Dans les tourments du ministère de l’Intérieur avec G. Darmanin - C à Vous l’intégrale 02/07/2025
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble, En direct, jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5.
Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: Pas un jour sans une déclaration fracassante de D.Trump.
Hier, il visitait ce nouvel Alcatraz, cette prison qu'il veut pour les migrants, encerclée d'alligators. Il n'est pas contre expulser aussi E.Musk. - A.-E.Lemoine: Qui est passé d'allié à opposant féroce.
On en parle avec l'historien spécialiste des Etats-Unis et journaliste T.Snégaroff qui signe ce livre consacré aux nouveaux oligarques. Mohamed, votre Story? - M.Bouhafsi: Les Français suffoquent toujours, mais c'est bientôt fini.
On va parler des conséquences économiques et dans les transports de cette canicule. - A.-E.Lemoine: A Paris, on commence à respirer et on suffoque ailleurs.
Patrick? - P.Cohen: 50 recommandations pour mieux protéger les enfants.
C'est la commission d'enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire qui a présenté son rapport ce matin avec des recommandations pour réparer, si c'est réparable, les violences d'hier, mais aussi pour prévenir les violences d'aujourd'hui. On parlera aussi de F.Bayrou qui est épinglé dans le rapport présenté ce matin. - A.-E.Lemoine: C'est l'un des sujets que l'on soumet ce soir à G.Darmanin, ministre de la Justice et garde des Sceaux, avec lequel on évoquera la réforme de la justice qu'il portera à la rentrée mais aussi un documentaire diffusé dimanche à 21h05 sur France 5.
Il a été suivi d'avril à septembre 2024 face à une succession de tempêtes. Une question en septembre dernier: G.Darmanin sera-t-il l'un des ministres du gouvernement Barnier? - Vous êtes 3 à rester au gouvernement.
Tu n'auras pas l'Intérieur. Mais tu auras peut-être le Quai voire les Armées. Mais tu es plutôt sur le Quai.
Tout le monde est au courant sauf toi. - A.-E.Lemoine: Merci de votre présence.
On a vu un avant-goût de ce documentaire. Vous nous direz à quel point la politique rend fou. Lorrain? - L.Sénéchal: Le Parquet national antiterroriste saisi pour la 1re fois après un attentat déjoué de la mouvance masculiniste.
Un ado de 18 ans est écroué en ce moment. - P.Lescure: Nous avons rencontré le père des "Simpsons", M.Groening, et ses 2 complices.
C'est du grand art. C'est une merveille d'illustration du process de création. Dans 15 jours, ce sera la nouvelle saison des "Simpson". - A.-E.Lemoine: Nous recevrons J.Ducournau, qui nous présente son 3e long métrage, "Alpha", une allégorie des années sida, quand les malades étaient stigmatisés et que l'épidémie tuait autant que la honte qu'elle suscitait chez ceux qui portaient un regard malveillant sur ces patients.
T.Rahim en est l'un des acteurs à l'affiche. On va recevoir également L.Carrasco et J.Michalak.
Ils sont partis en France. L'aventure est merveilleuse. On reçoit un choeur formidable qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux.
Salut. - B.Chameroy: Ce soir, on fait un pan-bagnat revisité par notre chef. - A.Alaoui: On va mettre des petites tomates rôties, des fèves fraîches avec de la batavia. - B.Chameroy: Ca donne très envie.
Bonne émission, Babeth. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.
Après la révélation de l'affaire Bétharram, la commission d'enquête sur les violences en milieu scolaire a présenté son rapport. - P.Cohen: Avec 50 recommandations pour mieux protéger les enfants et sortir du silence. - On a constaté avec les plus de 200 témoignages qu'on a reçus, que ces violences à l'école ont eu lieu dans toute la France, dans des centaines d'établissements, avec des milliers de victimes, pendant des années.
On peut dire que c'était systémique. - Beaucoup des témoignages que nous avons reçus, je ne pouvais pas les imaginer. Je pouvais imaginer la violence verbale, psychologique, physique, sexuelle, le viol, mais je ne pouvais pas imaginer des actes de torture, les enfants à qui on injecte des piqûres d'eau, qu'on prive de sommeil, de nourriture, pour les punir dans des jeux sadiques durant des années et des années et ravageant des vies entières. - P.Cohen: Ce n'était pas mieux avant.
