🔴 Présentation d’un rapport sur la mise en œuvre des repas à 1 euro pour les boursiers
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
1 € pour les boursiers. Et donc nous [grognement] auditionnons aujourd'hui monsieur Julien Mémon. Monsieur le président, bonjour.
Président de l'association d'aide alimentaire aux étudiants Linky entre aide étudiante sur les conclusions de ce rapport. D'abord la parole sera donnée à monsieur Charlesou. Donc nous vous écoutons sur la présentation de votre rapport d'évaluation qui est donc je le rappelle consacré à l'évaluation des politiques publiques sur la mise en œuvre des repas à 1 € pour les boursiers.
Monsieur rapporteur spécial parole. Merci monsieur le président, chers collègues, monsieur Mémont, j'ai décidé de faire dans le cadre du printemps de l'évaluation un rapport sur un sujet d'actualité qui est la généralisation du repas à 1 €. La France possède depuis longtemps un système de restauration universitaire publique qui fait son honneur, qui offre des repas à tarifs modérés, c'est-à-dire subventionnés par l'État, pour être clair, aux étudiants.
Je rappelle que les crousses sont créées par une [grognement] loi de 1955. C'est donc une très vieille institution qui a fait preuve de sa solidité à travers le temps et à travers les régimes politiques aussi. Le repas 1 € pour les étudiants boursiers a été mis en place par le gouvernement de Jean Castex à l'été 2020 dans le cadre exceptionnel, je rappelle exceptionnel de la crise de la COVID-19.
Elle a été il a été élargi ensuite temporairement à tous les étudiants lors du premer semestre 2021 uniquement. Et seulement pour la vente à emporter, ce point est extrêmement important. On était dans le cadre d'un reconfinement.
Dès la rentrée 2021-2022, le gouvernement est revenu au repas 1 € au seul bénéfice des étudiants boursiers ainsi que les étudiants précaires qui étaient repérés par les crousses. En janvier dernier 2026, à la suite des négociations entre le gouvernement et le Parti socialiste pour finaliser la loi de finance pour 2026, il a été annoncé à la surprise générale la généralisation du repas 1 € à tous les étudiants. C'était une concession politique faite au Parti socialiste par le gouvernement dont la mise en œuvre s'est opérée dans un délai très court à partir du 4 mai 2026.
Les crouses sont des établissements publics administratifs sous la tutelle du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche qui sont financés à 64 % par des revenus d'activité. C'est-à-dire que 34 % sont subventionnés par une charge de service public pour être clair par l'État et à 1,5 % c'est une part résiduelle par la contribution à la vie étudiante et de campus la SVEC qui est une forme de fiscalité on va dire quelques guillemets. L'équilibre financier des crousses dépend donc de la subvention de l'État qui est en hausse importante au cours des dernières années.
On comprend dès lors que la généralisation du repas 1 € pèse sur l'équilibre financier des crouses et représente un coût pour les finances publiques dans un contexte dégradé d'endettement et de déficit. Sur le plan budgétaire, la généralisation du repas 1 € est donc un choix contestable puisqu'il n'est pas neutre pour les finances de l'État. En effet, l'activité de restauration des crousses sont structur est pardon l'activité de restauration des crousses est structurellement déficit.
Je tiens à le dire. Le coût de production d'un repas cru est en moyenne de 7,89 € en 2025 et dans cette moyenne, il y a des disparités entre les outresemers et la métropole. Et ce coût pour diverses raisons est en hausse année après année.
Il existait jusque ce printemps un tarif social qui était le tarif on va dire normal que payent les étudiants non boursiers lorsqu'il prenaient un repas au crous de 3,30 €. Et donc j'insiste sur le fait que ce tarif de 3,30 € qui était le tarif normal jusqu'alors était déjà un tarif social largement subventionné. par l'État quand on sait que le coût de production était donc de 7,89 € et le coût du repas, le prix du repas pardon était de 1 € pour les boursiers et les précaires.
Pendant longtemps, l'activité euh logement des crousses compensait l'activité restauration, ce qui n'est plus le cas depuis 2021. Cette compensation était aussi un dévoiement du système, je tiens à le dire, qui a été pointé par plusieurs rapports dans le passé car l'activité logement concernait les boursiers et les CRU en fait touchaient les aides au logement de ces étudiants boursiers et donc mécaniquement les boursiers finançaient le tarif du repas classique à 3,30 € des non boursiers. Pour compenser la perte de recette induite par la généralisation du repas à 1 €.
Euh la loi de finance pour 2026 a prévu une dotation de 59 millions d'euros supplémentaires. La généralisation du repas 1 € est une mesure populaire, je tiens à le dire, néanmoins plébiscitée par les étudiants cohérentes avec la hausse de la fréquentation des restaurants universitaires constatés depuis plusieurs années. L'amélioration de la qualité des repas est notée par les étudiants.
Cela est à mettre au crédit des crousses. En revanche, le temps d'attente reste la principale critique adressée par les étudiants traduisant les fortes tensions qui existent sur les bâtiments, les équipements et les personnels. Du fait de la généralisation, le KNOUS anticipe un maintien des repas servis aux boursiers et une hausse des repas pour les non boursiers de 12 % 2026 et 10 % en 2027.
Ces flux supplémentaires pèseront donc sur les conditions de travail des agents, l'usure des équipements et des bâtiments euh et pourront, c'est une crainte qui m'a été relayée, accroître les tensions qui existent à l'heure de pointe lors de la pause déjeuner dans les restaurants. Je veux saluer le grand professionnalisme et la capacité d'adaptation rapide des crousses qui ont été contraints de se mettre en marche dans un délai extrêmement réduit d'à peine 4 mois dans un contexte où cette décision inattendue n'était pas préparée. Cela est était clair.
Voilà parce que je pense même que le ministère de l'enseignement supérieur l'a lui-même appris lors des négociations politiques liées au budget. Enfin, et cela est pour moi le plus problématique, la génération du repas 1 € ne règle en rien les problèmes au fond. La précarité étudiante ne sera pas réglé par la généralisation du repas à 1 €.
C'est une réponse de surface. Par ailleurs, elle contrevient à nos principes de solidarité. En effet, l'article L 821-1 du code de l'éducation dispose que la collectivité nationale privilégie l'aide servie à l'étudiant sous condition de ressources.
Sous condition de ressources. afin de réduire les inégalités sociales. Ici, à partir du moment où le repas en euro est généralisé pour l'ensemble des étudiants, il n'y a plus de conditions de ressources, ce qui dilue donc l'aide consacrée aux boursiers avec un risque de saturation des capacités d'accueil qui sera fait au détriment des premières personnes que l'on doit aider, c'est-à-dire des boursiers et des précaires.
C'est une crainte qui a été soulignée par le Knous pour l'année prochaine, à savoir donc que les boursiers pâtiront de la hausse de la fréquentation par les non boursiers. Je considère, c'est un point de vue personnel, qu'il faudra revenir à une distinction boursier non boursier car je ne vois pas la justification à ce que étudiants qui sont issus de milieux aisés et il y en a hein, je tiens aussi à dire queil y a malheureusement beaucoup d'étudiants dans le pays qui rencontrent des situations financières difficiles mais cela ne concerne pas tous les étudiants et il y a aussi dans notre pays grand bien leur face qui qui n'ont pas de difficultés financières particulière et je trouve extrêmement contestable que des étudiants qui viennent de milieu aisé soient subventionnés autant que des étudiants qui sont dans le besoin. C'est pour moi un dévoiement du principe de solidarité nationale.
Pour terminer, l'objectif devrait être d'aider ceux qui en ont réellement besoin, c'est-à-dire les étudiants boursiers et les étudiants précaires qui pouvaient déjà bénéficier du repas 1 €. Pour cela, il est indispensable que l'État engage enfin la réforme structurelle des bourses annoncées depuis le début du présent Quinquena. Une réforme structurelle des bourses est un vecteur beaucoup plus puissant et beaucoup plus équitable.
J'insiste là-dessus. C'est un vecteur un vecteur beaucoup plus puissant et beaucoup plus équitable pour lutter contre la précarité alimentaire des étudiants. Je vous remercie.
