre, à quel point l'importation d'hydrocarbure est en mesure de creuser le déficit de notre balance commerciale ? Enfin, l'agence de presse du Qatar fait état d'une réunion informelle le 22 janvier 2026 en marche du forum de Davos entre vous et votre AlterGo Qatarie. Peu après, au cours du salon d'Imde d'Ex Qatar, un partenariat entre l'industrie française et le groupe Barzan a été ont été signés pardon pour renforcer l'industrie de défense du au Qatar.
Pourriez-vous nous indiquer quel est le contenu donc de cet accord en terme de retombée économique et d'emploi ? Et dernier point, euh est-ce que vous avez quelques informations nous donner sur des entreprises françaises qui justement pour le commerce extérieur euh seraiit peut-être en piste pour participer à une reconstruction prochaine de de l'Ukraine ? puisque nous avons quand même fait beaucoup d'efforts en direction de ce pays.
Il serait pas totalement anormal que les entreprises françaises puissent avoir quelques retombées économiques chez nous. Merci beaucoup monsieur le ministre, vous avez la parole pour pour répondre sur l'Ukraine puisque vous y allez dans très peu de temps. Je Merci monsieur le président.
Oui, monsieur le député Michel Guignaot. Euh on poursuit une conversation qu'on avait eu lors de visite de la commission lorsque j'étais député avec vous sur l'Ukraine. J'y vais la semaine prochaine et j'y vais exactement pour répondre à votre question.
J'y vais en emmenant une vingtaine d'entreprises, y compris en retrouvant aussi d'autres entreprises qui sont déjà présentes pour faire en sorte parce que c'est une de mes inquiétudes dans les analyses que j'ai pu faire en arrivant, c'est que la France a été en pointe. La France est le 3è donateur après les États-Unis et l'Allemagne en terme financier pour pour le le l'Ukraine. Et nous avons évidemment un effort militaire qui accompagne tout ça.
Et politiquement, il vous aura pas échappé que le président Macron et la France d'une façon générale a toujours été en pointe pour défendre l'Ukraine et essayer de trouver une voie pragmatique à une vraie paix et pas à une fausse paix. Bien, je m'arrête là. Mais ce que ce que je ne voudrais pas, ce que nous ne voulons pas, c'est évidemment qu'on ait fait tous ces efforts, mais que ce soit les autres qui après récupèrent les contrats, la reconstruction et cetera.
Donc on va en Ukraine, il y a beaucoup d'entreprises qui sont présentes déjà hein, vous en avez euh j'ai plus le chiffre exact en tête, mais on est sur euh sur euh plusieurs centaines qui sont déjà présentes euh en Ukraine. J'emmène d'autres entreprises dans des secteurs pour répondre à votre question qui sont beaucoup, vous l'imaginez, des secteurs liés à aux infrastructures, à la reconstruction des réseaux électriques, à la reconstruction des villes, à la reconstruction des réseaux tout courts dans les villes, à l'agroalimentaire et au développement des potentiels de de de transformation sur place et cetera et cetera. Beaucoup de choses aussi liées au transport.
Vous imaginez bien que les réseaux de transport ont été très largement abîmés et nous avons donc un certain nombre de champions dans dans la reconstruction au sens strict du terme des infrastructures. Les champions comme Buig, comme Vincy, comme Effage que je retrouve sur d'autres marchés et qui entraînent derrière eux beaucoup de PME sont évidemment des champions sur lesquels on compte. Vous avez euh dans le domaine ferroviaire un champion mondial qui est très présent dans de nombreux pays et qui en emporte beaucoup de marchés qu'on défense et Alstom mais qui travaille souvent avec RATP développement.
Et donc on a une offre française dans les grandes entreprises ou dans des entreprises opératrices euh sur les infrastructures qui est très intéressante. Ce que je voudrais c'est qu'on puisse arriver à agréger des PME ou des TPE mais surtout des PME ou des ETI qui ont une capacité d'affronter euh un chantier de reconstruction comme celui qui de l'Ukraine quand ça sera possible. Et donc il faut le prévoir.
C'est pour ça que je fais ce déplacement qui est très compliqué à organiser, je vous cache pas, mais qui est très important. Sur les Qatar, oui, j'ai vu le ministre. Je suis pas directement habilité à vous parler des accords de défense.
Ce qui est clair, c'est que le Qatar est un pays qui souhaite euh c'était l'expression qui m'a été apportée puisque c'est le ministre. Oui, en Ukraine 180 filiales françaises. Voyez, j'étais pas très loin.
Euh le le ministre du commerce et des affaires étrangères du Qatar, clairement, il avait un message, on veut développer les choses avec la France. Peut-être est-ce au fait que on a beaucoup de déplacements, y compris de ma part en Arabie Saoudite, en Omane, à Kuwait, à Abu Dhabi et cetera, à Dubaï et que tout le monde veut veut en être. Et donc c'est très important je pense toute cette zone du Moyen-Orient parce que nous avons un potentiel français qui est une reconnaissance de la France et un potentiel et je pense que pour le Qatar c'est aussi un moyen pour le coup peut-être de diversifier par rapport au poids des États-Unis qui sont très présents dans ce pays y compris en en aéronautique.
D'ailleurs, c'était un de mes messages. Vous avez acheté beaucoup de Boeing, achetez aussi des Airbus. Bon, donc on est dans cette logique là et je pense que ça répond à votre question, mais on va continuer sur euh le gaz de chiste américain.
Oui, parce que c'est lié à l'Ukraine. Euh exploiter les ressources françaises, je vous rappelle qu'il y a une proposition de loi qui a été adoptée par les assemblées qui est aujourd'hui, si je ne me trompe applicable qui l'interdit. Donc c'est un débat national sur lequel je me garderai bien dans lequel je me garderaiis bien de de rentrer.
Mais en tout cas sur l'importation là aussi il faut qu'on diversifie si on dépend trop de certains importateurs ou de certaines zones. C'est pour ça que la relation avec le Moyen-Orient est importante. Et bien c'est pas bon.
Sur les investissements en Chine. Que qu'a dit le président ? Il a dit une évidence, mais c'est ce que disent aussi l'ambassadeur, le premier ministre, ce que je vous dis, c'est que aujourd'hui si les Chinois ne veulent pas tuer la poule aux yeux d'or aux œufs d'or, c'est-à-dire le marché de l'Union européenne, 450 millions de consommateurs à haut potentiel de pouvoir d'achat, bah il faut aussi qu'il crée de l'emploi et de la richesse chez nous.
Il y a 20 ans ou 25 ans, c'est nous qui le demandions. Enfin, c'est eux qui le demandaient, pardon. Et euh ouais euh moi je je souvenir d'avoir visité l'usine de montage d'Airbus à Tianjin au nord de Pékin.
Euh c'était euh une exigence chinoise pour qu'on puisse acheter des des pour qu'il puisse nous acheter des Airbus. Ben aujourd'hui au fond on renvoie la balle, on leur dit "Vous avez des surcapacités, vous êtes en train de tuer euh le marché à vouloir tout prendre. Comprenez que si on veut un commerce à peu près raisonnable, équitable, qui soit ce que j' l'expression que j'aime bien winwin, gagnant gagnant, et bien il faut que vous veniez produire aussi de la valeur ajoutée chez nous.
C'est le langage que tient la France et l'Union européenne à l'égard des Chinois et je pense que ça commence un peu à percoller. Dernier point, l'attractivité et le conseil présidentiel. Je crois que je l'avais je l'ai dit tout à l'heure, mais l'idée c'est de faire en sorte qu'on soit plus opérationnel, qu'on corrige nos défauts, qu'on on aille vraiment soutenir des PME et des ETI à fort potentiel au sein de Business France mais qu'on ne laisse pas tomber.
Moi j'y tiens beaucoup les PME ou les primo exportateurs et le meilleur outil pour ça c'est ce sont les salons sur l'export sur l'attractivité j'en ai parlé je crois mais si en introduction effectivement les Italiens sont extrêmement performants. Ils doivent faire quatre ou cin fois plus de salon qu'on le fait nous-même dans le monde. Euh madame Legripe pour ensemble pour la République, vous avez la parole pour 2 minutes 30.
Merci monsieur le le président, monsieur le ministre, vous avez été extrêmement clair. Nous ne devons plus être naïfs. Çaen est fini de la mondialisation heureuse.
Voilà des des paroles fortes et et en même temps, si je puis me permettre cette expression, vous avez à juste titre rappelé à quel point les les marges de de croissance, les marges de prospérité pour notre pays, pour nos entreprises, petites, moyennes et grandes sont à trouver dans le développement de de nos exportations, que notre pays d'ailleurs enregistrait une amélioration significative de son commerce extérieur avec le redressement de plusieurs soldes stratégiques, ce qui permet d'avoir une contribution positive à notre croissance à hauteur de 0,9 points euh du PIB et et tout cela euh est à mettre finalement dans le cadre euh du retour d'une certaine forme de guerre commerciale avec notre grand allié et partenaire américain, ce qui nous amène lucidement à regarder d'un œil, je dirais, encore plus intéressé et et plus bienveillant, toutes les les possibilités de commercer avec beaucoup d'autres zones du monde. Euh je voulais en venir à l'accord UE Inde qui est signé aujourd'hui même qui d'après ses promoteurs devrait nous permettre de voir les les droits de douanes sur nos produits européens baisser d'environ 4 milliards d'euros. J'ai cru comprendre, mais peut-être allez-vous nous le confirmer, que pour éviter d'avoir à faire face à des résistances un peu égales à celles qu'on a pu connaître et qu'on connaît toujours sur le Mercur, l'Union européenne a obtenu de maintenir ses droits douames actuels sur certains secteurs agricoles sensibles, hein, le bœuf, la volaille, le riz, le sucre.
