Loi immigration : "La majorité est unie", assure Benjamin Haddad
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour à tous place à l'invité du 8h30 sur LCI je reçois ce matin le porte-parole des députés Renaissance à l'Assemblée nationale député lui-même de Paris Benjamin Hadad bonjour bonjour Merci d'être sur LCI ce matin après cette semaine folle que vous avez vécu qu'on a tous vécu finalement ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale et au Sénat comment se sent la majorité à laquelle vous appartenez elle est unie elle est fracassée elle est comment ce matin non la majorité elle est unie les soudé et puis surtout elle vient de faire adopter un texte important sur notre immigration pour maîtriser l'immigration pour lutter contre l'immigration illégal pour mieux intégrer aussi par la langue le travail c'était ce qu'on voulait faire depuis le début c'est-à-dire avoir un TER de fermeté d'autorité mais aussi d'intégration c'est ce que vous voulez les Français c'est un texte qui a été difficile à obtenir parce que ça a été le fruit aussi d'une négociation d'un accord d'un compromis qu'on a trouvé avec les sénateurs républicains vous savez je crois que les Français attendaient-nous déjà de trouver des solutions efficaces des réponses sur la la question de l'immigration et puis en plus d'être capable de montrer qu'on pouvait travailler avec les autres on est en majorité relative depuis le début de ce mandat donc ça exige de nous effectivement d'être capable de de tendre la main de faire un pas et puis on a vu là les républicains qui l'ont fait aussi et c'est pour ça qu'on a pu trouver cet accord mais vos collègues au sein de renaissance et j'allais dire plus globalement de cette majorité avec horizon et modem ceux qui ont voté contre ceux qui se sont abstenus quelques jours après ils font ils se sentent eux faire toujours partie de cette famille de cette majorité présidentielle vous senté qu'il y a toujours un côté mal à l'aise et que ça va devoir être réglé qu'il va falloir aussi en passer peut-être par une phase bah j'allais dire de kalinothérapie entre guillemets qui va falloir les les faire revenir je dirais dans les rangs non un parti politique c'est pas un monolithe et vous savez quand on vote tous de la même façon on dit qu'on est des Playmobil et puis quand après il y a des débats parfois des désaccords là on dit que c'est la crise non la vérité c'est que parmi les députés chacun a son histoire a ses convictions personnelles c'est un sujet passionnel un sujet très technique complexe aussi l'immigration aussi bien au niveau national qu'au niveau européen et donc on a eu vous savez ces dernières semaines beaucoup de de réunions de groupe interne le président du groupe syvain mayillard a vraiment tenu à ce que chacun puisse s'exprimer la très grande majorité des députés de la majorité ont soutenu ce texte ont voté ce texte parce qu'encore une fois c'est ça apporte des réponses importantes à ce sujet complexe qui est l'immigration mais après voilà chacun a sa place dans majorité donc il y a eu des députés qui sonttis mal à l'aise des ministres on a vu un ministre qui est parti qui a fait ses carton Aurélien Rousseau le ministre de de la santé vous comprenez qu'un ministre qui n'est pas en en phase j'allais dire philosophiquement ou idéologiquement avec un texte disent moi ça ne convient pas je m'en vais d'autres ont voulu le faire comme Syvie retaillot l'enseignement supérieur mais apparemment le président de la République et la première ministre l'ont rassuré sur le sujet des cautions pour les étudiants étrangers mais vous comprenez qu'on puisse ouvertement s'interroger partir alors que certains disent attendez il y a une sol solidarité gouvernementale à avoir bon la politique c'est effectivement à faire de de solidarité de collectif moi j'ai toujours cru que c'était quel quelque chose de collectif mais après c'est aussi un combat de conviction et donc chacun a ses convictions ses histoires personnelles et donc je je le respecte le plus important c'est qu'on continue le travail qu'on fait sur la santé pour lutter contre les désert médicaux par exemple pour pouvoir continuer à soutenir notre notre hôpital je constate tout de même que sur la question de la santé par exemple dans ce texte les sénateurs initialement voulaient supprimer l'aide médicale d'État nous nous y sommes opposés donc dans le cadre de la commission min parire on a fait sortir la mention decune raison