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Podcast / conversationFront Populaire· 30 juillet 2025 37 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsJustice

L'Union européenne, une trahison démocratique permanente – avec André Bonnet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:51?Fait
    « On ment de façon cynique à l'ensemble du corps électoral français. »
  • 9:33?Fait
    « Mais en fait c'est exactement la même chose. On a enlevé le drapeau, on a enlevé le terme de loi pour les règlements et les directives et cetera, mais finalement c'est exactement la même chose. »
  • 11:27?Fait
    « La compétence n'existe plus. Elle est totalement entre les mains de l'Union européenne. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur

La France depuis 2008 a refusé les lois les plus fondamentales de la démocratie et au profit d'un abandon complet de souveraineté qu'on a caché au français et qu'on continue encore aujourd'hui à cacher aux français. Nous vivons dans un état qui est contraire à l'état de droit. On est à l'envers de ce qu'il faut faire quand on veut arriver à une société qui soit fondée sur des bases solides. L'Union européenne, c'est une démarche qui est purement idéologique. C'est-à-dire que ce n'est pas un hasard si on parle pas de frontière. Ils veulent faire semblant de donner un fondement démocratique à l'Union européenne. Les objectifs de cette entité désormais sont les siens.

Ce ne sont plus les nôtres. Et il arrivera un moment où on sera aller jusqu'au bout, ça s'écroulera et on verra que effectivement on a perdu 40 ans de vie et qu'on a ruiné des populations entières. On est actuellement dans une véritable NASE.

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

Le traité de Lisbonne a fait basculer la France et l'Europe dans une nouvelle ère depuis presque 20 ans. Alors dans son livre référendum de 2005 et l'épreuve de la trahison démocratique publiée aux éditions l'Artilleur, André Bonet revient sur les nombreux abandons de souveraineté provoqués par le par l'adoption du traité de Lisbonne en 2007. André Bonet, bonjour. Bonjour. Merci de votre invitation. Je vous en prie. Alors, vous êtes avocat, vous êtes aussi ancien président de la 6e chambre du tribunal administratif de de Marseille. Oui. Oui.

J'ai fait toute ma carrière effectivement de magistrat dans la juridiction administrative où j'étais à la fois vice-président de Cour administratif d'appel et président de chambre au tribunal. Et pour vous situer politiquement, vous avez été également proche de des partis de Philippe Deviler et de Bruno Migret. Oui, tout à fait. dans la dans la recherche d'une exigence intellectuelle que peut-être malheureusement je n'ai pas fini par trouver comme je le souhaitais. Bon, en tout cas, on va creuser cette exigence intellectuel au travers de ce livre.

Alors, en 2007, l'Europe est dans une impasse après le référendum euh de 2005 sur la Constitution européenne et alors dans son programme, Nicolas Sarkozi propose une solution alternative, le fameux traité de Lisbonne. Euh, en quoi cette proposition est une trahison selon vous ?

Bah, elle c'est une trahison pour une raison très simple, c'est que dans son grand discours euh à Bruxelles sur l'avenir de l'Europe euh en 2006, Sarkozy avait été très clair en disant "Je ne serai pas celui qui dira qu'il ne tient pas compte du vote des Français." Euh, il reconnaît même à ce moment-là que il y a un vrai problème parce que beaucoup de peuples en Europe refuseraient le traiter si on leur proposait par référendum. Euh, et que donc on va en tirer les conséquences en faisant simplement un mini traité qui visera une plus grande efficacité du fonctionnement des institutions et puis qui remettra également la France au cœur de l'Europe. Et en fait, c'est tout le contraire.

C'est tout le contraire qui arrive. C'est quelque chose de saisissant qu'on a jamais vu, je crois, dans l'histoire constitutionnelle française. C'est-à-dire que on ment de façon cynique à l'ensemble du corps électoral français. Et ce n'est pas seulement monsieur Sarkozi, ce ne sont pas seulement les responsables politiques français, mais ce sont les dirigeants européens. C'estàd c'est c'est quelque chose d'ailleurs qui m'est apparu progressivement.

Bien sûr qu'il y a une responsabilité écrasante de Nicolas Sarkozy puisque on va le voir après ce qu'il a organisé c'est une trahison complète des Français puisqu'on va leur imposer en leur faisant croire que c'est un mini traité dans lequel on a enlevé tout ce qui était gênant, il va leur imposer exactement la même la même mixture que ce qui était prévu par le traité constitutionnel.

Mais ce qui est frappant, c'est de voir que tous les dirigeants européens par une sorte de collusion antifrançaise, alors antinéerlandaise aussi puisque les néerlandais eux aussi avaient rejeté le traité, donc en tout cas tous ces dirigeants européens avec un cyme incroyable que je décris d'ailleurs dans les premières pages de mon livre en faisant des citations qui qui sont ahurissantes. Euh et donc il y a cette collusion destinée à écraser le vote des Français. C'est vraiment une manœuvre, j'allais dire européenne contre la France, plus exactement contre le corps électoral français.

Et donc ce qui se produit c'est que en 2008, en février 2008, lorsque on réunit le le Parlement français en congrès à Versailles, on lui demande d'autoriser le président à ratifier le traité de Lisbonne. Ce que ce congrès fait sans se poser de questions. On apprend d'ailleurs plus tard que beaucoup de de de membres de ce parlement ne savaient pas trop ce qu'il y avait dans le dans le traité, hein. Ils ont même demandé pour certains d'entre eux une formation la veille du vote, c'est vous dire pour essayer de savoir un petit peu ce qu'il y avait dans le traité.

