Cyberattaque : comment lutter contre ce fléau ?
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on va passer au débat de ce club Messi on va parler des cyberattaques avec une résonance évidemment dans l'actualité puisque on sera du côté du centre hospitalier de Versailles dans quelques instants mais d'abord pour poser le débat Alex on va commencer par définir ce qu'est une cyberattaque du début alors une cyberattaque c'est une intacte informatique qui peut avoir différents objectifs voler des données désactivées en système informatique ou encore obtenir de l'argent les autorités françaises recense 47 formes de cyber attaque les plus utilisés sont d'abord le hameçonnage c'est à dire qu'on envoie un message pour inciter une personne à communiquer ces données personnelles bancaires en se faisant passer pour un tiers de confiance autre forme de cyberattaque le piratage c'est-à-dire prendre possession d'un système au détriment de son propriétaire et puis on peut citer aussi le rançongiciel c'est un logiciel malveillant qui s'introduit dans un ordinateur le bloc est réclame une rançon à son utilisateur ou encore l'arnaque au faux support technique qui consiste à une personne avec une fausse panne informatique et donc à lui faire payer un pseudo dépannage et quand on regarde les chiffres Alex c'est un bon des cyberattaque et oui en 2021 il y a eu 1 million de recherche d'assistance et d'informations sur le hameçonnage une hausse de 130 neuf pour cent de piratage de compte et de 95 % de rançons jiciels la nature de ces informatiques elle dépend aussi en fonction dépend des victimes les particuliers sont le plus souvent victimes de hamsonage qui représente 31% des cyberattaques de particuliers en 2021 les entreprises sont plus touchées par les rançons logiciels 24% des attaques qu'elle subissent tout comme les collectivités les rançon logiciels ça représente 20% des attaques des collectivités merci Alex pour ces chiffres Nicolas Arpajon comment on explique déjà ce boom des cyberattages alors déjà parce qu'on a et c'est heureux des organisations privées publiques qui sont de plus en plus numérisés c'est à dire qu'elles utilisent elles exploitent pour créer de la valeur pour apporter des services donc ça c'est la bonne dimension de la dimension positive par contre évidemment ça crée une dépendance à son fonctionnement et donc les pirates qui sont je le rappelle des entrepreneurs comme les autres c'est à dire des gens qui cherchent à optimiser leurs gains réduire leur risque on fait en sorte de se dire voilà comment est-ce que je peux automatiser des processus je peux éventuellement les internationaliser c'est à dire faire en sorte que sur des territoires assez vastes conduire des opérations malveillantes et en plus on a face à cette demande qui s'est exprimée une offre qui s'est structurée donc on a des outils qui sont de plus en plus exploitables techniquement et financièrement il y a moins besoin d'être le de manière de comprendre l'outil technique pour l'exploiter et donc bah ça explique l'ampleur du phénomène ce qui est certain c'est que ça concerne toutes les instances qui sont énumérisées et interconnectés puisque vous avez compris donc par exemple dans le cas de d'un hôpital c'est que il a évidemment le fonctionnement opérationnel mais après il va interagir avec la médecine de ville l'agence régionale de santé ou les laboratoires d'analyses médicales et donc effectivement cette exposition au risque elle est d'autant plus forte que si on n'a pas suffisamment de moyens techniques et humains pour assurer cette protection on se retrouve dans un phénomène globalisé un peu comme s'il s'agissait de se dire quelqu'un on n'a pas pu empêcher l'entrée de quelqu'un dans une maison est-ce qu'on le cantonne à la pièce dans lequel il est ou au contraire est-ce qu'il peut naviguer à sa guise plus il va pouvoir circuler bah évidemment plus il commettra de dégâts et c'est un des sujets donc les criminels vous l'avez évoqué en fait ce sont des infractions qu'on connaît historiquement le vol extorsion le vol de ressources la soustraction frauduleuse enfin toutes ces dimensions là la seule chose c'est qu'elles peuvent être amplifiées par un individu s'attaquant à une multitude c'est à dire que quand on était face au phénomène des braquages de banque il fallait au moins un braqueur par rétablissement