Chirac, Mitterrand, Bardot...Daniel Spagnou raconte tout | On en reparlera
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment ça va aujourd'hui ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous vous sentez plus barcelonettin ou cévenol après toutes ces années ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quels sont vos premiers souvenirs de cette vallée d'Ubaye ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quel a été votre premier souvenir et votre première rencontre importante dans cette vallée de l'Ubaye ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous avez rencontré une jeune fille en 6e qui est devenue déterminante dans votre vie. Pouvez-vous nous en parler ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Vous vous êtes marié à 20 ans. Comment cela s'est-il passé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Daniel SpagnouFait
« J'ai eu une enfance heureuse parce que j'avais des parents qui étaient pauvres mais des travailleurs qui ont fait en sorte qu'on manque jamais de rien. »
- 8:00Daniel SpagnouFait
« C'est moi qui tout seul, pourtant je devais avoir 11 12 ans, je aller voir la maman d'un de mes collègues qui faisait le catéchisme et je lui ai dit, j'aimerais faire ma communion comme tout le monde. »
- 10:00Daniel SpagnouFait
« On s'est retrouvé en 6e avec ma future femme et on s'est jamais quitté. »
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La dernière fois, on passe à table, on était 5 ou 6 et il dit Bernadette est en Corè au conseil général. Du coup, comme elle veut elle veut pas pour ma santé que je mange de tête de veau je l'ai commandé aujourd'hui. Vous aimez la tête de vous bien sûr tous.
Bon, de un président de la République même si on l'aime pas, on dit oui monsieur le président. Alors, on nous sert une une assiette mais alors copieuse. J'ai eu du mal quand même à la finir.
Quand ça a été fini, il dit "Ah, maintenant on en reprend un peu." Et c'était un gourmand. Ouais.
Ouais. Oh là là. Et ben, il adoré ça.
On en reparlera. votre chaîne YouTube consacrée à des personnalités des Alpes d'autres Provences et plus largement de de la région. Nous nous trouvons aujourd'hui à Cisteron avec un invité, j'allais dire de prestige, un invité très connu auquel le nom est associé directement à Cisteron comme la citadelle ou encore les les nuits de la citadelle.
Daniel Spagnou, bonjour. Bonjour et merci infiniment de nous recevoir ici au cœur de de votre ville dans des conditions particulières hein. On se retrouve dans la résidence des visites enin que vous avez créé je crois il y a déjà pas mal d'années.
On va essayer de retracer tout votre parcours personnel, votre vie et votre parcours également d'élu hein puisque vous avez été député maire de cette ville de Cisteron pendant des années. 43 ans au service de Cisteron élu en 1983. Vous avez laissé votre mandat au début de cette année 2026.
Première question Daniel Spagnou, comment ça va aujourd'hui ? Ben écoutez, ça a mieux, vous le voyez, même si c'est pas je suis pas encore entièrement remis parce que euh au problème de santé que j'ai eu grave puisque j'ai fait 2 mois et demi d'hôpitaux pour un problème de de pneumonomie, c'est ajouté une et en ce moment, je souffre beaucoup d'asatique. Voilà.
Autrement, je serai en pleine forme et raison de plus pour encore vous remercier hein parce que malgré ces difficultés, vous êtes là. Vous vous êtes ici donc dans cette résidence des des visites en depuis le début de l'année. Vous êtes né le 2 le 22 septembre 1940, c'est-à-dire quasiment un peu plus d'un an après le le début de la deuxème guerre mondiale dans la vallée du bail, dans cette belle vallée à Barcelonette.
Oui. Et même au lycée au lycée André Honora où mes parents étaient tous les deux gardiens. Mon père était à la résistance.
Ma mère était au gardien et bon alors je suis né dans la loge et on l'a vite transporter après à l'hôpital où il y a toujours la chambre d'ailleurs je suis né où je suis né alors je suis j'ai bon moi je j'estime je suis né au lycée André Honora de Barcelonette au cœur du lycée au cœur de Barcelonette vous vous sentez plus barcelonaisette ou cé Daniel Espagne après toutes ces années Euh maintenant, je suis plus conné que barcelonaisette parce que vous rendez compte toutes ces années ont passé. Bon, il y a eu un brassage de population. Alors bien sûr, je connais toutes les familles de souche de la vallée du bail mais non c'est ici.
Et puis il s'est passé des événements dans ma vie grave et les cessouronisés ont été à mes côtés, m'ont soutenu, m'ont aidé, m'ont permis de tenir. Voilà. Même si vous avez toujours gardé des attaches avec Barcelonette, vous avez une résidence.
Ah ben vous savez, on est toujours attaché à la ville où on est né et puis c'est de là-haut que est partie cette vocation en fait. Quels sont vos premiers souvenirs de cette vallée d'Ulba ? Votre enfance, vous la voyez comment là-haut ?
Al moi, j'ai eu une enfance heureuse parce que j'avais des parents qui étaient pauvres mais des travailleurs qui ont fait en sorte qu'on manque jamais de rien. Puis j'ai eu la chance moi par rapport par exemple à mes trois sœurs, c'est que j'avais un nom qui une tante à Sainttropé qui avait pas d'enfant, qui était très attaché à moi, il voulait même m'adopter un moment et mon père avait pas voulu. Et du coup, j'ai passé une partie de de ma jeunesse à Saint-Tropé au milieu des stars.
On en reparlera dans quelques instants de cette période tropienne surprenante pour quelqu'un comme vous qui venait de la vallée du Dubaï. Quel a été votre premier vos premiers souvenirs et votre première rencontre importante dans cette vallée de l'Ulbaï ? Alors mon mon je garde le souvenir euh de ma première communion.
C'est très drôle parce que j'étais dans une famille qui était on a été baptisé, on a fait mais on on ne fréquentait pas l'église. Bon c'est comme ça dans la vallée du bas. C'est comme ça.
Il y avait ceux qui allaient à l'église, ceux qui allaient pas, mais ça n'empêchait pas que on croyait quand même en Dieu. Et c'est moi qui tout seul, pourtant je devais avoir 11 12 ans, je aller voir la maman d'un de mes collègues qui faisait le catéchisme et je lui ai dit, j'aimerais faire ma communion comme tout le monde. Et alors, elle m'avait pris le soir tout ça avec le la baie silve.
Et puis au moment de la communion au mois de juin et bien euh je me suis retrouvé au milieu de tous les communants comme les autres comme les autres avec un petit costume et mes parents avaient accepté bien sûr que que voilà. Alors ça c'est le souvenir qui m'a marqué parce que de ce jour-là je suis devenu un fervant catholique. Catholique toute ma vie.
