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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 octobre 2026 98 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsÉducation & recherche

HEC Débats reçoit Bruno Retailleau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 31 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 14:23ComplaisanteRéponse directe

    Réagissez à l'introduction faite par Arthur ?

  • 15:06OuverteRéponse directe

    Sur l'état de droit et l'immigration, comment placez-vous le curseur entre souveraineté populaire et dérive libérale ?

  • 28:16OuverteRéponse directe

    L'immigration coûte-t-elle plus qu'elle ne rapporte ?

  • 34:50OuverteRéponse directe

    La polarisation politique a-t-elle accentué la fracture sociale ?

  • 42:52OuverteRéponse directe

    Faites-vous la distinction entre casseurs et lycéens manifestants ?

  • 46:31RelanceRéponse directe

    La crise de l'école est-elle une crise de moyens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:06non_speechFait
    « Philippine, le seul que l'État de droit a protégé, c'est votre meurtrier. »
  • 22:24non_speechChiffre
    « La directive européenne nous permet jusqu'à 18 mois et la moyenne en Europe, c'est 14 15 mois. »
  • 29:01non_speechChiffre
    « L'OCDE estime la contribution budgétaire nette des immigrés entre - 1 % et + 1 % du PIB en somme ni une mane ni un fardeau. »
  • 29:45non_speechChiffre
    « L'immigration de travail, c'est 13 % de l'immigration totale. 13 % seulement. Et encore, elle est en train de reculer. »
  • 31:54non_speechFait
    « Chaque peuple a le droit de choisir qui il va accepter sur son territoire ou qui il n'acceptera pas. »
  • 56:49non_speechChiffre
    « Vous prévoyez 91 milliards d'euros d'économie sur les dépenses sociales. »
  • 59:41non_speechChiffre
    « Par rapport au net, par rapport au brut, le net c'était 70 %. Aujourd'hui, ça n'est qu'un peu plus de 50 %. »
  • 1:01:09non_speechChiffre
    « Premier effort, ça ça rapporte 40 milliards. 40 milliards vous rendez compte sur 5 ans cette réforme là c'est fondamental. »
  • 1:01:54non_speechChiffre
    « On peut en économiser en poste sans renvoyer personne au chômage mais sans remplacer tous les gens qui vont partir en retraite. 400000. »
  • 1:11:15non_speechFait
    « en 2012, la France n'était pas sous-administrée, elle était déjà suradministrée »
  • 1:12:43non_speechChiffre
    « Depuis 30 ans, on a fait baisser de 34 % les émissions de gaz effet de serre »
  • 1:14:11non_speechChiffre
    « l'an dernier, on a produit 446 TW »
  • 1:20:02non_speechFait
    « le projet de madame Le Pen pour la France ruinera la France »
  • 1:22:13non_speechFait
    « Madame Chikirou traiter les journalistes de nazi au petit pied »
  • 1:25:08non_speechPromesse
    « la primaire ne me faisait pas peur »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

We make it so we got something to things are different now. We want to have it all. Should we find it easy? the need to know what the future looking over my this is to try to picture what may I don't want this to be muchoser If I'm afraid to see the need to know we make it sound we see got something to things are Now we want to have it all. Should we find it easy? the need to know what the future looking over my shoulder. This is to me. Try to picture what coming. Maybe I don't want this to be. Even if we make We see got something to things are different now. We want to have it all. Should we find it easy?

What a future looking over my this is to try to picture may I don't want this to be muchoser even if need to we make we got something to things are Now we want to have it all. Should we find it easy? the need to know what the future looking over my this is to me try to picture what's coming. I don't want this to be closer. If I'm afraid to see the need to know should we make it so we see got something to are different now. We want to have it all. Should we find it easy? What the future? Over my shoulder. This is new to me. Try to picture what's coming. Maybe I don't want this to be. muchos even if to need to we make We got something to why things are different now. We want to have it all.

Should we find it easy? the need to know what the future. Bonsoir à tous et merci d'être aussi nombreux ce soir sur place comme en ligne. Bonsoir monsieur Rota et bienvenue à C. Charles Pegy, un écrivain que vous estimez beaucoup, je crois, affirmé dans son essai notre jeunesse. Les politiques pensent eux-mêmes comme nous de la politique. Ils sont les premiers à l'estimer ce qu'elle vaut, c'est-à-dire à la mépriser. Alors, à HC débat, notre conviction est tout autre. Constatant que 42 % des moins de 25 ans ne sont pas allés voter en 2022, nous avons eu à cœur de recréer du lien entre notre génération et ceux qui aspirent à la représenter par le débat, l'échange et l'écoute.

C'est le sens du cycle présidentiel que nous menons en partenariat avec public sénat. Donc après Jean-Luc Mélenchon assis à cette même place il y a 3 semaines, HC débat a le plaisir de recevoir son deuxème candidat, Bruno Retaillot. Précision utile, inviter un candidat ne signifie en aucun cas le soutenir, mais impose de la part de tous dans ce hall comme en ligne d'en respecter la parole et les idées.

À nous donc pour une retaillot sur le papier résumé 40 ans d'engagement politique et 65 ans de vie n'est pas une mince affaire mais vous m'avez facilité la tâche car un seul mot vous définit vous êtes vendé de grand-père en petitfils de mandat en mandat et euh si votre grand-père et votre père ont été maire de votre village vous-même avez épuisé toutes les manières possibles de représenter votre département conseiller général député sénateur et président du département pourtant La politique ne vous était pas destinée. Oui, votre cheval de bataille, c'était plutôt la cavalerie au puit du fou.

Vous avez été cavalier bénévole puis metteur en scène sous le regard attentif d'un certain Philippe Devilier qui a été ensuite votre menteur en politique mais que vous quitterez en 2010 estimant ne plus être sur la même longueur d'onde le comble pour l'homme de radio que vous êtes, vous qui avez dirigé la radio locale à Louette. Alors, en parlant d'alouette, une petite disgression ornitologique s'impose car j'allais oublier une de vos compétences les moins connues, celle de la chasse à la bécassine que vous a enseigné votre grand-père et qui m'a inspiré une comparaison osée, alors pas avec l'oiseau mais avec le personnage de bande dessinée.

Figurez-vous que votre proximité avec Beécassine est édifiante. Comme elle, vous êtes un rural revendiqué. Comme elle, vous venez de l'Ouest, comme elle, vous êtes monté à Paris pour servir. Alors, elle chez la marquise de Grand Terre et vous plutôt place Bovau. Comme elle, vous êtes d'une fidélité à toute épreuve. François Fillon pourrait en témoigner. Et enfin, quand la France était en guerre, Becassine s'est montré d'un patriotisme exemplaire. Et en ce qui vous concerne, je suis certain que votre admiration pour Clémenceau et le général de Gaulle ne prouve pas le contraire. Mais rassurez-vous, la comparaison s'arrête là.

Car contrairement au personnage, vous n'avez jamais attendu les ordres de la marquise, l'ordre vous en avez fait votre programme. Et contrairement à l'oiseau, vous ne volez pas en zigzag. Vous allez tout droit et même résolument à droite. Vous réclamant d'une droite qui ne s'associe pas au macronisme, vous entrez tout de même au gouvernement 2024 comme ministre de l'intérieur où vous marquez les esprits en affirmant que l'état de droit n'est ni intangible ni sacré. En mai 2025, les adhérents vous portent à la tête des républicains avec trois/4 des voix. À ce niveau-là, c'est c'est plus une élection, c'est une fumée blanche. Abemous Retaillot.

Alors, je n'oublie pas non plus que pendant 10 ans, vous avez présidé le groupe les Républicains au Sénat. Vous coordonnez la campagne de François Fillon en 2017 et vous échouez de peu en 2022 face à Eric Choti pour prendre la tête de votre parti. Le 12 février dernier, vous vous déclarez candidat à l'élection présidentielle en promettant d'être le président de l'ordre, de la justice et de la fierté française. En avril, votre parti vous désigne sans passer par une primaire et votre projet porte la marque de votre passage place Bovau, des référendums sur l'immigration et la justice pénale, la fin du droit du sol, la restriction du recompilial.

Il porte aussi celle d'un homme qui s'inquiétait dès 2021 dans un livre de savoir si nous aurions encore de la lumière en hiver, d'où votre défense de la relance du nucléaire. Alors vos soutiens saluent la constance d'un homme qui n'a jamais varié, de la manife pour tous à votre lutte contre le narcotrafic mais vos détracteurs vous reprochent une droite qui se rapproche parfois dangereusement de l'extrême droite alors Constance ou rigidité ce soir c'est à la salle d'en juger. Monsieur Rota bienvenue à C débat.

14:12
Non speech

[applaudissements] [applaudissements]

14:23
Locuteur

Bonsoir monsieur Rota. Tout d'abord, merci d'avoir accepté notre invitation. Souitez-vous réagir à l'introduction qui a été faite par Arthur ? Elle était elle était brillante. Merci Arthur. Non, je je il n'y a pas eu de du tout du tout du tout de faute. Alors après, il y a des appréciations, ben ça sera à vous d'en juger après m'avoir écouté. Alors, vous venez de publier euh et nous allons commencer notamment sur des questions d'état, de droit et d'immigration. Vous venez de publier un livre de combat et d'espoir dans lequel vous adressez des lettres au français.

Et une lettre en particulier nous a marqué, c'est cette lettre à Philippines, cette jeune étudiante tué en 2024 par un individu sous ZOQF et en situation de récidive. Vous écrivez ainsi ces mots forts. Philippine, le seul que l'État de droit a protégé, c'est votre meurtrier. Euh vous proposez euh ainsi euh en réponse d'élargir euh notamment le champ d'application du référendum au sujet euh d'immigration, mais aussi une mesure plus forte qui a fait beaucoup parler, celle de proposer par référendum, selon votre expression, de censurer la censure du Conseil constitutionnel. Pourtant, si l'état de droit existe, c'est aussi pour protéger des droits fondamentaux contre la majorité elle-même.

Ma question est simple. Si la majorité décide de tout en dernier recours, qui la protège de ses propres dérives et où placez-vous le curseur entre souveraineté populaire et dérive libérale ? Alors ça c'est la question qui est absolument fondamentale parce que j'estime qu'aujourd'hui on vit une crise démocratique grave et euh à l'instigation d'une chaîne télévision publique, c'était France 2. Le weekend dernier, on m'a demandé de faire un exercice, c'est-à-dire d'aller dans un à la rencontre de gilets jaunes et c'était un couple de gilets jaunes. Et au bout d'une heure de conversation, ils m'ont dit deux choses.

