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interviewLCI· 6 septembre 2025 27 min

Revivez le discours de Jean-Luc Mélenchon depuis la Grande Braderie de Lille|LCI

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Jean-Luc Mélenchon

Merci pour cet accueil, ça fait chaud au cœur. Alors, je vais commencer par vous dire que ça touche beaucoup, après tout ce qui a pu être dit de méchant et de calomnieux contre nous, de vous voir réunis, le sourire aux lèvres, en sentant que vous vous sentez unis tous ensemble par l'idéal et les objectifs que nous poursuivons. Mesdames et messieurs, à cet instant, ma pensée se tourne d'abord vers ces milliers de personnes qui se préparent à embarquer pour la flottille, qui va chercher à percer le bloc. Ces militantes, femmes et hommes, syndicalistes, personnalités connues ou moins connues, et parmi eux, de nouveau, quatre députés de la France insoumise qui sont notre honneur et notre fierté.

Madame Emma Fourreau, qui renouvelle son engagement sur cette flottille, Thomas Porte, dont l'engagement de longue durée est connu de vous tous, Marie Messmer, de Rennes, et enfin François Picomal, de Toulouse. Peut-être y en aura-t-il d'autres. Et je veux particulièrement saluer leur courage, car voyez-vous, déjà l'armée la plus immorale du monde répète là-bas en mer, loin des côtes et des zones économiques exclusives de chacun des pays qui se trouvent sur le rivage, des exercices de tir en mer.

Si bien que nous craignons que l'acte de piraterie auquel cette armée a l'habitude de se livrer, chaque fois qu'une flottille s'approche, ne soit cette fois-ci, comme l'ont dit certains ministres racistes du gouvernement de M. Netanyahou, se livre à des violences, et nous sommes très inquiets à cette heure de ces violences. Si la France était gouvernée par des insoumis, les navires de la narine nationale accompagneraient les quatre députés qui sont dans les eaux territoriales internationales, et donc le violorien, et s'apprêtent à débarquer sur un territoire sur lequel, en principe, le gouvernement de M. Netanyahou n'a aucune autorité.

Le 22 septembre prochain, le président de la République française, s'il est toujours là, reconnaîtra l'état de Palestine. Il le fera, et ce n'est pas en exploit, comme 75% des autres pays représentés à l'ONU, et 11 des 27 pays de l'Union Européenne. Pour finir, nous aurons eu gain de cause, mais vous savez, comme moi, que cela ne suffira pas pour ce que nous demandons. Car ce que nous demandons, ce ne sont pas des paroles, mais des actes.

Et d'abord, que cesse l'horrible massacre auquel on se livre là-bas à Gaza, qui nous soulève de dégoût, qui fait que la plupart d'entre nous n'ont aujourd'hui plus aucune confiance morale dans ceux qui dirigent cette planète et permettent qu'une telle abomination se déroule sans qu'ils ne fassent rien. Il faudra peut-être, le moment venu, qu'intervienne, pour finir, une force de la paix, comme l'a proposé le président Gustavo Petro, président de la Colombie. Et bien maintenant, après vous avoir dit tout cela, il faut que j'entre dans les raisons pour lesquelles on m'a demandé de prendre la parole devant vous aujourd'hui.

Il y a une situation politique qui peut-être l'espantoie beaucoup de femmes et d'hommes ici devant moi. Et puis les plus jeunes qui n'ont pas eu à en vivre auparavant la regardent avec l'habitude qu'ils ont de regarder les choses nouvelles. Mais pour beaucoup, si ce qui se présente est nouveau, nous y reconnaissons quelque chose qui se trouve dans le parfum de l'histoire de France. Oui, la France est entrée dans une nouvelle saison dégagiste. C'est-à-dire qu'elle juge illégitime la plupart des pouvoirs politiques et médiatiques dans lesquels elle n'a plus aucune confiance. Et cette saison dégagiste est bien dans les mœurs de notre patrie.