Merci monsieur le rapporteur spécial pour votre exposé. Nous écoutons désormais monsieur Julien Mémont président donc de l'association d'aide alimentaire aux étudiants Linky entré des étudiantes donc sur les conclusions de ce rapport et d'ailleurs vous êtes je l'ai remarqué cité d'ailleurs même dans dans ce rapport. Monsieur Mémon vous avez la parole.
Pardon. Merci beaucoup. Merci monsieur le président.
Merci monsieur le rapporteur spécial. Mesdames et messieurs, je suis très heureux de pouvoir venir témoigner, essayer de donner une modeste contribution à ce débat qui me semble extrêmement important. D'une part parce que je crois que chacun a pris conscience de la gravité de la situation en France pour un certain nombre d'étudiants puisqu'ils sont de façon très pratique dans l'impossibilité de se nourrir quotidiennement à la hauteur de leurs besoins, ce qui corront évidemment leur capacité à poursuivre leurs études et donc à développer une énergie suffisante pour pouvoir apporter des richesses au pays.
Ce que je veux dire par là, c'est que le problème de la précarité étudiante, c'est un problème qui nous concerne tous, concerne pas que les étudiant en question. Ça c'est le premier point. Le deuxième point, c'est que cette mesure des de généralisation des repas en euro a été accueilli, je crois peut-être un petit peu rapidement mais comme une mesure positive parce que tout le monde a fait le lien entre précarité étudiante et repas généralisation des repas en euro.
Je voudrais témoigner d'une vision un petit peu différente par rapport à cette mesure. Le premier point qui me semble important dans ce débat et je vous remercie de me donner la possibilité de m'exprimer, je le fais à la fois au nom de l'association Linky entre aide étudiante qui est la première association d'aide aux étudiants, d'aide alimentaire aux étudiants en France puisque nous distribuons entre 4 et 5 millions de repas à l'année dans les grandes villes de France. Donc c'est une institution importante dans le paysage et qui présente la particularité d'avoir créé les premières distribution massives pendant le Covid. euh distributions qui ont été médiatisées, pas à notre demande, mais il se trouve que ça s'est passé comme ça.
Ce qui a permis d'informer beaucoup de gens, ce qui a permis aussi d'en faire en quelque sorte un problème social et peut-être un enjeu politique. Avant 2020, il y avait de la précarité étudiante et il y avait de la précarité alimentaire chez les étudiants. Mais c'est l'étincelle qui a mis le feu aux poudre en quelque sorte et qui a contribué à révéler un problème qui préexistait donc à cette période de COVID.
Néanmoins, la période en question a considérablement aggravé et peut-être élargi le périmètre de la précarité étudiante puisque beaucoup de jeunes, ces jeunes que nous accueillons se sont retrouvés privés du jour au lendemain des petits revenus qui leur permettaient de tenir leur équilibre économique. Lorsque nous avons mis en place ces distributions, il y avait quantité d'associations étudiantes qui existaient sur le territoire qui organisait autant que possible des distributions, des aides en direction de divers étudiants, mais jamais aucune distribution massive n'avait eu lieu. Et nous, on s'est retrouvé en septembre 2020 à attendre 200 étudiants le prer soir, 400 le 2e, 700 le 3e soir, 900 et ainsi de suite.
Et en 6 mois, nous avons ouvert 19 lieux de distribution différents à Paris jusqu'à atteindre donc des sommets malheureusement dans les volumes distribués aux étudiants. Aujourd'hui, Linky en étudiante est donc la première association d'aide alimentaire aux étudiants en France, ce qui fait nous un acteur particulier qui présente aussi la particularité d'étudier la population qu'elle cible, c'est-à-dire d'essayer de comprendre d'où viennent ces étudiants qui font appel à nos services en quelque sorte et d'essayer de quantifier le phénomène. J'y reviendrai dans un dans un deuxième temps.
La la première chose peut-être dans ce débat et monsieur le rapporteur spécial, vous le faisiez lorsque vous êtes intervenu tout à l'heure, vous distinguez les étudiants boursiers et les étudiants précaires. Je crois que c'est une distinction qui est extrêmement importante et qu'il faut bien avoir en tête un point qui est le suivant : France, personne ni dans cette salle ni au-delà n'est mesure de quantifier le nombre d'étudiants précaires en France. Pourquoi ? parce qu'on ne compte que le nombre d'étudiants boursiers et ce n'est pas la même chose.
C'est précisément l'enjeu de notre distribution massive si elles attirent autant de monde et ce sont des distributions qui ce sont des distributions qui ne sont ouvertes qu'à des étudiants qui vivent en dessous d'un seuil de reste à vivre. Donc nous, tous les étudiants qu'on accueille ont moins de 400 € de reste à vivre par mois et la plupart d'entre eux ont un reste à vivre inférieur à 100 € vous le savez. Euh donc il y a des critères sociaux pour accueillir pour accéder à nos distributions.
Donc le premier point c'est que aujourd'hui en France on est incapable de mesurer de quantifier le phénomène et le nombre d'étudiants précaires. Pourtant on les voit les députés, les sénateurs les connaissent, les familles les connaissent, les universités les connaissent, les crousses les connaissent. Néanmoins, on n' pas d'outils statistiques uniformisés qui nous permettent de recenser cette précarité étudiante.
Et donc, il est assez logique qu'on se dise si on veut aider les étudiants qui en ont le plus besoin, tournons-nous vers ce public qu'on connaît, c'est-à-dire les étudiants boursiers. Mais j'insiste sur le fait que c'est une partie des étudiants précaires pour en revenir euh enfin pour en venir plus directement euh au débat euh qui a lieu aujourd'hui euh d'abord je pense que ce rapport d'information est extrêmement important et qu'il est utile d'évaluer les mesures et de discuter des mesures qui sont qui ont été votées. Et d'autre part, je suis très heureux en tant que représentant de la société civile de pouvoir y contribuer.
De mon point de vue, le souci porte sur trois éléments. Le premier, c'est que on a choisi dans cette mesure d'aider tous les étudiants et non de viser spécifiquement les étudiants en précarité. Donc de fait, monsieur le rapporteur spécial vous le disiez à l'instant, ça va moins aider les étudiants qui en ont le plus besoin puisque tout le monde pourra l'utiliser.
Deuxème élément, le budget affecté à cette mesure si on prend en compte le nombre d'étudiants précaires en France. Alors, je disais à l'instant qu'on avait pas de chiffres. Néanmoins, toutes les associations, tous les syndicats étudiants, l'observatoire de la vie étudiante évalue le nombre d'étudiants précaires à 20, 25 30 % de la population des étudiants.
Ça représente plus ou moins 1 million d'étudiants. Si on a 1 million d'étudiants précaires, le calcul est assez rapide à faire, si on a un million d'étudiants précaires qui se présentent demain dans les restaurants universitaires qui proposent les repas à 1 € et qu'il disent "Bah moi, je suis en précarité alimentaire. Je voudrais avoir ce repas à 1 €.
S'ils en bénéficient tous, cette mesure avec 50 millions d'euros ne permettra pas de financer plus de 7 repas par étudiant précaire et par an. Donc, il y a un décalage entre la promesse liée à cette mesure dépécariser les étudiants et son impact concret sur le terrain. L'alternative, c'est que ces repas touchent d'autres étudiants que des étudiants précaires.
Et c'est super. Moi, je suis pour les étudiants, je suis pour les les repas 1 € pour tous les étudiants et d'ailleurs pour tous les gens en France tout le temps. Mais mais c'est pas la même chose.
C'est pas la même pas la même ambition. Le deuxème élément, c'est que les institutions qui sont chargées d'administrer ces repas, les crousses, et vous y faisiez référence, monsieur le rapporteur spécial tout à l'heure, vont très probablement être en grande difficulté logistique opérationnelle pour assurer suffisamment de repas et on a vu qu'il y avait déjà des fils d'attente importantes qui empêchaient finalement ceux qui avaient besoin de ce repas d'y accéder. Le troisème élément, c'est que euh le coût de cette mesure euh me semble extrêmement élevé par rapport aux aides qui sont accordées par l'État, aux associations qui viennent en aide aux étudiants et qui distribuent des colis alimentaires.
Alors, peut-être que la question du colis alimentaire nécessite d'être un petit peu précisée parce que je ne suis pas sûr que tout le monde ait en tête ce qu'on fait nous. Vous mettez une boîte de conserve, un paquet de pâtes et un brique de lait UHT dans un sac, vous le distribuez. C'est un colis alimentaire, ça fait 1 kg 1 kg et demi et c'est un collier alimentaire.