Et donc au cours de ce ce ce vote au congrès, on va faire adopter au niveau parlementaire le contraire de ce qu'on voté les Français lors du référendum. Alors dans la préface de mon livre qui est devenue une postface, Jean Foyer qui est l'ancien garde des saut du général de Gaulle rappeler ce qui est une évidence mais ça va mieux en le disant rappeler que euh le le le vote parlementaire c'est nécessairement dans la hiérarchie des normes démocratiques inférieur au référendaire et que lorsqu'il y a un problème on passe au niveau supérieur pour voir quoi faire pour résoudre ce problème. Mais là c'est le contraire dit-il.

On était au niveau supérieur, au niveau du constituant quasiment puisque la constitution d'un pays comme la France, elle est instituée par le peuple français en constituant. Et donc le référendum, le référendum, c'est vraiment l'expression de ce constituant. Et bien là, on fait en sorte que quelque chose d'inférieur sur le plan de l' hiérarchie des normes viennent retoquer, annuler, réduire à néant le vote référend du référendaire du peuple français. Et ça c'est sans précédent. C'est quelque chose qui est d'une gravité extrême et qui à mon avis vissi y compris la la vie du système politique dans lequel nous sommes.

Voyez, je je on prend sans arrêt quand vous écoutez la presse, l'état de droit, l'état de droit, l'état de droit, l'état de droit. Aujourd'hui, nous visons, nous vivons dans un dans un état qui est contraire à l'état de droit. L'état de droit a été siamment détruit par ce qui s'est produit en 2008. On a siamment euh comment dire retourné complètement le fonctionnement de tout système démocratique digne de ce nom. Donc la France depuis 2008 se trouve être un pays qui a refusé les lois les plus fondamentales de la démocratie et au profit d'un abandon complet de souveraineté qu'on a caché au français et qu'on continue encore aujourd'hui à cacher au français.

Alors, je vais me faire l'avocat du diable à l'instant parce que c'est vrai que vous l'avez un petit peu abordé d'ailleurs à l'époque, mais on les les sarcosistes disaient mais finalement ça a été c'était dans le programme. On avait prévenu dans le programme qu'on remettrait euh à place cette histoire de traité. Donc finalement, on a fait qu'appliquer le programme et les Français ont voté pour ce programme. Oui. Est-ce que vous répondez à ça ? Ah oui, enfin c'est l'argument est constamment mis en avant. En fait, il y a deux deux réponses qu'on peut faire. D'abord, c'est une réponse sur le plan institutionnel si j'ose dire.

Vous savez que quand il y a l'élection du président au suffrage universel et qu'ensuite il y a des élections législatives qui sont elles aussi au suffrage universel, vous avez souvent un débat dans les médias consistant à dire "Attendez, nous venons d'avoir des élections législatives qui vous mettent en contradiction avec ce que souhaite le peuple. Vous devez en tirer les conséquences. Vous on s'adresse au président de la République, ça s'est passé encore récemment, vous savez, avec les élections législatives que la France a connu. Donc, vous avez un suffrage universel qui s'est exprimé.

vous devez en tenir compte parce que il vous remet en cause vous en tant que président de la République et toute la classe politique répond enfin sauf ceux qui étaient à l'origine de cette contestation. Attendez, ne confondez pas. Ce n'est pas parce qu'il y a un vote au législative que le vote à la présidentielle est remis en cause. Chaque suffrage, quoi qu'il soit universel, à sa propre fin, s'inscrit dans un cadre institutionnel précis et la légitimité du président de la République ne peut pas être remise en cause par un suffrage aux élections législatives parce que l'objectif n'est pas du tout le même.

Donc on peut on ne peut pas dire ça et après prétendre que le référendum peut-être contré par une simple élection présidentielle. Et c'est d'autant plus vrai qu'il est impossible de le prétendre sérieusement, c'est que quand vous avez une élection présidentielle, quel est le point fondamental sur lequel tout le monde est d'accord lorsqu'on parle d'élection présidentielle suffrage universel, c'est l'importance, la place de la personne qui soi-disant va créer un lien particulier avec l'ensemble du peuple.

Donc, il y a dans l'expression du suffrage à ce moment-là un caractère personnel extrêmement important qui écrase même, il faut bien le dire parfois ce qui est également dans le programme du 10 dit président candidat à la présidence de la République. Donc vouloir effacer le vote référendaire par ce simple vote présidentiel, c'est mais c'est une fois de plus un de ces mensonges qui revient régulièrement. C'est-à-dire que il y a toujours de poids de mesure. Les analyses y compris d'un certain nombre de de de constitutionnalistes sont dans un sens puis dans un l'autre selon ce que les marxistes appelleraient la dialectique hein de la praxis hein. Ça c'est clair.

Donc ça c'est la première la première réponse que l'on peut faire. C'est impossible. On ne peut pas opposer les deux et on ne peut pas dire que le vote référendaire peut être écarté par un simple vote à l'élection présidentielle comme c'est c'est tenu. Puis la deuxième raison, c'est que dans le programme, il a déclaré que il tenait compte du vote des Français qui n'allait donc pas proposer la même chose que ce qui avait été rejeté aussi nettement à 55 %, il faut le rappeler, par les Français. Et pourtant, il fait le contraire. C'est-à-dire qu'il est élu sur un mensonge. Il est élu sur un mensonge qu'il a aussi sans précédent dans l'histoire constitutionnelle.

