Gilbert du Motier de La Fayette – Révolutions croisées : regards sur la France et les États-Unis
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 84 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:37:57OuverteRéponse directe
La Fayette écrivait-il en français à Jefferson et répondait-il en anglais ?
- 1:39:06OuverteRéponse directe
Que signifie l'allusion de Sainte-Beuve à un 'volume sans errata' ?
- 1:40:33OuverteRéponse directe
Le Farwell Tour était-il connu en France ?
- 1:44:13OuverteRéponse directe
Pourquoi la ferme modèle de La Fayette est-elle importante ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:47Fait
« Nous célébrons cette année les 250 ans de la déclaration d'indépendance des États-Unis. »
- 52:14Fait
« Mon cher ami, comme il devient de plus en plus possible que la noblesse s'égare, je commence à m'inquiéter pour vous. »
- 1:03:03Fait
« J'avais sacrifié des inclinations républicaines aux circonstances et à la volonté de la nation. Je servais sa souveraineté dans la constitution qui en était émanée. »
- 1:04:32non_speechFait
« J'avais sacrifié des inclinations républicaines aux circonstances et à la volonté de la nation. »
- 1:05:56non_speechFait
« La liberté naturelle, civile, religieuse et politique étouffée dans le sang. »
- 1:23:54non_speechFait
« La Fayette va également devenir beaucoup plus politique et envisager le recours à des ordonnances qui fausseraient les élections. »
Temps de parole
- ?100 %
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le professeur, chers collègues, chers amis, mesdames messieurs, il me revient ce soir le très grand plaisir de vous accueillir à la bibliothèque nationale de France pour ouvrir le cycle de conférence consacré aux révolutions croisées regard sur la France et les États-Unis. Je le fais au nom du président de la bibliothèque nationale de France, monsieur Gilles Pécou, que j'ai l'honneur de représenter ce soir. Il aurait naturellement souhaité être parmi nous, mais les circonstances donnent ce soir à son absence une résonance particulière.
Au moment même où nous ouvrons à Paris ce cycle de conférence consacrée aux relations entre la France et les États-Unis, Gill Pekou se trouve précisément de l'autre côté de l'Atlantique. Son déplacement le conduit à Washington, Fort Worth, New York où il doit rencontrer plusieurs grandes institutions culturelles américaines avec lesquelles la bibliothèque entretient des relations anciennes ou souhaite en nouer de nouvelles. la bibliothèque du Congrès bien sûr, mais aussi la District of Columbia Public Library, le Smithonian, le Kimberart Museum, le New York Public Library ou encore le Metropolitan Museum. Il y a là une coïncidence dont il serait dommage de ne pas profiter.
Car tandis que le président de la BNF parcourt aujourd'hui cette Amérique avec laquelle nous entretenons tant de liens, nous allons ici ce soir et pendant quelques semaines remonter le cours d'une histoire vieille de deux siècles et demi et retrouver ce moment singulier où dans un monde qui était encore celui des monarchies et des empires, des hommes traversèrent l'Atlantique dans un sens et dans l'autre portant avec eux des idées, des livres, des lettres. des projets, parfois des armes et où deux continents qui pouvaient sembler si lointain découvrir combien leur histoire pouvait devenir commune. C'est tout le sens du titre choisi pour ce cycle révolution croisée.
Deux mots qui disent beaucoup, deux mots qui nous rappellent d'abord une évidence que l'éloignement du temps finit parfois par nous faire oublier. L'indépendance américaine ne fut pas seulement un événement américain. Pas davantage que la révolution française quelques années plus tard ne fut seulement une affaire française. Les révolutions voyagent. Elles traverse les frontières. Elles circulent dans les livres, les journaux, les correspondances. Elles se transmettent par les hommes qui se rencontrent, discutent, s'admirent ou se combattent. Elles changent aussi en voyageant. Les mots ne signifient pas tout à fait la même chose d'une rive à l'autre, d'une langue à l'autre.
Les espérances ne rencontrent pas les mêmes sociétés. Les principes confrontés aux réalités révèlent parfois leur contradiction. C'est précisément cette circulation que les quatre conférences de ce cycle nous invitent à retrouver à travers quatre destins. La fillette ce soir, Thomas Jefferson, Benjamin Franklin et Beau Marcheté. Deux Français qui regardent vers l'Amérique, deux Américains qui rencontrent la France, quatre hommes qui ne se ressemble guerre, un jeune aristocrate et pris de liberté, un savant, imprimeur et diplomate devenu l'une des figures les plus célèbres de son siècle. Un planteur de Virginie, homme d'état et principal rédacteur de la déclaration d'indépendance.
Enfin, beau marché, tout à la fois dramaturge, homme d'affaires, courtisan, polémiste, agent secret. Mais leur chemin se croise et à travers eux, ce sont les chemins de deux pays et de deux révolutions qui se croisent à leur tour. Nous célébrons cette année les 250 ans de la déclaration d'indépendance des États-Unis. 250 ans, c'est assez pour que l'événement appartienne pleinement à l'histoire, mais c'est assez peu finalement si l'on songe que nombre des questions posées alors continuent de travailler nos sociétés. Qu'est-ce qu'un peuple libre ? Sur quoi repose la légitimité du pouvoir ? Quel droit appartiennent à l'homme indépendant de sa naissance, de sa condition, de son pays ?
Comment transformer des principes proclamés en liberté effectivement vécus ? Les hommes dont nous parlerons au cours de ce cycle n'ont évidemment pas donner à ces questions des réponses identiques et les sociétés auxquelles ils appartenaient furent elles-mêmes traversées de contradictions considérables entre les principes qu'elles proclamaient et les réalités qu'elles acceptaient. C'est aussi pourquoi il faut revenir à l'histoire.
Non pour demander [raclement de gorge] Non pour demander au passé de ressembler au présent, non pour distribuer à de siècles et demi de distance les brevets de clairvoyance ou les condamnations, mais pour essayer de comprendre comment des hommes ont pensé leur temps, comment ils ont tenté d'agir sur lui et comment se faisant ils ont contribué à façonner le nôtre. Une bibliothèque comme la nôtre, comme la bibliothèque nationale de France a, me semble-t-il, une responsabilité particulière dans cette entreprise.
D'abord, car de ces grands bouleversements de l'histoire, les bibliothèques conservent les traces, les livres et les journaux, les proclamations et les penflets, les cartes, les images, les manuscrits et j'en passe. Elle recueille ce que les révolutions produisent. Elle recueille aussi ce qu'elle disperse et lorsque le tumulte s'est éloigné, lorsque les acteurs ont disparu, lorsque les passions qui les animées se sont apaisées, ce sont souvent les traces conservées dans les bibliothèques qui permettent de restituer à l'événement son épaisseur, sa complexité et quelquefois ses incertitudes.
La BNF conserve ainsi des collections exceptionnellement riches pour l'histoire des États-Unis et des relations franco-américaines. Elles sont imprimées bien sûr et ce n'est pas pour rien que la cheville ouvrière de ces cycles de ce cycle de conférence et le département philosophie histoire sciences de l'homme qui conserve les imprimés dans ces matières. Elles sont aussi manuscrites, je pense par exemple au fond beau marché et à sa correspondance avec la faillette qui conservait au département des manuscrits. Elle se prolonge, ces collections, désormais dans l'univers numérique.
Le portail La France aux Amériques que la bibliothèque souhaite aujourd'hui enrichir de nouvelles numérisations et développer avec ses partenaires est l'un des instruments qui permettent de réunir ses mémoires, ses sources dispersées et de les rendre accessibles par-des frontières. Cette ambition ne saurait naturellement être portée par une institution seule. Et le cycle que nous inaugurons ce soir est le fruit d'une collaboration avec le programme de recherche America 2026 auquel la BNF s'est associée dès 2024.
Je voudrais donc remercier très chaleureusement Bertrand von Rimbeck, professeur de civilisation américaine à l'université Paris 8, qui coordonne ce programme et avec lequel nos équipes ont conçu ce projet. il prendra la parole dans quelques instants et dira mieux que moi l'ambition intellectuelle dans le laquelle s'inscrit ce cycle de conférence. Je voudrais également saluer très chaleureusement nos collègues de la bibliothèque du congrès et tout particulièrement Robert Newen son directeur par intérim qui a tenu à s'associer à cette soirée par une intervention que vous entendrez enregistrée depuis Washington.
Sa présence, même à distance, à l'ouverture de ce cycle, possède évidemment une forte portée symbolique, mais elle correspond aussi à une relation d'amitié entre nos deux institutions que nous souhaitons approfondir dans les années qui viennent. Et peut-être est cela au fond l'une des vertus de ces commémorations. Car les anniversaires ne valent pas seulement par le souvenir qu'ils entretiennent, ils valent aussi par ce qu'ils permettent de renouer, de prolonger et parfois de réinventer. Revenir sur de siècles et demi d'histoire commune, c'est aussi trouvé dans cette histoire des raisons nouvelles de travailler ensemble et je pense que nous en trouvons ici une brillante illustration.
Je voudrais enfin remercier celles et ceux qui à la bibliothèque ont préparé ce cycle. Les équipes, je l'ai dit, du département philosophie, histoire, sciences de l'homme représenté par leur directrice Jeanne-Marie Jandot et tout particulièrement celle du service histoire représentée par le chef de service Frédéric Manfrein ainsi que la direction des relations européennes et internationales. Elles ont voulu que ces conférences ne demeurent pas isolées et une sélection d'ouvrages est proposé dans nos salles de lecture. Des bibliographies accompagnent les différentes séances. Nos ressources numériques permettent également de poursuivre l'exploration de cette histoire franco-américaine.
C'est bien, me semble-t-il, ce qu'une bibliothèque nationale doit pouvoir offrir à l'occasion d'une grande commémoration. Non pas seulement une célébration, mais des chemins pour aller plus loin. Non pas seulement le souvenir, mais des sources. non pas seulement un récit, mais la possibilité offerte à chacun de retourner au documents, de les interroger et de construire son propre regard sur l'histoire.
Et nous ne pouvions pas sans doute pas mieux choisir meilleure figure que la faillette pour commencer ce voyage, ni meilleur orateur que Vincent Boî Ferrier, directeur de la fondation Chambrin, dont les collections, vous le savez, conservent une part essentielle de la mémoire de la faillette et de sa famille. Sa vie semble à elle seule dessiner le mouvement de notre cycle. De la France vers l'Amérique, de l'Amérique vers la France, d'une révolution vers l'autre et même vers une troisième. Vous le voyez, celle de 1830.
Entre ces trois mouvements, peut-être y a-t-il quelque chose de cette relation singulière entre la France et les États-Unis que nous allons tenter de mieux comprendre ce soir et au cours des prochaines semaines ? une relation faite d'admiration et de malentendu, de proximité et de distance, d'intérêt partagés et d'expériences différentes, mais aussi d'une conversation qui depuis de siècles et demi n'a jamais cessé. De siècles et demi plus tard, cette conversation se poursuit sous d'autres formes. Demeure la nécessité de confronter nos histoires, le désir de partager nos savoirs et cette conviction qui est au cœur de notre métier.
Les collections que nous conservons n'ont de sens que si elles continuent à être interrogée, transmise et mise en relation. C'est pourquoi je suis particulièrement heureux que cette soirée s'ouvre véritablement entre les deux rives de l'Amérique et donc c'est de Washington que nous vient la seconde voix de cette ouverture. Robert Newen directeur par intérim de la librairie de la bibliothèque du Congrès, a tenu à s'associer à nous malgré la distance. qui nous adresse depuis cette bibliothèque quelques mots enregistrés il y a quelques jours. Je suis très heureux de lui laisser désormais la parole. Je vous remercie.
[applaudissements]
C'est un honneur pour moi de vous transmettre les salutations de la bibliothèque de congrès alors que vous entamez cet important cycle de conférence. Nous exprimons notre reconnaissance à la bibliothèque nationale de France et au programme de recherche America 2026 pour le parage de ces remarquables initiatives consacrées aux relations entre nos deux nations. Merci au professeur Bertrand Verumbe d'avoir organisé le programme America 2026. et merci au président G P pour son déterminant dans la présentation de ses programme au public. Les États-Unis d'Amérique sont nés il y a 250 ans porté par une décapation audaceuse sur les droits humaines universels rédigé par Thomas Jefferson.
