Agnès Pannier-Runacher, députée EPR du Pas-de-Calais | La politique et moi
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Mon invitée a grillé toutes les étapes de la politique en commençant directement comme ministre.
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Elle a survécu à tous les premiers ministres d'Emmanuel Macron pendant 7 ans.
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Vous avez longtemps été une ministre indéboulonnable, avec une constante : gérer des crises hors normes.
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Ces trois crises majeures (masques, vaccins, coupures d'électricité) : gérer des crises, c'est votre petit plaisir personnel ?
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Gérer des crises, c'est votre petit plaisir personnel ?
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On a l'impression que vous aimez décortiquer les problèmes, analyser, trouver des solutions, c'est votre truc.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueChiffre
« Ça veut dire qu'il y a deux mois, on fabriquait 3,5 millions de masques par semaine, chirurgicaux et FFP2, et que fin mai, nous fabriquerons 20 millions de masques. »
- 1:06Invité politiqueFait
« Si un pic de consommation est atteint, le gestionnaire de réseau RTE pourrait couper l'électricité dans certaines zones. »
- 1:51Invité politiqueFait
« J'ai géré des crises à l'hôpital public, j'ai été numéro 3 de l'assistance publique hôpitaux de Paris au moment de la crise de la canicule. »
- 2:01Invité politiqueFait
« J'étais en 2008 au moment de l'effondrement des banques et de la crise de subprime, et j'ai géré notamment la chute de Dexia. »
- 2:16Invité politiqueFait
« J'ai lancé sous l'égide du président de la République de l'époque, Nicolas Sarkozy, le premier fonds souverain français. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Quand on lance l'alliance du nucléaire, par exemple, personne ne l'avait vu venir. »
- 6:44Invité politiqueChiffre
« Je dirigeais une entreprise de 5 000 personnes. »
- 8:09Invité politiqueFait
« Je sais à combien je dois à la République française : les écoles, la santé, un cadre de vie formidable. »
- 9:13Invité politiqueFait
« Perenco est un groupe, je ne vais pas rentrer dans le détail, mais c'est un petit poussé par rapport à Total. »
- 10:11Invité politiqueFait
« La techno est allée gagner dans une élection qui était difficile puisque moi, je pars le vent de face en 2024. »
- 11:02Invité politiqueFait
« J'ai fait le choix de sortir du gouvernement. »
- 11:32Invité politiqueFait
« Quand on est renommée le dimanche et qu'on annonce le mardi qu'on ne repart pas alors que le Premier ministre n'est pas renommé, je pense qu'il y a une certaine forme de sincérité sur la position. »
Temps de parole
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Mon invitée a grillé toutes les étapes de la politique en commençant directement comme ministre. Elle a d'ailleurs survécu à tous les premiers ministres d'Emmanuel Macron pendant 7 ans. Elle est désormais députée et siège dans le groupe Ensemble pour la République. Bonjour Agnès Pagny-Renaché. Bonjour. Alors je le disais à l'instant, vous avez longtemps été une ministre indéboulonnable, membre de tous les gouvernements à partir de 2018, à différents postes, mais avec une constante, c'est que vous avez dû gérer des crises hors normes. On va revoir cela avec quelques images.
Ça veut dire qu'il y a deux mois, on fabriquait 3,5 millions de masques par semaine, chirurgicaux et FFP2, et que fin mai, nous fabriquerons 20 millions de masques.
Je suis en train de monter une opération commando pour faire en sorte que toutes les capacités qui peuvent être mises au service du développement du vaccin soient mises au service du développement des vaccins.
Si un pic de consommation est atteint, le gestionnaire de réseau RTE pourrait couper l'électricité dans certaines zones. Ce sont des mesures ponctuelles et évidemment, notre responsabilité, c'est de nous préparer à tous les scénarios.
Alors ces trois archives datent de 2020, 2021, 2022, et alors à chaque fois trois crises majeures que vous avez dû gérer, la crise des masques anti-Covid, celle des vaccins, et puis celle des coupures, enfin des risques de coupures d'électricité. Gérer des crises, c'est votre petit plaisir personnel ?
Ce n'est pas un plaisir, mais c'est vrai que ça a été un fil rouge de ma vie professionnelle, puisque moi je suis rentrée très tard en politique, je suis vraiment un pur produit de la société civile, je découvre la politique à 44 ans, et par contre avant j'ai géré des crises. J'ai géré des crises à l'hôpital public, j'ai été numéro 3 de l'assistance publique hôpitaux de Paris au moment de la crise de la canicule, et j'ai géré des crises financières.
