Alexis Corbière : "On n'a rien appris du Covid !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Vous vous situez où sur l'affaire Master Poulet ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la France est prête si on devait ressortir les masques ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelle serait la première décision à prendre pour sécuriser les musées ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous proposez sur les superprofits de Total ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la primaire de la gauche aura lieu ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Faut-il tout savoir de la vie privée d'un président ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Alexis CorbièreFait
« On a fermé 5000 lits. Donc ce que je veux dire, c'est qu'on peut pas à la fois applaudir et dire aujourd'hui bravo nous dit la ministre de la santé, elle a bien raison. »
- 2:00Alexis CorbièreFait
« Moi je suis un unitaire, je suis pour que la gauche se rassemble pour l'élection présidentielle. »
- 4:00Alexis CorbièreFait
« Il y a eu des conséquences de politique publique qui ont amené à ce que les établissements aujourd'hui des musées n'ont plus tellement de visibilité pour pouvoir investir parfois pour des éléments de de sûreté des établissements des musées. »
- 6:00Alexis CorbièreChiffre
« Depuis 2012, de 3776 gardiens dans les musées à 3100. »
- 9:00Alexis CorbièreChiffre
« Total a réalisé pour le premier semestre des super profits de l'ordre de près de 5 milliards d'euros. »
- 10:00Alexis CorbièreFait
« Il y a un effet de Ben pour des grands groupes comme ça. »
- 13:00Alexis CorbièrePromesse
« Ce qu'on a fait aux élections législatives, on doit pouvoir le refaire aux élections présidentielles. »
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Sud Radio, l'invité politique, Jacques Terdose et cet invité politique, c'est vous Alexis Corbière. Soyez le bienvenu dans le studio de Sud Radio. Bonjour.
Merci. Bonjour. Bonjour à tous.
Alors vous êtes, je le disais tout à l'heure, vous êtes rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur la sécurisation des musées. On va donc parler dans cette interview de plein de choses. Vous êtes venu en plus avec de la documentation, mais auparavant, permettez-moi deux petites questions d'actualité très rapidement.
Vous avez peut-être entendu à l'instant la chronique de Noémie Aloa sur à nouveau l'affaire Master Poulet ou l'affaire des CRUSP de ces poulets qui posent problème parce que on vient de découvrir qu'il y avait un certain nombre de de viandes avariées dans cette affaire qui déchire la gauche. Je suis désolé de vous faire intervenir là-dessus. Non non mais c'est un peu avec le sourire mais c'est vrai que il y a une fracture de la gauche.
Vous vous situez où vous ? Peut-être du côté de Karim Bouamran qui voulait intervenir. C'est c'est ce crispit la perche sur ce qui est fondamental aujourd'hui là dans mon engagement.
Moi je suis un unitaire, je suis pour que la gauche se rassemble pour l'élection présidentielle et il y a des sujets fondamentaux sur lequels on peut discuter. Si on s'engueule sur le poulet, ça va pas. Ceci dit plus sérieusement ça dit quelque chose.
Non mais sans faire le normand. J'ai rien contre les normands mais vous savez ce qui la question de la malbouffe c'est un vrai sujet hein. Franchement il avait raison Karim Boam ou pas ?
Ouais. Moi moi j'ai des enfants des des jeunes qui me disent "C'est pas cher, OK, mais on peut quand même avoir un point de vue qui attention à pas non plus sous prétexte qu'il y a la crise que de faire manger des produits qui sont de mauvaise qualité." Donc on peut comprendre que le maire d'une commune disait "Attention, moi je préférerais qu'il y ait quand même de la nourriture de qualité." Mais à l'inverse, je dois dire que monsieur Boamran se mettait en scène avec des vidéos expliquant un petit peu de manière assez viriliste que on allait voir ce qu'on allait voir et qu'il allait comment dire interdire cet établissement en a rajouté.
Ce que je veux dire, c'est bah au-delà du fond, il y avait un côté un peu comment dirais-je les pleins pouvoirs du maire qui va interdire qui a fait une caisse de résonance médiatique. Donc voilà, je surtout franchement comme vous l'avez dit quoi, s'engueuler aujourd'hui, faire les gauches irréconciliables au nom du poulet, c'est pas très sérieux au vu des préoccupations des Français. Alors, autre préoccupation des Français ce matin, même si ça va mieux depuis les déclarations de la ministre de la santé hier qui nous dit "A priori, je parle de l'antairus, a priori pas question de porter des masques ce matin.