bancaire là on peut démultiplier c'est ce qui donne l'impression de massification du phénomène évidemment sur le processus sur la manière de s'en prémunir Louis Hervé cyberattaque c'est un peu paraître un mot un peu abstrait comme ça mais en fait ça a des conséquences concrètes dans nos vies d'individus dans les vies familiales puisque on parle des des risques pour les entreprises pour les associations on peut parler aussi des risques pour les familles ça existe dans la vie quotidienne effectivement et je crois qu'en complément de ce qui vient d'être dit la vulnérabilité et d'autant plus grande que la structure est petite c'est à dire que même si vos exemples sont des exemples de centre hospitalier de grandes collectivités c'est normal ça va désorganiser un focus le fonctionnement d'un service public mais vous avez dans les PME vous avez dans les collectivités locales de petites tailles de plus en plus aujourd'hui de de voilà d'organisation qui sont des structurées qui sont l'objet de ces attaques là d'où la volonté du législateur d'iromédia en partie avec la locmi mais aussi avec les actions politiques sur le terrain je pense notamment à la prévention parce que c'est aussi la principale des réponses notamment avec les policiers légendes qui sur le terrain peuvent aider tous les acteurs à être moins vulnérable on va on va évidemment parler de la loopy de la loi de programmation du ministère de l'Intérieur et effectivement il y a un sujet là-dessus est-ce qu'on sait Nicolas Arpajon qui sont les principales victimes et que cherchent précisément les cybers alors deux choses la première chose c'est quand il s'agit de récupérer de l'argent donc de monétiser l'activité on a vu une évolution l'évolution c'était déjà de commencer à s'adresser à aux propriétés légitimes des données c'est-à-dire qu'une fois qu'on la chiffré les informations que vous détenez on essaye de vous les revendre en quelque sorte en vous les rendant à nouveau disponible après les pirates ont vu que c'était pas forcément une méthode qui fonctionnait très bien donc qu'est-ce qu'ils ont fait ils se sont dit bah en fait je peux chercher un autre acheteur c'est à dire des entités qui peuvent être intéressés par les données collectées alors dans une entreprise ça peut être des secrets de fabrication dans un établissement de santé vous avez compris les données personnelles les données qui sont d'état civil qui peuvent être utilisés pour des opérations ultérieures d'usurpation d'identité pour des escroqueries et effectivement qui ont donc une valeur sur des places de marché donc là à ce moment là le client recherché n'est plus l'entité gestionnaire initiale ça devient la communauté criminelle internationale qui peut être intéressé par ces volumes de données ce qui est certain c'est que on a aujourd'hui la nature est le Caval disait justement l'anti la l'entièreté des entités connectées sont concernés on a le cas notamment des collectivités ce sont les fichiers d'état civil qui vont être recherchés mais évidemment vous l'avez vu avec les collectivités vous avez les allocations sociales vous avez les collèges les départements les lycées ou les ou les écoles qui sont des foyers de données qui sont particulièrement monétisables sur des places de marchés criminels quand on regarde la protection des données en général c'est ce qui nous intéresse aujourd'hui mais la question des données personnelles en particulier c'est une Maroc je siège depuis 9 ans à la CNIL on a une forme de déformation puisqu'on va souvent parler de la protection juridique en fait en disant c'est pas bien de ne pas protéger ces données personnelles parce qu'on est gestionnaire d'un fichier d'état civil du parce qu'on est en entreprise et qu'on a un fichier client mais la chose la plus importante c'est la protection technique et c'est aussi une des fonctions de l'autorité administrative indépendante dont je suis membre c'est d'aller regarder dans les organisations comment de manière très concrète on n'a pas le petit post-it sur l'écran avec les différents mots de passe comment on n'a pas sur un fichier non protégé des mémos qui reprennent des éléments etc donc des choses qui sont assez basiques et qui vous évite de tomber très vite dans on n'est jamais assez prudent mais même nous-mêmes regarde dans votre vie quotidienne la galère que c'est que de