Macron : fini les pros de la politique ? - Les questions SMS 11.05.2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse partielle
Certains candidats du renouvellement pourraient-ils céder leur place à des ténors des Républicains ?
- 0:33FerméeRéponse directe
La non-représentation de candidats En Marche contre Valls est-elle une investiture déguisée ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Le premier succès politique de Macron président n'est-il pas d'avoir fait exploser le paysage politique traditionnel ?
- 2:32FerméeRéponse directe
Combien de députés Emmanuel Macron peut-il espérer pour soutenir sa politique ?
- 3:16OuverteRéponse partielle
La moralisation de la vie politique ne devrait-elle pas interdire les parachutages et favoriser les candidatures locales ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Est-ce que Macron n'a pas intérêt pour remporter les législatives à proposer un gouvernement d'union nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11IntervenantFait
« Oui, parce qu'il y a un certain nombre de candidats dans ces circonscriptions-là qui n'ont pas été investis par En Marche, justement pour laisser la place à des candidats républicains »
- 0:43IntervenantFait
« Bien sûr, si ça va jusqu'au bout, c'est une investiture déguisée. »
- 2:37IntervenantChiffre
« Lui, il espère un groupe parlementaire de 250, 280, et puis prendre des gens à droite. »
- 2:53IntervenantFait
« Le vrai changement, c'est qu'il a pris le pouvoir au Parti Socialiste et à la droite républicaine. »
- 3:11IntervenantChiffre
« Pour l'instant, les projections, mais qui sont très fragiles, montent en tout cas qu'il est au-dessus de la barre des 200. »
- 5:43IntervenantChiffre
« Richard Ferrand parle d'une dizaine de bénévoles qui auraient étudié les candidatures. »
- 7:22IntervenantFait
« Si c'est le thème central de la campagne, s'il impose cette idée, il a une petite chance d'avoir la majorité absolue. »
Temps de parole
- Intervenant25 %
- Intervenant 221 %
- Présentateur18 %
- Intervenant 316 %
- Intervenant 415 %
- ?6 %
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Certains candidats du renouvellement pourraient-ils céder leur place à des ténors des Républicains
?
Oui, parce qu'il y a un certain nombre de candidats dans ces circonscriptions-là qui n'ont pas été investis par En Marche, justement pour laisser la place à des candidats républicains si jamais il y a un Premier ministre qui allait être nommé, qui correspond à cette ligne politique-là et qu'à ce moment-là, il y a le bloc dont on parlait tout à l'heure, de Républicains. Alors ce sont des proches de Bruno Le Maire et Bruno Le Maire et des Juppéistes essentiellement.
La non-représentation de candidats En Marche contre Valls est-elle une investiture déguisée ? La non-présentation de candidats En Marche contre Valls est-elle une investiture déguisée ?
Bien sûr, si ça va jusqu'au bout, c'est une investiture déguisée. Voilà, ils préfèrent certainement que ce soit le Valls qui soit élu dans cette circonscription plutôt que le candidat de la France Insoumise ou des Républicains. La question, par rapport à ce que montrait Vanessa Schener, c'est où ira l'argent
des
voix et une fois qu'il sera élu député, est-ce que ça sera vers l'EPS qui cherche à l'exclure
ou
vers En Marche qui ne l'investit pas ? Peut-être qu'il sera récupéré par le Modem si François
Bayrou l'a sauvé après tout.
On peut dire sans risque que ce ne sera pas le PS. Pour le reste, on n'en sait rien, mais ce
ne
sera pas le PS.
Le premier succès politique de Macron président n'est-il pas d'avoir fait exploser le paysage politique traditionnel ?
Si, et puis il est en train de continuer à le faire. On parlait tout à l'heure d'une stabilisation des Républicains qui, à mon avis, risque de ne pas perdurer au-delà de dimanche ou lundi, c'est-à-dire de la composition du gouvernement ou en tout cas après les législatives. On voit bien qu'on a des Républicains qui sont coupés en deux avec une partie qui milite pour une opposition traditionnelle, frontale au gouvernement qui sera en place et une autre qui envisage des accords de majorité. Ça sera sur des textes, soit sur certains éléments de programme. Donc pour l'instant, tout le monde tient jusqu'à
lundi. Voilà,
et après, on verra bien s'il
y a
un Premier ministre de droite. Oui, je pense que la totalité des députés LR-1, je crois, qu'il n'y
en
a qu'un seul qui a pour l'instant dit qu'il rejoignait en marche, le nombre risque de...
De grimper sérieusement. On avance
sur les questions. Pardonnez-moi Maurice Safran, il y
a
beaucoup de questions ce soir. Combien de députés Emmanuel Macron peut-il espérer pour soutenir sa politique
?
Lui, il espère un groupe parlementaire de 250, 280, et puis prendre des gens à droite. Le vrai changement qu'il essaye de mener, c'est pas, je suis d'accord avec Pascal Perrineau, c'est pas sur le renouvellement qui est une idée fausse. Le vrai changement, c'est qu'il a pris le pouvoir au Parti Socialiste et à la droite républicaine. C'est ça, le changement inouï qui est en train de se passer.
Alors
pour notre téléspectateur, la majorité absolue c'est 289. Donc s'il veut avoir un parti du président qui gouverne, il faut qu'il ait 290 députés. Pour l'instant, les projections, mais qui sont très fragiles, montent en tout cas qu'il est au-dessus de la barre des 200.