Est-ce que vous qui êtes dans les arcanes du pouvoir Non mais non, moi je suis vous une question. Est-ce que la France est prête si on devait ressortir les masques ? Est-ce que ça vous inquiète ou pas ?
Bah, je l'espère. Mais là encore, je suis un député d'opposition, je suis pas dans les arcanes du pouvoir. Ce que je vois, c'est que euh madame la ministre a venté notamment le fait que à l'hôpital Cochin, c'est un hôpital parisien.
Nous accueillons les les gens qui sont euh actuellement sous surveillance. Et moi, j'ai envie de dire au passage parce que c'est un sujet, attention, l'hôpital Cochin, il est prévu prochainement qu'il soit fermé. On a fermé 5000 lits.
Donc ce que je veux dire, c'est qu'on peut pas à la fois applaudir et dire aujourd'hui bravo nous dit la ministre de la santé, elle a bien raison. Notre système hospitalier est en train d'accueillir des gens et de nos concitoyens qui sont en difficulté. mais ne pas voir qu'il y a une réduction de notre service public de santé alors que euh l'antavirus et sans être trop technique ce matin, c'est les maladies transmises par des animaux qui est un élément aussi de conséquences des phénomènes d'évolution euh climatique aujourd'hui.
Donc il faut avoir une réflexion d'ensemble. Il y aura d'autres épidémies possibles ou d'autres circulations de ce type de virus dans les années qui viennent. Quelle réflexion on a à long terme au niveau national ou international pour faire face à ça ?
Et là, j'ai l'impression qu'on a rien appris de la crise du Covid. Moi, je veux bien me rassurer sur le fait que au niveau des masques, on est prêt. Je connaissais beaucoup de petites entreprises qui s'étaient montées suite à la crise du Covid pour fabriquer des masques qui depuis ont fermé parce qu'il y avait plus de commande publique.
J'aimerais être sûr qu'on les fabrique en France. Bon voilà, voilà où j'en suis, mais défendons notre hôpital public et comprenons que c'est aussi les dérèglements climatiques qui sont vecteurs d'accélération de ce type de virus. Absolument.
Point de vigilance sur cette sur cette question et vous avez raison, les eonoses vont se développer sur ce point. clair abun desbreux sujets on parlera politique justement et de la gauche juste après, mais d'abord vous êtes je vous je l'ai dit rapporteur de cette commission sur la sécurisation des des musées. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire ce matin ?
Quelle serait la première décision à prendre à la suite de votre enquête et de ce de ce rapport ? Alors bon, indiscutablement, il faut des moyens. C'est pas c'est peut-être facile de dire ça, mais il y a eu des conséquences de politique publique qui ont amené à ce que les établissements aujourd'hui des musées n'ont plus tellement de visibilité pour pouvoir investir parfois pour des éléments de de sûreté des établissements des musées.
Qu'est-ce que je suis en train de dire ? c'est qu'aujourd'hui on a une évolution notamment des cambriolages. C'est pas qu'il y a plus de vol dans les musées mais il se modifient, c'est souvent sous forme de braquage.
Alors évidemment le point de départ de la commission c'est le musée du Louvre mais vous savez il y a eu le musée Jacques Chera Cancorz, il y a eu Parel Monia, il y a eu Cognac G, il y a eu beaucoup de cambriolage où les cambrioleurs ne volent plus tellement des œuvres d'art pour la beauté de l'œuvre mais des matières parce que le prix de l'UR a augmenté parce que notamment il y a la porcelaine chinoise qui a aussi beaucoup de valeur sur le marché mondial. Bref et nos établissements bah ils ont pas toujours les moyens. Alors priorité donner des moyens hein.
Nous on propose Rachid Adati avait dit un fond de sûreté de 30 millions sur 3 ans. Moi je suis plutôt d'accord avec le président de la commission de culture qui dit 50 millions par an. Ça permettrait d'aider.