Cette année, la bibliothèque de Congrès expose son premier de la déclaration d'indépendance. Les mots de Jefferson annonc au monde l'avement des États-Unis d'Amérique et il s'est attaché à les choisir avec la plus grande précision. Ce document sur lequel Jefferson a barré certains termes pour encrire de nouveau compte parmi nos véritables trésors nationaux. Il est habituellement conservé dans une croiffe four sécurisé au cours même de la bibliothèque de congré. Cette année, nous avons tous l'occasion de le voir proclamer l'indépendance était une chose, la conquérir en était une autre. En 1778, la France s'est ralliée aux États-Unis dans leur lutte pour l'indépendance.
Cette décision a changé le cours de la guerre. La nouvelle de cette alliance est parvenue à George Washington et à ses hommes à l'issue de leur hiver le plus rude, passé dans le froid et le faim avec les forges. 3 ans plus tard, les forces françaises et américaines coalisaient remporter une victoire décisive à Yorown et la guerre toucherait bientôt à sa fin. Nos deux nations sont liés depuis l'origine. Qui ce soit à Valley Forge ou à Yorgtown, un jeune français nommé Gibert de Motier de la Fillette s'est au côté de George Washington et a combattu pour l'indépendance américaine. La fillette est devenue un héros aux États-Unis.
Notre division de la géographie et des cartes m'indique qu'il existe près de 150 lieux en Amérique qui porte son nom. Merci de raconter son histoire ici aujourd'hui à l'instard de la BNF dont la mission est de collecter, conserver, enrichir et communiquer le patrimoine documentaire national la bibliothèque de congrès à promission de mettre à contribution d'inspirer et d'informer le Congrès et le peuple américain. grâce à une source universelle et pérenne de connaissances et de créativité. Je sais que les deux bibliothèques ouvrent chaque jour pour remplir ces missions. Ce faisant, nous pouvons relier les citoyens de nos deux nations à leur histoire et les uns aux autres. Bonsoir.
C'est vraiment un grand plaisir, un grand honneur pour moi de vous présenter ce cycle de conférence. Euh donc révolution croisée, regard sur la France et les États-Unis, 1776 183 qui est un très beau titre, je peux le dire parce que c'est pas moi qui l'ai trouvé. Donc euh et je vais vous dire quelques mots sur ce programme d'étude America 2026 que j'ai créé avec des collègues universitaires en 2021. et principalement euh pas donc des universitaires mais aussi des littéraires, des conservateurs. Euh et c'était créé en vue de ces commémorations que l'on vit depuis le 1er janvier et jusqu'au 31 décembre. Donc c'est pas fini.
Ce programme d'étude est financé par l'Agence nationale de la recherche qui dépend du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et également par l'American Philosophical Society qui est et son centre d'étude sur la révolution américaine. Et l'American Philosophical Society est une académie fondée par Benjamin Franklin en 1743 à Philadelphie. Donc c'est la plus ancienne académie aux États-Unis. Et ce programme d'étude donc Americaa 2026 regroupe des chercheurs, des institut et des institutions en France mais dans c autres pays européens et également aux États-Unis, au Mexique, au Japon.
Donc c'est véritablement un programme d'étude globale et nous organisons des colloques, des conférences qu'organisons ou co-organisons. Nous publions des ouvrages, des numéros de revue scientifiques. Euh nous avons aussi une exposition au musée du nouveau monde de la Rochelle qui se tient jusqu'au 16 novembre. Si vous si vous souhaitez aller à la Rochelle, vous y aller. Il y a aussi un catalogue, un superbe catalogue qui l'accompagne et cette exposition s'appelle les Français et la naissance des États-Unis. Et nous avons aussi un programme pour les enseignants du secondaire pour leur les aider à enseigner la révolution américaine ici en France.
Je vous invite à à consulter notre site euh america 2026. EU pour Europe et nous avons même une abonner à une lettre d'information mensuelle. Alors ce cycle de conférence depuis en fait depuis le début de l'aventure, je tenais absolument à impliquer des institutions culturelles majeures en dehors des universités ici en France dont bien sûr la BNF. C'était top of the list. Et euh donc je remercie la direction de la la de la la bibliothèque nationale également Frenique Manfrein parce que c'était mon premier interlocuteur donc d'avoir répondu à mon mail et ensuite de m'avoir reçu.
Madame également pour votre enthousiasme monsieur Couau exactement qui a repris le flambeau depuis un an parce que en fait c'était en 2024 donc c'était il y a il y a il y a 2 ans et c'était juste une suggestion en fait. Donc merci infiniment, je suis ravi, je suis très touché et je vous reconnaissant pour votre confiance en fait et tout le travail que vous avez mis derrière ces ces conférences et je suis raviellement que ce soit que ce cycle de conférence intéresse la bibliothèque du Congrès à Washington. Donc nous y voici. Nous aurons quatre conférences.
la faillette aujourd'hui Thomas Jefferson mardi prochain et ensuite Benjamin Franklin le 10 novembre et Beaumarché le 24 novembre comme il a été dit. Donc, j'aimerais présenter maintenant notre orateur très cher Vincent, monsieur Bo Ferlier, qui est conservateur général du patrimoine, ancien élève de l'école normale des Chartes. Alors, une je vais vous petite anecdote. Une fois, j'étais à Versailles avec Fran Vincent et puis une une de ses collègues, il se disait entre "Tu es chartiste ?" "Oui, je suis chartiste." Et moi, je suis non pas moi. Et et donc aussi de l'université parien de Panthéon Sorbon.
et Vincent Boisferlier, le directeur de la fondation de Chambrin La Faillette reconnu d'utilité publique qui a pour objet de faire connaître la personnalité, la vie et les idées de la faillette qui ne sont pas si connues que ça finalement et qui a consacré son existence à la défense de l'idéal républicain puis démocratique. Vincent Bois Ferlier aussi était directeur scientifique et chef du projet muséographique du musée national de la marine. C'est là où nous nous sommes rencontrés d'ailleurs. et commissaire scientifique de l'exposition inugurerale Mire et cinéma.
Ancien auditeur du cycle des hautes études de la culture et résident de la Villa Albertine, très prestigieuse institution française aux États-Unis donc en en 2026. Il a exercé également au ministère de la culture et était responsable des archives du ministère et du contrôle scientifique et technique de ces établissement. Également, je ne savais pas aux archives nationales. Donc Vincent, c'est un grand plaisir de t'écouter ce soir. Merci infiniment d'avoir répondu à notre invitation et bien voici la faillette.
[applaudissements]
Merci cher Bertrand pour cette introduction. Merci monsieur le directeur des collections, cher Jean-Charles. Merci également aux équipes de la bibliothèque nationale, cher Jean Marie, cher Frédéric et au président Gill Pécou pour avoir senti tout de suite l'importance de la relation franco-américaine et de l'importance d'avoir un cycle autour des grandes figures fondatrices de cette relation bilatérale. Je suis d'autant plus heureux d'intervenir aujourd'hui que on a parlé de nombreux allers-retours entre la France et l'Amérique et des allers-retours de de la Fillette lui-même.
Mais l'année 2026, si elle était celle de la relation franco-américaine, 2027 augure également de de belles choses puisque ce seront ce seront les 250 ans de l'arrivée de la faillette au aux États-Unis. Donc raison de plus pour continuer les échanges et je l'espère d'avoir de nombreuses autres manifestations. Alors euh en parlant français Amérique, évidemment euh le premier mot qui nous vient à l'esprit en évoquant la faillette, c'est l'expression le héros des deux mondes. La formule est commode et elle est juste. Elle dit l'aller-retour permanent entre la France et l'Amérique. Elle dit aussi la double mémoire, parfois d'ailleurs antagoniste, qui s'est construite autour de la faillette.
Mais cette formule risque de masquer quelque chose qui est plus profond puisque l'Amérique est dans la vie de la Fillette d'abord un théâtre de gloire. On a beaucoup parlé de de l'appétit canine de gloire que la faillette avoué lui-même. Et on doit cette expression à Jefferson qui sera d'ailleurs un proche et un ami de la Faillette. Mais elle est aussi pour la faillette une expérience politique fondatrice auquel il ne cessera par la suite de confronter les révolutions françaises. Je voudrais donc aujourd'hui suivre la faillette à travers trois révolutions. La révolution américaine d'abord la révolution de 1789 ensuite et la révolution 2 juillet 1830 enfin.
Non pas pour raconter trois épisodes successifs d'une longue carrière, mais pour poser une question : qu'est-ce que la Faillette a appris en Amérique et qu'a-t-il essayé d'en faire en France ? Autrement dit, comment l'expérience de 177 à 1783 a nécessairement influé choix, ses actions en 1789 puis en 1830. Alors, écartons d'emblé une idée trop simple. La faillette ne revient pas d'Amérique avec un régime politique et des idées prêtes à être importé et une sorte de programme tout fait. Je dirais que c'est même plutôt le contraire. La faillette va partir avec des idées plutôt construites et arrêtées et ces idées vont progressivement être remise en cause.
Il sait parfaitement que la France n'est pas une fédération de colonies d'États qui sont devenues indépendantes que son histoire, la monarchie, les ordres qui la composent, les privilèges qui sont utilisés sont différents. Ce qu'il rapporte des États-Unis, c'est plutôt une grammaire politique. D'abord une grammaire autour de la proclamation des droits. Une grammaire qui va reposer sur l'organisation de la représentation et l'idée de faire du citoyen un acteur et un responsable du nouveau du nouveau régime qui va se mettre en place peu à peu. Enfin, il va en rapporter deux autres idées qui vont être constantes et sur lesquelles nous reviendrons.
d'abord l'idée de la subordination de la force militaire au pouvoir civil enfin et surtout de faire en sorte que la révolution aboutisse à une constitution. Cette dernière idée est absolument essentielle et va être un trait qui va complètement soutendre l'action de la fillette en 1789 et en 1830. La faillette n'est absolument pas fascinée par la révolution comme un mouvement permanent. Il est fasciné par l'idée de pouvoir après une rupture révolutionnaire transformer une société à travers un ordre politique durable. C'est ce qu'il a cru voir réussir aux États-Unis. C'est ce qu'il va tenter avec plus ou moins de succès, plutôt moins que plus d'ailleurs en 1789.
Et c'est ce qui le tentera encore dans un contexte très différent 18 en 1830. La continuité de sa trajectoire tient peut-être moins donc à une doctrine qu'à cette obsession. Comment gagner la liberté sans laisser la révolution dévorer les institutions qu'elle prétend fond ? Et c'est pour cette raison que je reviendrai dans un premier temps sur la révolution américaine.
Alors, j'ai accès mon propos à travers les collections détenues par la fondation de Chambrin qui, comme le le rappelé le professeur Vanourinbec, détient une importante collection à la fois d'archives, certainement le fond d'archive le plus important sur la faillette conservée en France et qui complète en cela le fond d'archive détenu à Cornell University et euh au Lafayette College avec également une partie du fond La Fayette qui n'a pas rejoint Cornel, qui était aux archives nationales.
sans compter évidemment ce que le directeur des collections Jean-Charles Bedc a évoqué dans dans son introduction et également environ 5000 objets liés à la faillette des gravures des objets commémoratifs sur lesquels s'appuont s'appuyera mon propos. Nous avons comme dans le fond d'archive évidemment la classification de trésor national de ces archives qui est intervenu en 2007 et la chance de détenir aussi une grande partie de la bibliothèque historique, du moins celle qui a échappé au trouble révolutionnaire de la faillette avec une bibliothèque de 12000 volumes environ.
Alors euh commençons d'abord avec ce portrait que vous avez derrière vous qui est une représentation de la faillette euh en uniforme mais pas n'importe quelle uniforme puisqu'il s'agit de l'uniforme de l'armée continentale donc de l'armée des tout jeunes États-Unis d'Amérique. Et c'est là où on voit que la faillette occupe une place particulière dans l'histoire américaine et de fait dans l'histoire française, c'est qu'il part se battre dans les rangs de l'armée continentale à la différence de ce que feront Rochambau qui ou destins qui seront envoyés par le pouvoir royal et qui compteront donc sous l'uniforme français.