Toute ma vie, j'ai eu des principes grâce à la religion parce que j'ai toujours appliqué ce que ce qu'on m'a appris quand j'étais jeune et j'ai fait en sorte que de que que ça se passe toujours bien avec mes électeurs, mes lecteurs aussi pour que pour que justement je puisse avoir des relations privilégiées. D'ailleurs, c'est très drôle les relations que j'ai eu aussi bien à Valée Dubaï qu'ici, je vois en ce moment et je dès que je fais un pas dans la rue, les gens viennent, me prennent en photo, sont contents de me revoir, il continuent à me dire "Monsieur le maire, je dis non, je suis plus le maire, c'est Jean-Pierre Templier, je ne veux pas parce que ça ça va me procurer des histoires. Bon, il y a rien à faire, vous resterez tout le temps mère." Bon, c'est pour ça que je me montre le moins possible dans les manifestations officielles, même si je suis toujours président de l'association des mau jusqu'en octobre prochain.
On reparlera aussi de tout ça dans quelques instants sur vos mandats, sur votre parcours politique. On reste encore un peu dans dans la vallée de Dubaï, votre communion, les bans de l'école et band d'école bien sûr. Et en 6e, vous rencontrez une jeune fille et oui qui va être déterminante aussi dans Oui.
Oui. Ene, t tous les tous les villages environnant Barcelonaient pensionnaire au collège honor ou alors les parents louaient un appartement. Et là, comme c'était une famille nombreuse, les Ische, ils avaient loué un appartement pour que leurs enfants puissent faire des études et et nos maisons se touchient.
Et donc on s'est retrouvé en 6e avec ma future femme et on s'est jamais quitté. Ça reste la femme de votre vie pour toujours. Oui.
Ah ben oui, ça vous savez quand j'ai quand malheureusement elle est partie en 3 mois, ça a été terrible pour moi parce qu'elle s'occupait de tout. Elle avait fait le sacrifice, elle travaillait à la poste. Elle m'avait dit un jour, il y en a un des deux qui qui faut qu'il reste à la maison pour élever les enfants, s'occuper.
Toi, tu je vois bien que tu veux faire une carrière politique. Elle avait compris la première compris. Ouais.
Et donc, je vais rester à la maison comme ça tu pouras tu pourras faire ta carrière politique. C'est dommage qu'elle m'a pas vu député. Elle m'a vu vice-président de la région mais j'étais député après et parce que finalement 2 3 ans après euh son décès je euh la famille, les amis, tout ça comment tu refais pas ta vie, tu refais pas ta vie.
Alors à un moment donné, j'ai eu une une belle réflexion, une grande réflexion. Je me suis dit bon, il faut que tu faut que tu décides là. J'étais encore jeune.
Bon et vous êtes marié à 20 ans ? Oui. Ah oui.
Et alors finalement j'ai dit "Ben, je vais me marier qu'à la mairie de de Cisteron et j'ai consacré de c'est pour ça que j'ai j'ai eu beaucoup de résultats parce que quand vous restez si longtemps puis moi je j'avais pas de dimanche, j'avais pas de jour de fête, j'avais pas des fois mais même maintenant mes fils me le reprochent tout ça et mais je consacrais ma vie à la vie de Cisteron avec ce paradoxe dont on reparlera aussi tout à l'heure. euh d'une vie publique intense mais aussi de de grands moments de solitude. On se retrouve quand on est au pouvoir, on se retrouve souvent dans des grands moments de solitude, disons.
Oui. Oui. Oui.
Ben ça m'est arrivé plusieurs fois surtout quand j'habitais dans une villa là qu'on avait acheté avec ma femme que j'ai dû quitter et parce que j'ai dû quitter parce que justement quand je rentrais, j'avais l'impression d'être seul dans cette grande maison. Euh voilà, des moments de solitude terribles. J'aurais même pu faire une dépression nerveuse.
Donc le fait d'avoir changé, d'être d'avoir acheté un appartement en ville et d'être venu dans un lieu où on avait jamais habité ensemble, ça m'a fait du bien. J'ai toujours eu des moments de solitude. Vous avez raison parce que quand on est on est entouré dans la journée par 1000 ou 2000 personnes parce que c'est c'est ça la vie de mer aussi hein. et qu'on se retrouve le soir chez soi seul devant une télévision, souvent je mangeais pas, faut bien le dire, et je mangeais pas parce que j'avais pas envie, j'étais seul.
Voilà, c'est ce qu'on appelle un effet des moments de solitude. Alors, vous avez consacré votre vie à la politique, mais effectivement, il y a un épisode de votre vie où vous auriez pu être destiné à à autre chose que de la vie politique, mais une vie une vie publique intense. Et c'est cette période de l'adolescence, vous aviez 17 ans à l'époque dans les fins des années 50 où vous vous retrouvez à Saint-Tropé chez votre oncle et votre tante qui qui habitait là-bas.
Et et là donc de manière tout à fait inattendue euh vous allez faire une rencontre qui a failli changer le cours des chose. Oui. Alors c'est très drôle parce que je saurais pas dire ça mais bon j'avais j'avais plutôt un physique qui à l'époque était à la mode.
Bon alors j'arrive à Saint-Ropé, je grandis petit à petit. Mon mon oncle était chauffeur de taxi à son compte et le soir quand il rentrait, il nous racontait toutes les stars qu'il avait transporté par à l'époque Saint Tropé c'était le lieu où il y avait toutes les stars du monde entier. Maintenant, on n'en voit plus.
C'était le début de la de la grande effervescence propésienne. On était on était au lendemain de de Dieu créé à la femme notamment. Et mon et mon oncle a souvent transporté Brig de Bardeau qui s'avit bien rappelé après quand on s'est condu en a parlé et donc moi j'ai vécu là au milieu rendez compte un jeune qui vient de Barcelonette.
C'est un peu perdu quand même barcelonaisette. Bon, à l'époque maintenant non, mais à l'époque personne savait où était Barcelonet était. Bon euh d'un milieu rural, la montagne petit fils de paysan.
Euh et puis j'arrivais pendant un mois à Saint- Tropé où je j'étais au milieu d'un d'un autre monde pourri, gâté par un tante qui était tellement heureux que je sois là. Bon et finalement et bien un beau jour dans une location, on fait connaissance avec un producteur de cinéma qui qui est décédé depuis d'ailleurs et puis qui me fait qui demande à moment que m'attend je pouvais faire des essais. On va dans une villa qui était d'ailleurs propriété d'une d'une actrice à l'époque célèbre et on fait des essais.
Bon, quelques jours après donc lui dit alors les essais. Ah ben ils sont très bons. Il est voilà.
Bon alors c'est vrai que vous ressembliez à l'indelà oui il y avait un journal qui avait dit le nouvel de l'homme enfin bon c'était peut-être un peu pour se moquer de moi aussi hein parce que bien sûr vous savez quand vous avez 15 16 ans quand vous fait roiter des choses comme ça vous imaginez devenir deel parce qu'à l'époque deelon était une star extraordinaire. Bon et puis quand ça a pris tournure et que à un moment donné il fallait que mon mon père donne une autorisation puisque j'is la majorité était à 21 ans et vous savez dans le cinéma c'est entre 18 et 21 ans que vous percez autrement vous percez plus. Donc un bonjour, il a fallu que j'en parle à mon père.
