Nicolas Dupont-Aignan invité de Laurence Ferrari sur C News
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:21OuverteRéponse directe
L'État cherche des moyens de reloger en urgence toutes ces personnes. Quelle solution vous vous proposez ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Mais votre solution, c'est quoi ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Il y a même des stratégies pour limiter les dépôts de demandes d'asile.
- 4:14OuverteRéponse directe
Votre solution, à vous ?
- 6:35OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous ferez, vous, concrètement, pour cette question-là ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il ne faut pas alléger un petit peu les normes pour permettre une meilleure accessibilité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:10Invité politiqueFait
« l'un des seuls à parler du développement de l'Afrique. Si on pouvait, à l'occasion de ce drame, parler des causes, la famine en Afrique, un vrai plan de développement pour ce continent, car sinon, nous serons submergés. »
- 4:15Invité politiqueChiffre
« Moi, je propose depuis des années de construire les places de prison qui manquent dans notre pays, que les gouvernements et notamment le gouvernement socialiste a annulées. Il faut 40 000 places, 40 000, pour être au niveau de la Grande-Bretagne. »
- 7:12Invité politiqueChiffre
« je veux redéployer 5 milliards d'euros vers les personnes en situation de handicap qui sont démunies. »
- 7:25Invité politiquePromesse
« La revalorisation de l'allocation adulte handicapée de 200 euros pour qu'elle soit au-dessus du seuil de pauvreté. »
- 7:37Invité politiqueFait
« les entreprises, les administrations devraient avoir un quota de 6%. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan78 %
- Présentateur16 %
- ?6 %
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On
se retrouve sur CNews avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.
Bonsoir, Laurence. Candidat de
Debout la France. On va parler de l'actualité. Un incendie a ravagé ce matin le camp de Grand-Sainte, le camp de migrants, après une rixe entre migrants. Il y a à peu près 1400 migrants qui désormais sont soit dans la nature, 900 d'entre eux, on le disait il y
a
un instant, un certain nombre sont relogés. L'État cherche des moyens de reloger en urgence toutes ces personnes. Quelle solution vous vous proposez
? D
'abord, je voudrais dire que c'est épouvantable,
qu
'en vérité, cela montre à quel point la situation n'est pas maîtrisée, à quel point il
y a
une misère humaine
qui
est là, avec des rixes de communautés terribles. Et quand la République n'est plus la République, eh bien on assiste à ça. Alors, c'est facile de donner des leçons après coup. Qu'est-ce qu'on fait
?
Relogement, d'abord bien évidemment, mais est-ce qu'un jour dans notre pays, on va traiter la cause des problèmes ? Et c'est là où je suis, je pense franchement, l'un des seuls à avoir un plan très équilibré sur l'affaire des migrations, où à la fois je veux de la fermeté avec des frontières nationales, le traitement des demandes d'asile aux frontières, une coordination européenne contre les passeurs, je veux que l'armée s'engage contre les passeurs. Et puis, l'un des seuls à parler du développement de l'Afrique. Si on pouvait,
à
l'occasion de ce drame, parler des causes, la famine en Afrique, un vrai plan de développement pour ce continent, car sinon, nous serons submergés. Effectivement, ça c'est très
en amont. C'est très en amont. Le problème très en amont.
Là, la réalité, c'est des centaines de personnes qui
font reloger en urgence et qui attendent de
passer en Angleterre.
Mais la réalité, c'est aussi qu'on a laissé s'installer en France des camps au bord de nos autoroutes, dans nos communes, qui sont des bidonvilles géants, et que comme on ne traite pas l'arrivée sur le sol avec fermeté, eh bien, on a des drames, on a l'exploitation des personnes. Et je peux vous dire, il suffit de se promener dans nos banlieues le long des autoroutes, on le cache la misère, mais elle est là. Et c'est une sorte de démagogie laxiste qui aboutit à rendre les gens encore plus malheureux. C'est pas bien.
Mais votre solution, c'est quoi ? Ma
solution ?
De garder personne, quel
que soit le type de réfugié ? Non, ma solution, c'est d
'appliquer la Convention de Genève sur le droit d'asile, mais de rester là
et
de refuser le contournement, le détournement de la procédure d'asile. C'est pourquoi je veux traiter les demandes d'asile aux frontières nationales, mais pour ça, il
faut
qu
'il y ait
des frontières. Traiter les demandes d'asile dans des centres de rétention aux frontières nationales, et seules les demandes d'asile acceptées en fonction de la Convention de Genève, moi je suis respectueux du droit international, seraient acceptées sur notre territoire. Et ça, on peut le digérer. En revanche, vous savez ce qui se passe ? C'est comme c'est le laxisme total, et bien les demandes d'asile sont refusées six mois ou un an après, et on n'expulse pas les personnes qui ont été déboutées.