Ils m'ont dit que ce qui les avait motivé depuis longtemps, c'est une question de dignité. La dignité de vivre de son travail, c'était un couple recomposé, hommes, femme, quatre enfants. Les deux travaillaient et pourtant les deux et les deux salaires ajoutés, ils ne parvenaient pas à boucler leur fin de mois. Donc, il y avait cette idée que le travail puisse subvenir à ses besoins la dignité. Et il y avait une autre idée, c'était toujours la dignité, mais la dignité comme citoyen. On veut demain pouvoir reprendre en main notre destin. Notre destin nous a échappé. Il y a des professionnels de la politique qui se sont emparés et nous on est là.

De temps en temps, il y a des élections, il y a des référendums. 2005, c'était non à la au traité constitutionnel et puis ensuite ce sera le traité de Lisbone que je n'avais pas voté pour inverser d'ailleurs le traité constitutionnel, enfin la réponse et on a des gouvernements de droite, de gauche, du centre mais rien ne bouge. Moi, je considère qu'aujourd'hui la question, elle est fondamentale. Est-ce que nous sommes encore dans une démocratie ou est-ce que pour reprendre l'expression de Jacques Juliard qui était un éditorialiste de gauche, on n'est pas dans une démocratie sans le peuple. C'est-à-dire qu'on a les apparences de la démocratie mais on n pas vraiment le contenu.

La question aujourd'hui, c'est la question majeure, c'est qui gouverne ? Est-ce que c'est le peuple qui gouverne ? Est-ce que c'est la souveraineté populaire ou est-ce que ce c'est d'autres ? Par exemple, le gouvernement des juges ? Et moi, j'ai voulu y apporter une réponse. Pourquoi ? Votre question puisqu'on est dans une démocratie libérale, et bien moi, je veux à la fois la démocratie et le libéralisme. Je veux à la fois l'état de droit et la démocratie. pas l'état de droit contre la démocratie, pas la démocratie contre l'état de droit. La démocratie contre l'état de droit, ce serait par exemple, vous l'avez souligné, qu'une majorité opprime des minorités ou écrase le droit.

Mais à l'inverse, je ne veux pas non plus que l'état de droit opprime la démocratie, se détache progressivement de la souveraineté populaire. J'ai dit démocratie libérale. La démocratie libérale, vous avez deux écueils. Vous avez une démocratie illibérale type urbane, une démocratie illibérale et vous avez aussi un libéralisme adémocratique. Vous voyez ce que je veux dire ? L'état de droit, il est inventé en réalité et je suis libéral. Je suis libéral sur le plan économique, je suis libéral sur le plan politique. L'état de droit, il était inventé pour que on puisse contenir l'arbitraire en réalité de l'exécutif. Mais aujourd'hui, on a malheureusement un pouvoir qui n'a plus le pouvoir.

On a un exécutif qui ne peut plus rien et on a des gens qui reprochent aujourd'hui à l'État finalement de ne rien pouvoir. Philippine m'a beaucoup comment dirais-je marqué parce que je suis nommé elle meurt elle est assassinée violée assassinée. Le vendredi, je suis nommé le lendemain. La passation de pouvoir, mon prédécesseur c'est Gérald Arrmanin. On se retrouve à Bouveau et à ce moment-là je je fais un vœu. Je sais que je verrai des image horrible. Quand on est ministre de l'intérieur, on est bombardé matin, midi et soir parce que j'ai appelé la chronique banale des événements abominables et je me suis dit tu dois conserver ton humanité.

Toutes ces souffrances humaines ne peuvent pas se résumer à une comptabilité, à des statistiques. Et j'ai décidé, elle était en réalité à Dauphine et et s'est fait trucider quelques centaines de mètres tout près. J'ai décidé d'aller voir sa famille, mon fiancée, ses frères, ses sœurs, sa mère et son père. Vous savez quand vous prenez cette douleur, cette souffrance, c'est pas rien. Et je me suis dit mais il y a quelque chose qui va pas. Ce type était un récidiviste, il avait déjà violé. Évidemment, on est en France donc il a pas fait toute sa peine.

Euh, il sort de prison, on l'enferme dans un centre de rétention administrative et on le libère à un jour près, il est libéré et c'est là qui trucide. Voilà. Et je me dis moi je veux changer le droit quand le droit ne protège pas la victime. Parce que si moi ministre de l'intérieur je dis mais on peut rien faire, c'est l'état du droit, c'est l'état de droit ou c'est l'état du droit. À quoi je sers ? Et donc je fais on fait un texte. Ce texte en fait c'était pour que les individus étrangers qui n'avaient rien à faire sur le sol français en situation irrégulière mais qui avait commis des graves exactions.

C'est le cas par exemple sur du narcotrafic, c'était le cas sur des violeurs et cetera et cetera. Et l'idée c'était de pouvoir jusqu'à présent on peut les conserver, on peut les garder 90 jours pousser jusqu'à 7 mois. 7 mois, c'était 13 ans de ça de la règle européenne. La directive européenne nous permet jusqu'à 18 mois et la moyenne en Europe, c'est 14 15 mois. J'étais naïf. Le texte est voté et pourtant ça a pas été facile. Il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel censure.

Même chose ministre de l'intérieur, je ne pouvais pas expulser en Tetchen des Tetchen dangereux qui avaient du sang français sur les mains parce que la CEDH me dit "Mais non, ils ont une attache familiale en France" ou parce que si vous les renvoyez en Tcheni, ils n'auront peut-être pas droit à un procès équitable. Donc il y a des moments si vous voulez moi il y a besoin d'un conseil constitutionnel pour vérifier la conformité à la constitution de loi. Mais ce que je conteste ce que je conteste formellement ce sont des juges français ou étrangers qui font dire au texte ce qu'ils n'ont jamais dit. Jamais.

Quand le Conseil constitutionnel par exemple le 13 mai dernier censure pardon, je suis un petit peu long parce que cette notion d'état de droit et de démocratie je vais la faire vraiment jeis la vous la faire toucher du doigt de façon la plus claire, la plus pédagogique possible. Mais le 13 mai, il sens un dispositif. J'ai porté une loi de narcotrafic, ça a été souligné par Arthur. J'ai eu un engagement très fort. C'est un texte que j'ai initié au Sénat. J'ai eu la chance de l'initier comme sénateur et de le faire voter au banc du gouvernement comme ministre d'intérieur.

Et le conseil et on a on je m'étais dit tiens euh Alcapon est tombé non pas parce que euh c'était un mafieux mais c'est parce que il avait fraudé fiscalement. Et cette histoire m'avait inspiré un article qui disait que lorsque on confond un individu qu'un individu est reconnu coupable en matière de criminalité organisée de narcotrafic. J'ai vu hein les gamins de 15 ans ce qu'on leur faisait en règlement de compte. J'en ai vu à Marseille lardé de 50 coups de couteau toujours vivant et achevé en le brûlant vif. C'est ça le narcotrafic la design mafia et d'autres.

Et bien figurez-vous que dans cet article, j'avais dit dès lors que quelqu'un est reconnu coupable pour la criminalité organisée, narcotrafic au carré, et bien on doit lui confisquer ses biens. Et le conseil constitutionnel a dit "Mais non, c'est pas possible. On peut pas à la fois faire une peine automatique, c'està-dire il est coupable narcotrafic et en plus on va lui confisquer ses biens parce que cette idée d'automaticité de la peine, elle heurte l'état de droit. Pardon, je ne le crois pas. Dans notre constitution, la constitution ne dit pas cela. Donc ce que moi je veux parce que ça n'est pas menacer l'état de droit que de vouloir la démocratie.

Ça n'est pas l'état de droit que il y a une confusion et non pas la séparation des pouvoirs. Le juge, c'est le juge. C'est pas lui le législateur et ça n'est pas l'état de droit une démocratie sans le peuple. Donc moi je pense que à l'origine du grand malaise aujourd'hui, c'est que le pouvoir, le peuple n'a plus le pouvoir. Je crois qu'ici à l'inauguration de votre école, sur le directeur général adjoint, le général de Gaul a fait un discours juste pour l'inauguration. Si vous avez une idée à retenir de la Constitution de la 5e République, oubliez tous les articles. Retenez ce que je vais vous dire, ce que Deaul fait en 58.

C'est la combinaison entre le pouvoir du peuple et le pouvoir de l'État. De Gaulle se dit l'État est impuissant. Aujourd'hui, il est impuissant comme il était sous la 4e République l'État. Le pouvoir n'a plus le pouvoir. Et bien, je vais réactiver le pouvoir de l'État à la condition et au préalable de réactiver le pouvoir du peuple. C'est la raison pour laquelle oui, je veux élargir la possibilité du référendum. Aujourd'hui euh l'immigration, vous n'avez pas de phénomène de société qui est autant bouleversé depuis un demi-siècle la société française sans que jamais les Français n'aient eu à en délibérer.

Bien, je pense le temps est venu que les Français reprennent en main leur destin et que ils choisissent voilà la politique migratoire, la politique pénale qu'il souhaitent choisir. Bien sûr, la censure du senseur, Édouard Baladiur l'a fait avant moi. Je vous raconte un fait que aucun d'entre vous ne connaît que très peu dont très peu se souviennent. On est en 93. Edard Baladur est premier ministre. Le ministre de l'intérieur, c'est Charles Pasquois. Il y a une directive européenne asile, elle est transposée en droit français.

Et le président du Conseil constitutionnel, Robert Banater, censure cette censure, l'effet de cette censure aurait eu pour conséquence que la France aurait été le pays d'accueil de tous les déboutés du droit d'asile de l'Union européenne. Baladur qui est pas franchement un libéral, un dictateur, il dit "Écoutez, nulle part dans la Constitution française il n'y a cette disposition. Vous n'êtes pas constituant, vous êtes des juges constitutionnels. Vous le pouvoir constituent ne vous appartient pas de modifier la constitution. Et bien, je modifie la constitution. Je réunis le Congrès et je modifie la Constitution. C'est comme ça qu'en fait il a censuré le Conseil constitutionnel.

Mon dispositif à moi est un peu plus simple mais il est quand même solennel puisqu'il y a besoin soit du congrès dans son entier, soit d'un référendum parce que c'est le peuple, c'est le peuple et aujourd'hui il faut en revenir au peuple. Voilà. Merci beaucoup. Euh toujours dans votre livre, dans la lettre à un électeur du Rassemblement national, vous écrivez que l'immigration nous coûte bien plus que ce qu'elle rapporte à la France. Pourtant, en 1945, c'est l'État français qui crée l'Office national d'immigration pour la reconstruction. Et pendant les 30 glorieuses, italiens, portugais, espagnols, algériens et marocains, ont construit nos routes, nos logements et fait tourner nos usines.