En 236 ans depuis la chute de l'Ancien Régime et la victoire de la glorieuse Révolution de 1789, nous avons connu cinq républiques, deux empires, deux dynasties et une dictature fasciste, celle de Philippe Pétain et des nazis qui l'entouraient. C'est-à-dire que nous sommes habitués, c'est comme ça, c'est la France, à ce qu'on ne sache pas sortir des impasses sans qu'il y ait quelques brutales secousses.

C'est la raison pour laquelle, au moment où nous sommes à nouveau dans une impasse, les insoumis plaident pour une issue positive, pacifique, c'est-à-dire démocratique, à l'impasse dans laquelle nous avons été enfermés dans la durée et par un homme dont la manière de gouverner ce pays paraît étrange à tout le monde et peut-être des fois quand il se regarde dans la glace à lui-même. Et voilà comment, à chaque fois, à chaque étape, une constitution corrige une autre.

La Quatrième République, par son agitation, la densité de ses débats, réparait les dégâts faits pendant la capitulation sans condition devant les Allemands et réparait les dégâts provoqués par la collaboration et toutes les mœurs abominables qui s'y rapportaient. Alors ce fut la période aussi de la sécurité sociale. Mais au bout d'un moment, ces débats et cette instabilité qui en résultait a nuit au système lui-même, si bien qu'il était devenu incapable de régler quelques problèmes que ce soit.

Et s'il avait réussi à surmonter la nécessité de reconnaître l'indépendance de la Tunisie guidée à cette époque par son peuple et Habib Bourguiba et puis celle du Maroc, guidée à cette époque par le roi Mohamed V de Rosemémoire, et bien pour finir, elle s'avérait incapable de régler le problème de la victoire de la révolution algérienne contre le colonialisme. Si bien qu'il fallut des événements tout à fait extraordinaires pour qu'on en vienne à changer les règles de fonctionnement des institutions.

Et on accoucha de cette manière de la Ve République qui bien sûr donna beaucoup d'autorité à un personnage qui en avait déjà par lui-même et sa contribution à l'histoire de la liberté de notre patrie, dit le général de Gaulle.

Mais, ceci comme d'habitude, donna lieu à d'autres excès, où l'autorité a fini par dégénérer en autoritarisme, si bien que nous voici rendus à un moment où, dans la période récente, plus de 31 lois sont venues réduire les libertés publiques, et encore tout cet été, des circulaires les plus diverses et multiples ont donné des pouvoirs excessifs aux agents d'autorités qui ne méritent pas toujours le respect qu'il aurait dû et que vous leur portez, compte tenu de la manière avec laquelle ils se comportent.

C'est pourquoi je rappelle solennellement que l'autorité n'est pas l'autoritarisme, que l'autoritarisme est le signal de l'échec de l'autorité et que l'État républicain s'honore de sa laïcité et de ses serviteurs qui doivent obéir. Dès pour eux leurs opinions politiques, les préfets n'ont pas à traiter une parlementaire comme Mme Rima Hassan de Française de papier, ni de terroriste, ni de mafieuse. Je le dis, je ne sais quelle vengeance a cette tribune, mais parce qu'il y va de la stabilité de l'État. Les Françaises, les Français ne respectent l'État que s'il se rend respectable par sa neutralité absolue, sans nuance et sans aucun arrangement.

La France, la voici engagée dans une saison dégagiste, vous ai-je dit. « Dégagiste » parce que le mot vient d'entrer dans le dictionnaire. La France dégagiste, elle met en cause toute autorité et elle a un calendrier avec deux rendez-vous. Le rendez-vous du 8 et celui du 10. Le 8 sera poser la question de confiance. Et on pense que la réponse, mais on ne la connaîtra que lorsqu'elle aura été prononcée, la réponse sera que l'Assemblée nationale ne fait pas confiance. C'est-à-dire que le gouvernement tombera.

