L'Intégrale des questions au Gouvernement | 27/10/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 4:31RelanceRéponse directe
Proposerez-vous un hommage national pour les victimes de Trappe et Laav Verrière ?
- 7:18OuverteRéponse partielle
Comment comptez-vous lutter contre les discours de haine sur les plateaux et réseaux sociaux ?
- 12:24FerméeRéponse directe
Combien de policiers/gendarmes blessés sont encore hospitalisés ?
- 13:09FerméeRéponse directe
Quel bilan des condamnations contre les casseurs ?
- 13:54OuverteRéponse directe
Proposition : étendre le statut de zone pour les commerces détruits à Paris.
- 17:31RelanceRéponse partielle
Comment appliquer l'interdiction de la parole raciste sur les plateaux et réseaux sociaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31?Chiffre
« 128 balles ont été retrouvées. »
- 4:31Cyel ChâtelinFait
« Pengo Bosangi a été assassiné par un terroriste raciste, islamophobe et négrophobe. »
- 8:47Premier ministreFait
« C'est non seulement un attentat terroriste, mais c'est un attentat terroriste raciste. »
- 10:13Premier ministreFait
« Il y a des discours en tout cas il y a des gens qui portent des discours et des mots qui finissent par armer d'autres qui eux passent à l'acte. »
- 11:41Premier ministrePromesse
« Le gouvernement a proposé un projet de loi qui vient durcir justement un certain nombre de choses en matière de racisme. »
- 16:47Laurent NunzChiffre
« Il y a eu 2700 gardes à vue dans le cadre de l'ensemble du mouvement. 1/3 ont été déférés. Nous avons eu 149 incarcérations. »
- 20:40Laurent NunzFait
« Le racisme peut conduire à des actions terroristes. »
- 1:03:15SPEAKER_XXChiffre
« nous avons 2000 suppressions d'emploi dans les agences, dans les opérateurs, dans les caisses de sécurité sociale »
- 1:04:00SPEAKER_XXChiffre
« 10 millions d'armes illicites sont en circulation sur notre sol. 10 millions. »
- 1:04:10SPEAKER_XXChiffre
« Plus de 1000 armes à feu ont été saisies par les douanes sur la seule année 2025. »
- 1:04:15SPEAKER_XXChiffre
« Près de 10000 armes à feu sont volées chaque année à travers le pays. »
- 1:08:35SPEAKER_XXChiffre
« plus d'un quart des réservations pour la semaine suivante ont été annulées »
- 1:21:55SPEAKER_XXChiffre
« un langage qui alimente 70 % des sites web dans le monde »
- 1:28:15SPEAKER_XXPromesse
« toutes les classes de seconde seront progressivement plafonnées à 28 élèves »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues, monsieur le maire de Trappe, monsieur le maire adjoint de laavrière, mesdames et messieurs les membres de la famille de monsieur Pingo Bosoio Wangi. Vendredi dernier à Trappe et à la verrière un attentat terroriste à caractère raciste a frappé notre pays. Selon le dernier bilan, sep personnes ont été blessées, quatre grièvement, trois autres plus légèrement. H personnes visées par les tirs n'ont pas
été blessées physiquement. Un jeune homme, un jeune homme a perdu la vie. Monsieur Pengo Boso Wangi pas moins de 128 balles ont été retrouvées. 128. Sans l'intervention rapide des forces de l'ordre, ce bilan aurait été plus dramatique encore. Je salue ici leur sang frroid exemplaire. Mes chers collègues, Pengo Bosio Wangi avait 26 ans. Espoir des arts martiaux mixtes, il s'entraînait sans relâche dans son club d'Aubervilier pour concourir au plus haut niveau. Tous ceux qui l'ont côtoyé décrivent un
colosse lumineux, généreux, respectueux, animé par un altruisme à nul autre pareil. Il avait des rêves, des projets, une vie à construire. La haine raciste lui a volé cet avenir. Mes chers collègues, cet acte terroriste nous rappelle cette vérité que nous devrions jamais oublier. Le racisme tue, la haine de l'autre tue. Derrière cet attentat, c'est aussi une certaine idée de la France qui est ciblée. une France universaliste où chacun peut vivre librement, quelle que soit son origine, sa couleur de peau ou sa religion.
Tel est le sens de ce triptique républicain sur le front de nos mairies. Liberté, égalité, fraternité. Cette promesse républicaine, nous devons plus que jamais la faire vivre. Face au racisme, notre République, une et indivisible ne doit donc rien céder et ne cèdera rien. Rien à ceux qui distillent le venant de la haine, rien à ceux qui attent les brasiers de la division. Dans ces moments où le pays tressaille, il nous faut retrouver le chemin de l'unité, du dialogue et de l'apaisement. Il en va du destin de la nation. Mes chers collègues, en votre nom à tous, je voudrais adresser nos
condoléances à la famille et aux proches de monsieur Pingo Bossio Wangi. Nos pensées vont également au blessés, à leur famille, ainsi qu'aux habitants de Trappe et de la Verrière. En mémoire de monsieur Pingo Bossio Wangier et en soutien à toutes les victimes, je vous invite à observer une minute de silence.
Je vous remercie.
L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement et la première va être posée par madame Cyel Châtelin, présidente du groupe écologiste et social. Monsieur le Premier ministre, un homme est mort. Pengo Bosangi a été assassiné. par un terroriste raciste, islamophobe et négrophobe. Septvacu de peu à cet attentat planifié exécuté méthodiquement dont une enfant de 12 ans dont le corps a été créblé criblé de 8 balles. Le groupe écologiste et social exprime sa plus grande solidarité à leurs proches et présente nos plus sincères condoléances à la famille du défunt. Notre groupe salue l'action des personnels soignants et des forces de
l'ordre qui ont permis de sauver des vies. Le maire de Trappe à l'IRAB dont je salue le travail et la justesse des propos dénonce.
Il dénonce le discours. pour marteler contre les étrangers, les immigrés et les musulmans qui ont contribué à les ériger ennemis de l'intérieur. Pourtant, les dirigeants du RN continuent à fanfaronner dans les médias en qualifiant la liv la ville de Trappe de foyer djihadiste. Pourtant, pas un mot de regret d'Aurore Berger qui en tant que ministre chargé de la lutte contre les discriminations a déclaré la théorie du grand remplacement comme un élément du débat public. Pas une condamnation de la part du président de la République après que Bruno Retaillot, alors ministre de l'intérieur et crié à le voile. Pas un mot d'excuse, monsieur le Premier ministre, de votre part alors que mardi dernier en ces lieux vous
n'avez pas dénoncé les amalgames entre immigration et pilleur. Rien ne change. Nous refusons que Pengo Bos Wangi soit une victime de plus en attendant la suivante. Au mot qui tuent, nous devons opposer les mots qui font vivre respect, dignité et justice. La République doit s'exprimer, elle doit dire stop. Elle doit dire à celles et ceux qui sont terrifiés à l'idée d'être devenu des cibles : "Nous vous protégerons, monsieur le Premier ministre, proposerez-vous au président de la République de déclarer un hommage national en honneur des victimes, des attentats de Trapp et de Laav Verrière". Merci beaucoup madame la présidente de groupe. La parole est à monsieur le premier ministre.
Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Châelin, chères famille, monsieur le maire de Trapp, euh permettez-moi avec la même gravité les mots que vous avez employés, les mots que la présidente de l'Assemblée nationale a a employé très justement en ce début de de séance de redire l'ensemble de l'émotion profonde qui traverse le pays. On le sent tous et on le sait tous depuis plusieurs jours face à ce drame absolument épouvantable avec une pensée évidemment et des condoléances pour la famille de la victime, une pensée pour les familles éprouvées par le nombre de blessés, y
compris les blessés psychologiques avec un suivi important que nous devons que la nation et les pouvoirs publics doivent assez blessés, mais également pour votre territoire, monsieur le maire et plus encore pour tous nos compatriotes qui au moment où on se parle ont peur. Peur pour leur intégrité physique, peur d'être pris pour cible par une violence aveugle, par une haine aveugle. Et au fond, et je vais redémarrer par là, madame la présidente, quand les choses sont peut-être confuses dans l'esprit de certains, je pense qu'il faut faire preuve de clarté. Et au fond, un acte qui a été minutieusement préparé et planifié. dans lequel des
armes de guerre, une arme de guerre a été employée 128 cartouches, ça a été rappelé à l'instant par la présidente de l'Assemblée nationale avec un ciblage délibéré d'un profil de victime. Ça s'appelle du terrorisme. et l'enquête le montre déjà dans l'expression du procureur national antiterroriste. La nature même de cette planification, les premiers propos qui ont été recueillis par les forces de l'ordre sur le procès verbal d'interpellation et évidemment le profil des victimes, ça porte un mot et il faut qu'on l'assume tous ensemble dans la plus grande déclarté. C'est non seulement un attentat terroriste, mais c'est un attentat terroriste raciste. Et si on ne s'accorde pas sur les mots, si on ne met
pas les mots sur ce qui s'est passé, on rentre évidemment dans une confusion qui est à mon avis dangereuse pour la République. La deuxième des choses, et vous l'avez fait, c'est saluer le sang froid de la brigade anticinalité, des forces de l'ordre. Le bilan est lourd, il est épouvantable mais de ce qu'a dit le procureur national antiterroriste, on le sait bien. Il aurait pu être encore beaucoup plus grave qu'il ne l'est déjà. et salue aussi l'action de la justice sur laquelle beaucoup trop de personnes malheureusement la remettent en cause et regardz la rapidité avec laquelle le procureur est en train de mener cette enquête est en train de faire la transparence y compris parce que les familles les élus du territoire réclament cette vérité et cette transparence la troisième chose c'est
quand les choses sont confuses c'est aussi d'être clair sur le rejet de toute forme de violence le maire de Trappe a répété de nombreuses reprises depuis plusieurs jours Toujours une phrase que je trouve juste et monsieur le maire, je me permets de la reprendre à mon compte, c'est il y a des discours en tout cas il y a des gens qui portent des discours et des mots qui finissent par armer d'autres qui eux passent à l'acte. Je je fémienne complètement cette phrase et ça nous rappelle donc aussi qu'il faut lutter de la manière la plus claire qu'il soit devant toute forme de recours à la violence, devant toute forme de racisme, devant toute forme d'antisémitisme, devant toute forme de discrimination, d'homophobie. Bref, dans la République, le combat pour ses valeurs, il ne se
fait pas à la carte. Et c'est le message que j'essaie de déployer depuis que je suis premier ministre, y compris dans cette assemblée lorsque on était tous bouleversé par cet affrontement entre ultra gauche et ultradroite avec la mort de Quentin et dans laquelle nous avons pardon et dans lequel j'avais rappelé et dans lequel j'avais rappelé ici qu'on ne pouvait pas opposer un mort à un autre mort. Et cette réalité, je le redis, dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort. Et donc le rejet de cette violence, le rejet de cette ambiguïté dont je vois quelques remou ici ou là
n'est pas supportable et n'est pas tolérable. Je le dis aussi enfin puisque la lutte contre le racisme et l'antisémitisme de nous mobiliser, vous le savez que le gouvernement a proposé un projet de loi qui vient durcir justement un certain nombre de choses en matière de racisme. Ce projet de loi, il n'a rien à voir avec le terrorisme, mais il participe très clairement au combat politique et culturel qu'il faut mener contre l'antisémitisme et contre le racisme. Et donc il a été présenté au conseil des ministres au mois de juillet dernier et donc nous aurons l'occasion de l'inscrire rapidement à l'ordre du jour du Parlement parce que là aussi ce combat culturel et politique, il doit être mené au-delà des paroles et doit aussi être mené dans les actes et notamment dans les votes. Merci madame
la présidente. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. Il vous reste juste une seconde, c'est court. On va passer. Madame la présidente Châelin, une seconde. Monsieur le premier ministre, la République doit se lever, doit parler et ça c'est l'hommage national. C'est ce que nous vous demandions. Merci beaucoup madame la présidente Châtelin. La parole est à présent à monsieur Michel Barnier pour le groupe droite républicaine. Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre. Notre groupe de la droite républicaine partage l'émotion et l'indignation au lendemain de l'attentat terroriste et raciste qui a coûté la vie à notre
compatriote Poo Boso Wangi. Nous pensons à sa famille, aux victimes de cet attentat et nous resterons, madame la présidente, fidèle à cette certaine idée de la France que vous avez évoqué tout à l'heure. Samedi dernier, comme le 17 octobre, des lycéens, des travailleurs nombreux, des familles ont marché pacifiquement dans les rues de France pour dire leur colère, leurs espoirs. Ils en avaient le droit et ce droit nous le défendrons toujours. Sans doute ce samedi, y a-t-il eu moins de casse ? Aucune mairie incendiée, aucune mariane piétinée et moins de commerce pillés. Mais à quel prix !