souvenirs d'un mot de passe tout le monde le vit même moi et donc comment est-ce qu'on fait pour et en fait c'est c'est là qu'on commet les uns les héros des autres des erreurs vous avez dans une autre dans une PME le comptable qui est incompable expérimenté qui est là depuis 30 ans et cetera qui va tomber dans le panneau d'un mail qui arrive qui ressemble vraiment au mail d'un fournisseur qui demande un virement virement est fait parce que ce comptable a les comptes bancaires alors qu'il ne devrait pas les avoir etc donc en fait il y a je le redis la preuve il y a l'intervention du législateur ce qu'on fait ce matin avec monsieur padjan qui est important qui est mais c'est dans les organisations de manière la plus concrète possible qu'on peut répondre on peut on peut évidemment prendre tout un tas de lois de dispositions européennes françaises pour lutter contre la cyberculanité on y reviendra j'imagine vis-à-vis des réseaux internationaux parce que l'enjeu c'est que on parle pas on parle peut-être du petit délinquant du coin qui peut faire ça depuis chez lui mais on parle aussi de résoudre internationaux qui peuvent faire ça depuis l'étranger on va y venir évidemment mais l'actualité on est rattrapé par l'actualité et l'actualité c'est cette cyberattaque au centre hospitalier de Versailles on va rejoindre Richard Delpierre bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes mère du généreux concours dans les Yvelines et qu'au président de ce centre hospitalier de Versailles qui est donc touché par une cyberattaque depuis samedi elle est toujours en cours stabilisé mais on a perdu 80 % de nos serveurs dimanche midi donc l'attaque a commencé à 21h les équipes ont fait preuve de beaucoup de réactivité ont eu les bons réflexes mais commencer quand les applique commence à tomber ça veut dire que le virus est déjà là donc toute la toute la journée de dimanche a été consacrée à s'assurer que les malades qui étaient à l'hôpital étaient en sécurité et pour les six dont nous avons considéré que la progression du virus pouvait les mettre en danger notamment trois nourrissons ils ont été évacués sur d'autres établissements franciliens et alors je vous parle il y a pas eu d'autres évacuations donc donc le 1er message c'est l'hôpital l'hôpital tourne il tourner au ralenti mais il tourne et il tourne en sécurité les personnels se sont très vite réadaptés et ils l'ont dit il travaille en tout cas sur la partie transmission de données un peu à l'ancienne en mode papier crayon mais voilà le l'ensemble des outils qui permettent d'exercer les actes médicaux fonctionnent voilà les deux les deux secteurs qui sont qui sont protégés entre guillemets ce sont les la maternité sur lequel on a on a procédé à des réductions de voilure pour permettre d'accueillir l'ensemble de nos patients en toute sécurité mais en tout cas vous nous confirmez ce qu'a dit François bonnet à savoir classique et la continuité des soins et désormais assuré François Brune il a parlé d'attaque terrorisme vous employez ce mot moi j'irai même plus loin je pense qu'on est on est sur une nouvelle manière de faire la guerre je ne crois pas beaucoup au hasard ça fait en six mois deux attaques de gros établissements hospitaliers qui provoquent des perturbations extrêmement importantes sur le fonctionnement de notre système de santé et vous savez quand on quand on a géré une crise tous ceux qui s'en occupent s'inquiètent évidemment de la surprise voilà le il y a une dimension emblématique ce qui nous attaquent et je ne sais pas qui le sont veulent montrer qu'ils peuvent taper au cœur du système et je crois qu'il va falloir qu'on s'interroge et qu'on n'attend pas la troisième quatrième attaque d'un grand centre de soins pour se dire que cette partie là de de de notre notre patrimoine doit être protégé sans doute aussi de manière aussi importante que le sono central nucléaire ou un certain nombre de points de système de défense nationale je c'est mon intime conviction et je crois qu'il fallait il ne faut pas attendre d'avoir de nouvelles attaques sur ces gros établissements sans doute sont-ils je l'ai entendu mieux protéger que nos PME mais voilà on touche au cœur de notre système de santé il y a des vies qui sont en jeu là les équipes ont très qui agit nous n’était pas à l'abri de perdre des vies humaines donc on est sur quelque