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ChroniqueCNEWS (sur YouTube)· 27 octobre 2026 3 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

Henri Guaino : «L'Assemblée nationale reflète l'état de la société et le fait empirer»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « D'abord le spectacle que donne l'Assemblée, mais c'est pas c'est pas nouveau, hein, ça fait déjà des mois, voire des années, euh est effectivement lamentable. »
  • 0:00Invité politiqueFait
    « on avait un peu perdu l'habitude d'arriver à ce point de bon chienlit, comme aurait dit le général de Gaulle, hein, c'est voilà, c'est c'est insupportable. »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « l'Assemblée là, alors elle a c'est l'endroit où ça devrait être un peu plus apaisé, euh où les gens se respecteraient un peu plus. Euh elle reflète l'état de la société et elle le fait empirer. »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « À un point de quasi non-retour. À un point de quasi non-retour. »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « ça veut dire raciste ça a une définition. Voilà, à force de mettre le racisme à toutes les sauces, on finit par le banaliser. »

Temps de parole

  • Henri Guaino100 %

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Henri Guaino

D'abord le spectacle que donne l'Assemblée, mais c'est pas c'est pas nouveau, hein, ça fait déjà des mois, voire des années, euh est effectivement lamentable. Alors, il y a eu dans l'histoire politique française des moments de grande violence dans l'hémicycle, mais on avait un peu perdu l'habitude d'arriver à ce point de bon chienlit, comme aurait dit le général de Gaulle, hein, c'est voilà, c'est c'est insupportable. dans un contexte général de chienlit aussi, hein. Oui, mais justement, l'Assemblée là, alors elle a c'est l'endroit où ça devrait être un peu plus apaisé, euh où les gens se respecteraient un peu plus. Euh elle reflète l'état de la société et elle le fait empirer. Voilà.

Donc parce que quand on quand quand on déshonore à ce point euh le le politique, alors il y a plus rien. Il y a plus rien. Voilà, c'est c'est quand on regarde ça, on se dit que après les élections présidentielles, ça va être pire qu'avant. Exactement. Voilà, parce que le le politique est en train de raison que ça s'améliore. Non, il y a aucune raison, mais il y a même beaucoup de raisons de penser que ça va pas s'améliorer. Voilà. Et et quand le politique se dissout dans la la radicalité, les fractures qui sont qui sont à la fois sociales, idéologiques, morales, et cetera, euh il reste il reste plus rien pour tenir la société. Voilà.

C'est-à-dire que le politique devient lui-même euh à la fois l'instrumentalise l'instrumentalisateur et l'instrument euh de cette radicalité et de cette violence. Et on voit bien que euh là, on est arrivé à un enfin à mon sens à un point de quasi non-retour. À un point de quasi non-retour. Oui, à un point de quasi Avant quoi, avant la violence, quoi, avant la violence mais la violence la violence elle monte depuis très longtemps.

Euh regardez là, enfin on disait euh on dit "Moi, je sais pas ce que c'est qu'un attentat terroriste ou raciste." Bon, je je dis "Attendons effectivement d'avoir le résultat des enquêtes." Mais mais euh si si tout le monde passe son temps à se traiter de raciste, euh le racisme ça a une définition, voilà.

Après, il peut y avoir d'autres formes de violence, mais euh moi je je enfin chaque fois que je suis confronté à ce phénomène, je pense euh je pense à Lévi-Strauss, vous savez, le grand anthropologue qui au début des années 60 fait un texte pour pour la [raclement de gorge] l'UNESCO euh qui s'appelle race et euh race et histoire qui est considéré comme un manifeste de l'antiracisme alors pas du tout sur le sur le registre des abrutis là qui s'envoie des injures à la figure. Tout le monde applaudit.

L'UNESCO lui demande 10 ans après de refaire un texte pour le 10e anniversaire de cet il en fait un qui s'appelle race et culture euh où il a une position très très nuancée où et qui est qui ne plaît pas aux antiracistes de voilà. Et donc il se fait agonir d'injures, il se fait traiter de raciste. Lévi-Strauss c'est-à-dire un anthropologue pour qui le relativisme culturel est une chose absolument indépassable bon et il se fait agonir d'injures et il dira dans des interviews qui qui est qui seront consécutifs à cette à cette vague de de d'attaque contre sa personne, il dira mais [raclement de gorge] ça veut dire raciste ça a une définition.

Voilà, à force de mettre le racisme à toutes les sauces, on finit par le banaliser. Voilà, et on rend le pire service qui soit à la cause antiraciste. Et c'est aussi ce qui nous arrive. Voilà, c'est c'est les mots n'ont plus de sens. Voilà, c'est tous les mots sont sont sont sont utilisés en en injure en en en accusation en anathème en excommunication, mais ils n'ont plus de ils n'ont ils n'ont plus de sens, il n'y a plus que la violence euh qui qui qui perce dans le langage et voilà, les discours n'ont plus de sens autre que de mettre plus de violence encore dans la dans la vie publique et dans la société et c'est ce qui est en train de se de se passer.