des villes désertes et confinées, des vitrines barricadées. Nous refusons de nous habituer au climat d'insurrection que l'ultra gauche cherche à créer dans notre pays. Nous refusons de nous habituer au triptique tragique casser, détruire, voler. Monsieur le Premier ministre, j'ai deux questions et une proposition. D'abord, combien parmi toutes les victimes et tous les blessés, combien de policiers de gendarmes blessés sont-ils encore ? hospitalisé et au-delà du soutien que nous leur devons, avez-vous prévu un plan pluriannuel de renforcement des effectifs pour la sécurité de notre pays ? Ensuite, quel est le premier bilan que vous tirez des
réponses pénales contre les casseurs et les pillards ? Pensez-vous sincèrement que ces condamnations sont de nature à stopper l'impunité ? Enfin une proposition pour Paris dont je suis l'un des députés où les commerces détruits par centaines souffrent plus qu'on ne le croit. Étendez le statut de zone. Merci monsieur le député, je suis désolé. La parole est à monsieur Laurent Nunz, ministre de l'intérieur. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le premier ministre, vous merci de saluer le travail des forces de sécurité intérieure qui s'est déployé
notamment le 24 octobre. Il y a eu, comme vous l'avez dit, je reprends vos propos, moins de casses, mais sachez que des militants de la mouvance ultra gauche, de l'extrême gauche radical ont essayé sans cesse dans de nombreuses villes de se diriger vers les centres-villes pour commettre des exactions. Là où précisément les préfets pour prévenir des troubles à leur public avaient interdit un certain nombre de rassemblements et il y a bien eu cette intention qui a été empêchée mais l'intention était bien là. Pour répondre très clairement à vos questions, monsieur le Premier ministre, nous avons eu sur la séquence donc du 17 octobre 1693 blessés. À ma connaissance, à ma connaissance, mais je suis prudent, plus aucun n'est hospitalisé, mais il y a eu 1693
blessés. Pour ce qui est du renfort des effectifs, je ne peux ne peux que mentionner le chiffre des emplois qui ont été créés entre 2017 et 2027 puisque nous avons eu 5025 emplois dans la gendarmerie nationale et 13489 pour la police nationale. Évidemment, cet effort se poursuit en 2027 dans le cadre du projet de budget et notamment pour la police nationale, notamment pour la filière judiciaire. concernant la fermeté de la justice, je crois que le garde des sa envoyé des instructions qui sont très claires au parquet et nous le voyons d'ailleurs sur nous le voyons d'ailleurs sur le terrain puisque le gard saut lui-même a communiqué le 22 octobre. Donc je ne fais que reprendre ces ces chiffres. Il y a eu 2700 gardes à vue dans le cadre de l'ensemble du mouvement. 1/3 ont été déférés. Nous
avons eu 149 incarcérations. Je crois qu'il y a une réponse qui est ferme. Elle est là. Juste un exemple. Mer samedi dernier pardon, il y a eu un des personnes qui sont rentrées dans un Carrefour Market à Marseille. Il y a eu 18 interpellations, quatre personnes ont été croué. Voilà, je crois que la réponse pénale, elle est ferme et elle continuera à l'être. Nous continuerons à protéger les centre-villees, protéger les commerces et avoir cette réponse pénale à la hauteur du travail des forces de sécurité intérieure. Merci beaucoup, monsieur le ministre. La parole est à présent à madame Dienaba Diop pour le groupe socialiste. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'intérieur. Monsieur le ministre, vendredi dernier dans les Yvelines à Trape et à la
Verrière, un homme a tué l'un de nos compatriotes, Pengingo Bosiuo Wangi et en a blessé cinq autres en raison de leur couleur de peau et de leur origine supposée. cet attentat terroriste raciste et islamophobe a bouleversé la France. Je veux tout d'abord rendre hommage aux proches et à la famille de Pingo Boso Wangi et leur dire que nous sommes à leur côté.
Merci à Ali Rabéet, maire de Trappe pour sa dignité et son courage en ce moment si difficile.
Depuis vendredi, plusieurs rassemblements ont été organisés partout en France pour dire non au racisme. Ce racisme qui se propage notamment sur les plateaux de télévision où celles et ceux qui s'aiment la haine ont leur rond de serviette. Ces propos contribuent à un climat de division, de haine et de stigmatisation dont les terroristes font leur terra. Face à cela, le silence n'est pas une option. Le racisme n'a pas sa place dans notre République. Monsieur le ministre, à mesure que l'élection présidentielle approche, le débat public se tend et les discours de haine se multiplient. Et comment comptez-vous mettre fin et appliquer l'interdiction de la parole raciste et d'incitation à la haine sur les plateaux de télévision mais aussi
sur les réseaux sociaux qui ont armé idéologiquement ce terroriste ? Comme nombre de nos compatriotes visés ou simplement inquiet, j'ai peur. J'ai peur pour mes filles. J'ai peur pour nos enfants. J'ai peur que celles et ceux qui nous ressemblent soient à nouveau des cibles. Que comptez-vous faire concrètement pour garantir leur sécurité ? Et face à la prétendue théorie du grand raplacement, aucune ambigué n'est possible. Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit et il doit être traité et poursuivi comme tel. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunz, ministre de l'intérieur.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, permettez-moi à mon tour évidemment d'avoir une pensée pour la victime de ce terrible attentat, sa famille et nous nous sommes vu à Trappe vendredi après-midi. Vous étiez présente à nos côtés avec Aurore Berger à la mairie de Trappe et je remercie évidemment le le maire et l'ensemble des maires pour les les dispositifs qu'ils ont mis en place. Le racisme, c'est un délit, madame la députée. Le gouvernement est très ferme là-dessus. Il ne laisse rien passer. Il ne laisse rien passer. Il y a plusieurs niveaux Il y a plusieurs niveaux pour lutter contre ce mal absolu. Évidemment, c'est quand il débouche sur des actions terroristes et le Premier ministre l'a dit. C'était le cas vendredi. C'était le
cas vendredi dans les Évelines. Oui, le racisme peut conduire à des actions terroristes. Ça a été le cas et il faut que nos services de renseignement et c'est ce qu'ils font travaillent sur cette mouvance d'ultradroite qui peut commettre des actions terroristes violentes. Il faut le dire. Et un certain nombre d'individus sont suivis. Et évidemment ce qui s'est passé vendredi, c'est ce que nous redoutons le plus. l'individu qui s'arme et qui passe à l'action et qui et qui va cibler ses victimes au regard de ces conceptions, sa conception raciste des choses, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre les abus sur les réseaux sociaux. Nous n'avons cessé ces 10 dernières années de muscler notre dispositif pour pouvoir retirer les contenus racistes. Bien sûr, les contenus terroristes, mais
pas que les contenus racistes, les contenus qui appellent à la haine. Et on va évidemment poursuivre cette action grâce à notre dispositif pha et à son renforcement en permanence. Et bien sûr, et bien sûr, nous continuerons systématiquement à poursuivre devant la justice tous les propos racistes quels qu'ils soient. Vous le savez, les préfets font énormément de ces justice quand ils constatent qu'il y a des dérapages, qu'il y a des propos qui sont tenus qui ne sont pas acceptables. Et ces propos, vous avez raison madame la députée, je le partage, le Premier ministre l'a dit, peuvent conduire à des actions violentes et c'est tout à fait inacceptable. Compter sur mon engagement comme ministre de l'intérieur pour poursuivre cette action avec détermination et beaucoup de fermeté.