Euh c'est un une sorte de clin d'œil puisque cette ambivalence chez la cette ambivalence, cette double identité, on la retrouvera chez la faillette tout au long de sa vie et il se définira d'ailleurs lui-même très régulièrement comme américain. Alors pour commencer cette histoire américaine, il faut d'abord la commencer avant même son départ et rappeler qui est la faillette avant de partir de l'Amérique. Le directeur des collections a rappelé que la faillette faisait partie de l'aristocratie. Et en effet, vieille famille de la noblesse au Vergniate. Euh c'est une une famille française nourrie par les armes. Euh elle compte un un un maréchal dans ses dans ses rangs à l'époque moderne.
Puis euh le père euh lui-même de la faillette euh va mourir sous les armes anglaises pendant la guerre de 7 ans. Et la Fillette va nourrir ce souvenir humiliant de la guerre de 7 ans tout en étant parallèlement nourri de la culture des lumières. Alors, vous avez derrière derrière moi justement ce ce ces trois portraits qui illustrent bien la jeunesse et l'enfance de la faillette. Vous avez au centre un portrait de la Fillette vers l'âge de 13 14 ans en habite court, donc on voit très bien son appartenance sociale. Et autour de lui se trouve son père.
Donc euh Michel Dumotier qui meurt en 1759 à la bataille de Minden et euh de l'autre côté euh sa mère euh Julie de la Rivière euh qui est issu d'une famille richement possessionnée en Bretagne et euh dans le centre euh pays de la Loire. Alors lorsque la révolte des colonies britanniques devient une guerre ouverte, deux imaginaires vont se superposer chez la faillette. D'abord la revanche contre l'Angleterre et la défense d'une cause qui va être présentée comme celle de la liberté. Et cette première mention sera racontée plus tard dans par la Fillayette avec cette célèbre expression où il rappelle que son son cœur pardon fut immédiatement enrôlé.
La formule rétrospective, il en parle dans ses mémoires, est devenue célèbre. Elle traduit bien la manière dont il construira ensuite le sens de son engagement. En 177, son départ est pourtant d'abord un acte de désobéissance, un acte de désobéissance familiale puisque sa belle famille, les deux Noaï, qui était une des familles les plus prestigieuses de la cour et les plus proches du roi euh vont s'opposer à son départ et puis ensuite vont y être vont l'accepter par contrainte.
Euh et c'est un acte de désobéissance dont on dira plus tard que c'est un acte de désobéissance également envers le roi avec l'histoire de cette fameuse lettre de caché dont on sait si elle a jamais existé puisque nous n'en avons plus l'original mais qui a certainement été présenté à la faillette pour lui le contraindre à partir puisqu'on sait qu'il a au dernier moment s posé de nombreuses questions savoir s'il devait ou non rejoindre l'Amérique. son cœur est entirraillé entre sa vie familiale et son attrait pour la cause politique qu'il qu'il prétendait défendre. Et cette ce départ va se faire à partir de de la victoire.
Donc le navire qu'il va acheter grâce à l'aide du baron de CalB mais également de du compte de Breuil, ancien chef du secret du roi et il va traverser l'Atlantique pour se présenter au Congrès. Alors, ce qui distingue la faillette de nombreux autres français, c'est que il va d'abord proposer de servir sans solde. Ce qui en soit va permettre de lever un certain nombre de doutes sur la pureté de sa démarche, si j'ose dire, et qui va convaincre le Congrès de lui octroyer la charge de major général, une des plus hautes charges de l'armée continentale qui lui avait été promise avant son départ en France.
Ce geste est donc un un important dans la fabrication du personnage euh puisque un noble aristocrate français va renoncer provisoirement aux avantages de son rang pour se mettre au service d'une cause étrangère. Mais évitons de projeter sur le jeune homme de 19 ans un programme politique beaucoup plus construit qu'il va à peu mettre en œuvre à partir des années 80. l'Amérique va justement être le lieu où il va pouvoir se forger à ces idées qu'il mettra ensuite en œuvre.
Alors, ce qu'il va d'abord découvrir, c'est une révolution qui se fait par des institutions avec une armée organisée, un congrès, je le disais, des États, des assemblées, une constitution, des conflits aussi de compétences et des discussions sur les droits. [grognement] La guerre et la politique sont évidemment constamment imbriqués et c'est pour la Faillette qui est un officier de formation avant de partir, il était encore à messe en garnison. C'est pour lui une école décisive. puisque euh il y apprend et en cela il est aidé rapidement par George Washinguton dont il veulent faire la connaissance au Congrès à Philadelphie.
Une victoire militaire n'a de sens que si elle sert un projet politique et le commandement ne peut prétendre se substituer à la souveraineté citoyenne et civile. C'est donc cette rencontre avec Washington qui va être capitale. On le sait, c'est une rencontre qui va être affective. La faillette va faire de Washington son père adoptif. Washington considérera également la Fillette comme son fils. Mais c'est aussi une rencontre politique. Washington va incarner aux yeux de la Fillette une manière de commander. Il a une autorité immense et pourtant il accepte les contraintes du pouvoir civil. Il va supporter les lenteurs du Congrès. Il va supporter les difficultés d'approvisionnement.
ce que la faillette lui-même pourra critiquer dans sa correspondance venant avec ses propres subsides euh à l'aide de ses troupes en aidant par exemple à acheter de l'habillement ou des armes. Et euh Washington accepte également les tensions, même s'il les déplore entre État et l'indiscipline d'une armée qui est souvent misérable et mal entraînée. La Fayat apprend donc auprès de Washington qu'un général doit être assez fort pour gagner la guerre et assez maître de lui-même pour ne pas confisquer la révolution. Alors, la Fayette va aussi dès son arrivée faire la connaissance de la contradiction profonde de la déclaration.
Euh vous avez derrière moi euh en plus de départ de la victoire par Hélène Feuillet qui est euh une reproduction de ce départ au port de l'OP Passares euh en Espagne euh d'une toile d'Uber Robert qui est aujourd'hui conservée au musée franco-américain de Blirancour et de l'autre côté de l'écran, la déclaration euh du publiée dans la Pennsylvania Journal du 10 juillet 1776. Vous avez au centre le Huger, le planteur. Alors Yuji comme làà j'ai appris récemment qu'on le disait dans les Carolines et qui est un descendant ugno français et qui est lui-même possesseur d'esclave.
Et c'est, on le sait par la correspondance de la Fillette, la première finalement surprise qu'il qu'il va déconvenu qu'il va avoir en arrivant à Charleston, enfin Georgeton et Charleston, c'est cette rencontre avec les esclaves puisque les premières personnes qu'il verront en abordant les côtes américaines sont des esclaves pêcheurs d'huître qu'il euh qui vont en contradiction avec l'idée de liberté inhérente à chaque homme. euh proclamé par la déclaration. La faillette va euh également se confronter dès 177 à la réalité du terrain militaire. C'est à la bataille de la Brandywine qu'il va connaître son baptême du feu.
Il va y être blessé euh suffisamment sérieusement pour que il soit immobilisé plusieurs semaines tout en essayant dans sa correspondance auprès de sa femme de le rassurer sur son état. Nous parlions de l'hiver de Valetforge tout à l'heure, il le subira également. il va y découvrir une armée qui souffre du froid, du manque de vêtements, du manque de solde. D'ailleurs, euh il ne se malgré les difficultés, il ne va pas se désespérer de la cause. Et il écrit le 16 décembre 177 à son beau-père, le duc Daen que la cause américaine lui est chère parce qu'elle est juste, parce qu'elle honore l'humanité, parce qu'elle intéresse sa patrie et parce que ses amis américains et lui y sont engagés.
Cette mention est importante puisqu'elle associe déjà l'intérêt national voire international intérêt national français euh international évidemment et un principe universel. en 1778, euh, il va également être engagé dans la bataille de Barenill où euh il va apprendre euh que la retraite euh est parfois un art euh qui permet d'éviter euh les issues désastreuses. Et Washington ne se privera pas d'ailleurs de lui rappeler cela dans une lettre beaucoup plus tardive à l'aube de la Révolution française en lui disant qu'il valait mieux connaître le terrain avant de s'engager à bride d'abattu vers l'ennemi quand on n'est pas sûr de la victoire.
De la même manière, lors de la difficile coopération avec la flotte de destin autour de Rod Island, toujours en 1778, il va le jouer et apprendre un rôle d'intermédiaire et de diplomate entre français et américain dans une période extrêmement compliquée dans les relations franco-américaines. Cette capacité à occuper l'espace entre des acteurs antagonistes deviendra l'un des traits les plus constants de sa vie politique française et également l'une de des sources de ses plus grandes difficultés.
Alors, vous avez notamment derrière derrière moi le justement le un des plans de bataille puisque la faillette était non seulement un un officier, un militaire qui s'est illustré sur le théâtre de la guerre d'indépendance américaine, mais également un un extrêmement bon communiquant. Euh et il a que ce soit par les lettres qu'il envoyait à son épouse Adrienne et qui était faite en partie pour être lue à la cour, euh il a également demandé dès son expérience américaine de dresser des cartes des combats auxquels il avait participé. Vous avez ici euh une carte de l'action de Glooster qui a été dressée par Michel Capitaine, son aide de camp.
On a plusieurs plusieurs cartes qui qui sont conservées, plusieurs sont d'ailleurs conservées au service historique de la défense et nous en conservons pour notre pour notre part quelques-unes, celle-ci et une autre sur l'action de Williamsburg. Son retour en France en 1779 va marquer une étape extrêmement importante. Officiellement, il a désobéi. Il a désobéi au roi et la sanction royale est formelle. il va devoir rester pendant une hine chez à l'hôtel de Noï dans sa belle famille, ce qui en soit n'est pas non plus une punition la plus extrême qui soit.
De fait, son retour ça est plutôt celui d'un qui est réservé au héros et il va devenir l'un des meilleurs avocats d'une intervention française plus massive. Il va plaider pour l'envoi de force française, d'une escadre française d'un de troupe au sol. Il va participer à la préparation de la coopération franco-américaine avant de revenir en Amérique en 1780 pour préparer le terrain. La révolution américaine lui a donc appris une deuxième chose, c'est la médiation et la coopération entre différentes armées et entre différentes politiques.
Cette cette place, elle est parfaitement exprimée par l'épée que vous voyez derrière vous qui est une épée qui est celle du Congrès qui lui a été remise par le petitfils de Benjamin Franklin, un Paul Franklin au Havre en 1779 et qui est un cadeau du Congrès des États-Unis à la Fayette qui est conservé dans nos collections sur laquelle je vais m'attarder quelques secondes puisqu'elle mérite euh elle mérite de d'avoir une explication. Vous le voyez sur la la poignée, on voit les la représentation des des Si je peux non, je pas le Vous avez la représentation des combats auxquels la Fillette a participé.
Vous avez également sur la garde sur le pomau une représentation de la fillette qui écrase le bulldog britannique. Bon, on a c'est une image assez violente mais voilà. et de l'autre côté la faillette qui brise les chaînes de l'esclavage américain. Alors ce qui est assez émouvant finalement dans cette épée, c'est qu'elle va nous relier à la révolution de 1789 puisque lors de sa captivité en 1792, son fils George Washington de la Fillette va enterrer dans le château familial en Auvergne à Chavagnac cette épée pour la protéger d'un vol et potentiellement d'une disparition définitive.
Et euh lors de après la libération de la faillette en 1797 à la suite du traité de campau formulo, l'épée est déterré et George Washington de la Fayette s'aperçoit que la lame est rouillée. La faillette va donc demander à la remplacer par une autre lame qui est celle que vous voyez ici et qui représente la Bastille et les chaînes de l'esclavage là aussi brisé avec la cloche de la liberté. Et c'est une c'est une lame qui a été forgée dans les verrou de la Bastille. On a donc à travers cet objet hautement symbolique l'alliance de deux révolutions, celle de 1776 et celle de 1789.