Est-ce que vous pouvez nous nous confirmer cela ? Et que pouvez-nous dire d'autres sur les les grands équilibres à attendre de cette nouvel accord Inde ? Je voulais également un mot sur le Groenland et c'est lié à au contexte UE États-Unis puisque le Parlement européen, vous l'avez vous-même rappelé, a suspendu la ratification de l'accord sur les droits de douane entre l'Union européenne et les États-Unis, mais il y a une pression au sein même du Parlement européen, y compris de la présidente pour quand même reprendre le travail et finaliser cet accordier euroaméricain.
Mais en attendant, on aimerait quand même en savoir un peu plus parce que tout cela est lié. Est-ce que vous en savez plus ? Est-ce que le gouvernement français en sait un peu plus sur l'accord conclu sur le Groenland ?
Qu'est-ce qu'il y a exactement ? Quelles sont les conditions qui ont été écrites, qui ont été envisagées pour ce fameux accord avec le Groenland et et dans quelle mesure cela nous concerne et dans quelle mesure cela peut permettre d'aller ou pas vers la finalisation de l'accord doignier UE États-Unis ? Je remercie, monsieur.
Merci beaucoup. Madame le grippe, monsieur le ministre, plusieurs questions également. Merci monsieur le président.
Merci madame la député Constance de Grippe euh sur l'accord Union européenne Inde. C'est un accord qui euh aujourd'hui il bien pensé, ça fait longtemps que il est en discussion. Là aussi, il a enfin avancé parce que les Indiens ont pas mal progressé ces derniers temps.
Cela dit, le travail continue. Aujourd'hui, c'est une signature entre guillemets intermédiaire. Euh les enfin, on a un certain nombre de de choses à préciser, notamment sur l'accès réel au marché parce qu'il y a quand même beaucoup euh de points de blocage ou de barrières non tarifaires en Inde qui sont euh qui rendent les choses très complexes euh et je pense que pour bien connaître l'Indre, il faudra du temps.
Mais enfin, c'est quand même historique et c'est l'accord au fond qui lit l'Union européenne 450 millions d'habitants et l'Inde 1ARD 400 millions d'habitants. C'est un accord, c'est peut-être le plus important en volume et en population avec un pays qui connaît une une évolution économique considérable et qui, moi je l'ai toujours pensé en tout cas est absolument stratégique pour l'Union européenne et notamment pour l'offre française. En terme commercial, nous devons là aussi avec opiniaé parce que l'un des complexes mais nous devons absolument continuer à développer ce partenariat stratégique qui avait d'ailleurs été signé par le président Sarkozy de mémoire et qui a continué à se à se développer, à se concrétiser, y compris sur un centre de sujets, je pense à l'agroalimentaire euh sur lesquels ils sont très demandeurs de l'expérience française.
Alors dans cet accord effectivement l'essentiel de des produits à risque donc agricole sont exclus. Rien ne change, on est dans le même niveau de droite douine qu'avant. Et donc en fait ça protège bien pour le coup euh les filières sensibles notamment la filière bovine sachant que l'Inde est un grand producteur de de beauvin notamment et d'un certain nombre de de produits importants dans ce domaine.
Ça va être par contre très important pour pour nous parce que ça rééquilibre et qu'on a une vraie ouverture sur le marché de l'Union européenne de l'Inde pour l'Union européenne, l'Inde va réduire ou supprimer ses droits de douane pour 97 % des exportations européennes en valeur. 97 %. Et nous avons notamment, je le soulligne, l'aéronautique, le matériel électrique, machines et équipements, les produits chimiques et pharmaceutique, les vins spiritueux, je l'ai dit tout à l'heure à votre collègue Jean-François Portieux où on va passer de 150 % de droit douine à 20 entre 20 et 30 % selon les selon les États, les cosmétiques et nous avons aussi une des opportunités importantes pour notre filière automobile puisqu'on va passer de 110 % de droit à 10 %.
Alors tout ça, je le précise quand même, va se faire encore une fois par étape. C'est assez long et encore une fois, il y a beaucoup de de choses qui doivent être reprécisé dans la discussion, notamment parce qu'il y a un certain nombre de barrières non tarif qui se cachent derrière les bons sentiments, mais c'est vraiment une évolution importante pour pour nous et notamment on protège donc la viande de volaille, la viande bovine ou de buffle, la banane, l'éthanol. Bon qui était sinon en risque si on ouvrait ces secteurs, ce qui n'est pas le cas sur le Groenland.
Je vous l'ai dit tout à l'heure, la France essaie de développer en accord avec le Danemark des partenariats qui sont pas seulement des partenariats de sécurité, de protection de l'Arctique, mais aussi des partenariats de développement économique. Puisque les Américains ne le font pas, pourquoi ne le ferions-nous pas ? Je vous rappelle que le traité de 1951 entre les États-Unis et le Danemark et le Groenland permettait aux États-Unis d'ouvrir autant de mines qu'il le voulait et de base au passage qu'il le voulaient.
Aujourd'hui, ils en avaient h je crois ou 10 au début. Aujourd'hui, ils en ont une avec 250 militaires. Donc il y a il y a une sorte de discours de façade et derrière il y a la réalité.
C'est pareil pour les mines. Le Groenland aujourd'hui ne connaît pas avec exactitude la totalité des ressources de son sous-sol. donc de la proposition française que j'ai porté.
J'espère que ça débouchera parce que c'est plus intellectuellement et techniquement très intéressant de faire en sorte que l'offre la France via le Bergm notamment participe à une meilleure connaissance des ressources et puis le cas des champs y compris en l'inscrivant dans une logique qui est la logique européenne de développement durable donc de protection des espaces et et de la nature qu'on ait une logique qui soit une logique durable saine. Je suis pas certain que d'autres pays le souhaiteraient. Bon, donc je n'accusais personne, mais bon, donc on essaie d'avancer là-dessus.
Euh je sais pas si je réponds à votre question, mais euh honnêtement, la l'arme commerciale, la présence économique, le le renforcement des liens avec le Danemark qui est un pays qui était très proche des États-Unis et qui est très choqué aujourd'hui de ce qui se passe me paraît être un des meilleurs outils qui soit. Euh d'autres pays, je les ai cité tout à l'heure, utilisent l'arme commerciale ou économique. Pourquoi ne le ferions-nous pas, y compris dans notre propre espace puis je rappelle que le Groenland fait partie de l'espace de l'Union européenne.
Merci beaucoup. Il nous reste trois orateurs de groupe, monsieur Alain David, madame Alex Fruchon, mais tout d'abord pour la France insoumise, monsieur Arnaud Legal. Merci monsieur le président.
Monsieur le ministre, vous avez commencé votre introduction par une formule à mon avis un peu surée sur la fin supposé de notre naïveté en Europe vis-à-vis des États-Unis. Je dis malheureusement un peu sur année parce que ça fait quand même désormais pas mal d'années qu'on parle de fin de la naïveté, y compris sous le premier mandat Trump, on allait voir ce qu'on allait voir, on allait voir l'autonomie stratégique européenne et cetera et cetera. On a rien vu.
Et c'est malheureux. C'est malheureux parce que peut-être jamais, je ne crois pas, moi pour ma part, contrairement à ce qui a été dit, que les États-Unis soient encore un allié, encore moins un grand allié. Et je pense pour ma part, il suffit de lire la stratégique euh de de Donald Trump qui a sa forme de cohérence.
Il suffit de regarder ces actes jamais depuis la deuxème guerre mondiale, en tout cas dans au sein de la sphère de la sphère occidentale, la question entre notre indépendance ou notre vassalisation n'a été aussi prégnante et aussi urgente à traiter. Et donc je dis que la naïveté n'a pas du tout pris fin parce que hier encore ou il y a quelques jours, on a eu connaissance du Cyber Security Act 2 qui a exclu dans les choix de préférence des clouds. Donc c'est c'est ces outils numériques pour stocker des données en ligne euh des critères de souveraineté en langage normal.
Et vous comprendrez pourquoi cette décision a été saluée par les gars femmes en langage clair pour que les gens comprennent bien ça veut dire que en gros on exclut comme labellisation cloud européenne dans laisation on exclut le critère de souveraineté et donc on ne tient pas du tout compte du fait que les entreprises numériques états-uniennes qui fournissent des clouds en fait ont accès à toutes nos données. Ça concerne particulièrement les entreprises et particulièrement les PME. LANC a fait des rapports là-dessus.
Beaucoup de PME utilisent Microsoft sans même comprendre le danger qu'il les guettete et beaucoup de multinational soit dit en passant. Euh c'est-à-dire qu'on a des entreprises qui auront qui appliquent d'abord la loi états-unienne qui est beaucoup moins protectrice pour les données des des données des entités, des entreprises et des individus mais qui vont accumuler des milliards, continuer à accumuler des milliards, des milliards de données, y compris pour faire fonctionner des logiciels d'intelligence artificielle qui sont retournés contre nous quand il s'agit de s'ingérer dans nos affaires publiques. notamment, ça a été dit, il est très clairement affiché par l'administration Trump, très clairement affiché sa volonté de de favoriser par exemple l'extrême droite dans nos élections.
On sait que ça marche grâce aux algorithmes de recommandation, comment Musk l'avait fait en Allemagne et cetera et cetera. Et c'est à ce moment-là qu'on décide que dans le cybers security acte 2, il y a pas de critère de souveraineté pour le cloud. Mais c'est c'est suicidaire.