pour en tout cas non mais après il y a peut-être d'autres éléments sur sur le texte encore une fois je je ne sais pas et je respecte sa décision naturellement mais en tout cas sur le domaine de la santéement la la suppression de l'aide médicale d'État n'est pas dans le texte que nous avons adopté à l'Assemblée nationale quand on a écouté le président de la République à la télévision la première ministre faire sa première interview à la radio sur ces je dirais ses sensibilités diverses au sein de la majorité sur ces démissions ou ceux qui avait agité la menace de la démission on a l'impression que pour le duo de l'exécutif c'était crise mais de quelle crise vous me parlez en en gros même pas mal on l'impression qu'on voulait aller hop vite vite vite tourner la page non mais vous savez déjà j'ai le sentiment que c'est quand même un peu le le terme de crise celui qui se vide le plus de son sens de la langue française criseourd' non il peut il peut y avoir encore une fois on a vu c'est un texte qui peut faire l'objet de de débat qui fait l'objet de débat parmi les français même s'il est soutenu par une immense majorité des Français le le plus important pour nous c'est de continuer à avancer avec ce cap qui est de trouver des solutions pour les Français cette question migratoire on peut pas en faire le déniis parce que le déniis de ces sujets ça nourrit le rassemblement national et et c'est une question fondamentalement en réité qui est devenue je pense un peu symptomatique d'un sentiment de de perte de contrôle dans les grandes transformation du monde les Français veulent qu'on puisse maîtriser notre immigration c'està-dire qu'on reste ouvert généux on a des besoins économiques on a des exigences humanitaires aussi avec l'asile mais on doit être capable de se fixer des critères clairs et des des outils pour pouvoir maîtriser qui rentre et pour pouvoir expulser ceux qui n'ont pas vocation à rester sur notre territoire c'est ce que fait ce texte 4000 délinquants étrangers qui pourront être expulsés les rais réseau de passeurs qu'on qu'on criminalise et après plus d'intégration par le travail avec la régularisation des travailleurs dans les métiers souttention voilà c'était cet équilibre cette philosophie qu'on a toujours poursuivi c'est un texte encore une fois qui a fait l'objet de des négociations apre mais je crois qui était qui était attendu qui était nécessaire et qui répond à un défi majeur que connaissent toutes les grandes démocraties et qui s'articulent je voudrais quand même me le rajouter avec ce qu'on fait aussi au niveau européen où nous venons d'adopter cette semaine le pacte asile immigration pour mieux maîtriser nos frontières extérieures de l'Union européenne pour pouvoir faire une première sélection de l'asile aux frontières de l'Union pour mettre aussi parfois plus de pression sur les pays de transit et de départ donc cette politique de maîtrise de l'immigration on l'amène aussi bien au niveau national qu'au niveau européen c'est toute l'action qu'on mène pour pour reprendre le contrôle en fait dans la mondialisation vous parliez de ces travailleurs étrangers de ces métiers en tension nous aurons besoin de près de 4 millions de travailleurs étrangers d'ici 2050 voici ce que dit le patronat certains disent attendez les patrons où ils étaient pendant tout le débat on les a pas beaucoup entendu c'est maintenant qu'ils se réveillent vous dites ça aussi bon écoutez en tout cas c'est bien de les entendre effectivement sur sur ce sujet en effet euh il y a beaucoup de secteurs on le sait dans l'hôtellerie dans la restauration dans l'agriculture où il y a un besoin de de main d'œuvre aujourd'hui alors il y a des réponses qui peuvent être apportées au niveau national c'est ce qu'on fait par exemple récemment on vient de faire la réforme de France travail de Pôle Emploi pour pouvoir mieux articuler en fait l'offre et et la demande et faire en sorte qu'on puisse accompagner les demandeurs d'EMP loit aussi sur le logement le transport la garde d'enfants les formations naturellement on a aujourd'hui le chômage le plus faible en France depuis 40 ans c'est une opportunité c'est une chance mais ça présente d'autres défis et donc l'une des réponses c'est en effet de pouvoir faire appel à à de la main d'œuvre qui dans le cas des travailleurs sans papier dans les métiers ention sont déjà sur le territoire depuis 3 ans travaillent déjà depuis 8 mois sur les 12 derniers mois dans le secteur