C'est-à-dire que de façon dissimulée et cyniquement dissimulée parce que tous les responsables européens l'ont dit en même temps. Ce que nous faisons, nous le faisons en catimini. Nous n'allons pas toucher à ce qui était dans le traité constitutionnel. Nous allons reprendre exactement la même chose. Toute la substance y sera. Même Valé régistardin l'écrit en toute lettre, je l'ai mis en post-phase dans mon ouvrage en disant "Mais en fait c'est exactement la même chose.

On a enlevé le drapeau, on a enlevé le terme de loi pour les règlements et les directives et cetera, mais finalement c'est exactement la même chose." Et puis il ajoute, "Vous savez, tôt ou tard avec les le temps qui va passer, on va oublier et puis on remettra tout ça et puis on en sera revenu au point initial." Et il ajoute quand même après dans un autre article paru dans le monde, oui, alors c'est un peu embêtant parce que entre-temps les Français vont avoir l'impression qu'on s'est moqué d'eux et que l'Europe c'est une construction, une machine complètement antidémocratique. Bah oui, évidemment, c'est pas seulement une impression, c'est une réalité.

Mais donc toujours est-il que le mensonge est absolu euh il il se met en avant disant "Je l'ai présenté dans mon programme ce traité Lisbonne et vous l'avez adopté". Les Français croyaient que c'était un simple traité, un mini traité. purement technique. Or, il y a tout et je le démontre si vous voulez dans mon ouvrage puisque chaque fois que je cite un article, je cite d'abord le projet de constitution, ensuite je cite le traité de Lisbon si nécessaire et ensuite je cite le l'article final qu'on trouve dans l'un des deux traités, le traité sur l'Union européenne ou le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. C'est écrasant. C'est écrasant.

Donc euh tenir que l'élection présidentielle a pu revenir sur le référendum, c'est admettre qu'on puisse mentir de façon cynique à l'ensemble du peuple français et ensuite en tirer les conséquences et en continuant à lui mentir encore 20 ans après. Vous voyez, je terminerai en disant c'est je le note d'ailleurs dans mon livre parce que c'est arrivé au moment où je relisais les dernières épreuves et l'éditeur a accepté de rajouter cet élément. C'est c'était très frappant. C'était la réunion à Matignant, on en a beaucoup parlé dans la presse à propos des influenceurs algériens, vous savez.

Et euh donc le ministre des affaires étrangères Barre fait une déclaration à la fin en disant "Écoutez voilà, nous avons bien avancé mais pour être compris complet au plan national et puis si jamais ça suffit pas, on passera au plan européen parce que ce sera plus efficace au plan européen. Il laisse croire qu'il y a encore une compétence nationale dans la matière qui était traitée. celle de politique des visas, celle de la politique de l'asile, c'est de la politique de la simple immigration immigration économique et et il menti parce que tout est européen. Donc il n'y a pas un essai au plan national et puis ensuite on va au plan européen pour être plus efficace.

On a que le plan européen qui peut être utile. Donc ce que fait la France c'est qu'elle fait de la gesticulation. On dit on est en train de travailler et d'ailleurs les Français qui peuvent m'entendre se rendre compte que depuis il s'est absolument rien passé. Mais quand je dis rien, c'estàdire il y a même pas eu l'ébauche d'un d'un début de prise de réglementation ou autre parce que la compétence n'existe plus. Elle est totalement entre les mains de l'Union européenne. C'est l'article 79 dans ces multiples alinéas. Il est extrêmement clair.

Il ne reste rien à la France en matière d'immigration, sauf la question dans les métiers en tension des gens qui viennent avec un contrat de travail ou avec une proposition de travail et qui se présentent aux frontières avec ces documents-là. Et à ce moment, on est sur une disposition qui existe également déjà depuis longtemps dans le code du travail. et tout le reste c'est l'Union européenne. Voici le 21e numéro de Front Populaire. Il est consacré à la question du colonialisme. On l'intittulé colonisation avec un s et le sous-titre est vassalité ou souveraineté.

Il y a des très beaux papiers sur des sujets divers et multiples et qui sont tous consacrés justement au à l'élargissement de la question coloniale. Le colonialisme c'est pas seulement les blancs qui s'installent chez les noirs au 19e siècle. C'est une façon de prendre possession d'autrui. Et donc on réfléchit à cette question. C'est-à-dire que il y a pas le retour des nationalismes aujourd'hui, c'est le retour des impérialismes. On voit bien qu'il y a des blocs, la Russie, les États-Unis, la Chine par exemple, mais aussi l'Islam et l'Europe qui font partie des empires, des gens qui aspirent à l'empire et le nationalisme, c'est aujourd'hui la réponse aux impérialismes.

Riche dossier constitué par notre ami Maxime Lenag qui est le rédacteur en chef très beau numéro le 21e.

13:16
Non speech

[Musique]

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Locuteur

On reviendra peut-être sur la question de l'immigration tout à l'heure si on a le temps. Euh mais quelle était la logique de Nicolas Sarkozi à ce moment-là ? Qu'est-ce qu'il a poussé à trahir le vote des Français ? Euh quel été ce mot ce ce son moteur idéologique ? Finalement, c'est un mystère parce qu'on peut évidemment dire que il avait besoin du soutien des pays européens pour certains aspects de sa politique sur le plan bah sur le plan monétaire hein, on voit bien comment les choses se se déroulent hein.