Merci beaucoup, au revoir, bonne journée. Mais on peut faire les choses autrement. Nous avec cette association Linky en train d'étudiante, on a choisi d'autres modalités.
C'est des colis de 7 à 8 kg avec des produits frais, avec des fruits et légumes, avec des plats préparés, avec des jus de fruits, avec du pain qui vient des artisans qui sont à proximité des lieux de distribution, pas du pain de supermarché avec des produits aussi industriels, avec des kits d'hygiène et notamment des protections féminines pour les jeunes filles. Cette aide, elle est administrée dans une ambiance qui est une ambiance particulière, non stigmatisante. Ce sont des jeunes qui distribuent à d'autres jeunes.
Ce sont des étudiants précaires, les bénévoles qui agissent tous les jours. Il y a des distributions aujourd'hui tous les jours, sauf le dimanche. On distribue dans toute la France des colliers alimentaires de ce type et ce sont des jeunes précaires, des étudiants en précarité qui distribuent à d'autres étudiants.
Ce qui contribue à la digmatisation autant que les lieux qui sont choisis pour distribuer plutôt que de distribuer dans la rue, on va distribuer dans des cafés, dans des restaurants, dans des salles qui sont pas faites pour les distributions d'aide alimentaire. C'est comme ça qu'on a créé le concept, si vous voulez, en 2020. Et c'est ça que tout le monde a vu euh à la télévision euh en se disant "Mais il y a quand même un problème en France avec tous ces étudiants qui sont en précarité." Et ça s'est développé d'année en année.
Mais ça fonctionne parce que les étudiants en précarité se passent le mot, échangent sur les réseaux sociaux et viennent aux distribution. Ils sont préinscrits, ils remplissent un dossier de vulnérabilité qui nous permet de d'identifier s'ils sont précaires ou non et ensuite ils peuvent accéder aux distributions. Ces colliers alimentaires remplis de produits frais avec des kits d'hygiène distribués par des jeunes en précarité attirent les étudiants en précarité.
Ils viennent à notre distribution. Peut-être que c'est une option intéressante à prendre en compte par rapport euh au coût de la mesure des repas en euro qui dans l'état actuel de choses de mon humble avis ne touchera pas sa cible, ne permettra pas de dépécariser les étudiants alors que cette mesure prétend s'imposer comme la la seule possible. Alors ça fait ça ça provoque deux enjeux.
La première question enfin où ça entraîne deux questions. La première c'est l'adéquation entre les ressources qu'on a publique et l'impact qu'on recherche dans la société et l'efficacité des dépenses publiques. Parce que si on dépense 50 millions d'euros, c'est intéressant de savoir si la mesure en question permet de résoudre les problèmes qu'elle a identifié.
Moi, je pars du principe que ça ne fonctionnera pas et que les fils d'attente dans nos distributions continueront d'augmenter qu'on aura toujours autant de monde. D'ailleurs, depuis la mise en place de la mesure, ça n'a strictement rien changé à la fréquentation de nos distributions. Mais à la rentrée, ce sera encore plus difficile parce qu'il y aura encore plus de monde.
Euh et la deuxième chose, c'est le type d'aide qu'on veut apporter aux étudiants et à quels étudiants en particulier. Si on cherche à aider les étudiants en précarité, à ce moment-là, on pourrait peut-être s'appuyer davantage sur des associations qui font un travail euh qui n'est pas loin d'une euh d'un opérateur des des de des services publics euh et qui pourrait contribuer à aider les étudiants à se nourrir en quantité et en qualité parce que nous tous nos colis, ils sont organisés de façon à ce que les étudiants puissent avoir des repas équilibrés et puisse tenir quasiment une semaine avec un colis tel qu'on les tel qu'on les distribue gratuitement. Donc ce peut-être que la mesure gagnerait à s'intéresser à d'autres distributions alternatives, à d'autres manières de se nourrir alternatives, je veux dire autres que les repas proposés par les crousses et qui permettent à des étudiants de tenir bon de tenir bon pendant 1 an.
Je vous remercie. Merci beaucoup. Bon, je mes questions seront posées par Estelle Mercier et donc je passe la parole au rapporteur général.
Merci monsieur le président. Le président, merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur Mémon.
Monsieur Mémon, en fait tout à l'heure vous nous avez dit moi je crois, j'ai noté votre phrase, je crois pour le repas 1 € au fond je suis favorable à ce que tout le monde y ait accès. Tout le monde. Et donc il y a est-ce qu'il y a pas un paradoxe en fait ?
à à dire cela et en même temps dire il faut remplacer le système, il faut shifter le système vers de la distribution de colis plus efficace, plus et de façon ciblée ou bien il y a une nécessité ce que vous avez dit repas un euro vous dites pour tout le monde mais les colis c'est pas pour tout le monde. Donc moi, j'ai du mal à comprendre en fait la philosophie. Ce que ce que rapport ce que dit le rapporteur est très clair, c'est que les ressources étant limitées, par définition, elles sont toujours limitées.
Chaque euros que vous mettez chez un étudiant qui n'en a pas besoin, c'est 1 € en moins un étudiant qui en a vraiment besoin. C'est c'est connu. Et est-ce et d'ailleurs vous ne donnez pas, j'imagine les colis à des étudiants qui n'en ont pas besoin.
Ça serait ça serait absurde. Et donc pourquoi du coup vous vous nous dites au fond les repas en euro, moi je serais d'accord pour que tout le monde en est. Je c'est ça que je ne comprends pas.
Je peux vous répondre tout de suite ? Merci beaucoup. Alors, c'était une en quelque sorte une boutade, c'est-à-dire que je suis favorable au repas 1 € pour tous les gens en France, étudiants ou pas étudiant, ça coûterait très cher et et ce serait pas forcément adapté.
Ce que je veux dire par là, c'est que si on veut une mesure de dépécarisation des étudiants, cette mesure doit être réservée aux étudiants précaires exclusivement. Voilà, ma position est très claire là-dessus. y compris y compris si euh on garde si on gardait un système de financement pour financer des repas crous à 1 € là pour le coup vous vous pensez qu'il faut qu'on le limite aux gens qui en ont vraiment besoin.
C'est ça que je comprends. Absolument. Si on souhaite dépécariser les étudiants, cette mesure doit être réservée de mon point de vue exclusivement aux étudiants précaires.
Combien et j'ai entendu ce que vous disiez sur les colis élémentaires et c'est très intéressant. Combien estimez-vous compte tenu du coût du colis ? Moi, j'en ai aucune idée.
Euh une politique qui consisterait à dire bah voilà, on se fixe un objectif politique qui est dire que chaque étudiant précaire doit pouvoir bénéficier d'un colis. Je sais pas quel est le coût du colis, quelle somme ça représente. Je comprends que d'un côté vous nous dites qu'on a pas de vraies statistiques mais quand même que vous en avez vous parce que c'est votre métier et vous estimez à 25 % les étudiants précaires sur la somme des étudiants.
Euh parlons de cette question de Béoien mais j'ai mal lu. Mais quel est le pourcentage d'étudiants boursiers aujourd'hui en France ? On est à combien en pourcentage ? 25 %.
Donc en réalité vous avez quasiment la même définitionce gros. Ouais. Donc ça signifie que on a 25 % des étudiants qui sont précaires euh qui sont boursiers, pardon.
Mais vous dites-vous que vous estimez à 25 % le nombre d'étudiants euh euh précaire. Donc ça signifie que les les la définition de la précarité, on la retrouve chez les boursiers. Euh on a on retrouve à peu près les mêmes chiffres.
Il y a pas de surprise. Oui, je je sais que c'est troublant, mais d'un côté, on nous dit il y a 25 % des étudiants qui sont boursiers et vous nous dites "Boi, j'estime les précaires à 25 % des étudiants." Donc pour moi, ça signifie qu'on tombe bien.
Alors, je je vous réponds d'abord sur le sur le premier point, sur l'évaluation de la de la mesure euh et et des repas et comment on fait les repas et comment nous on fait nos repas, combien ça coûte, combien ça coûterait. Je veux pas du tout et je ne veux pas du tout être compris comme intervenant pour substituer à la logique des repas neuraux des colliers alimentaires. Je pense que c'est une mesure complémentaire pour toucher peut-être des étudiants qui n'ont pas un restaurant universitaire à proximité, qui ont besoin d'un repas le soir et pas seulement le midi, qui ont besoin d'un repas le weekend, qui ont repas ont besoin d'un repas pendant les vacances universitaires.