Cette euh cette cette épée de 1779 sera régulièrement portée par par la Faillette jusqu'à la campagne de Virginie de 1781 qui va achever finalement cette formation de la Fillette où la Fayette va pas être le vainqueur de Yorkton évidemment mais va participer à harceler l'adversaire à va charger à la bayonnette et va contribuer à contenir l'adversaire jusqu'à la concentration des forces franco-américaines. Évidemment, Yorktown est le résultat de la convergence de Washington, de Rochambau, de De Grass et de nombreux autres facteurs. Mais la fillette, y tient une place suffisamment visible pour que son prestige devienne immense.
Alors, j'aurais pas le temps d'y revenir malheureusement, mais cette place a été largement diminuée par la suite. Je discutais encore récemment avec une collègue conservatrice de Versailles qui étudiait le tableau de coup d'air qui est dans le musée de l'histoire de France à Versailles et euh où on voit les vainqueurs de Yorkton. Puis si on regarde bien, on voit que la faillette est complètement dans l'ombre. Alors évidemment, c'est une commande de Louis-Philippe qui n'était pas dans les meilleurs termes à cette à ce moment-là avec la faillette. Donc, on a plusieurs versions de coups d'air où peu à peu la fillette s'efface et euh rejoint l'arrière-plan et et l'ombre.
Euh ce qui témoigne aussi d'une euh euh une vision qu'on qu'on a en France et euh qui est souvent euh assez négative de de la faillette, mais j'y reviendrai si j'ai l'occasion quelques minutes. En tout cas, en 1781, à 24 ans, il dispose d'un capital politique singulier. Il a combattu pour une révolution victorieuse. Il connaît parfaitement Washington, Franklin, Jefferson et de nombreux autres dirigeants américain. Il est célébré en France comme le symbole vivant de l'alliance et en Amérique comme l'un des artisans de la victoire. Ce capital américain, il sera encore, sinon plus que jamais actif en 1789 et encore en 1830, mais pour des raisons sur lesquelles je reviendrai.
Vous avez ici une autre carte de Michel Capitaine, l'action de Williamsburg. également une un portrait de la fillette là aussi en uniforme américain qui est certainement postérieur et qui a été réalisé dans les années 1780 puisque nous avons un autre à la fin des années 1780 puisque nous avons un autre portrait du même peintre où la faillette est représentée sous les mêmes traits mais en uniforme de la garde nationale parisienne. Là aussi, on voit comment la mémoire américaine peut être rappelée lors de la Révolution française.
Et puis au centre, vous vous avez une sorte de mémorabilia de la bataille de Yorktown avec cette fois-ci un lafayette qui est bien présent sur la gravure et qui est accompagné d'un bouton de l'uniforme de Cornwallis et d'un fragment du drapeau blanc de présenté ce jour-là aux alliés. Alors la la guerre terminée, l'Amérique va cesser d'être pour la faillette un champ de bataille et va devenir un laboratoire politique. Il va y retourner d'ailleurs en 1784 où il va séjourner auprès de George Washington à Montvernon. Il va y observer la société américaine, va suivre avec attention les débats constitutionnels et va maintenir une correspondance dense avec ses amis d'outreatlantique.
La relation avec Washington, on va on va le voir dans la correspondance, va changer du tout au tout et la Fillayette va lui faire part de tous ses projets et de toutes ses idées. J'insiste sur ce point parce que cela permet de comprendre 1789 où la faillette ne retient pas seulement de l'Amérique le droit de se révolter, il retient la nécessité de fixer la révolution dans des textes.
Les États américains ont produit des déclarations de droit des constitutions et la nouvelle constitution fédérale de 1787 qu'il suit avec attention montre que l'indépendance n'est pas la fin du processus et que l'organisation du pouvoir y est importante dans sa correspondance d'ailleurs avec Thomas Jefferson dont un des derniers tomes vient d'être édité par l'Institut COP, on retrouve ce souci constant de la faillette sur les évolutions des affaires politiques américaines. et notamment la président et le pouvoir de l'exécutif euh et la balance de l'exécutif dans l'équilibre avec le pouvoir judiciaire et le pouvoir législatif.
Les échanges d'ailleurs avec Washington et Jefferson montrent aussi qu'il n'idéalise pas du tout les États-Unis. La question de l'esclavage va en être le cas le plus clair puisque dès 1783, la Fillayette va pousser Washington à envisager une expérience d'émancipation. lui-même va lancer cette expérience et va engager avec son épouse Adrienne le projet de la Gabrielle Anguyane. Je tiens à insister sur ce point parce que c'est un un des aspects de la ville de la Fillette qu'on connaît assez peu et que ma fois même des historiens récents oublient oublient souvent de mentionner, c'est que la Fillayette va être un fervante abolitionniste dès le début de son dès sa prime jeunesse.
Il sera d'ailleurs un des premiers membres avec Adrienne de la Faillette de la société des amis des noirs et il s'engagera jusqu'à sa mort pour la liberté et notamment pour la création du Libéria.
qui serait donc sur ces ces questions une thèse d'école des chartes qui a été récemment soutenue sur l'escalier qui a été administrateur pour la faillette de la de la Gabrielle est assez intéressante puisque l'idée de la faillette va être de et d'Adrienne va être de doter la la colonie d'un programme éducatif d'un programme de travail pour ensuite permettre une émancipation progressive de ces esclaves et les rendre autonomes Malheureusement, la révolution et l'opposition d'autres planteurs en Guyan ne rendront pas possible euh la pérénisation de cette cette tentative et de cette cette expérience.
En tout cas, il est clair que la la contradiction que j'évoqué entre la liberté proclamée et l'esclavage réel et d'une économie basée sur l'esclavage va devenir pour lui un problème politique majeur. L'expérience américaine va également lui apprendre la défense des libertés individuelles et notamment de la liberté de conscience. Là aussi, c'est un point sur lesquels la faillette va être particulièrement attentif et qu'on connaît assez mal dans l'historiographie française. Il va avec Malserbe défendre notamment les droits des protestants et des juifs.
Et vous avez euh au milieu de de la page euh cet ouvrage qui est un traité des aides de Malser que qui est une acquisition assez récente de la fondation qui est passé en vente il y a 2 ans et c'est un ouvrage que où la dans lequel Malserbe revient également sur la liberté de conscience et la défense des protestants et la Faillette et Malserbe vont échanger pour euh permettre à Rabo Saint-Étienne avec lequel il continuera d'avoir des des relations plus tard de venir à la cour et de rencontrer sinon le roi du moins plusieurs ministres. Cette à la veille de 1789, on peut donc résumer que la Fillette a retiré de l'Amérique plusieurs notions.
D'abord les notions de déclaration, les notions d'armée au service des citoyens, la notion de modération et enfin la notion de solidité des institutions. L'idée de d'armer le citoyen parce que la défense d'un nouvel ordre ne peut appartenir à une force séparée de la nation va être essentiel pour lui. On le verra notamment avec la garde nationale. L'idée de contenir la violence va également l'être puisque la révolution qui ne se limite plus risque de menacer la liberté elle-même. Enfin, la question de la solidité des institutions va être essentielle pour faire entrer la rupture dans un cadre constitutionnel durable.
Alors, lorsque s'ouvre la la crise française, la faillette n'est donc plus le jeune volontaire de 177. C'est un homme public qui s'est engagé dans le débat public comme je le disais à partir de son retour qui va d'abord être des 1787 membre de l'Assemblée des notables pour et député de la noblesse d'Auvergne aux États généraux. Son expérience américaine va lui donner une aura et une autorité particulière. Mais le problème français est évidemment infiniment différent et infiniment plus complexe. Les Américains s'étaient séparés d'une souveraineté située outreatlantique et d'une tutelle véritablement éloignée.
Les Français vont devoir transformer de l'intérieur une monarchie ancienne, une société d'ordre et un système de privilège. C'est pourquoi parler d'une importation de la révolution américaine serait trompeur. La faillette va vouloir transposer des principes. il va il ne va pas proposer de transformer la France en République fédérale. Il pense qu'une monarchie peut-être compatible avec la souveraineté nationale à condition d'être constitutionnel, d'être limité et entouré de garde fou.
Alors, je vous lirai juste une une lettre de Thomas Jefferson à la Fillette datée du 6 mai 1789 où on voit déjà que Jefferson n'est pas dupe des difficultés auxquelles la faillette va va être contraint et confrontée. Pardon. Mon cher ami, comme il devient de plus en plus possible que la noblesse s'égare, je commence à m'inquiéter pour vous. Vos principes sont résolument du côté du tiers état et vos instructions sont contre lui. Une complaisance envers ce dernier groupe en certaines occasions et une adhésion au premier en d'autres pourrait donner l'apparence d'une oscillation entre les deux parties qui pourraient vous faire perdre l'adhésion des deux.
Vous finirez par passer entièrement du côté du tiers état, car il vous sera impossible de vivre dans le sacrifice constant de vos propres sentiments au préjugés de la noblesse. Mais vous seriez alors reçu par le terreta à l'avenir avec froideur et sans confiance. Il me semble que le moment est venu de prendre d'emblé avec eux cette position honnête et virile que vos propres principes vous dictent. Cela gagnera leur cœurs à jamais, sera approuvé par le monde qui vous observe et vous honore comme l'homme du peuple et sera pour vous-même une éternelle consolation. La noblesse et particulièrement celle d'Auvergne préférera toujours des hommes qui feront pour elle sa sale besogne.
Vous n'êtes point fait pour cela. Ils vous délaisseront donc bientôt et le peuple dans ce cas ne vous recueillera peut-être pas. Supposez qu'une session ait lieu. Les prêtres et les nobles feront ses sessions. La nation restera en place et avec le roi fera ses propres affaires. S'il ont tenté de recourir à la violence, où seriez-vous ? Vous ne pourriez alors prendre partie pour le peuple en opposition à votre propre vote. Ce vote même qui aura aidé à produire la sission. Mais encore, pourriez-vous vous ranger contre le peuple ? Cela est impossible. Vos instructions sont, il est vrai, une difficulté.
Mais à considérer la chose au pire, ce n'est qu'une difficulté unique qu'un seul effort surmonte. Vos instructions ne pourront plus jamais vous embarrasser une seconde fois tandis qu' acquier reproduira chaque jour des difficultés plus grandes et sans fin. Voilà. Alors, je passe par la suite, mais c'est assez euh évocateur quand on sait les difficultés auxquelles la fillette sera confrontée comme euh commandant de la garde nationale euh entre le peuple d'un côté, l'Assemblée de l'autre. et euh le roi.
Enfin, le 11 juillet 1789, euh la Faillette euh va euh toujours avec son ami Jefferson présenter à l'Assemblée un projet de déclaration des droits dont vous avez ici le brouillon euh sur euh sur cette sur le diaporama qui est dans mon dos. Ce geste, cette déclaration est révélateur puisque avant même que la constitution ne soit achevée, il faut selon la faillette énoncer les principes auxquels elle devra obéir. Ça c'est une grande leçon qu'il retirera de 1776. On voit là la la l'expérience américaine et le conseil de Jefferson qui sont directement perceptibles. Alors ça n'explique pas évidemment à elle seule la déclaration française.
Les traditions de droit naturel, les lumières et le les débats de l'assemblée sont essentiels. On sait d'ailleurs que la faillette lui-même a eu une éducation très proche des lumières, qu'il était lecteur fervant de la bérénale. Et on retrouve dans les catalogues de sa bibliothèque que nous conservons d'ailleurs l'essentiel de de cela. Euh un article sur le sujet par Charlet Loavial qui est conservateur au manuscrit à la bibliothèque nationale viendra d'ailleurs prochainement tréditer euh à la suite d'un colloque tenu en avril dernier et permettra d'y voir plus clair.
Mais donc chez la Fillette en tout cas l'idée que la révolution commence par déclarer ses droits euh a été éprouvée concrètement en Amérique. Un an plus tard, d'ailleurs, le 23 août 1790, il va écrire à Washington qu'il a été heureux d'avoir persuadé l'Assemblée de commencer par une déclaration des droits. La formule est précieuse parce qu'elle donne le sens qu'il attribue lui-même à son action. La déclaration est une règle supérieure, une boussole au milieu de l'immense production législative de la révolution et de plétor des lois qui vont et des décrets qui vont être publiés à cette époque. En tout cas, elle permet cette déclaration, par ses principes de juger les décrets qui en découlent.
