Personne ne s’attendait à ça : Roland Lescure évoque une décision immédiate
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:59OuverteRéponse directe
Roland Lescure, pouvez-vous prévoir dans une semaine ou deux que les prix à la pompe redescendent ?
- 5:31OuverteRéponse directe
Est-ce que ça peut descendre aussi vite que ça est monté ?
- 5:58OuverteRéponse directe
Allez-vous revoir à la baisse vos prévisions de croissance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Fait
« Plus de la moitié de ces impôts, c'est ce qu'on appelle la TICPE. C'est une taxe qui est assise sur les volumes. »
- 1:14Fait
« La Croatie, la Hongrie ont plafonné le prix de l'essence et du gazol à partir de ce mardi en Italie. »
- 1:42Fait
« Ça a été fait en France en 2000. »
- 2:14Fait
« Nous n'avons plus d'argent. »
- 2:46Fait
« On a bien montré que 1 heure de réunion à cette ministre des finances, ça peut avoir beaucoup plus d'impact que toutes les mesures un peu magiques. »
- 3:53Chiffre
« On a aujourd'hui 108 jours d'importation. »
- 4:29Chiffre
« En millions de barils dans le monde à plus d'un milliard de stocks stratégiques. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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La grande escoquerie du siècle d'imaginer que l'État s'en met plein les poches quand on fait face à un choc pétrolier, ça n'est jamais arrivé. Alors, si tu aimes les analyses des débats politique, abonne-toi. Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Je vais faire un peu de pédagogie làdus. On a un peu plus de 50 % sur la naissance qui est effectivement des impôts qui servent à financer des services et notamment beaucoup dans les collectivités locales. Plus de la moitié de ces impôts, c'est ce qu'on appelle la TICPE. C'est une taxe qui est assise sur les volumes. C'est-à-dire que vous payez un certain nombre de centimes par litre. Le volume ne va pas changer làut mais il va il va baisser. Typiquement, on a une baisse de 10 à 20 % parce que les
Français sont pas idiots. Quand le prix de l'essence monte, ben ils conduisent moins, ils font du couvreure. Non mais il y a beaucoup de gens qui le font quand même. Je le répète, il y a des gens pour lesquels la conduite est un outil de travail. Eux évidemment, ils n'ont pas le choix mais il y a beaucoup de françaises et de Français qui réduisent leur consommation. la enche la TVA c'est sur le prix et si le prix monte et donc il y a un effet positif et un effet négatif du fait des volume. Donc la réalité on l'a observé à chaque fois c'est que quand le prix de l'essence monte globalement c'est une j'allais dire comme une mauvaise affaire pour l'État mais c'est une mauvaise affaire pour tout le monde. Donc ce qu'on propose aujourd'hui ça a déjà été essayé. Jordan Berdela, il propose
d'utiliser l'argent qu'on n' pas de dépenser de l'argent que je n'ai pas aujourd'hui. On l'a fait dans le passé pour faire ce qu'on appelle la TICP flottante. Il y a d'autres pays qui ont fait parce que comme vous le disiez effectivement tout le monde entier est confronté à cette question. La Croatie, la Hongrie ont plafonné le prix de l'essence et du gazol à partir de ce mardi en Italie. Le gouvernement a annoncé la réduction des taxes sur l'essence avec un un système justement d'assise mobile. Alors, c'est pas fait, non, c'est pas fait en Italie parce que je peux vous dire, j'en ai j'en ai parlé avec mon collègue, ils ont dit qu'ils allaient envisager de le faire et j'en ai parlé avec mon collègue italien, il me dit "Franchement, je sais pas encore comment
je vais faire ça parce que c'est très compliqué. C'est une usine à gaz." Ça a été fait en France en 2000. Je lui ai dit "Franchement, moi je peux t'envoyer toutes les notes." C'est très compliqué et surtout c'est très souvent déceptif parce que vous baissez la fameuse taxe, vous allez pas la mettre à zéro. Donc vous baissez de quelques centimes l'essence alors qu'il a démonté, on l'a dit, de 15, 20 voire même 30 centimes pour le gazoil. Donc il faut trouver autre chose. Et je veux pas vous donner l'impression qu'on est impuissant face à ça. On a un petit peu mais c'est pour ça que je voudrais qu'on aille un peu plus loin parce que aujourd'hui le vrai nœud du problème, il est pas à Cherleville Misière ou la Macon, il est dans le détroit d'Ormous. Est-ce que le n du problème c'est pas
aussi ce que disait ce matin le gouverneur de la Banque de France François Villeroi de Galot qui était chez mes confrères d' RTL, il a dit cette phrase nous n'avons plus d'argent. Est-ce que le problème c'est pas celui-là ? Non non mais je vous confirme qu'on a pas beaucoup d'argent. Mais ce que je peux vous dire aussi c'est que lundi matin à la demande du président de la République, j'ai convoqué un G7 finance. J'ai convoqué hier un G7 énergie qu'à l'issue de ces deux réunions, on s'est mis d'accord pour mettre en place tous les moyens à ce stade. La décision n'est pas prise de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux. et le pétrole entre lundi matin et lundi soir, on était à 120 dollars. On est revenu aujourd'hui à ce qu'on va vendredi,
