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interviewRMC (sur YouTube)· 7 juillet 2022 3 min

Ciotti : "Notre échec à la présidentielle est, je crois, plus l'échec personnel de Pécresse"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

– Président des Républicains, ça vous intéresse Éric Ciotti ?

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Éric Ciotti

– Je suis attaché à ma famille politique, il faut qu'elle se redresse. Nous avons subi un terrible échec. Pour ça, tout à l'heure, vous le disiez, j'ai gardé un peu le silence parce qu'il fallait réfléchir à tout cela. Nous avons subi un échec. Je crois que c'est plus l'échec personnel d'ailleurs de Valérie Pécresse, du fait d'une mauvaise campagne, et puis le fait que ça n'a pas fonctionné entre les Français et elle. – C'est sa faute. – En tout cas, elle a une responsabilité, on a une responsabilité collective, mais être candidat à l'élection présidentielle…

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Présentateur

– Vous avez failli l'être, vous étiez arrivé deuxième au Président. – Absolument, et j'avais porté un message différent, beaucoup plus à droite. – Si ça avait été vous, vous vous dites, on aurait pu…

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Éric Ciotti

– En tout cas, je pense que mon message était un message de profonde rupture, que ce soit sur les questions régaliennes ou que ce soit sur les questions économiques. – Je vous propose la question, Éric Ciotti. – Ce projet n'a pas été assez audacieux, je le dis.

0:48
Présentateur

– Ça fait trois mois que vous réfléchissez, président des Républicains de votre parti ?

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Éric Ciotti

– Je termine, donc je dis, on a subi cet échec. – Bref, aujourd'hui, il faut reconstruire notre famille politique, il faut reconstruire la droite, voilà. Il faut que la droite porte une voie, une voie de réforme, de vérité, de capacité à gouverner, il faut que les électeurs de droite se retrouvent dans une offre moins dispersée. – Est-ce que celui qui pourrait porter cette voie, ça pourrait être vous ? – En tout cas, moi, je prendrai ma part, je ne vous répondrai pas aujourd'hui. – Je n'ai pas compris. – Non, mais je ne vous répondrai pas aujourd'hui, parce que je n'ai pas pris ma décision. – Mais vous l'envisagez, donc ?

– J'en discute notamment avec Laurent Wauquiez, qui porte une voie aussi sur le constat et sur les propositions.

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Présentateur

– C'est marrant, vous parlez tous de Laurent Wauquiez, mais en même temps, c'est toujours exonant d'aller chercher ceux qui ne sont pas là.

1:32
Éric Ciotti

– Je prendrai tout de ma part et je ne laisserai pas faire n'importe quoi.

1:35
Présentateur

– D'accord, donc vous pourriez être…

1:37
Éric Ciotti

– Il faut qu'on assume…

1:38
Présentateur

– Faire une sorte de binôme, si je vous entends bien, parce que vous évoquez de vous-même Laurent Wauquiez, si je comprends bien, vous pourriez prendre le parti maintenant, pour que lui, il soit le candidat en 2027 ?

1:45
Éric Ciotti

– Oui, nous verrons, mais ce qu'il faut, c'est que notre famille politique, je ne dis pas non, que notre famille politique assume une vraie politique de droite, n'ait plus honte d'être de droite, ne s'excuse pas. – Mais pourquoi il n'est pas là, Laurent Wauquiez ? Je suis ravi de vous recevoir, mais pourquoi il n'est pas là ?

1:59
Présentateur

Pourquoi on parle toujours de ceux qui ne s'expriment pas ?

2:01
Éric Ciotti

– Vous l'inviterez. – Je le fais régulièrement, vous imaginez que je ne suis pas la seule ? – Nous ne sommes pas un parti centriste, voilà. Et je crois que nous avons sans doute trop dérivé au cours de certaines années. – Je vous pose la question, est-ce qu'à un moment,

2:13
Présentateur

quelqu'un qui ne descend pas dans l'arène, ce n'est pas un peu facile ?

2:16
Éric Ciotti

– Un message de droite assumé, fort, moi je suis descendu dans l'arène, au moment du congrès, avec un certain succès, après tout le monde s'est ligué contre moi, on a vu le résultat. Moi je suis un homme de droite, j'ai reçu un mandat des électeurs niçois très clair, je me suis battu contre ce pouvoir, sans concession, sans compromission, face aux trahisons de certains, j'assume cette ligne, je n'en ai jamais changé, je n'en ai jamais varié, et j'ai la conviction profonde, autrement je ne ferai pas de la politique, que c'est la bonne pour notre pays, un pays qui va mal, voilà. Donc je prendrai ma part, je vous dirai comment dans quelques semaines.

– Mais on sent bien que l'idée éventuellement de prendre la direction du parti, pourquoi pas ? – L'eau tiède, le robinet d'eau tiède, la politique du plus petit dénominateur commun, où on ne dit plus rien, où on n'ose plus rien, face à la gravité du moment, je crois que ce temps est révolu. – Le…