Mais la transposition française va aussi changer la portée du texte. En Amérique, nous avons des déclar la déclaration qui va affirmer des droits et l'indépendance des États-Unis. En France, la déclaration va prendre une prétention beaucoup plus universaliste. Les droits de l'homme et du citoyen ne sont pas ceux d'une colonie devenue État, mais ceux qui doivent fonder un ordre politique nouveau. Et d'ailleurs, la Fillayette sera à sous la restauration. Il va reprendre cette déclaration des droits de l'homme du 11 juillet et va l'intituler déclaration européenne des droits de l'homme et du citoyen. Cette expérience, son expérience atlantique va donc prendre une forme de langage universel.
Par ailleurs, la faillette va s'inspirer directement de son expérience américaine à travers la force armée. Après le 14 juillet, il devient commandant de la garde nationale parisienne. Vous avez derrière moi la bénédiction des drapeaux de la garde nationale à Notre Dame où on distingue très clairement les d'ailleurs les mai qui sont encore accrochés très bien l'ancienne accrochage et donc tous les districts et leurs drapeau qui sont qui sont dans la dans la dans la nefte de Notre Dame. Là encore, évitons une filiation qui serait automatique. La garde nationale a également des racines plutôt françaises et répond à une situation parisienne spécifique.
Mais ce que la faillette va en faire répond à son expérience américaine. Il a vu les dangers d'une armée qui pourrait se séparer de la société et donc la garde nationale doiton être idéalement une force civique armée mais subordonnée à la loi. Et il l'écrit d'ailleurs dans une lettre aux électeurs de Paris que nous avons acquis en 2025. Une lettre qui est datée du 21 juillet 1789.
Il écrit donc aux électeurs de Paris : "Je vous supplie de vouloir bien me borner à la partie militaire dont je dois m'occuper et renvoyer toutes les autres affaires au pouvoir civil dont toute la force armée doit dépendre." Donc on a on l'a ces détracteurs l'ont souvent accusé de vouloir prendre le pouvoir et de faire de la garde nationale son outil pour devenir un un un nouveau un nouveau dictateur. On voit bien que dès le 21 juillet très tôt la faillette va s'inscrire en faux. C'est d'ailleurs ici que va se jouer toute l'ambiguité de son rôle puisque il jouit en 1789 d'une immense popularité. Il commande des hommes en armes. Il a une légitimité révolutionnaire.
Il bénéficie de sa gloire américaine. Il est célébré à l'opéra. Euh il est euh célébré dans les journaux. Il est d'ailleurs pas l'un des derniers à payer quelques journalistes pour pour participer de sa gloire. Mais il va refuser de convertir cette puissance en pouvoir personnel. Comme Washington d'ailleurs qu'il prend toujours en exemple, il veut que la force serve l'institution. D'ailleurs, dans la lettre à Washington du 23 août 1790 qui est conservé au La Faillet de College, il insiste encore sur la subordination légale qu'il cherche à établir et il présente la garde nationale comme une sauvegarde contre les désordres et les tentatives contre révolutionnaires.
La fête de la Fédération du 14 juillet 1790 va représenter certainement l'apogé de ce projet. La faillette va prêter serment à la nation, à la loi et au roi. Et cette trilogie va résumer cette sa tentative, une souveraineté nationale, une légalité constitutionnelle et une monarchie intégrée au nouvel ordre. Il pense pendant un instant, pendant une journée que la révolution a trouvé son équilibre. Cette cet équilibre, on le retrouve sur le portrait que vous avez derrière vous qui est un portrait qui lui a été offert à l'occasion du 14 juillet 178.
On possède également un portrait d'un de ses aides de camp, la Colombe par Veiler du même du [grognement] même artiste et un troisième qui avait été également fait pour Gouvion, son autre aide de camp et qui à ce jour n'est pas n n'est pas n'est pas n'est pas localisé. L'équilibre de la fête de la Fédération va cependant se briser rapidement. La fuite avaren de 1791 va détruire une part essentielle de la confiance du peuple envers le roi. Et malgré cela, la faillette va rester attachée à la solution constitutionnelle.
La popularité de la faillette lui-même va être entachée par la fusiade du champ de Mars du 17 juillet suivant qui va montrer la contradiction de sa position puisque BI maire de Paris arrivant avec le drapeau rouge de l'état d'urgence va ordonner de tirer sur le peuple et la garde nationale qui est conçue comme force de la liberté et d'ordre légal va tirer sur des manifestants républicains. Donc pour une partie du mouvement révolutionnaire, la faillette va devenir l'homme de la répression.
Cet épisode va être absolument décisif et on voit que le principe américain du citoyen armé ne résout rien par lui-même et puisque il faut savoir qui définit la loi, qui décide quand la foule devient insurrectionnelle et à quel moment la défense de l'ordre constitutionnel devient-elle défense d'un ordre contesté. cette cette place, la faillette y reviendra plus tard en disant qu'il était dans une situation dans tous les cas absolument intenable. En 1792, la guerre et la chute de la monarchie vont rendre sa position absolument intenable.
Il va être très critiqué notamment par l'historiographie des Mathè et plus tard l'école des anales où on va l'accuser de fuir, de trahir, voire pour certains d'émigrer et donc de rejoindre de vouloir tenter de rejoindre les contre révolutionnaires. En réalité, la Fillette continue à rester fidèle à la Constitution 1791 et considère le 10 août comme un coup d'état et il tente de s'opposer aux forces qu'il juge responsable de la radicalisation de la révolution.
Après le 10 août, il sait qu'il va être euh accusé de trahison euh et donc il va quitter son armée pour chercher à gagner un pays neutre avant de rejoindre l'Amérique qui est pour lui la destination finale qu'il annonce euh dans sa correspondance. Il sera malgré tout arrêté par un détachement autrichien avec une partie de son état-major qui partait avec lui et va rentrer dans une captivité de 5 ans qui va l'amener jusqu'en 1797 où il sera libéré comme je le disais par le traité de Campo Forio.
Dans une lettre à son épouse du 21 août 1792, il écrit qu'il a le dernier maintenu la Constitution qu'il avait juré, ajoutant que son cœur aurait pu être républicain si sa raison ne lui avait donné cette nuance de royalisme. La phrase éclaire sa logique. Sa fidélité n'est pas dynastique, loin de là. Elle est constitutionnelle. La faillette a toujours dit qu'il préférait la liberté à la République et donc qu'il était prêt à s'allier à une monarchie si celle-ci permettait d'avoir des garanties constitutionnelles. Il défend le roi parce que le roi appartient au système politique qui a été acté constitutionnellement.
Je voulais vous lire une lettre très intéressante qui est conservée à Mcdebour qui est conservée pardon qui est écrite de Macdebourg du 27 mars 1793 donc en captivité et qui est conservé à la Massachusetts Historical Society où la faillette écrit à son ami Archenols qui était le directeur de la Minerve. Ma situation est vraiment étrange. J'avais sacrifié des inclinations républicaines aux circonstances et à la volonté de la nation. Je servais sa souveraineté dans la constitution qui en était émanée. Ma popularité était grande. Le corps législatif me défendait mieux lui toutes qu'il ne s'est défendu lui-même le 10.
Mais j'avais déplu au Jacob en blândant leur aristocratie usurpatrice des pouvoirs légitimes, aux prêtres de toutes les classes en réclamant contre eux toute la liberté religieuse, aux anarchistes en les réprimant, aux conspirateurs en repoussant leurs offres. Puis plus loin. Rappelez-vous, monsieur, l'agression préméditée du 10 août. Les forces requises au nom de la loi, égorgées au nom du peuple, les citoyens sans distinction d'âge ni de sexe, massacré dans les rues, jetés dans des brasiers, traînés en prison pour y être assassiné de sang frroid, le roi ne sauvant alors sa vie que par une suspension illégale.
La Garde nationale des armées, les plus anciens, les plus fidèles amis de la liberté et de l'égalité, un Laroch Pouco enfin désigné au meurtrier. l'acte constitutionnel devenu un signe de prescription. La presse enchaînée, les opinions puni de mort, les lettres violées et falsifiées, les juristes remplacés par des coupes têtes et le ministère de la justice donna à leur chef. Les coras administratif et municipal de Paris Cassé est recréé par une émeute. L'Assemblée nationale forcée, le poignard sous la gorge à sanctionner ses fureurs en un mot. La liberté naturelle, civile, religieuse et politique étouffée dans le sang. Que dû penser que du faire.
L'homme qui n'ayant jamais respiré que pour elle avait le premier en Europe proclamé la déclaration des droits, avait sur l'hôtel de la Fédération prononcé au nom de tous les Français le serment civique et regardait alors la Constitution malgré ses défauts comme le meilleur point de ralliment contre nos ennemis. Quoi que la souveraineté nationale fut violée dans les représentants comme dans les nouvelles délégations des pouvoirs, je ne voulu pas que la force armée cessa d'être obéissante et c'est aux autorités civiles à porter du camp que je demandais des ordres. Sans doute, je souhaitais vivement qu'une réclamation générale rétablisse la liberté publique, celle des pouvoirs constitués.
Et si en assurant l'indépendance des élections et des délibérations, la nation avait voulu revoir l'acte constitutionnel, m'en serais-je plein, moi le premier le plus opiniâtre des défenseurs des conventions ? Voilà, c'est une lettre où on a résumé la fausse surprise peut-être de la faillette par rapport à la à la à la à l'évolution de la de la de la révolution. Mais d'ailleurs, Saint-Buve lui-même aura en 1838 ses mots pour décrire la fillette. La faillette venue en tête de la Révolution française est mort en même temps qu'elle a fini et sa vie toute entière la mesure.
Il a cela de particulier et de singulièrement honorable d'y avoir cru toujours, avant et pendant et même au plus désespéré moment. d'y avoir cru avec calme et avec une fermeté sans fougue. Que des hommes de la montagne, les héros plus ou moins sanglants de cette formidable époque, soient demeuré fixe jusqu'au bout dans leur conviction et soit mort la plus parmuable, on le conçoit. La foudre, on peut le dire sans métaphore, les avait frappés. Une sorte de coup fatal les avait saisis et comme immobilisé dans l'attitude héroïque ou sauvage qui avait prise leur âme en cette crise extrême. Ils n'en pouvaient sortir sans que leur caractère moral à l'instant tombatte en ruine et en poussière.
Il n'y avait désormais de repos, de points d'appui pour eux que sur ce hardy rocher de leur caucase. Mais il y a ce semble plus de liberté et plus de mérite à rester fixe dans des mesures plus modérées ou si c'est un simple effet du caractère, c'est un témoignage de force non moins rare et dont la proportion constante à sa beauté. C'est ce que les historiens et les contemporains de la faillette lui-même lui reconnaîtront, c'est cette constance dans sa défense de la liberté. alors avec plus ou moins de de tendresse puisque Château Briant dira, c'est souvent lui qu'on cite en France qu'il n'ut qu'une idée mais ce fut celle du siècle et qu'il avançait sur le précipice avec des œillères.
Mais Saintbu est un peu plus est un peu plus indulgent et revient sur cette question de la constance qui finalement est assez rare en politique. Alors euh 1797 et 18 de 1797 à 1829 euh entre deux révolutions, la faillette va rester comme je le disais fidèle à à ces à ses à ces idées. La captivité va constituer une rupture considérable. euh mais ne va pas détruire la référence américaine. Au contraire, l'Amérique va rester un horizon de protection et de liberté pour la famille.
Euh vous euh ici euh deux documents de part et d'autre du portrait de la faillette, le passeport de sa fille Anastasie qui vient avec sa mère pour le rejoindre en captivité et passer les deux dernières années de captivité à Holmoods. Euh et la lettre que Adrienne lui envoie depuis le Little Cherub de Boston. euh en septembre 1795, très belle lettre euh où elle annonce qu'elle a pris la mer pour le rejoindre, protégée par les autorités américaines où elle a dormi euh chez le consul des États-Unis à Dinkerc et où elle annonce à la faillette qu'elle le rejoint pour dès que possible rejoindre la c'est ce sont ces mots la terre de la liberté. Voilà.