Merci monsieur le ministre. Madame la députée, ce que nous attendons, monsieur le ministre, c'est qu'une loi concrètement soit appliquée pour éviter les injures racistes, les menaces de mort et que celles et ceux qui répondent cette idologie soient interdit de plateau télévision. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent à madame Souia Bourois pour le groupe GDR. Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, comme de nombreux concitoyens français et héritiers de l'immigration, j'ai peur. Nous avons peur. Àrappe, ces concitoyens ont été
pris pour cibles pour leur couleur de peau ou leur religion supposée. Au nom de notre groupe, j'adresse mes condéléances aux proches de Pengo Bosiuangi et mes pensées aux survivants marqués à leur chair et leur esprit. Derrière ce passage à l'acte, il y a bien sûr son auteur, fanatisé, lecteur d'Hitler et décrit comme raciste par son entourage, mais aussi mais il y a aussi un climat qui infuse, qui fracture et divise la société. Un climat fruit d'une parole publique qui construit le fantasme d'un ennemi de l'intérieur. Lorsque Jordan Bardella qualifie une ville de capitale du djihad et que des chaînes d'information relais et organisent la surenchère des discours de
haine, ils se rendent complices au passage de l'acte. Complice complice de la banalisation, de la xénophobie et d'un agenda politique. l'extrême droite au pouvoir.
Mes collègues, que dire de celles et ceux qui par opportunisme politique ont aussi participé à la montée de ce climat insupportable ? Que dire de celles et ceux qui se font élire comme des remparts et terminent en passe plat ? Que dire ?
Que dire d'un premier ministre qui dans un interview le soir d'un attentat raciste choisit de dénoncer l'ennemi fantasmé de sa séquence médiatique, l'extrême gauche ? Que dire de celles et ceux qui avec l'acheté et cynisme des irresponsables ont abandonné le Front républicain pour satisfaire une polémique sur le voile et aux dérives sécuritaires ? Monsieur le Premier ministre, à quand le sursaut républicain de votre gouvernement ? Trap n'est pas une bascule, c'est la conséquence d'un aveuglement. Renoncer au récit des extrêmes, renvoyés dos à dos. Merci madame la députée. La parole
est à madame Aurore Berger, ministre en charge de l'égalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations.
Allez, allez-y, madame la ministre. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Vendredi dernier à Trape, nous y étions avec le ministre de l'intérieur, Pengo Bossio Wangi, jeune espoir du MMA français, âgé de seulement 26 ans, a été assassiné. Plusieurs personnes ont été blessées dont une enfant de 12 ans. Ils ont été visés pour une seule raison : leur couleur de peau, leur origine, leur identité réelle ou supposée. Et avant eux, depuis 20 ans, tant d'autres. Ilan Alimi torturé et assassiné parce que juif Jonathan Gabriel et Harrier Sandler Myiam Monsongego assassiné devant une
école juive à Toulouse. Johann Cohen, Philippe Braham François Michel Sada Joab assassiné à l'hyper cacher. Le père Jacques Amel égorgé dans son église de Saint-Étienne du Rouvret. Sarah Alimi, Mireik Nol assassiné par ce que Juive. Nadine D Viller, Simon Baretto Silva, Vincent Loques. Assassiné dans la basilique de Nice. Thomas Perotto 16 ans, tué à Créol. Jabel Ben Jabala tué sous les yeux de sa fille après des années de harcèlement raciste. Abouakar Sissé assassiné dans une mosquée. Isem Miraoui assassiné Ichem Miraoui assassiné dans le Var 20 ans. Tes visages différents, tes
origines différentes, des haines aux visages différents, mais une même négation de l'humanité de l'autre. Aucun français ne devrait avoir peur pour lui-même ou pour ses enfants à raison de son identité, de sa couleur de peau, de son origine, de son orientation sexuel. Face à cet attentat raciste, il y a trois risques. Celui de la banalisation, celui de la celui de la division et celui de l'instrumentalisation. La France n'est pas une couleur de peau. La France n'est pas une religion. La France n'est pas une origine. Nous n'avons qu'une seule réponse à adresser, celle de l'unité républicaine. C'est ce que nous faisons au sein de ce gouvernement. Merci madame la ministre. La parole est à présent à monsieur
Sébastien Chenu, président du groupe Rassemblement national. Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, l'épouvantable tueries terroriste sur fond de motivation raciste, survenu à Trappe nous a tous choqués et meurtri. C'est à la famille de ce jeune homme. C'est à la famille de ce jeune homme que nous présentons aujourd'hui nos condoléances. C'est aux familles des victimes que nous pensons également et c'est aux forces de l'ordre que nous pensons en les remerciant aussi. Comme si comme si la tension insupportable qui règne dans notre pays ne suffisait pas, le concours de fake
news a été ouvert, relayé par le journal Le Monde et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche. Ceci ajoute au drame que nous traversons. Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicard démontrent combien leurs intérêts politiciens, on est loin du pas d'amalgame, on est loin du pas d'amalgame, prennent le pas sur la concorde nationale appelée de nos vœux par Marine Le Pen et Jordan Bardella. Ce qui se joue ici, monsieur le Premier ministre, c'est ce que notre pays est en train de devenir ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne. Un pays communautarisé, un pays dans lequel les Français, queles que soient leurs origines, leurs
couleurs de peau ou leur religion se sentent menacé. Un pays un pays dans lequel il soite impossible de dénoncer les mots de notre société et d'y apporter les solutions courageuses qui ont tant manqué. Monsieur le Premier ministre, une démocratie Monsieur le Premier ministre, une démocratie s'écroule lorsqu'elle se communautarise. Une démocratie se rétrécit sous les injonctions. Une démocratie s'écroule lorsqu'elle se barricade. Comment comptez-vous restaurer l'état de droit de notre côté avec Marine Le Pen ? Nous y sommes prêts.
Merci monsieur le président de groupe.
Allez, la parole est à monsieur le premier ministre, s'il vous plaît. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Chenu, ça suffit. J'ai le je vais m'adresser à l'ensemble de de l'hémicycle. J'ai eu le sentiment, madame la présidente de l'Assemblée, que vous aviez trouvé le ton juste et les mots justes dans le discours que vous avez prononcé à l'ouverture. Et j'ai le souvenir et je le dis avec beaucoup de tristesse, cette gravité. J'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé,
quel qu'en soit le mobile, quel qu'en soit le motif des gouvernements de gauche, des gouvernements de droite ét ici à ce banc et dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République. Et je vais même plus loin mesdames et messieurs les députés, il y avait même un délai de dignité dans lequel on pleurait les victimes, dans lequel on respectait le deuil des familles, dans lequel on montrait de la compassion, de la fraternité, ce qui n'empêchait pas le débat démocratique, ce qui n'empêchait pas la droite républicaine de demander des comptes à Manuel Vals ou Bernard Casneuve sur les conditions dans lequelles tel ou tel attentat avait pu avoir lieu. Ce qui
n'empêchait pas la gauche républicaine de demander des comptes au gouvernement de Nicolas Sarkozy sur l'attentat par exemple propreté par Mohamed Mer spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir, tout sent le REL politicien marque une forme d'indignité et croyant combattre le racisme précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblant national. Vous devriez justement précisément être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République, défendre les
valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher. Et cette ambiance particulièrement nausé à bonde de ces questions gouvernement laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent. Donc moi, mesdames et messieurs les députés, quellees que soient vos sensibilités politiques, j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République. Merci beaucoup monsieur le premier ministre.
Merci beaucoup monsieur le premier ministre. La parole est à présent à madame Nadège à Abomangolie pour la France insoumise.
Madame la présidente, monsieur le premier ministre, il s'appelait Pingo Bosoangi. Il est mort assassiné à l'âge de 26 ans parce que noir. Ilelle s'appelait s'appelle Marwa Samba, Ibrahima Ahmed et Ramatou 12 ans. Il et elle ont été criblé de balle parce que noir arabe musulman cela aurait pu être moi mes enfants mes parents mes amis aux familles et à leurs proches nous voulons dire vous n'êtes pas seul terroriste raciste a frappé à la verrière et à trappe. C'est un acte prémédité préparé par des années de matraquage raciste qui installe le suprémisme blanc dans les têtes, qui
désigne des ennemis de l'intérieur à abattre. Ces discours viennent de l'extrême droite quand elle pointe tous les jours les ordes arabo-musulmanes. Quand elle désigne trraappe comme une République islamique miniature. Ce sont les mots de la présidente du groupe RNOA hier encore à la télévision. Ces discours sont relayés et normalisés par le système médiatique qui leur offre libre antenne sans contradiction matin, midi et soir. Et bien au-delà dans une grande partie de la classe politique et dans votre camp à le voile Bruno Rotaillot le grand remplacement relève du débat politique Aurore Berger. Le problème de l'hôpital en France c'est qu'il y a trop
de Mamadou. Emmanuel Macron, président de la République. Voilà les propos racistes, islamophobes, négrophobes que des millions de personnes doivent encaisser tous les jours. Et au-delà des paroles, il y a les actes depuis 10 ans. lois immigration, la préférence nationale pour certains droits sociaux, la chasse à la bayaf de combattre les milices d'extrême droite dans nos rues, votre refus de lutter contre le racisme systémique dans la police, dans la justice, dans l'éducation nationale, votre refus d'entendre les victimes, monsieur le premier ministre, cette armée que le terroriste a tué madame
Merci beaucoup. La parole est à madame Aurore Berger, ministre en charge de la lutte contre les discriminations.