La moralisation de la vie politique ne devrait-elle pas interdire les parachutages et favoriser les candidatures locales ? C'est toujours
très mal vu les parachutages. C'est un problème très
compliqué, c'est un problème très compliqué parce qu'on n'est pas député. Le professeur l'expliquera mieux que moi. On n'est pas député d'une circonscription, on est député de la République française. Donc quand Jean-Luc Mélenchon dit « je suis partout chez moi »,
on
comprend bien la tactique qui est en dessous. Mais ce n
'est
pas non plus complètement faux. Ce n
'est
pas non plus complètement faux. Le professeur
alors. Il faut habiter dans la circonscription, bien sûr.
Non non, si vous voulez, en effet, on est député de la nation. On n'est pas député de la troisième circonscription.
Et pourtant
c'est mal vu.
Voilà.
Mais on le comprend d'ailleurs. Il faut à mon avis qu'il y ait là aussi un mélange. On comprend très bien que certains hommes et certaines femmes qui ont une dimension nationale trouvent ensuite une terre d'accueil. Mais aussi qu'il y
ait
le mouvement d'en bas.
Il
faut, comme disait jadis le président Mao, que le mouvement d'en bas rencontre le mouvement d'en haut.
Décidément, c'est un petit mal de cette action. Allez, est-ce que Macron n'a pas intérêt pour remporter les législatives à proposer un gouvernement d'union nationale ? C
'est
un peu ce qu'il est en
train de
faire. Puisque s'il y a un Premier ministre de droite et qu'il y
aura
des gens d'En Marche et des gens
qui
sont en Marche mais qui sont d'anciens socialistes, on n
'en
est pas loin. Ça ne sera pas présenté comme ça. Oui mais il n'y
aura
pas les députés du Front National. Une véritable union nationale, en effet, ça prend de la gauche de la gauche à la droite de la droite. Ce n
'est
pas l'union nationale qui propose,
c
'est l'union. Alors on peut contester parfaitement, c'est l'union des progressistes contre les conservateurs. Alors ça clive la droite, ça clive la gauche. Mais c'est cette union-là, il n'a jamais parlé d'union nationale. C'est cette union-là qu'il propose.
Quelles
mesures
le gouvernement peut-il prendre concrètement avant la mise en route de la législature
?
Il peut prendre d'abord le président à des pouvoirs propres. Dans la Constitution, il n'en a pas énormément mais qu'il peut exercer sans la législature. Sauf dans les pouvoirs propres où il a besoin de consulter le gouvernement. Et puis par la voie des décrets, il y a un pouvoir réglementaire, en effet, qui peut fonctionner avant que la législature se mette en marche. Et apporte aux côtés du pouvoir réglementaire le pouvoir législatif.
Décret et nomination.
Voilà, et nomination, vous allez voir. Nomination.
La commission d'investiture de la République en marche a-t-elle tous les moyens pour vérifier la probité et l'intégrité de ces postulants ? C'est ce que vous disiez tout à l'heure,
Vanessa Chabert.
Visiblement, pas tout à fait. Richard Ferrand parle d'une dizaine de bénévoles qui auraient étudié les candidatures. Donc, on peut supposer qu'il y ait des petites surprises qui soient découvertes après coup sur des candidats qui n'auraient pas été tout à fait honnêtes dans leur présentation d'eux-mêmes.
Combien
d'entre nous iront voter pour un candidat, même sympathique, capable peut-être, mais inconnu du corps électoral ?
C'est une grande question. Après, en campagne électorale, c'est assez facile de mettre sur ses affiches la République en marche avec sa
photo.
Il
y a une
grande photo d'Emmanuel
Macron. Et une
grande photo d'Emmanuel Macron. Il y a quand même pas mal de techniques pour flécher les candidats. Et ils ont beau être inconnus, on sait qu'ils seront en marche. Ils seront de la République en marche. Et donc, les électeurs pourront suivre.
Vous
savez, en 1981, on disait de manière un peu méchante, un âne avec une rose dans la bouche, on l'élit. Je crois, si vous voulez, que là aussi, les Français ont changé. On le voit dans toutes les enquêtes. L'opinion est partagée, attentiste, mitigée. Et donc, ça ne suffira pas, en effet, d'agiter uniquement le drapeau en marche. Il faudra, dans les quelques semaines de campagne, aller, comme le faisait ce candidat d'En Marche dans le 19e arrondissement de Paris, aller rencontrer les gens, comme on dit aujourd'hui.
Un peu
tout de même aidé, on l'a vu avec les candidats du Front National, qui avait le même type de problématique qui se posait pour les candidats du Front National à de nombreuses élections, des candidats totalement inconnus, souvent parachutés, que les électeurs ne connaissaient pas et qui, quand même, enregistraient de très, très bons scores. Sauf si Macron réussit, on peut trouver la question, à focaliser la campagne sur donner une majorité au président. Si c'est le thème central de la campagne, s'il impose cette idée, il a une petite chance d'avoir la majorité absolue. Mais c'est la seule façon pour lui, je pense.
Les candidats issus de la société civile ou inconnus des électeurs ne sont-ils pas tous investis dans les circonscriptions ingagnables
?
Non. Non, cette fois-ci, non.
Cette fois
-ci, non. J
'ai regardé, il faudra avoir le temps de regarder les 428, mais j'en ai regardé un peu au hasard certaines. Non, on ne peut pas dire ça. On
ne les envoie pas. Les candidats de la société
civile, on ne les envoie pas au casse-pipe systématiquement.
Certains élus PS ne confondent-ils pas République en marche et Course à la gamelle
?
Oui, c'est sûr, mais
c
'est
humain.
Oui, et puis pas que les PS, on n'est pas au bout de nos surprises.
Il
reste encore
son candidat. On
attend lundi. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25. Demain, vous retrouvez Bruce Toussaint pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.