Intervention de Stéphane Ravier à propos de la mission Travail et Emploi (28/11/2014)
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Le Président de la République nous promet pour chaque fin d'année, lui comme ses prédécesseurs, l'inversion de la courbe du chômage. »
- 1:08Invité politiqueChiffre
« Les 11 milliards d'euros dédiés à cette mission travail et emploi ne régleront pas la question de l'emploi, ou plutôt du chômage en France. »
- 1:24Invité politiquePromesse
« C'est à travers un retour à une véritable politique économique nationale, basée sur un protectionnisme intelligent, que nous pourrons retrouver le chemin de la croissance et donc de l'emploi. »
- 1:38Invité politiqueFait
« Vous les avez tous transférés, mes chers collègues, aux bureaucrates de Bruxelles. »
- 2:02Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, devant le désastre économique et social, et surtout humain, vous en êtes réduits à attendre notre salut de Jean-Claude Juncker et ses quelques 21 milliards qu'il transforme par la force de la salive en un pactole illusoire de 315 milliards d'euros. »
- 2:48Invité politiqueFait
« La politique d'immigration massive, exigée par le Grand Patronat, et exécutée depuis 40 ans, tant par les gouvernements de droite que par les gouvernements de gauche »
- 3:01Invité politiqueFait
« la politique d'immigration choisie, mettant nos compatriotes les plus diplômés désormais face à une concurrence intenable. »
Temps de parole
- Stéphane Ravier100 %
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Merci, ma chère collègue. La parole est à M. Stéphane Ravier pour le groupe des non-inscrits. Madame la Présidente, M. le ministre, mes chers collègues, comme tous les gouvernements depuis 20 ans, vous avez annoncé, Urbi et Orbi, que la politique de l'emploi serait votre priorité. Le Président de la République nous promet pour chaque fin d'année, lui comme ses prédécesseurs, l'inversion de la courbe du chômage. Ce sont bien évidemment des objectifs que nous partageons. Il faut reconnaître que certains dispositifs pourraient aller dans le bon sens.
Les contrats de génération, le développement de l'apprentissage en mixant l'école et l'entreprise, l'aide pour l'emploi des personnes handicapées en encourageant leur recrutement. Malheureusement, un grand nombre de choix politiques, notamment en matière économique, rendent ces actions inefficaces, voire contre-productives. Il faut être clair, les 11 milliards d'euros dédiés à cette mission travail et emploi ne régleront pas la question de l'emploi, ou plutôt du chômage en France. Pire encore, ces milliards n'empêcheront sans doute même pas la dégradation du marché de l'emploi. Pour cela, il faudrait changer de modèle.
C'est à travers un retour à une véritable politique économique nationale, basée sur un protectionnisme intelligent, que nous pourrons retrouver le chemin de la croissance et donc de l'emploi. Or, notre pays n'a pratiquement plus de levier pour atteindre ses objectifs économiques. Vous les avez tous transférés, mes chers collègues, aux bureaucrates de Bruxelles. Souveraineté monétaire, budgétaire, migratoire, diplomatique et même militaire, vous avez abandonné par idéologie l'ensemble de nos moyens d'action, de nos capacités à agir par et pour nous-mêmes, à des organisations supranationales, antidémocratiques car non élues, et appliquant avec zèle les dogmes de l'euro-mondialisme.
Aujourd'hui, devant le désastre économique et social, et surtout humain, vous en êtes réduits à attendre notre salut de Jean-Claude Juncker et ses quelques 21 milliards qu'il transforme par la force de la salive en un pactole illusoire de 315 milliards d'euros. Un écran de fumée pour tenter de sauver, mais pour combien de temps encore, votre système aujourd'hui à bout de souffle.
A ce protectionnisme intelligent, à ce rejet de la concurrence déloyale venue de l'extérieur, une mesure de bon sens, de bon père de famille, qui est la priorité nationale, permettrait à compétences égales de faire bénéficier à nos compatriotes d'abord des emplois dont ils ont besoin et dont ils sont scandaleusement privés par une concurrence déloyale venue, si j'ose dire, de l'intérieur.
La politique d'immigration massive, exigée par le Grand Patronat, et exécutée depuis 40 ans, tant par les gouvernements de droite que par les gouvernements de gauche, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, a ajouté comme une double peine la politique d'immigration choisie, mettant nos compatriotes les plus diplômés désormais face à une concurrence intenable. Les étrangers diplômés acceptant de travailler pour un salaire au rabais, l'immigration choisie entraînant un phénomène d'émigration de nos élites vers le continent nord-américain, la Grande-Bretagne ou encore l'Australie.
Protectionnisme intelligent, priorité nationale, sont aujourd'hui des mesures de justice sociale et de véritables moteurs pour la création d'emplois. Enfin, il apparaît franchement qu'outre le contexte économique, il n'est plus que temps désormais de remettre totalement à plat le mode de représentation actuel des salariés. Outre les abus dont la presse fait l'écho, ou plus grave, les malversations aujourd'hui sous le regard de la justice, il est clair que ce monopole de représentativité qui n'est plus justifié conduit à une défense faussée des intérêts salariaux et empêche toute réforme en profondeur.
Une nouvelle fois, je conclue, vous vous contentez des ajustements à la marge, mais sans entreprendre de réformes de fond. Ce n'est pas comme ça que vous allez redonner un emploi à chacun de nos compatriotes, les empêchant par là-même de participer pleinement à la vie de la cité. Merci, mon cher collègue.
Stéphane Ravier