qui ont pas de casé judiciaire qui parlent français et à ce moment-là effectivement je pense que ça a du sens de pouvoir les les régulariser c'est fait au cas par cas par le préfet mais l'une des avancées de ce texte je tiens à le dire parce que ça c'est un enjeu quand même d'humanité c'est que les travailleurs eux-mêmes peuvent faire cette demande alors qu'avant c'était uniquement les employeurs ça c'est aussi quelque chose qui a obtenu la majorité dans cette négociation vous parliez des républicains J je vis faire réagir à cette phrase je sais pas si vous l'avez lu l'interview de Laurent voquier ce matin dans Le Figaro c'est la fin du en même temps un espoir s'est lev à droite vous lui répondez quoi ce matin à à leur en voquer finalement c'est la droite ce qui dit hein la droite finalement les républicains ont imposé leur textes voilà nous sommes de retour bon écoutez vous savez je suis pas surpris d'entendre les uns et les autres commenter euh moi je crois que c'est surtout la victoire d'un d'une logique de de compromis d'accord où on a su travailler ensemble c'est pas dans notre culture politique en France en fait on est dans cette situation inédite nous qui est qu'on est en majorité relative et euh d'habitude voilà tous les partis avaient plutôt tout tendance à être en majorité absolue à à l'Assemblée nationale et là c'est une situation d'ailleurs c'est assez intéressant parce que c'est la norme en fait chez nos voisins il y a 19 pays sur 27 de l'Union européenne qui ont des situations de majorité relative et donc parfois ils font des accords texte par texte parfois ils font des des coalitions mais en tout cas c'est logique de négociation aux États-Unis ù pourtant il y a que deux partis ça fait des mois aujourd'hui qui sont bloqués sur un budget en partie d'ailleurs sur l'immigration mais ça veut dire que les républicains sont devenus les nouveaux partenaires du gouvernement de la majorité mais mais nous vous savez on a fait passer plus d'une cinquantaine de tes depuis le début de ce mandat parfois avec la gauche républicaine c'est-à-dire les socialistes ou les écologistes c'est le cas par exemple sur les énergies renouvelables parfois et souvent avec les républicains sur l'augmentation des moyens de la défense de la sécurité de la justice la réforme de l'assurance chômage ou encore la relance de la filière nucléaire je pense qu' il faut qu'on continue à travailler avec les républicains ils ont montré avec leur propre vision idéologique de ce sujet mais ils ont montré qu'il pouvaient être des partenaires constructifs sur ce texte mais on continuera à travailler avec les autres en tout cas je crois que c'est c'est comme ça que nous voulons travailler à l'Assemblée nationale avec tout l'arc républicain pour continuer à tous ceux qui veulent faire avancer le pays réformer travailler au au plein emploi à la transition écologique mettre de l'autorité dans notre pays sonont des nos partenaires un dernier mot encore sur ce texte immigration puisque la prochaine étape c'est le Conseil constitutionnel pourtant on avait vu que tout au long de ce parcours législative que ça soit au Sénat commission mixte paritaire ou assemblée tout le monde a priori voyait qu'il y aurait des article qui ne serait pas constitutionnel qui serait retoqué qui ne serait pas validé par les sages là on a l'impression maintenant que les juges ils ont un peu bon dos qu'on attend beaucoup d'eux et qu' vont ne plus être forcément dans leur giré périmètrre de de de compétence et de ce qu'ils doivent faire et que c'est un peu pour soulager j'allis dire la conscience de votre majorité non vous savez déjà le passage au Conseil constitutionnel c'est un passage normal hein pour pour un texê un peu plus ça arrive assez souvent qu' un tel ou tel article qui soit qui soit retoqué donc là on verra il y a effectivement des questions qui se posent sur quelques sur quelques dispositifs je peut prendre la question des quotas par exemple on a eu nous ce débat au sein de la majorité les quotas on considère que ça représente peut-être une rupture d'article 34 si je m'abuse de la Constitution ça ne pourrait pas êtreil donc donc ça ça sera le travail effectivement du du Conseil constitutionnel une on parlait du ministre de la Santé on a appris hier que celle qui lui succède par intérim agès firmanain le Baudo étaé visé par une enquête pour cadeaux non déclaré des Laboratoires URGO une valeur estimée 20000 € en tant que pharmacienne et