Discours à géométrie variable de Jean-Luc Mélenchon.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Jean-Luc MélenchonFait
« ceux qui s'appellent Français de souche posent un problème sérieux à la cohésion de la société. »
- 12:00Pierre GentilFait
« Un décret de dissolution, ça prend 24 heures. »
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Il n'est pas incendié, se veut clencher. Ça sent un peu l'incendie, ça sent un peu la fumée, là, la France, en ce moment. Et ces blémures, ces blémures, encore faut-il qu'il y ait des paysans pour récolter les blémures.
Et apparemment, il y en a de moins en moins. Alors, ça sent bon, la France, en ce moment ? Comment ?
Et comment la santé ? Vous nous direz, auditeurs de Sud Radio, résistant de Sud Radio, comment le sentez-vous ? Et n'oubliez pas, si vous ne vous sentez pas bien, disait Pierre Dac, faites-vous sentir par les autres.
Je ne sais pas si ça arrange les choses, mais enfin, voilà. Alors, en fait, ce qui se passe, alors, d'abord, Villeneuve-Saint-Georges, Louis Boyard, la France insoumise, a été battu par la candidate, elle est à Christian Niasme, qui a été élu avec 49% des suffrages. Voilà, Louis Boyard, 38,7%, 75% des suffrages.
Et en attendant, effectivement, les déclarations sont à les bons trains, mais je voudrais revenir avec Pierre Gentil, justement, c'est les déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Alors, Jean-Luc Mélenchon, d'ailleurs, on l'avait cité dans une autre précédente émission, il a commencé à parler des Français de souche, et juste a pu t'être exprès sur ce qu'il a dit des Français de souche. Écoutez. – Par conséquent, ceux qui s'appellent Français de souche posent un problème sérieux à la cohésion de la société. – Voilà, les Français de souche posent un problème sérieux à la cohésion de la société.
Donc, vont-ils être déchus de leur nationalité ? Vont-ils aller ailleurs ? Vont-ils subi des obligations de quitter le territoire français ?
Peut-être pour les Français de souche, on ne sait pas. Mais il ne s'est pas arrêté là, Jean-Luc Mélenchon. Il s'est exprimé lors des rencontres nationales des quartiers populaires à Toulouse, ce samedi, le 1er février.
Et là, il s'est étendu un peu plus longuement. Et écoutez ce qu'il a dit. – La réalité, c'est qu'il y a une nouvelle France.
Et que cette nouvelle France, c'est la nôtre. La ruralité qu'on nous jette à la figure n'existe pas. Elle n'est plus peuplée de paysans comme autrefois.
Il n'y a plus que 2% de la population du pays qui est paysanne. Il y avait 7 millions de paysans en 1945. Il en reste à peine 400 000, tellement leur situation a été mal gérée par leurs dirigeants. et eux ont continué à faire la piétaille qui leur sert, qu'on pousse en avant dans les manifs et qui maintenant se trouve démunie de tout.
La nouvelle ruralité n'est pas non plus composée de ce rêve fou de Français de souche qui serait là, resté comme sur une île. Ce n'est pas vrai. Ceux qui arrivent sont ceux qui, ayant réussi socialement à l'école et réussi socialement d'une manière générale, en tout cas assez pour avoir 3-4 sous pour pouvoir acheter la maison dans ton rêve et y installer sa propre famille, eh bien c'est celles qui arrivent des quartiers populaires en ce moment.
Ça c'est donc ? Voilà, voilà, c'est les quartiers populaires qui arrivent en ce moment et qui vont peupler cette ruralité, cette ruralité, c'est paysan, c'est fini. Selon Jean-Luc Mélenchon, ils étaient des millions, ils ne sont plus que 400 000 et encore.
Donc remplaçons tout cela. Je n'ai pas dit grand, remplaçons, j'ai dit remplaçons tout cela. Alors c'est intéressant d'un côté résultat électoral partiel de Ville-Neuf-Saint-Georges et les déclarations de Jean-Luc Mélenchon, Pierre Gentil, ça a au moins le mérite de la clarté.
C'est plus encore que de la clarté. Enfin j'aurais trouvé un nouveau mot. C'est-à-dire que c'est de la radicalité en fait.