Alors, monsieur le ministre, qu'est-ce que vous en pensez ? qu'a fait la France. C'était censé être un dossier sur lequel la France était exigeante et en avance.
Donc de deux choses l'une, soit la France n'a rien fait, monsieur Macron a parlé ici et et n'a pas agi à Bruxelles, soit on a perdu. Donc dises-nous ce qui s'est passé parce que c'est grave, c'est très grave. Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur le le député, monsieur le ministre sur des interpellations. Qui vous a pas échappé que j'étais en charge du commerce et pas trop de la cybersécurité mais j'entends que tout est lié. J'entends bien mais en l'occurrence c'est pas directement ma compétence.
Cela dit, vous avez raison, on doit être extrêmement prudent sur ces questions. Je ferais juste remarquer, mais ça c'est un propos qui peut-être n'engage que moi, mais qui me paraît de bon sens, c'est que en l'état la situation est-ce qu'elle est l'essentiel du du secteur numérique, des grands groupes et cetera est américain et nous vivons avec depuis très longtemps. Nous en sommes mais enfin je veux dire tous les gouvernements y compris les gouvernements de gauche de ces dernières décennies sont à ce moment-là responsables de ne pas avoir vu les choses venir.
Moi je pense que la réalité c'est que et c'est je le lis à votre précédente question, c'est que n'en déplaise les moments ératiques que nous vivons, n'en déplaise l'idéologie qui se développe autour de monsieur Trump indépendamment de la personnalité de monsieur Trump qui est un personnage incroyable mais qui peut-être quelque part n'explique pas tout à lui tout seul. Il y a effectivement un certain nombre de penseurs ou une partie de l'élite américaine qui considère qu'on doit se replier sur soi-même, s'occuper que de l'Indo- Pacifique, que les Européens sont entre guillemets décadents, ils le disent d'ailleurs, y compris à Munique et que cela étant malgré tout cela, je rappelle et c'est singulièrement vrai pour la France et moi qui je je n'abandonnerai jamais cette idée-là, que les États-Unis restent un allié historique, que les États-Unis doivent leur indépendance assez largement à la France. France, doit-on leur rappeler et que cette histoire-là, elle se poursuit au travers des siècles et que nous avons des liens, y compris familiaux, culturel extrêmement fort avec les États-Unis et que peut-être ça aussi ça fait partie des atouts pour l'avenir.
Je veux dire, je il faut j'essaie de voir le verre, je comprends ce que vous dites hein, mais j'essaie de voir le verre aussi à moitié plein. Et donc à votre question, est-ce que euh nous sommes toujours avec des alliés ? Moi je pense euh enfin j'ai la volonté de le penser et de me battre pour ça.
Et je pense que c'est ça la politique que nous devons mettre en œuvre. Ça veut dire les choses à monsieur Trump et à monsieur Jay Divan. Ça veut dire être capable de résister.
Mais ça veut dire aussi et de ce point de vue l'attitude des États-Unis, je crois que je l'avoir dit en introduction mais est une chance pour la France et pour l'Union européenne, c'est que ça nous oblige à nous bouger. Et effectivement et c'est là je rejoins votre question sur la naïveté. C'est là, c'est pour ça que je le dis moi, c'est là que la naïveté euh on en sort vraiment en ce moment parce que vraiment on est obligé de le faire.
On en parle depuis longtemps effectivement sous tous les gouvernements là aussi, mais il se passe un truc, c'est que euh les les circonstances actuelles, la pression, le le mouvement des plaques tectoniques dont je parlais hein, la géopolitique, les guerres, il y a pas seulement les Américains, il y a aussi les Chinois. Il y a aussi les conséquences de la guerre en Ukraine sur notre commerce par exemple. Il y a beaucoup de choses qui sont en train d'intervenir et on voit bien que un certain nombre de pays compris de puissance moyenne ben sont d'accord pour discuter avec nous mais regardent d'abord leur intérêt.
Pourquoi nous ne ferions pas pareil ? Et ce qui se passe actuellement est en train de nous amener à le faire réellement. C'est pour ça que moi je dis que nous sommes en train de quitter la naïveté et je je comprends votre scepticisme mais honnêtement quand vous voyez que la France a obtenu un certain nombre de choses qui sont vraiment le contraire de la naïveté de la commission de Bruxelles qui était très sur la réserve quand vous voyez que dans le cas de l'accord sur le Mercosour en faisant le bras de fer sur le Mercosour on obtient enfin la possibilité d'avoir de vraies mesures miroires qui commencent à être mises en On n'est pas au bout hein, je suis d'accord avec vous mais c'est la vérité on est actuellement sur cinq substances réputées est dangereuses pour la santé pour lesquelles on est en train d'obtenir des mesures miroires avec les pays du Mercosu mais aussi avec l'ensemble des importateurs parce que je rappelle que il s'agit pas de clause mais de mesures que ça s'adresse à tous les importateurs.
Ça c'est la France qui l'obtient. Donc on est en train de sortir de la naïveté concrètement sans doute parce queon y a été poussé. Je je vais pas prendre une expression d'un grand coup de bon mais c'est un peu ça quoi.
Merci beaucoup pour les socialistes apparentés. Je donne la parole à monsieur Alain David. Merci monsieur le président.
Merci monsieur le ministre pour ce panorama de notre commerce extérieur. Je souhaiterais pour ma part revenir plutôt sur les effets des nouveaux droits de douan américains annoncés par l'administration Trump en avril dernier et mise en place après l'accord contesté de juillet dernier entre Ursula Van Derleyen et le président américain. Avec le recul d'un peu plus de 6 mois.
Quel bilan peut-on tirer de cette guerre commerciale ? Peut-on estimer que les exportations françaises semblent mieux résister à ces droits de douanes additionnels que certains autres pays européens ? Qu'est-ce qu'il expliquerait selon vous ?
Et par ailleurs, dans ce contexte, il semble que la Commission européenne a mis en place une organisation afin d'étudier les reports de flux commerciaux et notamment les hausses d'importation vers l'Europe et la France en particulier. depuis la Chine, le Mexique ou le Canada par exemple, que pouvez-vous en dire ? Merci pour votre question monsieur le ministre, vous allez prendre la parole et puis monsieur le député Alain David.
Euh je j'ai pas j'ai pas compris la 2uxem partie, excusez-moi. Ça m'est ça m'est ça m la mise en place d'une organisation enfin de comment on pourrait d'une tasque force quelque chose comme ça euh afin d'étudier les les les reports de de flux commerciaux et notamment les hausses d'importation vers l'Europe et la France depuis la Chine, le Mexique ou le Canada. paraît que c'est quantifié.
Voilà, ça y est, ça marche. Merci beaucoup. Donc sur l'accord qui qui a été passé dont on a dit qu'il était humiliant pour l'Union européenne entre la Commission, madame Van Derleyen et le président Trump sur son golf en Écosse.
Il y avait un côté un peu bon. Cela étant, je rappelle que si on avait pas négocié à ce moment-là à hauteur de 15 % avec un processus pour peu à peu négocier secteur par secteur, je l'ai rappelé tout à l'heure je crois et obtenir d'autres exemptions de ces 15 % supplémentaires, nous aurions été à 35 % pour tous les produits au 1er août. Donc il y a eu une une transaction, tout le monde l'oublie mais c'était 35 % au 1er août.
Cette transaction, elle a permis de poser les choses, de réduire le risque effectivement commercial, le surcoup et de de rentrer dans un processus de discussion dont ça a été rappelé, je crois que je l'ai fait, mais d'autres l'ont fait aussi dont d'ailleurs l'Union européenne aujourd'hui en c'est le Parlement hein demande la la suspension de la discussion de cet accord de de l'été parce que on n'est pas content des nouvelles euh comment dire proposition de droits exceptionnel ou supplément de monsieur Trump. Bon, donc si vous voulez cet accord, il permet de rentrer dans un processus de discussion beaucoup plus sérieux et apaisé avec nos partenaires américains. À partir de là, il y a quand même, vous l'avez rappelé, une augmentation très forte des barrières américaines, notamment à l'égard d'un certain nombre de pays, la Chine, le Mexique.
On je rappelle qu'on parlait de l'Inde tout à l'heure que l'Inde a 50 % de droits supplémentaires, que il y a un certain nombre de pays qui sont beaucoup moins bien traité que ne l'est l'Union européenne. On parlait est-ce que les États-Unis sont nos alliés ? Il faut aussi regarder cet aspect là des choses.
Ça entraîne effectivement des vous l'avez dit des reports de flux. C'est ça le grand risque. Le grand risque, c'est que comme des pays, je pense notamment la Chine euh c'est particulièrement le cas, sont en surcapacité industrielle, produisent beaucoup plus euh tout ça avec des subventions publiques.
S'ils peuvent plus vendre et je pense notamment à des voitures en Chine, aux États-Unis, pardon, le risque est que le report se fasse sur un marché comme l'Union européenne qui est un marché à fort potentiel de pouvoir d'achat. C'est vrai aussi euh de ce que vous l'avez évoqué d'un certain nombre de production mexicaine. Donc il y a une tasque force qui est mise en œuvre pour pouvoir comment dire euh regarder tout cela euh faire en sorte qu'on puisse le maîtriser.
Ce sera un des sujets qu'on posera sur la table du G7 dès le printemps dès d'ailleurs dans 15 jours parce que le premier conseil informel se tient de mémoire dans 3 semaines et on va avoir plusieurs rendez-vous du G7 filière commerce. Comment on fait pour contrer ses surcapacités et les reports de flux dont vous parlez en l'état actuel ? Est-ce que on sait ce que c'est votre question hein ce que cela représente ?