Alors, la faillette fera d'ailleurs l'objet de de tentative d'évasion. La miniature représente le fils de Huger qui tentera sans succès de faire libérer la faillette et le document à l'opposé et le compte-rendu d'interrogatoire de Huger qui malheureusement s'était fait prendre lors de cette de cette tentative. Donc le lien avec les États-Unis va devenir quasiment familial. Alors après son retour en France, la Fayette va refuser également de s'identifier au régime bonapartiste. Il va écrire à postériori ce qu'il pense d'ailleurs du premier consul dans une relation qu'il va dédier au général Vanrissell et que je vous livre.
Bonaparte, mieux organisé pour le bonheur public et pour le sien, eut pu, avec moins de frais et plus de gloire fixer les destinées du monde et se placer à la tête du genre humain. On doit plaindre l'ambition secondaire qu'il a eu dans de telles circonstances de régner arbitrairement sur l'Europe. Mais pour satisfaire cette manie géographiquement gigantesque et moralement mesquine, il a fallu gaspiller un immense emploi de forces intellectuelles et physiques.
Il a fallu appliquer tout le génie du maiavellisme à la dégradation des idées libérales et patriotiques, à l'avilissement des partis, des opinions et des personnes, car celles qui se dévouent à son sort n'en sont que plus exposé à cette double conséquence de son système et de son caractère. Il a fallu joindre habilement l'éclat d'une brillante administration aux sautises, aux taxes et aux vexations nécessaires à un plan de despotisme, de corruption et de conquête. se tenir toujours en garde contre l'indépendance et l'industrie, en hostilité contre les lumières, en opposition à la marche naturelle de son siècle.
On a là aussi euh expliqué de façon très claire les raisons de l'opposition euh du général la Fayette euh à Bonaparte. Et cette opposition va conduire la fillette à prendre cette une retraite dans le château de la Granche Blénéot qui lui vient de de la de son épouse, de la famille d'Agesso, hein, la mère de son épouse Adrienne et qui va devenir en même temps retraite et espace politique. Alors, on utilise souvent le parallèle avec Mont Vernon pour évoquer la Grange Blenau. C'est un parallèle qui est plus ou moins véritable. En effet, la faillette va s'y livrer à l'agriculture, aux innovations, au à la lecture, à la sociabilité.
Il est visité par de nombreux Américains euh qui en livre d'ailleurs des relations passionnantes et européens. Il va y construire un mode de vie dans lequel il est citoyen propriétaire. C'était une des clauses principales de la déclaration des droits, retirer de ces fonctions sans renoncer complètement à la chose publique. Et là-dessus, on on se rappelle évidemment le modèle de Washington.
Alors, vous avez le le château de la Granche qui est toujours propriété de la fondation et qui est fermé au public, mais dans le la ferme duquel, puisque il y avait une ferme modèle, nous sommes actuellement en cours de de de préparation d'un d'un musée qui sera consacré à la Fillette, qui permettra de présenter au plus grand nombre les collections de la fondation. Euh et euh c'est dans ce domaine qu'il va recevoir la gravure offerte euh par Joseph Bonaparte du traité de Mortefontaine euh qui lui sera dédié. Gravure qui sera également offerte par Joseph à aux deux autres consules Cambasseres et et Leban.
L'ortrait à la Grange dans tous les cas n'est pas complet euh puisque comme vous le voyez avec le traité de Mortefontaine euh et il le sera d'autant moins que la Faillette va retrouver sous la restauration une activité parlementaire et va continuer à soutenir les libéraux européens, les Grecs, les Polonais, les mouvements d'indépendance et l'expérience américaine va donc s'élargir. Elle n'est plus seulement le souvenir franco-américain, mais une manifestation d'un cycle d'émancipation. et du droit des peuples à disposer d'eux-même auquel la faillette va être euh attachée jusqu'à sa mort en 1834.
D'ailleurs, Napoléon n'est pas dupe euh de la faillette euh et euh euh dès l'empire, il va donc dès l'empire la faillette va s'attacher à ses mouvements. Et là, Saint-Bu rappelle ce mot de Napoléon. Il avait beau s'ensevelir à la grange dans une vie de fermier et de patriarches, on le savait là. Bonaparte ne le perdit jamais de l'œil en un instant. J'ouvre les guillemets. Tout le monde en France est corrigé, disait-il un jour dans une sortie au Conseil d'État. Il n'y a qu'un seul homme qui ne le soit pas, la Fillayette. Il n'a jamais reculé d'une ligne. Vous le voyez tranquille ? Et bien, je vous dis moi qu'il est tout prêt à recommencer.
La faillette, et lui-même le dit presque en ses propres termes, s'appliqua à se conserver sous l'empire comme un exemplaire de la vraie doctrine de la liberté. Exemplaire précieux et à peu près unique, sans tâche et sans erata, avec le Vietrix Kaaosadis pour épigraphe. Ce sont là de ces volumes qui comme ce des vites plus tard ne sont jamais dépareillés même quand on en a qu'un. On voit que la faillette joue aussi de cette image de garant des libertés et du et du courant libéral. Pourtant le modèle décisif, le moment pardon décisif avant 1830 va être son grand retour aux États-Unis en 1824.
Il y est invité comme guest of the nation, hôte de la nation et il va parcourir tous les États des États-Unis ou à travers un périple triomphal où il va retrouver des vétérans de la guerre d'indépendance américaine, va visiter des champs de bataille, va rencontrer une nouvelle génération qui n'a pas connu la révolution américaine ni ses champs de bataille et va découvrir un pays profondément transformé. On raconte souvent le Farwell Tour, cette tournée d'adieux comme une apothéose d'un héros vieillissant. Et on la raconte, on le raconte souvent du point de vue américain. Pour notre propos, il convient de le lire autrement.
C'est une véritable, pardon le terme, un coup de boost politique puisque pendant 13 mois, la faillette voit fonctionner la mémoire de la révolution américaine, mais à son profit. Il va euh il va évidemment en voir les contradictions, hein. L'esclavage demeure. On sait que lors de son passage à Savana en en Geéorgie, il va les autorités de la ville vont demander à ce que les propriétaires d'esclaves les gardent dans les plantations et ne les fassent pas sortir pour que la faillette ne les voit pas et donc ne s'en offusque pas.
Et euh donc on on voit quand même qu' ce problème reste très présent, omniprésent dans ce Farwell Tour, mais l'essentiel dans ce Far Tour, c'est de voir que la révolution n'est pas restée un événement sans aboutissement, qu'elle est devenue un véritable euh elle est sur de bases solides et que les États-Unis prospèrent. Cette prospérité, la Fayette va la décrire à de nombreuses reprises dans sa correspondance, notamment sur les villes. Il va revoir New York comme une ville désormais de 80000 habitants alors que quand il a quitté les États-Unis la dernière fois, c'était une ville d'importance bien moindre.
Et euh cette expérience va arriver à un moment particulièrement important puisque en France la restauration va se durcir et le symbole va en être en 19 en 1829 pardon le ministère Poligniaque qui voit le retour en force des ultra royalistes sur la scène politique. Donc la faillette revient en 1825 avec un prestige américain renouvelé euh et cette gloire va se transformer en autorité politique à la veille de 1830. Euh et pour voir ce cette comment cette ce cette se transforme, pardon, cette gloire, il faut suivre un autre voyage qui est moins connu et qui est celui de l'été 1829.
En 1829, alors pardon, juste avant, vous avez derrière moi l'invitation officielle de Monro, de James Monro à la Faillette qui qui l'invite à à venir aux États-Unis en lui proposant de mettre à sa disposition un navire officiel américain. La Fillette dira qu'il viendra avec plaisir, mais à travers les lignes commerciales des PACBO qui commencent à à se développer à ce moment-là.
Vous avez ici l'American Star qui est aussi un des symboles de des idées libérales et notamment du commerce que la Fillette ne va cesser de de de proclamer notamment le commerce franco-américain puisque ce cette lui sera offerte par les marins de de New York et il y fera un discours où il évoque la liberté de commerce et les droits des mars. Voilà. Je vous passe rapidement sur ces objets issus du Farwell Tour. Il y a une espèce de véritable la faillette mania qui s'empar.
On a même les têtes de pipe à l'ffigie de la Fillette, les assiettes où on voit le château de la Grange, les rues Boois plus ou moins ressemblant d'ailleurs, des petits cadres en forme de lire où on peut mettre les gravures représentant la faillette. Et évidemment la Fillayette va aussi beaucoup et les Américains vont beaucoup axer sur l'amitié avec Washington, avec les descendants de Washington qui vont lui offrir la médaille de Cincinnati personnelle de de George Washington qu'il conservera au-dessus de son lit jusqu'à sa mort. le parasol que George Washington utilisait à Mannon et qui sera conservé dans la bibliothèque de la Grange.
Et enfin, les mots cassins qui lui sont donnés à la National Indian Agency puisque la faillette sera également très proche des Indiens d'Amérique qui lui donneront d'ailleurs un nom indien et qui le reverront revenir avec beaucoup d'émotions en en 1825. En 1829, donc euh la Fayette décide de partir pour un projet plutôt familial. Après la session parlementaire, il doit aller à Chavagnac qui est l'autre château familial en Auverne, c'est son château natal pour rendre visite à sa petite fille Nathalie qui a épousé Adolphe Perrier qui séjourne à Visille euh château de Visi qui aujourd'hui est le musée de la Révolution française. Donc il va quitter la Grange à la mi-juillet.
Il est accompagné de son fils George Washington. Et comme le montre Philippe Schneider dans sa tesse d'école des chartes sur la popularité de la faillette, cette tournée d'environ 1300 km va devenir progressivement un événement politique. Son intérêt tient précisément à cette transformation. Les hommages rendus à l'homme vont offrir à l'opposition libérale une occasion de se rassembler et de se rendre visible. D'abord, si on prend l'itinéraire, il va par le Monial puis à Moulin et va passer à Ryon le 27 juillet, à Clermontferrand le 28, à Isoir le 29, à Briou le 30 et le 31.
Il va ensuite gagner l'Anjac Chavaniac où il va séjourner du 1er au 11 août et les premières réceptions euh qui vont être données en son honneur vont associer l'attachement aux compatriotes, à l'Auvernia, à l'admiration pour le héros américain. À Clermont, le banquier réuni à peu près 120 convives. Euh il est toujours accueilli avec des Arcs de Triomphe. à Bryoude, on a encore dans la dans la ville la trace de de son de son passage. Il est évidemment accueilli par les loges maçonniques puisque euh il était euh franc-maçon revendiqué euh et on lui offre des banquets, hein, à chaque à chacune de ces occasions. Mais la mobilisation reste assez inégale.
Les d'ailleurs les rapports des autorités puisque la faillette est évidemment très surveillée vont décrire des fêtes organisées avec plus ou moins de succès et parfois de l'indifférence. Le tournant va se produire au puit où il va arriver le 11 août après le départ de Chavaniac et le 8 août en effet avait été annoncé le ministère Polign. Et pour les libéraux, le choix de ces ministres par Charles fait craintre une offensive contre la charte et les libertés publiques. Dès lors, la faillette va de nouveau être investie d'une signification renouvelée, le héros de la révolution et la manifestation vivante de l'opposition au pouvoir.
Au banquet du puit, il va donc affirmer que la Chambre des députés et la nation doivent trouver l'énergie nécessaire pour repousser une atteinte aux libertés. Le parcours va se poursuivre à Isint à Non, à la côte Saint-André et il va entrer ensuite à Grenoble le 17 où il reste jusqu'au 19. Et là, on évalue à pas moins de 3 à 4000 personnes la foule qui vient l'accueillir aux portes de la ville. On va lui présenter une couronne d'argent et de laurier que nous conservons toujours. Et ces honneurs vont être plus que ceux offerts à un simple citoyen. Euh c'est presque ce qu'on offre à une personne publique et à une personne qui détient une partie du pouvoir exécutif. à Grenoble.