chose d'extrêmement sensible et je pense qu'il va falloir très rapidement revisiter la manière dont on protège nos établissements l'épisode qui a eu à corbeille cet été a commencé déjà à aider à cette prise de conscience et voilà je pense qu'il va falloir qu'on accélère le rythme les moyens qu'on y consacre pour permettre à la fois nos établissements de santé de continuer le délivrer délivrer service mais de pas vivre avec cette épée de démoclès au-dessus de la tête de se dire que parce qu'ils sont interconnectés ils sont hyper vulnérables on le sait le retour à la normale va prendre du temps beaucoup de temps plusieurs mois et et nos équipes même si elles sont résiliantes sortent de deux années de covid et voilà donc je pense qu'il faut il faut qu'on s'interroge collectivement sur les moyens qu'on met pour mieux protéger les les gros hôpitaux qui qui commandent et qui qui délivre le gros du service public de santé sur nos territoires vous n'avez aucune idée de qui et derrière cette attaque est-ce qu'elle a été revendiquée il y a eu une demande de rançon qu'a ne pas la payer ça c'est une certitude après on va laisser les enquêteurs de l'engendarmerie faire leur travail on sait que dans cet univers là c'est extrêmement difficile de remonter de remonter la piste ce que j'espère c'est qu'on pourra nous dire si la la technicité utilisée par les assaillants et de haut niveau et si on est sur autre chose que du bricolage ou de ou du travail de géniaux à coeur j'en ai là j'en ai moins l'intime conviction mais c'est vraiment le travail des gendarmes et la justice que de nous éclairer autant qu'il le pourront sur sur la nature de ces attaques sur leur caractère structurés et sur le caractère répétitif on verra notamment si entre l'attaque de corbeille il y a des similitudes ce sera un élément éclairant je pense merci beaucoup merci Richard Delpierre d'avoir été avec nous-mère du généreux concours et donc qu'au président de ce centre hospitalier de Versailles vous vous l'avez entendu Loic Hervé il parle d'une nouvelle forme de guerre ça va au-delà de l'attaque terroriste dont tu as parlé François Braun pour Richard Delpierre et il dit il y a les hôpitaux finalement ne sont pas suffisamment protégés vous êtes d'accord avec tout ça par exemple on voit bien que il y a un défaut de protection de nos hôpitaux effectivement la situation internationale peut tout à fait avoir comme conséquence des attaques sur un certain nombre de nos infrastructures je pense notamment aux infrastructures ça fait mal un hôpital ça désorganisé un système de santé si on est sur une forme de guerre psychologique c'est plus c'est très parlant vis-à-vis de l'opinion publique je crois qu'une des choses qui est très révélateur de ce que Monsieur le Maire a évoqué c'est la préparation ou l'impréparation à la résilience c'est-à-dire qu'en fait l'informatisation des processus notamment dans la santé mais c'est vrai dans d'autres organisations fait qu'on il y a pas de machine arrière possible ou du moins ça demanderait un effort et ça demande un effort d'entraînement qui fait dans les forces armées par exemple si on devait être coupé par exemple de des réseaux hertziens du GPS les armées je pense notamment à la marine apprend toujours à piloter un navire avec les la culture historique dans un hôpital on passe au papier au crayon mais pas aussi simple que ça il y a tout ce qui a été informatisé y compris une grande partie de la connaissance manque donc c'est très important aussi d'avoir une forme d'entraînement à la résilience c'est-à-dire de se dire si on avait une coupure de courant importante et que par exemple les dispositifs de secours ne se mettent pas en marche si on a une attaque cyber qui dure qui peut durer parce que le temps de recouvrer l'intégralité de ces données de ces processus ça prend du temps indépendamment du paiement de l'argent parce que le pays combien même l'hôpital aurait payé la rançon c'est pas sûr qu'il récupère ses données de prendre premièrement et deuxièmement le le mal est fait et le mal est grave dans l'organisation donc ça demandera du temps donc c'est ça c'est très important oui la situation internationale incontestablement un un à des conséquences sur ces attaques en France c'est une et en Europe c'est une évidence mais il y a aussi la question de comment on répond à ça y compris par