Moi, les chiffres que j'ai sur la Chine seulement, ce sont des reports de vers la France de 2,4 % en valeur en 2025 par rapport à 2024. Pour la France, + 2,4 %. En valeur pour l'Union européenne, c'est une augmentation de + 6,9 %.
Donc, vous voyez que c'est pas pour l'instant, on est encore dans des proportions assez raisonnables et c'est moins important pour la France que à l'échelle de l'Union européenne, mais on est très attentif à cette question. Merci. président oui présidence attendez je juste peut-être monsieur David en monsieur David d'abord oui oui parce que ce que je voulais savoir c'était monsieur David et monsieur petit c'est 15 % quelle incidence ça a eu sur les exportations par exemple de vin de de de d'alcool et cetera est-ce que ça a eu une incidence parce qu'on dit finalement les Français l'ont bien supporté finalement oui l'ont mieux supporté que les que les autres européens Voilà.
Et donc tout le monde a crié, ils ont raison mais finalement ça s'est pas si mal passé que ça quoi. Merci monsieur. Je je répondait en fait à votre question parce que j'avais compris qu'il s'agissait des reports de flux à la suite des comment dire de la fermeture notamment américaine euh face au Mexique ou face notamment la Chine.
En ce qui concerne les 15 % dont il faut, je le rappelle, auquel il faut rajouter quasiment 12 % supplémentaires liés à la différence de change entre le dollar et l'euro, hein. Donc c'est pas en fait c'est 15 + 12 hein, c'est 27 à 30 la réalité. Alors les premiers taxés sont les Américains sauf qu'ils peuvent pas forcément reporter trop les effets prix des effets tarifs sur le consommateur.
Ce qui est vrai, c'est que pour l'instant dans l'observation qu'on fait, je réponds à votre question, ça a l'air effectivement de bien se passer. Mais il y a une raison dont il faut se méfier à mon avis, c'est qu'il y a eu un stockage, un surstockage préventif avant l'application des droits de douine puisque ça a été annoncé avant par le président Trump. Et donc les importateurs ont ont vraiment importé énormément de stock en champagne, en cognac et en vin.
Donc ça fausse un peu les données. Il serait intéressant de le savoir euh à l'automne prochain. Là on aura une observation à peu près correcte sur une année.
Ça va jouer euh mais peut-être pas tant que ça effectivement. Mais ça veut pas dire qu'il faut pas qu'on aille chercher de la diversification sur d'autres marchés. Merci Fred petit une petite relance dans la c'est pas une relance c'est une question une précision sur ce qu' dit monsieur le ministre.
Oui oui, monsieur le ministre les 2 % et les 6 % pour le pour le de de transfert de flux sur la Chine, vous êtes pas c'est pas un chiffre qui a été calculé, c'est pas le transfert de fus, c'est l'augmentation totale des importations de Chine qui monte de 2 % et de 6 % dans lequel il y a le transfert de flux. On n'est pas assez pration, c'est l'augmentation des importations totales. Très bien.
Oui, parce que je je me demandais si quelqu'un avait été capable de de de chiffrer le l'augmentation du flux lié à la lié à ça. Je pense que c'est trop tôt ça. Prenez le micro, monsieur le ministre. dernière intervenante pour les groupes et après nous avons un certain nombre d'inscrits euh pour la droite républicaine, madame Alix Fruchon qui va dire un peu comment elle trouve le siège sur lequel elle est assise.
Merci. Merci beaucoup monsieur le président qui est le siège du tout à fait du ministre là vous êtes la suppléante de monsieur le ministre. Tout à fait.
Merci beaucoup monsieur le ministre de prendre le temps de répondre à nos questions. Ma question a été déjà posée donc je vais plutôt prendre le volet attractivité de la France pour savoir déjà pas mal de petites questions. Combien ça peut représenter d'emploi au niveau de la France tout ce qui est attractivité donc les les entreprises qui étrangères qui viennent chez nous ?
Quelles sont les raisons aussi de cette attractivité et puis quels sont les freins pour pouvoir y remédier et euh quelle mesure le gouvernement a mis en place et va mettre en place pour renforcer cette attractivité. et également les secteurs qui sont concernés, les plus concernés et est-ce que tout ça est homogène en terme de répartition à proportion gardé mais sur l'ensemble du territoire français ? Et puis le bilan, enfin ça c'est ma dernière question, le bilan de France 2030, on est quasiment à mi- parcours.
On parle de 155000 emplois créés. Donc est-ce que c'est le cas et puis quelle perspective pour les prochaines années ? Merci beaucoup.
Merci de vos nombreuses questions. Certaines ont trouvé déjà, on va dire des embryons de réponses sans être totalement éclairé. Monsieur le ministre, merci madame la députée.
Félicitations pour votre arrivée. Mais je dis je dis aux membres de la commission des affaires étrangères, ils ont la chance d'avoir une jeune députée très brillante et très investie. Je referme cette parenthèse.
Ce sera pas imputé sur autant de parole, monsieur le ministre. s'agit euh non, je très concrètement enfin je l'ai dit euh il y a un certain nombre d'outils qui ont été mis en place. Euh on peut être enfin dans l'opposition aimer, ne pas aimer mais honnêtement la politique qui a été mise en œuvre depuis 2017 sur la ce qu'on appelle la politique de l'offre en terme d'attractivité, on peut dire que c'est une réussite parce que s'agisse de la flat taxe, qu'il s'agisse du fait de de de faire de moderniser le marché du travail, qu'il s'agisse de la baisse de l'impôt sur les sociétés au niveau européen et cetera, il y a toute une série de choses qui ont permis de restituer la France dans un niveau comparable à celui de ses principaux concurrents et à cela, vous ajoutez évidemment une politique active de contact de presque de mise en scène hein.
Le fait de faire Chose France à Versailles, ça a l'air de rien mais c'est aussi utiliser l'image française, le fait que la France est un pays qu'on admire à l'étranger. Il y a que les Français qui se rendent pas compte parfois je me demande parce que je peux vous dire que la l'admiration pour j'exagère un peu schématisme mais l'admiration pour la France elle existe et c'est aussi un art de vivre tout ça a permis honnêtement même s'il y a d'autres choses dont on pourrait parler mais en tout cas très concrètement de d'avoir des effets qui font que la France pour la 6e année consécutive j'ai déjà dit est la première destination d'investissement direct étranger en Europe. Nous sommes la 12e destination à l'échelle mondiale en terme d'investissement direct étranger si je ne me trompe.
Donc honnêtement, on a un résultat qui est positif. Comment ça se traduit puisque c'est votre question en nombre d'emplois ? Très concrètement je vais vous donner le chiffre. par exemple en 2025, ce sont 40 milliards d'euros d'investissements qui ont été annoncés au mois de juin 2025 avec à la clé la création de d'environ 14000 emplois de production, pas des emplois comment dire de service, on parle bien pour l'essentiel de production, en tout cas pour l'essentiel.
Depuis 2018, ce sont donc des dizaines de milliers d'emplois qui ont été créés si on raisonne France 2030 qui est le programme d'investissement spécifique, ce sont 155000 emplois directs qui ont été créés depuis 2021. Voilà pour des des chiffres précis qui vous donnent l'idée de de l'ampleur. L'essentiel du développement se fait sur les filière industriel et technologique mais aussi dans l'industrie verte, dans l'intelligence artificielle, dans le quantique puisque c'est quelque chose qui prend beaucoup d'ampleur aujourd'hui qui est la France est très bonne.
On est quand même parmi les meilleurs en matière d'IA et de quantique. Il faut qu'on continue ces efforts. Évidemment, ça suppose d'attirer des investisseurs de l'étranger.
C'est tout le travail qui est le mien parce que je le rappelle quand je vais par exemple à Riad ou à Omane, je rencontre aussi des fonds d'investissement et c'est mon boulot, c'est normal et tout ça est préparé et accompagné par ce que j'appelais l'écosystème du rayonnement français qu'il soit à la vente ou qu'il soit dans l'attractivité pour développer nos nos entreprises et notamment les technologies de rupture qui sont essentielles et qu'il faut en écho à ce que j'ai entendu avant qu'il faut qu'on développe chez nous si on veut pas que les Américains soient toujours champions, si on n'est pas content de ça et que bah il faut qu'on refasse les efforts nécessaires. Mais ça suppose un de continuer les efforts de compétitivité et de d'aller chercher des investisseurs qui sont intéressés à venir en France. Ils l'ont montré et les chiffres le prouvent.
Est-ce que et je je termine là-dessus, on a de nouvelles mesures qui seront prises ? Oui, bien sûr, on va continuer à agir dans ce sens à la fois en prospectant, à la fois en essayant de toujours rendre plus attractive les les l'environnement de nos entreprises. Et c'est particulièrement vrai, j'ai envie de de dire sur les questions de formation, sur les questions, comment dire de de recherche et de développement, c'est là-dessus qu'on sera le plus jugé.
À mon avis, ça c'est un avis personnel et c'est à mon avis là-dessus qu'il faut faire porter l'effort. Merci beaucoup. Je donne à présent la parole pour une minute pour commencer monsieur Kevin Fire tu veux.
Ouais. Ah oui, c'est à vous. Pardon.
Merci monsieur le président. Monsieur le mini, je souhaitais moi vous interroger sur la grande mosquée de Paris qui se retrouve depuis un an maintenant au cœur d'une controverse juridique, économique et politique, le tout dans un contexte de forte tension diplomatique avec l'Algérie. Depuis fin 2022, elle bénéficiait en effet d'un monopole de certification àal imposé par les autorités algériennes pour de nombreux produits français exportés. viande, produits laitiers, biscuits, aliments pour nourrissons.