Comme vous le savez, les restaurants universitaires ne sont pas disponibles sur tout le territoire et ouvert à tous les moments. Donc nous qui sommes présents à Paris, à Bordeaux, à Lille, à Nant, à Lyon, à Montpellier, à Toulouse, à Marseille et cetera, nous voyons bien que les étudiants sont présents aujourd'hui et que quand les FA ont fermé, ils sont ils ont continué à venir aux distribution d'aide alimentaires que nous organisons. et nous serons présents pour distribuer ces colliers alimentaires aujourd'hui, demain, samedi, pas dimanche, la semaine prochaine pendant tout le mois de juillet, pendant tout le mois d'août, pendant tout le mois de septembre.
Mais ce que je veux dire, c'est que la précarité alimentaire malheureusement ne part pas en vacances et par conséquent, il est important que certaines associations, c'est notre cas, soient présentes pour assurer une forme de sécurité alimentaire. Ensuite, sur la question de la du coût euh du coût de la mesure et et versus le coût de nos colliers alimentaires, on a quand même quelques éléments assez précis. Monsieur le rapporteur spécial faisait référence au prix au coût pour les finances publiques d'un repas 1 € 7,89 € je crois. 7,89 € c'est le c'est la c'est l'équation que j'ai faite également.
Si vous vous dites qu'il y a 1 million d'étudiants en précarité, que tous vont utiliser ce système, ça ça fait qu'à la fin on on peut compter sur cette c sep repas par étudiants et par an si tous les étudiants précaires se vont dans les crousses et en bénéficier. Euh ça coûte 7,89 € de fabriquer un repas qui est un bon repas de qualité équilibré et servi assis euh dans un crousse. Donc je parle pas des des repas à emporter qui sont pas exactement de même nature.
Nous on a choisi une autre modalité de distribution de repas. Ce sont des colis alimentaires à cuisiner en quelque sorte. Donc il y a des plats préparés.
Donc on peut euh voilà les les manger très rapidement. Ils sont prêts à l'emploi. Ils ont été faits par des restaurateurs.
Euh mais sinon, ce sont des fruits, des légumes, euh des jus de fruits, du pain, des viennoiseries et cetera, des produits de supermarché, enfin tout ce qu'on peut récupérer euh de qualité. Et on fait un tri pour avoir des colis de qualité. Euh et je vous invite évidemment et j'invite toute la représentation nationale à venir voir euh concrètement une distribution alimentaire link entrée d'étudiante pour comprendre le le type de produit qu'on met à disposition des étudiants.
La particularité, je je viens au au point du sur le prix. Euh la particularité de notre association, c'est qu'on s'inscrit dans une démarche et on a on a choisi un cahier des charges très ambitieux plutôt que de téléphoner, de commander et d'acheter de la nourriture pour ensuite la distribuer gratuitement. Ce qui ce qui économiquement pose question sur le modèle.
On a choisi d'aller récupérer des invendus alimentaires, des excédents, des surplus, de les transporter en respectant la chaîne du froid pour ne pas mettre en danger les bénéficiaires, de les reconditionner, de les réorganiser pour pouvoir les transformer en aide alimentaire. Donc 100 % de ce que nous récupérons est transformé en aide alimentaire, ce qui fait nous un acteur un peu particulier hybride puisque nous faisons de l'aide alimentaire mais de l'aide alimentaire à partir de la récupération d'excédents alimentaires. Donc c'est un cahier des charges très ambitieux mais ça nous permet de faire ce que nous appelons de l'aide alimentaire durable.
L'équivalent dans un colis alimentaire, il y a entre 15 repas. équivalent repas dans un colis d'aide alimentaire tel que nous les tel que nous les distribuons tous les jours. Le coût pour l'association d'un repas, je disais que le coût du cru pour un repas du crous c'est 7,89 €.
Le coût pour notre association pour un repas 1 €. Donc il pourrait être utile aussi que on s'intéresse au coût de fabrication d'un repas de qualité et si il peut être alternativement distribué par des crousses ou par une association qui remplit le cahier des charges qui est fixé par la puissance publique et qui s'y tient et qui est évalué sur la qualité des colis distribués. Peut-être que ça permettrait d'aider des étudiants à manger correctement tous les jours.
Vous me permettez une dernière question ? Donc donc euh ce que vous dites là est très important. Ça signifie que la question des circuits sur les colliers alimentaires.
Il faudrait réfléchir à ouvrir ces circuits aussi aux crousses. En réalité que les crousses fassent est une mission d'aller chercher puisque la loi prévoit que les les invendus sont doivent être mis à disposition. C'est la loi qui le prévoit.
Donc vous bah il y a une loi qui prévoit que les avendus dans les supermarchés doivent être mis à disposition. Je crois pas. Elle le propose.
Elle le propose. Elle incite un certain nombre de professionnels alimentaires à mettre à disposition leurs invendus. Elle n'oblige en rien.
Elle ne contrôle pas. Elle ne sanctionne pas. Donc son effet est relativement faible.
Si l'on compare les chiffres du gaspillage alimentaire en 2016, 10 millions de tonnes par an. Au chiffre de 2026, quasiment 100 millions de tonnes par an. Est-ce que donc là aussi de Bocsien, est-ce que les Crouses ont une action qui consiste à du coup se se draper de vos habits du de de récupération des invendus ? les les CRU sont pas ces politiques là alors que vous venez de montrer que ça ça aurait une rentabilité à 1 € donc assez assez efficace tout à fait pour être très précis je je crois que les crouses se sont engagés dans une politique de lutte contre le gaspillage pour éviter que que les étudiants se servent trop et cetera eux-mêmes comme comme dans les cantines scolaires si vous voulez mais ils ont pas du tout fondé leur dispositif sur de la récupération d'un vendu qu'on pourrait cuisiner transformer en place ce qu'on fait nous tous les jours.
Merci. Merci. Nous passons donc aux orateurs de groupe et pour le groupe Rassemblement national, la parole est à notre collègue Alexandre.
Non, n'est pas notre collègue nous sommes trompés madame non plus. L'enal n'a pas d'oratrice d'orateur et donc la parole est maintenant au groupe de la France insoumise Farida Amran. Merci monsieur le président.
Monsieur le rapporteur spécial. Je ne partage pas du tout les conclusions de votre rapport. 46 % des étudiants sautent des repas pour des raisons purement économiques.
La généralisation du repas 1 € n'est pas une mauvaise idée ou en tout cas une mauvaise réponse à la précarité étudiante. Au contraire, votre rapport montre une chose claire. La fréquentation des restaurants universitaires augmente fortement et de plus en plus de bours d'étudiants non boursiers y ont recours.
Pour moi, cela ne prouve pas que la mesure est mal ciblée. Cela prouve surtout que la précarité étudiante dépasse des critères actuels des bourses. Un/4 des étudiants vivent avec moins de 100 € une fois que leur loyer est payé.
D'autres renoncent aux aides. Ils ne connaissent pas leur droit. Les démarches sont souvent trop complexes.
La situation, les situations familiales ne rentrent pas toujours dans des cases administratifs. Cette question, monsieur le rapporteur spécial du non droit, est complètement invisibilisée dans votre évaluation. En revanche, je partage un point important du rapport.
Les crousses ont besoin davantage de moyens. Si les restaurants sont saturés, ce n'est pas parce que trop d'étudiants viennent y manger. Si les fils d'attente s'allongent, ce n'est pas parce que le repas 1 € est trop accessible.
Si les personnels du sont souvent sous tension du CROUS, c'est parce que les capacités d'accueil et de financement n'ont pas suivi tout simplement les besoins. Pourquoi opposer l'universalité du repas 1 € et le soutien aux étudiants précaires, les plus précaires ? Ne faudra-t-il d'ailleurs pas peut-être faire les deux ? généraliser le repas 1 € renforcer les crousses et lutter surtout surtout contre le non recours et engager une réforme vous l'avez dit monsieur le rapporteur spécial une réforme ambitieuse des bourses étudiantes enfin je rappelle que le mon groupe de la France insoumise vient de notre programme porté par Jean-Luc Manchon propose la mise en place d'une allocation d'autonomie universelle pour que chaque jeune puisse vivre dignement merci passer la parole au rapporteur spécial puisque c'est lui qui est interrogé.