c'est-à-dire de l'ordre de 90 dollars. Et donc, on a bien montré que 1 heure de réunion à cette ministre des finances, ça peut avoir beaucoup plus d'impact que toutes les mesures un peu magiques qu'on va imaginer ici ou là qui ne dev qui ne reviendront qu'à une chose, c'est prendre de l'essence du côté des conducteurs pour la pour la reprendre. Évidemment, contribu ce matin, vous nous le dites. En tout cas, il n'y aura pas d'aide, il n'y aura pas de chèque énergie, il n'y aura pas de baisse de la taxe, il n'y aura pas de gel des prix. Pauline de manœur. Non non mais voilà que les choses aujourd'hui l'incertitude majeure c'est l'intensité et la durée de la crise. Ce que je peux vous dire aujourd'hui c'est compte tenu de ce qu'on sait le levier majeur c'est celui-là. Faire en sorte
que le pétrole qui n'a pas de problème pour arriver chez nous on en a de l'essence mais qui a des problèmes pour arriver en Asie qu'on puisse le rendre plus fluide qui circule davantage et qu'on fasse baisser. La réponse c'est plutôt nos frégates que nos taxes. Nos frégates et nos ministres des finances, voir même les leaders parce que vous savez que le président Macron a convoqué aujourd'hui un G7 au niveau des chefs d'état et qui invoqueront sans doute ce sujet des stock. Vous avez parlé la question des stocks stratégiques. 3 mois de stock d'avance. Au moment où on se parle d'ailleurs nous n'avons pas de risque de pénurie. On est bien d'accord donc c'est pas sur cette questionlà. Ce serait plutôt pour fluiditer fluidifier le le marché. Ils appartiennent à qui ces stocks
stratégiques et on les a acheté quand et si on les libère qui les payera ? Alors, on est aujourd'hui à je vais je vais je vais parler en jour de consommation, c'est plus simple, en jour d'importation. Euh, on a aujourd'hui 108 jours d'importation. Donc, on pourrait d'avance en quelque sorte tout arrêter même si le pétrole arrive et on aura 108 jours de vend. Euh, et la réalité, c'est que un peu plus de 90 de ces jours sont détenus par un opérateur public. Ils sont chez nous, chez vous, chez moi. Et il y en a 18 qui sont en plus dans les opérateurs privés qu'on mesure exactement qui peuvent être qui peuvent être utilisés. Euh au total euh on est euh en millions de barils dans le monde à plus d'un milliard de stocks stratégiques. Donc des stocks stratégiques, on en a. Si vous voulez
libérer, évidemment on va pas tout libérer du jour au lendemain, vous faites circuler du pétrole dans le monde et donc vous diminuez la pression et on l'a vu. C'est pour ça d'ailleurs que le pétrole sur les marchés a baissé depuis 3 jours. Évidemment, ces stocks ne sont pas infinis, donc il faut le faire avec parsimonie. Surtout, il faut le faire de manière coordonnée pour envoyer un message de coopération. au G7 et même plus largement l'Agence internationale de l'énergie, c'est une trentaine de pays, le milliard de stock dont je parlais tout à l'heure. Et il faut donner un message très clair qui est que si on ne peut pas réouvrir le D3 d'Ormous tout de suite, on va le remplacer par d'autres pétrole qui viendra d'ailleurs et qui va circuler dans le monde.
Et ça, vous pourriez prendre la décision dès cet après-midi. Écoutez, je pense que aujourd'hui moi mon job c'était de faire en sorte que la décision puisse être prise qu'à tout moment vous puissiez appuyer sur le bouton. Exactement. Nous ce qu'on souhaite c'est que au moment où le chef d'état décide, au moment où ce qu'on appelle l'Aï l'Agence internationale de l'énergie le décide collectivement, on puisse le faire. Aujourd'hui, je pense que j'ai fait mon travail. Euh Roland Lcure, est-ce que vous pouvez prévoir dans une semaine, dans 2 semaines, puisque le prix du baril est redescendu, que ces prix redescendent à la pompe ? Moi, ce que je veux discuter avec les distributeurs de main, c'est trois choses. Un, partager nos données qui s'engage à corriger des anomalies, qui
s'engagent à faire des efforts. Mais je veux parler de cette histoire de délai parce que au fond que l'essence est monté, quelques brebis galeuses mais qui est monté en moyenne, j'allais dire c'est normal. Ce qui m'a surpris, c'est la rapidité d'exécution. J'ai pu dire c'est monté vite. Alors, est-ce que ça peut descendre vite ? Ben ce que j'aimerais c'est que si ça monte vite, ça descend vite si le pétrole baisse. Parce que ce qu'ils me disent et je le comprends, c'est que comme on s'est rué, vous l'avez vu sur les pompes, les stocks ont tourné très rapidement et on est très vite arrivé sur du pétrole plus cher. Bon ben moi ce que j'espère c'est que si le pétrole baisse, ça baissera aussi et aussi vite. Est-ce que vous allez revoir à la baisse vos prévisions de croissance ?
