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DébatQG TV· 11 septembre 2025 8 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & internationalTravail & emploi

"Macron président: jusqu'à quand ?" Danièle Obono, Nathalie Arthaud, Charles-Henri Gallois [EXTRAIT]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:21OuverteRéponse directe

    Quel bilan tirez-vous de la journée du 10 septembre ?

  • 5:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez été surpris par l'ampleur des manifestations ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé d'important hier selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:32Fait
    « il a remporté une première victoire puisque monsieur Baïou l'a dit lui-même, c'est dans le contexte de cet appel à mobilisation qu'il a choisi de faire sa déclaration de politique générale avec un vote de confiance »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Non speech

[Musique]

0:09
Locuteur

Bonjour à tous et bienvenue en direct ce 11 septembre 2025 sur l'antenne de QG. Sans majorité, plongé dans des abîmes d'impopularité, Emmanuel Macron fait face une nouvelle fois à une contestation sociale puissante tandis que l'Assemblée nationale vient de renverser un nouveau Premier ministre. Hier, 10 septembre 2025, dans la France entière, plusieurs centaines de milliers de personnes ont répondu à l'appel à bloquer le pays lancé cet été sur les réseaux sociaux. Ce mouvement va-t-il prendre de l'ampleur ? La nomination d'un nouveau fusible à Matignon, Sébastien Lecnu, suffira-t-elle à sauver le soldat Macron ?

Vivons-nous les derniers jours de la 5e République alors qu'un bloc central sans légitimité électorale se refuse à lâcher le pouvoir, QG réunit ce soir sur son plateau les oppositions à Macron pour en débattre vision contre vision, la gauche de rupture et le Rassemblement national. Laissez-moi vous présenter ce soir nos invités et tout d'abord Daniel Obonau. Bonsoir. Bonsoir. Figure bien connue de la France insoumise. Vous êtes député de Paris. Vous avez été élu à trois reprises depuis 2017 sous le quinquena sous les deux quinquenas d'Emmanuel Macron. également avec nous ce soir et c'est un plaisir Nathalie Artau. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes porte-parole de lutte ouvrière et vous avez été à trois reprises candidate à la présidentielle et peut-être bientôt une 4è fois. On va voir si on peut accélérer ou pas le le calendrier électoral à cet égard. Également avec nous ce soir Charles Henri Gallois. Bonsoir. Bonsoir Charles Henri Gallois. Vous avez fondé le mouvement Reprenons le contrôle qui prône l'organisation d'un référendum pour notre pays sur la sortie de l'Union européenne. Vous êtes un frxiteur, je crois qu'on peut le résumer comme ça. Vous avez ensuite franchi le Rubicon, vous avez rejoint le Rassemblement national lors des élections législatives de l'été 2024. Vous étiez candidat chez vous dans la Nièvre.

Vous avez été battu sur un fil et vous êtes devenu aujourd'hui le conseiller économique de Jordan Bardella au Parlement européen. Et tout de suite bien sûr on passe au débat et à l'actualité extrêmement chaude de la semaine. Euh première chose, premier tour de table. H quel bilan tirez-vous de la journée du 10 septembre ? Est-ce que vous avez été surpris ? Euh est-ce qu'on peut parler de démonstration de force malgré tout hein pour un mouvement qui est spontané, qui n'était pas qui qui est autogéré jusqu'ici et qui en plus intervient en pleine rentrée un 10 septembre et en pleine semaine un mercredi, ce qui n'arrange pas bien sûr toutes sortes de travailleurs.

Peut-être Daniel au Bonau votre premier sentiment. Oui, c'est d'abord l'émergence de ce mouvement en lui-même qui est arrivé un peu effectivement spontanément par les réseaux sociaux euh qu'on a vu prendre de l'ampleur et on a vu comment euh ça coalisait euh beaucoup de revendications portées par euh différents secteurs en lutte de lutte ou de citoyens et citoyennes.