Mais comme ce sera la première fois depuis 5 ans qu'un Premier ministre pose la question de confiance alors que nous sommes en République, alors je commencerai, nonobstant toutes nos divergences, avec M. Bayrou par dire que je salue son honnêteté républicaine qui aura consisté à poser la question qu'aucun de ses prédécesseurs n'a voulu poser. Je dirai ensuite, si vous vous en sentez, sachez que ce sera d'abord une victoire populaire. Et c'est pourquoi, sans doute, vous aurez à cœur de faire des pots de départ devant les préfectures. Car ce sera votre victoire. Mes mots. M. Bayrou a déposé un plan abominable contre les acquis sociaux des Français.

Et puis, nous avons vu aussitôt 2 millions de signatures pour abolir la loi Duplon signalent d'une intense activité civique dans les profondeurs du pays et d'une conscience citoyenne éveillée. Et puis, nous avons vu l'appel monter pour le 10 septembre. Et aussitôt, nous avons vu commencer le cœur de ceux qui attribuaient cet appel aux martiens, aux extraterrestres, aux reptiliens, aux russes et à je ne sais qui encore. Quant à nous, observant de plus près ce qui se passait, nous nous sommes rendus compte qu'il s'agissait de débuts d'assemblées citoyennes qui avaient pour principal objectif de n'appartenir politiquement à personne.

Et dont je souhaite encore à cette heure qu'elles n'appartiennent à personne car c'est la condition de son enracinement et de l'adhésion de millions de gens qui, par cette action, n'ont pas l'intention de s'affilier à tel ou tel mouvement ou parti, mais de marquer leur volonté de voir partir des pouvoirs illégitimes et rien d'autre. Nous avons observé que des fédérations syndicales de très haut niveau, telles que la fédération CGT du commerce, celle de la chimie, celle de l'énergie, appelaient à une journée de grève, le 10, que Sudrail appelait une journée de grève.

Alors nous avons dit, puisqu'il y a une grève, autant que tous ceux qui voudraient la faire se regroupent le même jour pour donner le plus de force possible à cet élan. Et c'est pourquoi j'ai été conduit à dire que je souhaitais qu'il y ait une grève générale ce jour-là et je crois avoir exprimé quelque chose qui venait de la profondeur de notre peuple. Naturellement, ce n'est pas à moi d'appeler à une telle grève générale, mais les circonstances ont fait qu'ensuite les centrales syndicales CGT et Solidaires ont appelé à cette grève ainsi que d'autres.

Si bien que le 10 sera un jour d'activité populaire à la base avec pour objectif de tout bloquer et de grève dans les principales branches d'activité du pays. Si bien que le 8, nous pensons quant à nous que ce sera le jour où nous ferons partir grâce à la mobilisation populaire qui s'annonce pour le 10, le Premier ministre, M. Bayrou, mais le 10, nous bloquons tout pour faire partir M. Macron lui-même car c'est lui qui est le responsable de la crise. Les malcontents qui veulent me donner des leçons de démocratie et qui si souvent me paraissent fort mal placés pour en donner.

Cela même que ça n'inquiète pas qu'un président de la République ne respecte pas le résultat des élections et s'étonne qu'ensuite un républicain, un démocrate comme vous tous, dise et bien puisque lui ne le respecte pas, nous non plus, nous ne le respectons pas. Et puisqu'il a le droit de dissoudre l'Assemblée nationale et de ne tenir aucun compte de nous, alors nous, le peuple français, peuple libre, nous décidons de le démettre à moins qu'il ne se soumette d'ici là, mais la seule manière qu'il aurait de se soumettre serait de se démettre. Voilà où nous en sommes. Car je ne les connais pas.

Quelles sont les formes d'action qui auront été décidées à la base par les assemblées citoyennes et par une prudence que j'approuve. Celles-ci ne mettent pas en ligne sur les réseaux sociaux les actions qu'elles se préparent à faire. Alors je ferai comme tout le monde, j'observerai. Mais je sais que ce jour-là, nous aurons une conjonction unique dans l'histoire récente de notre pays. La conjonction entre l'action des assemblées citoyennes, du peuple en général, et celle des organisations syndicales, c'est-à-dire du peuple ouvrier, syndiqué et salarié.

