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InterviewSylvain Maillard· 23 mars 2023 25 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Retrouvez mon interview sur LCP dans l'émission "Parlement Hebdo" du 17mars 2023 :

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:46RelanceRéponse partielle

    Avant cette décision, beaucoup dans votre groupe appelé à un vote. Pourquoi finalement le 49.3 ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il fallait utiliser le 49.3 malgré l'opposition majoritaire des Français ?

  • 5:56OuverteRéponse directe

    La responsabilité, c'est de faire un choix. Est-ce que cette réforme était indispensable ?

  • 9:12OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a évoqué des risques financiers. Faut-il rassurer les marchés ?

  • 9:53FerméeRéponse directe

    Craignez-vous que la motion de censure soit votée lundi ?

  • 10:37OuverteRéponse directe

    Risque-t-on une radicalisation du mouvement syndical après le 49.3 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:38Fait
    « j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 »
  • 3:02Fait
    « ce 49-3 signe l'échec du quinquennat d'Emmanuel Macron »
  • 5:14Fait
    « est-ce qu'il fallait utiliser le 49-3 notamment dans le contexte où une majorité de Français est opposée à la réforme »
  • 8:28Chiffre
    « les taux d'intérêt qui augmentent c'est pour la France entre 11 et 13 milliards cette année qui partent comme ça »
  • 9:12Chiffre
    « 11 et 13 milliards c'est énorme d'ailleurs ça correspond au déficit qu'on attend pratiquement année après année jusqu'en 2030 pour les retraites »
  • 12:42Chiffre
    « plus 6 milliards justement on va parler du fond de ce texte final de la réforme de retraite »
  • 22:31Fait
    « l'opinion s'est retournée depuis quelques mois qui est devenu très pro-nucléaire »
  • 23:55Fait
    « il fallait remettre une stratégie mais une stratégie industrielle on n'appuie pas sur un bouton »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:04
Locuteur

bonjour à tous très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement Hebdo l'émission qui revient sur l'actualité de la semaine au Parlement et pour commenter cette semaine sous haute tension notre invité Sylvain Maher bonjour bonjour vous êtes députés renaissance de Paris vice-présidente du groupe Renaissance on va bien évidemment parler du sujet de marin les retraites mais oui la première ministre Elisabeth borne a décidé jeudi de passer en force la réforme des retraites à l'Assemblée nationale en déclenchant l'article 49-3 de la Constitution faute d'une majorité certaine sur ce texte l'opposition a donc décidé de déposer une motion de censure du gouvernement en texte transpartisan qui sera discuté lundi et pourtant malgré l'utilisation du 49.3 à l'Assemblée nationale le Sénat avait adopté le texte final de la réforme des retraites fruits d'un compromis entre les sept députés et sept sénateurs de la commission mixte paritaire c'est donc l'épilogue d'une longue séquence politique et parlementaire débuté il est à peu près deux mois ce jeudi 16 mars à 15h Elisabeth borne a donc décidé de recourir à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer la réforme des retraites sous les huets regardez ce compte rendu de séance surréaliste réalisé par Marion Becker la parole est à madame la Première ministre c'est saouler huer des oppositions sous les paroles de la Marseillaise anthonée par les groupes de gauche

1:31
Non speech

[Applaudissements]