Aujourd'hui, l'OCDE estime la contribution budgétaire nette des immigrés entre - 1 % et + 1 % du PIB en somme ni une mane ni un fardeau. Ce que vous appelez le coût de l'immigration, n'est-ce pas d'abord le coût de notre échec à les faire travailler ? Ah, il y a sûrement une question d'échec, y compris de notre côté, mais je pense que l'immigration pendant toute une partie du 20e siècle a été en sol net positif pour la France. Je pense qu'on en a perdu le contrôle à la fin des années 70 parce que progressivement c'était une immigration de travail et ça n'est plus devenu une immigration de travail. Pour vous prendre un exemple, d'ailleurs, je pourrais en prendre plein.

Vous pensez que le le droit d'immigration a été construit par des députés, des sénateur ? Non, il était très largement construit par de la jurisprudence. Par exemple, quand Giscar veut revenir sur le regroupement familial parce qu'il se dit "Oh là là, là on va avoir une immigration qui change de nature, on n plus une immigration de travail mais une immigration d'installation de peuplement." Et bien, c'est le Conseil d'État qui va lui dire non. C'est pas le peuple français, c'est une jurisprésence du Conseil d'État. Mais malheureusement aujourd'hui, je vais vous faire toucher du doigt une réalité. L'immigration de travail, c'est 13 % de l'immigration totale. 13 % seulement.

Et encore, elle est en train de reculer. Elle est en train de reculer. Et malheureusement aujourd'hui, vous avez 51 % des immigrés qui sont en situation de pauvreté ou de précarité. Le chômage touche deux fois plus les immigrés. Donc on m'a reproché moi une circulaire qui voulait durcir la régularisation de clandestin. Pourquoi ? Tout simplement parce que je trouvais profondément injuste, profondément injuste que vous ayez en France 380000 étrangers en situation régulières qui sont au chômage. Eux, ils ont attendu des semaines, des mois pour avoir un titre de séjour pour travailler et il trouvent pas de travail.

Alors, pourquoi est-ce que on régulariserait ceux qui viennent en trichant de façon irrégulière ? Et du coup, il serait plus rapide d'obtenir un visa et un travail en fraudant nos lois plutôt qu'en les respectant. Ça tient pas debout. Ça ne tient pas debout. Aucune société peut résister à à cela. Donc notre problème à nous en France aujourd'hui, c'est que c'est exactement enfin c'est l'immigration qui est par rapport aux autres pays européens, elle est concentrée géographiquement, trop concentrée géographiquement et elle est malheureusement sous-qualifiée professionnellement. Voilà.

Et idem d'ailleurs sur l'immigration estudiantine, l'immigration estudiantine est devenue aujourd'hui la première filière. Donc moi, je pense que il faut reprendre la main sur une immigration que plus personne ne contrôle. Il y a plus de politique migratoire et notre souci aujourd'hui c'est que on a des nouveaux venus qui ne veulent pas s'intégrer ce qui n'était pas le cas dans les années puisque en plus c'était une immigration européenne. On avait les mêmes codes culturels. On avait les mêmes codes culturels. Malheureusement, ça n'est pas le cas parce que aujourd'hui, bien souvent, on les immigrés viennent d'une è qui est très travaillée d'ailleurs par l'islamisme.

Un musulman n'est pas un islamiste pour moi, mais c'est une aire géographique où il y a une forme de radicalisation. D'accord ? Et nous, on est dans une sécularisation. Donc cet écart culturel, il grandit et il y a des nouveaux venus qui n'acceptent pas un certain nombre bah de nos règles. Et à l'inverse, il y a sans doute de notre côté une autre faute. Cette faute, elle est de ne plus croire suffisamment en nous. Quand on veut intégrer une population à comment dirais-je à la communauté nationale, il faut croire en soi. Il faut être capable de se poser non pas comme contrexemple ou comme contreodèle, mais il faut pour tendre la main dire voilà aimer la France c'est bien.

Or depuis des années, on a cultivé l'autodénigrement, on a cultivé une forme de repentance. La France coupable de tout. Et on a dit à beaucoup, écoutez, la France est tellement coupable qu'elle n'est pas aimable. Si nous on ne se pose pas comme modèle, comme exemple, mais comme contreodèle ou comme contrexemple, comment voulez-vous qu'un certain nombre, y compris de jeunes, y compris issus de l'immigration qui sont totalement français, comment voulez-vous qu'ils acceptent si on leur dit que la France n'est pas aimable, c'est pas un modèle, de s'intégrer dans notre destin collectif. Donc oui, les chiffres sont très clairs. Le solde aujourd'hui n'est plus en faveur d'une immigration.

Quand je vois en plus pardon une étude récente sur Uber et ceux qui travaillent sur Uber globalement très majoritairement c'est des immigrés et majoritairement souvent des clandestins. Ils sont payés moins de 6 €. Ça vous révolte pas ça ? moins de 6 € ils sont exploités moins de la moitié du SMIG. Moi ça me révolte, il faut dire la vérité. Et donc moi je pense que on on j'ai jamais cru il y a pas de immigration zéro, il y a que la Corée du Nord bien entendu qu'on a besoin d'une migration et c'est le travail qui est la première intégration. Mais quand votre immigration, elle est très très minoritairement à 13 % même moins elle est en recul de travail, ça pose un problème.

En tout cas, il y a un point qui me paraît cardinal, c'est que chaque peuple a le droit de choisir qui il va accepter sur son territoire ou qui il n'acceptera pas. C'est la raison pour laquelle, pour mettre tout le monde d'accord, un référendum. Voilà. Mais justement, vous dites vous-même dans votre livre que la cohésion nationale est au cœur de votre projet et des événements récents, que ce soit les pillages du 17 octobre ou encore le tragique attentat de vendredi dernier à Trap mettent davantage en exergue une forme de fracture au sein de notre société.

Est-ce que vous pensez pas que la polarisation du débat politique ces dernières années a contribué à accentuer cette fracture et comment la résorber sans finalement ériger les citoyens les uns contre les autres ? Ça, vous avez parfaitement raison. Ça fait pas que de 7 années que je me suis engagé en politique et j'ai vu cette polarisation. J'ai vu l'émergence de la violence. Elle est désormais conceptualisée. Elle est désormais même théorisée par un mouvement politique qu'à pignon survu. Il a pignon survue, je pourrais en parler parce que c'est moi qui dissou par exemple la jeune garde créé par monsieur Raphael Arnaud, député insoumis.

De ses collaborateurs malgré tout impliqué dans la mort du jeune Quentin Dean. Donc j'ai vu ce que y compris d'ailleurs les réseaux sociaux, le mécanisme des réseaux sociaux, l'écosystème c'est quoi ? C'est la polarisation, c'est la segmentation du public. On segmente et on on enferme les algorithmes vous enferment dans dans une cage, dans une caverne où vous n'entendez que l'écho de vos préférences et et par conséquent, il y a pas forcément de débat contradictoire. Moi je pense que on a une chance immense, c'est que on a un modèle républicain. C'est pas le modèle anglo-saxon, c'est pas la communautarisation. Moi, je me bats contre le communautarisme. Et le modèle républicain, c'est quoi ?

C'est pas de dire que on doit ne pas croire. C'est le modèle républicain, c'est cette idée que on a tous des particularités, des croyances. On croit au ciel ou on n'y croit pas. Si on croit, on est chrétien, on est musulman, on est bouddhiste, peu importe, c'est pas mon problème. On a des particularités culturelles. Très bien. Mais le modèle républicain, c'est que on a cette séparation entre le privé et le public. Il y a une sorte de pacte de discrétion, voilà, qui permettent que dans l'espace public, on ait un droit à la ressemblance. Moi, je suis pour le droit à la ressemblance.

Quelle que soit la couleur de peau, quelle que soit la croyance, quel que soit l'origine sociale, beaucoup plus qu'à la différence. C'est ça le modèle républicain. On a la chance et c'est quelque chose d'incroyable. Je pense que dans l'histoire des nations, on a la chance d'être en France et d'avoir sans doute réussi cette alchimie totalement improbable d'accorder, de conjuguer ce qu'il y a de plus singulier dans chaque être humain et de plus universel dans tous les êtres humains. C'est pour ça, c'est vrai que sur le voile, autant j'estime que impossible de l'interdire dans l'espace public, mais voilà.

J'étais de ceux 2004, c'est ma famille politique qui a proscrit les signes ostentatoires, pas que le voile d'ailleurs à l'école et c'est une voix qui a réussi 2010 la bourkaa. Je pense que dans les matchs, dans les fédérations sportives, dans les grandes compétitions, on doit pas avoir de signe distinctif ni politique, ni sy ni syndicaux, ni religieux parce qu'on a des espaces communs. Voilà. Et ça c'est important pour lutter contre le communautarisme.

Et à l'inverse, est-ce que vous pensez pas que justement un jeune français issu de l'immigration qui travaille, qui est pleinement inséré peut se sentir stigmatisé et donc ressentir finalement en son fort cette fracture à cause du durcissement du discours politique ? Alors c'est ce c'est vrai et et on doit tous faire attention. Parfois, on a une parole qui peut paraître dure. Euh c'est difficile, c'est l'équilibre entre l'affirmation des convictions et le ressenti parce que on est en plus dans une société de l'image où souvent l'émotion prévaut sur sur la raison et cetera. Donc il faut réaffirmer des principes.

Mais très franchement, moi le modèle de société que je veux porter, c'est ce modèle républicain. C'est pas un modèle qui appartient au passé. Je pense que c'est un modèle qui appartient à l'avenir. D'ailleurs, regardez aux États-Unis, autant nous jusqu'à présent notre question était la question sociale autant aux États-Unis avec leur communautarisme. La grande question, ça a été la question raciale. Il y avait en plus leur histoire. Mais nous la question raciale, pardon, elle a été très minoritaire.

Malheureusement, là encore, il y a des mouvements qui deviennent racialistes quand vous organiser une réunion de de racisé où vous interdisez aux blancs de venir parce que ces questions-là ne peuvent être légitimes que lorsqu'elles sont abordées par des racisés, c'est terrible. On remet la race au centre des rapports sociaux. Il faut combattre ça. Mais c'est le modèle républicain, je crois, qui est la réponse. C'est pas une réponse ancienne. C'est une réponse qu'il faut renouveler, réadapter, reconfigurer. Ça appartiendra à votre génération. Je me souviens très bien, il était ministre de l'intérieur. Vous vous vous souvenez de cette phrase de Gérard Colomb ?