Ma mère, elle a été conciliante mais mon père, je me rappelle, il y avait une une petite dispute familiale. C'est ce jour-là où je dis à mon père et à ma mère, "Ben écoutez, vous voulez pas que que j'aille dans le milieu du cinéma, d'accord ? Mais j'iraiis quand même un jour à disait, tu verras papa." Voilà.
Et c'est comme ça que je me suis retrouvé après avec Sherac à l'Élysée et que le jour où Sherac m'a remis la gent d'honneur à l'Élysée, mon père avait été invité mais il avait 90 ans le pauvre. Il était pas venu mais à 1 heure la télévision en avait fait état. Il dit à ma mère tiens regarde tu te rappelles quand il nous avait dit qu'un jour il irait à l'Élysée ?
Voilà. Voilà. Alors, il m'avait il m'a donné le titre du livre que j'ai écrit qui est sorti en 2009.
Ouais. On va on va reparler aussi dans quelques instants. Daniel Spagnou, on sait aussi que euh vous avez fait venir à à Sisteron un certain nombre de personnalités alors du showbiz comme on dit aujourd'hui des People.
Ça vient de cette époque-là de Saint-Ropé. Oui, mais c'estàdire que j'ai toujours été très proche des PU Paul pendant cette période. Je me rappelle j'étais j'avais été invité au 80 ans de Picasso des comptes à Nice.
Bon et donc j'ai conservé ces amitiés. Bon, avant que je sois député, c'était compliqué parce que je montais pas à Paris, mais les 10 ans où j'ai été député, vous savez quand vous êtes député, vous vous êtes quelqu'un de du jour au lendemain. Après, on vous regarde plus mais voilà et donc tout beaucoup de de de Pul avaient repris contact avec moi.
On s'est vu à Paris, on a eu des bonnes relations. Je t'ai fait venir pour le quand j'ai créé la Forpo, ils sont venus inaugurer et grâce à ça, on a on a pu lancer des événements importants au nuit de la citadelle ou tout ça et et c'est grâce à ça, c'est la vie de citron qui était pas connue non plus à l'époque hein, maintenant est connu de partout et connu de partout. Mireille Mathieu, Daniel Gilbert.
Ah ben Daniel Gilbert c'est c'est une amie, Mire c'est une sœur. Et puis je regrette une chose, c'est que Bardo jamais venu mais Baros se déplaçait pas mais j'ai eu beaucoup de beaucoup d'amitié pour cette grande dame. Je l'ai rencontré.
J'avais organisé on a avec un collègue de député des apes maritimes une conférence de presse à Assemblée nationale. Elle était jamais venue à Assemblée nationale, je me rappelle. avait même des photographes sur les le toit les toits autour.
Ça avait été un événement formidable et pourtant elle avait déjà plus de 70 ans et elle était encore d'une beauté extraordinaire. et et après je j'ai milité dans sa fondation fondation Bardau. Et quand elle a fêté l'anniversaire de la fondation Bardau, les 20 ans au théâtre Marini, elle m'avait invité à y aller.
J'y suis allé, j'étais assez à côté de Milè de Monjot, vous voyez et Michel Drucer et Danis Aval, il y avait toutes les personnalités qui étaient là. Et c'est le jour où son ex-mari Gunter Sache et bien lui a avait racheté la bague parce qu'elle avait dû vendre tous ses biens pour pouvoir créer la fondation. Et bien lui, grand monsieur, il a racheté notamment la une bague de de fiançaille et ce jour-là sur scène, il lui a ramené la bague.
Je me rappellerai toujours de ce moment extraordinaire. Elle elle avait déjà ses deux cannes à la porte, elle marchait difficilement et lui c'était un vieux monsieur. Donc j'ai des souvenirs extraordinaires que des fois je me dis mais pourquoi quelqu'un comme moi a des souvenirs pareils ?
Oui voilà c'est drôle. Donc quelque part, c'est le fait que on m'ait mis en tête que peut-être je pourrais devenir un comédien que ensuite j'ai fait de la politique parce que il y a une il y a une part quand même au départ surtout quand on se présent comme député, il y a une part de de comédie parce qu'on on va sur des on va sur des podiums, on fait de grands discours, il y a la Marseillais, il a des chansons, il y a souvent des chanteurs qui viennent vous aider tout ça et on a l'impression Moi je me rappelle le premier meeting que j'avais fait à Manosque, j'en avais pas dormi de 8 jours de d'être de parler devant 2000 personnes. Bon la politique, une autre façon de se mettre en scène.
Voilà. Mais est-ce vraiment du cinéma ? Voilà.
Et déjà encore à l'époque moins que maintenant, mais maintenant c'est du cinéma, on le voit tous les jours hein, du cinéma. Cette carrière politique, elle va commencer dernier Espagnou finalement à Barcelonette. Ça parle aussi de là-haut.
Ça part ça part de Barcelonet puisque vous avez été d'abord secrétaire de de mairie et puis il y a j'is dire une première personne un premier homme qui va compter énormément dans votre vie c'est le fondateur de la station de de ski du SOS qui a été maire dans chastraille pendant des années honoré Coutolin on lui doit tout honorer Coutolin la vallée du beil moi des fois je je suis pas content de voir queon le traite pas comme on aurait dû le trait il devrait avoir une une rue qui porte son nom à Barcelona. Il devrait avoir une plaque, il devrait avoir parce que Coutolin a lancé la vallée du bail, a lancé Barcelonet. Sans lui, il y aurait pas eu Pralou, il y aurait pas eu Saint-an, rien.
Il a eu le le courage au départ de lancer le SOS. Et moi euh j'ai eu la chance et que mon père a fait toute la résistance, ils avaient le même âge. Donc ensemble avec lui et comme on aura cousin n'avait pas d'enfant euh il m'a vu grandir tout ça et il s'était attaché à moi aussi avec Paulette sa femme et me considérit un peu comme leur fils.
Bon et quand il a eu besoin d'un secrétaire de mairie m'a demandé si je voulais bien y aller. J'y suis allé, j'ai allé le lundi le jour de où je travaillais pas à la mairie de Barcelonette. Alors était obligé de venir me chercher, de me ramener tout ça.
Ou bien quelquefois c'était mon père. Et bien un jour, un matin, il arrive, il me dit "Voilà les clés d'une deux chevaux, je t'ai acheté une deux chevaux d'occasion comme ça maintenant ti ta voiture." Vous savez c'est des choses qu'on peut pas oublier et je dois beaucoup honorer.