1:38
Locuteur

et les claquements de pupitre du rassemblement national Elisabeth borne prend la parole c'est sûr votre réforme sur le texte du Parlement fruit d'un compromis entre les deux assemblées que je suis prête à engager ma responsabilité et dans ce tumulte la première ministre annonce le recours à 49-3 aussi il fait 4 de la Constitution j'engage la responsabilité de mon gouvernement sur l'ensemble du projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale pour 2023 une issue sans surprise et pourtant amer pour les alliés de la majorité on est déçu parce qu'on voulait aller au vote on voulait aller au vote on voulait que que la représentation nationale puisse s'exprimer et que chacun aussi prenne ses responsabilités parce que ceux à quoi on vient d'assister c'est un simulacre c'est un simulacre de démocratie ces gens-là préfèrent le 49-3 parce qu'ils n'auront pas besoin de d'exprimer leur vote et comme ça ils sauvent ceux qui sont contre alors qu'ils ont pendant deux présidentielles soutenus la retraite à 65 ans un rôle que refuse d'endosser les républicains qui regardent d'abord devant leur porte qui balaye d'abord leur perron parce qu'aujourd'hui c'est juste inadmissible de nous faire porter le chapeau alors qu'au sein même de leur groupe Renaissance horizon modem il y avait des défaillances et donc il faut d'abord se mêler de ses propres des choses à faire avant de venir chercher des poux dans les parties d'opposition pour la France insoumise ce 49-3 signe l'échec du quinquennat d'Emmanuel Macron le combat est loin d'être fini et je vais vous dire aujourd'hui que nous sommes dans un basculement autoritaire aujourd'hui comment le premier jour du reste du quinquennat d'Emmanuel Macron de la fin du quinquennat d'Emmanuel Macron un échec c'est aussi ce que dit le Front national c'est un contestablement une dénaturation de notre fonctionnement démocratique pour faire passer une réforme dont chacun admet qu'elle est brutale injuste inefficace injuste et injustifiée d'ailleurs donc je pense que Madame borne doit partir prochaine étape l'émotion de censure annoncée par les oppositions alors Sylvain Maillard peut avant cette décision beaucoup beaucoup dans votre groupe appelé à un vote à un vote et finalement 49-3 c'est un coup de force démocratique un délit de démocratie ou la météo depuis des semaines nous avons toujours dit que nous voulions voter c'est mon groupe derrière Aurore berger notre présidente avait déjà dit publiquement son souhait nous avions dit les uns et les autres les portes-parents le souhait du groupe extrêmement majoritairement d'aller au vote donc c'est une grosse déception le matin donc ce jeudi matin nous avons refait les comptes avec d'ailleurs les dirigeants et des du groupe LR alexioti Olivier marlex et il nous manquait des voix des députés LR qui se sont fait élire il y a encore 6 mois 9 mois sur le projet à 65 ans ont décidé de d'être populaire on renie leur histoire on renie leur promesse au fond on était dans une probablement une un à un ou deux votes près dans le risque de ne pas faire passer cette réforme qui est indispensable et donc moi je encore une fois je vois la différence je vois que LR n'est plus dirigée en réalité il y a des groupes LR à l'intérieur de l'auto-entrepreneuriat avec une partie de l'air qui est fidèle à son histoire qu'a tenu la barre je dois le saluer et une autre partie DLR qui a totalement tourné le dos qui sont devenus des baronnies locales et qui veulent qu'une seule chose être populaire mais du coup même avec cette majorité incertaine est-ce qu'il fallait utiliser le 49-3 notamment dans le contexte où une majorité de Français est opposée à la réforme et ce qu'il ne fallait pas quand même prendre le risque du vote la responsabilité c'est de faire un choix le choix il est très tout le monde savait que nous voulions aller au vote la responsabilité est-ce qu'il faut cette réforme pour la France oui ou non c'est ça la question qui a été posée à la première ministre et au président de la République en responsabilité ils ont choisi en disant il est essentiel que cette réforme passe pour sécuriser nos pensions assurer un niveau des cotisations et des pensions qui soient payées dans les années qui viennent faire en sorte qu'on puisse sécuriser nos retraités c'est ça qui a été choisi alors oui c'est un populaire ça c'est certain une réforme des retraites c'est toujours un populaire mais nous sommes face aussi quelque part ils sont face à l'Histoire il nous faut assurer le système de retraite dans les années qui viennent on parle de crise de régime de crise sociale politique qui risque de s'aggraver est-ce que vous admettez tout ça est-ce que vous redoutez une paralysie dès à présent du quinquennat de la suite nous sommes dans une situation