Mais d'aider comment ? D'aider comment ? Parce que là ce sont des chiffres.
Je suis pas sûr que les auditeurs comprennent mais ça veut dire quoi exactement par exemple notamment aujourd'hui quand vous avez des cyberattaques de donner les moyens à ce que techniquement il y ait au niveau des établissements des techniciens qui puissent faire face à ce que les sites soient ne se fassent pas voler des données à ce que les plans de vidéosurveillance soient véritablement de qualité euh moi j'ai on a découvert c'est une des enquêtes du ministère de la culture que seulement 23 % des musées il y a 1218 musées de France de ça dont je parle 616 avaient répondu à une enquête du ministère de de la culture et seulement 23% ont un plan, on va dire de sûreté des établissements. Il y a des établissements, on n'y a pas vraiment réfléchi. Il y a pas beaucoup de moyens qui sont donnés.
Et puis je voudrais insister sur les personnels hein, ils sont la clé de tout. On est passé 3 minute. Ça a été un problème concernant premièrement, on est passé, je tiens à le rappeler, je vais terminer sur le Louvre.
Depuis 2012, de 3776 gardiens dans les musées à 3100, ça a réduit alors que le Louvre, c'est 9 millions de visiteurs, ça ne cesse d'augmenter. Qu'est-ce qui s'est passé pour terminer sur le Louvre ? c'est que le problème du Louvre, c'est qu'en plus on avait un schéma directeur de sécurité mis en place depuis enfin proposé depuis 2021 par le prédécesseur madame Deskart.
On a perdu 2 ans 1 ans et demi sans doute parce queil y avait la volonté d'avancer vers un autre grand projet qui s'appelle l'ouvre renaissance voulu par Emmanuel Macron qui ferait passer le musée à 12 à 15 millions de visiteurs dans les années prochaines que la la directrice la présidente directrice madame Descart était plus obsédée par la volonté de plaire complaire au président de la République qu'avancer sur la sécurité du musée et ce qui a elle avait prévenu elle en plus sur les questions de sécurité je crois pas ouais c'est ce qu'elle a dit devant les commissions mais moi j'ai des éléments que on a perdu 20 à 27 mois sur des travaux qui étaient préparé et je pense que ce que vous nous dites ce matin, c'est quand même que les éléments étaient connus. Ah ben ça, il y a eu deux rapports. Ça c'est la presse qui l'a dit moi.
Le célèbre rapport Van Cliff, ça avait été demandé. Oui, mais je fais plus confiance à votre rapport. Non, non, mais P mais c'est validé.
Vous savez, la presse travaille bien aussi. J'ai pas de problème avec ça. Alors, qu'est-ce que c'est que je propose notamment sur les grands établissements et peut-être qu'on abordera un autre sujet, ce qui fera écho, c'est qu'on cesse les nominations par le président de la République.
C'est l'article 13 de la Constitution. Oui. République qui nomme tel ou tel président du Louvre, évid le président du Louvre veut d'abord satisfaire au grand gestes présidentiel de son quinquen.
Ça ça empêcherait pas forcément le directeur du Louvre de plaire au président de la République. Mes chers monsieur Cardos. Oui, ça'empêcherait pas.
Mais si c'est le conseil d'administration avec notamment des représentants du personnel qui sont là, le président est plus à l'écoute de son conseil d'administration et moi j'ai vu pendant mes 5 mois d'enquête que ce soit des champs d'enregistrement aujourd'hui ces conseils d'administration que le président du Louvre rend directement des comptes au président de la République et même le ministre de tutelle de la culture il voit passer les points et c'est pas vraiment lui qui décide. Moi je considère qu'il y a là quelque chose qui est fondamental. Faut rerépublicaniser.
J'ai envie de dire je prends un exemple ce qui m'a amusé. Moi je suis un républicain jusqu'au bout des ongles. En Espagne, en Grande-Bretagne où c'est des monarchies constitutionnelles et bien British Muséum, le musée du Prado, c'est les conseils d'administration.