Cette certification est obligatoire, elle est évidemment payante et elle conditionne l'accès de production française au marché algérien et s'apparent donc à un doit de droit privé appliqué par une structure religieuse française au profit d'un état tiers. La Commission européenne a d'ailleurs souligné dès 2024 que cette mesure entravit le commerce avec l'Union. Or, la Grande Mosquée de Paris est une association et l'organisme de certification, bien que distinct juridiquement, est présidé par son recteur pour plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires sans transparence claire sur l'utilisation des fonds.
Monsieur le ministre, comment le gouvernement peut-il accepter qu'une structure religieuse française non mandatée par l'État devienne un opérateur économique obligatoire ? La légalité de ce mécanisme a-t-elle été examinée ? Et disposez-vous d'informations sur la destination des fonds perçus ?
Merci. Merci beaucoup. La parole à présent à euh madame Christine Angran qui n'est pas là.
Donc je donne la parole à monsieur Hervé Berville. Merci beaucoup. Merci monsieur le président, monsieur le ministre je vais vous interroger sur le mer caur donc je crois que beaucoup partagent ici le fait que le commerce c'est pas un problème en soi.
C'est ni bon ni mauvais et c'est pas réservé à un camp politique. Quand le commerce est équilibré, il est bon pour nos circonscriptions, il est bon pour nos nations et il est bon manière générale pour la coopération. Mais il faut le dire très clairement, le Mercossur est un mauvais accord et je dirais même un très mauvais accord.
Je le perçois dans ma circonscription qui est une circonle et je l'entends aussi dans les opinions publiques dans d'autres pays pour moins trois raisons. La première c'est l'absence d'une véritable réciprocité et donc sur un certain nombre de règles, nous n'avons pas les mêmes normes, ce qui veut pas dire que eux c'est particulièrement ou nécessairement mauvais mais c'est pas les normes que nous imposons à nos agriculteurs. Deux, il y a une absence de contrôle réelle et efficace et et il faut regarder les moyens qui sont mis en œuvre pour le contrôler, pour s'en rendre compte.
Et puis trois, ça intervient au pire moment pour nos agriculteurs, au moment où il y a une transition écologique à uve et une transition démographique. Et donc ce que nous vous demandons ici monsieur le ministre et nous savons que vous avez l'opinaté pour le faire, c'est vraiment de mettre la pression sur la Commission européenne comme vous l'avez fait et surtout c'est de tenir compte de l'expression des Parlements notamment du Parlement européen. Et terminerai par une petite chose, monsieur le président, pour vous dire que nous ne sommes pas contre le commercialison, mais nous sommes personnellement favorables.
Par exemple, au protectionnisme éducateur qui a permis notamment à la Corée du Sud d'être une grande nation industrielle agricole. Nous vous attendons sur la pression à la Commission européenne. Bienci, c'est bon.
Bien, merci monsieur le le président, monsieur le ministre. Euh je souhaite vous interpeller sur un enjeu majeur, celui de la préférence européenne et de la protection de notre marché intérieur dans un contexte de compétition commerciale devenu brutal, asymétrique et parfois déloyal. L'augmentation des droits de douanes américains a rappelé à quel point une décision unilatérale peut fragiliser nos exportateurs et désorganiser nos filières.
Dans le même temps, nous constatons un afflux de produits chinois et asiatiques réorientés vers le marché européen profitant de règles commerciales déséquilibrées de protection encore insuffisante. Cette situation appelle à une réponse claire, non pas de repli, mais une ouverture équilibrée fondée sur la réciprocité. C'est le sens de la préférence européenne et du juste échange que nous défendons.
Je vais vous prendre l'exemple de la filière de la batterie électrique stratégique pour la transition écologique et pour notre souveraineté industrielle. Vous le savez, dans les Haut de France, notamment dans le dinkerqua, une véritable vallée de la batterie est en train d'émerger. Pourtant aujourd'hui, 80 % des batteries utilisées en Europe sont importées d'Asie.
Cette dépendance met en risque nos emplois, nos objectifs climatiques et notre autonomie stratégique. Il faut donc une stratégie lisible des mesures de protection européenne efficace, une préférence européenne dans les aides publiques pour que les véhicules électriques et leurs batteries soient produites en Europe. Je vous demande donc, monsieur le ministre, quelle est en tout cas aujourd'hui la position de la France pour une Europe plus protectrice, c'est plus stratégique ?
Merci. Merci beaucoup monsieur peut-être répondre à ces quatre premières questions et ensuite nous avons trois autres. trois trois questions.
Oui, trois. Merci monsieur le président. Alors, la grande mosquée de Paris, honnêtement, je reconnais là la perspecté de Kevin Pfer et et son sens de la recherche très très approfondie des questions qui tuent.
Mais je ne connais pas ce dossier, je vais être très fran avec vous. Je j'en ai entendu parler. Je vais regarder, je vous tiendrai au courant.
Ce qui est clair, c'est que on est dans le cas d'une relation qui est euh, comment dire assez particulière, ça vous a pas échappé, qui est la relation actuelle avec l'Algérie. Euh le différent politique et presque culturel quelque part qui est celui de la relation entre la France et l'Algérie actuellement a des conséquences assez importantes en matière commerciale et à bloquer euh nos échanges. Nous avons donc un certain nombre de situations qui entre guillemets de ce fait ne peuvent pas évoluer.
Je pense que c'est assez lié pour parler en langage diplomatique. Certaines entreprises continuent à avoir des relations, à faire des des échanges. J'en connais qui m'ont dit "Bah nous on continue business as usual comme on dit." Bon, mais globalement le règlement des problèmes qui peuvent exister, des différents notamment en matière économique et en matière commerciale tout particulièrement puisque c'est un peu le sujet là en l'occurrence euh est très compliqué à mettre en œuvre.
Les choses sont mais je vais regarder et je vous tiendrai au cours. Il y a un sujet, j'ai bien compris. question alors pardon question d'ville là aussi un jour il faudra qu'on ait une conversation sur le mercour face to face comme on dit je je je je pense je pense l'avoir est déjà évoqué auparavant mais le mercour c'est pour le coup 4 milliards de droits de douanes qui disparaissent y compris pour les producteurs de vin spiritueux pour les producteurs de lait et cetera donc je commence par ce qui est parce qu'il faut aussi regarder ce qui est positif.
Je suis assez frappé d'ailleurs que dans ce débat à aucun moment ou alors le lendemain du vote de l'Union européenne où la France, je vous le rappelle, a voté non quand même, on a commencé à voir dans les médias d'autres sons de cloche. C'est assez intéressant. Il y a donc eu une approche très irrationnelle, mais moi, il n'est de mon devoir de rappeler que le l'accord avec les pays du Mercosour qui est en discussion depuis quasiment 26 ans, qui a beaucoup évolué depuis 2019 puis depuis 2024 est un accord qui a aussi beaucoup d'intérêt, l'accès au marchés public, les services notamment français ou des entreprises européennes, les filières industrielles, certaines filières de l'agroalimentaire, mais la position de la France, elle correspond exactement à ce que vous dites et je crois que ça a été assez unanime d'ailleurs, c'est qu'il est hors de question, je l'ai dit tout à l'heure, de négocier des accords commerciaux.
Vous avez d'ailleurs monsieur le député, je crois dit un peu ça, une expression, je sais plus un commerce protecteur ou quelque chose comme ça et on est d'accord, il est hors de question de négocier des accords commerciaux qui euh mettent en danger sérieux des filières industrielles ou agricoles ou agroalimentaires qui sont à forcerie en ce qui concerne les filières concernées, partie même de l'identité française. La France est le grand pays agricole alimentaire, je l'ai dit tout à l'heure, de l'Union européenne. Moi, je suis élu d'une zone qui fournit les meilleures charollaises.
Alors, je vais faire des jaloux mais et les meilleures limousines de de France ou presque. Il y a d'autres régions. Bon, oui, d'accord.
En l'occurrence, le port plutôt à gagner avec le merco, contrairement à ce qu'on dit. Reste concentré plutôt plutôt à gagner. Donc voilà.
Donc évidemment je vous dis ça avec émotion et et parce que je pense qu'effectivement c'était très important d'avoir cette évolution là et ça a été la position de la France et elle est unanime et nous avons grâce à cela pu négocier et je viens au fond de la question un certain nombre d'instruments de protection de ces filières qui si jamais l'accord devait effectivement être mis en œuvre sous réserve que la Commission respecte je pèse mes mots la décision du Parlement de l'Union européenne de saisir dire la Cour de justice européenne, ce qui nous conduit à une suspension. Normalement, le le temps de réponse de CJE, c'est 15 à 18 mois. Donc ça nous permet, nous au passage, ça nous arrange beaucoup.
Nous les Français d'ailleurs, on a soutenu, on s'est réjoui, le gouvernement s'est réjoui de cette décision du Parlement européen et on espère que la Commission va bien le respecter parce que ça nous donnerait le temps de continuer à négocier. Et les négociations elles se font, c'est très important monsieur le président sur trois sujets. Un, la clause de sauvegarde renforcée.
Tout le monde se dit "C'est quoi ce truc ?" La clause de sauvegarde c'est ce qu'on appelle une sorte de frein d'urgence et elle a considérablement évolué en 3 mois. Euh il y a 3 mois, la commission disait "Allez euh on fait un calcul sur les volumes ou les prix de l'année précédente et on regarde si ça a évolué de 10 % euh des prix qui baissent de 10 % ou plus ou des volumes qui augmentent de 10 % ou plus." C'était ça la proposition et on a tout surlé avec un certain nombre d'autres pays, notamment certains pays comme la Hongrie, comme la Pologne.