qui n'est pas évidente je le conçois en même temps ce sont les outils démocratiques des outils qui existent le 49-3 a toujours existé nous l'utilisons parce que c'est important c'est essentiel que cette réforme puisse se mettre les députés les sénateurs sont élus démocratiquement ils représentent ils ont le l'autorité pour faire des choix les choix politiques et ils les assume devant leurs électeurs la rue elle a une légitimité je vais aller jusqu'au bout elle a la légitimité et de n'a pas la légitimité quand les représentants la nation donc je pense qu'il faut pas tout mettre dans dans un autre sorte d'amalgame oui il y a une difficulté je voulais je vous l'ai dit je l'ai dit de façon de très clair clairement mais l'essentiel pour nous pour le pays c'est de passer cette réforme c'est important et donc nous utilisons les outils démocratiques qui existent il y a pas de coup de force il y a juste une utilisation des outils démocratiques Emmanuel Macron a invoqué des risques financiers trop grands pour se passer de cette réforme est-ce que ça veut dire qu'il fallait quelque part aussi rassurer les marchés financiers qui prêtent à la France mais vous savez dans tous les journaux vous commencez en disant tel ou tel banque est en difficultés on a des taux d'intérêt et qui ont beaucoup augmenté de ces derniers mois vous savez c'est les taux d'intérêt qui augmentent c'est pour la France entre 11 et 13 milliards cette année qui partent comme ça 11 et 13 milliards c'est énorme d'ailleurs ça correspond au déficit qu'on attend pratiquement année après année jusqu'en 2030 pour les retraites ça part comme ça la donne a changé la donne a changé depuis quelques mois il nous faut nous adapter il faut sécuriser les pensions de nos retraités être sûr qu'ils ne vont pas baisser dans le temps et donc les cotisations doivent payer les pensions c'est ça le système par répartition nous l'assumons nous y comprenons que c'est un paupière vous savez quoi dans quelques années comme la réforme verte comme les réformes touraines on nous dira c'était nécessaire il fallait les faire elles sont difficiles parfois mais majorité et puis il y avait une crise financière il y avait aussi une majorité de Français qui était contre et il y a eu aussi des manifestations je les oublie pas alors Sylvain Mayer une motion de censure du gouvernement transpartisane va être déposée par l'opposition discuter lundi vous craignez quelle soit votée ce sera le vote ce sera là le vote pour la réforme des retraites chacun devra se positionner y compris chez LR a priori il n'y a pas de il y a pas de majorité en tout cas de ce que nous voyons il n'y a pas de majorité parce que il y a quand même une sorte de responsabilité au dernier moment qui arrive entre autres chez certains républicains je crois que ils savent au fond ils l'ont défendu pendant tellement d'années pour vous si on est si on vote pour la censure pour vous ça veut dire qu'on ne fait bah c'est à dire là on vote contre la réforme des retraites très clairement sur votre ascension le gouvernement s'est engagé dessus la première minute c'est pas la même chose de rejeter une réforme des retraites et de censurer le gouvernement notamment quand on est député là écoutez là à l'heure actuelle comme la présenter la première ministre c'est un pour eux contre la réforme des retraites on est dans un moment politique extrêmement fort avec des Français une rue qu'encore mobilisés même s'il y a moins de monde dans la rue on l'a très bien compris ce sera pour ou contre l'antenne d'ailleurs vous l'avez dit c'est le groupe liotte donc qui est un groupe indépendant qui porte donc c'est d'autant plus ça imprimera le ou contre la réforme des retraites la perspective tout de même parce que de l'utilisation de ce 49-3 risque quand même de de conduire à une radicalisation du mouvement syndical qui se présente sous un sous une bannière unique est-ce que vous craignez un embrasement du pays j'appelle la responsabilité des organisations syndicales qui ont été extrêmement dignes qui ont manifesté partout en France quand elles organisaient les manifestations dans le calme et je veux vraiment le saluer nous on a continué à discuter avec les organisations syndicales d'un point de vue local l'ensemble des députés Renaissance continuaient à tenir langue avec nos contacts locaux départementaux régionaux nationaux pour certains d'entre nous pour continuer parce qu'il y aura une vie d'après il y aura un texte une loi travail parce que ce que nous avons entendu nous dans la rue certains évidemment disent c'est les 64 ans peut-être c'est ce qu'il y a évidemment cimenté et c'est aussi nous on veut travailler mieux et donc comment on va faire pour adapter le travail pour que plus de Français et envie de travailler c'est se