pendant qu'elle était qu'elle occupait son poste de de de député euh elle n'aurait pas prévenu le déontologue de l'Assemblée une pratique vous dites quoi ce ce matin c'est plus possible c'est pas possible de faire ça euh la ministre enfin celle qui est ministre aujourd'hui mais à l'époque député n'avait pas perçu vu ce qui se ce qui se jouait non moi je bon je j'attends de voir effectivement la ministre je pense s'exprimera sur sur ce sujet moi j'ai pas à commenter des artices de presse on doit à l'Assemblée nationale suis je suis député déclarer les éventuels cadeaux voyages choses comme ça êre donn par une boteille de champagne un cadeau une montre sa pour une valeur supérieure à 150 € je crois pour une valeur supérieure à 150 € effectivement ça fait partie des règles déontologiques de transparence de l'Assemblée nationale une nouvelle si je parle familièrement tuile pour le gouvernement voir cette affaire éclaté là comme non mais attendez on verra encore une fois on va pas je je je connais pas on va voir ce qui se passe et comment elle réagit et et sa réponse mais en tout cas je commande pas juste des articles de presse on va parler de l'international puisquemmanuel Macron est en Jordanie pour le traditionnel Noël avec les militaires français en opération à l'étranger avant d'aller sur cette base il avait rencontré le roi Abdallah de Jordanie et dans son discours on a entendu un Emmanuel Macron maintenir la pression sur Israël sindignant du drame humanitaire qui se joue à Gaza il a réitéré ses demandes de cesser le feu et mots qui ont pu surprendre il appelle à sévir je cite en 6 Jordanie contre les colons qui menacent la paix c'est une prise de distance très claire à l'égard de Benjamin netaniahou non mais vous savez c'est le message du président de la République depuis le début c'est que cette guerre contre le terrorisme islamiste du Hamas après l'attaque barbare du 7 octobre doit être menée dans le respect du droit international militaire et en préservant les civils et qu'on ne pourra pas construire la paix reconstruire une perspective politique à deux états ce qui a toujours été le message de la France sans faire cet effort de préserver les civiles parce que c'est une question non seulement humanitaire juridique mais c'est aussi une question politique pour Israël dans le message que Israël envoie aussi bien au palestinien qu'au monde arabe dans un contexte où il y avait aussi des normalisations entre les pays arabes et et des processus de normalisation comme avec l'Arabie Saoudite donc je crois que c'est effectivement un message important je crois que la question aussi qui se pose et le président de la République aujourd'hui et en Jordanie aussi c'est de poser les jalons de d'une paix future d'une perspective politique future au au Proche Orient cette paix ne peut pas passer par le Hamas par un mouvement terroriste qui persiste à- dire qu'il mènera d'autres attaques contre Israël comme celle du du 7 octobre mais en effet doit se poser quand même aussi la question de après de la de la reconstruction de la gouvernance de la bande de Gaza la façon dont on peut peut-être travailler avec l'Autorité palestinienne euh à Gaza à à terme euh mettre autour de la table les principaux acteurs les Américains les Européens les pays arabes de la région dont certains encore une fois qui veul normaliser avec Israël comme l'Arabie Saoudite les organisations internationales et relancer ce processus politique on a on voit bien effectivement cette tension et ce qui se passe au Proche-Orient l'autre front c'est ce qui se passe en Ukraine le président en a également parlé hier devant les militaires en se posant la question quel serait le lendemain pour nous Européens si la Russie gagnait on comprend que le message c'est toujours la Russie ne doit pas ne on ne peut pas laisser la Russie gagner c'est ça on on ne peut pas laisser la Russie gagner on doit soutenir les Ukrainiens jusqu'à la victoire et on doit pas oublier l'Ukraine euh vous savez le Paris de Vladimir Poutine c'est qu'on va se lasser qu'on va se diviser que peut-être demain Trump sera élu que les divisions au sein de l'Union européenne prendront le pas sur le soutien à l'Ukraine jusqu'ici nous avons su rester unis et soudés dans le soutien militaire dans le soutien économique on a la semaine dernière au Conseil européen ouvert les négociations d'adhésion de l'Union européenne à l'Ukraine je crois que c'est une décision historique les Ukrainiens