Bon et on a obtenu finalement, y compris avec l'aide du Parlement européen, d'avoir aujourd'hui un calcul qui se fait sur 5 % et sur les 3 années précédentes. Ça veut dire que si vous avez et un état voire une filière professionnelle peut le demander. Si vous avez une évolution des prix qui est supérieure à la baisse, si je puis dire, à 5 % par rapport à la moyenne des prix des 3 années précédentes, vous avez le frein d'urgence qui peut être déclenché tout de suite.
Et c'est pas 6 mois, c'est entre 4 et 21 jours. Et s'il y a urgence, c'est 4 jours. Et ensuite alors la commission est même tenue dans le nouveau texte vraiment de de faire les choses.
Donc on a un outil qui est extrêmement puissant, qui n'a jamais été qui n'a jamais existé dans aucun accord commercial en tout cas à l'échelle de l'Union européenne et ça c'est un succès qui est très largement dû à la position de la France. idem sur les mesures miroires que j'évoqué tout à l'heure. C'est pas des clauses seulement pour le mercour, ce sont des mir mesures à l'échelle de l'ensemble des accords commerciaux et on est en train de faire bouger en se servant finalement de l'effet de levier Mercosour la commission et un certain nombre d'étatsmembres qui ne voulait pas en entendre parler et qui consiste ces mesures miroires à dire simplement vous avez dit si on impose à nos agriculteurs ou à nos producteurs quel que soit le domaine compris industriel assemble de normes sanitaires ou autres de sécurité de bien-être animal en l'occurrence pour le beau vin et bien les produits importés doivent avoir les mêmes normes, les mêmes obligations et ça c'est en train d'évoluer à tout.
Alors on n'est pas au bout du chemin, faut continuer à se base. C'est pour ça qu'on a besoin de temps et c'est pour ça que la position de la France continue à dire pour l'instant on n'est pas satisfait. Et 3è sujet, les contrôles.
Si tout ça est mis en place mais qu'on contrôle pas. Et donc de ce point de vue-là, évidemment c'est ça fait partie de nos demandes et on a obtenu le doublement des contrôle notamment sur place euh et euh euh la France continue à se bas qu'en fait ce que nous demandons c'est la création d'une force européenne de contrôle beaucoup plus charpentée. Pas seulement le doublement dans les ports ou sur sur dans les élevages en l'occurrence sur Mercosour mais une force de contrôle beaucoup plus solide. et c'est le commerce extérieur qui est sans naïveté et qui est protecteur, mais qui néanmoins continue à débattre et à discuter, à passer des accords euh de façon à diversifier et à sécuriser nos approvisionnements.
Vous avez encore la réponse la réponse à monsieur Julien Gokel aussi à apporter. Oui, pardon. L'Union la préférence européenne, on a comment dire, vous l'avez dit, un afflux de produits chinois.
Vous avez évoqué la question des productions de batteries. Euh comment est-ce qu'on fait pour favoriser les produits européens ? la position de la France qui a été rappelée par le président de la République très clairement à Davos dans son discours et ça a été un tournant d'ailleurs mais qui est la position du gouvernement évidemment que je porte et de dire nous devons maintenant et c'est toujours la même chose, on quitte la naïveté, on devient pragmatique et donc ça veut dire préférence européenne. préférence européenne, c'est pas se recroquiller, c'est pas du protectionnisme, c'est faire en sorte que comme tous les autres pays, comme toutes les autres zones économiques, et bien on soit capable aussi de donner leur chance si possible de préférence à nos entreprises européennes et si possible françaises.
Donc il y a toute une série de de choses qui sont poussées au niveau de la commission puisque je rappelle tout ça dépend évidemment de la compétence la compétence commerce c'est la commission et la la position de la France de ce point de vue-là est très importante. Nous avons plusieurs manières de favoriser les produits européens. On va étudier toutes les les voies en tenant compte évidemment de de leur pertinence économique.
Il y a des choses qui sont plus ou moins euh faciles à faire. Il y en a une qui est très claire et qui est à mon avis très insuffisamment mise en œuvre. C'est tout ce qui touche au marquage, à l'étiquetage.
Ça commence par là. Avoir un produit européen clairement défini et si possible un produit français clairement défini, compris sur l'empactage, c'est évidemment euh c'est par là que ça commence. Il y a, je vous le rappelle, un certain nombre de de de choses qui déjà existent dans la loi notamment française et qui sont par exemple les 50 % de viande ou de produits de proximité dont 30 % bio dans toute la restauration collective.
On sait très bien, vous comme moi, que ça n'est pas mis en œuvre aujourd'hui. Ça aussi c'est la préférence européenne parce que c'est de la viande de proximité. on pourrait le faire et le développer aussi sur des produits européens, notamment les viandes.
Il y a certaines collectivités d'ailleurs qui l'ont annoncé dans le cadre du débat sur Mercoso. Euh sur les batteries euh clairement nous c'est pour ça que la politique d'attractivité est importante. On cherche à développer, c'est notamment dans votre région effectivement la production de batterie en France et en Europe de façon à ne plus être dépendant de la production asiatique.
Mais ça suppose et c'est une des conditions la capacité à sécuriser nos approvisionnements d'une part et deuxièmement avoir des investisseurs suffisamment puissants pour porter ces ces projets. Merci. C'est ça fait partie de notre stratégie.
Dernière série d'intervention la parole à monsieur Joris Bové. Voilà, vous avez le micro. Merci monsieur le président.
Monsieur le ministre, ma question pose sur porte sur nos importations et notre dépendance au lithium. Cette dépendance critique expose nos industries à un risque de domination étrangère notamment par la Chine qui contrôle une large part de la production et du raffinage de lithium au détriment de notre autonomie industrielle et énergétique. Dans ma circonscription de l'allié, il y a un projet d'extraction de lithium.
Il devrait permettre la production d'environ 34000 tonnes d'hydroxyde de lithium par an. Le volume nécessaire à équiper plus de 700000 euh 700000 véhicules électriques et ceux pendant au moins 25 ans. Le lithium extrait à chassière pourrait contribuer à réduire notre dépendance aux importations de la Chine, de l'Australie ou de l'Argentine.
Au lieu de vouloir faciliter l'importation de ces métaux stratégiques via des accords comme le Mercosour, ne faudrait-il pas exploiter cette ressource sur le sol français afin de garantir notre souveraineté énergétique et financière ? Par ailleurs, prévoyez-vous d'encourager nos acteurs industriels à investir dans cette matière cette première cette matière première, pardon, le leader chinois a investi dans l'acquisition de mines de lithium pour sécuriser son approvisement. Une étape stratégique qui permet une indépendance à l'entreprise.
Ne devrions-nous pas inciter à notre industrie automobile qui souffre énormément ? Merci. Merci.
La parole à madame Justine Gruet. Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, je souhaite attirer votre attention sur une situation concrète dans le Jura.
Le désengagement du groupe Colreu de ses activités en France entraîne la fermeture du siège social et de la base logistique du Nordjura avec la suppression de 608 emplois. C'est un choc important pour les salariés concernés auquels je pense tout particulièrement et pour l'économie locale. Cette situation révèle toutefois un potentiel stratégique.
Les infrastructures libérées sont de grande qualité, immédiatement disponibles dans un contexte de forte rareté du foncier économique. Le territoire dispose également de ressources humaines qualifiées et expérimentées. L'enjeu est désormais de transformer cette crise en opportunité d'attractivité.
Je souhaite connaître les leviers que l'État peut mobiliser pour accompagner les collectivités en matière d'ingénierie de projet et de visibilité international pour attirer des investisseurs industriels ou logistiques. Plus concrètement, je souhaiterais connaître les engagements que l'État poursuit aujourd'hui en terme de méthode et de calendrier. De nombreux territoires comme le Jura disposent d'atours réels.
Donnons-lui la visibilité qu'il mérite et que nos salariés attendent. Je vous remercie. Merci beaucoup.
La parole pour poursuivre à monsieur Tacher. Merci monsieur le président. Alst France 2014 772 millions de dollars.
Total 2013 398 millions de dollars. Technique 2010 338 millions de dollars. Société générale 2018 293 millions de dollars.
Ces montants, monsieur le ministre sont les montants dont ces entreprises ont dû s'acquitter auprès du trésor américain en raison de l'application des lois extraterritoriales américaines. Alors qu'est-ce que sont ces lois ? Ce sont les lois par lesquelles les États-Unis d'Amérique désignent un certain nombre de pays à la Vind dicctte, Cuba, le Venezuela, le Soudan et punissent chaque entreprise mondiale, quelle que soit la nationalité de ces entreprises, qui ose interagir avec ces pays.
Est-ce que c'est vraiment le comportement d'un allié ça, monsieur le ministre ? Je ne crois pas. Et ces comportements sont anciens.
Donc je je voulais vous interroger sur ce que vous pensez de ces lois extraterritoriales américaines. Peut-être qu'enfin la France va se réveiller et considérer qu'elle ne doit plus les appliquer. Je fais appel au gaulistes qui sommeille en vous et je vous demande aussi si vous êtes favorable au fait que les qu'on écarte l'application de ces lois extraterroriales américaines quand on active l'outil anti coerci économique, la CI le fameux bazooka commercial au niveau européen. me semblerait très bienvenu et aujourd'hui ces lois extraterroriales ne figurent pas leur application ne figure pas dans le bazooka commercial européen.