C'est lui ensuite qui a vu que j'étais pas fait pour rester à travailler dans une mairie. Un jour, il m'a dit "I faut que tu fasses la politique toi. Il faut que tu te présentes des élections.
Tu as tout pour gagner les élections. Donc si tu restes dans une mairie, tu as le droit de de te présenter. Il y a un poste qui se libère à la Caise d'épargne de directeur.
Je suis administrateur, je vais voir ce que je peux faire. 15 jours après, j'étais convoqué, j'étais pris comme directeur et du coup, j'ai pu me présenter aux élections suivantes et être élu tout de suite 12 ans au conseil municipal de de Barcelonet. Mais j'ai j'ai eu quand même un côté chance aussi parce que vous vous rendez compte que je chaque fois que je me suis présenté une élection, j'ai été élu honor et Cotolin à qui vous devez donc à la fois votre carrière professionnelle et votre carrière politique de lancement.
Oui. Oui. Puis alors il a continué après à venir me voir ici, à suivre ce que je faisais ici.
J'ai gardé des liens très très forts avec sa famille notamment avec Éveline et et Joël. ces ces nièes qui sont qui sont très proches de moi. Bon voilà pour moi pour moi honorer coutolin c'est un peu comme Jean-Col Gaudin.
Voilà c'est les gens qui ont beaucoup compté dans ma vie. Donc vous débarquez j'allais dire à Sisteron à la fin des années 70 vous devenez directeur de la Caisse d'épargne de Sisteron et puis 1983 c'est le grand saut dans la reine politique puisque vous vous présentez l'élection municipale de Sisteron. En fait, quand j'ai j'ai été nommé ici euh bon, j'aurais pu refuser.
Bon, c'était un poste le double de ce que je je faisais à à Barcelonette. Ma femme m'a dit "Tu sais, on a les enfants qui vont faire des études. Moi, je travaille pas, il faut que tu acceptes." Bon, alors c'était en 78 donc je suis encore resté 5 ans 1er à juin à Barcelonnet qui fait que tous les vendredis, j'avais eu l'autorisation de partir tous les vendredis d'ici et de revenir lundi matin.
Donc, j'ai continué à faire mon travail là-haut, tout ça. Et puis 83, un homme qui s'appelle monsieur Mafrin que tout le monde connaît ici quand Perdri et bien est venu me voir et il m'a dit "Vous savez Daniel, il faut faut que vous présentiez aux élections, il faut faire une liste. Je vais vous aider, on va vous aider.
On est on est quelques-uns de Je suis chargé de venir vous voir mais bon, on va créer un groupe." J'ai dit "Mais non, j'ai aucune chance, j'ai pas connu, je viens d'arriver. euh m'a dit "Vous savez, les journaux ont beaucoup parlé de vous à votre départ de de Barcelonet et je vous assure que vous avez une très bonne image et c'est vrai que j'étais déjà dans neuf associations ici très investi déjà et même président d'ailleurs de certaines associations.
Alors j'ai réfléchi puis je lui dit oui." Bon je dit après tout je veux pas me représenter à Barcelonette si je suis battu ici ben tant pis j'arrêterai puis c'est fini. Je suis élu au premier tour avec 56 %.
Bon, dans une ville qui était à gauche à l'époque, 90 ans de socialo communisme qui était à gauche. Donc c'était André Roman, votre prédécessaire. Voilà, qui était quelqu'un de très bien avec qui j'avais de bonnes relations.
C'était c'était des gens qui avaient des idées politiques mais mais qui une fois les passées ont travaillé pour le pays. Alors en 1983, on était quand même encore dans ce qu'on appelle la vague rose l'élection de France Mitrin en 81. Vous avez d'ailleurs fait partie du comité de de soutien départemental à François Mitterran 81.
Oui, la vallée Dubail, elle était pour Mitterran. Ça a toujours euh un peu étonné euh les gens qui vous ont connu par la suite parce que vous êtes quand même un homme de droite à l'époque ce soutien à François Mitteran comment vous l'écoutez ? C'était radical en fait ou et j'étais avec le père Masso.
Tu étais député à l'époque qui était député. J'ai fait des campagnes avec lui, tout ça et c'est lui qui m'avait il m'avait entraîné. Et puis la vallée du Baï avait voté massivement pour pour Mitteran.
D'ailleurs, la une des premières visites qu'il a faite Mitran guerre après avoir été élu, c'est à Barcelonet. Donc euh c'est bon. Mais j'avais pas été attaqué justement.
Non, ça avait surpris mais j'avais expliqué. J'avais expliqué. Voilà.
Alors François Mitteran qui par la suite aura des liens avec vous hein puisquil il vous appelle un matin. Alors je sais pas si vous étiez à la mairie ou à la Caise d'Épargne. Non, j'étais à la Caisse d'Épargne.
Le matin, on on m'appelle vers 9h, on me dit "Ne quittez pas, on vous passe le président de la République à l'Élysée." Et comme à l'époque Thierry Luron avait l'habitude de refaire d'une façon parfaite la voix de Miterange et que je connaissais Thierry Le Luron. Bon par rapport à Mir et Mathieu, j'avais connu Thierry Luron et du coup euh vous avez cru un canular.
Je lui ai dit des gros mots. Il a insisté, il m'a dit "Mais non, je suis bien François Mitteran. Mon dieu, j'avais honte." Alors, il m'a dit "Non, non, non, vous savez, je suis habitué." Non, non.
J'ai dit "Mais monsieur le président, vous savez bien que je suis pas de votre parti politique puisque je suis au RPR à l'époque." Et alors, il m'a dit "Sans rien à voir, moi j'ai je vais vous annoncer que j'ai signé le décret ce matin et je vous ai fait chevalier de l'ordre national du mérite parce que on m'a on m'a indiqué tout ce que vous avez fait dans votre dans votre carrière, donc vous méritez. méritez ce cette ce grade et je vous la remettrai moi-même.
Puis il avait pas pu et c'était un de ses ministres qui était venu ici à l'Alcazar me remettre à son nom le le mérite le mérite l'ordre national du mérite. Donc quand même je me suis dit c'est ça un homme d'état aussi. Et est-ce que vous avez rencontré François Mitteran ?
Oui plusieurs fois. Plusieurs fois. Il est venu à Digne en 1987 inaugurer notamment le l'hôtel du département.
Oui. Oui, j'étais voilà j'étais Oui. J'étais d'ailleurs j'étais déjà conseiller départemental et puis si j'ai rencontré plusieurs fois même il m'a invité une fois à déjeuner à l'Élysée comme font tous les présidents là, ils invitent les maires à tour de rôle.
Bien sûr véran, on pouvait pas sympathiser comme on sympathisait avec euh avec Chirak qui n'arrêtait pas de se plaisanter. Tandis que monsieur Wteran, il y avait une réserve. Il y avait 2 m entre les gens qui venaient le voir et lui mais c'est c'était quelqu'un de bien.