C'est pas un fou furieux Gérard Colomb quand il démissionne du ministère d'intérieur en disant "Écoutez, moi je vous préviens, jusqu'à présent, on vit côte à côte mais demain, on pourrait vivre face- à face." Voilà. Donc il faut apaiser mais il faut faire très attention parce que la société française est travaillée par un certain nombre de mouvements euh qui ont l'autre jour quelqu'un me reprochait mais les frères musulmans, bah oui, j'ai eu un rapport que je n'avais pas commandé. Trois ministres avant moi l'avait commandé. C'était euh la ministre de la défense, de la justice et de l'intérieur. Et moi, j'hérite de ce rapport sur les frères musulmans.

Un rapport qui était vraiment assez catastrophique fait par un ambassadeur qui est un amoureux des pays arabes, un des meilleurs arabisants et par un préfet qui connaît très bien ces questionsl mais qui sonne. Vous allez recevoir d'ailleurs la patronne de la DGSI, Cécile Céline Berton dans quelques semaines, je crois ou la semaine prochaine. Et vraiment, c'est un rapport qui était un rapport euh comment dirais-je inquiétant. Mais franchement, les les frères musulmans sur les 10 pays qui les ont interdits, ils sont pas interdits chez nous hein. 900 musulmans. 900 musulmans.

Quand je recevais, je me souviens, mes collègues ministres de l'intérieur de ces pays arabes, souvent je leur parlais, souvent je leur demandais quels étaient les modes opératoires. Et il me dit "Mais non, chers collègues Bruno, non c'est pas une question religieuse avec eux. Vous vous trompez, c'est une question politique. Ne les traitez pas comme les tenants de l'islam, traitez-les comme des islamistes politique. Merci beaucoup. et vous avez parlé de notre génération et donc justement on va passer à un volet davantage centré sur la jeunesse.

Les manifestations don du 17 octobre ont été marquées par des pillages qui ont choqué l'opinion et depuis le début du mouvement, on vous a surtout entendu dénoncer les violences et mettre en cause la France assoumise dont vous avez même proposé l'interdiction. Pourtant, dans votre lettre aux gilets jaunes, vous écrivez "Je n'ai jamais confondu les gilets jaunes avec les cagoules noires". Faites-vous aujourd'hui la même distinction entre les casseurs et les milliers de lycéens qui manifestent pacifiquement ? Et à force de réduire ce mouvement à ces violences et à LFI, ne risque-t-on pas de passer à côté de ces revendications justement sociales dont vous parliez tout à l'heure ?

Non non, j'ai j'ai jamais confondu euh les cagoules noires avec les gilets jaunes et j'ai pas confondu les pilleurs, les casseurs avec les lycéens ou les étudiants qui ont des revendications apportées. Simplement, quand on est ministre de l'intérieur, vous savez euh les policiers, les gendarmes, ils sont d'abord là pour faire en sorte que les manifestants puissent manifester tranquillement, tranquillement, tranquillement. Euh il y a quelques jours, j'étais sur LCI et on m'oppose une jeune lycéenne qui prétend avoir été blessée par des violences policières. Pas de chance, il y a des images qui sont diffusées et on la voit aller au contact tramponner le bouclier du policier.

Donc encore une fois, les policiers, les policières, les gendarmes sont des pères de famille, des mères de famille. Il y en a des milliers qui sont blessés. Monsieur Mélenchon que vous avez reçu là ici, je crois ici à Chaussé vous a dit que sans doute il s'était blessé avec des trombones. Il y a quelques jours, j'étais allé soutenir la 11e compagnie d'intervention. On m'a cité, oui, une jeune policière. Fracture ouverte de la hanche. Fracture ouverte de la hanche. C'est pas un trambon qui fait ça. Un policier qui avait reçu un altère dans la figure. Mâchoire brisé. un autre policier, occlusion intestinale, hémorragie. C'est ça la réalité. Pardon, c'est ça la réalité.

Et malheureusement, vous avez de plus en plus ce phénomène de violence où des individus veulent taper du flic. Mais pardon, la haine antiflic, qui l'encourage la haine antiflic quand on met dans le dos des policiers des gendarmes constamment des cibles, qu'est-ce que ça veut dire ? Si un jour, écoutez-moi bien, si un jour ces jeunes policiers, ces jeunes gendarmes disent "Écoutez, on n'est plus soutenu, le pouvoir ne nous soutient plus, on pose le casque, on pose le bouclier, débrouillez-vous." Croyez-moi, manifester, ça ne sera plus un droit constitutionnel, ça le sera théoriquement, mais il y aura une violence infernale. Encore une fois, l'État, c'est le monopole de la force légitime.

Et quand vous n'avez plus l'ordre, vous avez la loi de la jungle. Et la loi de la jungle, c'est la loi du plus fort. Et je pense que la question pose davantage euh sur la réponse politique que vous proposez au revendication des des lycéens. La réponse politique euh la réponse alors moi je je parle en vérité. Il y a évidemment il y a des trous la réforme du bac avec des des dizaines de possibilités notamment d'options et cetera à créer des trous. Très bien. Il y a des locaux qui sont parfois qui ont de la moisissure. J'étais président de région, j'étais président de département, j'ai fait des collèges, j'en ai fait pas mal.

J'étais prison de région l'autre jour, j'ai été devant le lycée qui a coûté le plus cher, quasiment 80 millions d'euros et qui a été brûlé, voyez, qui a été brûlé. Donc il y a des il y a vraisembablement parcours sup, c'est une boîte noire, il faut plus de transparence. Mais je vais vous choquer, j'espère. Beaucoup de ces revendications portent sur des moyens. Je pense que la crise de l'école n'est pas une crise de moyens. En général, d'ailleurs, la crise des services publics français n'est pas une crise de moyens. On est le pays d'Europe, le pays d'OCDE qui a la dépense publique la plus faramineuse.

Donc si vous aviez un lien entre la dépense, les moyens, la dépense publique et la qualité des services publics, mais attendez, mais on serait à l'avant-garde du bonheur universel si le poids de l'argent entraînait la qualité du service public. Non, ce qui me préoccupe, ce que je comprends parfaitement, c'est qu'aujourd'hui, il y a une angoisse des jeunes et de leurs parents parce que jusqu'à présent, étudier, c'était la garantie de réussir dans la vie professionnelle. Aujourd'hui, ça n'est plus le cas. Mais pourquoi ça n'est plus le cas ? Parce qu'on a menti et c'est pour ça que il y a quelque chose qui me choque. On a menti, on a donné, ça a été le bac pour tous d'une classe d'âge.

Et maintenant ce que j'entends les étudiants, je les entends en disant maintenant bac pour tous et demain master pour tous. Bah non, ça marche pas comme ça. Qui aura le courage de dire la sélection, il y en a une aujourd'huni vous la connaissez puisque vous avez la moitié des jeunes françaises et des jeunes français qui rentrent à l'université et qui vont en sortir sans aucun diplôme 5 ans après. Ça c'est la sélection et c'est la frustration et ça coûte cher vis-à-vis de leur famille. Et ça c'est une injustice. Donc moi ma proposition c'est de casser le collège unique parce que des gamins à 13 ans, à 14 ans ou à 15 ans, ils ont pas le même moule.

C'est pas des produits standard, c'est des êtres humains. Il peut y avoir des accidents de parcours et certains sont habiles avec leurs mains. Ils sont habiles dans le concret et beaucoup moins habiles dans l'abstrait. Pourquoi est-ce qu'on a voulu envoyer 80 % d'une classe d'âge au bac alors que 55 % des métiers exige nécessite le bac au plus ? Il y a un problème d'insertion économique. Donc un, on casse le collège unique avec des groupes de niveau. On fait du BEP, c'est euh un examen de passage et surtout on fait pas 80 % d'une classe d'âge au bac, on fait 100 % d'une classe d'âge qualifiée.

Moi ce que je veux c'est que on ait un système dual allemand, une filière générale et une filière professionnelle par alternance que je retirerai à l'éducation nationale parce que elle s'en fiche. Ça a toujours été la dernière roue de de du carosse pour la confier aux régions. Justement sur la filière professionnelle, vous avez un économiste s'appelle Éric Anuchek qui a montré donc qui vient de Stanford qu'une orientation précoce des jeunes dès 14 ans comme vous le proposez peut accroître au contraire les inégalités sociales.

Comment on fait pour qu'à 14 ans le choix de l'apprentissage ce soit ce soit un choix conscient résolu de l'étudiant et non le reflet d'une origine d'une origine sociale d'une détermination ? J'ai fait de l'économie, je peux vous donner des dizaines d'économistes mais qui se sont gourrés comme vous n'imaginez pas, comme vous ne pouvez même pas imaginer. Bon, si tous les économistes disaient vrai, on aurait jamais de crise économique. Bon, euh, on n' jamais eu autant de décrocheurs. On n' jamais eu autant de décrocheurs. Encore une fois, j'étais président de région et et c'est terrible.

Je pense que ça ne sert à rien de traîner des gamins euh qui n'arrivent pas dans un cours à rentrer dans un cours de MAD de français. Il faut progressivement les intéresser. On a des écoles de production par exemple. Moi, je suis pour que on arrête la massification et qu'on arrive à non pas individualiser l'école, c'est impossible, mais à avoir différentes formes de pédagogie. Je suis pour pousser l'autonomie des établissements très loin. Les anglais ont gagné là-dessus. de tous les pays de l' CDE. On est le pays où seulement 11 % des décisions des chefs d'établissement sont prises en totale autonomie et la moyenne de l'OCDE, c'est pour ça qu'on a l'échec PISA. PISA c'est quoi ?

Un Chinois, un élève chinois de 8 ans a le même niveau qu'un français de 15 ans. Il y a un petit problème. Donc l'économiste, je sais pas si ce qu'il est, je le connais pas ce qu'il a vu de la vie, la vraie vie. Mais ce que moi je vous dis, c'est que si on ne change pas profondément le système, on va dans le mur. Et il s'agit pas d'enfermer les gamins dans un parcours des 14 ans, mais de le de les ouvrir au moins, de tenter d'autres pédagogies. L'école de production, c'est quoi ? C'est un atelier et on commence dans l'atelier. Et quand il faut par exemple couper une pièce, apprendre la règle de 3, on revient et on a le va et vient entre la pratique et la théorie.