C'est plus collectif que ce que en France ça passe par franchement le président de la République autre chose à faire que nommer les directeurs des thâes et nommer les directeurs de musée. Donc ça aussi c'est une mesure qui crée un cercle vertueux d'écoute au niveau de nos établissements. Alors également dans ce que vous demandez hein, on n pas on a entendu votre euh vous demandez beaucoup plus de moyens pour les 1200 musées de de France d'éviter aussi d'avoir recours au contractuel d'améliorer euh d'améliorer% dans les musées parisiens sont des contractuels des personnels et les gens vous sa on confis qu'on a de plus précieux à des travailleurs qui sont les plus mal payés 1400 1600 € avec des gens assez âgés aujourd'hui plus de 50 ans 50 % à plus de 50 ans donc c'est des métiers qui sont fatiguants hein il faut travailler à la formation faut créer aussi mouvement au cours de de de la profession si vous voulez on est attaché au milieu c'est une richesse française mais bien sûr vous avez vu quand le cambriolage du Louvre on en a parler dans le monde entier George Clounet l'a commenté les français se sont sentis blessés par ça parce qu'on est un pays très politique on aime l'histoire donc ce que vous nous dites c'est qu'il faut savoir aussi protéger notre patrimoine.
C'est une façon de protéger notre patrimoine. Voilà il faut savoir protéger nos patrimoines. Il y a des nouvelles menaces aujourd'hui qui ont lieu, de nouveaux types d'attaque.
C'est les directeurs des musées sont des gens formidables. Si on leur donne pas les moyens de faire face qu'est-ce que c'est que j'ai vu aussi ? vresiteou qui sont dans coff parce qu' disent moi j'ai pas les moyens d'assurer laé on m'a dit que c'était ça exposé je retire et çaou pour vous pour moi pour ceux qui visitent le musée c'est vraiment dommage et par capillarité vous proposez également que les nominations des directeurs de théâtre nationaux ne soient plus à la main du président de la république pour quelle raison des musées nationaux je viens de dire que bah parce que je veux ce cercle vertueux ça n'est pas normal que une espèce de monarchie présidentielle qui fait que pour quelle raison quand on vote pour quelqu'un vous mo ceux qui nous écoutent honnêtement est-ce que le président a les compétences de nommer un directeur de musée, il a autre chose à faire.
Et puis si c'est au niveau du conseil d'amis, ça devrait pas être politique en fait, c'est ce que vous nous dites, c'est que ça appartient en propose qu'il y ait des candidats qui ont lieu sur la base d'un projet et en fonction de ce qu'il y a de mieux de la vision. Je suis incapable de vous dire pour quelle raison madame Descarles, c'était l'ancienne directrice du cour a été remplacée. C'est le seul monsieur Libribau qui était à la direction du Château ça a été choisi.
Je le connais, c'est un homme compétent. Mais sur la base de quel projet ? Je n'en sais rien.
Pourquoi. Et ça c'est pas transparent aujourd'hui par exemple. Est-ce qu'on pourrait imaginer que ce soit retransmis ? plusands moi je propose que commissions par soi solicité je propose qu'il de parlementaires au conseil d'administration de la clarté pour qu'on dise voilà monsieur Cardos est candidat monsieur Corber est candidat moi j'ai tel projet celui-là puis après on dit voilà vous êtes choisi parce que vous avez une vision qui intègre en plus la question de la sûreté parce qu'elle est elle était très secondaire cette questionlà souvent c'était la fréquentation qui était jugée comme critère fréquentation avec souvent le projet en plus on va augmenter le prix d'entrée pour pouvoir faire des recettes notamment pour porter des projets comme l'ouvre en Renaissance.
Moi, je suis pour une vision beaucoup plus collégiale, collective et qui intègre la défense de notre patrimoine. Et ça doit vous amuser également lorsqu'on fait le parallèle avec la commission d'enquête sur l'audiovisuel public et les conflits d'intérêt puisque l'une des propositions de de Charles Loncle, votre collègue rapporteur si je puis dire et bien lui, il préconise la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public par l'Élysée, mais avec contrôle du parlement. C'est exactement ce que vous venez de nous dire sur les musées finalement.
Alors lui je alors il y a désaccord sur le coup c'est piquant c'est que lui va dans le sens inverse de ce que je propose. Lui propose de revenir avant 2013 je crois et que ce soit en dernière analyse n'est plus le cas aujourd'hui que le président de la République nomme celui qui serait le PDG de deion de France Télévision mais ça va dans le même sens. C'est l'idée d'une transparence avec un contrôle par le parlement quand même.