Et donc déjà le fait que ce mouvement existe que avant même qu'il ait lieu le 10 septembre, il a remporté une première victoire puisque monsieur Baïou l'a dit lui-même, c'est dans le contexte de cet appel à mobilisation qu'il a choisi de faire sa déclaration de politique générale avec un vote de confiance, ce qui était inédit depuis plusieurs années puisque'au cours des des au moins les cin dernières années, il n'y a pas eu de de déclar déclaration de politique générale de la part de quelques premier ministres que ce soit et donc on voit que ça a précipité déjà en fait avant d'avoir lieu le le la crise politique ou en tout cas la prise de conscience politique d'une nécessité d'asseoir le gouvernement sur un minimum de de légitimité à défaut d'être législative électorale qu'elle soit au moins parlementaire.

Et donc voilà, on a quand même c'est c'est la c'est le caractère un peu inédit de ce mouvement qui obtient une première victoire. euh avant même d'avoir lieu. Et puis le 10 lui-même, on a vu là aussi une un mélange en fait de mouvement traditionnel avec les piquets de grève. Il y en a eu beaucoup et en même temps euh voilà des des manifestations spontanées avec des actions symboliques, enfin des des choses un mélange justement de toutes les formes citoyennes militantes qui était assez assez surprenant.

Moi, je j'avoue av été surprise par l'ampleur des des manifestations euh à Paris même parce qu'on a vu quand même euh beaucoup de de de personnes convergées et faire des milliers et des milliers de personnes dans la rue. Donc donc voilà, c'est un sentiment de de bonne surprise et puis de force et effectivement une démonstration de force, on peut le dire, qui a été donné là par les par les citoyens, les salariés, les jeunes qui se sont retrouvés partout dans le pays par centaines de milliers. Et donc on va dire que le le début c'est le début, j'espère d'une lutte qui va devoir se prolonger face à Macron. Nathalie Arto, il s'est passé quelque chose d'important hier.

Disons qu'il y a il y a un mouvement qui s'est qui s'est enclenché mais moi j'espère que c'est qu'une première étape et c'est vrai que les manifestations étaient importantes mais ce qu'il faut regarder aussi c'est ce mouvement de grève qui est quand même plus difficile à mesurer puisque là donc je crois que c'est c'est Bruno Rotaillot qui a parlé de 200000 manifestants mais peut-être enfin en tout cas il y a eu des dizaines de milliers de de travailleurs en grève qui sont pas forcément montrés et moi j'espère que ce mouvement de grève là va va se va se développer, va devenir de plus en plus massif parce que ma conviction c'est que c'est vraiment ça qui va gêner et Macron et le grand patronat qu'il sert si bien.

Voilà, c'est cette et ce que j'espère c'est que cette première journée va donner envie, va conforter tous ceux qui ressentent une colère profonde hein de de ne pas réussir à à oui à joindre les les les debouts, qui voit en même temps l'argent s'accumuler à un pôle, qui voit que toutes les attaques qui nous tombent dessus, enfin bon c'était les les c'était les deux jours fériers mais tout ça ça s'accumule avec le recul de l'âge de départ à la retraite, avec les petits salaires, avec les cadences, avec l'exploitation au quotidien.

Donc voilà, tous ceux qui qui ont cette colère là, j'espère effectivement que ça va les encourager à se joindre à la mobilisation parce que ce qu'on n' pas encore vraiment vu depuis des années et des années, c'est le retour de la force des travailleurs au travers de la grème. Voilà. Et ça, moi c'est ma conviction, c'est que euh on devra on deviendra réellement fort et en capacité d'inverser le rapport de force quand le monde du travail se lèvera à nouveau. C'est ce qui a manqué. On y reviendra peut-être dans la discussion, mais à mon avis, c'est ce qui a manqué au moment des gilets jaunes et c'est ce qui a manqué aussi au mouvement des retraites.

Il faut que les travailleurs reprennent conscience de la force qu'ils ont. Yeah.