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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 février 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

#Direct 🔴Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du RN, invité du Grand Jury RTL-Le Fig...

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 57 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 99 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Une quatrième candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle s'est-elle sérieusement éloignée cette semaine ?

  • 0:49OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut parler d'une forme de front républicain face à l'extrême gauche ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a déjà des échanges avec certains candidats de la droite, avec certains candidats LR ?

  • 4:11OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette main tendue de Jordan Bardella à la droite, que vous appelez de cordon sanitaire anti-LFI, est-ce que c'est aussi le synonyme de la fameuse Union des droites ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette ouverture du RN à des alliances annonce un changement de doctrine ? Et notamment pour 2027, si vous n'avez pas de majorité, par exemple, à l'Assemblée nationale après une élection présidentielle ?

  • 7:03OuverteRéponse directe

    Quels sont vos objectifs pour ces élections municipales ? Quels seraient les indicateurs d'une victoire du Rassemblement national ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:35Invité politiqueFait
    « Je pense qu'il y a la nécessité de mettre un cordon sanitaire face à l'extrême gauche. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « La France insoumise, c'est l'extrême gauche. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « Dire carrément, quasiment organiser des tutos pour expliquer aux dealers comment essayer de dealer en dehors des caméras de vidéoprotection, comment neutraliser des caméras de vidéoprotection. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « La France insoumise, c'est ce parti passionnément antisémite. »
  • 3:32Invité politiquePromesse
    « Nous sommes capables d'emporter la ville de Marseille. »
  • 7:47Invité politiqueFait
    « Chaque fois que nous avons élu, nous avons fait baisser la fiscalité locale. Nous avons lutté contre l'insécurité. »
  • 13:18Invité politiqueFait
    « L'exécution provisoire était un acte avec une coloration politique, puisque, je le redis, il avait été indiqué que Marine Le Pen représentait une menace à l'ordre démocratique. »
  • 24:22Invité politiquePromesse
    « Moi, j'ai voté la première fois pour la loi Duplomb. Je la voterai également la seconde fois. »
  • 25:46Invité politiqueChiffre
    « Non, mais une limitation, c'est ridicule. Il faut en finir avec l'aide médicale d'État, qui coûte un milliard et demi au bas mot aujourd'hui par an. »
  • 26:38Invité politiqueFait
    « Oui, c'est la tribune des gens qui n'ont jamais demandé la proportionnelle, qui ont toujours détourné le regard lorsque nous, nous en parlions. »
  • 34:27Invité politiqueFait
    « Ah oui, je vous dis qu'il était temps. »
  • 34:40Invité politiqueFait
    « On découvre deux choses, des relations, des inclinaisons avec Epstein qui sont douteuses et qui jettent l'opprobre sur sa présidence de l'Institut du monde arabe. »
  • 36:14Invité politiqueChiffre
    « Un institut du monde arabe qui devait être financé à 40% par les pays du monde arabe et à 60% par l'État français, qui désormais est financé quasiment globalement par l'État français, 12 millions d'euros, avec une fréquentation en baisse. »
  • 35:21Invité politiqueFait
    « Et donc je pense que Jack Long ne pouvait pas se maintenir à la tête de l'Institut du monde arabe. »
  • 35:35Invité politiqueChiffre
    « qui vit sur l'argent public depuis 60 ans »
  • 36:00Invité politiqueChiffre
    « Un institut du monde arabe qui devait être financé à 40% par les pays du monde arabe et à 60% par l'État français, qui désormais est financé quasiment globalement par l'État français, 12 millions d'euros »
  • 36:18Invité politiqueFait
    « Donc en fait, Jack Lang a peut-être, peut-être fraudé l'impôt »
  • 36:22Invité politiqueFait
    « était peut-être, peut-être, probablement ami de Jeffrey Epstein »
  • 37:49Invité politiqueFait
    « « En France, on nous interdit d'avoir des prêts. » »
  • 37:59Invité politiqueFait
    « Ah non, sinon on n'aurait pas eu à aller vers d'autres pays et prendre des prêts tchéco-russes, un prêt tchéco-russes qui a été remboursé avec un taux d'intérêt extrêmement fort. »
  • 38:14Invité politiqueFait
    « Scandale démocratique. Personne ne s'en émeut. Scandale démocratique, on ne prête pas au premier parti politique de France. »
  • 38:56Invité politiqueFait
    « Je trouve ça répugnant. »
  • 39:02Invité politiqueFait
    « Inutilement blessant, vulgaire, raciste. »
  • 44:05Invité politiqueChiffre
    « la zone euro, je ne parle même pas de la France, la zone euro, on est à 1,1% de croissance. Quand les États-Unis sont à 4,3% de croissance »
  • 44:15Invité politiqueFait
    « On a une Europe qui croule sous les dettes, en tout cas un pays, la France, qui croule sous les dettes et sous l'immigration. »
  • 53:34Invité politiqueFait
    « C'est à l'Assemblée nationale, c'est éminemment stratégique de se prononcer à travers un vote sur ce plan pluriannuel de l'énergie. »
  • 55:17Invité politiqueChiffre
    « Stellantis perd 22 milliards d'euros, est en train de se fracasser sur le mur des obligations européennes de 90% des véhicules électriques à 2035. »
  • 56:29Invité politiqueFait
    « les taxes sur les mutuelles, les taxes sur les petits colis, la hausse de la CSG sur des produits d'épargne »
  • 56:49Invité politiqueFait
    « voté par les LR et voté par les socialistes, main dans la main, avec les macronistes. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu70 %
  • Présentateur11 %
  • Présentateur 29 %
  • ?5 %

≈ 18,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Le Grand Jury, présenté par Olivier Bost.

0:09
Locuteur

Bonjour

0:09
Présentateur

à tous, bienvenue dans Le Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. Vous êtes vice-président du Rassemblement National, député du Nord et vice-président de l'Assemblée Nationale. Une quatrième candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle s'est-elle sérieusement éloignée cette semaine ? Après le réquisitoire devant la cour d'appel, nous parlerons bien évidemment du plan B comme Bardella. Après avoir applaudi l'élection de Donald Trump, Jordan Bardella explique désormais qu'il serait le meilleur défenseur du pays contre les attaques du président américain. On va en parler.

Et puis dans cinq semaines, les élections municipales, sur combien de victoires mise l'ERN ? Bienvenue dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu.

0:57
Locuteur

À

0:58
Présentateur

mes côtés pour vous interroger cette semaine, Périne Tarnot de Public Sénat et

1:02
Locuteur

Claire

1:02
Présentateur

Conrute du Figaro. Bonjour. Dans ce Grand Jury, Sébastien Chenu, nous aurons aussi une séquence dédiée au Parlement, bien sûr, avec le programme qu'a exposé hier le Premier ministre. Et puis vous répondrez aussi à nos questions express.

1:16
Locuteur

Le

1:16
Présentateur

Grand Jury, l'actualité de la semaine.

1:19
Locuteur

C

1:19
Présentateur

'est donc nouveau, Sébastien Chenu, pour le second tour des élections municipales. Jordan Bardella n'exclut pas des alliances au cas par cas pour empêcher la France insoumise de diriger

1:30
Sébastien Chenu

des villes. Est-ce qu'on peut parler d'une forme de front républicain

1:34
Locuteur

? Je

1:35
Sébastien Chenu

pense qu'il

1:35
Locuteur

y a

1:35
Sébastien Chenu

la nécessité de mettre un cordon sanitaire face à l'extrême gauche. Je dis l'extrême gauche parce que le ministère de l'Intérieur appelle désormais, classifie désormais la France insoumise comme étant l'extrême gauche. Ce que je crois juste, même si je peux dénier d'ailleurs au ministère de l'Intérieur d'opérer lui-même à ses classements. Mais la France insoumise, c'est l'extrême gauche. Vous, ça ne vous embête pas d'être d'extrême droite ? Justement, c'est pour ça que je vous dis, je dénie au ministère de

2:00
Locuteur

l

2:00
Sébastien Chenu

'Intérieur ses classements. Mais ce que je veux dire, c'est que la France insoumise répond aux critères de ce qu'est l'extrême gauche. C'est-à

2:05
Locuteur

-dire

2:05
Sébastien Chenu

un parti violent, un parti anticapitaliste. Et cette violence, effectivement, elle nous amène, elle doit nous amener à lui faire barrage. Finalement, vous voulez faire ce que vous avez toujours dénoncé contre vous, un front républicain

2:16
Locuteur

? Mais

2:17
Sébastien Chenu

parce qu'ils ne sont pas démocrates. Parce que lorsque j'entends Emmanuel Bompard... Oui, mais il y avait les mêmes arguments contre vous. Non, mais nous avons démontré et battu en brèche, et les électeurs avec nous, finalement, notre parfait républicanisme. Mais lorsque j'entends Emmanuel Bompard... Aux

2:29
Locuteur

électeurs éducatifs de 2024...

2:31
Sébastien Chenu

Dire carrément, quasiment organiser des tutos pour expliquer aux dealers comment essayer de dealer en dehors des caméras de vidéoprotection, comment neutraliser des caméras de vidéoprotection, on n'est pas tout à fait dans ce qu'on attend d'élus parfaitement républicains. La France insoumise, c'est un danger pour notre pays. La France insoumise, c

2:48
Locuteur

'est

2:48
Sébastien Chenu

une violence. La France insoumise, c'est ce parti passionnément antisémite. Il faut le rappeler, et donc il faut mettre tous les moyens

2:57
Locuteur

démocratiques

2:58
Sébastien Chenu

en œuvre pour les empêcher de diriger des communes. Mais moi, je ne parle que de moyens démocratiques.

3:05
Locuteur

Alors, question

3:06
Sébastien Chenu

sur

3:07
Locuteur

ces alliances périnitaires. Est

3:08
Présentateur

-ce

3:08
Locuteur

qu

3:08
Présentateur

'il

3:08
Locuteur

y

3:08
Présentateur

a déjà des échanges avec certains candidats de la droite, avec certains candidats LR

3:13
Locuteur

?

3:13
Sébastien Chenu

Non, très honnêtement, il n

3:15
Locuteur

'y a

3:15
Sébastien Chenu

pas d'échange avec les candidats.

3:16
Locuteur

Est

3:16
Présentateur

-ce qu'il y

3:16
Locuteur

a

3:16
Présentateur

des villes que vous

3:17
Locuteur 2

ciblez précisément, enfin en tout cas que Jordan Bardella cible précisément, quand il parle de ces alliances pour les municipales ?

3:23
Sébastien Chenu

Je pense même que c'est plutôt, j'allais dire, au LR ou à la droite classique, ou même à d'autres d'ailleurs, de se positionner dans des villes dans lesquelles il

3:30
Locuteur

y

3:30
Sébastien Chenu

a une menace de l'extrême gauche. Je vous prends l'exemple de Roubaix, ville qui est revendiquée comme étant une possibilité de gain par la France insoumise. La candidate qui incarne l'opposition à la France insoumise, c'est Céline Saïa, la candidate du Rassemblement national, alliée à un candidat de DLF, parce que le candidat qui aurait pu incarner peut-être cette opposition, le maire de Roubaix, a été mis en examen de multiples fois, a renoncé, a même été déclaré inéligible, et qu'aujourd'hui, la résistance, la force de résistance à l'extrême gauche, c'est le Rassemblement national, c'est peut-être aux autres de se positionner.

4:04
Locuteur

Est

4:04
Présentateur

-ce que cette main tendue de Jordan Bardella à la droite, que vous appelez de cordon sanitaire anti-LFI, qui pourrait être aussi votre version du Front Républicain, est-ce que c'est aussi le synonyme de la fameuse Union des droites, et même avec le centre, l'Union des droites avec le centre ?

