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Podcast / conversationHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 24 octobre 2026 9 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

Ce que l’on sait de l’attentat raciste en France (24/01)

Source d'origine 2 locuteurs

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  • 1:52PrésentateurFait
    « Il aurait cherché à faire un véritable carnage, en visant notamment les abords d'une station-service, d'une maison de santé et d'une aire de jeu. »
  • 1:57PrésentateurFait
    « s'en prendre aux Noirs et aux Arabes. »
  • 1:59PrésentateurFait
    « Il aurait expliqué avoir agi pour venger les commerçants après les pillages et les dégradations survenues en marge des manifestations du 17 octobre. »
  • 2:19PrésentateurFait
    « Il a dénoncé un attentat terroriste raciste, évoquant un acte planifié pour tuer des Français en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur attribue. »
  • 2:29PrésentateurFait
    « Le député socialiste Jérôme Gage les a jugés factuellement faux, donc politiquement problématiques. »
  • 2:34PrésentateurFait
    « De son côté, le président du RN, Jordan Bardella, a rappelé sur X que ce n'était pas la première fois que des Français étaient tués lors d'une opération terroriste planifiée en raison de leur couleur de peau ou de leur religion. »
  • 2:43PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron est ensuite revenu sur ses propos sur X, rappelant que la France avait connu ces dernières années des attentats qui ont frappé des chrétiens parce qu'ils étaient chrétiens et des juifs parce qu'ils étaient juifs. »
  • 4:23InvitéChiffre
    « 800 000 personnes ont manifesté en France ce samedi, selon la CGT, et 410 000 selon le ministère de l'Intérieur. »
  • 4:49InvitéChiffre
    « 70 000 policiers et gendarmes ont été déployés dans le pays, contre 60 000 samedi dernier. »
  • 5:31InvitéChiffre
    « Entre 11 000 et 26 000 personnes y ont pris part, selon les chiffres de la préfecture et des organisateurs. »
  • 5:39InvitéChiffre
    « Jordan Bardella a été réélu à la tête du parti, avec 98,98% des voix. »
  • 6:03InvitéFait
    « deux tireurs palestiniens ont ouvert le feu sur un point de contrôle militaire au nord de la ville d'Ebron. »
  • 6:13InvitéChiffre
    « deux d'entre eux, âgés de 20 et 23 ans, ont été tués. »
  • 7:12InvitéFait
    « Il aurait été obtenu grâce à la médiation de la première dame américaine, Mélania Trump. »
  • 7:44InvitéChiffre
    « La ville, qui comptait environ 25 000 habitants avant l'invasion à grande échelle par la Russie, en abriterait aujourd'hui entre 1 700 et 2 000, dont des enfants, selon différentes estimations. »

Temps de parole

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  • Présentateur49 %

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Présentateur

C'est un tournant dans la vie de notre République, ce sont les mots d'Emmanuel Macron suite à l'attentat terroriste qui a eu lieu à Trappes dans les Yvelines ce vendredi, tuant une personne et en blessant cinq autres. Mais alors, quelles étaient les revendications du principal suspect et les réactions politiques ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la une de ce format d'actu du jour, disponible sur Youtube et en podcast audio. C'est donc vers 10h30 ce vendredi matin qu'un homme a ouvert le feu depuis une voiture à Trappes et la Verrière à une trentaine de kilomètres de Paris.

Il a tiré sur plusieurs personnes dans la rue, tuant un homme de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, un combattant amateur de MMA. Cinq personnes ont aussi été blessées, dont une enfant de 12 ans, grièvement touchée par huit impacts de balles. Le suspect a rapidement été interpellé à Coignères, une commune voisine, puis placée en garde à vue. Celle-ci a été prolongée ce samedi, trois personnes de son entourage, dont sa mère, ont également été placées en garde à vue. Mais alors, qui est le suspect et quelles sont ses revendications ? Et bien il s'agit de Kevin T, un homme de 39 ans, résident à Plaisir dans les Yvelines, donc pas très loin des lieux de l'attaque.

Il travaille dans le secteur des hydrocarbures, a appris France Télévisions auprès d'une source proche du dossier. Cette même source le décrit comme un homme violent qui était déjà connu des services de police. Selon le PNAT, donc le parquet national antiterroriste qui a été saisi dans cette affaire, on va y revenir, son casier judiciaire porte la trace de quatre condamnations réhabilitées de plein droit. Autrement dit, il a été condamné quatre fois, mais ses condamnations ont depuis été effacées de son casier, selon les règles prévues par la loi. Elles concernaient notamment des délits routiers et la consommation de cannabis, selon une source proche du dossier citée par France Info.