Merci monsieur le président, merci à Farida Amrani pour sa réponse. Je connais un peu la la ligne de la France insoumise sur ce sujet donc je suis pas surpris des remarques. Je je je note quand même que il y a des points du du rapport sur lesquels on on tombe d'accord.
Euh vous avez dit que la précarité étudiante dépasse les critères. Oui, je ne dis pas l'inverse dans le rapport et d'ailleurs Julien Mémon qui s'est exprimé il y a quelques instants disait exactement la même chose. Je veux dire là-dessus que les crousses euh se sont quand même amélioré au cours des dernières années parce que il y a pour essayer de repérer une partie de ces étudiants qui ne sont pas boursiers mais qui sont dans des difficultés.
Et donc c'est la notion d'étudiant précaire. Et euh quand avant la généralisation du repas 1 € il y avait effectivement un certain nombre et le quantité n'était pas négligeable d'étudiants non boursiers qui rentraient dans la catégorie d'étudiants précaires repérés par les crouses et qui donc pouvaient bénéficier du repas en euro. Est-ce que ce système était parfait ?
Non. Est-ce qu'on pouvait apporter des améliorations ? Certainement.
Euh mais je veux là dire que le pays a quand même été capable de faire mieux au cours des dernières années. Mais pour moi, la vraie réponse en fait à ça, c'est-à-dire comment est-ce qu'on cible et comment est-ce qu'on aide pardon les étudiants qui ne rentrent pas dans les critères pour le moment, c'est la réforme structurelle des bourses. Et sur ça, j'espère en tout cas qu'on peut tomber d'accord.
Je l'ai redit au ministre il y a quelques jours lors d'une une séance de question orale sans débat. L'urgence, c'est de terminer et de mettre en œuvre la réforme structurelle des bourses. C'est ça qui permettra de répondre au fond au problème de précarité d'un certain nombre d'étudiants et notamment à ce qu'a dit monsieur Mémont il y a quelques minutes.
C'est-à-dire que dans les périodes de vacances, les périodes de weekend, les périodes où il n'y a pas études, ces étudiants ne peuvent pas aller au cru. Par contre, s'ils étaient mieux aidés avec des bourses plus efficaces et plus ciblées, là oui, on ferait on atténuerait ces ces difficultés aussi dans les périodes creus. Je terminais juste en disant que après on a une différence fondamentale politique sur la vision de l'aide à apporter aux étudiants.
À chaque fois sans qu'on débat de ça que ça soit il y a eu le texte communiste il y a quelques jours, l'année il y a 2 ans quand on a adopté le texte socialiste sur le le repas à 1 € vous pensez qu'on doit aller vers un système d'universalité. C'est votre point de vue je ne suis pas d'accord avec ça. Voilà.
Je ne suis pas d'accord avec un système d'aide universel. On doit garder des conditions de ressources et je pense que la solidarité nationale, c'est d'aider ceux qui en ont besoin et ceux qui en ont pas besoin et ben peuvent très bien évoluer par eux-mêmes. Merci pour le groupe socialiste.
La parole est à notre collègue Estelle Mercier. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur. Merci tout d'abord pour ce rapport qui arrive à prendre, même si parler d'une évaluation sur le repas 1 € qui a été mis en place le 1er mai et nous sommes fin juin, c'est quand même un petit peu me semble-t-il manquer un un peu de recul mais bon pourquoi pas.
Nous sommes dans une commission des finances donc nous parlons d'argent. 50 millions d'euros, c'est ce que coûtera cette mesure en 2026. 50 millions d'euros.
Euh ce qui est intéressant dans votre rapport, c'est que ça montre évidemment que la précarité étudiante est importante et majeure. Voilà. Et elle s'est accentué d'ailleurs depuis 2020 et on le sait et tout le monde l'observe.
Et oui euh monsieur, nous avons euh régulièrement visité euh les distributions alimentaires et les colis. Nous députés, on le voit tous les jours. C'est d'ailleurs pour ça que nous avons demandé la euh le repas à 1 €.
Euh ce repas, il permet euh il est publicité par les étudiants, c'est dit aussi dans votre rapport. Et oui, euh il permet au moins dans la journée ou des fois deux fois dans la journée à des étudiants de manger à peu près correctement ce que beaucoup ne faisaient pas avant. Ça a été rappelé par ma collègue.
Et le succès au rendez-vous. Nous avons nous savons et nous avons démontré que il y a environ 20 % d'étudiants qui ne sont pas boursiers qui ne sont pas boursiers qui sont dans des situations de précarité. Euh et ça c'est quand même important parce que ça pose la question des bourses mais ça pose plus globalement quelle est la vision la question de la vision que l'on a pour nos jeunes qui étudient en France aujourd'hui. 50 millions d'euros pour permettre à nos jeunes de manger, de faire leurs études correctement, de s'assurer des conditions dignes de de travail et d'étude.
Voilà [grognement] 50 millions d'euros. Alors moi je suis très étonnée d'entendre dire et se satisfaire parce que c'est ce qu'on a entendu notamment par monsieur Mémon qui s'est satisfait que les associations qui distribuent des repas à des colliers alimentaires fonctionnent bien. Dire que c'est un modèle qui fonctionne, qui prend le relais, que c'est bien et que finalement ça n'a pas des ampli mais moi je c'est ça ça m'inquiète ce que vous me dites.
C'estàd que malgré la généralisation du repas en euros, en fait ça ne désemplit pas du côté des distributions de colis qui par ailleurs sont plutôt les weekends la plupart du temps où là les crousses ne sont pas ouvertes. Donc ça vient plutôt compenser le fait que les crousses ne soient pas ouverts le midi ou le soir quand c'est le cas puisque ça dépend des des ça dépend des secteurs. Je m'étonne aussi par ailleurs de l'audition de monsieur Mémon quand même responsable de Linky qui est président de l'association d'aide alimentaire aux étudiants qui a fait quelque part un peu son business de la vente des invendus et qui de manière globale est contre la généralisation du repas du repas 1 €.
Donc évidemment si on vous auditionne vous là ça donne tout de suite une couleur à la question de la généralisation du repas en euro. Ce qui m'étonne le plus et ce qui me choque le plus c'est qu'en fait on essaie de partager la misère en refusant la généralisation. En fait on met en concurrence les étudiants vis-à-vis des autres.
Monsieur Shisanous, vous l'avez dit, il faut des critères, il faut cibler. Vous avez dit cibler parfois vous êtes repris. Donc en fait, on va cibler les étudiants en disant celui-là, il est plus précaire que celui-là, celui-là, il est plus pauvre que celui-là, celui-là, ses parents ne l'aident pas, et cetera.
Et donc, en fait, c'est ça parce que aujourd'hui, qu'est-ce que l'on demande ? C'est aller cibler les plus précaires, les plus pauvres de manière euh individuelle et non pas donner la possibilité universelle de pouvoir manger dans des bonnes conditions. En fait, on fait peser pour des raisons budgétaires, on est bien au clair là-dessus.
On fait peser sur notre jeunesse lésirement d'une politique économique et budgétaire que l'on connaît depuis quelques années alors que ça ne coûte que 50 millions d'euros. Je rappelle le déficit et la dette c'est 3000 milliards d'euros. Donc à un moment donné quel est l'avenir que l'on veut pour notre jeunesse ?
Est-ce qu'on a pas 50 millions d'euros à investir sur cet avenir-là sur nos jeunes, sur nos étudiants qui sont l'avenir de la France demain ? C'est la question que je vous pose. Merci.
Alors, peut-être d'abord le rapporteur spécial puis monsieur Mémon. Merci. Il y a beaucoup de choses qui ont été dites.
Euh je laisserai bien sûr monsieur Mémon répondre. En tout cas, je voulais quand même dire chers collègues, je trouve quand même discours toi d'attaquer comme ça frontalement à Dominem une personne que nous auditionnons. Je précise par ailleurs pour que ça soit clair que je ne connaissais pas monsieur Mémon. on ne se connaissait pas.
