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Conférence de presseJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 7 octobre 2015 28 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Conférence de presse pour un plan B en Europe

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Jean-Luc MélenchonFait
    « notre intention était de montrer qu'un autre chemin est possible »
  • 0:30Jean-Luc MélenchonPromesse
    « la première étant fixé à la date du 14 et 15 novembre prochains à paris »
  • 1:00intervenant grecFait
    « la seule solution que nous ayons encore en europe c'est le plan merkel »
  • 3:00Marine AlbiolFait
    « la gauche doit présenter une alternative et après les événements en grèce »
  • 3:30Marine AlbiolFait
    « il n'y a pas d'alternative contenu de leurs règles de leur traité de leurs frontières »
  • 5:00Sabine LaugénieFait
    « le contrat du 13 juillet qui a été considéré comme un coup d'état a été véritablement un choc pour nous »
  • 5:30Sabine LaugénieFait
    « l'euro est construit pour servir le capital »
  • 6:30SolineFait
    « la monnaie unique maastricht c'est la fin de la démocratie »
  • 7:00Miroslav RendortFait
    « l'union européenne s'est transformé en camisole de force et en menaçant pour les peuples »

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eh bien merci d'être là cette rencontre avec vous se situe dans le cadre de la préparation de la conférence internationaliste sur le plan b dont le principe a été lancé à partir de la fête de l'humanité en france sur la base une tribune rédigée en commun entre oskar lafontaine yannis varoufakis stefano fascina zoé constantine au boulot qui se donnait pour objectif de répondre à la situation que nous avions connu au lendemain des négociations entre la grèce et les pays de l'eurogroupe où la grèce a dû subir le chantage ou bien vous rester dans l'euro aux conditions qui sont fixées par la troïka ou bien vous partez notre intention était de montrer qu'un autre chemin est possible nous en mesurons la difficulté et nous avons décidé de créer une conférence permanente qui aura plusieurs sessions dans le temps la première étant fixé à la date du 14 et 15 novembre prochains à paris cette conférence permanente regroupera des élus politiques des personnalités du monde du mouvement social syndicalistes des intellectuels des économistes et son but sera de présenter les alternatives qui peuvent exister par rapport à ce tableau simpliste en noir et blanc ou bien vous faites ce que dit madame merkel ou bien allez mourir plus loin notre but n'est pas ni aujourd'hui ni le 14 et 15 de présenter un plan b mais de montrer qu'un plan b possible et qu'il y en a même plusieurs voilà notre rencontre aujourd'hui donc une étape c'est la naissance du réseau des parlementaires européens favorables à la tenue de cette conférence est qui ont l'intention d'y participer je vais donc donner la parole successivement à mes cinq camarades et je commence d'après la liste qui m'a été donnée par monsieur nicolaus schultis et french togo d'y faire la phrase que chaque fois pour toute et pourquoi les russes connaissent merci je voudrais à mon tour remercié les représentants de la presse qui sont ici présents ainsi que saluer mes compatriotes un grec c'est une présence qui se justifie parce que comme vous l'avez dit chers collègues il s'agit d'évoquer les questions qui dérive de cette initiative quelle est l'alternative y at il des alternatives ou sortir de l'euro et si on ne peut pas à sortir de l'euro on est obligé d'accepter ces décisions qui sont des décisions draconiennes je veux dire que en tant que député européen je participe à cette initiative entre autres également au titre de représentant de mon parti je dois dire qu'après cette première expérience c'est huit mois du premier gouvernement syriza dont nous avons été membre nous passons maintenant à cette action populaire et je dois dire que le résultat est le suivant la seule solution que nous ayons encore en europe c'est le plan merkel c'est à dire la politique d'austérité avec une rigidité très marquée et aujourd'hui nous avons entendu hollande et mme merkel nous avons entendu leur vision de l'europe et il s'agit donc de la poursuite de la même politique en ce qui concerne l'unification de l'europe et la sortie de la crise de la crise économique sortie de la crise en grèce et tout ça désormais a pris une forme tragique pour le peuple grec avec des retombées sur la zone euro de quoi s'agit-il la zone euro représente en quelque sorte le cadre institutionnel qui a été créée après la mise en place de l'euro et de l'union monétaire donc ce cadre 10e ce cadre institutionnel à trouver démontrer qu'il n'y a aucune place pour la démocratie ou pour les solutions alternatives d'expérience ce grec l'a démontré et je considère que l'euro détruit pas mal de choses en sur la scène internationale et que les n'a pas pu admettre qu'un pays qu'un peuple a tourné le dos à ses politiques absolument dramatique p on a demandé au