Peut-être était-il déjà conscient du problème de la dette en se disant il faut que je garde de bons rapports avec la BCE, il faut que je puisse me prévaloir un jour de ce qu'on a fait avec la Grèce pour enfin on l'avait pas encore fait de ce qu'on pourrait faire avec la Grèce parce qu'on sentait que ça allait arriver. Donc ça peut être ça peut être cela. Ça peut être également une soumission inconsciente. Je vais être cruel. Je vais être cruel mais c'est peut-être une soumission inconsciente à un projet dont il n'avait pas vu la totalité des implications.

C'est-à-dire continuer à croire que on n'est pas en marge vers un système qui n'est même plus fédéraliste, qui est au-delà du fédéralisme dans certains cas. En ça d'accord dans d'autres mais dans beaucoup de cas, il est au-delà du fédéralisme. Etth et l'une ne s'en est peut-être pas suffisamment rendu compte. C'est c'est la seule chose que l'on peut dire. Sinon, c'est l'expression du cyisme le plus complet, c'est-à-dire travailler avec un un système qui est caché au plus grand nombre et qui investit complètement les les le monde des dirigeants européens. Parce que c'est le côté paradoxal. Finalement, on peut remonter aussi à Jacques Chirac.

Jacques Chirac dont on disait qu'il est égaliste, qui a été le premier à être en faveur de cette constitution de 2005. C'est prononcé pour. Vous vous rappelez aussi que Lionel Jospin également mais de la part de Jacques Chira que qui se présentait comme Golis, c'est plus étonnant. Euh, on peut se demander quel est l'intérêt pour un président français de se voir privé de pan, de souveraineté. Euh bon, Jacques Chirac, vous savez, entre le Jacques Chirac qui qui choisit le référendum en en 2005 et Jacques Chirac de l'appel de Cochain, franchement, on voit plus en quoi c'est la même personne, hein.

C'estàdire Jacques Chirac avait laissé tomber absolument ce qui faisait son son comment dire son authenticité lors de l'appel de Cochin. Donc je moi à mon sens Jacques Chirac a simplement vu que un référendum gagné qui apparemment serait gagné facilement ce serait peut-être utile après l'affaire de 2002 où il a été élu à 80 % mais parce que par défaut si j'ose dire il s'est peut-être dit ça va me renforcer sur le plan de la légitimité. Il était tellement persuadé que le vote serait positif. Pour lui ça ne faisait aucun doute. Ce serait le oui, ce serait un oui écrasant. Et je pense que la décision qui a été prise n'est pas une décision qui a été prise au hasard.

Elle a dû être testée par des sondages, testée par des études politiques. Ils sont complètement trompés sur ce que ressentaient les Français parce que je rappelle que après le traité de Maiche, je l'ai vécu moi-même. C'est une anecdote que je rappelle souvent parce qu'elle est pas ahurissante. J'étais détaché dans une grande entreprise publique. Je suis à Strasbourg dans un grand colloque. Il y a sur l'estrade le service juridique de la Commission européenne. C'était peu de temps après le traité machiste. Ça devait être en 80 début 93.

Et euh et ses responsables disent "Vous savez, on a eu vraiment peur avec le traité de Mastrich et on a décidé de ne plus jamais donner la parole au peuple français." J'étais intervenu en disant "Mais ce que je viens d'entendre est monstrueux. Je croyais que les l'Europe était fondée sur les principes démocratiques et ça a été la stupéfaction dans la salle. L'amphi de 400 personnes m'a regardé comme un OVNI parce que on était dansre soit comme ça arrive souvent en matière européenne. Les les Européises sont tout le temps entre eux et il n'y a pas de débat. On porte jamais le feu chez eux si vous voulez jamais. on on est en attaque. Donc ils étaient absolument sidérés.

Donc je pense que quand Jacques Chirac a pris sa décision, il l'a prise après consultation et je pense que du côté de la commission lui a dit "Écoutez, nous on voulait pas se référer un homme mais bon allez, on est tellement sûr de gagner que vous pouvez y aller. D'ailleurs, on vient de dire un peu la même chose au Pays-Bas, donc allons-y. Par contre les autres, on est moins sûr dans d'autres pays, on est moins sûr. Donc on va réserver ça uniquement à vous et au Pays-Bas et encore. Donc c'est l'explication à MI à mon avis du choix de Jacques Chirac pour le référendum. À mon avis, c'était un calcul politique pur et simple. Et ensuite, vous avez évoqué le Congrès.

Le Congrès qui en 2008 vote à l'envers, on va dire, des décisions des Français 2 ans plus tôt. Euh comment on explique ce cet écart déjà avec l'électorat de base ? Et vous avez parlé justement de déchirur démocratique. Est-ce qu'on a tendance est-ce qu'on a pas tendance à la à l'exagérer un peu ou au contraire est-ce qu'elle a longuement infusé dans la société ? voulez dire cette rupture entre c'est j'aime pas le terme d'élite, je dirais des classes dominantes ou des des castes dominantes des castes dominantes parce que c'est plus une véritable classe.

Mais le terme d'élite me gêne parce que pour moi l'élite ce sont des gens qui respectent leurs paroles, sont des gens qui vont jusqu'au bout des problèmes, qui essaient d'être parfaitement honnête sur le plan intellectuel de de d'avoir le courage y compris de se mettre à dos beaucoup d'autres personnes parce que il faut dire la vérité que la vérité libère si vous voulez. Donc euh les élites qui se comportent comme ces prétendus élites à l'époque, je ne vois pas comment elle mériterait ce terme. C'est pas noun, c'est c'est un terme qu'on emploie trop souvent et à mon avis à tort.