Merci beaucoup. La parole à madame Marine Hamlet. Je vous remercie monsieur le président, monsieur le ministre.
Depuis maintenant des semaines, le gouvernement tente de rassurer les agriculteurs en 20 d'ailleurs parce qu'il y a des manifestations partout en France et le gouvernement tente les tente donc de les rassurer en brandissant les clauses de sauvegarde de l'accord Union européenne mercoû. Leur existence même est un aveu car si l'accord était équilibré, il n'aurait pas besoin de clause de sauvegarde. On ne prévoit pas de frein d'urgence quand un accord est gagnant gagnant.
Ces clauses n'étaient pas prévues dans l'accord initial. Elles ont donc été ajoutées unilatéralement par l'Union européenne pour tenter d'éteindre la colère du monde agricole. Cela signifie très concrètement qu'en cas d'activation, les pays du Mercosur pourront exiger des dédommagements financiers.
Autrement dit, non seulement nos agriculteurs subiront les les importations, mais les contribuables des pays européens devront en plus pour suspendre temporairement un accord qui est nuusible, ils devront payer. Alors, ma question est la suivante. En mettant en avant les clauses de sauvegarde coûteuses ajoutées après coup, Emmanuel Macron ne prépare-t-il pas en fait déjà la gestion des dégâts du Mercosur plutôt que de mener vraiment le combat pour la souveraineté alimentaire française ?
Merci. Enfin, dernière inscrit sauf euh nouvelle demande, monsieur Frédéric Petit. Merci monsieur le président.
Notre collègue est parti. Je voulais juste rajouter quelque chose euh qu'on ne dit pas trop sur le Mercosur donc que j'apporte au débat. Euh le monsieur le ministre, vous avez parlé de la dans votre introduction, vous avez parlé des équipes France, vous avez parlé des lycées, vous avez parlé des alliances et cetera.
Je rappelle quand même que l'Amérique du Sud est un pays extrêmement francophone, extrêmement francophile. Nous avons le record d'alliance française dans ce continent. Nous avons nous n'avons même pas d'institut français parce qu'il y en a pas besoin.
Euh il y a des lycées français et je crois qu'il y a il faut aussi si on veut élargir la focale comme vous essayez de le de le faire monsieur le ministre je pense c'est important de de rappeler ce fait et de pas laisser on peut pas dire qu'on veut développer la francophonie et puis ne pas l'accompagner ne pas comprendre qu'elle n'est pas une cerise sur le gâteau mais qu'elle est aussi un enjeu aussi important que les autres. Merci beaucoup. Pardon monsieur le ministre, c'est à vous pour répondre à ces cinq interrogations et conclure.
Juste un mot pour remercier Frédéric Petit de ce complément qui est pas inutile du tout. Il a parfaitement raison. Et vous savez le commerce c'est aussi comme ça été dit le résultat de liens qui sont très forts.
C'est ce sont des communautés. Quand on remet euh j'ai j'ai plusieurs cas là à venir des décorations françaises à des gens par exemple du Brésil ou d'Argentine qui ont contribué considérablement à développer nos liens économiques. C'est pas par hasard.
Donc il y a aussi cette dimension qui mérite d'être appelée. Si je reprends dans l'ordre en espérant ne pas tout oublier mais sur la question de euh des terres dans l'ordre c'est monsieur Bovet. Oui juris Bovet.
Je crois que c'était la question des terres rares, au lithium. Oui, notamment du lithium en particulier. Euh moi évidemment ça fait partie de notre stratégie, je crois l'avoir dit d'ailleurs en citant le cas de du projet carester près de l'AC, il faut qu'on développe nos propres ressources.
Ça suppose de l'ingénierie, ça suppose du financement, c'est clair. Mais nous avons une obligation puisqu'il s'agit de diversifier, de sécuriser notre approvisionnement en métocritique et en terre rare. C'est absolument impératif pour tout le reste, y compris pour pouvoir construire des usines de batterie chez nous, il faut que nous puissions ne plus être dépendant des Chinois à 80 % et donc que nous puissions exploiter nos propres ressources.
à l'AC. Euh le projet Carester, c'est à la fois de l'importation de terre rares lourde et du raffinage, mais c'est aussi le recyclage des aimants euh qui servent qui sont fait à base de terre de terre rar et qui nous permettent de de recycler de et de et et au final, on a 10 % des besoins mondiaux, ça va être fait en France. Je vous avais cité le cas de de j'ai plus de nom en tête, il y a plusieurs sites notamment dans l'allié.
Euh c'est ça. Euh c'est pas très loin de chez moi, je connais un peu. Euh il y a sûrement des enjeux environnementaux, il y a des débats qui sont posés actuellement.
À titre personnel, je pense que euh ce genre de projet est nécessaire et qu'il verra le jour. Ça fait partie de notre capacité à assurer notre autonomie maximale. À côté de ça, on n'arrivera pas à sécuriser tous nos besoins ou les besoins de nos alliés parce qu'on travaille collectivement.
Je rappelais tout à l'heure que dans le cas du G7, on poserait la question que l'idée c'est de créer des clubs de confiance, de faire en sorte qu'on soit solidaire entre nous et qu'on puisse y compris en terme de stock, je crois que vous l'avez évoqué travailler collectivement notamment au niveau de l'Union européenne mais on narrivera pas à tout faire à partir des ressources de l'Union européenne sauf si on découvre beaucoup de choses dans au Groenland mais c'est pas encore fait ça. C'est c'est compliqué. Monsieur Trump a parlé du morceau de glace euh forêt ou trouver y compris en protégeant euh l'espace naturel euh les ressources nécessaires au Gruenland, ça va prendre du temps.
Donc on a intérêt aussi à négocier, je le dis depuis le début de cette audition, je crois avec des pays qui sont qui nous permettent d'avoir une autonomisation et une sécurisation de nos approvisionnements. L'exemple le plus récent, c'est sur le lithium en Argentine. J'ai plus le nom de du site mais je dois y aller bientôt avec Iméris de mémoire où nous avons un partenariat franco argentin pour exploiter une mine de lithium et avoir une partie de de la production.
C'est aussi intéressant pour nous. Ça crée de l'emploi là-bas. Ça nous permet de sécuriser notre notre approvisionnement et ça finalement c'est c'est un bon projet y compris en terme de business si je peux m'exprimer ainsi pour un groupe français.
Donc il faut moi je pense je pense répondre à votre question mais ne pas opposer l'un à l'autre. au contraire, bien coordonner les deux, mais la ressource sur le sol national, si on peut l'exploiter, je suis d'accord, il faut le faire. Ça nous rendra d'ailleurs encore plus attractif puisqu'on parlait d'attractivité sur le le la deuxème question qui était celle de madame madame Gruet sur le Jura notamment.
Ah pardon, sur le Jura, certaines dimensions économique facteur lié au jura. Alors, je j'entends bien le dossier, je regarderai, on en parlera le cas échéant si je peux vous donner euh comment dire un un un soutien. Il existe un certain nombre d'outils néanmoins qui dans le cadre de la politique de l'aménagement du territoire, il faut qu'on se mette en relation avec la ministre en charge qui permettent d'avoir des aides à la reconversion industrielle, de ramener de l'activité.
Moi, je l'ai j'en ai fait moi-même l'expérience dans mon propre territoire parce qu'on a des territoires qui sont assez comparables et donc là ça veut dire que l'État mobilise quand même pas mal de moyens. C'est aussi la logique de comment dire de de la politique d'attractivité. C'est-à-dire comment on fait pour attirer dans des territoires qui sont pas seulement la région parisienne ou la région lyonnaise ou la région marseillaise mais aussi ailleurs dans le territoire national des usines, des data centers, des unités de nouvelles technologies ou de production industrielle plus classique parce que vous avez des groupes industriels qui viennent s'installer chez nous, qui viennent investir.
Moi, j'ai l'exemple en tête d'une première visit comme ministre de l'attractivité, c'est une entreprise italienne qui a investi 40 millions d'euros dans une très vieille usine pour fabriquer du pain. Je schématise mais enfin je en quelques mots. Donc c'est un travail que nous conduisons.
Moi ce que je vous propose c'est qu'on regarde votre dossier avec mon équipe et que très concrètement et puis qu'on essaie d'actionner et d'accélérer le maximum de choses. Mais honnêtement, il y a beaucoup de choses qui ont été faites, notamment en terme de règlementaires et il y a des confirmations législatives qui sont attendues notamment dans la loi de simplification. Bon, mais qui devrait permettre d'accélérer considérablement par exemple l'installation de certains sites qui sont majeurs en terme industriel pour relancer l'économie de certains territoires.
Ensuite, j'avais pas vous de Ben, monsieur le ministre, vous avez trois réponses encore à Alors, Auréien Tacher, c'est ça ? C'est ça. Les lois extrales.
Euh, j'entends ce que vous dites. Euh, c'est pas parce qu'il y a des lois territo extraterritoriales américaines qui nous plaisent pas que ce sont pas des alliés des Américains. Non, ils ont leur logique.
On n'est pas content, on le fait savoir et je veux vous dire simplement qu'on a pas besoin de l'instrument européen anticoer pour pouvoir bloquer parce qu'il y a déjà une loi de blocage sur les lois extraterritoriales américaines. Comment elle sait jamais vous avez entendu la liste de la que je vous ai Oui, faut prendre le micro monsieur laissez le ministre et puis ensuite vous pouvez application de question allez-y c'est l'application des lois juridiquement alors peut-être que ça suppose qu'on que la France pousse là-dessus mais en l'état juridiquement on a déjà un dispositif cela étant la France a toujours été très clair sur le fait que les lois extraterritoriales mais c'est aussi une position américaine en tout cas majoritaire au sein de l'Union européenne ne sont pas acceptable en l'État, je dirais. C'est c'est clair.
