Effort budgétaire : François Bayrou persiste, les syndicats préparent la riposte
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europ soir 19h 21h Rudissade toujours avec Gill Boutin pour commenter l'actualité du jour et donc ces deux lettres envoyées par François Bairou ce weekend. Gill Boutin est-ce que vous pensez que l'approche du gouvernement est la bonne ? C'est-à-dire réduire la durée d'indemnisation en en pour pour les chômeurs he sur l'assurance chômage ?
On en est à 18 mois la moyenne européenne c'est 15. Est-ce que s'attaquer aux ruptures conventionnelles euh qui sont selon le gouvernement des démissions déguisées ? Est-ce que euh mettre de l'ordre comme ça, éviter les abus ?
Euh est-ce que c'est inconscient euh étant donné la la rentrée qui attend François Baou ou est-ce qu'on est dans le courage politique ? Euh ben je l'ai régulièrement dit mais le fait de d'insister sur des aspects qui relèvent plus de la montée en efficacité c'est le cache sexe d'une impuissance. C'estàd que comme le gouvernement n'a pas la capacité de pratiquer des coupes massives dans des budgets puisque c'est hautement impopulaire et que il risque la censure, et bien il insiste sur la montée en puissance en terme donc comme je disais de fluidité, d'efficacité et ça s'applique à l'assurance chômage mais ça peut s'appliquer à bien d'autres domaines, aux agences et aux opérateurs en faisant le ménage également mais pour des économies qui ne sont pas prouvées enfin qui en tout cas seront minimes sur une année qui pourront produire des effets fait sur le long terme et encore la philosophie est la bonne mais c'est pas une réponse à nos problèmes budgétaires.
Donc il y a ce pour là. Ensuite comme le disait Cyril Chabier, il y a effectivement des points qui peuvent être améliorés du type les ruptures conventionnelles. Ça oui, indéiablement il y a il y a des abus qui sont qui sont constatés.
Euh cependant le gouvernement ne s'attaque pas au cœur du du problème. Comme je disais quel est-il ? Bah, le fait que nous soyons totalement déclassés sur la scène internationale face à une concurrence débridée de la part soit des Américains soit des pays asiatiques.
Nous ne parvenons pas à nous positionner judicieusement et euh et et face à cela et ben nous posons que des paramètres que des paramètres techniques. Gill Boutin, le fait d'évoquer ces sujets en plein été, nous sommes le 11 août et d'envoyer ces lettres là au cœur de l'été, est-ce que c'est pas aussi une manière pour François Baïou de de tester la force du vent qui attend l'exécutif au mois de septembre ? Euh François Baou est dans une croyance légèrement ça a mis chemin entre le pragmatisme et la la la pensée magique.
C'est le pragmatisme c'est d'occuper l'espace médiatiquement pour porter son message. Au niveau budgétaire. Il essaie de sensibiliser les Français directement en contournant la classe politique qui elle est en vacances.
C'est une façon de de créer un un dialogue style direct avec les Français sur la forme qui passe par des petites vidéos. C'est pas terrible mais l'intention l'intention est là sur les lettres de cadrage en plein milieu de l'été. Là, c'est très mauvais en terme de message.
C'està-dire que les partenaires sociaux sont déjà fatigués des de ce conclave sur les retraites, sur la réforme des retraites qui les a usé littéralement pendant nerveusement pendant des semaines. Chaque jeudi soir, c'était l'attente pour finalement pas grand-chose. Et euh et là, il leur demande de retourner dans une sorte de conclave avec une lettre de cadrage qui revient un peu au même.
C'est c'est toujours la même méthode, c'est-à-dire de dire "Vous êtes libre de discuter mais avec un un cadre avec des objectifs pardon finalement très contraignant." C'estàd qu'il faut parir parvenir à des économies infinées sur l'assurance chômage à 4 milliards. C'est 2 milliards à court terme mais à l'arrivée on veut 4 milliards.
Euh sur les jours fériers l'objectif financier est à peu près le même. Euh donc on leur mais les les partenaires sociaux ne sont pas d'accord à minimal les syndicats ne sont pas d'accord sur ces objectifs. Donc on vous demande de négocier pour parvenir à un objectif que vous ne cautionnez pas.
C'est donc très mal parti. Et François Bairou et bien également le seul à penser que le conclage peut servir de leçon puisqu'il nous a dit encore queon était à 1 cm de parvenir à un accord. C'est son expression. 1 cm ou 1 m ou 1 km quoi qu'il en soit, il y a pas d'accord.
Euh donc je ne vois pas pourquoi on parviendrait à une solution plus heureuse sur ces autres sujets qui sont profondément éruptifs. Alors on comprend qu'effectivement il y a peut-être un problème de de méthode euh pour Paul Christophe qui est président du groupe Horizon et indépendant à l'Assemblée et député du Nord. Alors effectivement il pense comme vous que la méthode laisse à désirer mais que le débat sur le travail et le temps de travail et bien ça reste un débat nécessaire.
Écoutez-le. Réouvrir finalement la question du dialogue social autour de de la réforme de la surômage peut avoir son sens. Je pense que quand on regarde la situation de l'un qui reste déficit, on se doit de se poser un de questions.
Oui. François Baou voudrait que les travailleurs renoncent à de jours férier pour redresser nos finances publiques. Est-ce que voilà, est-ce que les Français sont prêts à donner plus ?
La position du premier ministre sur la question des jour fériers mérite de poser le débat sur le temps de travail, mais ce n'est pas à nos yeux la meilleure façon en tout cas de de l'aborder parce que ce ce sujet mérite d'être traité dans sa globalité. En gros, comment on produit plus, mieux et comment on se finance durablement. C'est la c'est la survie de notre modèle social qui se joue aussi.
Voilà Paul Christophe la président du groupe Horizon et indépendant à l'Assemblée qui était l'invité ce matin sur Europain de de Thomas Schnell. Est-ce qu'il y a des sujets tabou Gill Boutin en France ? Oui, le le jour férier en fait partie. les Français sont déjà euh peu euh enfin il y a il y avait déjà eu le le jour de solidarité euh qui qui avait en fait les jours fériers apparaissent comme une sorte de de stock euh que nous avons à notre disposition euh pour répondre aux problèmes économiques que nous avons.
Enfin, c'est un peu la perception qu'on en a. C'estàd que autant qu'on en a, on pourra les supprimer pour travailler plus. Mais c'est absolument pas la la raison et l'intervention que nous entendions, je trouve soulève des points beaucoup plus intéressants mais qui sont tabou également.
C'est-à-dire que oui, produire plus et produire moins moins cher. Mais pour ça, il faut euh il faut lever un certain nombre de barrières ou en tout cas des contrainte. Il faut pouvoir euh soulager les entreprises.
Le coût du travail est énorme en France et face à notre concurrence. Je ne dis pas qu'il faut pouvoir concurrencer des pays asiatiques sur leurs produits. Il faut qu'on reste solide sur ce que nous savons faire.
Je pense à l'aéronautique, on a l'industrie agroalimentaire, on a le luxe, on a un certain nombre de choses, mais il faut conserver ce qu'on a déjà avant de le perdre et réduire le coût du travail. Et à cette condition, on pourra créer une prospérité collective qui aura comme retombée d'améliorer les chiffres de l'emploi. Mais si on réfléchit uniquement au coup par coup à un jour férier à supprimer tel paramètre de l'assurance chômage qu'il faudrait améliorer, on avancera pas.
Et le problème c'est que tout est figé jusqu'en 2027 puisque nous avons un exécutif qui n'a aucune capacité de dégager une vision une véritable vision politique de long terme. Yeah.
François Bayrou