Jacques Chirac, vous le dites dans votre livre, j'irai un jour à l'Élysée, reste votre élu préféré. Ah oui oui parce que Jacques Jacques c'est ce qui m'a be touché c'est sa simplicité il avait le temps à consacrer aux élus il vous invitait c'était pas pour qu' on vous dise 1 heure et café compris les autres il faisaient ça hein les autres président on on m'a fait le coup mais tandis que lui non vous partez pas encore. Bon et alors c'était marrant parce que la dernière fois on passe à table, on était 5 ou 6 et il dit Bernadette est en Coraise au conseil général du coup comme elle veut elle veut pas pour ma santé que je mange tête de veau.
Je l'ai commandé aujourd'hui. Vous aimez la tête de vous bien sûr tous. Bon un président de République même si on l'aime pas, on dit oui monsieur le président.
Alors, on nous sert une une assiette mais alors copieuse. J'ai eu du mal quand même à la finir. Quand ça a été fini, il dit "Ah, maintenant on en reprend un peu." He c'était un gourmand.
Ouais. Ouais. Oh là là.
Et ben, il adoré ça. Mais donc pour dire que l'influence de Bernadette Chirac qui qui vient de disparaître, elle elle était importante, vous pensez sur sur son mari où il faisait ce qu'il voulait Oui oui j'ai bien bien connu et bien je pense que il serait pas arrivé au second tour sans elle parce que elle elle était pourtant il en a fait voir hein mais c'était un couple fusionnel. Je me souviens d'avoir fait un voyage Marignane Paris et vous savez que on avait un salon pour les VIP quand il y avait du retard dans un avion nous on nous servait du café.
Bon et donc un jour on me dit il y a 1 heure de retard vous avez le salon temps. Bon j'y vais et il y avait ma mamirak donc ah Daniel bon alors je vais m'assoir à côté d'elle et toutes les 5 minutes il appelait il appelait il appelait alors elle lui dit un moment mais Jacques arrêtez je je je peux même pas dire un mot à votre ami d'un espanou qui est assez à côté de moi. Elle vous voyait vo d'accord et alors après quand il a raccroché je lu disais toujours comme ça.
Elle m'a dit du matin au soir il veut je qu'est-ce qu'il vous dit ? Ah ben il veut savoir ce que je fais, où je suis, qu'est-ce que je dis, qu'est-ce que je dis pas ? Me dit mais c'est comme ça.
Donc ça été Oui. D'ailleurs, c'est elle qui avait vu qu'il allait être élu face à le Pen lui disait tous les jours, attention vous verrez verrez, vous serez élu. Daniel Espagnou, votre conception de de la politique autrement, vous l'évoquiez tout à l'heure lorsque vous êtes arrivé à la mairie en 1983, faire de la politique autrement ici à Cisteron.
Qu'est-ce que ça voulait dire pour vous ? Ça voulait dire une la politique près des gens. Moi, j'ai été un maire qui a vécu pendant 43 ans au milieu des cessorons.
J'ai fait tous les mariages. Bon, je n'ai pratiquement jamais loupé un enterrement. Donc, j'ai été invité à des baptême même quand j'étais des fois étonné mais j'allais.
Bon, j'ai j'étais un maire vraiment proche des gens et les gens quand j'ai je vois bien les cisteroné me disent faites partie de notre famille, vous faites partie de notre famille et moi j'ai ma famille de cœur [grognement] euh mes enfants, mes petitsenfants mais en même temps les sistau rond quand j'y pense c'est ma famille aussi. Et j'ai eu beaucoup de mal quand j'ai dû annoncer que je j'arrêtais. À l'époque, j'étais pas malade, que j'arrêtais et il me venait toujours ça en tête.
Toujours ça en tête. Je vais quitter les cisteronés. Voilà, c'était c'était le plus dur.
Vous vous y êtes préparé à cette échéance ? Je me suis préparé 2 ans à l'avance, heureusement. Ouais.
Parce que après les problèmes de santé que j'ai eu, je sais pas comment je les aurais supporté. Alors très proche des des cisteronés. Oui, c'était ça la politique.
Autrement avant, les maires ils étaient dans leur bureau, il recevait les gens, il fallait demander 10 fois tandis que moi, j'ai fait toute ma vie des permanences toutes les semaines et les gens qui venaient, je les recevais. C'est c'est le secret de votre longévité ici 43 ans de de mandat. Vous avez fait tous les mandats.
Je crois que à part sénateur, vous vous avez occupé sénateur, je me suis présenté. Il m'a manqué quatre voix. Quatre voix.
Alors, vous êtes aimé des cisteroné. Euh les les scores aux élections sont là pour le le prouver tout au long de votre Oui. Puis la simplicité.
Mais en 2003, il y a un événement qui qui va arriver auquel nous vous nous attendiez pas du tout. Euh on peut parler d'attentat puisque un homme va tirer sur le le bureau de la mairie dans lequel vous vous trouviez un soir d'octobre 2003 de manière tout à fait inattendu. Ça c'est un événement qui vous a profondément choqué.
Oui. Alors il m'a surtout choqué les temps qu'on a pas su qui c'était parce qu'il y avait des gens autentour de moi. Je pouvais pas me déplacer.
Je me rappelle j'étais allé au lausé et j'avais été escorté. Enfin bon tant qu'on a pas su qui c'était. Mais quand on a su qu'ils c'était un malade mental, là je me suis dit bon, il a pas fait intentionnellement donc euh il aurait tiré sur quel n'importe qui pareil.
Ouais. Donc voilà. Mais il a quand même tiré sur la fenêtre de votre bureau.
La balle la balle parce de de là où il était, il me voyait. Ah oui, en plus donc vous auriez pu y rester comme on oui. Puis c'est surtout le monsieur qui était en face de moi.
Je je recevais, je faisais une permanence. Et d'un coup défation, une partie du plafond qui tombe et on a eu on a eu l'idée tous les deux se coucher par terre et on est bon et il y avait à côté dans la salle du conseil une réunion dans gendarmerie. Alors, ils sont arrivés comme des fous dans le bureau quand ils m'ont vu par terre tout ça.
Enfin bon, après c'est bon mais le gars n'a pas été condamné. Si interdiction de veut dire mais bon alors à l'époque je lui en veux même pas je lui en veux pas. À l'époque, ce genre d'acte était quand même assez rare.
Aujourd'hui, il y a semble avoir une banalisation des agressions verbal et physique à l'encontre des maires. Vous êtes président de l'association encore des des maires du 04. Même ici dans les Albes de Provence, les maires vous font part aussi de de cette agressivité et des agressions qu'ils peuvent subir.