C'est un cas unique et c'est pourquoi il faut que les actions du peuple lui-même soient notoires et visibles pour qu'on comprenne qu'un acteur nouveau est né en politique, le peuple. Il est à la fois un acteur social, un acteur politique, et il prend ses décisions par ses propres organes, comme les salariés les prennent dans les assemblées, dans les entreprises, le peuple les prend dans ses assemblées citoyennes. marqué par votre action le 10, que le peuple est acteur fondamental de l'histoire en France, que c'est lui, l'auteur de la République, et le seul souverain dans ce pays. La colère, mesdames, messieurs, la colère, et elle est profonde.

Ce n'est pas par caprice qu'une nouvelle fois, des gens vont faire le sacrifice de la paix quotidienne. Ce n'est pas par caprice qu'ils vont tout bloquer. Ils le font parce que la situation est devenue invivable pour une majorité de gens dans ce pays. Parce qu'il y en a marre quand on travaille tant, quand on fait tant d'efforts d'avoir le frigo vide, de se demander si à la fin du mois on va devoir payer ou bien le loyer, ou bien la facture d'électricité. Et que cette vie est invivable, il faut que les puissants le voient et l'entendent.

Et ceux qui bénéficient d'un certain confort de vie aujourd'hui doivent se dire que leur devoir moral, leur devoir civique est d'aller aux côtés du peuple qui pâtit pour partager sa peine, sa souffrance et l'en libérer. C'est l'anellement en garde puissant de la terre. Vous qui avez méprisé ceux qui luttent contre le génocide, vous avez ruiné moralement votre cause et votre camp. Et ceux qui dans ce pays continuent à mépriser le peuple en lui attribuant toutes sortes de manipulateurs ou toutes sortes de raisons d'agir qui ne correspondent à rien de ce qu'il se prépare faire. Vous ruinez tout votre crédit. Vous êtes comme les perruqués poudrés de 1788.

Il faudra que vous ayez 1789 pour qu'on vous compreniez qu'il faut mettre la main à la poche et partager la peine avec tout le monde. Je sais d'avance ce que ces paroles me vaudront et bien sûr de nouveau on excipera de ceux qui ont pu déplaire dans le déroulement de la révolution de 1889 car c'est bien connu. L'ancien régime était délicieux et sa manière de traiter les gens était parfaite si bien que beaucoup encore continuent à n'exprimer que des regrets.

Tandis que nous et moi en particulier comme d'autres je me réclame de cet instant fabuleux qui fut le début de l'ère moderne et qui donna le pouvoir au peuple souverain et qui fait que la France est pour toujours et depuis cette date le pays de la liberté de l'égalité de la fraternité qui ne se décrit par aucune religion aucun genre sinon le contrat proposé à l'humanité toute entière. Mesdames, Messieurs ne pas se rendre compte de ce que vous avez à juste titre refusé et que vous vous préparez à refuser le 10. Comment ces petits bonheurs simples peuvent-ils vous être refusés ? Regardez comme ils calculent et chipotent tous les prix du bonheur.

Deux jours fériés encore une fois à prendre en plus de celui qu'ils ont déjà pris. Mais

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Locuteur non identifié

une année blanche

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Jean-Luc Mélenchon

c'est-à-dire une baisse des pensions de retraite et des allocations sociales compte tenu de la...