appartiennent à la famille européenne ils se battent pour être un pays libre pour regagner leur territoire mais aussi pour devenir une démocratie européenne ancrée dans la communauté euroatlantique et donc je crois que c'était une responsabilité historique de notre part d'ouvrir ces négociations et effectivement les prochains mois seront difficiles on sait que les Russes vont comme l'an dernier lancer des attaques cyniques contre les infrastructures civiles à Kiev et dans les autres villes pour casser les assuts depuis ces derniers jours bien sûr il il multiplie des bombardements très intensifs très violents contre les populations civiles euh pour casser le moral de la population ukrainienne jusqu'ici les Ukrainiens ont résisté de façon héroïque courageuse donc restons à leur côté et continuons d'ailleurs à développer les outils pour pouvoir les aider et là je voudrais peut-être prendre une seconde pour parler notamment d'un débat en cours en ce moment celui des avoirs gelé de la Banque centrale russe depuis le 24 février 2022 nous avons gelé en Europe 200 milliards d'euros de la Banque centrale russe qui était notamment en en Belgique se pose quand même la question des fonds pour la reconstruction du raine la Banque mondiale estime que cette reconstruction coûtera au moins 400 milliards je pense pas que ce soit au contribuables européens de payer la facture de la guerre d'agression qui a mené la Russie il y a un débat en cours en ce moment pour au moins utiliser les intérêts de ces 200 milliards qui ont été gelés en tout cas réfléchissons avançons pour avoir tous les outils possibles pour pouvoir continuer à soutenir les Ukrainiens dans le temps long c'est à la fois la défense de nos valeurs et de nos intérêts en Europe alors en en Ukraine le président zelinsk lui fait face à une côe de popularité qui est en baisse elle était il y a 1 an 84 % aujourd'hui elle est à 62 % ça dégringole on a vu hier il a annoncé j'allais dire presque forcé une mesure qu'il n'avait pas envisagé jusqu'à présent mais de lancer une nouvelle campagne de conscription mobilisation de 450000 à 500000 personnes supplémentaires qui coûteront aussi beaucoup d'argent ça veut dire quoi ça veut dire que il y a la possibilité de croire en une nouvelle contreoffensive de la part des Ukrainiens déjà ça va être une guerre longue c'est une guerre longue effectivement la contreoffensive là a été un échec en tout cas elle n'a pas obtenu les les résultats que ét nombreux à à espérer mais la guerre n'est pas terminée une partie du territoire ukrainien est toujours occupé donc les Ukrainiens continuent à se battre continuent à mobiliser leurs soldats et leur population c'est pour ça encore une fois qu'on a une responsabilité de de les soutenir mais je voudrais dire juste un mot sur c'est intéressant ce que vous avez dit sur la la côte de popularité de Zelenski et bien l'Ukraine c'est effectivement une démocratie et la politique reprend ses droits quand j'étais en Ukraine la dernière fois il y a 3 mois j'ai entendu par exemple le maire de Kiev monsieur Klitschko qui pouvait être assez critique du président ukrainien c'est sain au fond dans un pays qui est candidat à l'Union européenne qu'on puisse avoir ces débats qu'on puisse avoir finalement une une vie démocratique en tout cas c'est clairement très différent de ce qu'on peut voir aujourd'hui en Russie le président français doit-il retourner en Ukraine bientôt oui je l'espère j'espère qu'il retournera en Ukraine on a je pense toujours un message fort la France a déjà continue de de de jouer son rôle dans dans l'aide militaire l'aide économique à l'Ukraine et puis je crois a joué un rôle moteur notamment au sein de de l'Union européenne sur la question de l'ouverture des négociations d'adhésion le président de la République avait reçu Victor Orban le Premier ministre hongrois a dé quelques jours auparavant pour le convaincre de lever son vetau donc c'est aussi comme ça qu'on a pu obtenir un accord et je pense que ce sera un symbole fort pour montrer aux Ukrainiens que l'Europe est toujours avec eux alors là le président Macron est à l'étranger en Jordanie juste avant de partir euh il a lâché une petite phrase dans l'émission de télé qui fait beaucoup réagir euh lui qui dénonce une chasse à l'homme concernant Gérard de pardieu l'acteur Gérard de pardieu on a vu le magazine l qui a envoyé une lettre il y a les vrais coups ces coups qui font mal qui laissent des bleus et il y a