sentent mieux au travail ne le voit pas comme comme on a pu l'entendre sur les bancs de la nupesse c'est-à-dire deux ans de prison on prend deux enfermes donc c'est là où on voit qu'il y a un vrai une vraie accompagnement un vrai un vrai réflexion à faire Olivier du socle portant une loi travail dans quelques semaines et ce qui à partir de maintenant Emmanuel Macron doit parler avec les syndicats alors que normalement et bien la mobilisation contre cette réforme de retraite va être relancée par ce 49-3 vous savez la discussion avec les syndicats elle a jamais été coupée mais mais qu'on soit clair les syndicats d'ailleurs beaucoup de réformes que nous que nous avons porté entre autres et voté dans la commission mixparita sont portées entre autres par la CFDT qui refuse la paternité ou n'en parle pas en tout cas d'autres l'index c'est le senior mais il y a un point dur et nous l'ont toujours dit c'est les 64 ans donc on peut parler on continue à parler mais ils nous disent une seule chose tant que vous ne retirez pas ça il ne se passe rien on ne veut même pas discuter du reste alors que cette loi la loi améliore c'est vrai demande un effort supplémentaire aux Français pour ceux qui le peuvent de travailler deux ans de plus mais tout le reste c'est que de l'amélioration du système à l'heure actuelle que de l'amélioration plus 6 milliards justement on va parler du fond de ce texte final de la réforme de retraite qui a quand même été adopté par le Sénat jeudi matin un texte final qui a été le fruit d'un compromis entre les sept députés et sept sénateurs de la commission mixte paritaire les explications de Jérôme Rabier toi aussi tu en as vraiment marre de toutes ces personnes qui t'affirme que tu peux faire de l'investissement immobilier sans apport sans épargne et sans situation professionnelle or d'un côté tu constates que Ben au niveau de la banque on te demande au moment de valider le texte issu de la commission mixte paritaire à la Chambre haute la rapporteur général Elisabeth Doisneau n'a pas fait mystère qu'elle considérait ce texte comme une victoire des arguments de longue date de la majorité sénatoriale vous retrouverez dans le texte qui vous est présenté les principales mesures que nous avons examinées et adopter tout au long de la semaine dernière et même pour certaines depuis plusieurs années dans le cadre des PLFSS c'est donc logiquement que le vote a été largement favorable à cette version issue de la CMP avec 183 voix pour et 114 contre et même le ministre a défendu les ajouts de la droite à l'issue de ce vote ce texte a été amélioré amélioré par le débat parlementaire avec une mesure favorable aux femmes qui ont une carrière complète avec une meilleure prise en compte de la pénibilité des carrières longues avec de nombreux amendements issus de la majorité comme des oppositions qui permettent de renforcer les droits de faciliter la vie des assurés et d'aller vers un système de retraite qui soit à la fois équilibré c'est notre objectif premier et amélioré au moment de voir qui a le plus pesé dans les débats l'un des artisans de cette réforme version sénatoriale le sénateur René Paul Savary était plus que satisfait des mesures conservées un mixte à la fois de volonté exprimée à l'Assemblée nation au final à travers notamment les carrières longues pour lequel il était nécessaire d'avoir une durée de cotisation appropriée et puis côté Sénat nous avions travaillé à la fois sur les droits familiaux sur l'usure professionnelle sur l'employabilité des seniors à travers le CD seniors et nous avons obtenu satisfaction de ce côté-là à gauche en revanche la pilule et ta mère avec bien peu d'amendements conservés de leur côté le gouvernement a lâché beaucoup de choses pour s'assurer du vote des républicains et tout cela sur le dos des salariés parce que l'objectif de la CMP ça n'était pas comment dire d'adoucir le projet de loi c'était de d'éviter au gouvernement et au président de la République de perdre la face un texte de compromis entre la droite et le gouvernement voté au Sénat mais qui n'aura pas suffi à trouver une majorité à l'Assemblée nationale Sylvain Maillard sur le fond malgré ses améliorations apportées par la négociation entre le Sénat et le gouvernement risquez à manquer à ce texte pour qu'il soit à accepté par une plus grande majorité de députés et de français c'est très difficile de porter une réforme des retraites je vous dis ça fait la seconde j'ai commencé en 2017 à l'Assemblée nationale c'est la seconde réforme que nous portions on a eu une autre forme portée avec Édouard Philippe c'est extrêmement difficile parce que en réalité ce sont des sujets très techniques les retraites c'est 42 régimes différents avec des spécificités c'est extrêmement technique d'ailleurs je voudrais