J'étais en 2008 au moment de l'effondrement des banques et de la crise de subprime, et j'ai géré notamment la chute de Dexia, et à ce moment-là j'ai lancé sous l'égide du président de la République de l'époque, Nicolas Sarkozy, le premier fonds souverain français. J'ai géré des crises dans l'automobile.
On a l'impression que vous aimez décortiquer les problèmes, analyser, trouver des solutions, c'est votre truc.
Alors j'aime bien effectivement sortir de la caricature, j'aime bien la complexité, et j'aime bien démêler les fils de sujets complexes. C'est peut-être ça aussi ma patte, j'ai travaillé dans le public, j'ai travaillé dans le privé, ça me permet de parler différents langages, et je pense que ça explique aussi que le président de la République m'ait confié des crises, parce que peut-être j'avais cette capacité à les démêler avec plus d'assurance et d'innovation que d'autres.
Moi j'aimerais qu'on reparle un peu de ce que vous évoquez à l'instant, c'est-à-dire que vous avez un CV impressionnant, HEC Sciences Po, l'ENA, vous l'avez dit, enchaîner des postes importants, à la fois dans le public et dans le privé, et en même temps, vous expliquez qu'en politique, on vous a souvent prise de haut, parce que vous étiez une femme, parce que vous faisiez plus jeune que votre âge. Ce n'est pas un peu rageant, ça, de faire preuve de ses compétences et en même temps, de ne pas être jugée sur ses résultats ?
Non, je ne le dis pas sous forme de plainte, parce que moi j'ai eu un énorme plaisir à porter les différents portefeuilles que j'ai eus. Le fait que parfois, il y ait un peu de condescendance à mon égard m'a aussi un peu protégée, parce que j'ai été une heureuse surprise dans la gestion d'un certain nombre de crises. Si vous voulez, si on n'attend pas grand-chose de vous, quand vous faites des bonnes choses...
C'est-à-dire qu'on vous a peut-être sous-estimé, vos adversaires ne vous ont pas...
Quand on lance l'alliance du nucléaire, par exemple, personne ne l'avait vu venir, et ça peut aussi aider à faire bouger des choses. Et moi, je ne recherche pas nécessairement la lumière et le pouvoir. Ce qui m'intéresse, ce qui me passionne, ce qui m'a toujours passionnée, quand j'ai été dans le public et dans le privé, c'est de faire avancer les sujets, c'est les politiques publiques. Et donc, c'est un peu ce fil-là que j'ai tiré dans les différents portefeuilles que j'ai occupés.
Alors, on va parler de vous, de votre parcours, de votre histoire, peut-être familiale aussi, parce que j'ai l'impression que vous avez été éduquée pour performer. Je dis ça parce qu'à propos de vos parents, vous expliquez les études et la réussite, ça a été une obsession familiale jusqu'à la névrose.
Oui, c'est vrai parce que...
Vous étiez sous pression ?
Non, pas sous pression, mais ma grand-mère n'a pas pu faire d'études. Elle est née dans un milieu modeste. C'est-à-dire, elle voulait, mais n'a pas pu ? Exactement. Elle était excellente à l'école. Elle est née dans un milieu modeste. C'était une jolie jeune fille. On lui a dit très expressément, écoute, toi, tu vas faire un mariage. Et elle a eu une sorte de souffrance de ça qu'elle a reportée sur ses enfants. Et l'éducation est devenue notre façon de nous affirmer et de conquérir le monde. Ça a été le cas de mon père qui a fait une grande école. Et derrière, mon père a reporté un peu cette attente professorale sur moi.
C'est le manque qu'on puisse dire, parce que visiblement, il ne comprenait pas pourquoi les enfants, ça pouvait pleurer. Il ne voyait pas l'intérêt d'aller à une boum pour une adolescente. Il trouvait que c'était une perte de temps. Vous avez eu une enfance ?
Non, j'ai eu... Alors, c'est vrai que ma cousine me disait, tu as des loisirs de vieux. Donc, j'allais au musée, j'allais voir des spectacles, etc. Mais j'ai eu une enfance, parce que j'ai eu aussi une extraordinaire liberté. Moi, à 14 ans, je partais en week-end chez les copains, ce qui n'était pas forcément partout pareil. Comme j'avais un an d'avance, j'étais avec des gens un peu plus âgés que moi. Donc, je vous rassure. Mais c'est vrai que la règle du jeu était très claire. C'est, si tu es bonne à l'école, tu as une liberté. C'est, si tu es bonne à l'école, on te visse. Et du coup, j'étais très, très bonne à l'école, parce que ça me permettait...
Les chèques n'étaient pas possibles.