Non non non mais là il y a de la transparence au niveau de l'ARCOM. C'est collectif à l'heure actuelle. Il y a un vote qui a lieu.
Tout le monde voit bien que un service public, c'est pas la même chose que une télé publique. C'est pas la même chose qu'une télé d'état. Franchement, ceux qui nous écoutent sont pas des naïfs.
Si c'est le président de la République qui nomme celui qui est le directeur de France Télévision, il y aura un lien politique très fort et de dépendance possible. Faut pas jouer avec ça. Je pense que nous avons besoin et par ailleurs les Français puisqu'on parle de ça plébiscite malgré tout les médias publics. 30 % de part d'audience.
Bon qui qui ait de la GAPJ là-dedans, je veux bien. Mais il y en a partout aussi. conflit d'intérêt des conflits d'intérêt mais c'est ce qui ressort du rapport hein enfin des conflits d'intérêt vous savez il on a beaucoup glosé sur les salaires mirol qu'il y a au sein du service public c'est beaucoup plus important à TF1 à M6 et cetera hein j'ai pas entendu monsieur àonc demander dans les entreprises qu'il y a pas d'écart de salaire quand moi je propose ça oui mais alors attendez c'est dans le privé mais en quoi alors quand quand c'est dans le public un desc mais parce que le public c'est l'argent des c'est l'argent des français oui mais il n'est pas particulièrement je vous signale que nombre de médias aussi perçoivent des aides publiqu mais je vois pas où est le problème.
Ça n'est pas vrai que le salaire de la présidente de France Télévision qui il y a un écart de 1 à 7 par rapport au salaire moyen de l'entreprise ATF1 c'est 1 à 28. Donc c'est pas ça le problème. Alors on a beaucoup de questions et malheureusement gaspillage combattons-l c'est Oui oui oui bien sûr.
Alors à propos de gaspillage justement passons au carburant qui intéresse beaucoup les auditeurs. Depuis le début du conflit en Iran, les recettes fiscales de la vente de carburant sont en retrait de 105 millions d'euros selon Matignon. Euh qu'est-ce que vous vous demandez ? une mission flash ou une commission d'enquête également sur plus généralement la question des super profits.
Oui, il y a un sujet qui est que le groupe total a réalisé pour le premier semestre des super profits de l'ordre de près de 5 milliards d'euros. Vous, moi, tous ceux qui nous écoutent et ce matin on va aller à la pompe, il est hors de question qu'il y ait des profiteurs de guerre. C'est qu'il y a un effet de Ben pour des grands groupes comme ça.
Donc le 17 juin, je crois que c'est sera auditionné par la commission des finances, monsieur Pouyané. Vous pouvez nous expliquer parce que en plus là monsieur le Cornier monté au cré en disant mais il paye des impôts en France. Tu par Mais vous pensez qu'il y a des profiteurs ?
Mais oui oui je enf du moins il faut le savoir. Oui bah je vous ai dit est-ce que Attendez leur profit augmenté par total fait la plupart de son bénéfice et de son chiffre d'affaires à l'étranger. Pas forcément dans la distribution.
Je veux pas vous piquer mais là vous récitez bien ce que dit Pouyané. Qu'est-ce que ça veut dire quand il Est-ce que vous avez vu le système et ça j'aimerais que monsieur Pouyané ça explique devant la commission des finances si ce que je dis est vrai ou pas parce que c'est ce que nous dit la presse. Il dit je fais des prof à l'étranger.
Qu'est-ce qu'ils font ? La Suisse, la filiale suisse de Total achète notamment du carburant et le revend à la filiale française. Donc vous dites il fait des profits à l'étranger.
C'est-à-dire qu'en fait il y a un effet de Ben où c'est Total Suisse qui fait des profits parce qu'évidemment il revend beaucoup plus cher à sa filiale française. Bon il fait des profits en Suisse où la fiscalité est moins importante. Donc il y a des jeux de vente et d'achat.