Au moment de son interpellation, il était muni d'un pistolet mitrailleur, une bombe lacrymogène a également été retrouvée dans son véhicule. Et lors de la perquisition de son domicile, les enquêteurs ont notamment trouvé un exemplaire de Mein Kampf, le livre d'Adolf Hitler selon Le Monde. L'homme avait aussi piégé son appartement avec des bouteilles de gaz et des fils électriques reliés à un minuteur, selon le PNAT. D'après le maire de Trappes, Ali Rabet, il aurait cherché à faire un véritable carnage, en visant notamment les abords d'une station-service, d'une maison de santé et d'une aire de jeu.

Maintenant, concernant son mobile et toujours selon Le Monde, le suspect aurait déclaré aux policiers vouloir, je cite, s'en prendre aux Noirs et aux Arabes. Il aurait expliqué avoir agi pour venger les commerçants après les pillages et les dégradations survenues en marge des manifestations du 17 octobre. Et je le disais, le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire et a ouvert une enquête, notamment pour assassinats en relation avec une entreprise terroriste avec une possible motivation raciste ou religieuse. De son côté, Emmanuel Macron s'est rendu à Trappes ce vendredi.

Il a dénoncé un attentat terroriste raciste, évoquant un acte planifié pour tuer des Français en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur attribue. Sauf que ces propos ont suscité des critiques. Le député socialiste Jérôme Gage les a jugés factuellement faux, donc politiquement problématiques. De son côté, le président du RN, Jordan Bardella, a rappelé sur X que ce n'était pas la première fois que des Français étaient tués lors d'une opération terroriste planifiée en raison de leur couleur de peau ou de leur religion.

Emmanuel Macron est ensuite revenu sur ses propos sur X, rappelant que la France avait connu ces dernières années des attentats qui ont frappé des chrétiens parce qu'ils étaient chrétiens et des juifs parce qu'ils étaient juifs. Il a également appelé les Français à ne rien céder et ne pas baisser la tête face aux idées qui s'installent et pourrait justifier de tels comportements. Maintenant qu'on a évoqué la réaction d'Emmanuel Macron, comment les autres responsables politiques ont-ils réagi à cette attaque ? Déjà, ce qu'on peut dire, c'est que tous ont condamné les faits.

Marine Le Pen, candidate du RN à la présidentielle de 2027, a dénoncé, je cite, un acte barbare, tout comme Jordan Bardella qui a salué l'action des agents de police. Edouard Philippe, candidat d'Horizon et Bruno Rotaillot, candidat des Républicains, ont également souligné la réactivité des forces de l'ordre. Ils n'ont toutefois pas évoqué de mobile raciste à ce stade. L'enquête devra dire les motivations de l'auteur de cet acte ignoble, a déclaré Edouard Philippe, une position que partage Marine Le Pen. À gauche, plusieurs responsables politiques ont, eux, dénoncé le caractère raciste de l'attaque.

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France Insoumise, a condamné, je cite, « Le racisme qui tue ». Marine Tondelier, candidate écologiste, a estimé, elle, que si le mobile raciste évoqué dans l'enquête venait à être confirmé, c'est ce que l'on appelle un attentat raciste. Elle a également déclaré, je cite,

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Locuteur

«

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Présentateur

Le racisme tue, car la violence des mots précède toujours la violence des actes ». Fabien Roussel, candidat communiste, a pour sa part affirmé que, selon toute vraisemblance, c'est une attaque terroriste raciste. Il a ajouté « Comment ne pas être profondément en colère, alors que nous alertons sans relâche sur la haine que propage l'extrême droite ». Enfin, Raphaël Glucksmann, qui a récemment remporté la primaire du Parti Socialiste et Place Publique, a déclaré, je cite,

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Présentateur

Nous sommes tous saisis d'effroi face à l'attentat raciste commis à Trappes et à Laverrière ». Voilà donc pour ce sujet. Comme je vous le disais, une enquête est en cours. On vous tiendra au courant. En attendant, je vous laisse avec Léa pour le reste de l'actualité importante du jour.

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Invité

Merci Blanche et bonjour à toutes et à tous. On commence avec cette actu. 800 000 personnes ont manifesté en France ce samedi, selon la CGT, et 410 000 selon le ministère de l'Intérieur. Cet acte 2 de la mobilisation intervient une semaine après celle du 17 octobre, marquée notamment par des scènes de casse et de pillage en marge des manifestations. Et donc ce samedi, les Gilets jaunes, des syndicats et des lycéens manifestaient pour dénoncer notamment la hausse du coût de la vie et réclamer davantage de moyens dans l'éducation. Pour encadrer ces mobilisations, 70 000 policiers et gendarmes ont été déployés dans le pays, contre 60 000 samedi dernier.