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Locuteur non identifié

Jean-Luc Mélenchon tout bloqué pour faire partir Macron. Le discours va se poursuivre. On écoute évidemment pour voir ce qu'il y a de prégnant dans son discours. Une première chose quand même Arlette Chabot et c'est d'ailleurs la ligne. Le 8 on dégage Bayrou le 10 on dégage Macron. Oui c'est ce qu'il appelle la saison dégagiste qui revient avec effectivement un calendrier précis qu'il détaille mais on l'a déjà tous en tête évidemment. Donc encore une fois le 8 avec petite nuance quand même. Il salue François Bayrou qui lui a le courage de demander la confiance des parlementaires un vote de confiance que ses prédécesseurs n'ont pas fait.

C'est vrai que ses prédécesseurs n'avaient pas envie de partir. Visiblement François Bayrou a plutôt lui envie de quitter Matignon puisqu'il connaît depuis longtemps le résultat du scrutin. Voilà donc le 8 il invite tout le monde à fêter dans la rue le départ de François Bayrou après cette petite précaution quand même ou la manière dont il le salue d'une certaine manière et puis le 10 c'est la grande journée de mobilisation de manifestation de grève générale à laquelle il appelle le peuple dans la rue pour obtenir en temps 2 le départ effectivement d'Emmanuel Macron c'est ça le temps 2 de la saison dégagée.

Mais la question c'est quand même de savoir est-ce que la France insoumise souhaiterait éventuellement rentrer au gouvernement un Premier ministre ? Non, non, rien. Je vais au bout de mon idée mais jeudi dernier la gauche donc le PS les écolos etc ont organisé une réunion pour essayer justement de parler d'une seule et même voix et la fille a dit merci mais non merci moi je ne viendrai pas. ça ne les intéresse pas du tout gouverner.

Alors elle est ici à un discours qui consiste à dire le programme rien que le programme c'est-à-dire le programme qui a été adopté avec l'union de la gauche lors des législatives le NFP mais en sachant parfaitement qu'on ne peut pas gouverner avec un programme ce programme-là sans compromis puisqu'il n'y a pas de majorité en tout cas pas de majorité absolue mais en fait Jean-Luc Mélenchon ne veut absolument pas entrer dans un gouvernement qui je le redis aurait une incidence sur la réputation de la gauche demanderait trop de compromis etc.

il ne veut pas non plus de dissolution puisque une dissolution aujourd'hui donnerait pour l'instant selon les sondages un résultat assez similaire à celui de la précédente législative encore une fois les sondages sont les sondages Jean-Luc Mélenchon veut la destitution d'Emmanuel Macron il veut que Emmanuel Macron démissionne et il veut parce que la seule manière pour LFI d'accéder au pouvoir c'est la présidentielle parce que c'est une machine qui est honnêtement construite de manière extrêmement efficace l'organisation de LFI c'est quelque chose en termes de militantisme de campagne électorale etc.

c'est une organisation qui est construite autour de la présidentielle pour que Mélenchon accède au second tour on est sûr pardon de cette question qui est peut-être un peu naïve mais on est sûr que Jean-Luc Mélenchon veut vraiment arriver à l'Elysée ou pas ? moi j'en suis évidemment c'est mon avis mais je peux vous dire à 100% et la rhétorique de Jean-Luc Mélenchon qu'on entend là avec en effet cette idée de dégagisme etc.

il a dit d'ailleurs il s'en est pris au début au pouvoir politique et médiatique donc il y a un discours ultra populiste de la part de Jean-Luc Mélenchon donc contre les institutions bon à la limite les institutions ça se critique c'est normal mais alors contre les médias dans leur entièreté contre ce qu'il appelle récemment il a parlé beaucoup d'oligarchie donc contre l'oligarchie etc.