Oui, mais ça me permettait aussi de... Mon frère avait été un peu plus résistant, et du coup, on lui prévait d'argent de poche, on lui prévait de choses. Moi, ça m'a permis, quelque part, d'avoir une extraordinaire liberté, de circuler comme je voulais. Enfin, adolescente à 13-14 ans, je rentrais tard le soir, je passais des week-ends chez les copains, je passais des soirées chez les copains, et j'avais une paix royale de ce côté-là, dès lors que je délivrais les résultats scolaires qu'on me demandait.
Délivrer, on a l'impression que c'est la ministre qui parle de l'adolescente. On va reprendre le fil de votre engagement en politique. Ça s'est fait à partir de 2016. Vous êtes engagée aux côtés d'Emmanuel Macron, vous avez fait campagne pour lui à Paris, sauf que vous vous êtes arrêtée là. Vous n'êtes pas présentée aux législatives dans la foulée. Pas du tout. Parce que je n'avais pas du tout envie de le faire. Vous n'avez pas envie, mais alors là, on vous a proposé, j'ai lu, d'être directrice adjointe du cabinet d'Edouard Philippe
parce que j'étais dirigeante d'entreprise. Je dirigeais une entreprise de 5 000 personnes. Je m'éclatais à ce poste. J'avais une rémunération qui était tout à fait importante. Et donc, je n'avais pas du tout envie de quitter mon poste.
Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis un an plus tard ? Parce qu'un an plus tard, là, on vous dit, maintenant, on vous propose d'être ministre, et là, vous dites oui.
Et là, mon époux de l'époque m'a dit, ah, ça, c'est autre chose. J'étais en Chine pour le travail. Je reçois 5 appels en absence sur mon téléphone quand j'atterris à Pékin. C'est matignon. Je me dis, oh là là, il y a encore un truc qu'on a dû faire dans notre entreprise puisqu'on avait une partie d'actionnariat public. Donc, je me suis dit, ça y est, il va falloir que je trouve des excuses, que je m'explique. Et en fait, c'est des messages pour me dire, pour me proposer d'entrer au gouvernement. Et je tombe littéralement de l'armoire. Et après, je me suis dit, ça ne va pas durer longtemps. Tu fais cette expérience une fois dans ta vie.
Tu as un bagage professionnel qui est suffisamment important pour rebondir derrière. Donc, il faut quand même tenter l'aventure.
Mais alors, à quel prix ? Mais au sens propre du terme, parce que vous avez évoqué votre salaire. Si j'ai bien lu, vous avez accepté, du coup, de diviser par 5 votre salaire de l'époque en devenant ministre. Qu'est-ce qui fait accepter ça ?
D'abord, vous vous dites que ça ne va pas durer forcément très longtemps. Ensuite, c'est rendre, moi, ce dont j'avais bénéficié tout au long de la jeunesse. Moi, je sais à combien je dois à la République française. Les écoles, la santé, un cadre de vie formidable. Moi, mes parents sont d'une bourgeoisie intermédiaire. Mon père a réussi grâce aux études. Et je suis un produit un peu pareil. C'est-à-dire, c'est les études qui m'ont ouvert énormément de portes. Ce n'est pas le réseau familial, ce n'est pas l'argent.
J'aimerais qu'on évoque un moment peut-être compliqué de votre carrière politique, quand le groupe de journalistes Disclose s'est intéressé à la carrière de votre père dans le deuxième groupe pétrolier français, Perenco, et à une donation qu'il a faite à vos enfants au moment où les journalistes s'y sont intéressés, au moment où vous avez été nommé à la transition énergétique. Et là, la presse a dit, mais en fait, il y a conflit d'intérêts. Vous ne l'aviez pas vu venir, ça ? Parce qu'en fait, vous étiez lié, entre guillemets, par votre père à l'industrie du pétrole.
Alors, je ne l'ai pas vu venir parce qu'il n'y avait pas conflit d'intérêts. Et d'ailleurs, l'HATVP a été très claire sur le sujet. Mon père avait 77 ans au moment où j'ai été élue. Et Perenco est un groupe, je ne vais pas rentrer dans le détail, mais c'est un petit poussé par rapport à Total. Alors certes, c'est le deuxième groupe pétrolier, mais c'est un peu comme si vous comparez Grand Carrefour et le magasin et l'épicerie du coin. On n'est pas du tout sur les mêmes tailles. Et ça a été particulièrement violent parce que la donation qu'avait faite mon père à ses petits-enfants n'avait rien à voir avec ce groupe.
C'est un salarié qui a toujours été salarié de ce groupe depuis 1979 et qui est parti à la retraite, qui avait conservé un petit lien de travail avec le groupe et qui était même plus salarié du groupe et qui avait fait 10 ans avant une donation à ses petits-enfants avec l'argent qu'il avait gagné comme salarié.