l'entraînement et par la résilience comment on y répond comment on se prépare et est-ce que vous dites vous aussi qu'on est dans une nouvelle forme de guerre alors pour serrer les réponses après s'y préparer il y a deux investissements technologiques et humains les Nizas c'est l'Agence européenne de cybersécurité qui est pas le plus comment dire justement pousse au crime dans ce domaine là constate quand même que globalement les établissements de santé ont des niveaux d'investissement inférieur au reste en clair il faudrait pour bien avoir les ressources suffisantes avoir 15% du budget numérique c'est-à-dire système d'information consacré à la cybersécurité on est plutôt aux alentours de 7% dans le cas des établissements de santé c'est une partie de l'explication deuxièmement ce sont des pénuries personnelles parce que non seulement il faut des outils mais il faut pouvoir les déployer et les et piloter de manière à les adapter aux changements d'environnement la guerre alors dans je vois bien le propos ministériel autant on peut concevoir d'ailleurs on l'a vu dans le cas de l'Ukraine physiquement c'est-à-dire que l'agresseur russe a utilisé l’arme numérique pour précéder les invasions physiques c'est-à-dire de manière à créer des dysfonctionnements des perturbations ah non pas douter dans ce cas-là je pense qu'on est quand même d'abord dans une attaque crapuleuse même si pour les attaquants la cible d'un établissement public n'est pas profitable pourquoi parce que comme il y a cette doctrine de ne pas payer les rançons et maintenant de l'autorité publique et puis il y a aussi l'insolvabilité il faut être très clair le budget de je crois que le maire de l'établissement de Versailles a décidé de ne pas solliciter le montant de la rançon le qu'on ne sait pas qui était mais on peut envisager que si on compare au regard de la taille de cet établissement globalement ça aurait été qu'ils ont deux millions d'euros en crypto monnaie dans le cas de corbeille c'était 10 millions dans la demande initiale descendue à un million après à bref échanges vous voyez bien que ce n'est pas dans des ressources disponibles de la part d'un établissement public surtout qui devrait dans sa comptabilité sortir en crypto monnaie ce qui ne lui permet pas en principe la comptabilité publique mais ça veut dire là pour qu'on soit clair dans ce cas-là en tout cas vous ne croyez pas une attaque géopolitique alors je pense que dans ce cas-là la géopolitique s'accompagnerait d'opération d'agide props c'est-à-dire faire en sorte de donner une dramatisation de faire en sorte qu'il y ait une mise en contexte une mise en cause des autorités avec des messages avec une dramatisation et là vous êtes dans une stratégie déployée je crains que dans ce cas-ci on soit dans une banale automatisation de système qui intègre les établissements de santé parmi cela et qui en plus faisait que je vous dis d'un point de vue strictement crapuleux c'est pas forcément très performant ça n'empêche que ça crée des dysfonctionnements et que évidemment et l'unité de compte parce que hélas on a évoqué corbeille mais on a eu d'Ax avant on a eu Villefranche-sur-Saône c'est on a on l'a déjà atteint la demi-douzaine de grands établissements l'unité de compte c'est plutôt l'année pour revenir à une situation normale par contre évidemment et c'est là où les gestionnaires publiques ont des obligations en termes de recrutement en termes d'investissement et de déploiement de solutions de sécurité qui existent des annonces ont été faites mais là encore dans la cyber les annonces de création de poste ont pu être faites il va falloir les convertir en recrutement effectif c'est-à-dire vous pouvez ouvrir des postes mais s'il n'y a pas les candidats vous ne pouvez pas les fidéliser c'est la limite de l'exercice c'est là où on va retomber dans des problématiques de management d'attractivité très humaine technique certes mais ne pas négliger la dimension humaine et de se doter d'outils qui soient cohérent avec la situation technique des établissements de santé on parlait des établissements de santé mais collectivités sont également touchés notamment avec le déploiement du télétravail et du tout numérique le conseil départemental de séné-marne a été victime d'une cyber-attaque de grande ampleur le 7 novembre dernier et depuis les services informatiques sont