peuple grec de dire non de dire non aux protocoles d'accord de dire non aux conséquences de celle-ci malheureusement le gouvernement vrai que signer sa nouveau mémorandum et c'est c'est malheureux pour la grèce mais nous nous battons quand même pour changer tout cela mais ça ne veut pas dire que jusqu'à ce qu'on arrive à la changer on doivent accepter comme celui-ci cette politique donc nous devons faire une proposition alternative nous devons nous battre et c'est pour cela que à cette proposition si et d'autre alternative que nous proposons le cadre qui a été mis en place par l'union européenne par l'eurogroupe le rôle de la bce qui va au-delà de ce que les traités lui permettent ils ne sont pas soumis aux traités ils ne sont pas soumis au contrôle politique tout ce qu'ils font c'est simplement servir les intérêts de l'oligarchie donc ils agissent ils agissent pour la grèce comme s'il voulait exécuter la grèce comme un bourreau plein de sang-froid ya pas de solution alternative il n'y a pas de volonté un arm terme at il n'y a pas de marge pour s'opposer à c'est à ces projets à ses plans mais c'est pas uniquement la grèce qui est la victime de la bce de l'eurogroupe et cetera ils ont exécuté la grèce ils ont exécuté chypre et si cette politique se poursuit ils vont exécuter tous ceux qui veulent que les choses changent que les choses se fassent différemment ou alors tous les pays dans lesquels le peuple veut une solution alternative donc chacun à cause de son expérience en tant que bush européenne n'est pas uniquement une nous mais également les forces progressisme devons absolument poursuivre une politique alternative faire présenter un plan b pour sortir de cette politique nous sommes obligés de donner de l'espoir aux peuples de devons leur montrer qu'il ya cette politique différence de certains ternes hâtives nous participerons bien entendu à tous ce processus avec notre expérience avec ce plan b que nous présentons en sachant et en montrant qu'il ya une possibilité qu'il ya un espoir qui peut y avoir une alternative c'est-à-dire mettre en oeuvre un programme progressiste qu'est ce qui va se passer au delà et bien c'est le peuple qui d'après nous doit-on décidé nous sommes décidés à proposer une quelque chose de différent une alternative un plan b merci à présent marine albiol je suis redevenu de l'espagne merci au vu de la situation vécue par le peuple européen qui est épuisé par ces politiques d'austérité mises en place par des institutions anti populaire au service du grand capital et des puissants nous pensons que la gauche doit présenter une alternative et après les événements en grèce la pire des choses pour la gauche européenne ce serait de ne pas nous préparer à l'avenir d'eau glee cette expérience je pense que nous avons beaucoup à apprendre de la lutte du peuple grec de la gauche européenne et beaucoup de leçons à tirer des échecs pour pouvoir réagir avoir un plan commun pour faire face à cette situation je pense qu'il n'y a pas d'avenir pour la majorité sans changement des règles du jeu en europe des règles du jeu qui ont été créés par une edith et qui se retourne toujours contre les mêmes personnes contre la majorité de la population qui se voient imposer des politiques de réduction des droits du travail des réductions de droits sociaux réduction des services publics privatisation des services publics donc nous considérons qu'il n'y a pas d'alternative contenu de leurs règles de leur traité de leurs frontières qui obligent des milliers de personnes à mourir en méditerranée pas avec cet axe central anti européen pas d'alternative avec une devise qui répondent aux intérêts de la banque privée et pas de l'alternative avec un traité tel que celui du type avec les etats-unis où l'état où le ti ça c'est à dire des traités qui veulent instaurer la dictature des multinationales mais comme le dit notre manifeste et je pense que c'est un point très important nous ne pouvons pas non plus les volu et en étant totalement isolés nous avons une position internationaliste et donc nous ne voulons pas avoir comme solution la solution de nous heureux enfermés dans nos frontières nationales mais nous avons un choix une alternative que nous devons construire dans le cadre de l'europe et c'est de cela dont nous discutons dans cet hymne le cas de cette initiative avec la présentation de ce manifeste de cette conférence c'est à dire une alternative dans le cadre européen nous savons que nous devons tous travailler ensemble avec un plan des propositions un programme qui réponde aux besoins des citoyens citoyennes en europe qui répondent à la maturité du peuple européen et à la classe ouvrière en europe mon feeling sabine lauginie linke la fildak merci pour beaucoup d'entre nous pour beaucoup d'entre nous de la gauche en europe le contrat du 13 juillet qui a été considéré comme un coup d'état a été véritablement un choc pour nous c'était prévisible mais ce qui s'est produit ensuite nous a choqué tous et on a été pétrifiée paralysé et avec