Ce n'est pas parce qu'on est au-dessus parce qu'on a un un capital financier énorme ou autre que pour autant on constitue une élite. Ça n'a rien à voir. Je dirais même que il y a peut-être la tentation de d'être le contraire d'une élite dans dans certains cas, mais sans jugement parce que ça peut être exactement le contraire pour certaines personnes. Là, c'est la personne qui va compter. Donc cette déchirure, oui, elle est importante. Elle est importante parce que elle est cultivée par les médias si vous voulez. C'est-à-dire que je disais que les européistes étaient toujours entre eux dans tous les débats européens.

Si vous n'êtes pas pour le projet ultra fédéraliste qui est en cours, vous êtes d'abord un idiot, ensuite sans doute un imbécile doublé d'un idiot parce que vous avez non seulement l'impossibilité de comprendre, mais en plus vous n'avez pas fait l'effort de vous renseigner. Euh et puis euh au pire bah vous êtes un extrémiste monstrueux euh complotiste. Complotiste, ça va s'en dire. Oui. Donc euh il y a il y a il y a quand même ce ce cet état d'esprit général. Euh dans la première édition de mon livre qui que j'ai fait paraître juste avant le Congrès, hein, c'est-à-dire la première édition, elle est par 2000 en 2007.

Je me souviendrai toujours de France Interre appelant mon attaché de presse en disant voilà on a votre magistrat là, donc on a un grand débat. Il y aurait trois tenants du oui, trois tenants du non, donc on le voudrait vraiment. il vient de sortir un livre, c'est très intéressant et cetera, c'est amusant. Et mon presse dit "Bah écoutez, oui, très bien." Alors euh la personne de France Interre continue en disant "Bah écoutez, votre magistrat sera avec deux autres tenants du oui et tatati tatata". On attaché l'arête en disant "Non, vous faites erreur, mon magistrat, mon auteur, il est il va voter non certainement dès demain." "Ah bon ? Ah bah, ça nous intéresse pas.

Ça ne nous intéresse pas." Donc, j'étais intéressant en tant que technicien dans un sens mais dans l'autre. surtout pas dans l'autre surtout pas. Donc si vous voulez la déchirure, elle est elle est elle est énorme parce que les médias l'entretiennent. Alors je voudrais simplement ajouter parce que c'est un des éléments sur lequel je réfléchis actuellement parce qu'il faudra trouver une solution. Quand on regarde la façon dont de se sont passées les élections européennes depuis qu'elles ont été mises en œuvre, on s'aperçoit que les gens qui sont choisis pour aller au Parlement européen, ça est un peu moins vrai maintenant, mais ça ça a été pendant des décennies la norme.

Ce sont soit des gens dont on ne veut plus au plan national, soit des gens dont on considère que ce sont des geneurs parce qu'ils sont beaucoup trop à gauche et que il y a une sorte de bloc centrale déjà à l'époque de pensée unique comme disait Chirac à l'époque et là ils sont ils sont un peu gênants ou des gens qui sont extrémistes dans d'autres sur d'autres points ou qui sont d'anciens agitateurs comme Conedit et cetera voyez et en fait vous prenez les élections nationales elles arrivent à un certain comment dire un certain résultat où s'exprime une vision qui serait, appelonsla l'Europe des nations, même si le terme n'est pas toujours satisfaisant, mais aux élections européennes, même si le score est en faveur officiellement d'un mouvement qui se réclame d'une défense de la souveraineté, les personnes qui sont envoyées au Parlement européen sont tous des européistes convaincus.

C'est-à-dire que ça change maintenant depuis quelques années parce qu'il y a davantage d'unité entre la personnalité des gens et ce qui est proclamé au plan national. Mais on le voit, il y a une économie complète entre la tonalité du Parlement européen et la tonalité de la plupart des parlements nationaux et forcer d'ailleurs de certains exécutifs.

Donc il y a une cisure là qui est accrue parce que les institutions européennes qui sont censées représenter le peuple au sens large du en admittant qu'il existe un peuple européen ce qui est à démontrer et bien se retour avec des représentants qui sont toujours de l'autre côté quasiment et en majorité aujourd'hui le Parlement passe son temps à prendre des résolutions qui seraient désavoué par la plupart des peuples européens eux-mêmes. Donc il n'y a pas de représentation des peuples au Parlement européen.

Il y a une représentation qui a été biaisée parce que en raison d'une sorte de manipulation volontaire, la plupart des élus qui se trouvent là-bas sont des gens qui ne sont pas du tout en phase avec ce qui est ressenti par l'électorat. Comment vous expliquez, vous l'avez abordé la question des médias, comment vous expliquez justement cette homogénéité de de la part des médias sur les questions européennes ? que ce soit à ce point c'estàd qu'il faille aller dans les médias dit alternatif sur YouTube pour avoir des informations justement qu'on invite des juristes qui nous parlent de l'Union européenne. Vous avez pas vraiment ça sur le service public par exemple ? Oui.

Alors votre question est très pertinente. Je me suis souvent interrogé sur sur ce point et notamment lorsque j'ai constaté la différence de traitement de l'affaire européenne entre 2005 et 2008 enfin 2005 et 2007 puisque le débat sur le traité de l'isbonne a eu lieu notamment 2007. C'est-à-dire que en 2005, il y avait quand même des forces de gauche qui étaient contre le traité, hein. Il y avait des éléments que je soulligne d'ailleurs dans mon livre en disant on les comprend, on les comprend, on y reviendra peut-être tout à l'heure. Et et les médias donc laissaient parler c cette sensibilité de gauche.