4:23
Sébastien Chenu

Non, mais ça va au-delà. Nous, on a toujours tendu la main à tout le monde, en réalité, à tous ceux qui savaient se retrouver sur une plateforme

4:29
Locuteur

politique. – Marine Le Pen a

4:30
Présentateur

toujours refusé de parler de

4:31
Locuteur

l

4:31
Présentateur

'Union

4:31
Locuteur

des droites. – Elle a

4:31
Sébastien Chenu

toujours expliqué que nous étions un mouvement qui dépassait le clivage droite et gauche, et qui s'adressait, dont le programme s'adresse, à tous les Républicains, qui viennent des deux rives, de la droite et de la gauche, mais qui les dépassent. Et d'ailleurs, on nous en a souvent fait le procès. –

4:46
Locuteur

Oui, mais

4:46
Sébastien Chenu

moi, je note que la France insoumise, la menace de l'extrême-gauche, elle s'incarne par des candidats qui sont dangereux. Le candidat de Romy, sur scène, je crois, dans l'aube, a eu des propos antisémites. Le candidat de Ville Tanneuse, des propos relayant l'islam radical.

5:03
Locuteur

–

5:03
Sébastien Chenu

Il a été exclu. – Non, mais le candidat, rappelez-vous, le candidat aux législatives, M. Cotineau, pédophile, revendiqué, assumé,

5:12
Locuteur

et

5:12
Sébastien Chenu

en tous les cas, poursuivi en justice, a été investi par la France insoumise. On ne peut pas laisser notre pays aux mains de gens pareils. – Je reviens sur les propos

5:19
Présentateur

de Jordan Bardella. Est-ce que cette ouverture du RN à des alliances annonce un changement de doctrine ? Et notamment pour 2027, si vous n'avez pas de majorité, par exemple, à l'Assemblée nationale après une élection présidentielle, est-ce que ça veut dire qu'il

5:34
Locuteur

y

5:34
Présentateur

a une forme d'ouverture qui n'existait

5:36
Locuteur

pas

5:36
Présentateur

jusque-là

5:36
Locuteur

?

5:36
Sébastien Chenu

– Non,

5:37
Locuteur

mais

5:37
Sébastien Chenu

Jordan Bardella l'a dit très clairement. Nous, on a une plateforme et on proposera une plateforme de gouvernance. Ceux qui ont envie de s'associer à

5:44
Locuteur

cette plateforme… – Là, ce n'est pas pareil.

5:45
Sébastien Chenu

Il parle d'alliance. Il parle d'alliance. – Non, il parle d'une plateforme. Parce qu'en fait, ce qui nous intéresse, c'est le combat des idées. Ce n

5:51
Locuteur

'est

5:51
Sébastien Chenu

pas du bricolage. Ce n

5:52
Locuteur

'est

5:52
Sébastien Chenu

pas du débauchage. C'est de dire, est-ce que vous êtes d'accord avec nous sur un programme minimum ? –

5:57
Locuteur

Ce n'est

5:57
Sébastien Chenu

pas tout à fait la même chose.

5:58
Locuteur

C'est

5:58
Présentateur

une situation politique qui amène à la nécessité d'alliance. C'est ça, c

6:01
Sébastien Chenu

'est

6:01
Locuteur

écrit

6:02
Présentateur

Jordan Bardella hier.

6:03
Sébastien Chenu

– Oui,

6:03
Locuteur

mais

6:03
Sébastien Chenu

il faut voir ce dont on parle. Ou on parle des municipales, ou on parle des législatives. Sur les municipales, empêcher des mairies de tomber entre les mains de l'extrême-gauche et de la France insoumise nécessitera peut-être dans des seconds tours. Et Jordan l'a dit, on regardera au cas par cas des alliances, ou peut-être à d'autres de se désigner pendant

6:20
Locuteur

sa faveur. –

6:20
Sébastien Chenu

C'est pour ça que je vous pose

6:21
Locuteur

la question, est-ce que d

6:22
Présentateur

'une manière plus générale pour gouverner,

6:24
Sébastien Chenu

l'idée d'alliance pourrait faire… – Moi, je crois encore une fois qu'on a démontré qu'on était capable de s'allier avec des gens qui ne pensaient pas tout à fait comme nous, mais qui avaient plus de points communs que de différences. – Par exemple ?

6:36
Locuteur

– Je pense

6:36
Sébastien Chenu

aux amis d'Éric Ciotti, de l'UDR. Dans le passé, on l'a fait avec Nicolas Dupont-Aignan à l'occasion des élections présidentielles. Donc oui, ce n

6:44
Locuteur

'est

6:44
Sébastien Chenu

pas totalement nouveau. Oui, demain, on peut parler à d'autres mouvements politiques, mais pas forcément. D'ailleurs, il

6:48
Locuteur

y a

6:48
Sébastien Chenu

des gens qui viennent uniquement de la droite. Moi, je pense qu'il y

6:51
Locuteur

a

6:51
Sébastien Chenu

des gens, vous avez parlé de gens du centre, etc. Il y

6:54
Locuteur

a

6:54
Sébastien Chenu

des gens qui viennent d'autres horizons et qui peuvent se dire que nous sommes une partie de la réponse aux inquiétudes des Français. – Quels

7:00
Présentateur

sont vos objectifs pour ces élections municipales ? Quels seraient les indicateurs d'une victoire du Rassemblement national ?

7:06
Sébastien Chenu

– D'abord, que tous nos maires soient réélus, mais je n

7:08
Locuteur

'ai

7:08
Sébastien Chenu

pas beaucoup d'inquiétudes. Les maires Rassemblement national sortant sont en général plébiscités lorsqu'ils se représentent. Et puis, gagner, gagner, gagner un maximum de mairies, de Toulon à Menton, de Lens à Denain, de Carcassonne à Tarascon, de Marseille, Marseille,

7:26
Locuteur

vous

7:26
Sébastien Chenu

vous rendez compte ? Nous sommes capables d'emporter la ville de Marseille. Ce serait une réponse aux deals, aux trafics, à l'insécurité, aux problèmes de logement sous lesquels s'écroule la ville de Marseille. Oui, nous sommes aujourd'hui, ce qui incarne, je crois, une politique très différente. Baisse de la fiscalité, lutte contre les insécurités. Ce sont les grandes lignes de nos programmes. Et nous l'avons prouvé. Chaque fois que nous avons élu, nous avons fait baisser la fiscalité locale. Nous avons lutté contre l'insécurité. J'ouvre une petite parenthèse. Sébastien Chenu, vous avez cité Denain. Votre

7:55
Présentateur

inscription sur les listes électorales à Denain, votre terre d'élection dans le Nord, a été remise en cause par deux personnes, un militant et les filles, et l'un de vos anciens collaborateurs passés chez Reconquête. Est-ce que vous allez pouvoir voter aux élections municipales

8:08
Sébastien Chenu

à Denain ? Non, mais je voterai là où je suis inscrit. Et je ne suis pas inscrit aujourd'hui à Denain, mais à l'époque, j'ai été inscrit parfaitement légalement, sans aucune contestation. Tout ça, ce sont des pantalonnades, là encore, des règlements de compte politiques. Mais ils oublient, ces gentils militants, qu'un député peut être candidat partout, il le souhaite, dans sa circonscription aux élections municipales. Donc si j'avais envie d'être candidat au municipal à Denain, je pourrais l'être. Une autre actualité dans cette campagne des municipales, c'est le retour de ce que

8:33
Locuteur

Jordan

8:34
Présentateur

Bardella avait lui-même baptisé les brebis galeuses. Vous, vous parlez plutôt généralement de dingue. Dernier cas en date, à Carpentras. Votre candidat a été désinvesti après la découverte par la presse de publications racistes sur les réseaux sociaux. Alors le parti, le RN, avait expliqué qu'il avait mis en place des filtres automatiques pour scanner les réseaux sociaux. Visiblement, ces filtres ne fonctionnent pas

8:55
Sébastien Chenu

très

8:55
Présentateur

bien.

8:56
Sébastien Chenu

Non, mais c'est vrai qu'on ne peut pas tout contrôler. C'est vrai que lorsque des candidats ne correspondent pas à la ligne politique qui

9:01
Locuteur

est

9:01
Sébastien Chenu

la nôtre, lorsqu'ils tiennent des propos que nous ne pouvons pas accepter, eh bien, que se passe-t-il ? On les désinvestit.

9:06
Locuteur

C'est pas très

9:06
Sébastien Chenu

compliqué, quand vous avez une tête de liste, de remonter le fil de ces réseaux sociaux.

9:10
Locuteur

Les gens ne expriment

9:11
Sébastien Chenu

pas tout sur leurs réseaux sociaux. Certains peuvent les

9:14
Locuteur

cacher.

9:14
Sébastien Chenu

Alors l'occurrence, c'était des tweets sur les réseaux sociaux. Qui visait Omar Sy, qui visait Daniel

9:19
Locuteur

Bonneau.

9:20
Sébastien Chenu

Oui,

9:20
Locuteur

mais

9:20
Sébastien Chenu

puisque c'est passé à travers, quand on l'a découvert, eh bien, on a désinvesti ce monsieur et il passera en commission des conflits. Et c'est ça, notre boulot, nous. Un parti politique responsable, c'est de dire que quand quelqu'un n'est pas dans la ligne ou qu'il a des propos pas acceptables, on le désinvestit. Je vous citais tout à l'heure des candidats de la France. Mais vous ne dites pas que ça ne marche pas bien chez vous pour filtrer ces candidats ? Je pense que tout le monde est confronté au même problème. Je vous ai cité tout à l'heure des candidats de la France insoumise, mais je ne

9:45
Locuteur

vais

9:45
Sébastien Chenu

pas rester là. Est-ce que ça veut dire que si la France insoumise investit un pédophile, est-ce que ça veut dire que tous ces candidats sont pédophiles ? Si Renaissance investit M. Santini, qui est poursuivi à 85 ans pour de multiples agressions sexuelles, est-ce que ça veut dire que M. Gabriel Attal investit des candidats qui ont des inclinaisons problématiques ? Est-ce que LR, qui a investi longtemps M. Perdriot à Saint-Etienne, qui est un délinquant notoire qui aujourd'hui, je crois, est en prison, est

10:13
Locuteur

-ce

10:13
Sébastien Chenu

que ça veut dire que LR est habitué à investir des candidats qui soient des délinquants ? Vous voyez, on est tous confrontés aux mêmes difficultés. C'était le cas aussi pour les Verts à Saint-Ouen, avec une candidate qui a préféré renoncer après des attaques homophobes.

10:29
Locuteur

– Je

10:29
Sébastien Chenu

vous en parle parce qu'il y

10:29
Locuteur

avait

10:29
Sébastien Chenu

eu une législative où il

10:30
Locuteur

y

10:30
Sébastien Chenu

avait quand même un grand nombre de cas de candidats du Rassemblement national problématique. – Non, il y en a eu une dizaine et les cas étaient très différents.

10:38
Locuteur

–

10:38
Sébastien Chenu

D'abord,

10:38
Locuteur

il y avait

10:38
Sébastien Chenu

beaucoup plus sur

10:40
Locuteur

le nombre de

10:41
Sébastien Chenu

candidats. Il y avait à la fois des candidats qui n'avaient pas forcément le niveau, mais qui ne posaient pas de problème de ligne politique, n'avaient pas le niveau pour devenir député, il avait fallu les désigner en cinq jours, et il y avait un très petit nombre de cas de candidats problématiques. Mais je vous ai parlé de candidats islamistes, de candidats pédophiles, de candidats qui commettent des agressions sexuelles, de candidats qui sont des délinquants, ça ne fait pas pourtant la ligne politique des partis politiques qui les investissent.

Vous voyez, tous les partis en réalité sont confrontés à la même chose, parce que la politique intéresse ou permet à des gens de s'intéresser à des enjeux, alors qu'ils n'auraient pas à le faire. Et c'est vrai que nous, notre boulot c'est de gendarmer tout ça, et nous le faisons, je crois, avec beaucoup de bonne volonté, beaucoup de sens des responsabilités, et quand il y a ce type de problème, Jordan Bardella n'a pas la main qui trempe, c'est le moins qu'on puisse dire.

11:36
Présentateur

Le grand jury, 2027, c'est demain. Le procès en appel de Marine Le Pen pour l'affaire des assistants européens s'achèvera mercredi, cinq ans d'inéligibilité ont été requis, le jugement d'appel est attendu avant l'été. Sébastien Chenu, le destin présidentiel de Marine Le Pen s'est-il assombri cette semaine ?

11:56
Sébastien Chenu

Non,

11:56
Locuteur

parce

11:56
Sébastien Chenu

que le réquisitoire,

11:59
Locuteur

c

11:59
Sébastien Chenu

'est la parole, j'allais dire, à l'attaque. Il va y avoir la parole, la parole à la défense va arriver, et donc tout ça va être confronté, et moi j'ai confiance dans le fait que la présidente du tribunal, une fois qu'elle aura entendu les deux parties, puisse prononcer un jugement qui permette à

12:17
Locuteur

Marine Le Pen d'être candidate présidentielle. C'est un

12:19
Sébastien Chenu

procès facile pour Marine Le Pen, quand on lit le compte.

12:21
Locuteur

Mais un procès

12:21
Sébastien Chenu

n'est jamais facile, un procès n'est jamais facile. Ce qui est intéressant, c'est de voir qu

12:25
Locuteur

'il

12:25
Sébastien Chenu

n

12:25
Locuteur

'y a

12:25
Sébastien Chenu

pas d'intention délibérée de Marine Le Pen de commettre une faute. Je crois qu'aujourd'hui tout le monde s'en rend compte, il n

12:30
Locuteur

'y a

12:30
Sébastien Chenu

pas d'enrichissement personnel,

12:32
Locuteur

il

12:32
Sébastien Chenu

n

12:32
Locuteur

'y a

12:32
Sébastien Chenu

pas d'emploi fictif, et il

12:33
Locuteur

n

12:33
Sébastien Chenu

'y avait pas la volonté de Marine Le Pen de commettre une faute ou un délit. Ça c'est sa défense. – Oui, mais enfin ça a été, je crois, déjà partiellement reconnu, dans le sens où un certain nombre de contrats qui étaient liés au dossier de Marine Le Pen ont été évacués, ont été sortis. On a dit non, Marine Le Pen n'est pas responsable de ces contrats.

12:50
Locuteur

– Donc vous avez bon espoir ? – Oui, moi j'ai l'espoir. – Vous avez bon espoir qu'on relire de

12:53
Sébastien Chenu

5 ans d'inéligibilité à 2 ans, puisque c'est la condition pour

12:56
Locuteur

être clair, pour que Marine Le Pen puisse se présenter. – Je n'ai pas

12:58
Sébastien Chenu

condamné, j'ai même l'espoir que Marine Le Pen ne soit pas reconnu comme étant innocent de ce qui lui a été reproché, évidemment. –

13:04
Locuteur 3

Vous parlez toujours aujourd'hui de tyrannie des juges ?

13:06
Sébastien Chenu

– Ah ben en première instance, c'était le cas. En première instance, parce que, et d'ailleurs ça a été reconnu dans ce jugement d'appel, l'exécution provisoire était un acte avec une coloration politique, puisque, je le redis, il avait été indiqué que Marine Le Pen représentait une menace à l'ordre démocratique. Pure invention, ça n'existe dans aucun code. –

13:27
Locuteur

Et

13:27
Sébastien Chenu

donc là,

13:28
Locuteur

il

13:28
Sébastien Chenu

y avait un côté… – Non,

13:29
Locuteur

c

13:29
Sébastien Chenu

'est une

13:30
Locuteur

peine qui existe, c'est

13:31
Sébastien Chenu

une peine qui existe.

13:32
Locuteur

– Non, non, non,

13:33
Sébastien Chenu

ça n'existe pas. Le fait de semer de troubles à l'ordre démocratique, ça n'existe pas. Dans aucun texte, ça, ça existe. Donc ça a été d'abord démenti, puisque l'exécution provisoire n'a pas été prononcée en appel. Et la présidente a indiqué, et même d'ailleurs, je crois, l'accusation, le parquet, a indiqué qu'effectivement, tout ça n'avait pas lieu d'être. Donc nous, nous pensons qu'effectivement, il y avait une couleur,

13:56
Locuteur

une coloration

13:57
Sébastien Chenu

politique. – Aujourd'hui, vous ne reprochez plus au juge de vouloir ou pouvoir interférer dans l'élection présidentielle. – Mais on va voir un petit peu comment se passe le procès. Moi, j'ai l'habitude de le dire, et c'est ma conviction profonde. D'abord, elle est faite aussi peut-être de mon expérience et de mon rapport à l'institution judiciaire. Je rappelle souvent que moi, je suis le fils d'une fonctionnaire de justice. Ma mère a été longtemps greffiée au tribunal de Beauvais. J'ai vu ce que le petit peuple de la justice, en accompagnant les magistrats, était capable de faire et de dévouement. Donc moi, j

14:28
Locuteur

'ai

14:28
Sébastien Chenu

un profond respect de l'institution. Il n'empêche qu'au sein de cette institution, il y a aussi des gens très politisés. Le syndicat de la magistrature nous le démontre, qui n'ont qu'une obsession, faire de la politique et non pas rendre la justice. – Donc on saura au moment du jugement si Marine Le Pen peut ou pas se

14:44
Présentateur

présenter pour 2027. Est-ce que vous dites aujourd'hui que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont interchangeables ?

14:50
Locuteur

–

14:50
Sébastien Chenu

Non, je n

14:50
Locuteur

'ai

14:50
Sébastien Chenu

jamais pensé qu'ils étaient interchangeables. Vous ne l'êtes pas davantage avec vos collègues ? Non,

14:57
Locuteur

vous

14:57
Sébastien Chenu

ne l'êtes pas avec vos confrères, pardon. Personne n'est interchangeable. Mesdames, vous n'êtes pas interchangeables. Vous êtes différents les uns les autres. Ils sont différents, mais ils portent les mêmes idées. Leur parcours est différent, leur personnalité est différente. Leur rapport probablement à la société d'aujourd'hui est différent, mais ils portent les mêmes idées. Celles du patriotisme, du souverainisme, du fait que la France ne puisse pas être effacée. –

15:20
Locuteur

Mais

15:20
Présentateur

en attendant, dans l'hypothèse où Marine Le Pen pourrait se présenter, est-ce qu'elle reste la mieux placée ? On a vu dans un sondage au DOXA pour le Figaro que presque 5 sympathisants du RN sur 10 s'estiment que Jordan Bardella serait un meilleur candidat que Marine Le Pen pour l'élection présidentielle de 2027. Donc la

15:38
Locuteur

question

15:38
Sébastien Chenu

se pose. – Nous, nous avons organisé, c'est un peu original dans la vie politique française, un ticket finalement. Marine Le Pen se prépare pour être présidente de la République et mener la campagne présidentielle. Elle a plusieurs campagnes à

15:53
Locuteur

son actif. – Est-ce qu'elle est encore

15:54
Locuteur 2

la mieux placée aujourd'hui ? Ou est-ce que Jordan Bardella n

15:56
Locuteur

'a

15:57
Locuteur 2

pas plutôt les faveurs de votre électorat ?

15:59
Locuteur

–

15:59
Sébastien Chenu

Oui,

15:59
Locuteur

mais

15:59
Sébastien Chenu

ils n'ont pas le même passé, donc ils n'ont pas le même rapport à ce qu'est une campagne présidentielle. Marine Le Pen en a fait quelques-unes, donc elle est forcément plus expérimentée

16:07
Locuteur

de ce côté-là. – Donc elle a plus d'expérience que Jordan Bardella, pour qui ça reste

16:09
Locuteur 8

donc une

16:10
Locuteur

faiblesse ? – Dans la campagne

16:11
Sébastien Chenu

présidentielle,

16:11
Locuteur

pour une campagne présidentielle.

16:13
Sébastien Chenu

Mais Jordan Bardella, vous l'avez dit, une popularité très forte, très importante. –

16:17
Locuteur

Oui, mais comme présidentiable,

16:19
Présentateur

comme présidentiable.

16:19
Locuteur

–

16:19
Sébastien Chenu

Absolument,

16:20
Locuteur

et il apporte

16:20
Sébastien Chenu

avec lui, j'allais dire, quelque part aussi un vent d'air frais dans la vie politique française, qui est un peu, il faut bien le dire, une espèce d'usine à recycler toujours les mêmes, quand on voit que les autres

16:30
Locuteur

partis

16:30
Sébastien Chenu

politiques

16:31
Locuteur

essaient d

16:31
Sébastien Chenu

'encycler les Édouard Philippe, les Michel Barnier et autres, Jean Castex, puisque parfois on parle de ces gens-là. Nous au moins, on a fait un pari qui est allié l'expérience à la jeunesse. –

16:42
Locuteur

Vous

16:42
Présentateur

soulignez quand même que la jeunesse de Jordan Bardella, son inexpérience, c'est aujourd'hui quand même une petite faiblesse pour lui, pour ce candidat

16:48
Locuteur

-là ? – Non, il a un

16:49
Sébastien Chenu

autre type d'expérience. Jordan Bardella, il a gagné deux fois les élections européennes. Il a mené par deux fois le Rassemblement national à la victoire des élections européennes.

16:57
Locuteur

– Mais ça, ce n'est pas une

16:57
Présentateur

expérience nationale.

16:58
Sébastien Chenu

– Ah non, mais c'est une expérience de campagne électorale que certains nous envieraient largement. Si vous connaissez d'autres leaders politiques qui ont gagné deux fois les élections présidentielles, les élections européennes, vous pouvez me les citer. Je crois que c'est une élection européenne,

17:12
Locuteur

c

17:12
Sébastien Chenu

'est une élection nationale. Donc Jordan Bardella, il a cette expérience. Leurs expériences sont différentes, leur force est la même. – Leur combativité est la même. –

17:20
Présentateur

Sébastien Chenu, vous m'avez dit, ils ne sont pas interchangeables, sans jouer au jeu des sept différences. Mais quelles sont les différences entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?

17:28
Locuteur

–

17:28
Sébastien Chenu

Bon, alors il y en

17:28
Locuteur

a

17:28
Sébastien Chenu

une que vous voyez rapidement, c'est le sexe. –

17:31
Locuteur

Vous

17:31
Sébastien Chenu

en avez une seconde, c'est l'âge.

17:32
Locuteur

–

17:32
Sébastien Chenu

Voilà,

17:33
Locuteur

et j'attends la troisième.

17:35
Sébastien Chenu

– Ah ben, les expériences électorales ne sont pas les mêmes. Marine Le Pen connaît l'expérience des campagnes présidentielles, Jordan, celle des élections européennes.

17:45
Locuteur

– Ils ont dans les idées ou sur la

17:46
Sébastien Chenu

personnalité ? – Non, sur les idées, je pense qu'ils ont exactement les mêmes idées. Je pense qu'ils ont un rapport, je vous le disais tout à l'heure, à la souveraineté, un rapport au peuple qui est très semblable. Et je pense

18:00
Présentateur

que…

18:01
Locuteur

– Donc le

18:01
Présentateur

programme présidentiel serait exactement le même, que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella ? Ou est

18:05
Locuteur

-ce

18:05
Présentateur

qu'il

18:05
Locuteur

n'y

18:05
Présentateur

a quand même pas des nuances, notamment

18:06
Locuteur

en

18:07
Présentateur

termes de programme

18:08
Sébastien Chenu

économique ? – Le programme présidentiel de demain n'est pas encore écrit. Donc le programme présidentiel sera, de toute façon qu'il soit porté par Marine Le Pen ou par Jordan Bardella, sera différent de la dernière fois, un peu différent, pas

18:22
Locuteur

totalement, parce que la société a bougé aussi.

18:23
Présentateur

– Et cette attente judiciaire vous empêche justement d'avancer sur ce programme présidentiel ? Est-ce que

18:27
Locuteur

vous n'êtes

18:27
Présentateur

pas coincé jusqu'à l'été prochain

18:28
Sébastien Chenu

? –

18:28
Locuteur

Non,

18:29
Sébastien Chenu

on travaille beaucoup, Marine Le Pen se prépare beaucoup à cette élection présidentielle, Jordan se prépare beaucoup à prendre les rênes d'un gouvernement, à la tête d'un gouvernement. Il se prépare chacun, tous les deux. Et vous savez, ce temps qui passe, nous on le met à profit avec le groupe politique que préside Marine à l'Assemblée nationale. C'est aussi une façon de préparer les choses.

Lorsqu'on avance sur des sujets sur lesquels on était peut-être, à l'époque où il y a quelque temps encore, ou peu crédibles ou peu audibles, je pense par exemple aux logements, qui sont des thématiques sur lesquelles on avance, à la santé, qui sont des problématiques qui intéressent beaucoup les Français. Je crois qu'on est en train de se muscler et de montrer que nous avons des réponses à toutes les inquiétudes des Français qui traversent le pays et qui, je dois le dire, les Français vivent très mal ces 15 ou 16 derniers mois qui semblent totalement inutiles parce que dans un Parlement bloqué, dans un Parlement incapable...

19:23
Locuteur

On reviendra

19:24
Présentateur

sur le programme du Parlement ensuite, Sébastien Chenu, mais auparavant, Périne évoquait la sensibilité plutôt libérale, plus libérale en tout cas de Jordan Bardella. Elle est aussi incarnée, cette sensibilité, par Marion Maréchal qui est de retour dans la famille RN. Est-ce une nouvelle génération qui pourrait bientôt

19:40
Sébastien Chenu

prendre les commandes du parti ? Je ne

19:44
Locuteur

sais

19:44
Sébastien Chenu

pas si on peut parler d'être plus libéral. Pour Marion Maréchal, oui, elle est plus libérale, comme Éric Ciotti, notre allié, il est plus libéral. Jordan, lui, il dit toujours, je reprends ces termes, tout pour les PME, les TPE. Donc il a un souci de l'efficacité économique, c'est-à-dire ne pas faire en sorte d'écrouler le monde économique qui crée de l'emploi, les PME, les TPE, par des charges supplémentaires. Vous avez amené sur le retour de Marion Maréchal. Qu

20:07
Locuteur

'est

20:07
Sébastien Chenu

-ce qu'il faut y voir, ce retour dans la galaxie du RN ? Que les trahisons sont oubliées ? L'envie de gagner, la volonté qu'on a tous ensemble de gagner, nous, d'unir largement nos forces, effectivement... Est-ce qu'elle est complémentaire ? Parce que, par exemple, elle est plus conservatrice. Oui, elle est plus conservatrice que moi, par exemple, le Marion Maréchal, mais ce n

20:29
Locuteur

'est

20:29
Sébastien Chenu

pas très dur en même temps. Mais oui, elle est une pièce dans le puzzle, une pièce supplémentaire qui amène sa réflexion.

20:37
Locuteur

Elle peut servir

20:38
Présentateur

aussi à contrer l'ascension de Sarah Knafow, qu'on voit beaucoup dans les médias, et qui joue aussi sur cette carte, parfois, de la droite, de l'extrême droite, plus conservatrice.

20:47
Locuteur

Écoutez,

20:47
Sébastien Chenu

je ne crois pas qu

20:48
Locuteur

'il

20:48
Sébastien Chenu

faille le lire comme ça. Moi, je pense que Mme Knafow, au-delà de l'expression du mouvement Reconquête et du programme d'Éric Zemmour, je ne

21:00
Locuteur

suis

21:00
Sébastien Chenu

pas sûr qu'elle incarne autre chose que cela. Et elle le fait à sa façon, mais elle poursuit surtout un agenda personnel. Marion Maréchal l'a dit, elle s'est mise au service de Marine Le Pen, de sa victoire, au service de nos idées. Ces députés siègent avec nous, ces trois députés siègent avec nous. Nous, on ne fait pas de la figuration. Mme Knafow, quelque part, elle fait de la figuration. Si on veut gagner, il n'est plus temps, pour ceux qui seraient tentés, de se faire plaisir.

21:29
Locuteur

À Paris, c'est moins de

21:30
Sébastien Chenu

figuration que votre campagne. Le sablier

21:32
Locuteur

est renversé.

21:33
Sébastien Chenu

Non, mais je veux dire, le sablier, il est renversé. Je le dis souvent aux électeurs qui pourraient me dire « Ah, mais oui, mais on est aussi intéressé par les propos d'autres candidats. Le sablier est renversé. Le vote utile, c'est le vote du Rassemblement national, au municipal ou au présidentiel. Si vous voulez vraiment changer le cours des choses, il ne

21:49
Locuteur

faut

21:49
Sébastien Chenu

pas se disperser. » Je rappelle que si Éric Zemmour avait fait un point de plus et Marine Le Pen un point de moins, c'était Mélenchon contre Macron la dernière fois. Alors on n'a pas le temps de se faire plaisir.

21:58
Locuteur

Est-ce que c'est un danger aussi

21:59
Présentateur

pour Jordan Bardella, cette ascension de Sarah Knafow ? Ils sont tous les deux jeunes, ils ont tous les deux beaucoup d'ambition, peu de doute. Est-ce que vous faites partie de ceux aux RN qui disent à

22:08
Sébastien Chenu

Jordan Bardella « Méfie-toi » de Sarah Knafow ? Non, je crois qu'il n

22:13
Locuteur

'a

22:13
Sébastien Chenu

pas à se méfier de qui que ce soit. Je crois qu'il faut, dans ces cas-là,

22:17
Locuteur

il

22:17
Sébastien Chenu

faut tracer son chemin, exactement comme on croit devoir le faire. Ne pas se soucier de ceux qui sont là, en fait, pour permettre au système de se survivre. Parce que Mme Knafow, le seul intérêt qu'elle a pour le système, pour les gens qui nous font face, c'est d'essayer de nous empêcher, nous, de gagner. Donc traçons notre route, que Marine trace sa route pour les présidentielles, que Jordan organise notre future majorité, notre futur gouvernement. Il y a beaucoup de pain sur la planche. Ce

22:43
Locuteur

que tu es en train de dire, c'est que Sarah Knafow

22:45
Sébastien Chenu

est là pour vous parasiter. Oui, bien sûr. Oui, bien sûr, je pense que la candidature de Sarah Knafow parasite la candidature de la candidate du camp national, du camp patriote, bien entendu. Ce sont des candidatures, comme l'était Éric Zemmour, de parasitage politique, oui.

23:00
Présentateur

Le Grand Jury, questions express.

23:03
Locuteur

Et

23:04
Présentateur

toujours le même principe, des réponses par oui ou par non, pour ou contre, donc rapide. Tout d'abord, un courrier pour tous les jeunes de 29 ans, Sébastien Chenu, pour les informer sur la fertilité. Est-ce que c'est une bonne

23:14
Sébastien Chenu

ou mauvaise initiative du gouvernement pour redonner envie de faire des enfants ? Bon, je ne sais pas trop ce qu'il y

23:19
Locuteur

a

23:19
Sébastien Chenu

dans ce courrier, ça dépend de ce qu

23:20
Locuteur

'on

23:20
Sébastien Chenu

leur dit dans le courrier. Les informer que les enfants, ça se fait entre un

23:25
Locuteur

âge et un autre âge, à peu près,

23:27
Sébastien Chenu

relativement jeunes. Vraiment, on aura infantilisé les gens jusqu'au bout dans cette période. Moi, je crois que ce qu'il faut, ce sont des politiques familiales dignes de ce nom. François Hollande a beaucoup abîmé les politiques familiales. Les politiques familiales, c'est aussi de la fiscalité, c'est aussi du logement,

23:40
Locuteur

c

23:40
Sébastien Chenu

'est aussi concevoir des rapports au travail qui soient aménagés. Et je pense que de ce côté-là, rien n'a été tenté. Nous, on avait d'ailleurs indiqué qu'on souhaitait flécher les 3 milliards d'euros d'impôts qu'on aurait collectés à travers un impôt sur la fortune improductive que proposait le Modem vers la politique familiale pour une part supplémentaire. Donc la réponse,

24:01
Locuteur

c

24:01
Sébastien Chenu

'était mauvaise idée. Non,

24:03
Locuteur

c

24:03
Sébastien Chenu

'est brasser du vent pour pas grand-chose. Périne Tarnot.

24:06
Présentateur

Alors, est-ce que vous voterez la nouvelle proposition de loi déposée par le sénateur LR Laurent Duplomb pour autoriser le retour de deux insecticides ?

24:13
Locuteur

Alors,

24:13
Sébastien Chenu

il n

24:13
Locuteur

'y a

24:13
Sébastien Chenu

pas que ça là-dedans. Il y a aussi tout un volet sur le stockage de l'eau, etc., qui me semble évident. Moi, j'ai voté la première fois pour la loi Duplomb. Je la voterai également la seconde fois, parce que je pense que nos agriculteurs sont mis en concurrence avec des pays qui peuvent utiliser un certain nombre de produits qui ne sont pas utilisés ici et qu'on les met dans une position totalement déloyale. Mais encore une fois, dans la loi Duplomb, il y a plusieurs

24:39
Locuteur

choses.

24:39
Sébastien Chenu

Le stockage de l'eau en fait partie, mais oui, oui, bien sûr. Faut

24:43
Présentateur

-il informer les Français du coût exact des prestations de santé dont ils bénéficient ?

24:48
Locuteur

C

24:48
Présentateur

'est une proposition de l'Institut Montaigne dans le but d'une prise de conscience

24:52
Locuteur

? Ah,

24:54
Sébastien Chenu

mais je pense que c'est toujours important que les Français sachent ce que tout cela coûte, oui. Mais vous parlez du coût de la santé et de ce que les Français peuvent avoir comme information. Moi, j'en suis ravi parce qu'on a vu que le Conseil d'État, dernièrement, a élargi, enfin, demande qu'on puisse élargir l'accès aux soins gratuits pour les réfugiés. Écoutez, moi, je pense qu'au moment où les Français ont beaucoup de mal à se soigner, où beaucoup renoncent à un certain nombre de soins, on a de l'autre côté le Conseil d'État qui dit qu

25:24
Locuteur

'il

25:24
Sébastien Chenu

faut encore élargir et permettre de soigner le

25:26
Locuteur

monde entier. Dans le même temps, le Premier ministre

25:27
Présentateur

Sébastien Lecornu, dans une interview qui est publiée aujourd'hui dans la presse quotidienne régionale, dit qu'il va limiter quand même le recours à l'AME, l'aide

25:34
Locuteur

médicale pour les étrangers. Madame, on

25:36
Sébastien Chenu

nous chante ça depuis combien de temps que l'AME va être limitée ? Le débat a eu lieu

25:41
Locuteur

plusieurs fois. Est-ce que c'est, selon vous,

25:42
Présentateur

une bonne chose, déjà, cette limitation

25:44
Locuteur

annoncée par le Premier

25:45
Présentateur

ministre

25:45
Sébastien Chenu

? Non, mais une limitation, c'est ridicule. Il faut en finir avec l'aide médicale d'État, qui coûte un milliard et demi au bas mot aujourd'hui par an, pour la remplacer par une aide médicale d'urgence pour les gens qui sont à l'article de la mort ou qui peuvent porter une pandémie, et qu'on puisse faire les économies attendues. Enfin, je veux dire, à un moment, le Conseil d'État dit qu'il faut élargir la prise en charge des soins aux réfugiés, alors qu'on a tant de Français qui renoncent eux-mêmes. On vit dans un monde de fous. Le Premier ministre

26:12
Locuteur

devrait

26:12
Sébastien Chenu

plutôt se pencher là-dessus. – Une dernière question, je n

26:15
Locuteur

'ose

26:15
Sébastien Chenu

pas dire express. Pour ou contre la proportionnelle aux

26:17
Locuteur

prochaines

26:18
Présentateur

élections législatives ? Il y a une tribune ce matin avec plusieurs dizaines de signateurs. –

26:22
Sébastien Chenu

Oui, c'est la tribune des gens qui n'ont jamais demandé la proportionnelle, qui ont toujours détourné le regard lorsque nous, nous en parlions, et qui se disent, ah, c'est peut-être un moyen de limiter la possibilité pour le Rassemblement national d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée. Je leur dis. – Donc maintenant, vous êtes contre la proportionnelle ? – Non, non, nous, on est toujours pour la proportionnelle. Mais on n'est pas pour les bidouillages d'avant-élection. D'abord, il

26:44
Locuteur

y a

26:44
Sébastien Chenu

une tradition dans

26:45
Locuteur

la liberté française. – Donc

26:46
Sébastien Chenu

pas avant 2027 alors ?

26:47
Locuteur

–

26:47
Sébastien Chenu

Mais on ne change pas les règles du jeu avant une élection, un an avant. On est bientôt à un an de future législative. Tout ça ne se fait pas. La proportionnelle, c'est un exercice, c'est une réforme d'ampleur qui se réfléchit à plusieurs formes de proportionnelle. Balancer la proportionnelle comme ça, c'est quoi ?

27:02
Locuteur

Est

27:02
Sébastien Chenu

-ce qu'il

27:03
Locuteur

y

27:03
Sébastien Chenu

a une prime majoritaire ? Est-ce qu'il n'y en a pas ? Enfin, je veux dire, c'est un vrai débat de fond. Ça doit se réfléchir avec aussi le cumul des mandats, à mon avis. Et donc,

27:12
Locuteur

par conséquent… – Revenir sur le

27:13
Présentateur

cumul ?

27:14
Locuteur

–

27:14
Sébastien Chenu

Sur les petites communes, oui, pour qu

27:16
Locuteur

'on

27:16
Sébastien Chenu

puisse cumuler lorsqu'on est maire de petites communes. Ce sont encore les bidouillages socialistes à la sauce François Hollande et Elisabeth Borne qui sont mis en exergue. Décidément, ces gens-là ont un problème avec la démocratie. – Sébastien Chenu, nous allons marquer une pause dans ce grand jury. Je rappelle que vous

27:31
Présentateur

êtes vice-président du Rassemblement national. Et on va parler notamment de la démission de Jack Lang dans quelques instants et puis de Trump et le Rassemblement national. À tout de suite.

27:39
Locuteur

– Le

27:40
Présentateur

grand jury RTL Public Sénat, le Figaro M6.

27:44
Locuteur

–

27:56
Locuteur 8

Et la santé, ça va. Chaque année, 433 000 Français apprennent qu'ils ont un cancer. Et aujourd'hui, 3 800 000 personnes vivent avec la maladie, souvent devenues chroniques. Question, comment vit-on avec un cancer ? Notre système de santé est-il prêt à accompagner cette vie dans la durée ? Pour en débattre, je reçois Fabrice André, il est directeur de recherche à l'Institut Gustave Boussy et Sonia Delaprovoté, elle est sénatrice du Calvados à l'origine de la proposition de loi pour un registre national du cancer.

28:29
Présentateur

Et la santé, ça va ? Mardi à 17h sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.

28:39
Locuteur

Et

28:39
Locuteur 10

la santé,

28:40
Locuteur 4

ça va

28:40
Locuteur

?

28:40
Présentateur

Avec la mutualité française.

28:50
Locuteur

Ce

28:51
Locuteur 7

mois-ci, dans Masterclass, nous étudions pouvoir échanger avec Stéphane Bougna, le président d'Euronext, un dirigeant au parcours absolument incroyable, issu d'un milieu modeste, rien ne le prédestine à devenir patron d'un groupe du CAC 40 qui gère plusieurs bourses en Europe. Alors, les clés du succès, les valeurs qu'il défend, les qualités et les compétences requises pour réussir une carrière, beaucoup de questions lui seront posées dans Masterclass sur Public Sénat.

29:14
Présentateur

Masterclass, mardi à 17h30 sur Public Sénat et sur publicsénat.fr. Masterclass, présenté par Bourse Direct, le partenaire de tous vos investissements. À vos côtés, pour vos projets Bourse, Assurance Vie, Épargne.

29:38
Locuteur

Est

29:39
Locuteur 5

-ce que vous savez qui est Ruben Vidoni

29:42
Locuteur

? C

29:42
Locuteur 10

'est mon grand-père Ruben ? C

29:45
Locuteur

'était un espion soviétique.

29:47
Locuteur 5

Sa mission ? Exporter la révolution bolchevique partout sur la planète. Entre deux missions, Ruben trouve le temps de mettre au monde un fils, André,

29:56
Locuteur

qui

29:56
Locuteur 5

n'a pas tout à fait les mêmes opinions sur le communisme. Il

29:59
Locuteur 2

y a eu des goulags, il faut en parler, et c'est terrorisant les goulags.

30:02
Locuteur 10

Une immense chance d'avoir été son fils, d'avoir

30:05
Locuteur

pu

30:06
Locuteur 10

discuter, cheminer, échanger avec lui.

30:10
Sébastien Chenu

Tout ce que les Glucksmans ont apporté du vin dans la politique, ça,

30:15
Locuteur

c

30:16
Sébastien Chenu

'est formidable.

30:18
Locuteur

Trois

30:19
Locuteur 5

générations de Glucksmans, trois époques différentes, trois engagements à gauche.

30:24
Locuteur

Voici

30:25
Locuteur 5

l'histoire d'une famille française, pas comme les autres.

30:29
Présentateur

Les Glucksmans, une histoire de famille. Vendredi prochain à 18h30 sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.

30:36
Locuteur

Je

30:48
Sébastien Chenu

veux vous parler aujourd'hui de toilettes. Les Européens, ce sont eux qui ont inventé les toilettes à chasse d'eau. Mais depuis, ils n'ont rien changé. Je pense que le moment est venu de réinventer les toilettes.

31:09
Locuteur 2

Nous voulons créer une culture des toilettes.

31:11
Locuteur 10

Nous, on a bon espoir que tout le monde dise ses filles bio.

31:16
Locuteur

Je

31:16
Présentateur

vais vous présenter les toilettes autonomes qui n'utilisent pas d'eau et au contraire produisent de l'eau à partir de l'urine.

31:23
Locuteur

C'est

31:24
Sébastien Chenu

bien de l'eau.

31:24
Locuteur

Parlez

31:27
Sébastien Chenu

de toilettes, parce que si on n'en parle pas, on ne peut pas les améliorer.

31:33
Présentateur

Toilettes, sans tabou. Vendredi prochain à 22h sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.

31:42
Locuteur

Bonjour

31:42
Locuteur 10

chez vous. Je vous retrouve du lundi au vendredi

31:44
Sébastien Chenu

à 7h30. Et nous serons plus que jamais au cœur de nos régions avec nos invités, nos reportages et la presse régionale pour découvrir et comprendre les enjeux politiques de notre quotidien. Bonjour chez vous. C'est du lundi au vendredi à 7h30.

32:25
Locuteur 5

Nous

32:26
Locuteur

sommes programmés par notre

32:27
Locuteur 5

génétique pour nous sentir

32:30
Locuteur

au mieux lorsque nous jeûnons, mangeons,

32:33
Locuteur 5

jeûnons, mangeons. C

32:34
Locuteur

'est le

32:35
Locuteur 5

programme de survie de l'évolution.

32:37
Présentateur

Serions-nous dessinés par l'évolution pour

32:40
Locuteur

jeûner ?

32:42
Présentateur

Renoués avec cette capacité, auraient-ils des effets bénéfiques sur notre santé

32:46
Locuteur

? Donc

33:03
Locuteur 3

maintenant, excellent. Voilà. Et le tour de la taille, là, c'était 112. Maintenant, c'est 104. D'accord. Excellent.

33:13
Locuteur

Le

33:14
Présentateur

Jeune, enquête sur un phénomène. Samedi prochain à 21h sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.

33:21
Locuteur

Ou

33:25
Présentateur

revoir ce documentaire, publicsénat.fr. Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, député du Nord et vice-président de l'Assemblée nationale et notre invitée, Perrine Tarnot de Public Sénat et Claire Conruyte du Fidiaro sont à mes côtés pour vous interroger.

34:05
Locuteur

Le

34:06
Présentateur

Grand Jury, l'actualité de la semaine.

34:09
Locuteur

Dans

34:09
Présentateur

l'actualité de la semaine, il y a l'ancien ministre Jack Long qui a proposé sa démission de l'Institut du monde arabe au ministère des Affaires étrangères. Le nom de l'ancien ministre apparaît plus de 600 fois pour ses relations avec le trafiquant sexuel Jeffrey Epstein. Vous dites, Sébastien Chenu, il était temps.

34:27
Sébastien Chenu

Ah oui, je vous dis qu'il était temps.

34:29
Locuteur

Vous

34:29
Sébastien Chenu

savez, la vie de Jack Long, ça commence comme un film de Truffaut et ça se termine par

34:35
Locuteur

«

34:35
Sébastien Chenu

Fait entrer l'accusé ». Donc il y

34:37
Locuteur

a

34:37
Sébastien Chenu

un côté très glauque dans ce qu'on découvre de Jack Long. On découvre deux choses, des relations, des inclinaisons avec Epstein qui sont douteuses et qui jettent l'opprobre sur sa présidence de l'Institut du monde arabe. Et puis on découvre, et c'est l'enquête qui a été déclenchée par le parquet national financier, une capacité probable peut-être supposée à avoir monté des sociétés offshore pour se soustraire finalement

35:05
Locuteur

à l'impôt. Je vous ai déjà devenu

35:06
Sébastien Chenu

plus prudent sur des mises en cause personnelles.

35:09
Locuteur

En

35:09
Sébastien Chenu

général, vous dites qu

35:10
Locuteur

'il

35:10
Sébastien Chenu

faut attendre l'enquête. Je vous ai dit la réalité des choses. C'est-à-dire qu'il y a un soupçon de société offshore qui me semble être gravissime, mais ça c'est mon appréciation personnelle. Et donc je pense que Jack Long ne pouvait pas se maintenir à la tête de l'Institut du monde arabe. Et ça dit d'autres choses. D'ailleurs, ce qu'on découvre de Jack Long, de cet homme de 86 ans qui vit sur la bête depuis 60 ans en réalité, qui vit sur l'argent public depuis 60 ans, on découvre aussi son incapacité à avoir géré l'Institut du monde arabe. Je pense qu

35:41
Locuteur

'il

35:41
Sébastien Chenu

faut aussi qu'on regarde ça. Ce monsieur qui a été nommé, renommé plusieurs fois à la tête de cet institut par le pouvoir politique, en général, laisse un institut du monde arabe exsangue financièrement avec un coût d'exploitation déficitaire. Je pense que je fais

35:55
Locuteur

référence au rapport de la Cour des comptes. Un rapport de la Cour des comptes qui est peut-être un peu moins

35:57
Sébastien Chenu

sévère que vous. Qui est très sévère. Un institut du monde arabe qui devait être financé à 40% par les pays du monde arabe et à 60% par l'État français, qui désormais est financé quasiment globalement par l'État français, 12 millions d'euros, avec une fréquentation en baisse. Donc en fait, Jack Lang a peut-être, peut-être fraudé l'impôt, était peut-être, peut-être, probablement ami de Jeffrey Epstein et en plus, il a ruiné l'institut du monde arabe.

36:26
Locuteur

A

36:26
Sébastien Chenu

bon débarras, sincèrement.

36:27
Présentateur

Est-ce que plus globalement, il faut une commission d'enquête sur l'affaire Epstein et ses ramifications en France ? C

36:32
Locuteur

'est

36:32
Présentateur

ce que propose la France insoumise ?

36:33
Locuteur

Oui, oui,

36:33
Sébastien Chenu

moi je n'y vois pas d'inconvénient. D'ailleurs, on n'entend pas beaucoup les élus socialistes sur le cas de Jack Lang. À ça, quand Trump était nommé X fois dans les rapports, dans les échanges avec Epstein, on a entendu la gauche. Mais là, dites donc, la gauche, on

36:46
Locuteur

ne l'entend pas beaucoup. Si,

36:46
Sébastien Chenu

si,

36:46
Locuteur

il y a beaucoup d'anciens ministres socialistes qui ont appelé Jack Lang à des missionnistes. On a notamment

36:52
Sébastien Chenu

entendu Olivier Faure, oui. Qu'il parle plus fort, Olivier Faure, parce que la gauche a toujours des... Comment dire ? Là, en l'occurrence, ils ont été assez explicites.

37:02
Locuteur

Écoutez,

37:03
Sébastien Chenu

moi

37:03
Locuteur

je

37:03
Sébastien Chenu

trouve qu'on ne les entend pas beaucoup, mais tant mieux, parce que je pense que des gens comme Jack Lang font beaucoup de mal, finalement, à la vie politique française, à l'idée qu

37:12
Locuteur

'on

37:12
Sébastien Chenu

se fait du service de la nation. Et sincèrement, bon débarras, Jack Lang à 96 ans n'a plus rien à faire dans la sphère publique. Marine Le Pen et Louis Alliot sont également cités dans ces

37:23
Locuteur

correspondances

37:24
Présentateur

d'Epstein, pas pour des faits criminels, mais pour le financement du Front National pour les Européennes de 2019, financement supposé. Est-ce que votre parti a bien cherché des financements américains pour moins dépendre de ces financements de l'époque

37:36
Sébastien Chenu

avec la Russie ? Non, alors la réalité, c'est pas exactement... C'est pas Epstein qui cite le Rassemblement National, c'est Bannon qui parle à Epstein du Rassemblement National parce que Bannon avait rencontré Alliot qui lui disait « En France, on nous interdit d'avoir des prêts. » Ça fait, ça

37:50
Locuteur

aussi, c'est le contenu. Bannon aurait pu

37:51
Présentateur

jouer le rôle d'entremetteur entre

37:53
Locuteur

Jeffrey Jemstein et lui et Alliot.

37:55
Sébastien Chenu

Ça n'a pas été le cas.

37:56
Locuteur

Vous dites aujourd'hui qu'il n'y a pas eu

37:58
Sébastien Chenu

du tout de financement du... Ah non, sinon on n'aurait pas eu à aller vers d'autres pays et prendre des prêts tchéco-russes, un prêt tchéco-russes qui a été remboursé avec un taux d'intérêt extrêmement fort. Ben oui, parce qu'on

38:09
Locuteur

ne

38:09
Sébastien Chenu

trouvait pas. La

38:09
Locuteur

recherche de l'américain.

38:11
Sébastien Chenu

Regardez, à l'époque, on ne nous prête pas en France. Scandale démocratique. Personne ne s'en émeut. Scandale démocratique, on ne prête pas au premier parti politique de France. On interdit de pouvoir prêter aussi... que les banques européennes puissent nous prêter. Nous nous tournons vers des banques extra-européennes. On galère énormément et on trouve une banque qui nous prête à un taux d'intérêt extravagant. Le scandale, il est là. C'est qu'on ne prête pas au premier parti politique de France. On attend toujours d'ailleurs la Banque de la démocratie de M. Macron et de M. Bayrou au passage. Puisqu'on parle des États-Unis, est-ce que vous comprenez ce que fait

38:45
Présentateur

Donald Trump ? Qu'avez-vous pensé de la publication par le président américain cette semaine d'une vidéo montrant le couple

38:52
Sébastien Chenu

Obama en singe avant de l'enlever sans vraiment s'excuser ? Je trouve ça répugnant.

38:58
Locuteur

Si

38:58
Sébastien Chenu

vous voulez tout savoir,

38:59
Locuteur

je

38:59
Sébastien Chenu

trouve ça répugnant. Inutilement blessant, vulgaire, raciste. Je ne comprends pas que le président des États-Unis, qui représente un grand pays, puisse s'abaisser à ça, sincèrement. Je trouve ça répugnant.

39:16
Locuteur

Est-ce

39:16
Présentateur

que vous regrettez aujourd'hui tous les compliments que vous avez adressés, vous et l'ensemble du Rassemblement national, à Donald Trump au moment de son élection notamment ? Est-ce que vous avez tardé à prendre la mesure de la menace Trump ?

39:28
Sébastien Chenu

Non. Il y

39:29
Locuteur

a

39:29
Sébastien Chenu

plusieurs choses là-dedans. Que Donald Trump incarne un sentiment de force, un sentiment de liberté, une capacité à dire non à ses adversaires politiques, etc. Et que ça puisse être séduisant, oui, évidemment. Moi, je trouve que quelqu'un qui tombe, qui revient contre le système, qui bat une candidate dont tout le monde ici en France disait qu'elle allait être élue, la candidate démocrate. Souvenons-nous, moi, je me souviens, il y a deux ans, la candidate démocrate était formidable, très intelligente, exceptionnelle. Bon, c'était une nullité en réalité, auquel les Américains n'ont pas voulu faire confiance.

40:02
Locuteur

Non, mais

40:03
Présentateur

sauf qu'aujourd'hui, Donald Trump, c'est une certaine violence,

40:05
Locuteur

c'est un

40:05
Présentateur

mépris de

40:06
Locuteur

la

40:07
Sébastien Chenu

justice, mépris de la

40:08
Locuteur

presse, le racisme qu'on vient de

40:10
Sébastien Chenu

décrire.

40:11
Locuteur

La société américaine ne ressemble

40:11
Sébastien Chenu

pas à la société française. Le leader politique américain, Donald Trump, ne ressemble pas tant mieux au leader politique français. Donc pour

40:17
Locuteur

vous, c'est juste un petit décalage culturel.

40:19
Sébastien Chenu

Non,

40:19
Locuteur

non,

40:19
Sébastien Chenu

j'y viens. Il porte en lui une forme de violence dont on vient de parler. Mais il porte en lui aussi quelque chose qui manque chez nous. C'est un patriotisme totalement abouti, échevelé et sans aucun complexe. Et c'est là où Donald Trump est un président avec lequel il faut établir un rapport de force. Je rappelle ce que dit Jordan Bardella. Un rapport de force s'impose parce que Donald Trump défend. Mais avant lui, les autres présidents américains le faisaient peut-être avec plus d'élégance, plus de distance, etc. Mais défend uniquement

40:53
Locuteur

les intérêts des Américains.

40:55
Présentateur

Sans aucun complexe, un patriotisme, sans aucun complexe qui donne visiblement lieu à des dérives. C'est-à-dire que vous ne pouvez pas séparer, si vous voulez, une forme de patriotisme théorisé dans la violence américaine, des dérives que cela

41:12
Locuteur

donne.

41:12
Sébastien Chenu

J'ai commencé ma phrase en disant qu'il portait en lui une forme de violence, Donald Trump. Mais ce qu'il a, c'est qu'en fait, il se lève le matin en disant « les intérêts des Américains avant toute chose », quels que soient les contextes, quels que soient les rapports de force, quels que soient les partenaires,

41:28
Locuteur

quels

41:28
Sébastien Chenu

que soient le droit international, les intérêts américains avant toute chose. Alors il faut faire face avec ça. Mais je vous rappelle... Oui, mais le

41:35
Locuteur

patriotisme

41:36
Présentateur

que vous reconnaissez à Donald Trump, il finit dans une forme de nationalisme.

41:42
Sébastien Chenu

Non, mais c'est parce qu'il est probablement mal employé qu'il est lié aussi à la personnalité de Donald Trump. Mais je vous disais, les présidents américains ont toujours défendu les intérêts américains, parfois sans cette violence. Mais c'est un truc, c'est un marqueur des présidents américains. Mais donc, juste pour résumer, vous dites quand même qu'il y

41:57
Locuteur

a

41:57
Sébastien Chenu

des choses à prendre chez Donald Trump. Il

41:58
Locuteur

y a des choses

41:59
Sébastien Chenu

intéressantes. Son patriotisme... Moi, je trouve qu'en tous les cas, parler la langue patriote, défendre les intérêts de son pays, c'est toujours effectivement mieux que ce qu'on voit ici, c'est-à-dire l'absence de défense de nos intérêts. Mais je vous rappelle une chose. Nous avons condamné Donald Trump lorsqu'il a utilisé, lorsqu'il s

42:17
Locuteur

'est

42:17
Sébastien Chenu

référé finalement à la théorie Monroe pour le Venezuela. C'est-à-dire tout pays qui est dans ma sphère d'influence doit finalement tomber quelque part sous mon escarcelle. Je dois décider qui dirige, etc. Et on m'avait dit à l'époque, certains de

42:29
Locuteur

vos

42:29
Sébastien Chenu

gouvernements m

42:30
Locuteur

'ont

42:30
Sébastien Chenu

dit, « Mais vous êtes maintenant moins trumpiste qu'Emmanuel Macron ou que Gabriel Attal ». Je rappelle que tous ces gens-là se félicitaient que Donald Trump est sorti Maduro. Nous, on n'a pas une larme pour Maduro. C'était un salaud. Tout le monde est très content. Mais la même logique amène au Groenland. La même logique

42:44
Locuteur

amène à des rapports de force brutaux. Vous condamnez

42:46
Présentateur

finalement toutes ces actions, les droits de douane, le Groenland,

42:49
Locuteur

le Venezuela ? Je n

42:50
Sébastien Chenu

'admire pas Donald Trump. Je dis qu'il a quelque chose d'un leader politique extrêmement volontariste, extrêmement défenseur des intérêts des Américains, qui est intéressant dans le sens où il met les intérêts des Américains au cœur de sa politique. Mais en revanche, il le fait à notre détriment. Et ne pas le regarder, ne pas le voir, ne pas le reconnaître et ne pas se donner les moyens de le contrer est une faute politique, faute commise par Emmanuel Macron.

43:17
Locuteur

Et

43:17
Présentateur

il affiche ouvertement et clairement son mépris pour l'Europe. Est-ce que son projet et le projet de ses proches, notamment Steve Bannon qu'on a cité tout à l'heure, est aussi de faire élire l'extrême droite au pouvoir en Europe, notamment de faire élire Marine Le Pen en France ? C'est un projet assumé. Est-ce que c'est embarrassant pour vous ?

43:33
Sébastien Chenu

Non mais nous, on ne s'occupe pas de ce que veut faire Donald Trump. Et on lui dénie le fait de pouvoir d'une quelconque ingérence dans la vie politique française. Mais les Français ne sont pas sensibles à des consignes de vote venant de l'extérieur. Nous, ce que nous croyons, c'est que si la France veut résister à Donald

43:50
Locuteur

Trump... Il peut

43:50
Sébastien Chenu

y avoir des influences, il peut y avoir des ingérences. Dans tous les cas, nous,

43:54
Locuteur

ce

43:54
Sébastien Chenu

qu'on dit, c'est que si la France veut être force face à Donald Trump, parce qu

43:57
Locuteur

'il

43:57
Sébastien Chenu

faut en revenir là, c'est ça l'intérêt. Comment on résiste à Donald Trump ? Comment on défend nos intérêts ? Eh bien, c'est en ayant un pays qui fait de la croissance. Je vous rappelle que la zone euro, je ne parle même pas de la France, la zone euro, on est à 1,1% de croissance. Quand les États-Unis sont à 4,3% de croissance, la zone euro est aujourd'hui bien faible. On a une Europe qui croule sous les dettes, en tout cas un pays, la France, qui croule sous les dettes et sous l'immigration. Comment voulez-vous qu'on fasse face au sein de l'Europe, avec l'Europe, à Donald Trump ?

Il faut évidemment qu'on retrouve des moteurs de croissance, qu'on retrouve une énergie à un prix acceptable, qu'on retrouve notre souveraineté et qu'on repense une politique d'immigration qui ne soit pas celle que nous subissons, évidemment. Et là, on pourra commencer

44:40
Locuteur

à résister à Donald Trump. Et comme on parle des États-Unis,

44:42
Présentateur

est-ce que vous condamnez fermement les meurtres récents de deux Américains par l'ICE, la police de l'immigration aux États-Unis ? Est-ce que vous condamnez d'une manière plus générale les méthodes de cette police ? Parce qu'on a pu entendre, par exemple, Marion Maréchal parler d'accidents malheureux.

44:56
Sébastien Chenu

– Moi, je pense que quand il y a une bavure policière, quand il y a ce type de choses, ça doit être durement réprimandé, parce que pour qu'une police soit respectée,

45:04
Locuteur

elle

45:04
Sébastien Chenu

doit être exemplaire. Je note aussi que l'ICE a été créé sous M. Obama. Voilà, ce n'est

45:10
Locuteur

pas un jugement. – Pas avec les mêmes instructions. – Ce que je

45:13
Sébastien Chenu

vous dis, ce n

45:14
Locuteur

'est

45:14
Sébastien Chenu

pas un jugement,

45:14
Locuteur

c

45:14
Sébastien Chenu

'est que tout ça, il faut tout dire dans ces cas-là. Ça a été créé par Obama, Trump l'a probablement un peu dopé ou équipé autrement, mais ce n

45:23
Locuteur

'est

45:23
Sébastien Chenu

pas du tout le modèle qu'on veut pour notre pays. Nous, on veut une police qui soit, et elle l'est, parfaitement républicaine, parfaitement équipée, soutenue par les pouvoirs publics, comme elle est soutenue par les Français. Pas une police qu'on insulte, que certains leaders politiques insultent à longueur de journée. Nous, on soutient la police et évidemment, on

45:40
Locuteur

sanctionne les

45:41
Sébastien Chenu

bavures policières. –

45:42
Locuteur

Ce

45:42
Sébastien Chenu

que vous êtes en train de nous promettre, Sébastien Chenu, c'est que si vous êtes élu, vous ferez du trumpisme soft. – Non,

45:48
Locuteur

mais

45:48
Sébastien Chenu

c'est bizarre que vous ayez cette comparaison.

45:51
Locuteur

Est

45:51
Sébastien Chenu

-ce que vous trouvez que les

45:52
Locuteur

États

45:52
Sébastien Chenu

-Unis,

45:52
Locuteur

c

45:52
Sébastien Chenu

'est un pays comparable à la France ?

45:54
Locuteur

–

45:54
Sébastien Chenu

Non,

45:54
Locuteur

mais vous

45:55
Présentateur

reprenez tous les objectifs de Donald Trump et vous les faites vôtres, enfin vous les partagez en tout cas. Vous dites qu'il

46:01
Locuteur

y a

46:01
Présentateur

des choses intéressantes chez Donald Trump,

46:03
Sébastien Chenu

et après c'est juste un problème d'exécution. – Non,

46:06
Locuteur

je

46:06
Sébastien Chenu

vous dis, les modèles ne sont pas duplicables, et Trump n'est pas notre modèle. D'abord, les États-Unis ne ressemblent pas à la France. Les États-Unis, c'est un pays dans lequel le religieux a une place très importante. C'est un pays dans lequel le rapport à l'économie, à la réussite, etc. est très différent d'une autre. Tous les parlementaires américains, sur leur fiche, vous pouvez regarder, ont affiché leur religion. Donc on n'est pas dans un pays comparable, on n'a pas les mêmes boussoles. Et donc par conséquent, on n'a pas les mêmes solutions. Maintenant, dire qu

46:34
Locuteur

'on

46:34
Sébastien Chenu

doit faire de la croissance, dire qu'on doit faire du patriotisme économique pour s'en sortir, dire qu'on doit limiter l'immigration, oui c'est ça, ou sinon on va crever. Vous parliez de liberté tout à l'heure, il y

46:43
Locuteur

a

46:43
Sébastien Chenu

eu une perquisition cette semaine dans les locaux

46:45
Présentateur

de Hicks, le réseau social d'Elon Musk à Paris. L'enquête porte notamment sur des soupçons d'ingérence étrangère, sur la diffusion de contenus pédo-pornographiques, de propos négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel. Est-ce que c'est ça la liberté d'expression que vous défendez ou pas ?

47:03
Locuteur

De

47:04
Sébastien Chenu

pouvoir tout faire, tout dire ? Non mais je ne vais pas... Non, la liberté d'expression, elle est bordée par une loi dans notre pays. Et c'est très bien ainsi. Donc moi je ne

47:13
Locuteur

vais

47:13
Sébastien Chenu

pas m'immiscer dans ce que la justice fait. Si la justice a des soupçons, elle doit enquêter.

47:17
Locuteur

Mais

47:17
Sébastien Chenu

est-ce que la

47:17
Locuteur

question

47:17
Sébastien Chenu

de la liberté d'expression est une question en France ? Elle peut le devenir. J'ai vu que dernièrement Emmanuel Macron par exemple n'excluait pas d'interdire les jeux vidéo au moins de 15 ans. On voit qu'il y a évidemment une volonté. Quand M. Macron veut labelliser les médias, moi ça me gêne.

47:32
Locuteur

Mais est-ce que vous êtes par exemple

47:33
Présentateur

pour un encadrement plus rigoureux des réseaux sociaux et pour leur interdiction au moins de 15 ans

47:38
Locuteur

? On

47:38
Sébastien Chenu

l'a voté. Donc oui, parce qu'il faut protéger les mineurs. Et c'est le boulot du politique de protéger les mineurs. Voyez-vous, moi je m'étais questionné très sincèrement sur ça. Je me suis dit quand même, on est encore en train d'essayer. Mais c'est facile de se questionner lorsqu'on n'est pas mis dans une réalité qui est celle d'avoir des enfants, d'avoir des mineurs chez soi qui ont accès à ça. Ben oui, je pense qu'il faut protéger les mineurs. C'est la priorité. Est

47:59
Locuteur

-ce que vous êtes gêné par

48:00
Présentateur

certains contenus que vous voyez aujourd'hui sur les réseaux sociaux ? Qu

48:03
Sébastien Chenu

'ils soient violents, qu'ils soient racistes, qu'ils soient...

48:06
Locuteur

Alors

48:06
Sébastien Chenu

pédopérographiques,

48:07
Locuteur

je ne sais pas si on tombe dessus comme ça. Raison pour laquelle

48:08
Sébastien Chenu

nous avons voté cette loi. Mais en revanche, je pense qu'attention, toucher à la liberté d'expression, à la liberté d'aller et venir, à la liberté de circulation sur les réseaux sociaux, est à

48:22
Locuteur

prendre avec beaucoup de précaution. Et que les réseaux sociaux,

48:24
Locuteur 2

et notamment X, soient plus transparents sur le fonctionnement de ces algorithmes.

48:28
Sébastien Chenu

Oui, probablement. Il y

48:29
Locuteur

a

48:29
Sébastien Chenu

toujours des efforts à faire. Non, mais probablement. Mais attention à ne pas verser... Vous savez, on passe vite de l'autre côté. Et moi, je trouve qu'Emmanuel Macron a une inclinaison qui est celle de vouloir labelliser de l'information, interdire, interdire, puis interdire. Après, les réseaux sociaux, c'est les jeux vidéo. Attention à ne pas basculer du mauvais côté. Les Français sont attachés à la liberté. Ça fait partie, évidemment, de notre triptyque. Et en tous les cas, nous,

48:52
Locuteur

on

48:52
Sébastien Chenu

est attachés à cette liberté. Et la liberté n'est pas l'ennemi de la protection des mineurs.

48:58
Présentateur

Mais si je vous pose toutes ces questions sur la liberté d'expression, c'est parce que cette semaine, le groupe Les Patriotes, des députés RN, groupe dirigé par Jordan Bardella, a co-organisé à Bruxelles un sommet transatlantique sur la liberté d'expression. Et il y avait dans ce colloque plusieurs figures de la sphère de Donald Trump. Il y avait des personnalités qui sont ouvertement contre l'avortement, contre l'homosexualité. Il y avait des chrétiens fondamentalistes. Est-ce que

49:21
Sébastien Chenu

ce rassemblement vous a gêné ? – Non, on n'est pas à l'initiative. On n'est pas comptable des propos qui sont tenus. Voyez-vous, je le dis parce que quand, par exemple, on peut parler du Parlement européen, quand les macronistes élisent la présidente du Parlement européen qui est anti-avortement, ça ne

49:34
Locuteur

veut

49:34
Sébastien Chenu

pas dire que les macronistes sont anti-avortement. Ou alors j'ai

49:37
Locuteur

manqué un épisode… – Vous avez co-organisé quand

49:38
Sébastien Chenu

même. – Oui,

49:39
Locuteur

mais

49:39
Sébastien Chenu

enfin, ils ont élu. Là,

49:40
Locuteur

ce

49:40
Sébastien Chenu

n

49:40
Locuteur

'est

49:40
Sébastien Chenu

pas un débat, madame. Ce n

49:41
Locuteur

'est

49:41
Sébastien Chenu

pas juste un débat. Parce que moi,

49:42
Locuteur

je

49:42
Sébastien Chenu

suis pour le débat. La liberté d'expression, la liberté de débattre, débattre avec des gens qui pensent l'inverse de vous, je trouve ça très intéressant. Et je pense que ça ne vous engage pas sinon à faire valoir vous-même des prises des positions. Ça vous engage vous-même à vous positionner sur un certain nombre de choses. Mais ce n

49:57
Locuteur

'est

49:57
Sébastien Chenu

pas parce que vous débattez que

49:57
Locuteur

vous validez.

49:57
Sébastien Chenu

– Non, mais là, c'est une tribune. Je veux

49:58
Locuteur

dire,

49:58
Sébastien Chenu

vous savez très bien les propos qui sont tenus sur ce type de tribune et avec ce type d'invités. – Mais quel est le problème de débattre ? Quel est le problème d'avoir des gens qui pensent l'inverse de vous ? C'est moins problématique que

50:09
Locuteur

de lire… – Donc vous pensez qu

50:09
Présentateur

'il faut par exemple rouvrir le débat sur l'avortement alors ?

50:15
Sébastien Chenu

–

50:15
Locuteur

Je suis très

50:15
Sébastien Chenu

attaché au droit à l'avortement. Marine Le Pen l'a rappelé à chaque campagne électorale. Moi, j'y suis très attaché personnellement. Donc non, il n

50:22
Locuteur

'y a

50:22
Sébastien Chenu

pas de débat à ouvrir. Vous savez, moi je suis très attaché aux droits et aux libertés individuelles. Je suis très attaché au mariage pour les couples de même siècle.

50:29
Locuteur

Je

50:29
Sébastien Chenu

suis attaché au droit à l'avortement, à ces droits et libertés individuelles qui n'empêchent rien pour les autres et qui permettent aux individus de vivre mieux. – Sébastien Chenu, un mot sur l'Iran. Quelques semaines après le massacre de plusieurs

50:43
Locuteur

dizaines

50:44
Présentateur

de milliers d'Iraniens par le régime des Mollahs, que peut faire la France ? Est-ce qu'une action militaire, comme l'a envisagé

50:51
Sébastien Chenu

ou comme l'envisage toujours Donald Trump, est exclue

50:53
Locuteur

? –

50:54
Sébastien Chenu

Bon, on a un devoir moral vis-à-vis de l'Iran. Je vous rappelle que c'est dans notre pays qu'en 1979, l'Ayatollah Khomeini a été accueilli. On a un devoir moral vis-à-vis du peuple d'Iran. On n'entend pas là-haut non plus, beaucoup la gauche.

51:07
Locuteur

Vous

51:07
Sébastien Chenu

allez me dire peut-être qu'on a entendu dans un couloir quelques leaders de gauche, à part ceux de la France.

51:11
Locuteur

– Alors le devoir moral, ça veut dire quoi précisément ?