donc un discours extrêmement populiste radical donc une rhétorique quand même inflammable avec comme point d'arriver dans les prochains jours le 10 le fameux 10 qui est cette journée de mobilisation à laquelle LFI va participer ils ont exprimé leur soutien par rapport à cette journée et c'est une journée je veux rappeler parce que quand on est de gauche on doit faire attention à ces choses là moi je crois qu'il y a une colère dans le pays elle se comprend très bien il y a des inégalités qui augmentent il y a des choses insupportables qui se passent dans le pays c'est vrai mais cette journée du 10 septembre elle vient de l'extrême droite elle vient des réseaux pro-russes complotistes des nationalistes et puis de milieux aussi libertariens tout à fait peu recommandables donc c'est une journée qui démarre quand même sur un appel de l'extrême droite et des milieux vraiment complotistes après ça a été repris par des milieux de la gauche radicale etc mais je suis désolé un mouvement comme cela qui vient de milieux aussi peu républicains et extrémistes à minimum il faut s'en méfier quand on est de gauche voilà sauf que maintenant c'est devenu un mouvement de gauche et d'extrême gauche parce qu'on voit bien des enquêtes qui ont été faites que c'est l'extrême gauche qui mène ce combat depuis que Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il le rejoignait et aujourd'hui c'est le leadership et du coup le RN évidemment ne participera pas à cette journée donc c'est quand même un retournement qui est spectaculaire ceux qui seront dans la rue ce sont des gens de gauche les écologistes sont très mobilisés et bien sûr la France insoumise aussi et s'il y a des débordements on craint plutôt qu'ils viennent de radicaux entre guillemets de l'extrême gauche extrême extrême gauche donc ça s'est complètement inversé c'est inversé 15 jours il dit d'ailleurs à un moment Jean-Luc Mélenchon dans son discours il dit les actions en parlant de cette journée du 10 parce qu'on a parlé beaucoup de cette note faite au préfet les forces de sécurité ne savent pas trop à quoi s'attendre il dit à un moment les actions doivent être notoires et visibles notoires et visibles et moi je serai l'observateur je ne suis pas sur les réseaux sociaux tant mieux sans réjouissant de cette manière et disant je regarderai j'observerai enfin oui avec une certaine si je peux mettre des guillemets gourmandise en quelque sorte pour Jean-Luc Mélenchon si on résume là ce matin cet après-midi c'est oui je veux le départ de Bayrou oui je veux le départ de Macron oui je veux accéder à l'Elysée oui j'ai un discours avec des éléments populistes donc oui on a retrouvé le Jean-Luc Mélenchon qu'on avait perdu un petit peu de vue ces dernières semaines et ces derniers mois notamment avec l'été il revient on dit souvent qu'à la barrière de l'île d'un côté vous avez une moule frite et de l'autre côté un bulletin de vote parce que c'est très politique cette rentrée voilà on en a la preuve aujourd'hui avec ce que dit Jean-Luc Mélenchon alors je voudrais qu'on aille faire un tour du côté de l'île justement retrouver Oméa Gessoum et Gaspard Bunel puisque vous avez suivi ce discours de Jean-Luc Mélenchon Oméa quelle ambiance on avait du mal à se rendre compte il y avait du monde déjà et quelle était l'ambiance beaucoup de monde et c'était un discours qui était très attendu ici à la braderie l'île alors au moment où je vous parle Jean-Luc Mélenchon le leader de la France insoumise est toujours en train de parler on a vu beaucoup de drapeaux de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a été acclamé par la foule un accueil très très chaleureux quand il est monté au pupitre pour énumérer beaucoup de thèmes alors il a commencé par féliciter François Bayrou le premier ministre pour son honnêteté républicaine je cite à travers sa sollicitation du vote de confiance mais le coeur de son discours était surtout axé sur sa demande de démission d'Emmanuel Macron de destitution il a donc axé une bonne partie de son discours sur l'appel à la mobilisation générale le 10 septembre la France est entrée dans une nouvelle saison dégagiste a-t-il dit je cite il appelle donc une nouvelle fois à une mobilisation générale le 10 septembre beaucoup d'attentes autour de cette date et pour rappel la veille la France insoumise déposera une deuxième procédure de destitution qui s'est mis en train de se faire

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Locuteur

par la France insoumise tout le monde soit sur la saison et elle ne peut s'accompagner la France insoumise tout le monde sur la saison le 10 septembre la France insoumise la France insoumise

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