Donc la Fillayette va euh rapprocher explicitement euh 1829 avec les souvenirs révolutionnaires. Il va honorer les anciens gardes nationaux, il va rappeler les engagements de liberté et d'égalité qu'il estime nécessaire. Il va euh également rappeler certains aspects de son voyage américain, euh les discours dans les cortèges, les contacts directs avec la foule, le modèle américain également. Et en fait ces souvenirs vont servir à mobiliser. Et du 19 au 31 août, la Fayette va ses journer à visi chez les Perriers avec une réception publique qui là aussi va faire l'objet d'une escorte d'un arc de triomphe de banquer d'illumination.
Toutes les étapes postérieures auxquelles il va participer vont être marquées par de grandes fêtes. La popularité va se manifester certes à des échelles différentes, mais toujours avec beaucoup plus d'entrains. Lyon va d'ailleurs constituer l'apogénaux qui annoncent sa venue vont également lancer une souscription pour organiser des banquiers. On parle de 60000 personnes à son arrivée. Le préfet va ranimer va ramener pardon l'estimation à 25 ou 30000 personnes. Toujours pareil hein selon la police ou les organisateurs. Et on va évidemment le préfet va insister sur la passivité d'une grande partie des spectateurs. Bon l'ordre règne.
Alors évidemment euh l'ordre ne règne pas tant que ça puisque à le 6 septembre, il va fêter ses 72 ans au milieu des hommages et ceux de la maçonnerie lyonnaise et il va y avoir un banquet donné pour 500 convives. Là aussi, la police donne 300 convives. Bon, vous voyez les les les écarts ont pas tellement changé finalement. Euh dans son discours du 7 septembre, la Fayette va également devenir beaucoup plus politique et envisager le recours à des ordonnances qui fausseraient les élections et exerceraient un pouvoir illégal. Il conclut la Nation française connaît ses droits, elle saura les défendre.
Il ne va donc pas prédire les événements de juillet, même si les journées de juillet, même s'il en parle dans sa correspondance. En tout cas, il en parle comme d'une menace réelle. On voit que ce voyage entre le départ de la Grange et cette dernière étape montre comment la faillette va être reprendre une une un vrai rôle politique et à l'one de ce Farwell Tour. Alors dans les discours d'accueil, on aura remarqué que la Fillette va rester l'ami de Washington, celui qui a contribué à fonder une nation libre. Euh, on a d'ailleurs la publication en 1829 du récit d'auguste Levasseur, qui est son secrétaire particulier et qui va euh faire le récit jour par jour quasiment de sa tournée américaine.
Euh et la presse va s'en faire l'écho et tout en reprenant d'ailleurs euh les à cette édition va reprendre la le prestige actuel du général. Évidemment, la presse ultra royaliste va dénoncer les ovations, va contester les mérites de la faillette, va réveiller les accusations liées à son rôle pendant la Révolution française et euh le maire de Visille va être destitué le 11 septembre après l'accueil réservé au général puisqu'on on lui reproche les honneurs rendus par des pompiers armés lors de cette de cette venue. La célébrité de la Fayette va donc prendre une actualité nouvelle.
Elle va fournir un point de ralliment à des opposants qui ne partagent pas nécessairement le même projet de régime. Et on comprend mieux pourquoi la Fillayette peut retrouver une telle autorité en juillet 1830 puisqu'il est à la fois témoin de l'indépendance américaine, ancien chef de la guerre nationale et opposant dont la présence vient mobiliser des foules françaises.
1830, vous avez derrière moi la la déclaration de Louis-Philippe d'Orléan au centre le Borne de garde de commandant de la guerre nationale de la Fillette et une lettre de remerciement des anciennes gardes nationales de 1789 à la Fillette qui lui qui lui est adressée en 1830, on en a dizaines euh ou qui sont d'ailleurs d'un style tout à fait remarquable. Et donc la les ordonnances de Ju 1830 vont provoquer les trois glorieuses et son nom va revenir au centre du jeu. Donc on a un vrai parallèle avec 1789, reprise du commandement de la garde nationale. Même homme, certes plus plus vieilli, il a 72 ans, mais la faillette de 1830 porte l'expérience de 1789 et 91 92 encore plus.
Donc il va très rapidement vouloir avoir une issue politique à l'insurrection. C'est ici que l'on va retrouver la 4e étape de des idées forces de la faillette que j'avais énoncé en introduction. La force des institutions et la solidité des institutions. La question n'est plus seulement de renverser Charles 10, elle est de savoir ce qui va venir après Charles serait-ce une République, une régence, une nouvelle monarchie ? La faillette dont on connaît les préférences républicaines mais dont la culture politique va rester celle du compromis constitutionnel va accepter la solution Louis-Philippe. La scène de l'hôtel de ville va d'ailleurs devenir emblématique.
Louis-Philippe a besoin de la faillette parce que la faillette relie plusieurs légitimités. Celle de la révolution en cours, celle de 1789 et celle de l'Amérique. La colade au balcon que vous voyez der hier mois n'est d'ailleurs pas une simple image pitoresque. Elle contribue à transférer une partie du prestige révolutionnaire de la faillette. vers le duc d'Orléan. Alors, vous avez en en dessous cette phrase qu'on lui prête mais qui est certainement apocryphe, hein, voici votre roi, c'est la meilleure des Républiques. Euh et ce qui sera évidemment fortement reproché à la faillette notamment par la Martine dans son histoire des des Girondins et par les Républicains par la suite.
euh euh mais en tout cas qui fera l'objet d'une diffusion notamment par le pouvoir orléaniste euh pour s'assurer les bonnes grâces des des hommes de 1789 et des femmes de 1789. C'est à ce moment donc là que l'Amérique va intervenir de nouveau mais différemment puisque en 1789, elle avait fourni les principes, on l'a vu avec la déclaration, en 1830, elle va fournir euh une un rappel mémoriel. Donc la fillette va apparaître comme l'homme qui a connu Washington et la naissance d'une République durable et son autorité suggère qu'il est possible de terminer une révolution sans la prolonger indéfiniment.
Cela dit, il serait dommage de il serait faux d'ailleurs de retransformer la faillette en arbitre omnipotent. La solution orléanise va résulter de rapports de force multiples, de l'action de députés libéraux, de la presse, d'insurger, élite économique et politique. C'est un acteur majeur mais pas l'acteur unique du dénouement. Et c'est une des questions d'ailleurs qu'on lui posera. Pourquoi n'a-t-il pas choisi la République ? C'est une des euh euh questions auxquelles il ne répondra pas vraiment et ce qui lui sera reprocher.
En 1830 comme en 1789, il va chercher un point d'équilibre susceptible de réunir une majorité et d'éviter à la fois une restauration autoritaire et une poursuite indéfinie insurrectionnelle. On va retrouver donc cette volonté de la monarchie contractuelle et on retrouve d'ailleurs au centre de l'image le l'importance qu'il accorde à la charte. protégé par euh la garde nationale. Pourtant, le succès va être de courte durée très vite. La Fillette va se montrer déçue par l'évolution du nouveau régime comme souvent hein. C'est ce qu'on lui a c'est ce qu'on a souvent dit de la faillette. C'est un éternel opposant.
Il va quitter le commandement de la garde nationale en décembre 1830 à Louis Philippe qui le regrette mais bon qui finalement en est pas plus mécontent puisqu'il voit la garde nationale comme un potentiel contrepouvoir et l'ordre libéral que la faillette imaginait n'apparaît pas véritablement. La faillette là va vraiment subir le parallèle de 1789 où il découvre que l'institution qui résulte de la révolution échappe à son projet. Alors, on voit que la vie de la faillette pourrait être une succession de désillusion, même si elle est aussi une force, une conviction qui va rester toute sa vie envers des principes qu'il ne n'abandonne jamais.
En fait, la faillette suit plus une méthode politique qu'un programme. Il va d'abord avoir une continuité d' de de d'idées par rapport au droit. considère euh que la révolution ne peut se justifier uniquement par la victoire de ceux qui la font mais qu'elle doit au contraire énoncer des principe supérieurs au rapport de force. Ça c'est la déclaration 1789. La deuxième continuité dans ces idées, c'est la la Constitution. Il n'est jamais à l'aise avec une souveraineté révolutionnaire sans terme. On l'a vu notamment dans la lecture de la lettre à Archenholds de Mcdebourg. Le moment révolutionnaire doit produire un pacte et obliger ceux-là même qui ont fait la révolution.
C'est ce qui va expliquer sa fidélité rigide à la Constitution de 1791 et en 1830 son empressement à chercher une issue également institutionnelle à la révolution. Et puis la dernière continuité qu'on retrouve chez la faillette, c'est celle de la force la la de l'armée continentale à la garde nationale. Il va chercher une force civique. Il va admirer Washington parce que le commandement militaire n'est pas souverain. Il admire Washington parce que celui-ci va démissionner de sa charge à la présidence. Et de la même manière, il veut que la garde nationale protège la révolution sans se substituer à la nation. On a vu on en a vu les contradictions avec notamment la fusillade du champ de Mars.
Enfin, la dernière euh ligne directrice de l'existence de la Fillette, c'est la modération à condition évidemment de comprendre ce mot euh correctement. La modération chez la fillette n'est pas une absence d'engagement. On l'a vu dans son départ en Amérique, l'engagement est réel, il est sincère. Euh Washington dans la lettre qu'il écrit à Franklin au retour de la faillette en 1779 va insister sur ce fait. Le commandement de la garde nationale, ce n'est pas un engagement à anodin. On l'a vu aussi euh l'opposition euh au à la cour, à une partie de la cour puis au jacobin et la mise en danger de sa vie n'est pas non plus une modération comme on pourrait l'entendre en fait.
La modération, elle porte plutôt sur la finalité de la révolution et de savoir terminer correctement la révolution. C'est ce qui explique sa position inconfortable. C'est ce qui explique également l'opinion très contrastée que nous pouvons, à la différence de l'historiographie américaine constater chez les historiens français. Et évidemment dans les périodes de polarisation, l'homme du compromis constitutionnel est accusé par chaque camp de servir l'autre. En 1791, il est trop révolutionnaire pour les contre-révolutionnaires, trop conservateur pour les républicains.
Et en 1830, il est trop républicain pour les monarchistes et trop consignant avec Louis Philippe pour une partie des républicains. Ce n'est pas un accident de vie, ce n'est pas un accident d'opinion, au contraire, c'est véritablement sa conception de la révolution.
En conclusion, je dirais donc qu'on peut relire la trajectoire de la faillette à partir d'une scène fondatrice qui est celle de ce départ aux États-Unis d'un jeune aristocrate qui va inonder par les lectures des Lumières, notamment la Bérénal mais également Voltaire, Rousseau aussi, essayer de de s'allier à une cause qui le dépasse et dont il sait qu'il qu'elle le dépasse En 1830, il va revenir euh au même problème euh qu'en 1789 avec 40 ans d'expérience supplémentaires. Il va euh essayer de trouver un compromis là encore déçu. Il y a donc peut-être pas trop la faillette, un américain, un homme de 1789 et un vétéran 1830, mais un homme qui toute sa vie va revenir à la même question.
Comment faire de la liberté ? seulement une conquête, mais également comment la la stabiliser. C'est l'Amérique qui lui a donné la matrice de cet engagement. C'est également elle qui lui a donné ce modèle qu'il va pas seulement copier mais qui va lui donner des convictions à laquelle auxquelles il va rester fidèle. C'est d'ailleurs peut-être cela qui donne euh son surnom, qui lui donne son surnom, celui de héros des deux mondes. Euh les deux mondes ne sont pas seulement les deux continents, l'Amérique et l'Europe. Ce sont aussi les deux expériences politiques que la Fayillette aura passé sa vie à mettre en relation.
Et convaincu que la liberté, mais une liberté totale, une liberté de conscience, une liberté de commerce, euh une liberté politique devait circuler de l'une à l'autre. Je vais laisser avant de laisser les derniers mots à Saint-Debuve qui résument peut-être mieux quiconque le personnage de la Fillette, je voulais simplement voilà vous montrer quelques images de la redécouverte du front la Fillette au Château de la Grange. Euh revenir sur la fondation dont je vous ai parlé quelques quelques moments qui est une fondation connue d'utilité publique comme je disais euh et qui et qui donc tente de justement dépasser ces contradictions historiographiques qui existent aujourd'hui.