l'impression nous la gauche que l'on met des limites des frontières aux états telle qu'on se demande si on peut avoir une influence sur les développements en europe et on a eu véritablement un sentiment d'impuissance et nous sommes posé les questions et nous continuons de nous demander comment il est possible que dans une démocratie telle que celle la grèce élu démocratiquement on lui retire le plancher sous les pieds bien cela ne pouvait se passer que parce que l'oligarchie européenne avait un plan son plan un plan b de sortir la grèce de la zone euro en réduisant à néant son système bancaire et son économie face à cela que pouvons nous faire nous devons réfléchir à notre propre plan b est ce que ce plan peut rester entre les mains des plus puissants pour réprimer les plus faibles alors quels développements y aura t-il car face à la faiblesse de nos syndicats il faut faire preuve de réalisme pour l'instant nous ne pouvons pas obtenir un changement du niveau des salaires tout ce qui pourrait changer un rapport dans les balances commerciales tout ce qui pourrait contribuer à résoudre les problèmes donc lorsque l'on parle d'autorité quiconque parle d'austérité et quiconque et contre l'austérité ne peut pas s'arrêter à la question de l'euro il faut débattre au delà et il est triste de constater que l'euro soit sacralisé même dans bon nombre de cercles de gauche que l'on en discute même pas et à chaque fois qu'on essaye d'en débattre et bien c'est le coup de massue c'est le l'argument que l'on nous sert à chaque fois que l'on veut se retrancher dans les nationalismes du 19e siècle c'est tout à fait unique la gauche est une force progressiste à vocation internationale internationaliste et c'est pour cette raison que nous voulons mettre sur rails un nouvel internationalisme qui ne se laisse pas oppressés par cette classe dirigeante une monnaie ce n'est pas simplement de l'argent ce n'est pas simplement des billets dont on tond sert pour payer quelque chose non une monnaie c est un contrat social est également quelque chose qui est un équilibre entre les forces or l'euro est construit pour servir le capital ce que nous pouvons faire ce qui est urgent c'est de lancer un processus de débat de dialogue ouvert tout horizon il y à des contradictions qui seront apportées il y a beaucoup de contradictions lorsque l'on parle de loro mais la situation est contradictoire car l'euro apporte des avantages une monnaie unique au sein de l'union européenne c'est un havre taj via qu'il y ait également des désavantages donc il faut savoir si ces avantages l'emportent sur les inconvénients et il ne faut pas toujours avoir une posture unidimensionnel nous sortons de l'euro le grec site etc on doit débattre de la possibilité d'avoir différents modèles et quelles peuvent être ses modèles donc pour résumer c'est le but de cette initiative de chercher de nouvelles voies d'en débattre ce débat se prolongera il y a beaucoup de d'éminents scientifiques qui ont des idées qui ont des pistes et voilà ce dont nous devons débattre et pour l'heure c'est l'une des réponses les plus urgentes que nous puissions apporter face à cette défaite fatale de gouvernements de gauche c'est la réponse que nous pouvons apporter nous en tant que gauche progressiste merci soline je donne la parole à travers l'espagne merci beaucoup jean luc et merci aux camarades de la presse je vais être très bref parce que la majorité de ceux qui m'ont précédé et puis là donc on prend la parole on dit ils vont dire pour ainsi dire tous et pour vous permettre de poser des questions je pense qu'il faut ici d'être bref dans mon intervention est important de rappeler qu'il s'agit ici d'un appel que nous lançons inclusif c'est à dire que nous cherchons des acteurs de différents horizons pour réfléchir ensemble c'est vrai que nous avons des membres de la gauche européenne mais nous pensons qu'il ya d'autres personnes qui doivent s'associer à nos de tous les horizons possibles parce que nous savons que nous devons réfléchir ensemble on peut pas oublier que le détonateur en quelque sorte le la goutte qui a fait déborder le vase c'est le traitement de la grèce cette europe ce plan à cette europe de l'inégalité il ya ce plan b qui n'a pas seulement commencé avec le traitement subi par la grèce et qui a commencé très tôt avec cet état d'exception le capital financier donc eux qui sont tous est de servir le pouvoir européen est au service de ceux ci ont suspendu le cadre constitutionnel on a vu en espagne après un appel de la banque centrale au mois d'août sans consulter les citoyens de mon pays on a changé l'article 135 de la constitution espagnole pour que au delà de tous les aspects la santé et autres on a mis en avant le paiement des intérêts de la dette paiement de l'intérêt de la dette qui a représenté 38 milliards d'euros pour l'année dernière rien que pour l'espagne autre plan b c'est la menace de la banque centrale européenne contre un pays contre un pays qu'on devrait sauver si on veut véritablement parler