saluer nos rapporteurs Stéphanie pour l'Assemblée nationale et et Madame douanneau est la sénatrice Doisneau et le rapporteur Savary pour la d'abord le travail en commun ce qu'on a pu aboutir mais aussi leur connaissance et ce qu'ils ont pu apporter au débat en CMP qui a été très très je dirais calme et constructive on a passé une journée c'est vrai elle était longue mais on a vraiment pu travailler et expliquer aller dans le détail et d'ailleurs au fur et à mesure du temps de la CMP les oppositions étaient moins en moins virul de voir plus du tout parce qu'il y avait des explications qui sont données et en fait très souvent quand on en parle rapidement on se on a on parle d'une mesure et la seule chose qui a imprimé dans l'opinion publique c'était la mesure d'âge alors qu'en fait c'est un effort c'est vrai qu'on demande on demande de travailler plus comme dans tous les pays européens autour de nous on n'a pas on n'a rien inventé on est plutôt en retard par rapport aux autres travailler plus pour garantir des pensions des cotisations suffisantes au niveau de pension et tout le reste en fait ce sont des améliorations et toutes ces améliorations qu'on a apporté en fait on n'a pas réussi à pouvoir le faire entendre parce que on était bloqué sur la mesure d'âge est-ce que vous admettez quand même peut-être un déficit de pédagogie parce que quand même on a entendu pendant tout ce débats beaucoup de ministres beaucoup de de députés de la majorité dont vous êtes qui disait c'est une réforme juste et ce qui n'aurait pas fallu plutôt dire quelque chose comme c'est une réforme pénible on va travailler plus mégapale choix etc est-ce que vous admettez qu'il y a une erreur de communication ça très forme moi je juge pas les communications des uns des autres ce que je sais c'est dans mon groupe 37 députés ont pris la parole pendant toute cette face trente est différent on prie la parole dans les médias nationaux locaux télévision radio il y a eu une explication ils ont été là ils ont été au fond ils ont expliqué et on a toujours dit une chose c'est tout en forme d'effort je le redis je l'ai toujours dit c'est une réforme des fois on demande un effort aux Français qui le peuvent pour garantir un niveau de pension une retraite et pas aux entreprises pour avoir une retraite digne pour avoir une retraite digne alors après il y a une question politique vous avez raison c'était le débat qu'on aurait voulu avoir l'Assemblée nationale est-ce que on veut baisser le chômage oui est-ce que depuis 2017 au moins là-dessus on pourra pas nous faire le grief on a une politique très claire oui moins de taxes oui moins d'impôts moins il y en a d'impôt moins d'attaque moins d'un cotisations comme par hasard on a beaucoup moins de chômage donc pas d'effort c'est c'est pas une question d'effort demande au capital nous sommes déjà le pays qui taxe le plus nous sommes déjà le pays qui allait plus forte cotisations sommes déjà celui et le pays qui a les impôts les plus importants est-ce que ça marche mieux non il y a un moment il faut être réaliste regardons ce que fait autour de nous les Allemands travaillent jusqu'à 67 ans les Espagnols les Italiens soient entre 65 66 ans c'est déjà le cas si on veut garder un système par répartition auquel nous sommes tous attachés il nous faut travailler plus les Français je le dis travail moins que les autres ils travaillent moins que les autres depuis 20 ans nous avons passé l'idée un peu folle qu'au fond le progrès c'était de travailler moins ce n'est pas vrai le monde avance nous ne sommes pas une île nous avons besoin de travailler plus en tout cas ceux qui le peuvent doivent travailler un peu plus nous travaillons un peu plus et en échange évidemment ceux qui ne peuvent qu'ils sont usés toi pouvoir partir plus tôt c'est ce que nous avons porté dans cette réforme et bien on va terminer avec cette première à l'Assemblée nationale c'est l'omaya puisque la commission d'enquête parlementaire visant à établir la perte de souveraineté énergétique de la France auditionner en plein en plein 49-3 deux anciens présidents de la République Nicolas Sarkozy d'abord puis François Hollande extrait de ses auditions Tracy quand vous les politiques vous avez peur du nucléaire vous envoyez un signal que vous allez détruire cette filière parce que attention l'arrêter c'est la détruire c'est comme si vous m'expliquez que l'Atlantique l'océan Indien et le Pacifique il n'y a pas de marée avec le nucléaire vous avancez vous reculez vous vivez où vous mourrez c'est ça la filière technologique de haute intensité c'est parce qu'il y a des difficultés dans la filière nucléaire c'est parce que précisément elle fait face à un certain nombre de réparations qui sont nécessaires ou de vigilance qui doivent être accrues par