Allez, s'il vous plaît,
madame la ministre, allez-y. Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée, face au drame, madame la présidente, face au drame que notre pays vient de traverser, il y avait je crois deux attitudes possibles. celle que madame la présidente de l'Assemblée nationale a eu, c'est-à-dire celle du recueillement, de la solidarité, de la cohésion nationale, de la mobilisation de la nation et puis il y avait celle de l'indesscence, de la récupération, de l'instrumentalisation et vous avez fait votre choix en quelques heures, le jour même alors qu'avec le ministre de l'intérieur nous étions à trappe au côté des élus, au côté des forces de l'ordre, au côté des
forces de secours qui ont sauvé des vies ce jour-là, beaucoup de vies. Dès ce jour-là, vous avez fait un choix, celui de continuer à fracturer le pays, celui d'instrumentaliser un drame. Nous, nous faisons un autre choix. Notre choix c'est celui de l'unité républicaine. Parce que quand un homme est tué, quand un homme est assassiné à raison de sa couleur de peau, à raison de son identité, à raison de son origine, il n'y a qu'une seule réponse à imposer. C'est l'unité de la République française. C'est l'universalisme républicain. Un universalisme qui ne tri pas les victimes. Un universalisme qui ne choisit pas les bourreaux. Un universalisme qui combat. Ce combat nous
le menons et cette fracturation de la société, les Français ne vous laisseront pas l'amener. Merci madame la ministre. La parole est à présent à madame Anan Msouri pour le groupe UDR. Merci madame la présidente. Permettez-moi permettez-moi tout d'abord au nom du groupe UDR et de notre présidentioti de présenter nos sincères condoléances à la famille, aux proches de monsieur Pengo Boso Wangi. Monsieur Monsieur le ministre de l'intérieur 3000 commerces pillés, 1 milliard d'euros de dégâts des vies de travail réduites en cendre en une nuit. 1 milliard d'euros, c'est déjà la facture de 2023. Qu'avez-vous fait depuis ? Rien. Qui sont ces casseurs ? L'ultra gauche et
ses relais de la France insoumise ? des pillards dont les députés insoumis prennent des nouvelles dans les commissariats pendant que les commerçants ballent les débris et que nos policiers et gendarmes pense leur plaît. Le peuple ce n'est pas celui qui casse. Ça, c'est la racaille. Le peuple ce n'est pas celui qui agresse l'inche d'honnête travailleurs. C'est les pompiers, les urgentistes caillassés qui viennent sauver des vies. Le peuple, collègue insoumis, c'est celui qui ouvre sa boutique à 7h du matin. Et à ce peuple-là, le préfet de police a écrit "Ne comptez pas sur l'État, assurez votre sécurité vous-même." Mais pourquoi payons-nous des impôts si l'État renonce à sa mission première ? Vous offrez aux commerçants un report, un report de
charge et un prêt. Un report, c'est une dette qui reste. Un prêt, c'est une dette de plus. Les commerçants sont à l'agonie et vous allez les achever. Et les casseurs pendant ce temps-là, après 10 ans de mandat, 13 mois dans un tiroir, votre loi anticasseur arrive enfin au Sénat aujourd'hui avec un plafond de 10000 € par casseur. 10000 € face à 1 milliard de dégâts. Notre président Écoti propose de faire payer les casseurs et leurs parents jusqu'aux derniers euros sur leurs salaires s'ils en ont un, sur leurs allocations, sur leur logement social. Alors, monsieur le ministre, allez-vous non pas reporter, non pas aggraver, mais effacer les charges des commerçants pillés et promettre aux Français qu'un tel cauchemar ne se reproduira plus.
La parole est à monsieur Serge Papin, ministre en charge des PME, du commerce de l'artisanat. Merci madame la présidente, mesdames, messieurs les députés, madame la députée euh ce que je voudrais vous dire, moi je suis allé à Limoge, je suis allé à Marseille, je suis allé à Paris. Tous les commerçants que j'ai vu, je peux vous dire aucun ne sera laissé de côté. C'est une parole de commerçant. Alors, qu'est-ce qu'ils m'ont dit ces commerçants et qu'est-ce que je leur ai dit ? Ils m'ont dit que d'abord la journée du 24, ils étaient rassurés par ce qui s'était passé. Je le dis aussi au passage parce que aussi les
manifestations à venir éviteront aussi désormais la trajectoire des centre-ville. Deuxièmement, je leur ai dit en matière d'aide, voilà ce que on leur propose tout de suite. D'abord, un premier paquet d'aide qui est l'activité à temps partiel, qui est le report des charges patronales, des charges sociales, qui est le report aussi des échéances à la demande de la Banque de France et de la médiatrice du crédit. aide à la trésorerie. Tout de suite, la banque de la BPI propose un prêt à ta zéro pour refaire les stocks et repartir en chiffre d'affaires. Ça c'est tout de suite et c'est concret, c'est disponible maintenant. un fond de soutien de l'État
qui va qui est en train d'être discuté et dont pourra on pourrait euh communiquer les paramètres dans quelques heures. Un fond aussi disponible par les régions qui se sont engagées, je pense à Marseille où la région est au côté aussi des commerçants. des assurances qui anticipent en en mettant en place des accontes, en différant aussi la possibilité de mettre du temps pour remplir les dossiers. Donc de 5 jours, on passe à 30 jours. Et puis aussi un accompagnement pour tout ça parce qu'ils ont besoin d'être accompagnés les commerçants et il y a donc les conseillers qui sont à leur disposition, les conseillers départementaux. Voilà toute cette aide et ils ont salué la
réactivité. Voilà ce que je vais vous dire madame la députée. Merci beaucoup monsieur le ministre. Madame la députée. Monsieur le ministre les Français et les commerçants n'ont pas à payer la facture de votre incapacité à faire régner l'ordre. Ce que veulent les Français, c'est très simple. Marine Le Pen l'a rappelé à Orléan ce weekend. Cur député. La parole est à présent madame Anne Sopie Ronet pour le groupe ensemble pour la République. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à la ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Madame la ministre, vendredi dernier à Trappe et à la Verrière, un homme a ouvert le feu sur des passants. Une personne a été tuée et sep autres blessés dont une enfant de 12 ans. Ils
ont été ciblés pour une seule raison leur couleur de peau et leur origine. Mes premières pensées vont avant tout aux victimes, à leur famille et aux habitants de ces deux communes des Yvelines. Je veux également remercier et saluer le courage et le sang frroid des forces de l'ordre et de l'équipe de la BAC qui ensemble ensemble ont interrompu ce périple meurtrier et au service de secours pour leur réactivité. La mobilisation de l'État a été immédiate. Vous vous êtes rendu sur place le jour même avec le ministre de l'intérieur et le soir, le président de la République est venu témoigner du soutien de la nation aux victimes et aux habitants. Le parquet national antiterroriste est saisi pour
crimes terroriste à caractère raciste. Mais au-delà de la réponse judiciaire, nous devons apporter une réponse politique pour assurer la sécurité des Français, combattre le racisme et refuser sa banalisation. Personne dans notre pays ne doit avoir peur de sortir dans la rue en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion réelle ou supposée. Aucun enfant ne doit grandir dans la peur. Depuis 10 ans, notre majorité agi éducation, sanctions, lutte contre la haine en ligne, soutien renforcé aux associations. Ces actions doivent se poursuivre et cette exigence doit nous rassembler. Madame la ministre, quelle mesure le gouvernement entend-il prendre
concrètement pour que partout dans notre pays chacun puisse vivre, travailler et élever ses enfants sans craindre pour sa sécurité ou être pris pour cible en raison de sa couleur de peau, son origine ou sa religion ? Merci beaucoup madame la députée. La parole est à madame Aurore Berger, ministre en charge de la lutte contre les discriminations et l'égalité entre les hommes et les femmes. Merci madame la présidente, madame la députée chère Anne Sophie Rony. Vous et moi connaissons l'émotion immense qui traverse notre département des Yvelines depuis vendredi dernier. Dès vendredis après-midi, j'étais avec le ministre de l'intérieur à Trappe au côté des élus de Trappe de Laavrière, au côté aussi des forces de l'ordre. Vous les avez salué. Quand j'entends encore dans des
manifestations, compris ce samedi, c'est-à-dire le lendemain, des slogans qui sont scandés disant tout le monde déteste la police ou la police tue. Nous savons qu'à Trappe la police a protégé. La police a évité le pire. La police a empêché que ce périple meurtrier ne tue et ne prenne plus de vie. Je veux salue aussi les forces de secours qui se sont immédiatement mobilisées et qui ont permis de réanimer et de stabiliser un certain nombre de blessés. Je veux saluer les policiers municipaux. Je pense à une policière municipale de Laavrière qui parce qu'elle était intervenue immédiatement et a fait les gestes de premier secours à sauver la vie d'un homme. Voilà ce qui s'est aussi passé dans notre pays. Cette solidarité, cette mobilisation qui fait que
l'appareil de l'État, qui est composé aussi de celles et ceux qui servent l'État, c'est-à-dire nos policiers et nos forces de secours, se sont mobilisé pour éviter le pire. Et puis vous l'avez raison, on ne peut pas être uniquement dans un registre d'émotion. Il y a une indignation, il y a une émotion qui traverse. Et heureusement le pays après une tentative de crime de masse raciste, après un attentat terroriste raciste, mais nous ne pouvons pas rester uniquement sur la question de l'émotion. C'est la raison pour laquelle et le Premier ministre l'a confirmé. Nous aurons en décembre ce débat sur un projet de loi lutte contre le racisme et l'antisémitisme parce que nous ne trions pas entre les haines, entre les victimes, entre les bourons. Nous adressons ce combat républicain.