paralysés on regarde sur le reportage de Flora sauvage écran noir téléphone hors détails et un système informatique totalement paralysé depuis le 7 novembre le conseil départemental de Seine-et-Marne est victime d'une cyberattaque de grande ampleur responsable du service comptabilité Christophe Noël a dû revenir à l'usage des factures papier à l'image des 5000 agents employés par le Département c'est l'ordre de paiement manuscrit qu'on a mis en place du coup avec la collaboration de notre payeurs que les directions doivent remplir du coup pour pouvoir mettre en paiement toutes les factures et toutes les allocations doté 5 milliards d'euros le Conseil départemental est notamment chargé du versement de l'allocation aux adultes handicapés du RSA ou encore de la location personnalisée à l'autonomie et puis maintenant 4 semaines c'est très compliqué pour nous de travailler puisque nous sommes un peu coupés du monde on n'a pas de téléphone pas de messagerie pas d'internet donc il a fallu qu'on trouve des solutions pour s'adapter et continuer à communiquer notamment entre collègues il a fallu qu'on trouve un moyen palliatif pour continuer ses paiements donc on continue télécharger les factures mais on est obligé aujourd'hui de les imprimer de les envoyer aux directions en version papier qui doivent rédiger manuscritement des ordres de virement du conseil départemental de Seine-et-Marne n'apportait plainte il craint que les hackers et récupérer des données personnelles je pense à nos agents puisque leurs coordonnées bancaires peuvent avoir été hackés mais comme les coordonnées bancaires aussi de l'ensemble de nos bénéficiaire du RSA de l'appart de toutes les allocations dont sont indépendants à ce stade je suis incapable de vous dire qu'ils ont été les fichiers qui ont été détournés ou autres je n'en sais rien une rançon de 10 millions de dollars a été réclamé mais le Conseil départemental refuse de payer en attendant l'urgence pour les informaticiens et d'analyser post par poste l'étendue des dégâts la salle du Conseil a été transformée en cellule de crise un travail de fourmis pour les 70 agents qui sont sur le pont depuis un mois la première faille c'est généralement l'utilisation de ce qu'on appelle le fishing c'est à dire de mails qui sont le guide mot de passe qui sont attrapés par les hackers par justement parfois des mauvaises pratiques de nos utilisateurs avec le déploiement du télétravail et la numérisation grandissante des services aux usagers des collectivités territoriales sont devenues les cibles des pirates informatiques comme l'expliquent cette experte en cybersécurité c'est comme dans une rue dans une rue vous prenez différentes maisons les attaquants vont regarder les portes bien protégées les blindés elles vont passer à côté elles vont celles elles vont vers celles qui sont moins protégées et bien c'est pareil sauf que là ça a touché des collectivités territoriales et des hôpitaux alors qu'on pourrait se dire que attaquer pour des rançons c'est pas l'endroit où on a le plus d'argent à retirer on pourrait se dire que c'est plutôt des grandes structures en grande entreprise qui pourraient payer or la règle c'est de ne pas payer les rançons et en tout cas c'est les données qui sont dans les collectivités qui sont la priorité devant la recrudescence des cyberattaques les collectivités locales tentent de mieux se préparer en investissant dans des systèmes de la sécurisation de leur système d'information si leur est difficile d'empêcher une nouvelle attaque l'objectif est bien de limiter au maximum les intrusions par des pirates informatiques et on le voit le café il a été question dans son pour qu'on soit bien clair est-ce qu'une collectivité ou est-ce qu'un hôpital peut payer une rançon est-ce que c'est légal vous savez que dans un hôpital public comme dans une collectivité locale il y a un principe qui est la séparation de l'ordinateur et du compte à l'ordinateur fait souvent les îles locaux et le comptable étant un agent de Bercy et évidemment aujourd'hui dans la doctrine actuelle dans le sphère publique pour l'État pour ces établissements publics pour les collectivités locales comme dans l'autre domaine hospitalier il n'est pas question de payer évidemment cette rançon pour des raisons de comptabilité publique même si sur un plan théorique ça pourrait se faire