Et donc je laisse les derniers mots à à Saint-Debeuve. La faillette avait attaché de bonheur son honneur et son renom au triomphe de certaines idées, de certaines vérité politique. Cela a était devenu sa mission, son rôle spécial dans les divers actes de notre grande drame révolutionnaire de reparaître droit et fixe avec ces articles écrits sur le même drapeau. Qu'à défaut de triomphe, on ne perdit pas de vue drapeau et articles inscrits avec lesquels il s'identifiait. C'est ce qu'il voulait du moins. Ce qu'il avait déclaré en 89, il le rappelle donc elle maintient en 1800, il le proclame en 1815, il le déploie encore en 1830.
Et en définitive, août 1830 en a réalisé assez dans la lettre sinon dans l'esprit pour que sa vue persévérante ait été justifiée historiquement. Dans sa longue et ferme tente, tout ce qui pouvait être étranger au triomphe du drapeau et en amoindrir ou en retarder l'inauguration, la faillette ne le voyait pas et peut-être il ne désirait pas le voir. D'ensemble, on peut considérer la faillette comme le plus précoce, le plus intrépide et le plus honnête assaillant à la prise d'assaut de l'ancien régime dès les débuts de 89. Toujours portant pourtant quelque chose toujours portant toujours pourtant pardon quelque chose du chevalier et du galant adversaire.
Soit qu'il s'élance à la brèche en 89 l'épée en main, soit qu'il reparaissent comme le porte-étendart général de la révolution en 1830. Un très spirituel écrivain, monsieur Saint-Marcard Gérardin, en louant la faillette dans les débats, preuve qu'il est bien mort, a conjucturé que s'il avait vécu au Moyen-Âge, il aurait fondé quelqu religieux avec la puissance d'une idée morale fixe. Je crois que la faillette au Moyen-Âge aurait été ce qu'il fut de nos jours.
Un chevalier cherchant encore à sa manière le triomphe des droits de l'homme sous prétexte du Saint- Gral ou bien un croisé en quête du Saint tombeau, le bras droit et le premier aide de camp sous un pierre l'hermite, c'est-à-dire sous la voix de Dieu d'une des grandes croisades. Je vous remercie.
[applaudissements]
Je sais pas s'il y a des questions si on a encore un peu merci. Bonsoir, bravo pour cette présentation. J'ai une question sans doute un peu naïve. Je voudrais savoir si Jefferson lui écrivait en français et s'il répondait en anglais. Alors, l'édition des lettres qui a été faite est en français mais en réalité la Fillette écrivait en anglais et Jefferson lui écrivait aussi en anglais puisque la Fillette avait commencé son apprentissage de l'anglais dès 177 à bord de la victoire. Alors ça devait être assez folklorique au début. Je pense que il va avoir un accent pas très reconnaissable.
Mais en fait très vite euh il va utiliser l'anglais et il va utiliser il va utiliser l'anglais dans toute sa correspondance avec les hommes politiques américains. Donc on va avoir les lettres de Washington sont aussi envoyées et reçues sont aussi en anglais. Celle avec John Adams également. Oui. Et et sans faute. Ouiit. Ah merci beaucoup. Je crois que j'ai entendu le nom Plutac évoqué dans une des lettres. Oui, c'est Saint Bœuf. C'est c'est Saintbuve qui qui compare la faillette à un volume de plus tard. Ah ! Est-ce que vous pouvez expliquer un peu cette allusion ?
Et c'est en fait c'est c'est c'est une c'est c'est une allion aux vie des hommes illustres et euh et en réalité le le fait que vous savez il y a certaines publications qu'on a dans sa bibliothèque et qu'il suffit d'avoir pour marquer ses idées, sa présence. Donc je pense que ça fait référence à à au fait que la faillette en fait est une relique vivante.
C'est d'ailleurs comme ça qu'il sera parfois présenté pendant le Farwell Tour puisque quand il part d'ailleurs pendant le Farwell Tour, il est il est il est représenté il est représenté comme une enfin on on a le terme relique qui apparaît ce qui d'ailleurs va fortement ennuyer Louis Philippe puisqu'il jouit là en 1834 lors de son décès d'encore d'une grande popularité et on a encore aujourd'hui alors là c'est la la dernière caricature que vous avez que vous avez que que vous avez ici où on voit la Louis-Pil qui fait semblant de de pleurer devant le cortège de de la Fillette.
Et en fait, on a eu des des des historiens qui ont dit qu'il y avait absolument personne aux obseèces de la Fillette et cetera. En réalité, il y avait plusieurs milliers de personnes et les journaux de l'époque en témoignent. Mais là encore, cet aspect relique et morte en l'occurrence, pas relique vivante, c'est c'est quelque chose qui a toujours déplu à ces à ces détracteurs. Bonjour, merci beaucoup pour les explications. Je voulais savoir si le Farwell Tour était connu en France, enfin s'il y a eu des rentissements en France et est-ce queil y avait un lien avec toute la tournée qu'il a fait lors de son mois de juillet 1930 1930 1929 ?
Alors le Farwell Tour c'est c'est assez en fait on l'a fêté en 2024 25 et si je dis on c'est plutôt les Américains qui l'ont fêté. Euh c'était d'ailleurs assez assez surprenant qu'en France il a mais c'est encore une fois c'est la c'est vraiment la la vision de la faillette en France est est beaucoup est beaucoup plus euh euh ambivalente que celle des Américains. nos amis américains, on le voit vraiment comme le héros de la révolution américaine, encore plus porté au pinacle qu'il est venu combattre dans les rangs de l'armée américaine avec son argent et en apportant des armes, des uniformes et cetera. Alors que en France évidemment 1789 et 1830 ont offre une vision assez contrastée.
D'ailleurs, il y a eu une polémique il y a encore quelques années pour sa pantthéonisation. Euh donc en en 2024-25, le Farwell Tour, il a été très peu évoqué euh en France. Il l'a été un colloque organisé par America euh 250 à Toulouse euh où on a on a parlé justement de la manière de de célébrer et de commémorer l'histoire franco-américaine. En revanche, aux États-Unis, les le Farwell Tour a donné euh l'occasion de nombreuses célébrations. Je suis moi-même allé avec l'invitation de James Monroe et des des pièces que vous avez vu ce soir, mais pas seulement, le 10 décembre 2024. euh pour euh évoquer le discours, les 200 ans du discours au congrès de la Fayette.
La Fillette est le premier étranger à prononcer un discours au Congrès des devant le Congrès des États-Unis. Le deuxème sera Churchill. Euh donc on on voit quand même le l'importance accordée à la fait. Il faut savoir que dans la salle du congrès, vous avez un portrait euh de à la gauche du speaker, vous avez le portrait de la Fayette Parfer qui est un cadeau de la Fillette. On a au Château de la Grange l'original de ce portrait qui est qui a été présenté au salon 1819. Et c'est assez incroyable de se dire que on a au cour des États-Unis la FAEC à gauche et Washington à droite euh qu'on voit rarement puisque le speaker est souvent gros plan. Voilà. Et donc il y a eu de grandes célébrations.
Le le speaker a fait un fait un discours au Capital. Euh il y a une réception à l'ambassade de France et puis euh les les cérémonies ont eu lieu quasiment dans toutes les expositions ont eu lieu dans toutes les villes euh où la faillette est passée. Et c'est une manière de célébrer que je trouve moi personnellement euh inclusive et touchante et euh vivante puisqueon avait des défilés de presque enfin presque les corps constitués. Euh on avait les collèges, les universités, euh les les loges les loges franc-maçonniques qui qui venaient qui qui défilit. On avait des interventions, des discours.
Euh euh donc c'était c'était vraiment enfin impressionnant et encore plus impressionnant que le contraste avec le silence total de cet événement en France était saisissant. Oui oui, tout à fait en fait. Oui. Alors le le nous travaillons actuellement donc le le domaine fait est situé en Cénémarne. Le château donc est fermé au public puisque on n pas les conditions de d'accueil possible pour le pour le grand public, pas le RP. Euh et euh et il le sera difficilement de toute façon puisque c'est un château qui a des conditions de de d'accueil restreintes.
Euh mais en tout cas, on a à côté la ferme de la faillette puisque c'est un point que j'ai pas développé mais il va inspirer des des lumières et et des physiocrates. Il va développer une ferme modèle qui est juste à côté de cel du château. Elle touche quasiment le château où il va avoir un des plus grands troupeaux de merinos de de France. Et là-dessus, c'est très intéressant. Je vous renvoie aux travaux de Raphaël Devred sur la question puisque il va être notamment en lien avec les Perriers, avec euh avec Germain de Stal, avec Copé et cetera. Euh il aura 867 876 têtes de bétail pardon d'ovin à meilleure période.
Il va vendre la laine, il va faire des améliorations des croisements, enfin bref. Et donc cette ferme aujourd'hui qui existe toujours, qui est une ferme brillarde en réalité du 17e siècle, nous visons à la transformer autour de la personnalité de la faillette et de son combat pour les idées démocratiques. puisque si aujourd'hui des musées existent consacrés à l'amitié franco-américaine, je pense en premier lieu au musée franco-américain de rencour ou à des moments révolutionnaires, je pense au musée de visie sur la révolution française, il y a finalement assez peu de choses sur 1830, très peu de choses euh consacrées à au liens franco-américains sur les droits, euh la déclaration et autres.
Et puis finalement euh la faillette, il est très peu évoqué, il est un peu évoqué au musée carnavalé. Il est évidemment évoqué au musée de Blirancour, mais euh on a les collections pour se faire et euh je trouve que le personnage le mériterait puisque c'est il c'est quand même quelqu'un qui naî sous Louis XV et qui meurt sous Louis-Philippe euh et c'est quand même une trajectoire euh assez incroyable. Évidemment, la fillette n'a pas eu que des succès, loin sans faut, mais cette cette trajectoire dans des temps particulièrement troublé me semble et nous semble à la fondation expliquer et justifier un un établissement. Oui, il a rencontré Tocville.
Il a rencontré Togville et il a même recommandé Tocville. Euh et Tocville, alors Togville n'était pas très tendre avec la faillette, mais je pense qu'il y a une sorte de querelle des anciens et des modernes. Grosso modo, j'en j'en avais parlé avec Françoise Mélogot justement sur le sujet parce que euh Tocville met un peu de côté met un peu de côté la faillette et évite de trop rappeler la faillette pour des raisons politiques évidemment, mais il avait demandé des recommandations à la faillette.
et notamment euh à il était lié à la faillette familialement et donc on a dans la correspondance de Tokville, on voit que il est lié non seulement à la Fillette mais il est aussi lié au descendants de la Fillette. Il échange avec George Washington de la Fillette, il échange avec Virginie, une de ses filles. Euh donc tout en restant très prudent sur cette et discret sur cette relation. Et peut-être simplement pour terminer euh nous avons également nous conservons également les archives de ces enfants euh dont plusieurs centaines de lettres que nous avons retrouvé récemment à l'occasion des opérations de récollement et de catalogage.
Et donc le travail que nous commençons à mener maintenant, c'est justement de voir comment ces enfants George Washington, Virginie, Anastasie et ses petits-enfants Jules de l'Astérie et cetera, vont entretenir la mémoire de la Fillette. Ce sont eux qui vont publier les mémoires de la fillette. Ce sont d'ailleurs eux qui vont qui vont caviarder une partie des du manuscrit original de la Fillette. Et donc, ça sera assez je pense euh ça sera un nouvel éclairage sur la famille La Fayette et sur l'image de la Fillette.
que nous pourrons, j'espère bientôt jeter à travers à travers une publication qui sera consacrée à cette correspondance puisque le château de la Grange était aussi un lieu familial où toute la famille se réunissait et la correspondance entre les enfants de la Fillette qui est moins connue que celle entre la Fillette et Adrienne qui était déjà très touchante, euh cette correspondance, elle est également extrêmement touchante et on voit une famille extrêmement unie, ce qui est ce qui moi personnellement m'a pas surpris mais en tout cas beaucoup ému par certains passer à un côté. Merci.
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