C'est ça d'être un peu c'est même pas de l'intelligence, c'est du bon sens. Il faut qu'on essaie des méthodes pédagogiques différentes parce que vous vous avez vous avez voilà, vous êtes à chaussé, vous avez subi les concours les plus difficiles de sélection mais pardon, tous les jeunes français sont pas comme vous. Et moi, je veux donner à chaque petit français encore une fois, qu'il soit d'ailleurs fils d'immigré ou non, je m'en fous. Quelle que soit sa religion, qu'il en est ou non, je m'en fiche. Mais aujourd'hui, le pire de PISA, c'est que désormais, on est l'école la plus illégalitaire d'Europe.

L'école où la réussite des enfants des élèves s'explique par la position sociale de leurs parents. Ça c'est abject. Mais justement, souvent ce n'est pas l'école qui refuse d'orienter vers la voie professionnelle, ce sont les parents. Comment comptez-vous changer les mentalité et comment garantir l'égalité quand les familles aisées pourront simplement inscrire leurs enfants dans un lycée privé en filière générale ? Mais c'est c'est là, je pense que euh cette idée d'inégalité euh vient du fait que en fait à l'école on a abdiqué l'effort.

Moi, je veux une école méritocratique parce que quand on abdique l'effort, en réalité, les enfants qui ont un milieu familial culturellement qui permet d'ailleurs quand il y a un petit décrochage de payer des cours individuels, de placer les enfants dans des bonnes écoles privées, euh de rattraper des cours, voilà, même à table quand vous avez, moi je venais d'un milieu simple, mais même à table dans un déjeuner, dans un dîner, quand vos parents, quand ceux qui sont les invités parlent de culture, parlent d'information. Euh vous êtes ouvert, vous vous ouvrez spontanément.

Et bien une école qui est égalitariste et qui est anti méritocratique, c'est une école qui en réalité est un peu et très aristocratique. Voilà. Donc moi je pense que et vous avez raison, je je là encore les les parents, moi je ne supporte pas par exemple que des parents aujourd'hui prennent le parti de leur gamin qui fait une connerie contre le professeur. Ça c'est pas possible. Moi je pense que on doit restituer l'autorité au professeurs et au chef d'établissement. Le conseil de classe, ça doit être le dernier mot, c'est l'équipe pédagogique.

Et dans un conseil de discipline, pareil, le dernier mot, c'est le chef d'établissement parce que malheureusement beaucoup de parents ont démissionnés. J'inaugurais une classe, une école rurale publique. C'était samedi dernier et j'avais quelques parents qui étaient devant moi et j'avais l'équipe pédagogique, petite petite équipe rurale pédagogique. Je leur ai dit euh l'école c'est pas supermarché. Tout ce que va louper la famille dans l'éducation de son enfant, l'école ne pourra pas le rattraper. Quand vous ne donnez pas un cadre aux enfants, c'est très difficile aux maîtres ensuite aux enseignants.

Donc je pense que avant d'être national, l'école est familiale et il faut responsabiliser les parents. Il faut les responsabiliser et réintroduire cette notion d'autorité y compris vis-à-vis des parents. Voilà, je pense que c'est ça sert à rien. Par exemple, le redoublement, faire passer dans le niveau d'après des enfants qui n'ont pas le niveau. On sait ce que ça donne. Il y a pas de redoublement. il décroche un peu plus, il y a toujours pas de redoublement et c'est la catastrophe et c'est le décrochage.

Donc il faut encore une fois par des pédagogie qui soit différencié avec beaucoup d'attention à chacun mais essayer de faire en sorte que on ait une exigence et un mérite par le travail par l'effort. Mais le travail, l'effort, le mérite ça a été très dévalué. L'autorité voilà plus de repère, plus d'autorité. le prof, on le fait descendre l'estrade, pas au sens physique, mais au sens symbolique. Non non, le pardon, le professeur n'est pas légal de l'élève. Très bien. Merci. Sur ces paroles, nous allons parser un un volet davantage centré sur la finance et l'économie.

Euh vous dites qu'il est nécessaire de financer la police, la justice, nos prisons, mais pour y parvenir, vous prévoyez 91 milliards d'euros d'économie sur les dépenses sociales. Retraite, assurance chômage, aide plafonné à 70 % du SMIC. Or, ces prestations vont d'abord au ménage modestes, ceux qui dépensent la quassi totalité de leur revenus. Les coupés, c'est coupé directement dans la consommation. En 2013, Olivier Blanchard, alors économiste en chef du FMI, vous me direz les économistes se trompent et d'ailleurs c'était le cas ici, a reconnu que l'austérité européenne avait été bien plus récessive que prévu. Chaque euro d'économie avait coûté jusqu'à 1,7 € de croissance.

Blanchard plaide aujourd'hui pour un effort budgétaire, certes, mais en combinant baisse des dépenses et hausse des recettes. Vous refusez tout aux impôts. Comment pouvez-vous garantir que votre plan ne fera pas plonger la croissance et donc les recettes fiscales au point de creuser le déficit que vous espérez réduire ? Alors, une chose, on peut peut-être s'accorder sur une chose, on a 3500 milliards de dettes. La crise, elle est commencée. Je sais pas ce qu'on vous dit ici, mais la crise, elle est commencée quand les OAT font à plus de 5 points. Voilà, quand le spread a atteint 170 points par rapport à l'Allemagne, par rapport à la Grèce, un peu moins mais quand même.

que euh les 100 milliards euh d'euros que nous coûterons les seuls intérêts de notre dette, on devra sans doute les payer dès l'an prochain. C'est-à-dire que on payera plus d' on payera plus pour les intérêts d'emprunt que on récoltera d'impôts sur le revenu. Euh on n' pas d'autre choix que de réduire la dépense publique. Il y a pas d'autre choix. Alors moi je pense par contre que et je vais prendre une image si certains d'entre vous font du rally. Dans des rallyis, quand vous avez à négocier certains virages, vous devez à la fois appuyer sur le frein et l'accélérateur.

Et bien moi, je pense que on est dans cette situation là où il faut le frein, c'est-à-dire moins de dépenses publiques pour sortir de ce que j'appelle moi le socialistatisme. Rean avait une phrase extraordinaire pour le décrire. Il avait dit, c'est simple, tout ce qui bouge, on le taxe, ce qui bouge encore, on le réglemente. Et ce qui bouge plus du tout, on le subventionne. Ça c'est à peu près la situation française. Donc un coup de frein sur les dépenses de l'État et sur la dépense sur les gaspillages de je vais revenir he de la dépense sociale. Bon, mais il faut aussi un coup d'accélérateur sur la croissance.

Un coup d'accélérateur sur la croissance, c'est tout ce qui la croissance potentielle. Vous avez fait de l'économie tous, c'est l'offre de travail par la productivité, disons la compétition, la compétitivité. Ça veut dire qu'il faut rendre le travail plus attractif. Le problème français, vous avez il y a il y a 50 ans par rapport au net, par rapport au brut, le net c'était 70 %. Aujourd'hui, ça n'est qu'un peu plus de 50 %. Oui, mais le travail paye pas assez. Ces effets sur le travail prennent des années alors que la baisse de la consommation est immédiate. Enfin, rendre le travail plus avantageux ne crée pas d'emploi si les entreprises faute de clients n'embauchent pas.

Et bien, je vous inviterai à en vender et vous verrez. Il y a de belles choses. Il y a la mère, il y a voilà, elle pue du fou. Je ceci dit quand vous avez à 25 ans la possibilité de faire une mise en scène du sur une scène de plus de 20 hectares avec des milliers d'acteurs en utilisant les les technologies les plus modernes, c'est absolument génial. Peu importe, je je Et quand on est cassecou et qu'on fait de la cascade à cheval, c'est sympa. Ce que je veux vous dire, c'est que nous, on a beaucoup beaucoup d'entreprises aujourd'hui qui n'arrivent pas à recruter. Beaucoup beaucoup d'entreprises. Mais ce que je veux dire, c'est que vous on doit faire des efforts.

Vous savez les efforts c'est quoi ? Il faut d'abord les voir les grands postes de dépense. La moitié du déficit public, c'est les retraites. Moi, quand je suis né, il y avait quatre cotisants pour un retraité. Aujourd'hui, il y en a 1,6 par retraité. Si on fait rien, vous aurez des retraites de misère. Pour ça que j'ai proposé à la fois de de consolider le régime de solidarité qui est le régime de répartition parce que c'est un régime qui exprime quand même une solidarité entre les générations et en même temps pour vous notamment de faire de la capitalisation. Donc premier effort, ça ça rapporte 40 milliards. 40 milliards vous rendez compte sur 5 ans cette réforme là c'est fondamental.

et d'abord pour vous, pour les jeunes générations. Et l'autre poste, le premier poste de l'État, c'est la masse salariale. On a désormais tout confondu 6 millions de fonctionnaires. Moi, je pense que sur un mandat, on peut en économiser en poste sans renvoyer personne au chômage mais sans remplacer tous les gens qui vont partir en retraite. 400000. 400000 ce serait le niveau qu'on avait de la fonction publique en 2012. en 2012, grâce à l'intelligence artificielle, les anglais, je vous le dis parce que peu de gens le savent, ont fait mais vraiment sur un très grand échantillon de 20000 agents publics qui étaient assez exposés à l'IA et ils les ont donc doté d'IA pour des tâches répétitives.

Et sur ces 20000, ils ont trouvé une moyenne, une économie de temps de travail d'efficacité de 26 minutes de 26 minutes. Et bien si vous faites une règle de 3, c'est 20000 26 minutes par rapport au 6 millions de fonctionnaires, ça vous fait déjà 350000. On on est à l'aube et vous le savez bien vous entendez parler, vous avez j'imagine Chat GPT, vous avez Claude, vous avez et cetera. Bref, on est à l'origine d'une révolution comme on a jamais vu. Internet ça sera un détail par rapport à ça. Et bien je pense qu'on peut avoir on doit avoir une fonction publique beaucoup plus efficiente. Voilà. Et et encore une fois, il y a des économies, la dépense sociale, c'est pareil sur le chômage.

Moi, ce que je veux, c'est que les règles françaises soit les règles européennes. Pas plus, pas moins. Les ruptures conventionnelles, ça nous coûte des milliards et des milliards. Il faut il faut limiter quand vous avez des gros salaires et que vous payez plein pot, vous faites payer à plein pot une commodité pour que l'entreprise se débarrasse ou le ou le salarié veut partir, c'est pas la société de payer. On peut payer jusqu'à un plafond, on peut payer pendant 6 mois, mais il y a une limite. C'est c'est ça qui me paraît important. Vous avez le système de recharge.