Oui. Alors et après total, vous croyez que Total qui a 35000 salariés, évidemment. Évidemment, vous croyez que Total qui a 35000 salariés en France ne réalise aucun profit, que c'est des généraux donateurs, un milliard sur les 6 ou c qui sont annoncés depuis le début, ça n'est pas normal qu'ils payent pas assez d'impôts et qu'ils arrivent comme ça à éviter d'ailleurs les dispositifs aujourd'hui fiscaux qui devraient leur permettre de en plus participer à à des impôts sur les surprofits.
Il y a là quelque chose qui est choquant pour les Français. Monsieur Lecornu, je le répète, je l'ai dit de manière rapide, mais il nous dit paye 2 milliards d'impôts en France. Non, ce que nous dit monsieur Lecornu, il reprend là le discours de monsieur Pouillet, le discours de total, c'est que il paye des cotisations sur ses salariés, mais c'est la moindre des choses.
Ça c'est pas des impôts de surprofit. ou radio, vous payez aussi des cotisations. Bon, c'est et payer et les impôts que vous payez, c'est encore autre chose.
Donc là, ils sont en train de nous prendre pour pour des gog dans un moment où ça vous voulez en savoir plus avec une commission d'enquête, c'est la moin des choses, pas de surprit et taxer ces grands groupes. Non, mais là déjà, il y a le 17 juin une audition à l'Assemblée nationale, monsieur Pouillané, qui devra rendre des comptes à la représentation nationale et pour qu'on y voit clair. Autre sujet, la primaire.
Est-ce qu'elle aura lieu cette primaire ? Je le souhaite mais bien sûr, il faut pas. Attendez, vous avez fait une réunion il y a 10 jours et en fait, il en est rien sorti.
Mais qu'est-ce qui Pourquoi vous dites ça ? un meeting qui a eu lieu à la Belle-eville où il y avait du monde. Nous avons réaffirmé Oui, on avance, il y a tout.
C'est pas parce que qu'est-ce que c'est qui est en train de se passer ? Vous avez un homme qui hostile à prim qui s'appelle François Hollande, un homme dont si je puis dire son nom, son action est quand même voué à certains échecs de la gauche. Qui a fait une déclaration il y a quelques jours en disant suite au débat qu'il y a eu au sein du Parti socialiste, à ce que dit monsieur Valallot, monsieur Hollande a dit "Bah, il y aura plus de primaire." C'est pas parce que monsieur Hollande a parlé qu' a fait les gros yeux que ça va s'arrêter.
Oui, mais tout le monde ne la soutient pas au sein du Paris. Oui mais vous savez tout le monde n'écoute pas Sud Radio. Tout le monde n'est pas d'accord avec moi.
C'est enfin là on a un peu l'impression que c'est une fracture incroyable au sein de la gauche quand même. Mais revenons à l'essentiel parce que les gens s'en fichent un peu. Qu'est-ce que c'est ?
Non non mais la question de la méthode elle est d'abord quel est l'objectif ? Moi ce que je crois moi je suis un homme de gauche hein. Je pense que cette fois-ci nous avons une possibilité ce que je combat d'une élection de l'extrême droite à l'occasion de la prochaine élection prés présidentielle.
C'est un vrai danger. Si nous y allons diviser, nous risquons de perdre. Nous risquons déjà de ne pas être au second tour et si nous sommes sur une stratégie qui n'est pas délibérée collectivement, on risque d'être en plus ceux qui permettent l'élection l'extrême droite.
Donc, quel est l'espace entre Jean-Luc Mélenchon qui va forcément faire entre 10 et 15 % François Hollande qui pourrait se lancer Dominique de Villepin qui est quand même dans la place on sait pas je vous informe d'un truc Dominique de Villepin c'est pas la gauche. Je respecte [raclement de gorge] non Dominique de Vilpin peut-être il est difficile il est difficile à identifier à caractériser mais j'ai du respect pour monsieur de il peut pas prendre des voies de gauche j'en sais rien. Non mais Ruffin et Rufin qui pourrait être candidat également.
Oui. Alors, organisant une possibilité collective de délibérer de sur quel programme ? On avance là-dessus.