Non, non. Là, ces dernières années justement, on a on a dû signer avec le le nouveau procureur de la République, on a signé une convention entre l'association des maires et lui justement pour pour remédier à cet état de fait parce que les maires sont souvent insultées, sont souvent bousculés, sont souvent euh même menacés de mort, c'est pas normal. Donc euh maintenant, il y a une convention et et dès que il y a un problème, il y a un secrétaire qui est qui est qui fait le lien entre l'association des maires et le procureur parce qu'avec un procureur, on peut pas lui téléphoner et comme on téléphonerait à un maire.
Bon, alors euh cette convention a permis de régler beaucoup de problèmes. Alors, on le sait pas parce que ça paraît pas dans la presse, bien sûr, mais c'est rare que dans la semaine, il y ait pas un au moins un problème, hein. Et et vous-même sur les dernières années de votre mandat, vous avez jamais.
Euh si, bon, mais je voudis pas relancer l'affaire parce que et bon euh si j'avais été menacé par une personne que qui que que je rencontre maintenant que bon mais bon, ça a restait marginal. Oui, ça a resté marginal. On parlait tout à l'heure des personnalités qui ont compté dans dans votre carrière, dans votre vie, donc au Néo Cotolin au départ.
Ensuite, on a parlé de relation avec François Mitteran, Jacques Chirac. Au niveau régional, vous l'avez brièvement évoqué tout à l'heure, il y a un homme aussi auquel vous avez attaché beaucoup d'importance dans votre carrière, c'est Jean-Claude Godin, ancien président de la région maire de Marseille. Ah ouais, Jean-Claude Godin, on se connaissait avant qu'il fasse de la politique.
On a de on avait 2 ans de d'intervalle. Ses parents lui faisaient faire du ski au SOS. On s'était connu comme ça d'ailleurs et puis après on est resté une quinzaine d'années.
Euh lui il était professeur hein au départ, moi directeur de caisse d'Épargne et c'est quand on a été élu tous les deux au conseil municipal, lui il a été élu avec de fer au départ et que moi j'ai été élu à Barcelonette qu'on a repris contact et on s'est jamais plus qui était parce que Jean-Claude c'était quelqu'un qui avait un cœur, qui avait une gentillesse qui avait une humanité, une humanité extraordinaire. Et moi, je me suis beaucoup servi d'exemples euh de de que qu'avit d'exemples que qui ont été vécu par Jean-Claude, je me disais tiens, je vais faire pareil. et parce queil il avait plein d'idées comme ça, il était très proche des Marseillais, il allait dans les quartiers, il m'est arrivé de traverser Marseille avec lui dans la voiture et créer des embouteillages au feu parce que il appelait les gens par leur prénom qui traversait devant le feu.
Enfin, c'était c'était extraordinaire mais c'était une époque tout ça maintenant ça existe plus. Ça a été un exemple pour vous. Il vous a apporté des conseils justement dans cette relation avec avec les amist beaucoup d'exemples beaucoup et je n'ai jamais pris une décision concernant ensuite les quand j'étais conseiller général puis quand j'ai été vice-président de la région et même député sans lui demander conseil et si lui il m'avait dit non on n'y va pas j'y allais pas.
D'accord. Ça vraiment été votre mentor alors pour Ah oui oui oui oui oui oui. Et d'ailleurs j'étais un des seuls qui continuer à l'appeler régulièrement au téléphone les derniers temps et il me dit un jour il m'a dit tu sais quand tu vas quitter tu vas voir hein le téléphone il sonne plus.
On revient à ces moments de solitude. Ça a été un homme très seul aussi dans sa carrière politique he entièrement voué à la politique. Ah oui lui pareil lui il le dit.
Il dit moi la politique c'était ma famille. C'est à lui en plus il avait pas de famille. Un jour, j'irai à l'Élysée, ce que vous avez lancé à votre père lorsque vous étiez adolescent à Saint-Tropé.
Qu'est-ce que ça voulait dire Daniel Espagnou ? C'est que vous vouliez être président de la République. Non, justement alors les gens, je me rappelle qu'il y avait quelqu'un qui s'était moqué de moi en disant mais pour qui se prend lui ?
Bon non pas du tout. Ce dans mon dans dans ma tête, c'était de dire ben un jour je ctoirai le président de la République, d'accord ? Parce que j'aurais fait de la politique, je serais devenu député.
C'est ça l'idée. Et en tant que député, je serais invité à l'Élysée. Voilà.
Alors, c'est un livre autobiographie qui est sorti en 2009. Vous retracez en fait ce qu'on est en train de faire aujourd'hui oralement. Est-ce qu'il y a quelque chose que vous n'avez pas écrit dans ce livre où vous êtes autocensuré comme on dit et que que vous aimeriez nous nous dire aujourd'hui ?
C'està-dire que bon le livre il il aurait il a il aurait fallu en écrire deux. Donc il a fallu couper couper couper. Donc il y a un tas de de d'histoires qui plaisent aujourd'hui mais qui aurait peut-être pas plu il y a 10 ans.
L'histoire que avec Brigitte Bardau, avec ma Chira quand elle est venue par exemple, je parle pas de dans le livre quand même quand mêmir est venu à notre par exemple. Bon et c'est des choses de maintenant je pourrais parler. Alors, j'avais commencé à écrire un second livre et ça, il aurait été plus tourné vers mes 10 ans de de députés et des rencontres justement que que le fait d'être députés m'ont permis de faire et puis j'ai pas eu le courage de continuer.
Je sais pas, je verrai si si ma santé me le permet, ce serait bien que je puisse parce que j'ai gardé beaucoup de documents, beaucoup de voilà qui iront aux archives départementales le jour où moi, je j'aurais disparu. Alors euh on le disait, quitter la la scène, c'est pas simple, il faut s'y préparer. Néanmoins, j'imagine que vous avez gardé des relations avec un certain nombre de personnes qui ont compté aussi localement des des hommes politiques locaux.
Alors, vous n'avez jamais eu d'opposition, il faut le dire, à Sisteron municipal pratiquement. Non, parce qu'en général euh dès que l'élection était passé, je voyais les gens d'opposition et on s on s'entendait et je me rappelle par exemple un monsieur que pour lequel j'ai eu beaucoup de d'admirations, c'était monsieur Roland qui était communiste. Communiste.
Alors, il était terrible au moment des élections. C'est normal. à l'époque, il avait des partis forts et c'est ce qui faisait la la force de la France aussi.
Aujourd'hui, il y a plus de parti. Bon et une fois l'élection passée, il venait me voir le lendemain. Alors qu'est-ce qu'on me donnait comme délégation ? il adorait les travaux et j'ai toujours donné délégation dans les travaux et et en plus il était devenu ami avec un de mes adjoints monsieur Capot qui était aux travaux qui pourtant n'était pas communiste lui mais il s'entendaiit très bien et ils ont fait un duo pendant 18 ans extraordinaire.