Et c'est devenu une histoire... Exactement.
Je pense que je suis une des rares politiques à avoir eu un communiqué de presse disons que c'était faux
de l'achat de l'EPP. Très vite, en deux mots, vous avez été élue députée en 2024. Première victoire au suffrage universel. Est-ce que ça a changé le regard du reste de la classe politique sur vous ?
Totalement.
Oui.
C'est-à-dire que la techno est allée gagner dans une élection qui était difficile puisque moi, je pars le vent de face en 2024. Je ne suis pas génération Macron 2017 où on remporte beaucoup de circonscriptions. Et je pars sur un territoire qui est difficile. Mais je pars en sincérité...
Vous avez vu le regard des autres
changer sur vous après ça ? Oui, et je suis partie en sincérité parce que je suis partie sur un territoire où j'avais dit, moi, je ne veux pas une circo où je ne rentre pas dormir chez moi le soir. Je suis sur une circo qui est ma circo là où je suis, là où j'habite.
Dernière question. Vous avez été ministre pendant 7 ans, je crois. 7 ans, tout à fait. Ça s'est arrêté en octobre 2025. J'aimerais vous confronter à cette phrase de François Goulard, ancien député, et puis ancien ministre. Être ancien ministre, c'est s'asseoir à l'arrière d'une voiture et s'apercevoir qu'elle ne démarre pas. Est-ce qu'il n'y a pas une part de vérité ? Est-ce qu'on ne s'habitue pas, quelque part, à tout ce qui fait aussi la vie de ministre ? Non, parce que moi, j'ai fait le choix
de sortir du gouvernement. J'ai été renommée par Sébastien Lecornu.
C'est votre choix personnel.
C'est mon choix personnel. Quand je suis renommée... C'est exactement le même gouvernement que le précédent.
Vous ne voulez pas en être.
Je me dis qu'il y a quelque chose qui me tourne pas en rond. Et là, effectivement, je prends mon courage à deux mains et j'annonce, un, qu'il ne me semble pas...
Parfois, on annonce qu'on ne veut pas continuer parce qu'on sait qu'on ne va pas être repris.
Oui, mais quand on est renommée le dimanche et qu'on annonce le mardi qu'on ne repart pas alors que le Premier ministre n'est pas renommé, je pense qu'il y a une certaine forme de sincérité sur la position.
On va conclure avec notre quiz. Vous allez devoir compléter les phrases que je vais vous proposer. Quand on voit l'âge d'or de Bunuel à l'âge de 4 ans. Oui, c'est vrai. Bunuel, c'est quand même pas n'importe quel réalisateur. Vous l'avez vécu comment, ce film ? Parce que j'ai regardé.
Il est bizarre. Oui, il est bizarre. Mais vous savez, quand on est... Et d'abord, moi, je pense qu'il faut être... Il faut faire confiance à l'imagination des enfants. Les enfants sont des éponges et on a tendance à les sous-estimer. Et je trouve que cette médiocrité vis-à-vis des enfants est une violence qu'on leur fait.
Ils ont droit à leur enfance, les enfants aussi.
Mais oui, mais moi, je...
Vous n'avez pas vu les Disney, par exemple, vous vous expliquez. Oui, mais je les ai vus après. Les premiers, vous les avez vus quand vous êtes devenue maman.
Exactement. Je les ai vus après, mais par contre, j'ai vu des films merveilleux. Moi, je suis une passionnée de cinéma. J'adore l'animation japonaise. Je les ai tous vus aussi. Et j'ai découvert des choses différentes, mais ça nourrit votre imagination. Donc là aussi, attention, une forme de restriction. Je veux dire, quand on prend les enfants pour des idiots, on n'est jamais déçus. Si j'étais devenue médecin ? Vous vouliez devenir médecin ? Oui, je voulais devenir médecin. Oui, ça, c'est peut-être... Ma fille est devenue médecin.
Elle l'a fait pour vous.
C'est peut-être comme ça que j'ai eu cette transmission.
Enfin, être hyperlaxe en politique, est-ce que c'est utile ? Vous êtes hyperlaxe. Je suis hyperlaxe au sens propre du terme. Je suis hyperlaxe au sens propre du terme.
Je vous le démontre. Ça fait très, très peur. Mais je ne suis pas hyperlaxe en politique.
Non.
Je pense des convictions assez fortes. Je les porte avec beaucoup de détermination. Et je me suis toujours dit que la proposition qu'on s'était faite en 2017, c'était de faire la politique autrement. Et j'essaye de continuer à faire de la politique autrement.
Merci beaucoup, Agnès Pagnon-Renacher, d'être venue dans La Politique et moi.
Merci à vous.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Agnès Pannier-Runacher