Il y a même, le monde explique aujourd'hui qu'il y
a
un certain nombre de stratégies qui sont mises en place pour limiter même les dépôts des demandes d'asile. Par exemple, quand le camp de Calais a fermé, on disait aller à Lille, et puis évidemment, entre temps, les migrants étaient arrêtés dans le train.
Enfin,
20 minutes pareil,
on
est remis
derrière la
frontière. À Paris, il faut deux semaines avant même d'avoir
un rendez-vous, on vue d'un autre rendez-vous
un mois après. Tout ça n
'a aucun sens. Il y a une grande
hypocrisie à
propos de ce sujet. Mais une immense
hypocrisie, parce que de toute façon, tout le monde rentre dans notre pays comme partout. Et il n
'y a
pas de contrôle. J'ai demandé, on en a peu parlé dans la presse, trois jeunes de mon mouvement sont partis
à
la frontière Istanbul, de la Turquie et de la Bulgarie, en voiture. Ils ont loué une voiture à Paris.
Ils
ont été jusqu'en Turquie.
Ils
sont revenus. Pas une fois, ils ont été contrôlés. Pas une fois, on a ouvert leur coffre. Alors, moi, je veux bien tout ça. Mais cela montre quoi ? C
'est l'Europe, ça.
Oui,
mais
c'est une mauvaise Europe. C'est la fausse générosité.
C
'est la fausse générosité. Et la conséquence du laxisme, c'est que des passeurs exploitent la misère et les gens se noient en Méditerranée. Et après, ils arrivent comme des chiens dans des camps de tôle ondulée où la loi de la République ne s'exerce pas. Donc,
je
demande la fermeté républicaine. Et la République, elle est libératrice par sa fermeté.
C
'est ça l'enjeu.
Autre sujet d'actualité, les prisons. 350 surveillants pénitentiaires ont bloqué ce matin pendant quelques heures la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis pour protester contre l'agression d'un certain nombre d'entre eux. 180% de taux d'occupation des cellules à Fleury-Mérogis. Votre solution,
c
'est quoi, à vous ?
Mais moi, je propose depuis des années de construire les places de prison qui manquent dans notre pays, que les gouvernements et notamment le gouvernement socialiste a annulées. Il faut 40 000 places, 40 000, pour être au niveau de la Grande-Bretagne. Est-ce que la Grande-Bretagne est un pays fasciste ? Non. La Grande-Bretagne a les prisons adaptées. Je demande 40 000 places de prison. Il en faudra 10 000 pour la surpopulation carcérale, pour assumer la surpopulation d'aujourd'hui. Et il en faudra 30 000 pour exécuter les peines de prison et ne pas mélanger les détenus. Mais pour ça, cela veut dire un vrai programme.
Et je suis content qu'enfin, et je vous remercie de la question, on parle des problèmes à 10 jours de l'élection. Des vrais problèmes. Et je remarque qu'aucun de mes concurrents n
'a
un programme aussi précis sur la sécurité, sur les places de prison. S'il n'y a pas l'application de la chaîne pénale, on n'y arrivera pas. J'ai un exemple. Dans ma circonscription, un policier municipal agressé par un trafiquant de drogue. Le trafiquant de drogue est sorti libre du tribunal la semaine dernière. Il a menacé le policier sur le parking. Et je l'ai retrouvé deux jours après, avec une tentative d'assassinat.
Il
est toujours libre.
Si
on ne comprend pas qu'il faut des places de prison suffisantes pour l'application de la loi de la République, on n'a rien compris. Mais c
'est le laxisme
total.
Mais c
'est sur plusieurs années. Là, il y
a un problème immédiat. Non, j'ai une solution.
180% de
taux d'occupation à la fleurie. J'ai une solution
que j'ai proposée.
On
a des casernes désaffectées,
qui
pourrissent. Qui ne
sont
pas reconverties. Les procédures prennent
des années.
On les retape. On les retape. On met des délinquants dedans. On organise les choses en urgence. Il y a urgence. J'ajoute dernier point. Que nos personnels pénitentiaires, comme nos policiers, comme nos pompiers, comme nos gendarmes, sont insultés à longueur d'année. Sont menacés. Et que l'autorité de l'Etat
n
'existe plus. Ils ne sont pas défendus par le ministère. Donc il faut être beaucoup plus ferme. J'ai visité la prison de Villepinte. J'y retournerai jeudi. C'est insupportable de voir ce qui se passe dans notre pays. Vous savez ce qui s
'est
passé en Guyane ? C'est aussi une aspiration à la sécurité. La sécurité, c'est la première des libertés. On n'en parle pas dans cette campagne. Parce qu
'ils
ne veulent pas en parler. Parce qu'ils ont voté pour la plupart les lois qui sont appliquées aujourd'hui.