Moi, j'estimais que les élections passées, on pouvait s'entendre et à Paris Assemblée nationale, quand je suis arrivé la première fois, et bien c'était monsieur Bianco qui était député de la première circonscription. Bon ben on s'est rencontré le premier jour, premier jour lendemain d'élection tous les deux à Paris et on a décidé qu'on allait travailler ensemble. Elle m'a dit "Si tu es d'accord euh en ce qui concerne le département, on va pas faire chacun notre déclaration, on s'entend avant, ce sera une fois toi, une fois moi devant les questions gouvernement et et comme ça ça aura plus de poids." Vous n'avez jamais considéré comme un adversaire politique qui était au Parti socialiste.
J'ai toujours beaucoup apprécié monsieur Bianco. C'est resté pour moi un ami. C'est une personnalité hors du commun.
Vous rendez compte ? tous les postes qu'il a eu lui. Bon, il avait il avait aussi ses ouvertures à gauche, à droite, au centre de partout hein.
Jean-Louis le nom. Je me rappellerai toujours qu'un jour de bré, je venais de poser une question en disant je la pose au nom de Jean-Lou Bianco, député et devrait arrêter la séance. Il a dit prenez exemple sur monsieur Bianco et monsieur Spagnou.
Et Jean-Louis a l'habitude de dans les discours quand on va pour la pour le congrès des maires, il a il a l'habitude de citer ce cet exemple. On vous a remis la Légion d'honneur à deux reprises. La deuxième fois, c'était en tant officier au début des années 2000.
C'est Casta. Casta Casta. Ah oui.
Euh donc euh que j'aime beaucoup, que j'apprécie beaucoup. Donc qui avait organisé une réception euh c'était où à l'Élysée ? Oui, avec tout le tout le gratin people que vous aimez.
Ah ben oui. Alors euh j'ai j'avais été très très surpris en arrivant de de voir euh dans la salle tout toutes tes personnalités Mireille Mathieu, madame Al Marie, monsieur Prudom du Tour de France, Julien Le Perse enfin et tant d'autres qui étaient là alors que moi on m'a demandé de venir qu'avec mon fils- Pierre qui habitait Paris. une vraie surprise.
Alors bon et en même temps ce jour-là, on a on a remis également les gens d'honneur à Yan Baril président du conseil départemental des d'ailleurs vient d'être fait commandeur espagnol donc l'Élysée les faces de l'Élysée je crois que vous vous y avez mangé 24 fois entre tous les présidents de la République compris tous ou 24 fois comment vous expliquez aujourd'hui comment vous comprenez que peut-être que la moitié des électeurs français ne vont plus aux urnes non euh moi je déplore à tel point que j'en arrive à ne même ne plus mettre certaines certaines télévisions d'information parce que vraiment ça devient abominable. Bon euh avant il y a il y avait il y avait un respect, il y avait moi je suis jamais rentré à l'Assemblée nationale si j'étais pas en costume comme aujourd'hui. Jamais.
Une fois j'avais oublié, j'étais parti près à main, j'avais oublié de mettre la cravate, on m'a refoulé. Mais on m'a dit "Venez, il y a une salle où on a des cravates. Choisissen, choisissez-en deux et on vous les offre." Bon mais alors que maintenant ils vont débrailler, ils s'insultent, il se nous on est oh là, il y avait un respect mais alors extraordinaire mais au moins qu'on se respecte à l'Assemblée nationale.
Enfin comment voulez-vous faire avancer les choses avec l'exemple qu'on donne tous les mardis et tous les mercredis que sont au gouvernement où les députés s'insultent entre eux ? Mais c'est c'est l'horreur quoi. C'est l'horreur.
C'est pas ça être député. Donc vous comprenez qu'une partie des Français sont bien sûr. Moi je comprends que les Français et plus envie d'aller voter ou et puis et plus envie de regarder la télé non plus hein.
Alors sur Sisteron, il y a toujours un un bon un bon taux de participation. Euh oui 70 % toujours et même à l'échelle des Albes Provences peut-être un peu supérieur à l'échelle nationale. On va aborder la la dernière partie de cet entretien dans espagnou déjà avec donc votre départ de de la scène politique.
On l'a brièvement évoqué tout à l'heure vous y êtes quand même préparé depuis depuis des années. Comment choisir le moment où on part au-delà des problèmes de santé ? On dit souvent il faut pas faire le mandat de trop.
Vous avez hésité à partir où avant 2026 sur le mandat précédent ? Non. le mandat précédent, moi j'étais en pleine forme.
Euh j'avais décidé aussi je d'arrêter et puis on m'a tellement supplié de rester de bon je sais bien que [raclement de gorge] ça ça a pas dû faire plaisir à se templier ça. Il aurait pu être maire avant mais j'avais accepté, j'avais dit bon ben écoutez si je fais encore un mandat et si je suis fatigué en cours de mandat, je m'arrêterai. En fait j'ai j'ai eu quand même un problème puisqu'on m'a on m'a on m'a opéré d'un poumon.
Après, j'ai fait un petit AVC 3 jours après. Bon, j'ai quand même été fatigué mais enfin bon, j'ai été absent en fait qu'un mois. Voilà.
Là pareil, j'ai dit "Bon, écoutez, qu'est-ce que vous pensez ? Les docteurs m'ont dit si vous arrêtez la mairie d'un coup comme ça et vous vous allez faire une dépression nerveuse. Donc il vaut mieux progresser petit à petit.
Vous êtes pas loin des élections. Annonz maintenant que les prochaines élections par contre vous ne vous présenterez pas. C'est comme ça que ça s'est décidé et j'ai bien fait parce que du coup euh ça s'est bien passé.
Voilà, bien passé. Mais ce qui m'étonne c'est que j'ai eu j'ai eu plus de 1400 messages quand je suis parti. Je sais pas si beaucoup de mères ont ça hein.
Je crois pas. Mais les cisteronés sont je fais partie je fais partie intégrante de leur famille. Euh même des couples jeunes et je suis étonné.
Bon, quel est votre plus grand regret Daniel Pagnou sur tout ce parcours la devise sur cette carrière politique ? Si vous aviez un regret puis ensuite on parlera d'une grande fierté. Alors le regret c'est que j'ai été trop passionné et j'ai fait passer la mairie avant ma famille et aujourd'hui où j'ai eu besoin de ma famille avec les problèmes de santé que j'ai eu, c'est là que je me suis rendu compte que mes deux fils étaient et ma belle fille étaient précieux, mes petits enfants, toute la famille.
Et je me suis dit quand même, je suis passé à côté de beaucoup de choses. Voilà. Parce que moi à la mairie passa avant tout.
Un jour de Noël je crois que c'était j'étais déjà arrivriver très en retard au repas de famille. Il y avait encore ma femme et à plein repas les pomp m'appellent. Il y avait eu un accident mortel sur une route.