Il y a il y a des des gens qui ont de bons diplômes parfois, ils rechargent leurs droits, ils partent quelques mois en vacances, ils recharge leurs droits et cetera. Ça coûte très cher ça aussi. Donc moi ce que je veux c'est qu'une sécurité sociale, une solidarité qui a des limites et qui soit fondée sur l'effort. Voilà. Mais le premier le la première injustice, je vous assure si on veut que le travail paye et il faudra dire au français c'est moi je suis capable de mettre 3500 € de plus par an l'équivalent de quasiment 2 mois sur un salaire médian à condition de faire 30 minutes par jour en plus à partir de la 36e heure j'annule toutes les cotisations sociales.

Je considère que avant avant ce seuil on est dans un pays civilisé. On veut une sécurité sociale, chacun paye son du. OK, on paye son du, on paye des cotisations, on paye de l'impôt et cetera, c'est normal. Mais à partir d'un seuil que j'ai estimé à 36 he pour que ça ne coûte rien aux finances publiques, et bien il y a pas d'impôts sur ces heures supplémentaires et il y a même plus de cotisation sociale ni pour le salarié ni pour l'entrepreneur. Et ça fait un coût du travail de 35 % en moins. Aujourd'hui, vous avez raison, il y a des entreprises, des PME que je connais bien qui contingent les heures supplémentaires parce que ça coûte trop cher.

Et là, on est dans un système gagnant gagnant où le salarié gagnera beaucoup plus. Et pour le chef d'entreprise, pour l'entrepreneur notamment sur les PME, bien vous aurez un coût du travail alléger. C'est ce qui remettra du kérosène dans l'économie. Vous avez justement évoqué votre réforme de la de la fonction publique. Nicolas Sarkozi a supprimé 150000 postes entre 2007 et 2012 pour une économie estimée à entre 3,6 et 4 milliards d'euros. Bien sûr, vous avez évoqué euh les effets de de la productivité de l'intelligence artificielle. Donc première question, comment arrivez-vous à à ce chiffre ?

Et deuxème question, euh est-ce que ce n'est pas paradoxal lorsque notamment dans votre livre vous dénoncez le retrait euh de l'État, le retrait des services publics notamment dans des zones rurales que vous appelez un sursaut régalien ? Est-ce que c'est pas paradoxal de vouloir réduire la taille de l'État ? On n jamais eu autant de fonctionnaires, on n jamais eu autant de dépenses publiques et on n jamais aussi peu de services publics. L'hôpital ne tient que grâce au dévouement du personnel soignant. La justice est clochardisée et on parlait de l'école de PISA et de l'inégalité à l'école.

Donc on voit bien encore une fois que la question de d'en revenir au moyen le système français il est là. Ça fait 40 ans les vieilles recettes c'est quoi ? Il y a un problème, on met de l'argent public maintenant. On n plus d'argent public. J'ai vu il y a peu de temps Nicolas Sarkozy pour le questionner sur les deux crises qu'il a connu que certaines agences d'ailleurs de notation n'avaient pas vu venir. En 2007, c'est les subprimes et en 2009 et 10 crise des dettes souveraines. Et je voulais le questionner parce que il a été avec Angela Merkel à l'époque et quel que soit d'ailleurs le parti, peu importe, ça lui a été reconnu.

Il était de ceux avec on les appelait Merkozi d'ailleurs le couple Merkel SarkoZi. Ils ont sauvé l'Euro. Ils ont sauvé l'euro et ils nous ont permis de repartir. Et je lui dis "Mais quelles sont les réformes qui selon toi en France ont permis de sauver la situation ?" Il m'a dit il y en a eu deux. Deux. Il m'a dit 150000 fonctionnaires de moins. Et il m'a dit donc ça c'était pour la crise de subprime et sur les dettes souveraines. Il m'a dit la réforme des retraites avec François Fillon passé de 60 à 62 ans. Donc on on en est là aujourd'hui. On en est là. Mais ce que je veux que vous sachiez, c'est que euh je vous ai parlé de l'IA, première chose.

2è chose, euh aujourd'hui dans la fonction publique, tout le monde est même pas au 35h. Certains sont à 32h. C'est une injustice par rapport au privés. Ça c'est pas possible. Ensuite, vous avez 1200 agences qui bien souvent ne sont plus dirigées par l'État. C'est un démembrement de l'État. Ça coûte à peu près 77 milliards. Ça fait 500000 fonctionnaires. Dans ces 500000, vous en avez 100000 qui sont des postes qui sont des postes si j'ose dire de fonction support achat formatique et cetera. Beaucoup certaines je les supprimerai d'autres par exemple l'adèm je les confirerai aux régions.

D'autres agences dans un certain nombre de ministères dans les ministères ou en région il y a des fonctions support. Il y a plus besoin de ces 100000. Voilà. Donc moi je pense que on peut avoir qualitativement grâce à l'IA, grâce à une meilleure efficacité, je vous cite un autre chiffre par rapport euh l'efficacité de notre fonction publique par rapport à l'Europe, il nous on a un écart de 8 %. La productivité 8 %. C'est pas parce qu'ils sont plus feignants que les autres, c'est parce qu'on est mal organisé. Moi je me dis si on gagnait seulement 4 ou 5 % d'efficacité par rapport à 6 millions, faites le calcul 4 x 6.

Donc vous voyez c'est ou 5 x 4, vous voyez y a il y a plein de sources et je pense que désormais on y est obligé. Je pense que la crise arrive, elle est là comme je le dis tout à l'heure, soit on arrive à la maîtriser si elle n'arrive pas avant l'élection présidentielle ou si le prochain président de la République ou voilà pas n'importe qui. Soit on la maîtrise très bien pour avoir un soft landing, un atterrissage à peu près doux. Soit elle nous explose de façon paroxistique et alors là je connais bien Mitsotakis, le premier ministre grec. On fait partie du même parti PPE européen, le Parti populaire européen. Bon, avec Merz, avec Donald Tusk et on se retrouve tous les deux mois ensemble.

Et je lui ai dit, je dis "Mais comment ça s'est passé ?" Il m'a dit "À 15 reprises, ils ont touché aux retraites, ils ont baissé. Ça n'est que depuis l'an dernier qu'ils ont retrouvé le niveau d'ailleurs de PIB de richesse qu'ils avaient au moment du déclenchement de la crise. Mais aujourd'hui, il me dit "Ça va mieux, on a fait le job et ça va beaucoup mieux." Donc vous garantissez qu'il y aura aucune suppression dans l'éducation dans le régalien parce que 400000 fonctionnaires d'ici 2032, ça veut dire 42 % des départs à la retraite qui ne sont pas remplacés soit un un fonction sur de qui part à la retraite 4. C'est vrai. Vous vous avez un bon calcul. Moi j'avais calculé 45. Oui, absolument.

Dans la fonction notamment administrante, on a de la chance parce que on a une pyramide des des âges qui plaent pour nous. il y a eu un vieillissement, il va y avoir de nombreux agents publics qui vont partir en retraite. Et bien euh je pense que en 2012, voyez, en 2000 parce qu'on le calcul que je fais c'est de revenir en 2012, ben en 2012, la France n'était pas sous-administrée, elle était déjà suradministrée. Et même avec cet effort là, on sera très loin en nombre d'habitants du niveau de l'Allemagne, du niveau parce que c'est ce que je veux vous dire aussi, on est européen maintenant, là on parle français mais il faut parler de l'Europe. Enfin, regardez ce qui se passe dans le monde.

On on a une mondialisation qui s'est fragmentée, reconfigurée sur des plaques continentales, sur des vieux empires très idéologisés. les Chinois, l'Empire iranien, les Perses, les Ottomans, avec les Turcs, les Russes et cetera et cetera. Donc la réponse à ce monde qui est menaçant, c'est une réponse aussi continentale et c'est l'Europe. Pas n'importe quelle Europe, j'en conviens, mais mais c'est l'Europe. Et si nous on diverge, est-ce que vous croyez vraiment franchement qu'on va continuer à diverger autant qu'on le fait dans nos économies sans conséquence de main sur l'Europe et sans conséquence sur l'Euro ? La France est un risque systémique. La Grèce n'était pas un risque systémique.

La France en est un. Et bien, je pense que celles et ceux qui sont attachés à cette idée-là, à cette réponse continentale, à cette réponse européenne doivent penser aussi à cette force, à cette convergence. Franchement, en Allemagne et ailleurs, il y a pas moins de service public. Il y a pas moins de service public. C'est faux. Regardez les pays scandinaves. Même les pays scandinaves, ils ont une fonction publique qui est moins plétorique que la nôtre. La Suède, elle a fait le boulot dans les années 90 et cetera et cetera. Et nous, on va le faire maintenant. On va passer avant d'avoir une dernière question d'actualité à la question d'espert, l'association d'écologie d'Asc.

Bonsoir monsieur Retaillot et merci d'être venu. Vous refusez ce que vous appelez une écologie punitive faite d'interdiction et de taxes si on les retire et qu'on arrête également de soutenir les renouvelables à part le nucléaire. Quels outils nous restent-ils concrètement pour faire baisser nos émissions ? Merci. Produire chez nous. Produire chez nous. Depuis 30 ans, on a fait baisser de 34 % les émissions de gaz effet de serre. Très peu de pays l'ont fait. Très très peu de pays l'ont fait. Mais malheureusement aujourd'hui le contenu majoritaire des gaz effets de serre, c'est nos importations.

Quand vous achetez et vous faites venir des voitures électriques chinoises, le big en carbone, il est catastrophique. Donc produire chez nous, quand vous faites venir des poulets du Brésil, en plus ils sont bien moins qualité, le bilan est catastrophique. Donc produire chez nous, c'est la première chose. C'est pour ça que je suis je ne suis pas pour une écologie de la décroissance, je suis pour une écologie vraiment de solution, une écologie humaine. Et ce que j'interdis pas les renouvelables, j'étais le président du département qui a autorisé, qui a pris ses responsabilités pour faire un parc éolien offshore entre l'île Dieu et Normoutier.

Les écolos, moi qui me parlent comme ça en théorie, ils auraient dû se confronter au public qui a pas du tout envie de voir dans son paysage pousser 80 éoliennes de plus de 100 m de hauteur. En 2011, moi j'ai considéré que il fallait au côté du nucléaire amorcer et subventionner pour les amorcer cette énergie renouvelable. Mais aujourd'hui, je dis stop. Je dis que ces énergies sont désormais rendues à un point de maturité qu'elles doivent pouvoir se développer sans subvention parce que ça coûte trop cher et parce que aujourd'hui, personne ne vous l'a dit mais je vais vous le dire, l'an dernier, on a produit 446 TW. On a consommé, pardon, on a consommé et produit d'ailleurs.