Il y avait une sorte de bronca qui s'était mise en œuvre dans un certain nombre de médias qui était relié par des gens comme Libération et cetera. Voyez en 2007 2008 terminé, c'està-dire qu'il n'y a plus eu une voie de gauche qui s'est élevé contre le traité de Lisbon. Donc ça veut dire que dans les rédactions Lucas est tombé. Ça veut dire que les rédactions sont tenues financièrement et que que ce soit tenu par l'État ou par des oligarques au sens où on l'entend maintenant parce qu'on a à faire souvent à une oligarchie et bien la liberté des journalistes s'estompe s'estompe.

Ils ne peuvent plus parler parce qu'ils savent que sinon ils vont être évidemment mis hors d'état de nuire et et renvoyer leur emploi. Et c'est assusant d'ailleurs quand on voit parfois certaines personnalités qui étaient de grands reporters. Je regardais hier par hasard.

Je dis par hasard parce que c'est tellement décourageant que en fait on hésite à allumer sa télévision donc je le fais quasiment plus hein depuis Belle Lurette mais je tombe sur une personnalité Paul Amar qui était un un journaliste de France interre qui était qui était pas mal qui était pas mal et c'était frappant de l'entendre dire moi vous savez je suis un enfant de la télévision je suis un enfant du service public là franchement ça ne va pas je je je ne comprends pas je ne comprends pas ce qui se passe.

et il exprime en quelque sorte ce sentiment je pense y compris d'un certain nombre de journalistes qui qui ont été pendant des années qui continuent à l'être empêché de dire ce qu'ils pensent et on leur dit vous dites ce que vous avez à dire sinon vous serez alors la façon dont les choses sont faites est peut-être plus plus souple et plus astucieuse que cela, mais on le comprend très bien vous savez un simple nom dit une simple insinuation fait comprendre que là il faut faire attention alors je propose de rentrer un peu plus dans le livre notamment la partie juridique. Dans ce livre, vous évoquez en au début assez longtemps la charte des droits.

Euh est-ce que vous pouvez expliquer d'une part ce dont il s'agit et en quoi c'est un sujet important ? Alors c'est fondamental parce que c'est quand même ce qui fait maintenant le socle des droits fondamentaux de l'Union européenne. Alors pas le bloc unique parce que maintenant c'est devenu une véritable usine à gaz. C'est-à-dire que les droits fondamentaux, c'est la charte, mais c'est également maintenant la Convention européenne des droits de l'homme puisque l'Union européenne a adhérer à la Convention européenne des droits de l'homme. C'est intéressant sur le plan du contexte et après je reviens au fond de votre question. Pourquoi c'est intéressant ?

parce que ça fait des années que les un certain nombre d'Européistes acharnés voulaient qu'on adhère à la Convention européenne des droits de l'homme. Pour une raison très simple, c'est que quand vous reportez par exemple la charte de l'ONU de 48 et la déclaration universelle des droits de l'homme de l'ONU qui n'est toujours pas reconnu en France sur le plan juridique, ça il faut que les gens le sachent. C'est-à-dire que le dirigeant français depuis 48 avec acharnement refuse de donner une valeur juridique à la déclaration universelle des droits de l'homme de 48. C'est quand même si dérangissez le conseil état la cour de cassation d'une affaire là-dessus, il va vous répondre invariablement.

Ce document n'est pas opposable sur le plan juridique en droit français. Et l'explication est toute simple, c'est que dans cette déclaration universelle de droit de l'homme, vous avez un certain nombre de notions qui tiennent à la réalité naturelle de l'être humain et notamment par exemple en terme de mariage, en terme de la définition de la famille, un homme, une femme pour avoir des enfants. Voyez ? Et il y a un certain nombre de d'éléments dans cette déclaration dont on ne veut pas dans les milieux qui ont créé l'Union européenne.

Alors que la Convention européenne des droits de l'homme, elle elle a été créée après, on y a adhéré nous en 74 et elle est elle est elle donne lieu à des interprétations incroyablement divergentes par rapport au texte de ceux qui sont censés dire le droit à partir de cette convention. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si vous prenez cette convention, elle est rédigée de telle façon qu'elle ouvre la porte à tous ces dérapages jurisprudentiels de la Cour européenne, des droits de l'homme qui sur le plan sociétal, sur le le un certain nombre de de domaines, pas le plan processuel, c'est-à-dire le respect des droits de l'homme dans la façon dans un procès se tient.

Ça c'est bien, il y a un bon travail qui a été fait mais pour le reste c'est c'est c'est une fuite en avant si j'ose dire. C'est une fuite en avant. Et donc il est apparu que il serait bon que l'Union européenne adhère à cette convention parce que ça permettait de mettre en œuvre un outil supplémentaire pour accélérer le le chemin vers des valeurs à la fois universelles et complètement relativistes. Et alors je termine juste pour dire que cette adhésion là aussi on en a pas conscience mais c'est quelque chose qui qui fait rêver. Pourquoi ?

Parce que la Convention européenne des droits de l'homme c'est le Conseil de l'Europe 46 États parmi lesquels la Russie, la Turquie, l'Azerbaïdjan et cetera. Ça veut donc dire que aujourd'hui les juges de la Cour européenne de la norme qui sont cooptés par les gouvernements sont envoyés à la cour par des États qui sont même pas dans l'Union européenne. Et ce sont ces juges-là qui sont simplement cooptés et qui ne sont même pas cooptés au sein simplement de l'Union européenne qui ensuite s'érigent en juge de ce que fait l'Union européenne et à travers l'Union européenne de ce que vont faire chacun des États.