J'aioublé Gluxman bien sûr. Telle ou telle incarnation, qu'est-ce que c'est qu'on veut créer les conditions d'abord de répondre aux préoccupations des Français ? Il faut que la gauche, elle parle social, elle parle salaire, qu'elle défende les services publics, que notamment elle soit plus démocratique sur des révisions institutionnelles.
En finir avec, on vient d'en parler, cette monarchie présidentielle. Ce programme, on l'a fait en 2024. Ça s'appelait le nouveau Front populaire.
On a fait 9 millions de voix. On est arrivé en tête. Ce qu'on a fait aux élections législatives, on doit pouvoir le refaire aux élections présidentielles.
La seule méthode démocratique aujourd'hui que je vois, c'est cette primaire. Il y a actuellement des gens qui se sont déclarés candidats. On est au mois de mai.
Vous verrez quand on va s'approcher à la fin de l'année, la réalité. Peut-être que des gens qui sont candidats ne le seront plus. Je plaide pour l'unité, sinon nous risquons de perdre.
On arrive à la fin de cette entretien. Mais juste une petite question parce que c'est l'actualité. Pour finir, on a entendu cette hypothèse avancée par un journaliste de Paris Match qui sort un bouquin sur le l'explication de la fameuse baffe, l'affaire de la gifle de Brigitte Macron et Emmanuel Macron.
Ça s'était passé à Hanoï et tout le monde se souvient de cette image. Il avance l'hypothèse d'un échange de texto avec une actrice iranienne. Peu importe.
J'ai pas envie de vous poser la question sur ce sur ce Attendez, attendez juste une chose. Est-ce qu'on doit tout savoir de la vie privée d'un président de la République ? Qu'est-ce que vous madame Deg qui dit ça tout à l'heure.
Regarder par le trou de la serrure de la chambre du monarque pour savoir qui couche avec qui. Honnêtement, ça ne m'intéresse pas et je je rêve de d'une société politique où pardon de la vulgarité. On s'en fiche, on s'en fout.
Je veux dire pour moi je n'en sais rien. Tout ça vend du papier. fondamentalement, c'est je moi je m'intéresse à la politique, les idées, le programme, savoir quel type de relation est-ce que madame euh Macron euh et cetera.
Bon, franchement, en plus on sait très bien que on en sait rien en réalité. Oui, on pour le moment on le sait pas. Bon, un dernier mot, Samuel Patti, ce film qui sort actuellement, vous l'ancien prof d'histoire, est-ce que vous irez voir ce film dont on parle ?
Alors, j'irai le voir. Moi, j'ai été prof d'histoire pendant 22 ans. Donc, je veux dire, je me sens comme beaucoup les Français mais particulièrement touché par par cette tragédie.
Euh j'ai lu des critiques qui montrent que c'est une mécanique assez bien faite dans le film qui montre tout ça et je pense qu'il faut là même si on est un jour férier, penser à tous nos enseignants aujourd'hui qui fait un travail difficile, nécessaire, indispensable, l'expression de la la liberté d'expression, l'enseignement qui est là, faire preuve, faire face parfois à des élèves mais c'est ça qui a de passionnant qui sont traversés par beaucoup d'idées et le rôle de l'école publique, c'est de convaincre que pour faire société, on doit pouvoir la liberté d'expression, la liberté de critique. Voilà. et Samuel Patti est un de nos héros.
Merci infiniment Alexis Corbière d'avoir été l'invité de cette matinale de Sud Radio ce matin. Je rappelle que vous êtes exmembre de la France insoumise et cfondateur du mouvement l'après. Voilà l'alliance pour la République écologique et sociale l'après avec Clémentine Autin et d'autres amis.
Et vous reviendrez bien entendu pour commenter cette possible primaire au sein de la gauche que vous appelez de vos vœux. Dans un instant, ce sera l'heure du grand débrief et puis tout à l'heure bien entendu la vérité en face. On parlera de ces mères qui sont condamné lorsqu'ils mari des personnes qui sont obligées contraintes de quitter le territoire français.
Un OCUTF marié, l'ancien maire condamné. L'État français est-il impuissant ? Cela fait partie de nos questions ce matin sur Sud Radio.
Mais dans un instant surtout, c'est l'heure du grand débrief. Merci Alexis Corb. Merci.
Alexis Corbière