J'espère que ce sera le rendez-vous de l'unité républicaine, de la cohésion républicaine et que ce texte au sénat comme à l'Assemblée pourra être voté à l'unanimité. Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent à madame Claire Marbeu pour le Rassemblement national. Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, en France le travail ne paye plus suffisamment. Des millions de Français se lèvent chaque matin. Travail dur et pourtant peine à boucler leur fin de mois. Leur sersteign, leur pouvoir d'achat s'érode et les classes moyennes s'appauvrisent. Il y a une autre réalité également. nos entreprises, notamment nos TPE et PME, sont-elles aussi étranglées par les charges et les prélèvements ? Et que
leur proposez-vous ? Une augmentation du SMIC de 1,5 %, ce qui n'apparera aucune réponse à la crise du pouvoir d'achat. Les Français n'attendent pas des ajustements symboliques, mais des mesures concrètes et ambitieuses permettant de vivre dignement de leur travail. D'un côté, vous prétendez vouloir augmenter les salaires. De l'autre, vous envisagez d'alourdir le coût du travail pour les entreprises qui doivent les payer. C'est précisément cette contradiction que nous dénonçons. Au Rassemblement national, nous défendons une mesure claire. Permettre aux entreprises d'augmenter les salaires jusqu'à 10 % sans charge patronale sur cette augmentation pour les salariés, gagnant jusqu'à trois fois le SMIG. Notre objectif est simple, plus de salair net pour les Français sans charge
supplémentaire sur cette hausse. Nous voulons rapprocher le bruit du net pour que les Français conserve davantage du fruit de leur travail car on ne redonnera pas du pouvoir d'achat aux salariés en fragilisant davantage les entreprises qui les emploient. Monsieur le Premier ministre, pendant combien de temps allez-vous encore demander aux Français de travailler davantage pour gagner si peu et aux entreprises de payer toujours plus ? Allez-vous enfin accepter notre proposition d'augmentation des salaires de 10 % sans charge ou continuerez-vous à faire payer aux salariés comme aux entrepreneurs le prix de vos choix de vos mauvais choix budgétaires ? Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Jean-Pierre Farandou ministre du travail et des solidarités.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, oui, le contexte économique est difficile et les Français comme les entreprises traversent effectivement des difficultés économiques. On en connaît la cause principale, c'est la guerre États-Unis Iran, c'est le D3 d'Ormous et il y a des conséquences économiques directes notamment sur les cous l'énergie. Sur ce sujet-là, le gouvernement a pris des mesures de soutien tout au long de l'année, d'abord sur les entreprises que qui avaient des coûts de carburant les plus élevés et puis aussi sur les salariés, notamment les gros rouleurs. L'aide de 100 € a été renouvelée, elle a été allergie, élargi, c'est maintenant plus de 5 millions 5 millions et demi de de salariés qui peuvent en bénéficier. Rappelons aussi,
puisqu'on parle de salaire, qu'en matière de de prime, les l'État a créé un instrument qui s'appelle la prime carburant qui permet de verser au salariés jusqu'à 1000 € sans aucune cotisation, sans aucune fiscalité. Là pour le coup le brut est égale le net. Rappelons également aussi que le SMIC a augmenté de 2,41 % pour être précis au 1er juin et que la prime d'activité aussi a connu un coût de pouce de de 50 € par pour 3 millions de foyers à partir du 1er juillet. Donc on voit une réaction solide en matière de pouvoir d'achat tout au long de l'année. Alors on ne m'éconnaît pas bien sûr la situation, vous l'avez évoqué de nos finances publiques qui limitent les marges de manœuvre. Il faut être faut être concret. Et effectivement, il s'agit d'amener une réponse sociale
concrète aux aspirations sociales légitimes des Français. Le Premier ministre m'a donné mandat de rechercher des solutions avec l'ensemble des partenaires sociaux. J'ai fait un premier tour de toutes les partenaires sociaux à la fois organisation patronale et organisation syndicale. Nous sommes en train de construire ce chemin. Il s'agit de relancer les salaires mais sans affecter l'emploi. C'est un équilibre à trouver. J'en appelle d'ailleurs à la responsabilité de chacun. L'idée c'est ni à zéro comme je peux l'entendre mais c'est non plus non à des revendications inaccessibles comme certaines que j'ai pu entendre dans vos dans vos propos qui sont inathénables au plan économique qui détruiraient beaucoup d'emplois et qui recréait de l'inflation dans notre pays. Donc je
suis au travail, je continue ces concertations et j'espère que dans le courant de la semaine prochaine on pourra se rapprocher d'une convergence qui permettra d'apporter des réponses sérieuses et concrètes aux français. Merci monsieur le ministre. Madame la députée, monsieur le ministre, comme d'habitude, votre réponse n'est pas à la hauteur des attentés français. Heureusement, dans 6 mois, grâce à Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous augmenterons concrètement le pouvoir d'achat des Français en leur permettant de mieux vivre de leur salaire. Si la parole est à monsieur Bruno F pour le groupe démocrate. Madame la présidente, au nom de mon groupe, je veux condamner cet attentat raciste et audioieux de trappe et rendre un vibrant hommage fraternel à monsieur
Pango Boso Vangi.
Dimanche dernier, en Serbie, le mouvement des étudiants a remporté une victoire historique face au pouvoir d'Alexander Vusic. Le même jour, le Brésil a fêté la victoire avec panache du président Loula grâce à une résistance historique de la démocratie face à la vague illibérale. Ces deux victoires démontrent que les citoyens et particulièrement les jeunes générations n'ont pas renoncé à la liberté, à la justice et à l'état de droit. Mais derrière ces deux scrutins, c'est un affrontement existentiel entre deux visions du monde qui se jouent. Celle de la démocratie fondé sur l'état de droit, la liberté publique. L'intangibilité des frontières. Certes, cet ordre est imparfait, mais il porte une ambition fondamentale empêcher que la loi du plus
fort et la violence ne viennent ne devienne la loi du monde. En face, il a celle des puissants mouvements illibéraux, nationalistes ou impérialistes qui affaiblissent les contrepouvoirs, sap les institutions démocratiques, intimid oppositions. Ce combat se joue dans les urnes mais se joue aussi dans les universités, dans les médias, dans les réseaux sociaux, dans les institutions internationales. La France, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations- Unies, puissance européenne et héritière d'une tradition diplomatique universaliste, a une responsabilité majeure. Monsieur le ministre, ma question est donc la suivante : quelle stratégie, quelle contre-attaque le gouvernement entend-il
porter avec ses partenaire européens, avec les démocraties du monde entier pour défendre l'ordre international issu de 1945, renforcer le mutilisme, faire respecter le droit international et soutenir concrètement les peuples qui se battent pour leur liberté et pour la paix. Merci beaucoup monsieur le président de la commission. La parole est à Jean-Noël Barot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Bruno Foux, vous l'avez rappelé dimanche dernier, les élections en Serbie et au Brésil en ont fait la démonstration éclatante. La démocratie n'a pas dit son dernier mot. à tous ceux qui prédisent son déclin qui nous
annoncent la fin de l'héritage des Lumières qui voudrait nous faire croire au caractère inéluctable des solutions réactionnaires et autoritaires. Les électeurs serbes et brésiliens ont apporté un démenti cinglant. Et pour toutes celles et ceux qui partout dans le monde aujourd'hui se battent pour la dignité d'écrire leur propre histoire, d'être acteur de leur propre vie pour tous ceux qui se battent pour la démocratie. Ces deux résultats, ces deux élections sont une source d'espérance véritable. En Serbie, vous l'avez dit, c'est une génération qui s'est levée, qui a refusé la fatalité, qui s'est mobilisé pendant 2 ans pour défendre l'état de droit et qui a démontré de toutes les armes du monde, c'est le bulletin de vote qui est la plus
puissante. Et au Brésil, c'est un grand peuple qui a fait vivre le pluralisme démocratique et qui a déjoué tous les pronostics. Avec ces deux peuples, peuple serbe, peuple brésilien, la France avocation a noué des liens toujours plus étroits au service de nos intérêts pour défendre la souveraineté de nos pays, mais aussi cet ordre international né après la deuxième guerre mondiale comme vous l'avez rappelé. Mais monsieur le président, la grande leçon de ces deux scrutins, c'est quoi ? Et bien, c'est que une élection n'est jamais jouée d'avance, ne jamais décider à la place du peuple. ne jamais préhemp choix souverain. Et quoi qu'en disent, les sondages et si fort soient
les vents contraires, une élection n'est ni gagnée ni perdue jusqu'à l'ouverture des urnes. Voilà une leçon qu'à mon avis certains d'entre nous feraient bien de méditer. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à monsieur Stevie Gustave pour le groupe écologiste et social. Merci. Monsieur le Premier ministre, il s'appelait Pango Bossio Wangi. Il avait 26 ans, mort parce que noir. Que son nom raisonne ici à ses proches, à toutes les victimes de ses attentats terroristes, racistes, attrapent et à la varrière, j'adresse notre solidarité. Je pense à cette petite fille de 12 ans. À son âge, elle devrait vivre dans l'insouciance. Elle a reçu h balles dans le corps. En
France, le racisme, la négrophobie, l'islamophobie et l'antisémitisme ont déjà tué. Combien de fois faudra-t-il pleurer les morts avant de protéger les vivants ? Aucun parent ne devrait retrouver son enfant à l'hôpital ou à la morgue à cause de sa couleur de peau. Aucune mère ne devrait craindre qu'un foulard mette la vie de sa fille en danger. Que devient notre humanité quand cette peur devient une habitude ? La République doit garantir à chacun la même protection. C'est cela la France. Beaucoup d'entre nous ont été élus grâce au front républicain. Ce rassemblement nous oblige dans nos discours, dans nos votes, dans nos actes. On ne peut pas faire barrage dans les urnes et banaliser ensuite les discours qu'on prétend combattre. Ce climat est alémenté par ceux qui font de
l'immigration la cause de tous n et oppose les Français selon leur origine. Sur certains plateaux, des chroniqueurs montrent du doigt en continu les arabes, les noirs, les musulmans, les jeunes de quartier comme des ennemis de l'intérieur. À force de présenter nos compatriotes comme des menaces, ils en font des cibles. Quand ces discours tournent en bouc sur les plateaux, qui peut croire qu'il s'arrêtera à la à la sortie des studios ? Ceux qui font commerce de cette peur sont des dealers de haine. Je répète, des dealers de haine. Monsieur le Premier ministre, les condamnation ne suffisent plus. Protéger, c'est votre responsabilité. Quel acte allez-vous poser pour que la loi s'applique aussi à ceux qui diffusent des appels à la haine, à la télévision ?
Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à madame Aurore Berger, ministre en charge de la lutte contre la discrimination.
Allez, s'il vous plaît.
Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député député Stevie Gustave, je partage évidemment les propos que vous avez eu et la dignité avec laquelle vous avez exprimé à la fois l'émotion qui est la vôtre en tant que citoyen et l'émotion qui nous traverse toutes et tous en tant que citoyen, en tant que mère ou père de famille. Vous avez raison. Aucune mère dans notre pays, aucun père dans notre pays ne devrait avoir peur que son enfant aille dans une ère de jeu, aille dans un centre commercial, sorte dans la rue uniquement à raison de sa couleur de peau, de son origine, de son identité ou de sa religion. Et face à ce combat-là, ce combat nous devons évidemment le mener ensemble. Et c'est dans cet esprit
que nous voulons travailler et que nous avons travaillé que nous avons travaillé à l'élaboration et vous le savez d'un projet de loi où tous les partis politiques ont été invités et tous les partis politiques ont été autour de la table de manière à ce qu'ensemble nous trouvions les voix des moyens pour aggraver les sanctions quand cela doit être et lutter contre ce qu'on pourrait appeler racisme ou antisémitisme du quotidien d'atmosphère. celui qui se déguise, qui ne dit pas vraiment son nom, mais qui pourrit la vie de tant de Français, de tant de concitoyens et qui les fait même douter de leur avenir en France et de leur avenir de leurs enfants en France. La question de la lutte contre la haine en ligne, le ministre de l'intérieur l'a dit. Avec ce projet de loi, nous allons pour la
première fois, si vous l'adoptez, donner à Phase les pouvoirs, les moyens, l'autorité pour permettre le retrait des contenus haineux, racistes et antisémites. Enfin, par ailleurs, et je le redis, mon administration, ce gouvernement, à chaque fois qu'il y a des propos racistes ou antisémites, procède à des signalements, article 40, auprès des procureurs de la République. Nous ne laisserons rien passer. Nous ne cèderons rien et c'est dans l'unité, dans la cohésion de la République que nous remporterons ce combat. Merci beaucoup madame la ministre. Monsieur le député, madame la ministre, dans notre République, la couleur de peau d'un enfant ne devrait jamais décider de ses chances de rentrer vivant chez lui. Et je m'adresse aussi, je voudrais savoir quand est-ce qu'on se débarrassera des
nazillons qui marchent en toute impunité dans les rues de France. Merci. Merci monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Thierry Benoî pour le groupe Horizon et indépendant. Madame la présidente, avec respect avec les députés du groupe Horizon et Indépendant, nous voudrions adresser nos sincères condoléances à la famille du jeune Pingo Boso Wangi, ainsi que nos pensées ému aux élus et aux habitants de Trappe. Monsieur le Premier ministre, monsieur Sébastien Lecornu, il y a 1 an,
pratiquement jour pour jour, vous avez lancé une vous avez confié à un haut fonctionnaire une mission État efficace. Vous l'avez chargé de vous confier des propositions et de rationaliser l'organisation de l'État. Monsieur le Premier ministre, les Français adhéreront à l'esprit de réforme et accepteront des mesures de rigueur et de restriction si seulement l'État au plus haut sommet montre l'exemple. Je vous l'ai dit il y a 1 an. Il y a quelques jours, vous venez de confier la même mission que vous avez confié il y a un an à un haut
fonctionnaire à une collègue député afin de proposer des pistes concernant la rationalisation des agences de l'État. Monsieur le premier ministre, le rapport Marlex qui nous explique qu'en 40 ans, nous sommes passés de 25000 à 70000 haut fonctionnaires. Alors que dans le même temps, nous avons confié des compétences aux régions, aux départements, aux intercommunalités. Des fonctionnaires qui sont rémunérés bien souvent plus de 150000 € par an. un moment donné, la question que je vous pose, monsieur le Premier ministre, est-ce mesures d'économie aux Français ?
Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur David Amiel, ministre de l'action et des comptes publics. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député Benoît, effectivement, vous nous aviez interpellé il y a 1 an et je vous redis aujourd'hui ce que je vous disais hier. Oui, vous avez raison. Tout commence par l'exemplarité. Et l'exemplarité c'est d'abord l'exemplarité de l'État. C'est la raison pour laquelle dans le projet de loi de finances qui est en discussion aujourd'hui, les crédits des ministères pour la première fois hors défense sont gelés parce qu'on ne peut pas demander des efforts aux Français sans commencer par en demander au ministère. Bien sûr, certains augmentent, c'est le cas de l'éducation, c'est le cas de
l'intérieur, c'est le cas de la justice, mais d'autres baissent à proportion. Et au sein de l'État, l'exemplarité, elle commence en haut, monsieur le député. Et c'est la raison pour laquelle vous avez interpellé le Premier ministre. Les crédits qui portent la mission relative au service du Premier ministre baissent de 8,5 %. C'est la raison pour laquelle nous supprimons 800 emplois en administration centrale tout en n'en créant sur le terrain parce que c'est là où les Français les attendent dans la police, dans la justice, dans l'éducation nationale. C'est la raison pour laquelle monsieur le député, il y a 1 an nous annoncions 50 millions d'euros de d'économie dans les dépenses de communication des ministères. Cette année, cet objectif réalisé sera
multiplié par 4 200 millions d'euros d'économie pour avoir une communication plus sobre parce que les gens attendent des ministres et des ministères des résultats et une communication plus sobre. Monsieur le député, l'exemplarité, elle se poursuit au sein des agences et des opérateurs. Et c'est la raison là aussi pour laquelle dans le projet de loi de finances qui est présenté, nous avons 2000 suppressions d'emploi dans les agences, dans les opérateurs, dans les caisses de sécurité sociale et c'est la raison pour laquelle les travaux se poursuivent. Et je salue la députée Blin qui effectivement aura la charge de pouvoir continuer à multiplier les propositions pour aller encore plus loin dans cet effort. Merci beaucoup monsieur le ministre.
Monsieur le député. Simplement voyez les lycéens se mobilisent pour disposer de plus de moyens. Je suis en région Bretagne. Le recteur académique de la région Bretagne a été nommé il y a quelques mois, 1 an, délégué interministériel à l'éducation artistique et culturelle. C'est l'exemple d'anomalie et de choses. Merci beaucoup monsieur le député. Merci beaucoup. La parole est à présent à monsieur Aurélien Pradier. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'intérieur. Attrape le racisme à tuer. Adijon a rembouillé. Les règlements de compte entre trafiquants se font désormais à l'arme de guerre. À Aubervilier, c'est à coup de grenade défensive que la loi du plus fort s'installe. Regardons ce que
nous ne voyons plus. Jamais les armes de guerre n'ont autant circulé dans notre pays. 10 millions d'armes illicites sont en circulation sur notre sol. 10 millions. Plus de 1000 armes à feu ont été saisies par les douanes sur la seule année 2025. Près de 10000 armes à feu sont volées chaque année à travers le pays. Il est désormais aussi facile de se procurer une arme lourde que d'acheter un paquet de chips à l'épicerie du coin. Les armes de guerre arment les terroristes islamistes. Elles arment les attentats antisémites. Elles arment les narcotrafiquants, mais désormais elles arment aussi les petits délinquents, les groupuscules politiques radicaux et les faxieux. Et parce que la faillite sécuritaire de l'État est massive, l'autodéfense émerge et avec
elle l'effondrement de ce qui peut rester de l'état de droit et de la République. Ces armes deviennent l'étendard d'une culture, celle de la violence extrême et banalisée. Nous ne mesurons pas assez l'abîme chaotique dans lequel le trafic d'armes fait plonger notre pays. La France devient une poudrière lourdement armée. Les filières internationales de trafic d'ex-Ugoslavie, des Balcans ou du Moyen-Orient sont désormais massives. AP, c'est une usine de fabrication par impression 3D d'armes de guerre qui a été découverte. De toutes les faillites sécuritaires. Le trafic d'armes est ce dont nous parlons le moins et qui pourtant nous menace peut-être le plus. Monsieur le ministre, le temps consacré aux diversions politiques est autant de
temps que nous ne consacrons pas au vital. Combattre la prolifération des armes de guerre dans nos rues et dans notre pays et désormais affaire vitale pour notre pays. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député Aurélien Pradier, je vous ai écouté avec beaucoup beaucoup d'attention. Je vais vous répondre très précisément sur les circuits les filières d'armes car les services du ministère de l'intérieur le suivent. Vous parlez de faillite sécuritaire. Je vous laisse la responsabilité de vos propos. Le la lutte contre les filières et le trafic d'armes est une des priorités de la direction nationale de la police judiciaire comme c'est une
priorité de la gendarmerie nationale. Oui, il y a des filières d'importation d'armes qui sont celles que vous avez cité, monsieur le député, la route des Balkans, les pays de des importations qui arrivent de Serbie, de Croatie, du Montenegro, plus récemment encore la Turquie avec énormément de saisies qui ont été effectuées. L'an passé pour les services qui sont sous mon autorité, on a saisi 13800 armes. Alors évidemment, c'est beaucoup mais ça veut dire qu'on déploie beaucoup beaucoup de dispositifs sur le terrain pour détecter détecter ces filières et les entraver. Et d'ailleurs, je je dois dire je vous ferai remarquer que dans le cadre de la loi Ripost, nous avons prévu la possibilité pour les fonctionnaires de police et les militaires de la gendarmerie d'effectuer des contrôles
des fouilles dans la bande territoriale des 40 km sur toutes les zones frontalières sans réquisition du parquet précisément pour pouvoir justement déceler des armes car ces armes ne sont pas importées de manière massive. Ce sont souvent des petites filières d'approvisionnement qui, c'est vrai pas faciles à détecter, mais les services de police et de gendarmerie font un travail remarquable sous mon autorité pour saisir et entraver évidemment ces trafics d'armes. Vous avez raison, ces armes, on les retrouve évidemment dans la délinquence de droits commun et bien évidemment, il y a des passerelles vers les réseaux terroristes qui peuvent s'en procurer. On a bien vu dans les attentats récents ou les plus anciens que très souvent la fourniture d'armes se faisait sur les réseaux de droits
commun et c'est bien pour ça que ça reste évidemment une priorité. Évidemment, je regrette je regrette que lorsque j'ai présenté Ripost, nous n'ayons pas pu retenir la visite domiciliaire qui aurait permis d'aller dans des domiciles, dans des caves, dans des entrepôts pour saisir des armes aux mains de l'autorité administrative. Merci beaucoup monsieur le ministre. Monsieur le député, il vous reste quelques secondes. Monsieur le ministre, je ne doute pas de votre connaissance. des filières et de la situation. Mais un pays dans lequel la circulation d'armes lourdes et d'armes de guerre est aussi massive que notre pays est une situation alarmante que nous ne pouvons pas et vous ne pouvez pas négliger. Merci monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Alexis Jolie pour
le Rassemblement national. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'économie et des finances. Monsieur le ministre, l'économie française frôle la récession. Recul au premier trimestre, croissance 0 au 2e. Et dans ce paysage à l'arrêt, un seul secteur tient encore debout, le tourisme. 77 milliards et demi de recettes internationales l'an dernier, c'est un record. À l'occasion de la mission d'information que j'ai pu porter à ce sujet, j'ai constaté combien ce beau succès est fragile. Première destination du monde en terme de visiteur, la France n'est que 4e en recette. Ce qui veut dire que nous attirons beaucoup mais que nous ne valorisons pas assez. Et c'est ce secteur-là que vous laissez aujourd'hui
exposer. Le 17 octobre, le monde entier a vu des commerces pillés, le Louvre bloqué, l'office du tourisme de de Lyon en flamme et le ministre de l'intérieur a reconnu lui-même avoir perdu le contrôle. Le lendemain, les hôteliers du GHR euh selon lui, il a déclaré que les nouvelles réservations ont chuté de 47 % et plus d'un quart des réservations pour la semaine suivante ont été annulées. La Chine et l'Allemagne appellent même leur ressortissant à la prudence. Et que respond votre gouvernement que pour l'instant ça va plutôt bien. Non, monsieur le ministre, lorsqu'une réservation est annulée, c'est un hôtelier, un restaurateur, un commerçant, un guide qui est mis en difficulté dans son emploi. Et comme si
cela ne suffisait pas, les Français vont devoir payer la facture des casseurs parce que vous comptez passer par décrit une hausse de 0,8 % de la fiscalité sur les assurances et habitations et automobiles pour financer les dégâts. L'État n'assure plus la sécurité des biens et des personnes et il demande aux citoyens d'assumer la casse avec une hausse de la fiscalité. Alors, je vous pose la question, monsieur le ministre. Combien de temps allez-vous encore fragiliser l'un des derniers secteurs qui rapporte vraiment au pays et quelle mesure immédiat comptez-vous prendre avec Atou France et toute la filière pour protéger nos professionnels et restaurer l'image de la France avant les fêtes ? Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Serge Paprin,
ministre en charge des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme. Merci madame la présidente, mesdames, messieurs les députés, monsieur le député joli. D'abord, je veux aussi témoigner mon soutien à tous les professionnels du secteur, en particulier à l'antenne de la ville de Lyon, l'Office de tourisme qui a brûlé. L'attractivité de la la France, monsieur le député, c'est une responsabilité collective pour préserver la confiance des visiteurs. Et à l'heure où on se parle, il y a pas d'annulation, de vague d'annulation. Globalement, les Européens qui sont les trois/4 des visiteurs internationaux, ils connaissent les réalités des Français. Ils savent là où
il y a eu des débordements et il ils y viennent pas mais ils viennent ailleurs. Les transports, les hôtels, les musées, tout fonctionne normalement et les touristes sont accueillis en toute sécurité. Évidemment, il y a une vigilance qui s'est portée sur le la journée du 17 sur les transports internationaux. En effet, il y a eu une vague donc d'annulation pour les longs courriers qui vient d'être euh affranchi là à partir du du 20. Les choses sont rentrées dans l'ordre. Donc euh j'ai mobilisé à tout France pour que on soit en effet on déploie euh les message de
réassurance à l'étranger. Et euh on s'est vu euh lors de votre j'ai j'ai participé à l'audition. Donc on a vu qu'on a fait une bonne saison touristique là tout toute l'année jusqu'à la fin de jusqu'à la fin de septembre. Et je vais vous dire moi je maintiens à 100 milliards les recettes en trajectoire, les recettes et l'ambition pour les les touristes étrangers et je maintiens l'ambition que nous soyons la destination préférée des Français dans pour les touristes du monde entier. Et donc voilà ce qui s'est passé avec la reprise en main et l'ordre. Ça va ça on va tourner la page.
Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à madame Clémence Gueté pour le groupe La France insoumise.
Monsieur Monsieur le Premier ministre, votre gouvernement ne tient plus que par la peur que vous voulez inspirer au peuple français. Interdire des manifestations, déclarer des couvres-feux, menacer de couper les réseaux sociaux, déployer l'armée dans les rues, retirer le droit de vote aux jeunes qui passent en comparion immédiate. Votre surenchère répressive ne fera pas rentrer les Français chez eux. Ils se tiennent debout face à vous. Samedi, à nouveau, ils étaient près de plus d'un million dans le pays. Main dans la main, ont marché pour que la jeunesse soit respectée, pour un salaire digne et pour des fins de mois plus douces. Mais on marchait aussi simplement pour le droit de marcher. J'avais peur de venir, c'est pour ça que
je suis là. Lisait-on sur une pancarte à Paris. Ce slogan-là a fait le tour du monde. On marchait parce que dans le pays des droits de l'homme, les libertés publiques ne sont plus garanties. Le droit de manifester et la sécurité ne sont plus assurées. Des milices d'extrême droite attaquent sans être inquiété. Le rythme des pâles d'hélicoptères de surveillance étouffe les slogans. On marchait On marchait, monsieur le premier ministre pour les vies abîmées. Pour celles et ceux qui ont perdu un œil ou qui ont eu une main arrachée. Pour celles et ceux qui se soulèvent pour le droit à étudier dignement pour avoir à nouveau le goût du futur. À l'aspiration populaire à vivre mieux, vous avez répondu par les matraques et les grenades. À la colère légitime, vous
avez répondu par le chaos. Le monde entier observe avec effroi votre dérive autoritaire et l'ONU la documente même. Vous obéissez en réalité à la volonté du président de la République qui a déclaré "La recommandation générale, c'est qu'il n'y ait pas de manifestation." Mais monsieur le Premier ministre, la contestation s'élargit et les rendés tof. La crise sociale est devenue crise politique. Désormais, c'est la crise de régime qui s'annonce. Monsieur le Premier ministre, allez-vous continuer de mutiler les enfants de la République ? Merci madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunz, ministre de l'intérieur.
Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée que je cherche pardon du voilà, pardon. Euh madame la députée, nous allons surtout continuer à protéger les cortèges comme nous le faisons, comme c'était encore le cas samedi puisque comme vous le savez, nous avons des militants d'extrême gauche radicale de l'ultra gauche qui viennent faire dégénérer vos cortèges et les policiers, les gendarmes sont là pour les encadrer et rendre les choses possibles. Si 410000 personnes ont pu défiler sur l'espace public samedi dernier, c'est bien parce qu'il y avait des policiers, les gendarmes pour protéger les cortèges. Ce que je voulais vous dire madame la madame la députée, il est faux de dire que nous assurons la protection des dispositifs en utilisant les
militaires de dispositifs sentinel. C'est faux. Deuxièmement, il est il est vous avez évoqué vous avez évoqué, je vais vous répondre sur ce point, la présence de cortège de militants d'ultradroite samedi sur l'espace public. Je peux vous confirmer que c'est exact. Nous avons eu des militants d'ultradroite qui sont venus provoquer un certain nombre de manifestants ou de militants de l'ultra gauche et systématiquement les forces de l'ordre sont intervenues pour un empêcher les affrontements entre ces groupes. Ils ont interpellé deux d'entreis 11 à Nice. Et donc évidemment nous ne laissons pas non plus ces gropuscules prospérer et d'ailleurs des actions judiciaires ont été engagées, des articles 40 ont été effectués, des interpellations ont eu lieu et il y aura également des suites
judiciaires. Madame la député, je ne peux pas vous laisser dire que les policiers et les gendarmes et donc que le gouvernement qui leur donne des instructions leur donne des instructions de mutiler des manifestants. Nous sommes là pour les protéger, pour les protéger de ceux qui viennent semer le trouble et le chaos dans les cortèges. Et nous allons évidemment continuer quant aux interdictions de manifestation, madame la députée, elle n'existe pas. Il y a des endroits Il y a des endroits où nous interdisons des manifestations parce qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public et nous les nous les autorisons dans d'autres lieux où elles se déroulent de manière plus sécurisée comme c'était le cas samedi dernier. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur
Laurent Mazori pour le groupe Liot. Monsieur le Premier ministre à Trappe et à la verrière dans ma circonscription dans nos villes la haine raciste a frappé. Un homme a été tué cinq contre personnes blessées dont une enfant de 12 ans. Des familles attendent, tremblent et pleurent. Derrière ces mots, il y a des visages, des vies brisées et cette question insupportable. Comment peut-on être pris pour cible une nouvelle fois dans notre pays pour sa couleur de peau ou sa religion supposée ? À ces familles, à nos habitants, je veux dire, vous n'êtes pas seul. Votre douleur engage la nation toute entière. Aux policiers, au secours, aux soignants, notre reconnaissance. Monsieur le Premier ministre, notre émotion est
immense. Notre détermination doit l'être aussi. La justice établira les responsabilités, mais nous avons nous ici une responsabilité : combattre la banalisation du racisme, de l'antisémitisme et des appels à la violence. Les mots ont un poids. Ceux qui les prononcent ont une responsabilité. Quand des responsables politiques dressent les Français les uns contre les autres, quand certains banalisent la stigmatisation. Quand les réseaux sociaux et des médias amplifient les appels à la haine, notre devoir est d'agir. On peut débattre avec vigueur. On ne doit jamais jamais désigner des populations à la vindicte. L'écran, quel que soit son usage, ne doit plus servir
de refuge à l'impunité. Un pseudonyme n'est pas un permis de menacer. Un réseau social ou un plateau TV ne sont pas des zones de non droit. Monsieur le Premier ministre, quels actes concrets allez-vous engager pour protéger nos concitoyens et faire cesser l'impunité des appels à la haine d'où qu'ils viennent et où qu'ils soient prononcés. Nous devons à ces familles victimes davantage que des paroles. Une République qui protège, une justice qui agit, une nation qui reste unie. Bravo. Merci beaucoup monsieur le député. Et la parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, je reviens évidemment. Merci d'ailleurs de nous avoir accompagné également sur
le terrain à Trape avec la ministre Aurore Berger vendredi après-midi. Vous étiez à nos côtés. Merci d'avoir à nouveau salué l'acte absolument héroïque de ces fonctionnaires de police de la brigade antiriminalité de Saint-Quentin en Iveline qui sont allés au-devant de du terroriste et qui l'ont interpellé sans avoir d'ailleurs à faire usage de leur arme comme ils en avaient la possibilité puisque nous étions confrontés à ce qu'on appelle un périple meurtrier qui est un cas d'usage légitime de leur arme par les forces de sécurité intérieure. Merci par ailleurs donc merci donc de ce soutien que vous apportez donc à à aux effectifs de de policin continuer être extrêmement attentif à lutter contre le terrorisme et à détecter ce genre de profil mais vous
voyez bien c'est extrêmement compliqué. Il y a un certain nombre de groupes qui sont suivis, qui sont dans la subversion violente et puis un certain nombre d'individus qui basculent dans le terrorisme comme ça a été le cas vendredi après-midi. Évidemment évidemment que le discours ambiant, les discours de haine, les discours racistes, évidemment que ces ces discours-là peuvent inciter un certain nombre d'individus à franchir le pas et à passer à l'action. Et c'est bien pour cela que nous avons un dispositif juridique robuste, d'abord judiciaire pour lutter contre les propos racistes. Le racisme, c'est un délit. Et c'est bien pour cela également que nous voulons renforcer et Aurore Berger vient de le dire, le dispositif faros pour pouvoir sur les réseaux sociaux
supprimer ses contenus. Mais au-delà de ça, il faut au-delà de cela, il faut évidemment qu'il y ait un sursaut dans notre pays. Notre République, c'est le vivre ensemble. Il faut qu'il y ait des propos qui ne soient pas blessants, qu'il ne soient pas incriminant, qui ne soient pas discriminants et qui peuvent sur des esprits plus fragile susciter et ça a été sans doute le cas au cas d'espèce le susciter un passage à l'acte qui ne doit en rien négliger la qualification de terrorisme de ce qui a été fait le vendredi dernier dans le département des Yvelines. Merci beaucoup monsieur le ministre, monsieur le député. Chers concitoyens, restons unis et n'ayons pas peur. Merci beaucoup. La parole est à madame Patricia Lemoine pour le groupe ensemble
pour la République. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre chargé de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. Mercredi dernier, la découverte de failles hypercitique au cœur de PHP. Un langage qui alimente 70 % des sites web dans le monde a déclenché une alerte cybergénérale. En permettant à des pirates d'exécuter du code à distance pour prendre le contrôle de serveur, cette brèche a fait l'objet de tentative d'exploitation malveillante, prise de contrôle, vol de données, installation de logiciel hostile. À titre préventif, les sites du ministère de l'intérieur ou encore de Météofrance ont été rendus inaccessibles.