C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon nous annonce clairement quel est le projet pour la gauche demain. Pour sa gauche à lui. Oui, pour sa gauche, mais je suis désolé de vous le dire, André Bercoff, je pense, pour des raisons sur lesquelles on pourra s'étendre, et notamment démographique, que le pari de Jean-Luc Mélenchon, sur un plan purement électoral, est un pari qui risque de s'avérer gagnant.
En tout cas, gagnant à gauche. On verra dans tout le pays, évidemment. Mais cette déclaration a le mérite de la clarté parce qu'elle pose les Français, en tout cas pour ceux qui l'écoutent, face à un choix qui est un choix au fond assez net.
Pendant longtemps, la gauche a hésité entre intégration, assimilation. Aujourd'hui, il n'est plus question d'intégration ou d'assimilation pour Jean-Luc Mélenchon. Il est question de substitution.
C'est gravissime le propos que vous avez passé sur la France rurale. C'est gravissime parce que, vous savez, moi je me suis battu dans l'Indre, dans le Béry, contre l'imposition d'un centre de migrants, vous savez, d'une quarantaine de migrants à Belle-Hapre qu'on a voulu placer. Finalement, on a obtenu gain de cause à travers les différentes mobilisations.
Et je m'étais longtemps interrogé sur à la fois la volonté d'État, parce que c'est une volonté d'État, et en même temps aussi des responsables politiques de gauche de vouloir à tout prix imposer des migrants en ruralité. Pourquoi ? Et ça, on le comprend dans le discours de Jean-Luc Mélenchon.
Parce que pour eux, la ruralité, la France, parfois qu'on appelle la France profonde, c'est la vérité immuable, éternelle, de ce que la France a toujours été. C'est-à-dire tout, sauf une terre ouverte aux quatre vents, à la mondialisation, d'une France métissée, d'une France fantasmée dans les villes, comme Jean-Luc Mélenchon la voudrait. C'est ce dont il parle quand il parle de la France des banlieues.
C'est très important. C'est-à-dire que là, vraiment, on a, je dirais, la révélation chimiquement pure de son projet, qui est vraiment, si vous voulez, c'est un projet guerrier, mais sans les armes. Parce qu'à la fin, c'est quand même aboutir, quand il dit, dans son discours, aller, en s'adressant aux gens des banlieues, aller dans la ruralité, peupler la ruralité, remplacer la ruralité, c'est-à-dire supprimer les traces de cette France historique, de cette France millénaire.
Donc là, on est dans un moment de clarté. Je vais vous dire une chose, pardon, je pense qu'il y a un moment où les Français vont devoir faire un choix. Et quand je dis les Français, c'est tous les Français.
C'est-à-dire que là, on entre dans une ère de radicalité. Vous savez, Jean-Marie Le Pen est mort il n'y a pas très longtemps. – Quelle que soit leur origine et quelle que soit leur étnie, parce que beaucoup sont d'accord avec ce que vous dites. – Je reste sur le plan politique.
Vous savez, Jean-Marie Le Pen est mort il y a quelques semaines maintenant. Et Jean-Marie Le Pen, c'était le moment, c'était le temps des avertissements. D'accord ?
Jean-Marie Le Pen, c'est quelqu'un qui dans les années 80, 90 et encore jusqu'en années 2000 a averti sur ce qu'aujourd'hui est partagé et devient finalement un propos assez banal. Ce que dit Jean-Luc Mélenchon, là, mais sous un terme positif, c'est ce que disait Jean-Marie Le Pen dans les années 80. – Sous un terme négatif, avec quelques excès.
Il faut le dire, Jean-Marie Le Pen. – Bien sûr, mais si vous voulez, mais je comprends, vous parlez politique. – Sur le fond, je reste sur le fond du sujet. – Vous dites que… – C'est-à-dire une vague démographique qui est en train de bouleverser et de transformer la France.
Ça, ça a été dit dans les années 70, 80. Aujourd'hui, avant on y est, on disait, c'est pas vrai. Aujourd'hui, c'est plus le débat.
Le débat, c'est pas est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est pas vrai. C'est est-ce que c'est bien ou mal. Pour Jean-Luc Mélenchon, le remplacement de la population française historique, c'est une bonne chose.
Et je vais vous dire, de ce point de vue, il regarde aussi ce qui se passe en Europe. Regardez ce qui se passe en Angleterre. Regardez ce qui se passe en Belgique.