rapport à des incidences c'est parce que la filière est dans cette situation que nous devons la défendre et c'est ce que j'ai fait tout au long de mon mandat défendre la filière nucléaire tout en souhaitant voulant travaillant pour que elle puisse être complétée par une montée des énergies renouvelables voilà il y a donc ces deux auditions ce jeudi 16 mars au moment où le 49-3 était déclenché d'un côté Nicolas Sarkozy qui s'est posé en art dans défenseur du nucléaire de l'autre François Hollande qui lui avait en son époque décidé de faire mes Fessenheim pour vous qui des deux présidents a eu la meilleure stratégie sur le nucléaire moi j'ai pas envie de donner des points Intel un tel de faire c'est toujours très simple de donner son avis quand au fond on est cinq dix ans après et qui avait raison qui a tort je pense que hé l'un et l'autre d'ailleurs c'est intéressant c'est c'est deux auditions montré que face à des décisions à prendre c'était des abords compliqués qui avait un contexte national et international qui rend qui est expliqué les décisions j'ai trouvé les en tout cas des extraits que j'ai pu voir les l'un et l'autre voulant expliquer très pédagogique utilisez le mot très pédagogique qui expliquait pourquoi il prenait sa décision j'ai le sentiment avec sincérité leur sincérité des uns et les autres et qu'on voulait expliquer d'abord c'est un beau message pour nous parce que nous sommes en responsabilité nous devons prendre les mesures pour la suite pour les 10 15 20 années peut-être que ce sera nous qui seront à leur place dans dans quelques temps pour expliquer les choix les choix sont compliqués moi vous savez je suis je suis un homme d'entreprise qui vient aussi le secteur technologique c'est toujours facile de faire les guerres après ce que je vois c'est à quel point aussi l'opinion s'est retournée depuis quelques mois qui est devenu très pro-nucléaire alors que il y avait une intention de plutôt en sortir parce qu'il y a un principe de réalité oui nous avons besoin d'électricité nous avons besoin de beaucoup beaucoup plus d'électricité dans les années qui viennent et donc il va falloir produire beaucoup plus on ne peut pas produire d'hydrogène si on n'a pas énormément d'électricité par exemple et donc ça évidemment nous restions sur le le choc qui a été Fukushima je crois qu'a profondément marqué chacun d'entre nous et qu'au fond c'est dit on va pouvoir vivre avec uniquement du renouvelable il faut du renouvelable on l'a on a porté une loi pour accélérer le renouvelable mais il va falloir du nucléaire il va falloir plus de nucléaire sur deux jambes et je crois que dans l'ordre de sincérité ils ont pu expliquer des décisions ça nous éclaire nous aussi soit décision à prendre pour maintenant être dans l'avenir et donc Emmanuel Macron finalement a aussi suivi ce retournement de l'opinion sur le nucléaire car dans le premier il était plus sur une trajectoire de réduction du nucléaire et maintenant il est sur une trajectoire de relance de l'énergie nucléaire on va rentrer dans le détail la filière du nucléaire était en danger j'entendais les mots de Nicolas Sarkozy il a raison là-dessus au fond dans l'industrie où vous êtes en avance ou vous arrêtez il y a pas de milieu il y a pas de on avait un sentiment qu'au fond à travers EDF à travers qui était la tête de fil de la filière nucléaire française on était plutôt dans un moment où on allait plutôt démanteler les les filières nucléaires et que il y avait plus de stratégie long terme il fallait remettre une stratégie mais une stratégie industrielle on n'appuie pas sur un bouton c'est pas un texte de loi c'est comment réorganise totalement une filière on a pu assez ingénieur nucléaire on a perdu un savoir-faire ça revient pas comme ça vous savez c'est comme dans plein d'autres domaines il va falloir du temps pour le réorganiser mais s'il n'y a pas de volonté politique s'il n'y a pas de volonté industrielle inscrite dans le long terme ce n'est pas possible et c'est ça que a fait Emmanuel Macron remettre de la volonté industrielle économique retrouver les financements et une stratégie long terme allez on va finir en jetant un coup d'oeil à l'agenda de la semaine prochaine au Parlement

24:48
Non speech

[Musique] [Applaudissements]

24:55
Locuteur

et conséquence de l'utilisation du 49-3 lundi aura lieu le débat sur l'une des motions de censure déposée celle du groupe liotte les députés du territoire ce sera 16h et ce mardi les sénateurs des patrons d'une proposition de loi pour protéger les enfants victimes de violence intrafamiliale c'est la fin de cette émission merci beaucoup Sylvain Maillard d'y avoir participé et merci à tous de l'avoir suivi et rendez-vous la semaine prochaine même lieu même heure ciao ciao

25:18
Non speech

[Musique]