Vous
étiez tout à l'heure au Trocadéro pour soutenir la marge des oubliés. Ce sont des participants,
des
handicapés, qui font des propositions en matière de handicap. Qu'est-ce que vous ferez, vous, concrètement, pour cette question-là
?
Ce que je veux dire, c'est dans cette campagne, ce qui m'étonne aussi dans les programmes,
c
'est qu'il n'y
a
aucune démarche de progrès social. Comme si on avait décidé que notre pays ne pouvait plus progresser. Qu'il fallait en fait avoir la régression sociale. Simplement organiser la régression, le détricotage des droits sociaux. Je pense qu'il faut renforcer le pays par une politique d'emploi en France. C'est un aspect. Il faut rétablir l'ordre. Mais il faut aussi retrouver des conquêtes sociales. Et je pense qu'on peut mieux dépenser l'argent.
Au
lieu de donner de l'argent, parfois, d'un certain assistanat à des gens qu'on n'en a pas besoin, je veux redéployer 5 milliards d'euros vers les personnes en situation de handicap qui sont démunies. 5 milliards ? 5 milliards, c'est une grosse somme. Comment ? La revalorisation de l'allocation adulte handicapée de 200 euros pour qu'elle soit au-dessus du seuil de pauvreté. Deuxièmement, faire respecter l'obligation du travail des handicapés. Parce que vous savez que les entreprises, les administrations devraient avoir un quota de 6%.
Et
ils s'exonèrent de cette obligation en payant une amende. Et vous avez beaucoup de personnes en situation de handicap qui n'aspirent qu'à une chose. C'est à travailler pour retrouver de la dignité. Je veux en faire l'objectif principal. Et je l'ai fait dans ma mairie.
Je
suis à 6%. J'ai mis des années
à
inciter l'administration, mon administration, à comprendre qu'une personne en situation de handicap peut tout à fait travailler.
Est-ce qu'il ne
faut
pas alléger un petit peu les normes qui sont imposées aux entreprises, bâtiments publics, pour permettre une meilleure accessibilité ?
Est
-ce qu'en allégeant cela, on ne facilite pas la vie des handicapés ?
Il faut deux choses. On a mis des normes tellement élevées qu'elles ne sont pas appliquées. On a un retard fou sur la loi de 2005. Qu'est-ce que je veux ? Qu'on négocie avec les associations d'handicapés des obligations. Je prends un exemple. On oblige dans ma commune à mettre des ascenseurs dans toutes les écoles.
Est
-ce qu'on ne peut pas déjà faire en sorte que toutes les classes de rez-de-chaussée soient accessibles à l'handicapé ? Et quand il y
a
un enfant en fauteuil, on met la classe au rez-de-chaussée. Ça vous paraît complètement la palissade. Mais on n'y arrive pas
avec
l'État. Il faut que les normes pour les handicapés permettent d'aller plus vite, plus vite, mieux, pour qu'on avance. J'ai vu et j'ai discuté à nouveau au Trocadéro avec beaucoup de personnes en situation de handicap en fauteuil. Ils n'en peuvent plus. Ils ont l'impression qu
'on
les balade.
Et
vous savez, c'est tout à fait symbolique de notre société. D'un côté, on déverse des aides sociales sans regarder. Je veux que le RSA, quand on le touche,
on
travaille une journée par semaine. Qu'on ne le verse pas à des gens qui vivent à l'étranger.
Et
puis en même temps,
il
y a une misère de nos personnes en situation de handicap qui n'ont rien. Et la société les oublie parce qu'on ne veut pas voir la misère. Et ce n
'est
pas une misère, c'est simplement un oubli. Il faut bien le dire. Et il y a beaucoup de personnes en situation de handicap qui peuvent travailler, qui ont envie de travailler.
On a parlé des vrais sujets de société.
On va parler un peu de
politique,
tout de même. Merci d'avoir parlé de vrais sujets
des Français. On va parler effectivement
de...
C'est
une élection présidentielle entre nous, Laurence Ferrari. C'est aussi
ça.
C'est pour les Français ou pour le monde politique ? C'est pour les
Français.
Alors j'ai l'impression qu'aujourd'hui, on a fait une campagne pour le monde politique. Et entre nous, les Français, plus ils les voient, plus ils sont écœurés.