Regardez ce qui se passe en Allemagne. – En Suède. – En Suède, évidemment.
Alors en Suède, heureusement, il y a quand même quelques réactions. Mais je pense vraiment que là, Jean-Luc Mélenchon, au moins on peut lui faire crédit de... – Oui, de la franchise. – Oui, c'est ça, d'une certaine franchise.
Mais en même temps, il faut aussi que les gens comprennent, je termine, que les gens comprennent qu'on est vraiment face, là, à un choix radical, face à quelqu'un qui veut couper la France, qui veut couper le peuple historique de sa continuité de sang et d'esprit. C'est cela ce qu'ils envisagent de faire. – Ce qui est quand même problématique, c'est quand il dit, moi, ça m'a vraiment frappé, les Français de touche posent un sérieux problème à ce pays. – Mais oui, parce que c'est quoi le problème ?
C'est la vérité. C'est la vérité de ce que nous sommes. Mais oui, mais le problème qu'il pose, c'est ça qui est fantastique.
Pourquoi faut-il effacer la ruralité ? Parce que la réalité est tout sauf la vérité de Jean-Luc Mélenchon sur une France métissée, ouverte aux quatre mondes, de la réalité de la France. – Absolument. – Ce sont les bases, etc. – C'est la vieille France terrienne, c'est la vieille France enracinée, qui ne bouge pas.
Nous ne sommes pas un peuple de nomades, en réalité, et le monde ne se réduit pas à ça. Évidemment, ça embête Jean-Luc Mélenchon. – Et c'est intéressant, parce que, d'ailleurs, il le dit, je n'ai pas mis tout le discours, c'était très long. « Quand je suis né, » dit Jean-Luc Mélenchon, « un Français sur dix avait un grand-parent étranger, dorénavant, c'est un sur quatre. » – Oui. – Par conséquent, ce qu'il s'appelle « Français de souche », etc.
Mais, moi, une chose qui me frappe là-dedans, c'est que ce n'est même pas un peu le problème de Français de souche. Ce qui est hallucinant, c'est que ça va au-delà. Parce que, je vais vous dire, ce matin, j'étais avec un chauffeur de taxi africain qui m'a amené ici à Sud Radio et qui m'a dit lui-même, enfin, il m'a dit, « Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? » Moi, je me sens totalement français.
D'ailleurs, il me disait, « Jean-Marie Le Pen avait raison. » On m'a éduqué dans la haine de Le Pen. Mais j'ai trouvé que Le Pen avait raison.
Mais pour revenir à ça, ce qui est intéressant, c'est que, qu'est-ce que c'est que cette haine, et il n'y a pas que Jean-Luc Mélenchon, à l'égard de l'être français ? On peut venir de partout et avoir une espèce de fusion, d'empathie avec l'être français. Après tout, c'est une identité qui vaut vraiment d'autres.
Je pense qu'il y a deux débuts de réponse à apporter à ça. Pourquoi cette haine ? Pourquoi cette haine de la gauche vis-à-vis de la France, vis-à-vis des Français, vis-à-vis de cette France terrienne ?
Premièrement, je pense, parce qu'il y a à gauche une forme de culpabilité qu'on porte et qu'on veut d'ailleurs faire porter à toute la France une haine de soi. Qu'on cultive. Absolument qu'on haine de soi qui a été d'ailleurs enseignée par toute une génération SOS Racisme dans les années 80-90.
Vous savez, le français, le blanc colonisateur, le blanc méchant, etc. Néanmoins, l'histoire du monde, c'est l'histoire de la colonisation. Suprématisme, le blanc, etc.
Et je pense qu'il y a aussi un deuxième aspect qui là est plus profondément ancré en nous. C'est, et Jean-Luc Mélenchon en parle avec une certaine clarté dans ses discours parce qu'il a une contenance intellectuelle. Je ne vais pas en faire l'éloge, évidemment, mais au moins, on a quelqu'un qui réfléchit et qui résonne en face et au moins, on peut répondre à des arguments.
C'est qu'il prend la France pour un pays monde, pour un pays universaliste. Alors, la France a été le pays de la déclaration des droits de l'homme. Mais attention, c'est une partie de la France.
Vous savez, l'histoire de la France, c'est quand même l'histoire des grandes guerres civiles, des grandes sessions, des grandes oppositions. Et il y a une partie de cette France-là qui veut, au nom de l'universalisme, dépasser la France. La France, c'est trop petit.