Voilà. Et que monsieur Mémon fait un travail, je crois, qui est respectable dans ce domaine-là, que notamment il y a quelques semaines, un journal qui n'est pas un journal, je crois, ultralibéral de droite a publié le monde a publié une tribune qu'il a signé sur ce sujet-là. Voilà, je pense qu'on pouvait dire ce genre de chos de façon un peu moins un peu moins agressive pour notre invité.
Euh ensuite sur la précarité étudiante qui qui est importante. Euh je ne nie pas ça euh mais je je veux dire encore une fois que pour moi la solidarité nationale c'est d'aider effectivement ceux qui sont dans le besoin. Et je il ne faut pas aussi laisser croire que 100 % des étudiants de notre pays sont en Oui.
Le problème c'est parce que en fait quand on ne fait que parler de la précarité étudiante qui est un problème, on en viendrait à croire que tous les étudiants sont dans cette situation. Non, il y a beaucoup d'étudiants pour lesquels il n'y a pas de problème et c'est très bien et c'est très bien et c'est pas forcément vrai et c'est justement ça le problème qui a été pointé par les crousses, c'est que vous allez avoir une augmentation des étudiants non boursiers dans la fréquentation et que cela va peser en réalité sur l'aide qui est qui est la priorité que devrait avoir les les boursiers. Ensuite sur la question des critères.
Enfin, désolé notre système social fonctionne selon des critères. Par exemple, la fiscalité fonctionne selon des critères. Tout un tas d'aides qui sont données par l'État ou les collectivités territoriales, par exemple, même parfois par des mairies hein sur sur si on reste sur le sujet alimentaire, sur les cantines et cetera sont fait selon des critères.
Et là, on a une différence politique philosophique de fond. Je je considère que la solidarité nationale, ce n'est pas donné la même chose à tout le monde et que euh effectivement l'argent public doit prioritairement aider ceux qui en ont besoin. Et euh enfin sur cette question-là, je veux le rappeler parce que là aussi quand on on entend ce qui n'est pas dit, je veux rappeler que jusqu'au printemps 2026, le tarif pour les non boursiers, le tarif normal était déjà un tarif social.
C'était déjà un tarif social. Il était à 3,30 €. 3,30 €.
Quand je l'ai dit, le le coût de revient est en moyenne de 7,89 € et en fait ce coût va augmenter et il est encore plus élevé d'ailleurs dans les outresemers où on dépasse déjà les 10 €. Donc coup de revient, on va dire 8 € pour arrondir. Le repas était déjà à 3,30 €.
Donc c'est déjà un tarif qui est largement subventionné par la puissance publique et c'était 1 € pour les pour les boursiers. Donc il y avait déjà un tarif social et dans les comparaisons européennes et je m'en arrêterai là dans les comparaisons européennes d'ailleurs, alors pas simple de trouver des données, mais les données que l'on a que l'on a obtenu euh montrent d'ailleurs que euh aucun des pays européens ne suit la voie que nous avons. Nous n'avons pas trouvé d'exemples de pays européens où il y a une aide généralisée à à 1 €. les aides sont ciblées euh et euh les euh les tarifs euh le prix qui est proposé est est un peu plus élevé.
Donc une fois de plus, alors que nous sommes dans un contexte de finance publique extrêmement dégradé, nous faisons un choix en France d'être le mieux disant, d'être le plus dépensié et avec pour conclure en plus une question légitime qui se pose sur l'efficacité réelle de l'euro investi alors qu'on pourrait avoir des dispositifs notamment associatifs ou autres ou avec les bourses qui seraient plus efficaces. Merci monsieur le président. Merci madame la députée.
Je suis je suis assez surpris par votre intervention, je vous le cache pas. D'abord parce que j'ai l'impression que vous êtes d'accord avec l'idée qu'il y a de la précarité étudiante en France et qu'il faut agir et trouver des bonnes mesures et d'autre part en raison de vos attaques et de vos insinuations. Vous avez dit à un moment donné que quelqu'un faisait du business sur les invendus alimentaires.
Alors, je sais pas qui fait du business, mais ceux qui profitent financièrement du de cette aide, c'est les étudiants infinés et les professionnels de l'alimentaire à chaque fois qu'il donnent les produits alimentaires gagnent un rescrit fiscal que l'association peut leur fournir et qui leur permet en quelque sorte de rentrer dans leurs frais et d'éviter des coûts de déchets puisque ces produits, on les récupère en fin de course, en DLC du jour ou AJ-1 ou AG-2 et on arrive à les transformer en aide alimentaire à condition de les avoir triés avant et parfois les avoir recuisiner, les avoir transformés. Donc nous, on gagne rien là-dedans, on est non lucratif et donc je m'étonne de vos insinuations des des mots que vous avez utilisé. Euh la deuxième chose, c'est que dans la mesure où vous [grognement] êtes d'accord avec l'idée que il y a un problème de précarité des étudiants, je ne comprends pas votre positionnement puisque ce que j'essaie de dire ici, c'est que cette mesure risque et effectivement on est très peu de temps après sa mise en place mais risque de ne pas toucher sa cible et que ça pose une question pour tous ceux qui sont attachés au fait de toucher la cible. c'est-à-dire de dépécariser les étudiants, ce qui est notre cas, mais je présume que c'est votre cas aussi.
Et donc, il faut regarder les choses en face. Les repas en euro, cette mesure, elle a été mise en place pendant le confinement. Nous, nos fils d'attente ont continué d'augmenter pendant le confinement.
Donc, il y avait pas de lien immédiat à ce moment-là. Et aujourd'hui, ça n'a rien changé à la fréquentation de nos distributions qui n'ont pas lieu que le weekend. Elles ont lieu toute la semaine, elles ont lieu tous les jours, sauf le dimanche et dans toutes les grandes villes.
Donc euh et plusieurs personnes de votre partie sont venues voir nos distributions, donc elles ont pu le constater. Donc je je m'étonne un peu de votre positionnement sur le sur le sujet parce que je trouve ça bizarre par rapport à l'objectif qu'on a en commun en quelque sorte. Et ce que je soulève, c'est qu'il y a une inadéquation entre l'objectif affiché et l'impact réel de la mesure.
Et à contrario, je dis pas qu'il faut substituer à ces repas des distributions de colliers alimentaires, mais je pense que il pourrait y avoir, on aurait pu concevoir une politique publique qui permette via de multiples canaux d'aider au niveau de l'alimentaire les étudiants qui en ont le plus besoin. Et c'est pas ce qui a été choisi. Dernier point sur la question de la précarité étudiante et des mécanismes qui permettent de la de l'éliminer, nous on est les premiers à le demander.
Enfin, je veux dire, on a attendu personne pour créer des distributions. Il y a personne qui est venu nous voir en disant tiens, il faut créer une distribution en septembre 2020 et accueillir 200, 600, 700 et d'en accueillir tous les jours plusieurs centaines et de distribuer infiné 4 à 5 millions de repas par an. On gagne zéro argent là-dedans.
C'est des bénévoles qui sont mobilisés. C'est des milliers de bénévoles qui sont mobilisés à nos côtés. Le travail qu'on fait, c'est un travail qui mérite aussi éventuellement votre respect parce que c'est un travail qui quotidiennement permet d'aider des étudiants qui sont à 60 % dans une situation d'insécurité mentale.
C'est-à-dire que ils considèrent que leur avenir est bouché. Ils considèrent qu'ils ne vont pas s'en sortir. C'est deux étudiants, deux étudiants l'année dernière, trois étudiants sur 10 cette année qui disent qu'ils vont arrêter leurs études parce qu'ils n'ont pas les moyens de continuer leurs études.
C'est un manque à gagner pour tout le pays. Ce sont des étudiants dont nous calculons le reste à vivre, dont nous calculons les revenus. Et ce sont des chiffres que nous donnons à la représentation nationale, que nous donnons au ministère de l'enseignement supérieur qui n'a pas d'éléments sur les étudiants précaires.
Elle a que des éléments. Cette cette institution n'a que des éléments n'a que des informations sur les étudiants boursiers et ce n'est pas la même chose. Euh aujourd'hui, je je vous donne trois chiffres.
Trois chiffres. Bon alors si vous les connaissez par cœur, peut-être qu'ils pourront servir à d'autres députés éventuellement mais qui me semble important qu'ils sont liés à une étude qu'on publie qui n'est pas un baromètre. Ce n'est pas nous sommes pas un syndicat étudiant, nous ne publions pas de baromètre.