Alors, il y
a
un
petit affrontement
aujourd'hui entre Emmanuel Macron et François Fillon. Vous savez,
avec
à la clé un mot qu'Emmanuel Macron aurait envoyé à François Fillon. Vous n
'avez
peut-être pas suivi
ce dossier au moment de
la déchéance de nationalité.
C
'était à l'Assemblée en 2016. Est-ce que les combats, maintenant, sont désormais traditionnels dans une campagne électorale ?
Je vais vous dire. Quand ils ne savent plus parler des Français parce qu'ils ne les connaissent plus, ils ne les voient plus, ils les méprisent, eh bien, ils parlent d'eux. Alors, ils sont dans leur petit conflit. Mais en vérité, ce qui est assez paradoxal, c'est qu'ils se chamaillent, mais ils appliquent tous les deux quasiment la même politique. Et moi, j'ai été frappé. Vous étiez au débat. Vous ne pouvez rien dire.
Je
l'animais. Vous ne
l
'animiez. Vous ne pouviez rien dire. Vous n'allez pas dire quelque chose aujourd'hui. Mais moi, j'ai été frappé de l'esprit qui régnait sur ce plateau. Il y avait un sourire complice permanent entre M. Fillon qui était en face de moi et M. Macron qui était à côté de moi. Et tous les deux se regardaient en se disant, mais qu'est-ce qu'on fait là avec ces personnes de seconde zone ? C'est-à-dire qu'on avait l'impression d'être sous l'ancien régime à la cour de Louis XIV où il y avait la noblesse et nous, nous étions le tiers-État. Nous étions des Français comme les autres. Ils daignaient nous parler.
Est-ce
qu
'il y
avait
une complicité entre vous et Marine Le Pen
?
Non, je ne crois pas.
Je
n
'ai
pas eu le sentiment. Mais en tout cas, même Marine Le Pen a été un peu arrogante à l'égard de M. Poutou. J'ai senti pendant ce débat physiquement
le
sentiment d'une certaine caste politique qui n'accepte plus de parler aux Français et qui ne veut plus débattre. Et c'est très grave. Et ça illustre bien la cassure qu
'il
y
a
dans notre pays. Et moi, je suis candidat à la présidence de la République pour représenter les millions de petits qui font la France parce que ce sont eux qui font la France et pas ceux qui se croient au sommet.
Les sondages vous donnent une légère baisse, 3,5%.
Comment est-ce que vous
l'analysez et comment est-ce que vous allez pour ces 13 jours de campagne qui
restent réagir ?
Je vais
vous dire, il y a une hausse qui me fait plaisir.
C'est la hausse du potentiel électoral. Parce qu'on regarde les sondages,
mais
sur des gens qui n'ont pas décidé.
Il
y a 20 millions de Français qui n'ont pas tranché.
Et
quand on regarde le potentiel électoral,
c
'est-à-dire est-ce que je peux voter pour M. X ou Mme Y ? Je suis à 18%. Eh bien moi, 18%, M. Fillon est juste au-dessus et M. Hamon juste au-dessus. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si les Français enlèvent leurs barrières psychologiques des sondages qui ne valent rien dire puisqu'ils n'ont pas tranché, eh bien tout peut arriver. Et le vrai vote utile, c'est le vote des convictions. Je dis aux Français, votez pour vos convictions. Parce que si vous votez par défaut, je pense qu'il
y a
80% des Français qui ne veulent ni de M. Macron, ni de M. Fillon, ni de Mme Le Pen.
Mais dans quel sens ça de demander que François Fillon se retire à votre profit ?
Les Français doivent
se faire leur opinion,
ils doivent voter.
Bien sûr, mais je vois très clairement le nombre de Républicains qui me rejoignent et qui disent qu'on préfère avoir une petite chance, peut-être très petite avec vous, que de n'avoir aucune chance avec un François Fillon qui est dans le déni de réalité. Et je ne cherche pas à
l
'attaquer. Je pense que M. Macron et M. Fillon ont une politique mauvaise pour le pays. Et je veux proposer une rupture sérieuse qui n'est pas les inconvénients de Mme Le Pen ou de M. Mélenchon.
Merci beaucoup Nicolas Dupoignan
d'être venu ce soir. Merci de votre invitation. Et enfin, on a parlé des
problèmes des Français.
Des vrais problèmes.
Plus que dix jours, j'espère qu'on va beaucoup parler des problèmes des Français.
Merci beaucoup d'être venu ce soir sur notre antenne. Merci
beaucoup d
'être
venu ce soir.
Nicolas Dupont-Aignan