Donc ils ont à ce momentl un double contrôle, le contrôle direct avec la convention puisque les États ont adhéré eux-mêmes à la convention et un contrôle direct également sur l'Union européenne. Et un bon connaisseur me disait récemment le but c'est en fait de faire en sorte que tôt ou tard l'Union européenne et le Conseil de l'Europe ne fassent plus qu'un. Et on y reviendra notamment sur la dévision de l'Europe parce que c'est fondamental. Si on ne comprend pas ça, on comprend pas quel est le projet européiste. C'est c'est c'est vraiment important qu'on y revienne après.

Donc toujours est-il que on a fait en sorte que le droit, le socle du droit évolue et la charte des droits fondamentaux se coule par avance dans ce nouveau moule. C'est-à-dire que elle elle pose des principes et elle admet elle-même dans les par si on écoute ceux qui ont participé à sa confection que ces valeurs sont relatives, elles sont même relativistes. Elles ont pour vocation non pas de de de de reconnaître ce qui apparemment pourrait se dégager d'une d'une pratique multiséculaire ou autre, mais de créer des droits nouveaux et de les créer en petit comité.

Et quand la convention s'est réunie pour aboutir à cette choix des droits fondamentaux, ça s'est fait dans des conditions que je décris dans mon livre qui on a l'impression de lire un thriller.

Et je recommande vraiment la lecture de cette première partie qui est absolument incontestable parce que je me suis calé sur ce qui écrit en 2001 monsieur Gaston Bréban, ancien président de la section du contentieux du Conseil d'État, excellent juriste dans le passé mais qui décrit en l'avouant que ce qu'ils ont fait c'était carrément de créer un mini coup d'état en créant des droits nouveaux alors que leur mission était simplement de voir ce qui était reconnu comme droit déjà au sein de l'Union européenne. Et on est arrivé à des déclarations qui n'avaient plus rien à voir avec ce que l'on connaissait en Europe. D'où les débats, il y en a qu'on peut prendre notamment, auraiit plusieurs.

Mais par exemple, vous savez sur le fameux droit de travailler, la charte dit les citoyens européens ont le droit de travailler et c'est bien le sens de le droit de travailler, pas le sens de qu' il faut qu'on leur procure du travail parce que le ça vient du terme anglais, c'est ce que dit Gaston Brévan, c'est to engage in work. H donc j'ai le droit de me livrer au travail et ça recoupe si vous voulez l'organisation du traité puisque dans le traité on a en au premier plan les grandes libertés commerciales libertés des capitaux et cetera et ensuite la préoccupation dans la mesure du possible d'arriver à de meilleures conditions d'emploi.

Donc la priorité elle est dans un commerce libre où la concurrence est non faussée et ensuite on regarde ce que ça peut donner sur le plan de l'emploi. D'où la formulation, vous avez le droit de travailler. Alors que la bonne formulation, c'est de dire la société dans la mesure du possible doit faire ce qu'elle peut pour fournir un travail parce que c'est dans ces obligations fondamentales de travailler, enfin de faire en sorte que les gens puissent vivre de leur travail.

Alors euh vous avez voulu ouvrir une parenthèse, bah je je vous propose de nous dire justement ce qui ce qui pour vous était important dans ce cette fusion de du Conseil de l'Europe et et de Oui, parce que en fait, si vous voulez, ça rejoint un petit peu également ce que vous demandiez tout à l'heure, pourquoi pourquoi c'est cette cette manipulation, pourquoi cet état d'esprit et cetera ? et je feuilletais avant de rentrer le numéro de mai 2024 de votre revue Front populaire que je n'avais pas lu que je vais acheter.

C'est très intéressant l'Union européenne consacré à l'Union européenne et Michel Onfré dans l'article que j'ai feuilleté rappelle l'origine de du droit tel qu'il est conçu aujourd'hui. Vous savez on apprend à tous les étudiants en droit. Là c'est moi l'ancien philosophe qui parle puisque c'était ma première vocation. J'ai d'abord été enseignant en philosophie avant de faire du du droit. Euh vous savez Rousseau dans le discours sur l'origine de l'inégalité dit "Écoutez, on va partir du principe qu'au début il n'y avait rien, pas de société et cetera, tout le monde était parfaitement librein.

Et puis un jour on a fait un contrat social et puis c'est ce contrat social qui s'exerce et et chacun n'a renoncé à sa liberté que dans la mesure où par le biais du contrat social, on la lui rendit sur d'autres d'autres d'autres points de vue. et et cet article, Monsich a parfaitement raison en disant "Mais en fait, on a érigé en quelque chose d'incontestable une base scientifique quelque chose qui n'a rien de scientifique à ce qu'on a jamais connu d'homme autrement que dans une société.

C'est une aberration." Euh et ben Rousseau ayant dit que c'était là qu'il fallait regarder, qu'il fallait se caler sur ce qui soit-disant avait existé avant pour savoir ce qui était bien dans une société démocratique, bah on est en pleine en pleine erreur. On on on est comment dire à l'envers de ce qu'il faut faire quand on veut arriver à une société qui soit fondée sur des bases solides. Alors pourquoi je parle de Rousseau ? Parce que c'est vrai que dans la dans la la démarche aujourd'hui de l'Union européenne, c'est une démarche qui est purement idéologique. C'est-à-dire que ce n'est pas un hasard si on parle pas de frontière.