Le gouvernement a aussi mobilisé des unités spécialisées, comme le RAID et le GIGN, qui interviennent dans des situations particulièrement dangereuses, ainsi que des hélicoptères et des véhicules blindés. Alors on en a déjà parlé, selon les villes, certaines manifestations ont été autorisées, d'autres interdites, notamment dans le centre-ville de Lille et à Montpellier. A Paris, un parcours entre la porte d'Italie et la porte de Vincennes a été autorisé. Globalement, la mobilisation s'est déroulée dans le calme, malgré quelques débordements à Lyon, Marseille et Paris notamment. On a suivi tout ça sur nos comptes Instagram et TikTok.

A noter qu'en parallèle, une autre mobilisation était organisée à Orléans, dans le Loiret, contre la tenue d'un congrès du Rassemblement national. Entre 11 000 et 26 000 personnes y ont pris part, selon les chiffres de la préfecture et des organisateurs. Finalement, Jordan Bardella a été réélu à la tête du parti, avec 98,98% des voix. Il était le seul candidat à sa succession. Deuxième actu, après une attaque qui a tué deux soldats israéliens en Cisjordanie, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a ordonné ce vendredi un bouclage total de ce territoire palestinien occupé illégalement par Israël, selon le droit international.

En fait, vendredi matin, deux tireurs palestiniens ont ouvert le feu sur un point de contrôle militaire au nord de la ville d'Ebron. Selon le quotidien israélien,

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Locuteur

à

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Invité

Areth, cinq soldats israéliens ont été touchés et deux d'entre eux, âgés de 20 et 23 ans, ont été tués. Les trois autres ont été légèrement blessés et les assaillants ont été abattus. Selon l'armée israélienne, ils transportaient d'importantes munitions, laissant penser qu'ils préparaient une attaque de plus grande ampleur. Le Hamas a salué, je cite, une opération héroïque, sans en revendiquer la responsabilité. En réaction, Benyamin Netanyahou a ordonné le bouclage immédiat d'Ebron et demandé à l'armée de préparer celui de toute la Cisjordanie.

Il a aussi évoqué une possible opération militaire, je cite, de très grande ampleur, comme il n'y en a pas eu depuis la guerre des Six Jours en 1967, au cours de laquelle Israël avait notamment pris le contrôle de la Cisjordanie et de Jérusalem Est. De son côté, l'armée israélienne a annoncé mener des opérations militaires dans plusieurs secteurs du territoire palestinien. A noter que cette attaque survient à quatre jours des élections législatives israéliennes, prévues le 27 octobre. Troisième actu, un cessez-le-feu dans la ville ukrainienne d'Olechki, dans le sud du pays, a été annoncé entre la Russie et l'Ukraine par les Etats-Unis ce vendredi.

Il aurait été obtenu grâce à la médiation de la première dame américaine, Mélania Trump. L'Ukraine et la Russie ont confirmé que cette trêve très localisée serait observée dès mardi. Alors, Olechki, c'est une ville qui est située dans une zone occupée par la Russie depuis 2022 et qui fait face à une grave crise humanitaire. Les livraisons de nourriture et de médicaments sont fortement perturbées et les habitants y sont de plus en plus isolés. La Russie et l'Ukraine se renvoient à la responsabilité de cette crise humanitaire.

A noter que la ville, qui comptait environ 25 000 habitants avant l'invasion à grande échelle par la Russie, en abriterait aujourd'hui entre 1 700 et 2 000, dont des enfants, selon différentes estimations. Ce cessez-le-feu doit donc permettre d'acheminer de l'aide humanitaire, mais aussi d'évacuer les civils grâce à un couloir sécurisé. Les habitants pourront choisir de rejoindre les territoires contrôlés par l'Ukraine ou de partir en Russie. Cette annonce intervient alors que Donald Trump multiplie les initiatives diplomatiques pour tenter de mettre fin à la guerre, tout en se rapprochant de Vladimir Poutine ces dernières semaines. On a déjà eu l'occasion d'en parler.

Et on finit avec cette actu. N'oubliez pas que cette nuit, donc dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, on change d'heure en France pour passer à l'heure d'hiver. À 3h du matin, il sera en fait 2h du matin. Ça veut dire qu'on recule d'une heure et que donc, il fera nuit plus tôt. Le changement d'heure a été mis en place en 1976 avec pour objectif d'économiser de l'énergie en réduisant les temps d'éclairage artificiel le soir suite au choc pétrolier de 1973-1974 qui avait conduit à une envolée des prix du pétrole. Il a ensuite été harmonisé en 1998 dans tous les pays de l'Union européenne.

Aujourd'hui, vu que les modes de consommation d'énergie ont évolué, on se pose de plus en plus de questions sur l'utilité du changement d'heure. En 2018, l'Union européenne avait d'ailleurs envisagé de supprimer ce système mais entre la crise du Covid et la guerre en Ukraine, la réforme a finalement été mise de côté. Merci

9:03
Présentateur

Léa pour ces actualités et merci à vous d'avoir suivi ce format aujourd'hui. Je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard.