C'est une rupture de notre pacte républicain ! - Anaïs Belouassa-Cherifi
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Chapitres
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« L'école de la République ne peut pas se satisfaire d'être une école de l'exclusion. »
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« On a un peu le sentiment d'avoir été roulé dans la farine parce que quand on lit le titre de votre proposition de loi, je cite "renforcer le parcours inclusif des élèves en situation d'handicap", on se dit enfin une loi qui va parler des AESH. »
Temps de parole
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L'école de la République ne peut pas se satisfaire d'être une école de l'exclusion. Pourtant, c'est ce qu'elle est. Aux premières lueurs de notre République, notre système scolaire fut érigé en pilier essentiel de notre pacte républicain. Une école émancipatrice, une école pour toutes et tous. Pourtant, 150 ans plus tard, après l'introduction du principe d'une école obligatoire pour tous les enfants, quel constat d'échec ? Les enfants parce que handicapés en 2025 n'ont toujours pas accès à la même école que les autres. Seul 27 % des élèves handicapé ont plus de 12 heures d'éducation par semaine et un/art n'en ont même pas accès. Rendez-vous compte, un enfant sur quatre handicapé dans
notre pays n'a pas accès à l'éducation. C'est une rupture d'égalité. C'est une rupture de notre pacte républicain. Alors que nous partageons tous ce constat, que madame la rapporteur, vous partagez ce constat, de quoi débattons-nous aujourd'hui ? d'une généralisation d'un livret de parcours inclusif, de la mise en place d'un rapport annuel et de donner la possibilité aux enseignants d'avoir des formation. Alors tout ça c'est très bien mais on a un peu le sentiment d'avoir été roulé dans la farine parce que quand on lit le titre de votre proposition de loi, je cite "renforcer le parcours inclusif des élèves en situation d'handicap", on se dit enfin une loi qui va parler des AESH et de comment on va améliorer les conditions de travail et
d'accompagnement de ces enfants. On se dit enfin des mesures sur l'accessibilité des bâtiments pour que tous les enfants puissent accéder à l'école et au tempércolaire. On se dit enfin un volet conséquent en matière de formation pour les enseignants et en matière de formation continue pour les AESH. On se dit enfin des dispositifs pour renforcer la coordination et la communication entre l'éducation nationale et les MDPH. Pourtant, rien de tout ça dans votre loi, ce qui est bien décevant. Il paraît totalement invraisemblable que l'on parle jamais de d'accompagnement humain dans cette proposition de loi. Ces accompagnantes, et je dis accompagnantes puisqu'elles sont très généralement des femmes sont en sous-nombre très peu payé souvent à
temps partiel imposé corvéable à sou dispersé entre plusieurs établissements contrainte de suivre plusieurs élèves en même temps. Vous l'avez compris parle bien des AESH. Collègue macroniste, si vous vouliez pas parler des AEag dans cette proposition de loi, qu'avez-vous fait de notre proposition de loi visant à instaurer un corps de fonctionnaire des AESH. Trop cher à la poubelle, tant pis pour les élèves. Ce texte n'aborde pas non plus la question des infrastructures et de leur accessibilité, que ce soit les bâtiments publics, les transports pour accéder à l'école ou bien même les logements dans lequels vivent ces enfants. Mais là encore, la Macronie par sectarisme refuse la mise à l'ordre du jour de ma
proposition de loi pour l'accessibilité réelle des personnes en situation d'handicap à leur logement. Et que dire de votre proposition aberrante ? s'instaurer des pôles d'appui à la scolarité. Un dispositif qui ne fera que gérer le manque de moyens au lieu de répondre au besoins réel. Après les piales chargé d'organiser la pénurie de personnel, voici un nouvel outil pour gérer la pénurie de moyen. Une idée qui relève bien évidemment d'une vision purement comptable et qui ne sera une véritable catastrophe pour le personnel, pour les élèves handicapés et surtout un retour en arrière. de 20 ans en matière d'inclusion. Depuis la loi de 2005 qui a
été consacrée qui a consacré le droit à la scolarisation des élèves handicapés en milieu ordinaire, l'expérience pour ces élèves ne peut être qu'amè. Les moyens humains et financiers manquent, la formation des enseignants manquent, la volonté politique des gouvernements successif manque. Cette proposition de loi agit comme un pansement sur une école inclusive qui est en train de craquer. Après des années de politique austéritaire et de maltraitance institutionnelle du personnel scolaire, cette proposition de loi montre toute votre hypocrisie. Nous voterons pour votre proposition de loi maigre, mais nous attendons maintenant des actes concrets. Je vous remercie.
Anaïs Belouassa-Cherifi