La France, ce n'est pas important. Le message de la France, c'est de devenir le monde. C'est pour cela que Jean-Luc Mélenchon parle de métissage et je retrouve le terme de créolisation.
C'est très important. C'est-à-dire que la France doit être à l'image du nouveau monde demain, c'est-à-dire un monde créolisé et finalement, où les identités concrètes millénaires disparaissent, dont la nôtre, évidemment. Pierre Gentil, alors justement, à suivre tout cela, à suivre.
Pierre Gentil, vous avez signé avec Alice Cordier, la fondatrice du collectif Némésis. Vous avez rédigé une tribune sous forme de lettre ouverte adressée à Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, pour l'encourager à dissoudre la jeune garde. L'avocat que vous êtes est pour la dissolution des mouvements ?
Eh bien, étrange ça. Pourquoi ça vous surprend ? Je suis pour le respect du droit et le respect de l'ordre public.
J'ai défendu plusieurs associations contre des mesures de dissolution parce qu'elles me paraissaient excessives, disproportionnées et contraires au droit. Pour une partie, nous avons obtenu gain de cause et pour d'autres, malheureusement, nous n'avons pas réussi. S'agissant du cas de la jeune garde, de quoi parlons-nous ?
Nous parlons d'un groupuscule qui, d'ailleurs, dont on ne sait pas si c'est une association déclarée ou non déclarée, mais peu importe. Le droit nous permet de dissoudre également des groupements de fait. Ça, j'insiste.
C'est ce que répondait Gérald Darmanin, je me souviens, il y a quelques années, quand on lui disait est-ce qu'on peut dissoudre les antifas ? Il disait non, ils ne sont pas déclarés. C'est faux.
Le code de la sécurité intérieure prévoit qu'on peut dissoudre toute association ou groupement de fait, évidemment. Nous parlons d'un groupement violent qui, d'ailleurs, revendique la violence dans leurs actions, qu'il s'agisse de leur compte Instagram, qu'il s'agisse de Twitter ou autre. Ils revendiquent la violence comme un mode d'expression.
Vous savez, c'est la première cause de dissolution d'associations. Cette loi de dissolution d'associations, vous savez, c'est une vieille loi, elle date de 1936. Et en 1936, justement, c'est parce que nous avions des mouvements violents dans la rue et c'est la raison pour laquelle le gouvernement Blum, à l'époque, a adopté cette loi.
Sauf que cette dissolution d'associations, il ne faut pas simplement qu'elle soit dirigée contre des organismes d'extrême droite, comme on l'entend souvent, mais aussi contre tout type de groupements qui utilisent la violence comme action, vous le savez. Ce que vous dites, c'est qu'il ne faut pas de poids, de mesures, c'est ça ? Oui, pas de poids, de mesures.
Il y a déjà, en fait, de poids, de mesures. Moi, je suis surpris, pardon. Je suis plus que surpris.
Vraiment, je m'interroge parce qu'on a quand même un groupement qui existe depuis des années, qui sévit depuis des années, dont un porte-parole, M. Raphaël Arnault, qui aujourd'hui est parlementaire à l'Assemblée nationale, a menacé de mort Alice Cordier, directrice de l'association Némésis. Menace de mort, quand même.
Vous avez des actions qui ont été revendiquées, notamment, d'ailleurs, une action à caractère antisémite, des actions violentes contre des militants politiques. Tout ça est documenté. Vous savez, quand le ministère fonde une dissolution, c'est à la fois sur les faits qui sont connus et aussi sur tous les renseignements, toutes les informations que le ministère a.
Et il croue littéralement sous les informations. Moi, je voudrais simplement poser une question à M. Retailleau.
M. Retailleau est arrivé aux responsabilités avec un discours très ferme, très volontariste, mais sur tout un tas de sujets, sur l'immigration, sur la sécurité. Moi, je ne comprendrais pas comment est-ce que M.
Retailleau peut tenir le bras de fer avec l'Algérie, tenir le bras de fer face aux pays qui ne veulent pas récupérer leurs ressortissants, bref, avoir une politique migratoire et sécuritaire ferme, quand ils n'arrivent pas à dissoudre une association ou un groupement de faits, vous savez, c'est un décret de dissolution, ça prend 24 heures. – Bien gentil, mais Bruno Retailleau a dit qu'il avait l'intention de dissoudre la jeune garde et il faut peut-être lui laisser le temps. – Mais attendez, excusez-moi, ça fait combien de temps qu'on en parle de cette histoire ?