les coups symboliques qui abîme tout autant référence aux propos tenus par Emmanuel Macron qui se disait fier aussi de Gérard de pardieu le président Hollande lui lui avait répondu Carole Bouquet hier soir ancienne compagne de Gérard pardieux chez nos confrères de quotidien sur des TMC dit je sais qui est Gérard c'est un tribunal médiatique qui est en train de tuer un homme qu'est-ce que vous ça vous évoque ça vous suggère ces prises notamment de parole de la part du président de la République un président devrait-il dire ça déjà moi j'ai été choqué par les propos qu'on a entendu dans complément d'enquête de la part de Jard de pardieu euh après le président de la République il aurait pu le dire peut-être le président mais le président de la République a eu raison de rappeler le principe fondamental de la présomption d'innocence dans notre démocratie et ça je crois que c'est très important et le le rôle du politique c'est pas de rendre justice donc il rappelle les cette cette présomption d'innocence je crois qu'on est dans un moment de de notre euh démocratie où on voit heureusement une libération de la parole des femmes il faut respecter la parole des femmes et des des accusatrices il faut respecter la présomption d'innocence et ce n'est pas aux politiques ni aux députés encore Mo au président de la République de de rendre jusce alors vous vous le dites effectivement respect de la présomption d'innocence bien évidemment il y a des plaintes pour viol et agression sexuelle à l'encontre de de Gérard de pardieu mais le président c'est ce qui lui est reproché n'a eu aucun mot justement pour ces femmes sans mettre de côté bien évidemment cette présomption d'innocence mais en disant voilà moi ça m'a ces propos m'ont choqué je pense bien évidemment à ces femmes pour un président qui avait fait de la lutte contre les violences sexuelles on se rappelle de Marline Chapa au sein de de l'exécutif une lutte contre les sexuell on a l'impression que là bah il s'était assis un peu dessus c'était un peu oublié non il a jamais oublié ce combat et vous savez à quel point il a toujours été impliqué effectivement ça a été une cause majeure et ça allait de de notre action politique mais encore une fois je crois que ça a toujours été quelque chose auok il est aussi extrêmement attaché c'est le fait de ne de ne jamais prêter son concours à des des des phénomènes de de de de masse qu'on peut voir par exemple sur les réseaux sociaux dans dans les médias dans le dans le commentaire et de toujours s'ériger en garant de la présomption d'innocence et ça je crois que ça a toujours été un combat absolu du président de la République dernière petite question il nous reste une minute avec vous Benjamin Hadad sur les européennes tiens il paraît que le président Macron pourrait faire un un discours pendant pour cette campagne des européennes telle qu'il avait fait à la Sorbonne en 2017 ça avait mobilisé çait encourager un vous le souhaitez c'est nécessaire pour une campagne on l'impression de votre côté de la de la majorité qui qui peinene à démarrer ben je crois que c'est nécessaire notamment par parce que ça donnera un cap au prochain mandat de la Commission et du Parlement européen vous savez ce discours de la Sorbonne a posé les jalons de ce qu'on appelle la souveraineté européenne c'est-à-dire d'investir dans notre souveraineté industrielle militaire technologique tout ce qu'on a fait migratoire aussi ces dernires années au niveau européen on a un bilan important cette élection européenne elle est absolument fondamentale elle arrive dans un contexte où peut-être demain Donald Trump est le candidat républicain aux États-Unis et tournera à nouveau le dos aux européens voire nous lancera des guerres protectionnistes on a toujours une guerre sur le compte Contin européen on a des crises à nos frontières comme Gaza est-ce qu'on veut une Europe faible divisée ou est-ce qu'on veut au contraire une Europe qui est capable de défendre ses intérêts sa sécurité d'investir dans son industrie et sa souveraineté technologique et donc en fait de prendre le contrôle de son destin ça a toujours été la vision qui est portée par le Président de la République en Europe depuis le discours de la Sorbonne je crois qu'effectivement ça posera les jalons des années à venir et bien on suivra ça bien évidemment sur LCI l'année prochaine merci Benjamin Hadad être venu avec nous avec vous sur avec nous et sur notre plateau bonne fête
Benjamin Haddad