51:14
Sébastien Chenu

– Mais je termine mon propos. La gauche aussi, au lieu de dire que c

51:19
Locuteur

'est

51:19
Sébastien Chenu

des problématiques de pouvoir d'achat, devrait ouvrir les yeux. Ce ne

51:21
Locuteur

sont

51:21
Sébastien Chenu

pas des problématiques de pouvoir d'achat en Iran. On est sous des régimes moyenâgeux, tortionnaires, qui empêchent la liberté d'expression et la liberté tout court. Intervenir pas militairement, parce qu'on a vu que les interventions militaires, on peut tenir, on peut regarder les conséquences de ce qui a été fait dans le passé, n'aboutissent pas forcément à l'installation d'une démocratie. En revanche, aider. Aider comment ? On peut geler des devoirs financiers de dirigeants iraniens. On peut aider contre la censure à travers le développement de certains VPN. Là, on peut aider.

Et on peut aider le peuple iranien à se libérer lui-même, car je vous le rappelle, c'est au peuple de se libérer de leurs tortionnaires. On peut les aider, mais c'est au peuple de choisir leurs dirigeants. Si demain, les Iraniens veulent les descendants du Shah ou un autre, ou un autre, ce sont aux Iraniens, c'est aux Iraniens de le décider.

52:09
Locuteur

Le

52:10
Présentateur

Grand Jury, ça se passe au Parlement.

52:12
Locuteur

On

52:13
Présentateur

va revenir à la politique nationale. Le Premier ministre dresse ce matin dans la presse régionale ce qu'il veut faire à Matignon maintenant que le budget a été adopté. Alors, première question, Sébastien Chenu. Cela veut dire que toutes vos tentatives pour accélérer le calendrier avec une dissolution ou avec même une démission d'Emmanuel Macron,

52:30
Sébastien Chenu

tout ça a échoué

52:30
Locuteur

?

52:32
Sébastien Chenu

Effectivement, puisque les Républicains et les Socialistes ont décidé de s'allier en fin de mandat à la Macronie pour éviter d'aller aux élections législatives. Vous savez, le marqueur de ces vieux partis pourris du système, le PS et les Républicains, c'est qu'ils ont peur des Français et peur de leur jugement. Ils en ont tellement peur. D'ailleurs, ils ont raison d'en avoir peur. Parce que si vous regardez les législatives partielles qui ont donné un député UDRRN de plus sur les bancs de l'Assemblée nationale en Haute-Savoie, montrent que leurs électeurs vont les sanctionner très durement. Mais effectivement, ils ont essayé de gagner du temps.

Ils gagnent du temps et la dissolution s'éloigne. Mais surtout, ce qui s'éloigne, c'est avoir 15 mois utiles pour le pays. Car l'agenda de Sébastien Lecornu me semble un peu léger.

53:14
Locuteur

Justement, dans

53:14
Présentateur

le calendrier de Sébastien Lecornu, il y a la programmation pluriannuelle de l'énergie, c'est-à-dire la feuille de route pour la production de l'électricité pour les années à venir. Le Premier ministre va publier un décret d'ici la fin de la semaine prochaine. Donc, sans vote du Parlement. Est-ce que c'est toujours un motif de censure pour le Rassemblement national

53:32
Locuteur

?

53:33
Sébastien Chenu

Mais bien sûr. C'est à l'Assemblée nationale, c'est éminemment stratégique de se prononcer à travers un vote sur ce plan pluriannuel de l'énergie. Enfin, pourquoi contourner le Parlement ? Alors, je sais que la Macronie, Emmanuel Macron...

53:46
Locuteur

Il n'y a pas de consensus politique. Non, mais

53:47
Sébastien Chenu

des

53:48
Locuteur

débats, ce n'est pas

53:48
Sébastien Chenu

un vote, madame.

53:49
Locuteur

Il n'y a pas de consensus politique aujourd'hui. Non, mais d

53:51
Sébastien Chenu

'accord.

53:52
Locuteur

C'est comme le 43. Non, ce n'est pas qu'il n'y a pas de

53:54
Sébastien Chenu

consensus politique, c'est qu'il

53:54
Locuteur

n'y a

53:54
Sébastien Chenu

pas de majorité, probablement, pour ce plan pluriannuel de l'énergie. La Macronie ne gouverne pas sans le peuple. Elle gouverne contre le peuple et contre ses représentants. La Macronie est le seul système minoritaire qui gouverne.

54:09
Locuteur

Donc, ça veut dire que vous êtes contre, par exemple,

54:10
Présentateur

les six nouveaux EPR

54:11
Locuteur

qui sont inscrits pour

54:13
Présentateur

le

54:13
Locuteur

nucléaire, les

54:14
Présentateur

huit supplémentaires

54:15
Locuteur

en

54:15
Présentateur

option, etc.

54:16
Sébastien Chenu

Non, nous avons toujours dit que nous étions pour la montée en puissance du nucléaire, donc

54:19
Locuteur

favorable à ça.

54:20
Sébastien Chenu

Mais il n'y a pas que ça. Il n'y a pas que ça dans ce plan pluriannuel. Il y a une montée en puissance aussi des énergies intermittentes. Or, notamment l

54:28
Locuteur

'éolien et le

54:29
Sébastien Chenu

solaire. Nous,

54:30
Locuteur

ce

54:30
Sébastien Chenu

que nous souhaitons, c'est qu'on puisse ouvrir le débat sur une énergie intermittente qui soit notamment la biomasse, qui soit l'hydrogène, et dans lesquelles on ne voit pas ces efforts. Donc, on veut un vote et on veut une ligne qui soit claire, pas du en même temps l'éternel

54:43
Locuteur

en même temps d'Emmanuel Macron. Sans ce vote, vous allez censurer le

54:45
Présentateur

gouvernement ?

54:46
Sébastien Chenu

On verra. On ne s'interdit rien. Pourquoi on s'interdirait quelque chose ? Mais aujourd'hui, de toute façon, il n

54:51
Locuteur

'y a

54:51
Sébastien Chenu

pas de vote prévu. Un débat n'est pas un vote.

54:55
Locuteur

Vous pouvez déclencher une

54:56
Sébastien Chenu

motion de censure, comme vous le voulez. Non, mais on ne s'interdit rien. Et en revanche, la

54:59
Locuteur

conséquence de... Donc, vous l'envisagez,

55:00
Présentateur

la motion de censure ?

55:01
Sébastien Chenu

On ne s'interdit rien. En revanche, la conséquence de tout ça, c'est une hausse des tarifs de l'énergie, probablement multipliée par deux. Jean-Philippe Tanguy a fait des propositions. C'est pas du tout ce que dit Sébastien Lecord.

55:12
Locuteur

Mais bien sûr, mais il ne dit jamais ça à la fin. Son objectif, c

55:13
Sébastien Chenu

'est

55:14
Locuteur

la stabilité du

55:14
Sébastien Chenu

prix. Non,

55:15
Locuteur

mais

55:15
Sébastien Chenu

d'accord, il ne dit jamais ça à la fin. Je vous donne un exemple. Stellantis, puisque je suis élu du Nord, ça parle à tout le monde. Stellantis perd 22 milliards d'euros, est en train de se fracasser sur le mur des obligations européennes de 90% des

55:29
Locuteur

véhicules électriques

55:31
Sébastien Chenu

à 2035. Donc, il nous avait dit qu

55:34
Locuteur

'il

55:34
Sébastien Chenu

n

55:34
Locuteur

'y

55:34
Sébastien Chenu

aura pas de problème. On est en train de voir qu'on est en train de tuer la filière automobile française. Donc, ils nous disent toujours avant qu'il n'y aura pas de problème. Et après, on voit un pays qui se désindustrialise. J'ai zéro confiance dans ce que raconte M. Lecornu. Pardon, Claire Convite.

55:48
Présentateur

Est-ce que vous avez, je reviens simplement au budget,

55:50
Locuteur

est-ce

55:50
Présentateur

que vous avez compris pourquoi le Premier ministre avait saisi lui-même le Conseil constitutionnel sur le budget de 2026

55:56
Locuteur

? Non,

55:58
Sébastien Chenu

je n

55:58
Locuteur

'ai

55:58
Sébastien Chenu

pas vraiment compris. Mais de toute façon, ce budget est incompréhensible. Incompréhensible dans sa logique politique, incompréhensible dans son acceptation, puisqu'il est le fruit d'une espèce de consensus de gens qui sont censés pourtant ne pas voir la vie de la même façon. Et donc, ce budget fait perdre du

56:20
Locuteur

temps à la France. À la

56:21
Présentateur

fin, il n

56:21
Locuteur

'y a

56:21
Présentateur

pas d'augmentation d'impôts pour les Français. Il n

56:23
Locuteur

'y a

56:23
Présentateur

pas d'alourdissement pour les Français d'une manière générale.

56:26
Locuteur

Non,

56:27
Présentateur

mais c'est une plaisanterie.

56:27
Locuteur

La

56:27
Présentateur

très grande majorité des Français, il n'y a

56:28
Sébastien Chenu

absolument pas de conséquences sur les impôts et sur la santé, les dépenses de santé notamment, non plus. Non, écoutez, les taxes sur les mutuelles,

56:35
Locuteur

les

56:35
Sébastien Chenu

taxes sur les petits colis, la hausse de la CSG sur des produits d'épargne, si vous trouvez que ce n

56:42
Locuteur

'est

56:42
Sébastien Chenu

pas des attaques aux pouvoirs d'achat et aux économies des Français, et si ce n

56:45
Locuteur

'est

56:45
Sébastien Chenu

pas des impôts déguisés, je ne

56:46
Locuteur

sais

56:46
Sébastien Chenu

pas ce que c'est. Tout ça, c'est dans le budget, voté par les LR et voté par les socialistes, main dans la main, avec les macronistes. Donc on est bien dans un budget qui alourdit la facture, qui ne règle rien de la dette, qui ne règle rien du déficit, et qui l'année prochaine sera encore plus dure, car ce sera la même logique qui va les habiter. On va voir comment M. Lecornu, qui nous dit grosso modo dans l'interview qu'il se prépare à aller jusqu'au terme du mandat d'Emmanuel Macron, ce qu'il nous prépare pour le budget 2027. Merci beaucoup Sébastien

57:12
Locuteur

Chenu pour

57:12
Sébastien Chenu

ce grand jury. Bon dimanche à tous, merci de votre fidélité, et

57:16
Présentateur

on se retrouve la semaine prochaine. Le grand jury RTL Public Sénat, Le Figaro M6. Voir ou revoir votre programme

57:30
Locuteur

sur

57:31
Présentateur

publicsénat.fr.

57:33
Locuteur

Suite

57:36
Présentateur

sur Public Sénat.

57:48
Locuteur 8

Santé, ça va. Chaque année, 433 000 Français apprennent qu'ils ont un cancer. Et aujourd'hui, 3 800 000 personnes vivent avec la maladie, souvent devenues chroniques. Question, comment vit-on avec un cancer ? Notre système de santé est-il prêt à accompagner cette vie dans la durée ? Pour en débattre, je reçois Fabrice André, il est directeur de recherche à l'Institut Gustave Roussy, et Sonia Delaprovoté, elle est sénatrice du Calvados, à l'origine de la proposition de loi pour un registre national du cancer.

58:21
Locuteur

Et

58:21
Présentateur

la santé, ça va ? Mardi à 17h sur Public Sénat et sur publicsénat.fr.

58:31
Locuteur

Et

58:32
Locuteur 4

la santé, ça

58:33
Sébastien Chenu

va ?

58:33
Présentateur

Avec la mutualité française.

58:38
Sébastien Chenu

Je veux vous parler aujourd'hui de toilettes.

58:42
Locuteur

Les

58:44
Sébastien Chenu

Européens, ce sont eux qui ont inventé les toilettes à chasse d'eau. Mais depuis, ils n'ont rien changé. Je pense que le moment est venu de réinventer les toilettes.

58:55
Locuteur

C

59:00
Locuteur 2

'est des toilettes.

59:01
Locuteur 10

Nous, on a bon espoir que tout le monde dit ses fibres bio, quoi.

59:06
Locuteur

Je

59:06
Présentateur

vais vous présenter les toilettes autonomes qui n'utilisent pas d'eau et au contraire produisent de l'eau à partir de l'urine.

59:13
Locuteur 7

C'est bien de l'eau.

59:14
Locuteur

C'est bien de l'eau.