Nous, notre courrier, on l'a écrit il y a un peu plus d'une semaine. Soit, très bien. Mais ça fait quand même des mois que la jeune garde sévit.
Et ça fait des mois que M. Retailleau est en responsabilité. Je le redis. – Un décret de dissolution, ça fait des mois qu'il est aux responsabilités, ça fait des mois qu'il est ministre de l'Intérieur.
Un décret de dissolution, c'est 24 heures. 24 heures ! Avec avant une petite procédure, évidemment, de contradictoire, mais c'est extrêmement rapide pour dissoudre une telle association.
Donc, j'avoue que si M. Retailleau n'arrive même pas à dissoudre un groupuscule aussi violent que la jeune garde, mais que peut-il faire en matière migratoire ? Que peut-il faire face à l'Algérie ?
Si vous voulez, c'est tout le paradoxe, quoi. – Oui, enfin, ce que vous dites, vous dites effectivement quels sont les actes précis qu'il pourra prendre, que ce soit vis-à-vis de l'Algérie et autres, pour effectivement mettre ses intentions en action. parce que c'est la question de l'incarnation et de « est-ce qu'elle se pourra ou pas ? » – Bien sûr, et puis faire preuve de fermeté, encore une fois, on a un ministre qui est volontariste, c'est très bien, je crois même en une partie de sa sincérité, je ne lui fais pas de procès d'intention, mais maintenant, nous attendons des actes, nous attendons des actes sur tout un tas de sujets, migratoires, sécuritaires, très bien, et aussi, sur cette question-là, la violence politique d'ultra-gauche et pas seulement la jeune garde, vous savez, aussi les antifas, de manière générale, qui sont des groupements de fêtes.
Qu'attend le ministère Retailleau pour cette dissolution qui, je le redis, est l'affaire de 24 heures ? – Écoutez, vous lui avez posé la question, on va l'aidera s'il va répondre et comment il va répondre, de toute façon, effectivement, tout ça est assez compliqué, apparemment, à mettre en genre, mais vous dites qu'un décret se prend en 24 heures, c'est vrai, ce qu'il faut voir, en tout cas, c'est qu'on a une situation de fête, avec les discours d'un côté, très précis et très clair de Jean-Luc Mélenchon, après à chacun de juger et puis, effectivement, on aimerait bien que la France, ça continue à se sentir bon et pas à se sentir trop mauvais. – C'est la France, tout simplement, en fait, c'est...
Vous savez, on ne demande pas...
On dit souvent, vraiment, juste en un mot, on dit souvent qu'on est des...
Nous, à droite, ou même plus loin, qu'on est des radicaux et ceux qui s'opposeraient au projet de Jean-Luc Mélenchon seraient des radicaux, des gens d'extrême droite. Mais c'est son projet qui est extrémiste. C'est celui qui consiste à substituer un peuple millénaire par d'autres peuples, par des formules d'apprentis sorciers en pensant qu'on va fabriquer quand même ça à un peuple.
Vous savez, on dit souvent faire France. Moi, je déteste cette expression. La France, ce n'est pas un construit. – Elle est déjà faite depuis, comme vous dites, des siècles et des siècles. – Oui, elle est faite depuis longtemps.
Elle s'est maturée, elle s'est patinée à travers le temps et l'histoire. Très bien. Eh bien, on n'a pas à avoir des apprentis sorciers qui arrivent et qui nous expliquent voilà ce que c'est la France.
Non, la France, vous savez, ce n'est pas une idée, ce n'est pas une espèce d'abstraction comme ça. C'est de la terre, c'est des morts, c'est du construit. Et nous-mêmes français, nous ne sommes que les légataires, nous ne sommes que les exécuteurs testamentaires que de ceux qui nous ont précédés. – Voilà pourquoi il faudra que des volontés s'opposent à d'autres volontés.
C'est toujours pareil. C'est une histoire de courage, de volonté, d'intention et de vision. Et ça s'appelle, comme vous dites, la politique.
Merci. – Sous-titrage Société Radio-Canada
Jean-Luc Mélenchon