La mobilisation des lycéens ultramarins est-elle invisibilisée ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Temps de parole
- ?99 %
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La situation, elle est explosive partout dans nos territoires. Les lycéens sont dans la rue. Les lycéens sont aussi réprimés chez nous et personne n'en parle sur les médias ici, y compris dans cette assemblée. Jean-Victor Castor, député Guyonnais du groupe GDR et Stevie Gustave, députés écologiste de l'essonne, ont pris la parole mardi 13 octobre à l'Assemblée nationale pour dénoncer l'invisibilisation des mobilisations lycéennes dans les territoires ultramarins. La mobilisation a commencé le 31 août à Cayen. Les lycéens faisaient connaître leur demande dès le 7 septembre. Des conditions indignes et si peu d'attention nationale.
Faut-il que la crise éclate dans l'hexagone pour que la souffrance des outresemères devienne visible ? Les lycéens de Saint-Exupérie à Créteille commencent leur mobilisation le 17 septembre puis le mouvement s'étend à l'ensemble de l'hexagone. Le blocus de Créteil a donc souvent été considéré comme la genèse du mouvement. Pourtant, à ce moment, plusieurs lycéens ultramarins se mobilisent depuis déjà plusieurs semaines. Une mobilisation passée un peu sous les radars. Les outresemes ont toujours eu une place secondaire dans la mesure où le les territoires sont très éloignés. Quand on regarde au niveau de toutes les statistiques, on est souvent les deux derniers départements avec Mayotte
[musique]
en terme de dotation. Dario Anatole met en avant les spécificités de ce mouvement dans les territoires ultramarins, notamment en Guyane. Pendant la saison sèche, il fait extrêmement chaud. Elle va en général de mi-juillet à décembre. On demandait à ce que on nit pas le même calendrier au niveau euh de la rentrée scolaire. Nous, on souhaiterait que notre rentrée scolaire se fasse plutôt mi-octobre que début septembre. On l'a vu chez vous quand vous êtes en période caniculaire, certaines classes ou écoles ont été fermées à cause de ces fortes chaleurs. Ici, on n' pas droit à ce traitement.
On s'aperçoit que le traitement [musique] qui était réservé à la Guya, nous on se sentait laissé un peu pour compte. C'est le même ressenti aujourd'hui qu'il y a dans l'hexagone où on a l'impression que l'éducation [musique] nationale de manière générale est devenue un des parents pauvres. Les lycéens d'outreemer et de l'hexagone dénoncent les mêmes conditions d'apprentissage. Parcours sup, horaire des cours, classe surchargée, bâtiment vétuste et cetera. On est des humains et pour moi, c'est pas normal de commencer à 7h et finir à 17h. Je sais qu'il y a le se charge de classe gen c'està-dire qu'il y a beaucoup de personnes dans une classe, on est peut-être 30 voir plus.
S'il y avait plus de profs, ben il y aurait moins de gens dans la salle et ça aurait été largement mieux. Le ministre de l'éducation nationale, Édouard Gefr s'est défendu en expliquant que les élèves d'outreemè étaient entendus et ont pu s'exprimer via la plateforme mise en place par le gouvernement. Nos élèves de desremères se sont emparés de cette plateforme. On a eu 1356 contributions par exemple pour la pour la Réunion et entre 200 et 250 pour la Guyane, la Martinique et à l'adoupe pour chacune.