Mais c'est pas pour ça qu'on doit pas parler avec les Américains et les convaincre là-dessus. Être encore une fois opiniatre, moi j'ai je pense qu'il faut être positif et donc opinire y compris sur ces sujets. Monsieur Tacher, j'entends votre position globale sur le l'alli américain, je je la partage pas, mais sur les lois extraterritoriales, véritablement aujourd'hui à chaque fois le l'outil juridique française soit il ne fonctionne pas, soit il n'est pas activé.
Et puisque vous dites que euh elle ne elles ne devraient pas être acceptée au niveau européen, pourquoi ne pas les intégrer à l'outil anticoerci ? Juste un mot pour vous dire que sur ces questions, il faut aussi être très prudent parce que euh on marche un peu sur les œufs et si on applique la loi de blocage, les entreprises nous demandent de pas trop le faire aussi parce que elles ont peur de se retrouver coincées ensuite à d'autres niveaux. Donc il y a des positions qui sont prises.
Il y avait quelqu'un de nos collègues parlait de capacité de dissuasion. On doit continuer à monter d'un cran si c'est nécessaire puis d'un autre puis d'un autre. Mais il faut aussi être très prudent parce que le risque d'escalade peut être extrêmement négatif pour nous.
Donc aujourd'hui, on a des outils, on peut les annoncer et peu à peu s'en servir si c'est nécessaire, mais il faut le faire avec une grande prudence, y compris dans l'intérêt de nos entreprises. Puis la question de madame Hamelet sur l'agriculture et les agriculteurs plutôt. J'ai entendu madame Hamel, je crois que j'avais déjà répondu à Hervé Berville, mais je vous le redis.
Euh vous vous me dites la clause de sauvegarde a été créée pour ça. Non, elle existait dans l'accord Mercosour. elle a été considérablement elle existait.
Il y avait une clause de sauvegarde qui n'était qu'on a considéré imprécise et dont on a demandé qu'elle soit effectivement amélioré, renforcé jusqu'à aboutir à ce que j'ai rappelé tout à l'heure. C'est d'ailleurs un outil qui n'a jamais existé dans aucun accord commercial de libre échange jusqu'à présent et qui est extrêmement puissant. euh le mécanisme de rééquilibrage parce que c'est de ça dont vous parliez ensuite euh qui euh euh comment dire est à la disposition dans l'accord euh des États du mercour. qui considère que les normes évoluent au-delà de ce qui était au moment de de la signature.
Ils peuvent le faire jouer. En réalité, ça ne il y a pas de compensation ni financière ni en volume. Simplement, ils peuvent eux fermer en mesure entre guillemets de rétorsion certains marchés, augmenter certains droits de douane.
Mais bon, c'est pareil dans un accord, il y a toujours le suivi de l'accord ensuite et donc on a forcément des discussions. Enfin, vous savez comme moi ce que c'est que l'entreprise, les tarifs, ils évoluent, les conditions de vente évoluent. C'est un peu pareil entre deux États ou deux groupes d'État, mais il y a pas de conséquence, c'est pas une perte de souveraineté contrairement à ce que j'ai pu entendre de part et d'autres d'ailleurs pour pour la France ou l'Union européenne.
C'est simplement un mécanisme qui si nous on change trop les choses sans se mettre d'accord avec les pays du merco, ils peuvent dire "OK, bah on n'est pas content, donc on ferme certaines certains certains segments d'exportation pour vous. on reha certains droits. Euh après, je termine sur la le combat sur la souveraineté alimentaire, mais je suis moi, je suis d'accord avec vous, mais je vous rappelle que le le export agricoles et agroalimentaires, ces dernières années, c'était un excédent de 4 milliards d'euros.
Il y a 20 ans, c'était 15 entre 15 et 20 milliards d'euros. Aujourd'hui, on est à zéro. OK ?
On a il faut repartir de l'avant. Mais c'est extrêmement important pour l'emploi et pour notre agriculture. Euh et si vous dites euh à la filière laitière il faut plus exporter, bah euh ils vont s'effondrer.
Vous allez perdre des des milliers de fermes. Euh non, mais ce que je veux dire, c'est que après, je suis d'accord avec vous, il faut trouver un équilibre, il faut protéger les filières sensibles. C'est ce qu'on a fait, est-ce qu'on essaie d'aller jusqu'au bout dans l'accord Mercossour ?
Mais honnêtement, on a besoin aussi de se positionner sur un certain nombre de marché et ça fait partie de notre souveraineté alimentaire. Si on ne vend pas à comment dire un certain nombre de pays qui en ont besoin, on ne sera pas on aura pas de souveraineté alimentaire. Enfin, je je pense avoir répondu, en tout cas, je vous donne mon mon analyse par rapport à votre question et honnêtement le gouvernement a été quand même hyper performant.
Je le dis parce que j'ai participé, je le revendique, sur cette affaire de de clause Mercossour et on continuera. Euh voilà. Euh et j'avais ensuite euh un mot à Frédéric petit, mais vous êtes déjà par euh au début répondu sur d'accord l' période de nécessité de développer les relations intra univers francophone, espace francophone.
Voilà le sur le lithium, je sais plus parler tout à l'heure, je parlais de l'Argentine mais prenez un exemple. L'Australie, qu'est-ce qui est très intéressant dans la négociation d'un accord commercial avec l'Australie ? aussi la partie euh euh comment dire approvisionnement lithium.
L'Australie est un grand producteur de lithium. Donc il faut qu'on fasse les deux. On voulais ajouter un petit mot pour conclure sinon je trouve que vous avez été très exhaustif sur l'ensemble des questions.
Vous pouvez assurer et pu constater en tout cas que l'ensemble des commissaires était très enclin développer le commerce international développer les exportations françaises et contribuer dans leurs activités quotidiennes à vos côtés ou dans en tout cas la même intention à une meilleur rééquilibrage de la balance commerciale française. Voilà. Tiens, vous remercier et vous laisser le le mot de la fin.
Merci beaucoup monsieur le président. J'espère que j'ai pas été trop bavard. Vous sentirez qu'il y a de la passion.
Je suis convaincu que nous avons un un grand pays qui est capable d'être à la en conquête, qui est capable de le faire dans une logique à la fois de partenariat avec une nouvelle nouvelle façon, nouvelle philosophie de faire du du commerce. Je le disais tout à l'heure à propos de l'Afrique, je crois que c'est très important que on soit dans une logique gagnante gagnante. Et c'est utile évidemment à l'avenir de notre pays, de nos de nos enfants, de nos emplois.
Encore une fois, le commerce extérieur, c'est un emploi salarié sur qu c'est euh essentiel au développement de notre économie. De ce point de vue, une des mesures à laquelle je suis le plus attaché et j'ai été un peu au départ puisque j'étais à l'époque président du du Bifrance et c'est à ce moment-là qu'on l'a lancé et moi j'ai beaucoup à l'époque modestement mais avec conviction déjà bataillé pour c'est ce sont les veilleux où vous envoyez dans le monde des générations de jeunes quel que soit leur niveau de formation ou leur domaine de compétences qui vont aller apprendre le contact international le développement économique de nos entreprises et qui souvent d'ailleurs feront ensuite leur carrière dans dans les entreprises dans laquelle ils ont pu commencer pendant 1 an voire 2 ans sur un marché à défricher à accompagner. C'est le commerceur, c'est une question d'optimisme, de volonté, je l'ai dit, je le répète en permanence, d'opiniatreté dans le monde très complexe dans lequel nous vivons avec une évolution assez fondatrice, me semble-t-il ces derniers temps, de la mentalité et de et de la stratégie européenne, très largement sous l'influence de la France, j'insiste sur ce point qui est de dire on veut faire du commerce mais on veut le faire sérieusement, sans naïveté, avec des protections nécessaires et dans l'intérêt aussi de la France ou de l'Union européenne.
Il y a pas que les autres qui peuvent avoir leurs préférences. Nous aussi, on doit l'avoir. Et donc c'est une évolution que j'entends bien mettre en œuvre très concrètement, je vous l'ai dit, compris au travers de la réforme des outils et sous l'autorité du premier ministre et des instructions du président comme il l'a fait encore récemment dans le conseil présidentiel.
Voilà, je rajoute à cela que je suis à votre disposition à la disposition des députés de la commission des affaires étrangères à tout moment, y compris si vous le souhaitez pour vous emmener dans un un déplacement. J'emmène plusieurs députés dont au moins un est membre de la commission, une en l'occurrence en Ukraine la semaine prochaine qui sont députés qui ont des raisons d'être particulièrement liés à ce déplacement. C'est très important parce que ça aide, ça rehausse la position de la France et encore une fois euh mon programme est est à disposition.
Euh mon attaché mon mon ma concertère parlementaire Pauline que vous connaissez peut-être et peut est là pour vous aider à éventuellement bloquer des dates. Je serais ravi de de d'emmener le plus de parlementaires possible et notamment de députés compris pour soutenir l'offre française et ça aide aussi à à mobiliser nos équipes, tous les gens qui sont sur le front. Euh j'ai fait certains voyages ici avec des certaines personnalités quand j'étais député euh qui sont ici présentes et qui savent ce que je veux dire.
Merci beaucoup. Merci monsieur le ministre et également vous êtes bienvenu dans cette commission dès que vous le souhaitez. Merci.
Prochaine séance demain à 9h. La séance est levée.
Nicolas Forissier