Nous avons une étude sociologique qui est basée sur des réponses et des entretiens qualitatifs auprès de 25 à 30000 étudiants dans toute la France pour essayer de comprendre ce qui fait que ces étudiants vont à une distribution d'aide alimentaire. Quels sont les critères qui les poussent à aller vers une distribution d'aide alimentaire ? Souvent, c'est la première fois qu'ils vont se faire aider et il n'irait pas dans une institution, dans une association généraliste et s'ils viennent chez nous, c'est pour des raisons particulières.
Qu'est-ce qu'on tire comme chiffre de cette enquête, de ce travail sociologique qui a été fait sur le terrain ? Premier point, 47 % d'entre eux disposent de moins de 400 € de ressources mensuelles. 2è point, 60 % d'entre eux payent un loyer supérieur à 400 €. 3è point, 69 % 7 étudiants sur 10 ont un reste à vivre égal ou inférieur à 100 € par mois et la moitié d'entre eux ont un reste à vivre encore divisé de moitié.
Je je livre ces chiffres en entier et en et en une fois, mais je sais que je pourrais les les redonner par la suite. 90 % des étudiants limitent la qualité de leur alimentation chaque jour. 76 % des étudiants limitent la quantité des aliments qu'ils consomment, donc réduisent la quantité de leur alimentation chaque jour. et 65 % d'entre eux sautent au moins un repas au cours de la semaine.
Ça, ce sont les chiffres qui sont liés aux étudiants qui viennent aux distributions alimentaires pour essayer de comprendre pourquoi ils viennent à une distribution alimentaire et essayer de de qualifier un petit peu leur profil. Ce sont quelques chiffres mais c'est tiré d'une étude qui s'appelle avoir 20 ans en 2026 qui a été faite avec les la Fédération des acteurs de la solidarité qui a été publié il y a quelques mois et sur laquelle vous pouvez tout à fait vous appuyer euh pour évaluer un peu plus précisément les structures euh de et le périmètre de la précarité étudiante en France. Merci beaucoup.
Alors, dernier orateur inscrit pour le temps des groupe et ensuite madame Mercier est inscrite en oratrice supplémentaire pour le groupe liberté indépendant outre et territoire. La parole est à Michel Castellanier. Oui, merci président.
Euh, monsieur le président, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, sur le fond, nous n'avons pas de difficultés. Nous avons vu ce rapport, nous y trouvons très difficilement des sujets de polémique. Euh sur le fond, pour nous en tout cas, l'objectif souhaitable, c'est d'égaliser autant que faire se peut les conditions de vie des étudiants.
Et donc, ça suppose une aide modulée, concentrée sur les catégories les plus modestes. Voilà. et l'observatoire national de la vie étudiante établit qu'à peu près un étudiant sur 5 est en difficulté réelle quoi.
Donc le l'objectif devrait être de concentrer le tir sur cette catégorie là évidemment pour égaliser du mieux possible, je l'ai dit, les conditions de vie. Donc sur le fond, moi je vais pas faire un roman, je résume. Nous approuvons en ce qui nous concerne la tonalité et les conclusions du rapport pour lequel d'ailleurs nous remercions monsieur rapporteur spécial.
Merci. Est-ce que ça appelle à des réponses ? Je suis pas certain.
Madame Mercier. Oui, merci monsieur le président. Je [grognement] crois que ce que ce que vous nous dites, monsieur Mémon et monsieur Sishut, nous le savons extrêmement bien nous au groupe Parti socialiste et c'est la raison même pour laquelle nous avons demandé la généralisation du repas à 1 €.
Là où nous ne sommes pas d'accord, c'est que moi j'estime que notre devoir ce n'est pas de péréniser les aides alimentaires ou péréniser les associations qui offre des colliers alimentaires aux étudiants. C'est au contraire mon souhait moi ce serait que ça disparaisse complètement du paysage. [grognement] Et c'est là où je pose la question de la neutralité du débat puisque vous-même vous êtes porteur euh d'un projet où vous, on va dire, vous êtes vous faites partie de ces associations à but non lucratif certes qui euh permettent effectivement qui mettent en relation finalement des invendus avec et qui créent des colliers alimentaires pour les étudiants.
Donc c'est c'est ça ma question, c'est de dire que effectivement on n pas le même point de vue, c'est que moi j'estime que cette précarité c'est pas une fatalité et que il faut qu'on continue à lutter contre cette précarité étudiante. Et ça passe par un système plus universel qu'actuellement parce que enfin plus universel par le repas en euro. En sachant que les étudiants qui ont les moyens, ils vont pas s'amuser à aller au crousse le midi et le soir manger des repas au crousse uniquement parce que ils ont le repas 1 €. ceux qui en ont vraiment besoin, ils vont par ailleurs sur la question des moyens qui sont attribués quand vous dites vous permettez quand même de dire, vous l'avez dit, je reprends ce que vous avez dit, c'est que le système du repas à 1 € n'est pas efficace et risque et a des risques sur ceux qui en ont le plus besoin.
Donc, vous avez vous portez un jugement, on est d'accord, vous avez une conclusion sur le sujet. Moi, je me permets je me permets de contester ça en disant que le problème euh n'est pas de restreindre les moyens mais au contraire d'adapter nos crousses à ce qu'ils puissent accueillir le plus de monde possible et d'y mettre les moyens nécessaires à la fois en terme d'organisation et à la fois en terme d'effectif. C'est à cela qui est dédié le budget de 50 millions cette année et de 90 millions l'année prochaine.
C'est justement de faire en sorte que nos crousses puissent accueillir ces nouveaux étudiants euh qui avant n'avaient pas les moyens. Vous parlez de 3,37 € enfin c'est monsieur Sus qui parlait de 3,37 € le tarif social 330 330 pour des étudiants par repas. Parfois c'est trop.
Parfois c'est trop. C'est ce qu'on avait démontré avant de mettre en place cette mesure, c'est que des étudiants à 3,30 €, ils peuvent y aller peut-être une fois par jour, mais ils y vont pas deux fois par jour et le soir, ils font autrement. Donc en réalité 330, c'est peut-être déjà un tarif social mais c'est un tarif social qui est insuffisant.
Et c'est là où on je ne partage pas votre point de vue et c'est normal, nous nous sommes nous ne faisons pas la même politique. C'est que à mon avis et nous ce que nous défendons c'est que permettre à des jeunes de se dire de pas se poser la question de savoir ce qu'ils vont manger, dans quelles conditions ils vont vivre, comment leur permet de faire des études dans des bonnes conditions et permet de rétablir les inégalités fondamentales de nos étudiants entre ceux qui ont les moyens, ceux qui ont pas les moyens, ceux qui sont obligés de travailler pour pouvoir financer leurs études. Et ça évidemment notre système à nous il est unique en France et si vous le comparez à d'autres modèles européens unique en France donc on peut toujours voir ce qu'il y a de pire ailleurs, ça c'est sûr.
On a un modèle qui nous permet à des étudiants de faire des études, on va dire, je vais pas dire gratuitement parce que rien n'est gratuit et que justement c'est de plus en plus difficile. on a des vraies inégalités sociales d'accès au logement, d'accès à à une à l'alimentation correcte et cetera qui induit un un une enfin qui qui va un impact réel sur les résultats de ces jeunes. Je veux dire, un jeune qui travaille aujourd'hui à l'université et ben il réussit 10 fois moins bien qu'un jeune qui est chez papa maman et qui a les moyens de rentrer chez lui le soir manger, il va pas manger au crousse et de pouvoir faire ses études sereinement.
Ce que nous voulons faire nous, c'est justement ça, c'est de manière euh sans avoir à critériser parce que dès qu'on critérise, on ne on ne prend pas compte de la réalité euh qui est complexe de la précarité des étudiants. Et on amène à ce que il y a des effets de seuil, c'est-à-dire que si vous êtes pas du bon côté du seuil, vous avez pas droit à ce repas 1 €. Et donc c'est là où le repas 1 € de manière générale permet à tout le monde et surtout ceux qui en ont besoin de fait parce qu'on y met les moyens d'avoir accès à un repas.
Merci. Ultime réponse monsieur Mémont. Monsieur le prépartant spécial rapidement pour réagir sur deux points.