Bon je suis reparti, je suis jamais revenu. Bon maintenant quand je réfléchis, je me dis mais est-ce que est-ce que c'est bien ça ? Non.
Non, parce qu'il il faut bien se dévouer mais pas au point de négliger la famille quand même. Non. Et sur ces 43 années de mandat, il y a eu des moments vraiment difficiles assisteront.
Je me suis bon, il y a eu 94 les inondations. Je vous revois aussi sur un incendie en en 2001, je crois, sur la montagne de la baum. Oui.
Euh est-ce que est-ce qu'il y a des a eu des des moments assez difficiles en tant que que maire ? Non, j'ai pas eu des moments très très difficiles. Finalement, j'ai ça s plutôt bien passé.
Oui. Non, plutôt bien passé. Et puis j'ai eu la chance de enfin je dois être un seul seul maire en France avoir nommé tout le personnel communal actuel.
C'est moi qui les ai nommé, plus de 300 employés. Donc j'ai eu un personnel extraordinaire quand même parce que vraiment la ville est propre, il y a des fes de partout, elle est elle est bien tenue c'est une ville où il fait bon vivre. Et Daniel Spagnou, donc quelle est votre plus grande fierté après tout ce parcours ?
Alors euh si je regarde fierté il y a 40 ans cette maison, la résidence des visites enin et si je regarde fierté aujourd'hui, la caserne des pompiers qui est une une réalisation magnifique. Euh les pompiers m'ont m' m'ont fait la surprise de venir me chercher le 8 mai et de me faire une réception qui qui m'a marqué jusqu'à la fin de ma vie. parce que quand je me suis retrouvé là-bas avec tous les pompiers depuis qui que j'ai côtoyé dans ma vie euh des retraités, les autres, les familles, une ambiance extraordinaire et un quart d'heure d'applaudissement, ça va aller les les 1000 inaugurations d'il y a 2 jours.
Et quelle trace souhaiteriez-vous laisser de de votre passage donc sur Cisteron et et de votre œuvre ? Ben le un maire bâtisseur he parce que quand quand je traverse la ville, je vois maintenant je c'est mon fils qui me Thierry qui me mène beaucoup de partout. Je dis ça c'est moi, ça c'est moi, ça c'est moi.
Oui, un jour vous m'avez dit le plan d'eau des démars c'est moi aussi. Ben le plan d'eau desmars si je l'avais pas fait à l'époque aujourd'hui on pourrait plus le faire. C'est fini avec le l'environnement qui se met au milieu.
C'est fini. Il vous rendez compte la belle réalisation que c'est et puis ça a pas coûté très cher hein. Bon euh maintenant il va y avoir la pause la première pierre dans la nouvelle gendarmerie aussi.
Bon elle devait se faire ces jours-ci puis je crois qu'elle est renvoyée de quelques jours mais bon il y aura une nouvelle gendarmerie quand même. Caserne une nouvelle caserne des pompiers c'est formidable. la le complexe culturel qui va ce qu'on appelle nous le nouvel Alcazar alors que l'Alkazar va rester là où il est mais euh qui est magnifique magnifique qui a presque rien coûté à la commune puisque j'avais orienté une dame qui voulait faire don de sa fortune à la mairie.
Je l'avais orienté là-dessus et elle nous a fait don de 2 millions d'euros quand même. Voilà. Après, on a eu 2 millions de subventions et c'est qui fait que je crois que avec 2 millions d'euros, on va avoir, vous verrez, vous verrez, il y en aura pas la même dans tout le département hein.
Pour finir cet entretien dans l' espagnol, vous êtes toujours président de l'association des maires du 04, s'il y avait un conseil à donner aujourd'hui, j'imagine qu'il y a beaucoup de maires qui viennent vous voir. Oui, beaucoup. Quel conseil vous leur donnez aujourd'hui à ces nouveaux maires par exemple qui arrivent ?
Alors déjà je le parce que ils viennent ils sont un peu inquiets. Ils sont inquiets surtout il trouve que l'administration les aide pas que les administrations, elles sont là plutôt pour mettre le haut là que pour aider. Alors ça je leur dis ça les administrations, elles sont dans leur rôle.
Bon mais je leur dis surtout soyez proche de vos administrés. Il y a que ça que ça que ça. Si vous êtes proche de vos administrés que vous allez à tout assemblée général, moi j'ai jamais manqué une assemblée générale he quand j'étais invité.
Bon euh les gens ont besoin en ce moment dans la crise que nous vivons économique, sociale, morale, ils ont besoin d'avoir un repère. Or, les députés sont plus en repère, donc euh les maires deviennent un repère. Donc si vous je leur dis si vous vous jouez ce rôle là de de vraiment d'être le repère que quand on a un problème, on va voir le maire et bien vous ferez votre travail comme il faut.
C'est plus comme avant. Avant les on appelait les maires les maires bâtisseurs. Moi j'étais un maire bâtisseur.
Bon et je suis heureux de pouvoir le de pouvoir le dire mais c'est fini ça parce qu'il y a peu d'argent. Moi, j'ai eu des subventions tant que j'ai voulu, j'ai pu réaliser. Au contraire, même il y a des projets que on a on n pas pu mener à bien parce que on n'ava pas le personnel pour les mener à bien mais j'avais l'argent tandis que maintenant il y a plus d'argent, c'est très difficile.
Et quel message souhaitez-vous pour finir adresser ben à vos anciennes administrés et puis aux gens qui nous regardent ? Mais écoutez, moi le message que je dis, je dis d'une part, je voudrais les remercier du fond du cœur pour tout ce qu'ils ont fait pour moi. Ils m'ont permis euh d'être élu euh à Paris, d'être élu à la à la région ou au département.
Sans les administrer, je serai pas là. Bon, donc ils m'ont réélu cette fois ici à Saistorant au premier tour. Donc je ne peux que les remercier et leur dire de toute façon euh euh j'ai deux familles dans mon voilà, j'ai ma famille de cœur et puis j'ai l'autre famille, c'est les administrés de la ville de Coron.
Ils resteront jusqu'à ce que je disparaisse présent dans mon cœur parce que ils m' ils m'ont rendu 20 fois ce que moi j'ai fait pour eux. Daniel Espagnou, merci infiniment euh de nous avoir accordé cet entretien. Merci à vous.
Oui, je c'est très très touchant et on a beaucoup apprécié cette présence et cet échange. J'ai beaucoup apprécié. On remercie également la direction de de la résidence des visites d'avoir tout mis en œuvre pour réaliser cet enregistrement.
Et puis je remercie égalementou Fraby qui a grandement préparé cet entretien, m'a beaucoup aidé dans dans sa préparation avec donc à la production Fabrice Trouvé et puis à la réalisation Pierre-Paul Judicelli. Et moi j'ai été très heureux de vous retrouver parce que vous avez tous été des amis pour moi. Merci beaucoup Daniel. [musique] เ