d'union européenne alors nous avons nous un plan a que nous avons présentées en détail dans notre programme électoral et dans le cadre du travail que nous faisons au parlement européen parce que nous voulons d'une véritable europe solidaire qui soit une véritable fédération mais nous devons également réfléchir au besoin d'un plan b d'alternative s'il n'y a pas de changement dans l'état de chaud des choses donc nous devons réfléchir et surtout combattre ce vieux slogan thatchérien néolibérale pas d'alternative il existe une alternative nous allons y réfléchir nous allons nous réunir lors de ce sommet à berlin nous espérons que ce sera le premier de nombreux congrès nous allons réfléchir et pour conclure pour bien comprendre le fait que cette réflexion véritablement une réflexion qui concerne la gauche espagnole j'aurais parlé de guetta qui en 80 disait déjà que la monnaie unique maastricht c'est la fin de la démocratie staff de maëstricht cette monnaie unique c'est l'imposition des puissants par le mécanisme du marché libre et de l'indépendance des pouvoirs centraux de la banque centrale alors que c'est la banque centrale européenne lorsque celle ci sera constituée elle prendra des décisions et les politiciens ne pourront plus prendre de décisions c'est à dire que les élus du peuple pour pouvoir prendre des décisions conformément à leurs programmes ne pourront plus prendre de décisions parce que les décisions seront prises par ceux qui contrôlent la banque centrale européenne des gens qui n'ont été élus par aucun peuples européens la monnaie unique d'après maastricht c'est avoir comme seul objectif des adaptations comptable macroéconomique en mettant en second plan les droits sociaux et les droits qui sont repris dans notre constitution et dans la déclaration universelle des droits de l'homme il ya maintenant neuf ans sa date de 29 ans merci j'en profite pour vous dire toute mon admiration ce que vous tenez pile dans les épures prévu est bien présent c'est miroslav rendort la république tchèque qui a la parole 5 jean luc aujourd'hui on a entendu art de la marque elle et françois hollande je veux dire que c'était une déception pour moi c'est quand on nous dit que l'union européenne est un espace de liberté au pluriel et de droit on a l'impression que l'union européenne s'est transformé en camisole de force et en menaçant pour les peuples et les nations européennes ils n'ont pas parlé de citoyens n'ont pas parlé de citoyens de différents états membres ils n'ont pas parlé d'une europe construite depuis la base pour eux tout ce qui compte c'est le concept de l'europe des bureaucrates et des monopoles donc il est grand temps de parler de nouvelles alternatives de parler de nouvelles possibilités et quand on parle aux internes hâtives ça me fait penser madame thatcher madame thatcher qui nous disait à l'époque il n'y avait pas d'alternative donc on l' a qualifié de tina peut-être le nom qu'on lui donne et syna trente ans se sont écoulés depuis lors les monopoles les hommes et femmes politiques ont privatisé les profits les bénéfices et ils ont nationalisé les pertes il est donc grand temps de changer cette situation et de revenir au mois deuxième il offre ait tel que proclamé par roosevelt à la fin de la deuxième guerre mondiale il a déclaré que les droits des citoyens américains devaient être étendues qu'on devait leur donner une dimension sociale économique et culturelle bon ses successeurs ont abandonné cette notion troman l'a abandonnée mais je pense qu'il faudrait y revenir maintenant vu la crise que l'union européenne traverse et à traverser larry summers le conseiller économique en chef d' obama nous a dit que les pays occidentaux les pays avancés n'avait plus de potentiel de croissance que la seule possibilité pour améliorer la croissance et pour engendrer de la croissance c'était de créer des bulles artificielle des bulles comme des bulles financières et je pense que le moment est venu maintenant de changer ce concept de rationalité économique et sociale tass ya des avancées technologiques et ça pouvait menacer 85 % des emplois donc la seule solution c'est de changer le concept de de notre manière de voir la situation économique sociale et sociétale il faudrait qu'ils aient les technologies qui permettent le partage la participation et les services à la population je pense que la situation au cas connus récemment à l'union européenne et le résultat de nombreuses crises la crise économique les crises financières la crise de la zone euro la crise grecque comme on l'a dit correctement par joseph stiglitz prix nobel la question grecque la crise grecque ce n'est pas une question d'argent à une question d'économie mais c'est une question de pouvoir et de contrôle politique nous n'avons pas beaucoup de temps peut-être que la prochaine fois on en aura plus on pourra rentrer dans les détails ainsi qu'avec qui exclut habituel du président qui est obligé de faire respecter les délais

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