C'est une éème alerte sur la vulnérabilité de nos services et de nos entreprises. Monsieur le ministre, vous le savez, numériser sans sécuriser, c'est construire sur du sable. Si fermer temporairement les sites par précaution étaient le bon réflexe, la question demeure de savoir si chaque entité, qu'elle soit publique ou privée, c'est ce qu'elle expose, ce qu'elle peut corriger en quelques heures et ce qu'elle peut continuer de faire fonctionner. C'est précisément ce que la directive Nice 2 organise. Gestion des risques, traitement des vulnérabilités, continuité d'activité, responsabilité des dirigeants. Elle devait être transposée avant le 17 octobre 2024. Nous accusons donc 2 ans de retard et la
Cour de la justice de l'Union européenne vient d'être saisie, nous exposant à des sanctions financières. Plus d'un an après le passage en commission et malgré les promesses d'un examen prévu avant l'été, le projet de loi a été finalement retirer le mois dernier de l'ordre du jour. Pourtant, cette transposition est urgente. Elle étendra les règles de protection de l'ANS, aujourd'hui limité à 300 acteurs à plus de 10000 entités essentielles. Ma question est simple, monsieur le ministre. Pourquoi tant de retard pouvons-nous espérer voir ce texte bientôt arriver en séance ? Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Roland l'Escure, ministre de l'économie et des finances. Merci madame la présidente, mesdames
messieurs les députés. Madame la députée Patricia Lemoine, merci pour votre engagement sur ce sujet qui est essentiel. Vous l'avez dit le 20 octobre dernier, un éditeur PHP utilisé dans le monde entier a fait état de failles dans son système de sécurité. J'allais dire heureusement qu'il l'a fait puisque ça nous a permis d'alerter, ça nous a permis de fermer un certain nombre de sites et vous l'avez dit, l'État français a réagi très vite pour des sites que vous avez mentionné et d'autres. Euh il faut reconnaître que l'éditeur de logiciel a aussi réagi très vite puisque dans les 24 heures, il a publié un correctif que nous avons pu mettre en place dans nos secteurs, dans nos sites, pardon, ce qui nous a permis de réouvrir les sites en question. Mais vous le dites, c'est une alerte de plus,
c'est peut-être même une alerte de trop. Ça a affecté des sites dans le monde entier. Internet a été bloqué dans le monde entier pendant quasiment 24 heures et ça ça doit ça doit nous réveiller. Alors vous l'avez dit, la directive Nice 2 pardon, elle va permettre d'avancer sur ce sujet. Je suis pas sûr qu'une directive et une loi suffiront à insuffler un changement de culture profond qui doit tous nous concerner sur ces bans évidemment dans les entreprises de vos territoires. Je vous engage comme vous le faites sans doute à les sensibiliser à ça. Vous le savez, elle était à l'ordre du jour sa transposition au début octobre. Évidemment, elle a dû être retirée de l'ordre du jour parce que la la le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles poursuivait son examen.
Nous devons l'examiner dès que possible. Vous savez que la saison budgétaire conduit à un heure du jour parfois un peu variable, mais nous souhaitons pouvoir le l'examiner dès que possible. En attendant, on doit tous être sensible à ce risque. Dès jeudi, nous recevons à Ber avec la ministre de l'intelligence artificielle et du numérique Anne Lenanf, l'ensemble des filières industrielles. Les entreprises de cybersécurité française, on en a beaucoup qui doivent pourvoir se développer pour nous aider à nous protéger et vous y êtes évidemment la bienvenue. Merci. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent à monsieur Romain Eskenadi pour le groupe socialiste. Merci. Madame la présidente, monsieur le ministre de l'éducation nationale, il y a 2 ans, j'avais l'honneur de me tenir
ici pour poser ma première question au gouvernement. Je souhaitais parler de service public mais ce ne fut pas le cas car 2 jours avant ma question Aboua carcissé a été sauvagement assassiné dans une mosquée. Ma question avait donc portée sur ce crime raciste et sur les mesures que le gouvernement comptait prendre pour endiguer les paroles et les actes racistes cette année. Aujourd'hui, c'est à mon tour de poser la question. Don je voulais de nouveau parler de services public, mais comment évoquer les lycéens et leur mouvement sans évoquer le crime raciste de trappe, sans rendre hommage aux victimes, aux maire, aux habitants comme nous l'avons fait hier à Sarcel dans ma circonscription pour dire aux habitants qui ont peur pour eux et pour leurs enfants que la
République se tiendra toujours à leur côté. Comment parler du mouvement lycéen sans évoquer ces groupes d'extrême droite qui ont attaqué des manifestants pacifiques ce weekend faisant du territoire de la République un théâtre de guerre civile ? Mais je souhaite quand même parler des lycéens, monsieur le ministre, car leur mobilisation est exemplaire, car ils se battent pour l'égalité, pour la justice, parce qu'ils ont obtenu en quelques semaines ce que nous, députés de gauche, on n'a pas obtenu depuis 10 ans dans cet hémicycle. Ils ont obtenu la fin programmée de parcours sup. Ils ont obtenu des moyens supérieurs dans l'éducation nationale. Ils ont obtenu qu'on recrute des enseignements des enseignants pardon. Ils ont obtenu qu'on réforme enfin le bac. Il était temps, il était temps
d'apporter une réponse politique à ce mouvement. Après des policiers blessés d'une part et des mains arrachés des jeux crevés. D'autre part, après des commerces payés, après une mairie incendiée, il était temps d'apporter enfin une réponse politique. Mais il me semble, monsieur le ministre, que les réponses ne sont pas encore aujourd'hui à la hauteur du message qui est passé par notre jeunesse. Que dites-vous aux lycéens qui vont encore sur BR Parcours sup ? Que dites-vous aux lycéens qui parlent de santé mentale, d'infirmières, de psychologues, d'ASH qui ne sont pas suffisamment recrutés pour assurer réellement l'égalité des chances ? Monsieur le ministre, la mobilisation de notre jeunesse est admirable et historique. Il faut que la réponse politique du gouvernement soit la
hauteur de cette mobilisation. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Édouard Jeffrey, ministre de l'éducation nationale. Merci madame présidente. Mames et messieurs députés, monsieur le député, la première chose évidemment même si la famille de la victime n'est plus là, c'est que je partage la douleur qui est celle de tous l'hémicycles par rapport au crémisme qui s'est produit. et je crois que nous venons de territoire suffisamment proche tous les deux pour savoir la résonance particulière que ça a pour vous comme pour moi. Euh la deuxième chose, c'est que vous avez dit il était temps de répondre. Je pense surtout qu'il est temps d'arrêter de faire des promesses en l'air et d'apporter des réponses qui sont effectivement crédibles, chiffrées,
tenables, tenable et respectueuse du cadre démocratique. Nous avons écouté dans le cadre de la plateforme, dans le cadre aussi des très nombreuses concertations que j'ai eu avec les associations lycéennes, avec les élus lycéens, avec les syndicats et cetera, tout le monde et nous avons effectivement pris un nombre de mesures très concrètes. première mesure parce que les lyciens nous ont dit qu'ils étaient dans un bâti qui était souvent dégradé lequel bâti relève des régions, je me permet de le rappeler, un prêt de 4 milliards d'euros à destination des région pour leur permettre précisément de prendre leur responsabilité 4 milliards d'euros de près. Deuxième élément, vous l'avez dit aussi, nous l'ont dit, ce sont les générations les plus nombreuses qui sont actuellement au
lycée. Ça correspond au pic démographique et je souhaite apporter une réponse comme je l'apporte dans d'autres cas quand c'est quand c'est au contraire un effondrement, mais je souhaite apporter une réponse et donc toutes les classes de seconde seront progressivement plafonnées à 28 élèves. À la rentrée 27 pour les 50 % d'établissement les moins favorisés, on commence par eux et à la rentrée 28 pour les 50 autres %. 3è élément effectivement il faut répondre à leur angoisse sur parcours sup. On aura l'occasion d'en débattre demain. Beaucoup ont parlé d'abrogation de parcours sup. Rares sont ceux qui ont dit ce qu'ils voulaient faire à la place. Dans quelques semaines, nos élèves, eux vont avoir besoin de faire des choix et de s'inscrire pour ceement supérieur. Et c'est pour ça qu'on fait
en deux temps. Un premier temps avec Philippe Baptiste, un premier temps où on transforme et un deuxième temps qui passera par la loi où il faudra remplacer. Tout ça, on l'assume complètement. Moi, elle assume dans un cadre une fois encore structuré pour nos élèves et pour ne jamais jamais jamais leur mentir. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre. La séance des questions gouvernement est terminée.
Dieynaba Diop