mais ça ça demanderait à s'attendre de choses que qui n'est absolument pas pratiqué moi je pense que c'est et je pense que c'est bien parce que c'est bien parce que si on si dans notre pays les centres hospitaliers ou les collectivités locales se on rentrait dans un autre dans un autre dans une autre phase de de la des conséquences de la cybercriminalité voilà donc je pense que c'est il faut rester là donc en fait c'est 20 de demander une rançon à un hôpital un établissement public c'est pour ça que ce que je disais tout à l'heure au point du crapuleux ce n'est pas performant par contre ce qui est certain c'est que l'entre des entreprises sont amenées à payer et donc c'est ce qui donne le caractère profitable de cette activité par contre le pirate a donc intérêt à élargir le nombre de victimes de manière à optimiser le taux de transformation de celle qui vont accepter de payer finalement la rançon on va aussi dans une question qui se pose à travers ce reportage c'est la question du dépôt de plainte le Ikea est-ce qu'il est systématique le développement c'est une évolution importante de la loi au terme de la loopnie nous avons trouvé un accord avec les députés la semaine dernière et cette loi va être votée la semaine prochaine l'idée du législateur et de conditionner le l'assurance le remboursement d'assurance la prise en charge par l'assurance au dépôt de plainte le plus rapide possible donc dans la créé dans la loi un délai qui permet qui oblige ceux qui sont l'objet d'une attaque à à se signer des pourquoi et on vise notamment les entreprises il y a des entreprises qui travaillent dans le domaine de la défense dans le domaine de la sécurité qui sont parfois clés des entreprises vraiment sensibles qui ne veulent pas au titre de leur réputation qu'on sache qu'elles ont été l'objet d'une attaque et on peut le comprendre simplement si on veut répondre notamment sur un point de vue de l'enquête et de la lutte contre la criminalité il est nécessaire que les cybers gendarmes et les cyber policiers et connaissances de ces attaques le plus tôt possible c'est une course contre le temps donc il y a une urgence dans l'entreprise mais aussi une urgence pour ce qui a des pouvoirs publics et notamment des forces de sécurité de pouvoir réagir donc l'obligation de cette de ce dépôt de plainte est une manière pour les enquêteurs de connaître au niveau national ce qui est en train de se passer puisque vous avez des attaques parfois qui sont des attaques simultanées de tout un tas de d'organisation donc une espèce de d'importance de connaissances et donc on a lié l'assurance avec le développement un mot Alexandre de cette programmation de ministère de l'Intérieur puisque les moyens ont été mis sur la cyber délinquance effectivement cette loi prévoit 8 milliards d'euros pour la lutte des forces de l'ordre contre les cybermonaces 8 milliards d'euros sur 5 ans avec d'autres mesures à une école de formation à la cybersécurité créée au sein du ministère de l'Intérieur un numéro de signalement des cyberattaques va être mise en place le 17 cyber c'est l'équivalent du 17 pour appeler la police et plus de 1500 cyber cyber patrouilleurs qui vont être déployés sur le net des moyens de cyber enquête sont également renforcés sur autorisation de la justice la police pour enquêter sur le net sous pseudonyme saisir des actifs numériques des personnes soupçonnées et puis pour les rançons logiciels vous le disiez Louis Carvin le remboursement d'une rançon par une assurance d'une entreprise doit être conditionnée au dépôt d'une plainte en moins de 48 heures puisque certaines entreprises avaient tendance à payer des rançons sans tes plans Nicolas va est-ce que pour vous les moyens mis en France sont suffisants où est-ce qu'on est en retard sur cette question de lutte contre la France a posé avec la réglementation depuis on a eu une loi de programmation militaire qui a permis d'établir ce qu'on a désigné comme étant des opérateurs d'importance vitales à peu près une de plusieurs centaines d'entreprises issus de 12 secteurs d'activités donc les télécoms le train l'eau l'alimentation service financier etc qui ont permis de fixer des obligations c'est-à-dire évidemment ça empiète un peu sur l'autonomie du dirigeant l'entreprise parce qu'on lui dit voilà votre activité est considérée comme critique ça a été confirmé