D'abord pour mon terminer ce débat sur la neutralité du débat. Enfin, monsieur le président, vous êtes membre du bureau de cette commission des finances. Je crois que le changement des formats a été acté par les par les groupes et je veux redire que ça soit clair, avec mes chef mémo ne nous connaissions pas jusqu'à jusqu'à ce matin.
Voilà. Donc il y a absolument rien de préparé de coordonné. J'ai proposé ce nom parce que monsieur Mémon a fait une tribune qui a eu un certain impact il y a quelques semaines dans le monde.
Voilà qui est dans le journal centre gauche hein et j'ai proposé ce nom au président de la commission qui a validé ce nom. C'est c'est simplement voilà. Donc euh s'il y a eu un sujet sur la neutralité du débat, je pense que le président de la commission des finances m'aurait demandé de choisir une autre personne.
Et le deuxème point, on va pas faire le débat de toute façon, je suis sûr dans les prochains mois, il y aura deux textes pour le refaire dans l'hémicycle. Je pense qu'il est fondamental de garder une distinction boursier non boursier. Voilà, je pense que c'est fondamental dans le système de solidarité pour les étudiants.
Il faut garder cette distinction, il faut ensuite améliorer le système et c'est la réforme structurelle des bourses. C'est ça, c'est ça le vrai grand projet auquel on doit s'atteler. Et si dans le cadre de la prochaine négociation budgétaire vous arrivez à obtenir et le premier secrétaire du Parti socialiste et le président du groupe socialiste arrive à obtenir une réforme structurelle des bourses pour le PLF 202, je serai avec vous et je vous soutiendrai.
C'est ça qu'il faut faire. Alors entendons-nous bien, monsieur Zon Schou, bon j'ai pas pris la parole et volontairement laisser au groupe politique le soin de s'exprimer parce que quel jour quelque chose d'un peu frustrant quand le président pose toutes les questions que les groupes après ont le reste des questions et soit il n'en reste pas beaucoup. Non, je pense que cette audition, elle est intéressante, mais les collègues sont en droit de rappeler euh d'où chacun parle, bien et monsieur Mémon est un acteur de l'aide alimentaire en France euh et euh effectivement euh il a pas il a il est impacté directement par la mise en place du du la cantine en euro pour diverses raisons qui tiennent à son activité. il a un raisonnement et qui tiennent lieu de son expérience, tiennent compte aussi la conséquence sur les ses activités et je crois qu'on a en de le rappeler.
L'interrogation que nous avons eu puisque j'en ai échangé un peu avant avec Estelle par écrit, c'était le statut de votre association car dans plusieurs articles de presse que nous avons lu, vous êtes présenté comme une entreprise ou comme une start-up. Euh donc je crois que c'est peut-être ça qui a peut-être fait naître un trouble dans la discussion ici, c'est que euh des notamment un article de SocialTER que nous avons sous les yeux qui dit que vous êtes une entreprise, une start-up. Donc c'est peut-être le sens, je crois aussi, de la discussion ou du propos qui a été suite de de ma collègue.
Alors, je peux peut-être préciser, je vous remercie de m'en donner l'occasion. Alors, d'abord, il faut pas forcément croire ce que disent tous les journalistes ou tous les articles de presse, mais je ne vous l'apprends pas. La deuxième chose, c'est que le système Linky étudiante repose sur deux structures. une association qui organise les distributions et une entreprise sociale agréée ESUS, donc une entreprise non lucrative comme ça les choses sont claires puisqu'elles ne l'était pas qui va récupérer des invendus et organiser une logistique professionnelle pour garantir au bénéficiaire infiné la qualité des produits qui sont récupérés pour faire du tri, pas juste être dépendant du supermarché à proximité de la distribution qui va donner ses déchets en quelque sorte.
C'est exactement l'inverse qu'on a mis en place comme système. C'est un système où on choisit ce qu'on va chercher, où on les transporte de façon professionnelle euh et où on garantit aux bénéficiaires finaux une qualité des produits qui sont donnés. Alors euh dans cette perspective euh comment vous dire ?
Je sais pas si vous avez idée de ce que représente la gestion d'une association, l'organisation et je présume que oui, mais je vous pose la question parce que vous avez l'air de penser que finalement c'est une sorte de rente de situation. Alors effectivement, nous venons en aide aux étudiants en précarité. Effectivement, nous avons créé un modèle qui est un modèle différent à partir de septembre 2020.
Effectivement, il a créé des débats et peut-être des évolutions et peut-être que la mesure des repas en euro est née en partie des débats qui ont été créés à l'issue de ce qui s'est passé en 2020. Mais nous, on était sur le terrain la demande de personne. C'est on s'est autisi du sujet et tous les jours on essaie de faire quelque chose qui soit en lien avec les pouvoirs publics, avec les besoins des étudiants qu'on accueille.
Euh le je je suis peut-être coupable d'un sorte de conflit d'intérêt si vous le souhaitez comme un peu comme le Secours populaire ou comme les Restos du Cœur. Je n'ai aucun intérêt moi à ce que la précarité étudiante subsiste et on se bat tous les jours pour éliminer cette précarité étudiante et pour venir en aide aux étudiants qui n'ont aucune autre aide. Aucune autre.
Et c'est ce que dit très précisément l'étude d'avoir 20 ans en 2026 que que vous pourrez lire. Euh peut-être que le dernier point c'est sur la question des de la de la cible. Je trouve ça très bien d'avoir des repas équilibrés en accès pour tout le monde.
Je trouve ça très positif. Je pose juste la question de l'impact de cette mesure et de sa capacité à toucher sa cible. Je vous prends juste un exemple dans les dans le dans le monde de l'antigaspillage, il y a plein de systèmes, il y a plein de plateformes qui existent.
Alors, vous mettez vos invendus sur la plateforme, des gens vont se connecter et cetera, ça peut marcher dans certaines conditions. Mais la logique qui pousse un professionnel alimentaire, par exemple un boulanger à la fin de la journée ce soir à mettre tous ces sacs de pain sur une table dehors en disant bah c'est forcément les plus précaires qui vont venir les chercher. En présumant ça, c'est c'est une vision naïve de ce qui se passe dans la société.
Avec un coup de pluie, il y a les plus personne ne va y toucher. Avec une personne qui ouvre le sac, les autres qui viennent derrière ne viendront plus euh y toucher en se disant "Ce sont des déchets." Et possiblement un euh un convoi de de poubelle va euh ramasser la totalité.
Mais le boulanger sera parti chez lui en disant "Bon, ça a peut-être aidé les plus démunis." C'est faux. C'est faux.
ça ne marche pas comme ça, ça ne fonctionne pas en vrai. Et donc moi ce que je dis c'est que une mesure universelle, les repas 1 € destiné à tous les étudiants ne va pas permettre ne va pas nécessairement orienter vers ce dispositif les étudiants qui en ont le plus besoin. Et ça vous pour l'instant je crois pas que vous ayez des éléments qui vous permettent de le garantir.
Et si il advenait que uniquement les étudiants précaires bénéficient de ce dispositif, alors puisque il s'agit de la commission des finances et du budget affecté à cette mesure, les 50 millions d'euros en question permettent de financer 7 repas au maximum par étudiant et par an. Donc aucune utilité sur la dépécarisation des étudiants. C'est ça le risque.
Merci beaucoup. Alors, moi, je voudrais d'abord remercier le rapporteur spécial euh pour son travail et qui est honnête intellectuellement puisqueen réérité tout le rapport dit que c'est plutôt un grand succès et la fin explique que vous avez une opposition de de pas idéologique mais en tout cas une opposition de principe de principe. Voilà.
Euh et en même temps le rapport montre à quel point cette ce repas en euro est un succès. Et donc ceux qui sont favorables au repas en euros dont nous sommes et bien sont heureux de ce rapport. Merci monsieur le rapporteur spécial et merci monsieur pour votre euh pour votre pour la publication.
Oui bien sûr. Merci pour vos réponse très clair aussi et votre présence à nos côtés ce matin. La commission autorise-t-elle la publication de ce rapport ?
Je ne vois pas d'opposition il en sera donc ainsi décidé. Le rapport sera publié. Merci monsieur rapporteur spécial.
Merci monsieur le président Mémon. [grognement] et la séance est levée.
Charles Sitzenstuhl