Non, à ce stade non. On sait que ça va avoir un impact sur la croissance évidemment sans doute un peu moins de croissance et probablement un peu plus d'inflation mais un ça va dépendre de l'intensité de la durée. Mais surtout on entrait dans cette crise là encore grande différence avec 2022 plutôt dans une position favorable. On avait des chiffres qui étaient plutôt meilleurs que ce qu'on attendait. Donc je vous rappelle nos prévisions, 1 % de croissance, à peu près 1 % d'inflation cette année. À ce stade, pas de raison de l'échanger. On reste dans une économie, je dirais résiliente. Euh les banquiers centreux nous l'ont dit également hier. [musique]
Dans cette seconde partie de l'interview, Roland l'Escur insiste sur la dimension internationale de la crise énergétique. Selon lui, la tension autour du D3 d'Ormuse menace l'approvisionnement mondial en pétrole, ce qui explique la volatilité actuelle des prix. Le ministre explique que plusieurs pays pourraient utiliser leur réserve stratégique de pétrole en coordination avec l'Agence internationale de l'énergie afin de stabiliser les marchés et envoyer un signal de coopération internationale. Mais derrière ces décisions géopolitiques, ce sont surtout les entreprises et les travailleurs qui subissent l'impact immédiat. Transporteurs, artisans ou petites entreprises voient leur coût exploser, parfois au point de menacer directement leur rentabilité. Pour Roland l'escure. La priorité est
donc de réunir tous les acteurs de la filière producteur, distributeur et station service afin d'éviter les abus et de limiter les effets de cette crise sur l'économie française. Car dans ce type de choc énergétique, la vraie question n'est pas seulement celle du prix du pétrole, mais celle de la capacité d'un pays à résister à une crise venue de l'extérieur. Et vous, pensez-vous que la France est suffisamment préparée face aux crises énergétiques mondiales ? mets ton avis en commentaire car ici chaque avis compte. On reste dans une économie résiliente y compris pour les entreprises. Alors là, ça n'a rien à voir forcément avec la question de la guerre là-bas mais ça met encore plus en tension. J'avais ce matin un auditeur Roland qui a une petite entreprise de transport, il a 12 petits
camions et ils font des tournées notamment pour les médicaments dans les pharmacies en Girond. Did dit avec mes 12 camions et mes 500 km par jour pour chaque camion, il a calculé qu'il en aurait ce mois-ci pour 7000 € de plus de carburant. Donc il dit en gros c'est toute ma marge du mois qui va être grignotée dans un monde et dans une croissance française où les entreprises sont clairement sous tension. J'entends bien que vous dites il y aura pas d'aide à ce stade et on va juste faire en sorte que la crise se termine. Mais sauf que ce mois-ci par exemple pour Roland le le transporteur c'est 7000 €. C'est sa marge qui est grignotée. Est-ce que les entreprises françaises ont les reins suffisamment solides pour se dire bon bah OK, il y a pas d'êre, faut juste qu'on tienne ?
Non. Alors ça va dépendre aussi de l'intensité de la durée, mais c'est vrai que pour quelqu'un dont l'essentiel des coûts c'est de l'essence, c'est ce qu'on appelle du gazol n routier. Gasol n routier, c'est plus 30 % hein parce que c'est pas comme l'essence à la pompe, il y a pas de taxe, ça monte direct. Donc ça c'est très important. Donc je dis à Rand évidemment que ça va être difficile dans les jours qui viennent. Je ne sais pas combien de temps ça va durer avant que ça se calme un peu. Je pense que le conflit va quand même durer mais ça peut se calmer un peu et que évidemment nous on va suivre le sujet de très près mais à ce stade c'est le gouverneur de la Banque de France qui l'a dit c'est pas moi. On ne s'attend pas à un retournement fort de la croissance
plutôt un ralentissement et donc un mauvais moment à passer mais qui on espère sera de courte durée avec une croissance vous recevez. Tu fais partie de ceux qui veulent comprendre avant de réagir ?
Roland Lescure