Non, consommé 446 TW. C'est l'équivalent de l'année 2000. On dit "Mais pourquoi est-ce que on consomme pas toujours plus d'électricité ?" Parce que il y a la sobriété, ça compte quand même des isolations, des comportements et il y a l'efficacité énergétique. On aura besoin d'électrifier. Et dans mon projet justement, je dis que pour qu'on substitue les énergies fossiles, qu'on leur substitue l'électricité, il faut d'abord que l'électricité coûte moins cher. Et je démontre comment on peut gagner 2 mois dans un mandat 2 mois de facture d'électricité. Ça c'est important pour les Français modestes.

Il y a un/ers de Français l'hiver dernier qui ont eu froid parce que ils n'avaient pas les moyens de se se chauffer. Bon, donc suivez-moi. Aujourd'hui, on a dans les tuyaux, y compris donc nucléaires et les renouvelables, l'équivalent pour 2035 de 600 TWh, beaucoup plus que ce ce qui nous en faut. Et aujourd'hui, malheureusement, on produit un/4 en trop. Ce quart d'électricité en trop, on l'exporte mais on l'exporte à un prix plus faible que ce qui nous coûte et en plus il nous coûte des subvention donc on marche sur la tête. Voilà donc il faut il faut mieux ajuster la consommation, la production. On aura besoin de plus d'écriité mais pas tout d'un coup. d'autant plus que ça coûte très cher.

Je voudrais simplement dire que j'ai été l'élu euh a fait passer dans le code civil le principe du préjologique contre ma famille politique. Tout simplement parce que j'avais vécu l'erica euh c'était en 99 maré noire sur 450 km de nos côtes et je me souviens très bien d'aller ce matin à Noirmoutier. C'est incroyable et ça m'est resté gravé parce que ça a été une impression sensorielle. Quand vous avez une marée noire, il y a plus de bruit parce que le mazout lourd en réalité alourdit les vaguettes, le ressac. Vous n'entendez plus le ressac, vous n'entendez plus l'oiseau. Tous les sens sont sollicités. Vous avez une odeur acre. Voilà.

Et je me souviens qu'à l'époque, on avait une ministre écologiste qui était madame Voinet. Et je crois que elle a droit de prendre des vacances. Elle était je ne sais où sous les tropiques, je crois, en disant "Mais c'est pas une catastrophe." Si c'était une catastrophe. Il m'a fallu plus de 10 ans de bataille juridique pour faire rentrer dans le code civil, dans le droit de la réparation, cette idée de préjudice écologique. Parce qu'on me disait que dans le droit civil français, évidemment la réparation concerne des personnes. Une victime ne doit être une personne.

Or la nature n'étant pas une victime, ben la nature ne peut pas, si j'ose dire, entraîner des des frais de réparation au sens juridique du terme. Donc voilà, je suis prêt à prendre, voyez, en vender parce que je suis un rural et j'aime l'écologie pratique. Je suis prend prêt à prendre en vender tous les écologistes qui me challengent sur un certain nombre de décisions que j'ai pris en terme d'eau potable. On est un des départements qui consomme le moins, pourtant touristique et pourtant industriel et agroalimentaire, ça consomme beaucoup. Les tri déchets, on est un des trois premiers départements sur les tris.

Et en énergie, par exemple, sur le gaz, on a réussi à injecter désormais 20 % de biogaz. Donc l'écologie, c'est bien d'en parler, mais c'est tellement mieux de la faire. Voyez, concrètement concrètement, c'est ça que je veux dire. Il faut l'écologie, ça doit être quelque chose de sensible. On doit y tenir par-dessus tout. Et moi, j'ai un rapport à la nature, à l'environnement qui est quasiment charnel, mais qui est concret, voyez, qui est pratique. Pratique. Je me suis heurté comme dans ma vie d'élu à des prises de position et des solutions. Voilà, j'ai pas fait de grand discours, mais c'est c'est l'action et c'est comme ça qu'on sauvera le monde, par l'action.

Et sur cette note van Déenne, on va finir par une dernière question qui appelle peut-être une réponse plus courte pour avoir le temps pour les questions du public. Le 8 octobre sur cet à vous, vous avez dit graduer entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Pourtant, une semaine plus tôt, Médiapart publiait des documents attribuant à Jordan Bardella des propos antisémites. Et en juillet, Marine Le Pen a été condamnée en appel pour détournement de fonds public. Maintenez-vous que le RN est un simple concurrent et le LFI la seule menace pour la République. Entendonsnous bien. Moi, à chaque fois que je me suis présenté, j'ai eu comme adversaire le RN.

à la région récemment en comment dirais-je au sénatorial. Ce sont des adversaires et je peux vous dire que le projet de madame Le Pen pour la France ruinera la France et ça sert à rien de vouloir l'ordre public si on n pas de prospérité parce que si on veut faire plus de prison, si on veut engager, alors là, il faut en engager plus de policiers ou de gendarmes, si on est en ruine, tout se tient.

Ce que je dis c'est que je oui je ne mets pas sur le même plan et fille et le R parce que pardon je me souviens en 89 de ce discours du père de Marine Le Pen Jean-Marie Le Pen qui comment dirais-je raillait les noms de journaliste à consonance juive Monsieur Mélenchon a fait la même chose il y a quelques mois et Jordan Bardella a tenu des propos antisémites qui ont été diffusés. On verra bien sur la On verra bien. J'attends de voir. Je condamnerai d'ailleurs. Euh j'ai dissous la jeune garde en même temps que j'ai dis sous la jeune garde, j'ai dissous Lyon Populaire un mouvement d'ultradroite. Quand j'ai dis sous la jeune garde c'était sur un dossier.

On m'avait dit non mais il fait n'importe quoi. Le Conseil d'État m'a donné raison. Pardon. C'est monsieur Raphaël Arnaud, hein, qui euh est le fondateur de la jeune garde, mouvement dissous pour violence. Il s'était notamment attaqué euh ce groupe à un jeune juif de 15 ans entre autres entre autres. Et ce même monsieur Raphaël Arnaud qui ment la jeune garde, je la dissous. Et le lendemain, je crois sur le lendemain, monsieur Mélenchon dit je leur donne raison. Bravo, continuez. le jeune Quentin de Ran à Lyon qui meurt peut-être qu'il était d'extrême droite mais est-ce que ça vaut la vie d'un homme ?

de deux anciens un ancien un collaborateur de monsieur du député Raphaë Arnaud sont mis en examen l'un pour complicité d'homicide l'autre pour homicide la démocratie dire que par exemple si c'est madame Le Pen qui est élu on ne reconnaîtra pas le verdict des urnes. dire qu'il faut que les préfets aillent en prison. Dire madame Chikirou traiter les journalistes de nazi au petit pied ça. Et l'antisémitisme regardez Richard Marka vraiment lisez le livre la plédoirie de Richard Marka puisque Raphaeloven avait dit un jour ils sont passionnément antisémites. Donc les insoumis l'assignent au tribunal et le tribunal va relaxer.

C'est-à-dire que dire passionnément antisémite n'est pas une injure appliquée à ces gens-là. Donc oui, je sépare les choses euh parce que pour l'inst il y a une graduation. Madame Le Pen, je la retrouverai à nouveau comme adversaire. Je vous dis à nouveau que elle mettrait la France à terre. Mais très franchement pour l'instant, je ne vois pas de nénonciation de monsieur Mélenchon, de ses troupes lorsqu'ils se comportent mal et même quand lui tout blanc tout moche. Qu'est-ce qu'on aurait dit ? je tout blanc tout moche. Qu'est-ce qu'on aurait dit de l'homme ou de la femme politique qui aurait dit tout noir tout moche ? Qu'est-ce qu'on aurait dit ? Voilà.

Donc bon, après toutes les comment dirais-je ? On est dans une on est dans une démocratie. Très bien. Mais c'est la ma liberté de dire non, il y a un moment donné objectivement il faut faire des différences. Et justement pour éviter ce duel RNLFI, est-ce qu'il faudrait pas une candidature commune ? de la droite et du centre et est-ce que vous seriez prêt à prendre un engagement simple, celui de participer à une primaire si les conditions sont réunies ? Je vais vous dire euh moi j'avais accompagné François Fillon, on était très partisan de la primaire. François à l'époque avait gagné en 2016 la primaire.

Aujourd'hui, ce que ce que j'ai dit depuis plusieurs mois, c'est que la primaire ne me faisait pas peur. Simplement entre ceux qui ne la voulaient pas, ceux qui la voulaient de Knafo à machin ou d'ex cetera, c'était impossible à démêler. Je pense que viendra le moment sans doute en début d'année euh où il faudra regarder les choses droit devant. Et évidemment, si on veut éviter le duel dont vous parlez, et je le prends pas à la légère, vraiment je le prends pas à la légère, mais je pense aujourd'hui que c'est le moment du débat. Chacun doit aller assez loin pour que on puisse faire connaître le projet parce que le combat politique, c'est quand même le combat des idées.

C'est ça qui est important. Et le moment venu, et ben il peut-être qu'il faudra Est-ce que ça sera la primaire ? Est-ce que ce sera une sorte de conclave puisque Arthur m'a taquiné en en me parlant de de fumée blanche tout à l'heure. Mais il faudra, j'espère qu'on trouvera les moyens euh de faire en sorte que on puisse désigner celle ou celui plutôt celui de notre côté puisque pour l'instant ce sont des des hommes qui aura le plus de chance de de l'emporter. Voilà. Mais encore une fois, je suis absolument pas opposé. Je n'ai jamais repoussé la primaire. J'ai simplement voulu dire tous les temps parce que la primaire très franchement sans Edward Philippe c'est pas la peine.

C'est ce que j'ai dit avec David l'autre jour on a déjeuner ensemble. Je dis David ça sert à une primaire tous les deux ça sert à rien. En plus on a quasiment les mêmes idées. Il faut élargir la primaire. Je lui ai dit primaire avec Zemour c'est compliqué quand même. D'accord. Bon donc bah oui quand on veut une primaire il y a deux il faut la borner. d'où à où et puis ensuite il faut une règle. Faut pas faire comme la primaire socialiste en 2016. C'est dire qu'il faut que les perdants acceptent de soutenir [rires] les de raller les gagnants le gagnant quoi. C'est ça la règle de la primaire. Et sur ces paroles, on va passer à deux questions du public.