C'est pas hasard si on refuse par exemple de dire qu'il y a des racines chrétiennes de fait dans la la civilisation européenne. D'ailleurs Gassonombré Band dit mais écoutez comment on pourrait dire ça puisqu'on s'apprête à recueillir des pays islamistes donc musulmans. On va si on leur dit qu'il y a des racines chrétiennes ça va pas marcher. Si on veut les accueillir il faut d'abord effacer toute racine chrétienne. Ce qui est amusant parce que ça montre queon accueille des gens pour les accueiller. Il faut renoncer à ce qu'on est. Mais ceux qu'on accueille ne renoncent pas du tout à ce qu'ils sont. Donc c'est c'est quand même incroyable.

Et euh et donc il y a il y a pas de frontière, il y a une volonté qui est une volonté euh euh d'universalité qui fait penser un petit peu à la folie des guerres d'expansion euh y compris euh post-révolutionnaire où on veut absolument imposer par la force à l'ensemble des peuples européens euh des valeurs qu'on estime être absolument incontestable désormais. Mais là, ça va au-delà parce que c'est vraiment universaliste sans admettre qu'il y ait un substrat initial dans cette dans dans ce qu'on essaie de de faire passer. Et ça c'est assez frappant parce que quand vous regardez la façon dont se sont déclinés après cette volonté, je prends un exemple.

Récemment, il y a une une extension du domaine d'action de la banque de reconstruction et de développement européenne euh qui a été construite pour l'Europe et elle l'aide de l'Ukraine aujourd'hui et cetera. Et bien euh ces statuts ont été modifiés récemment avec une résolution du Parlement européen, une codécision avec le Conseil européen, une loi française de d'avril 2025 qui est toute récente. Et que dit que que dit cette cette modification ? Bah, vous trouvez dans les nouveaux statuts de cette banque, c'est incroyable. Désormais, quand on lira Europe orientale ou méridionale, il faudra lire pays y compris comme la Mongolie, comme l'Irak ou comme l'Afrique sub-saharienne.

C'est-à-dire que on étend le domaine de l'Europe au-delà de de de du minimum qu'on attend d'une définition européenne parce qu'on estime que ce qui compte, c'est l'universalité de nos valeurs. Et dans le traité, on vous dit mais tout état européen qui accepte nos valeurs peut rentrer dans l'Union européenne. Mais sans dire ce que c'est qu'un État européen, il y a une sorte de cercle vicieux. Je ne dis pas ce qu'est un État européen parce qu'il y a pas de racine, il y a rien. Il y a uniquement les principes démocratiques et cetera, ce que tout le monde peut adopter. Enfin, tout le monde, on peut l'espérer et et puis c'est tout. Donc l'État européen, c'est celui qui reconnaît nos valeurs.

S'il reconnaît nos valeurs, il est européen. Donc il peut rentrer, il peut être membre de l'Union européenne. Ça explique pourquoi la Turquie ne poserait pas de problème. Maintenant, elle en pose pour des raisons géopolitiques, mais elle n'en posait pas à l'époque puisque je rappelle que le traité était porter la signature hein, on l'avait dans le fasicule bleu, il y avait la signature d'Erdogan aussi qui avait participé à la mise à disposition du des peuples européens de de ce texte.

Et donc en fait, on est vraiment dans dans une volonté consistant à dire l'Europe, ça peut être la Mongolie, ça peut être la Geéorgie, ça peut être l'Azerbaïdjan, ça peut être tout État, même de l'autre côté de la Méditerranée, le Tchad, pourquoi pas ? S'il se reconnaît européen qu'il accepte d'avoir nos valeurs, rien ne l'empêche d'adhérer à l'Union européenne parce que ce qui est recherché, c'est purement idéologique. C'est une création presque exniilo dans laquelle l'histoire, dans laquelle les acquis de civilisation européenne sont passés complètement au second plan.

Et donc, on rejoint là cette espèce de démarche roussoïste absurde qui consiste à créer de toute pièces par une idéologie un être vers lequel on est censé aller et ensuite à le mettre en œuvre. Ce qui fait que lorsque les gens sont appelés à voter pour l'Europe aujourd'hui, telle qu'elle nous est présentée, ils sont appelés à voter sur un programme idéologique, sur un projet idéologique, mais pas du tout sur un projet géopolitique ou sur un projet visant à maintenir, à accroître et assurer la survie d'une civilisation qui se reconnaît en tant que telle.

Donc c'est c'est fondamental et ça explique cette espèce d'acharnement à détruire tout ce qui renvoie à une souveraineté nationale, tout ce qui renvoie à des limites à cette espèce d'état d'esprit universaliste. Nous avons accepté que l'Union européenne soit érigée en une personne juridique indépendante. Les objectifs de cette entité désormais sont les siens. Ce ne sont plus les nôtres. Quand vous élisez un député au Parlement européen, vous élisez un député qui va défendre l'Europe en France. Donc les États n'ont plus qu'à fermer leur bouche lorsqu'il s'agit de la Commission.

Les États doivent respecter l'orientation de l'Union européenne en matière de défense et l'Union européenne doit se caler sur dans tous les cas une politique compatible avec celle de l'OTAN. On est actuellement dans une véritable NASE. Tant qu'on n pas mis en avant l'illégitimité absolue du système aujourd'hui, la violation de l'état de droit tous les jours par toutes les normes qui sont arrêté à Bruxelles, le fait que on impose aux Français, à tous les peuples européens des règles qu'ils n'ont pas normalement à respecter. Tant qu'on n pas fait ça, on va vers les plus grandes difficultés. M.