renforcé par une directive européenne la directive Nice également entrée en vigueur en 2018 dont la deuxième version vient d'être également finalisée il faut le reconnaître grâce au travail aussi de la du vraiment général sur la protection des données parce que lorsque les commissaires à la protection des données prononcent des sanctions pouvant aller jusqu'à 4% du chiffre d'affaires mondial globalisé d'une entreprise bah en fait ça met un prix sur la valeur des données et donc on se dit bah si on ne veut pas être en infraction surtout que les données personnelles c'est en général les données de vos collaborateurs ou les données de vos clients c'est-à-dire ceux pour lesquels en principe vous avez des marques de considération en tout cas dans votre politique marketing et donc ça veut dire que vous êtes obligé d'investir parce que vous avez des moyens alors évidemment la réglementation c'est un agenda des cahiers des charges et éventuellement un régime de responsabilité de sanction bah ça a permis de d'avancer sur ces sujets là par contre on bute sur deux problématiques les compétences les compétences les compétences pourquoi parce que tout le monde recrute administration civile de l'État administration militaire grandes entreprises fournisseurs de services PME et puis le monde criminel également donc on a une pénurie de candidats et ce qui crée une tension on peut c'est pour ça que je faisais le distinguer entre on peut annoncer la création de poste il faut ceci soit pourvu et qu'ensuite il faut que ces personnels soient fidélisés c'est un domaine où il faut former et former tout au long de la vie on peut pas considérer que la connaissance réacquise une fois un diplôme initial obtenu donc ça veut dire qu'il y a un défi aussi très managérial de tous les recruteurs privés publics qui ne se traduit pas uniquement par des annonces budgétaires ouais et puis évidemment le Parlement a voté une loi pour enfoncer les moyens dans le pays mais est-ce que ça passe par une nécessaire coopération internationale coopération transfrontalière avec Hervé plus européenne si on peut on peut on peut pas dire que ce soit le le la dimension qui soit qui fonctionne le moins bien les coopérations entre services de police ou au travers de la travers l'Atlantique ou en Europe sont plutôt alors ça peut toujours s'améliorer évidemment mais bien sûr que le déploiement de moyens à l'échelle de la loopnie c'est en plusieurs milliards d'euros sur cinq ans et les questions de coopération nationale sont vraiment les les éléments sur lesquels on peut aussi répondre c'est encore une fois la question d'une question de rapidité dans dans l'organisation quand l'air doit donner au plus vite pour limiter au maximum les dégâts et aussi l'alerte aux policiers gendarmes 48 heures c'est très court 48 heures quand vous avez pris conscience que c'est une cyberattaque le fait de pouvoir alors que vous êtes affairé plutôt à regarder ce qui se passe dans votre entreprise ou dans votre organisation publique la question de la du développement elle est pourtant une des premières choses à faire en disant quête polish gendarmerie vont respecter les codes le code de procédure pénale donc et vous l'avez bien vu le café a parlé de coopération le FBI quand on dit est-ce que RuPaul c'est le FBI européen non pourquoi parce que le FBI c'est un même système juridique une même langue sur un territoire de 350 millions d'habitants l'Union européenne Europole c'est de la coopération policier français parlent à son collègue également qui parle à son collègue italien donc évidemment ça reste un territoire juridiquement morcelé en tout cas judiciairement morcelé qui fait que c'est un privilège pour les pirates qui eux peut faire du saut de frontière en quelque sorte pour se dissimuler ils ont la vélocité liée au numérique c'est-à-dire de déplacer leurs équipements leurs infrastructures pourquoi c'est pour ça que le dépôt de plainte est important les recrutements aussi côté police parce que plus il y aura des potes plus à convaincra le législateur que le sujet a une matérialité pour rappeler le parquet de Paris de magistrats dédié à cela avec deux enquêteurs spécialisés pourtant ce sont de grands professionnels mais ça reste des moyens disproportionnés de l'ampleur de l'attaque merci pour vos éclairages passionnants messieurs sur ce sujet [Musique]