On va prendre les questions en même temps et comme ça vous pourrez faire une réponse à toutes les questions en même temps. Bonsoir monsieur Retaillot. Ma question concerne la loi sur la fin de vie qui a été adoptée le 18 août dernier en France et pour laquelle vous avez manifesté votre vive opposition. Pourtant, face aux dérives que vous avez pu pointer, cette loi est extrêmement encadrée avec notamment puisqu'elle ne concerne que les maladies graves et incurables et le patient est en liberté de choix et peut-être être en pleine conscience au moment de son choix. Je ne pense pas que vous remettez en cause d'ailleurs l'éthique des médecins.

Alors, vous qui êtes tant attaché à la démocratie, cette loi a été soutenue par plus de 80 % des Français selon les sondages. Alors, pourquoi ne pas vouloir laisser la liberté de choix justement aux Français ? Et si vous êtes élu président en mai 2027, prenez-vous l'engagement de ne pas revenir sur cette loi. Je vous remercie. Ah non, mais l'engagement que j'ai pris sur ces questions là, je le dis dans mon livre d'ailleurs, euh c'est de faire un moratoire, c'est-à-dire de ne pas revenir sur les lois sociétales. Je pense que on est tellement fracturé et je pense qu'on a tellement à faire que je le projet que je veux porter, c'est la prospérité, l'ordre républicain et l'immatériel.

J'ai pas beaucoup le temps d'en parler mais l'immatériel c'est pourtant le le principal. Il faut croire à quelque chose. Il faut croire à un idéal français si demain on veut relever les défis qui sont qui sont devant nous. Donc ça bien sûr moratoire c'està dire que non non et j'aurais aimé qu'il y ait un référendum. J'aurais aimé vraiment sur ce sujet qu'il y a un référendum. Pourquoi ? D'où d'où est venue ma réticence ? en observant euh la Belgique, le Canada euh et la Hollande.

Les gard fous qu'on met au départ, il ils finissent par sauter les uns après les autres, y compris pour des personnes qui n'ont pas toutes leur capacité de jugement, de discernement, y compris même d'ailleurs parfois pour des mineurs. Pourquoi ? parce que vous avez deux groupes, un groupe majoritaire qui soutient ce genre de texte pour le soulagement et on comprend personne ne veut mourir dans la souffrance. Et puis un autre groupe beaucoup plus militant qui a un autre agenda qui veut en réalité une forme de d'autonomisation, d'émancipation radicale de l'homme. C'est-à-dire l'homme doit se saisir de cette liberté de vouloir de pouvoir mourir quand il le souhaite, au moment où il le souhaite.

Et pour ces militants-là, chaque verrou, chaque garde fou est un obstacle à faire sauter pour atteindre la liberté. C'est ça la logique de de ces textes là. Moi je pense que aujourd'hui on peut soulager. J'ai j'ai parlé avec des malades notamment de charcot, j'ai parlé des médecins épousé médecins. Mais voilà pourquoi est-ce que pour la première fois 1 million 1 million quasiment du personnel médical médecin infirmier et cetera était opposé à la loi. Voilà que dans une démocratie bah heureusement qu'il y a des pour il y a des contres.

Et moi je ce que je crains c'est deux choses, c'est que la pression financière financière dans un modèle de santé qui va mal ne l'emporte sur le libre arbrre des gens. Ça c'est le premier point, la pression financière. tu devrais débarrasser le plancher parce que tu coûtes cher. Et c'est vrai que dans la dernière année de notre vie, dans les derniers mois de notre vie, on coûte cher à la sécurité sociale sans parler des questions d'héritage d'ailleurs dans certaines familles. Et deuxième chose, ce qui me gêne toujours, c'est que au moment de la mort, chacun va se retrouver finalement dans un choix individuel.

Est-ce que je vois pas débarrasser le plancher parce que je suis je suis devenu un fardeau pour mes proches ? C'est c'est ça que je crains. Je crain que ce soit une loi d'abandon. Peut-être je me trompe et très franchement sur ce genre de texte, je respecte vraiment toutes les opinions et on a les uns et les autres des expériences intimes d'amis, de parents qu'on a vu mourir parfois bien, parfois mal, parfois accompagné, parfois bon.

Mais ce qui m'a beaucoup troublé, c'est que ceux qui dans le métier, c'est vraiment d'accompagner, il me disait quasiment tous que les demandes de mort quand il y a un vrai un accompagnement humain, elles disparaissent très vite et que désormais la médecine a des moyens de supprimer la douleur. Maintenant la loi est passée, elle est passée. J'espère vous avez 20 ans, un peu plus de 20 ans, vous vous souviendrez de ce que je vous ai dit ce soir et vous verrez que avant longtemps, on reviendra sur cette loi et que cette loi qui a des gardes de fous, certains voudront les faire tomber pour atteindre cette liberté radicale. Voilà.

Après, c'est la conception anthropologique qu'on a de la vision de l'homme. C'est sûr. On va prendre une dernière question, s'il vous plaît. Du coup, par rapport à ce que vous disiez, si on ne remplace pas les fonctionnaires euh pour faire des économies, on a moins de personnel soignant petit à petit, euh vous avez dit vous-même effectivement, je connais pas les détails des statistiques sur les choix des gens en fin de vie. Euh je suis pour qu'ils choisissent chacun ce qu'ils veulent. Euh mais vous dites si que ceux qui sont accompagnés humainement et médicalement j'imagine euh donc change d'avis ou plus vont plus vouloir continuer à vivre.

Mais cet accompagnement il est pas automatique, il est pas simple et si on en s'il y a moins de fonctionnaires, il y a encore moins cet accompagnement. Donc comment ça fonctionne pour aller avec ça ? Ce que je veux dire, c'est que on a voté deux textes en même temps. Enfin, un que j'ai voté, que tout le monde a voté et un autre que je n'ai pas voté. Il y a la fin de vie et il y a les soins palliatifs. Et le problème si vous voulez aujourd'hui, il y a à peu près par jour 500 personnes qui meur sans avoir accès aux soins palliatifs. C'est là qu'elle est le scandale.

Le problème, si vous voulez, c'est qu'une pilule pour mourir, une injection, ça coûte très peu cher par rapport à des soins palliatifs. Et moi, je veux d'abord réduire l'administration administrante. J'ai parlé des policiers, j'aurais pu aussi parler du personnel soignant. Vous avez aujourd'hui à l'hôpital français parce que on a tout bureaucratisé, même l'hôpital. Si vous avez des amis ou des proches qui travaillaient à l'hôpital, parlez-leur, parlez-leur des tableaux Excel, la réunionite, de la bureaucratie. Aujourd'hui, en France, vous avez le personnel administratif à l'hôpital, c'est 34 %. Au Danemark, c'est 20 %. En Allemagne, c'est 25 %.

La différence entre l'Allemagne et la France, c'est quasiment 1300 postes. Je fais sur la santé d'ailleurs aucune économie. Je pense qu'il y a des économies à faire pour sur la santé, mais je pense que le vieillissement démographique plus les molécules innovantes, les traitements innovants vont nous coûter très cher. Et je pense que il faut faire en sorte qu'on ait moins de dérive, moins de gaspillage, mais que ces économies là, on les dépense en fait à des dépenses sur des dépenses utiles. Donc c'est pour ça que pour la santé, j'ai pas fait 1 € d'économie. Je pense que ça c'est important. Mais vous voyez bien que euh on peut on a fait un hôpital comme un gros machin.

Il faut couper ces espèces de grands ensembles, revenir à des logiques de services. On a des chefs de service par exemple en gastro, par exemple en Europe et cetera. Et l'hôpital de Valencienne pour ça malheureusement moins maintenant mais il y a eu une expérience en France et longtemps ça a été un des seuls hôpitaux qui a été vraiment en situation d'équilibre et même plus que d'équilibre. Donc non, je je ne prévois aucun poste en moins dans le personnel soignant. Je prévois en revanche de faire en sorte que on ait moins par une nouvelle organisation de façon plus artisanale et je pense que c'est plus humain hein, beaucoup plus humain. Voilà.

Je pourquoi est-ce que dans le Covid on a réussi à franchir le cap ? Parce que pour la première fois l'administration s'est effacée et ce sont les soignants qui ont repris le pouvoir. Je veux leur redonner le pouvoir vraiment. Et encore une fois, ces 130000 postes, je préfère qu'une partie, bonne partie aille justement au soins, au chevet du malade plutôt que à nourrir des tables Excel. Voilà. Merci beaucoup Bruno Rotaillot d'avoir accepté notre invitation et à bientôt pour une prochaine conférence.

1:34:49
Non speech

[applaudissements]

1:34:55
Locuteur

Je juste juste un mot pour conclure. Euh dans quelques mois, je ne sais pas où on sera, mais j'ai la certitude qu'on vit un moment que vous allez vivre, que nous allons vivre un moment historique. J'ai la certitude que la France est à la croisée des chemins et que c'est en quelque sorte peut-être pas l'élection de la dernière chance, mais que c'est une élection très importante. Queles que soient vos convictions, et moi je les respecte, queles que soient vos convictions de droite, de gauche, du centre ou d'ailleurs, il faudrait que vous preniez part dans ce débat politique à votre niveau comme bon vous semble parce que ça va vous engager, ça engagera l'avenir de vos enfants.

Et si vous voulez demain regarder dans les yeux vos enfants quand vous en aurez, si vous voulez convoquer le souvenir de vos parents, de vos grands-parents qui ont passé du temps, beaucoup de labeur, parfois le prix du sang pour ceux qui sont allés sur le champ de bataille pour battir notre pays, si vous voulez convoquer ces images là de ceux qui vous ont précédé en les regardant droit dans les yeux, c'est une échéance qu'il faut pas louper et je pense que ça va concerner chaque française et chaque français. Il faudra s'engager dans ce débat parce que on va jouer gros, croyez-moi, on va jouer gros.

C'est sans doute l'élection depuis le début de la 5e République qui est peut-être la plus importante. C'est vraiment le message que je veux vous donner pour que les uns ou les autres vous trouviez les moyens à votre niveau comme bon vous semble de prendre part dans ce grand débat national. Merci de votre attention. Merci beaucoup.

1:36:28
Non speech

[applaudissements]

1:36:41
Locuteur

Should we make sense got something to why things are different now we want to have it Should we find easy the need to know what the future for looking over my shoulder. This is really new to me. picture what's coming. Maybe I don't want this to be. muchos even if af to we make [musique] Oi.