Horreurs qui ne doivent pas occulter les violences d'aujourd'hui. La commission a effectué 80 signalements de faits de violences depuis 3 mois. Pour faciliter les signalements, on demande la création d'une plateforme sans passer par les chefs d'établissement.
Prévenir ces violences suppose de renforcer les inspections. On compte 7500 établissements sous contrat. Il n'y a eu que 12 contrôles en 6 ans.
Les rapporteurs voudraient qu'ils deviennent la règle. Il faudrait qu'il y ait des inspections tous les 3 ans, quand il y a un internat. - A.-E.Lemoine: Pour les violences d'hier? - P.Cohen: La commission voudrait que l'Etat reconnaisse sa responsabilité dans la violence des victimes avec la création d'un fonds d'indemnisation qui leur offrirait un suivi médical et psychologique tout au long de leur vie.
Les rapporteurs proposent aussi de travailler sur les délais de prescription pour les violences sur mineurs et la non-dénonciation de ces violences. C'est aussi revendiqué par le porte-parole d'un collectif d'anciens élèves de Bétharram. - A.Esquerre: Il faut que les victimes que nous sommes soient enfin considérées, accompagnées et réparées.
Les considérer, c'est changer la loi pour rendre imprescriptibles les crimes sexuels commis sur les mineurs. A un moment où la nation est aussi divisée, tout le monde pourrait se rassembler sur cette question. - P.Cohen: Imprescriptible...
Ce serait une révolution juridique? Dans notre loi, il n'y a que les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre. Les rapporteurs espèrent pouvoir proposer une loi en ce sens. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou également ciblé, malgré ses 5 heures 30 d'explications devant la commission. - P.Cohen: Pour les rapporteurs, il était informé, en raison de ses fonctions.
Il a même demandé une inspection en tant que ministre. Il avait donc les moyens d'agir. P.Vannier voulait saisir la justice pour faux témoignage mais il n'a pas été suivi sur ce point.
L'hôtel de Matignon dit qu'il a organisé une inspection dès le lendemain pour un dépôt de plainte pour gifle. Matignon fait aussi remarquer qu'aucun successeur après lui à l'Education nationale n'a organisé de contrôles, de vérifications ou d'inspections de l'établissement de Bétharram. - A.-E.Lemoine: C'est un sujet qui vous concerne directement.
Faut-il rendre imprescriptibles les crimes sexuels sur mineurs comme le souhaite A.Esquerre? - G.Darmanin: Oui.
J'y suis favorable. Ce n'est pas totalement la position des ministres de la Justice qui se sont succédé ni des professeurs de droit et des magistrats. Il est difficile de retrouver les auteurs, S'ils sont très âgés, s'il n'y a pas de preuve médicale ou numérique...
Il faut reconnaître les victimes et les dédommager. Je suis favorable à l'imprescriptibilité pour ce qui concerne les viols et les crimes sur les mineurs. - A.-E.Lemoine: Il y a des pays où ça existe? - G.Darmanin: Pas à ma connaissance.
Ce serait une révolution qu'il faudrait bien encadrer. Il y a un certain nombre de théories qui sont sans doute très justes, portées par des magistrats ou des psychologues. Le moment de l'imprescriptibilité repousse sans cesse le moment de la prise de parole.
Ce n'est pas si simple que ça. Sinon, le Parlement l'aurait fait depuis longtemps. - A.-E.Lemoine: La commission d'enquête parlementaire a également dénoncé un Etat défaillant dans l'affaire Bétharram et un défaut d'action de la part de F.Bayrou à l'époque. - G.Darmanin: Pour l'Etat défaillant, je pense que c'est tout à fait vrai.
Les milieux scolaires sont concernés. L'Eglise catholique avait été traversée par un certain nombre de scandales il y a quelques mois. L'Etat n'a pas su protéger, accompagner ces enfants ou sanctionner les personnes ou les institutions.
Quand je suis arrivé à la chancellerie, des dizaines et des dizaines de signalements, de plaintes qui dataient d'il y a 20 ou 30 ans n'ont parfois pas été instruites ou n'ont pas empêché la continuité de ces violences. L'Etat était défaillant dans toutes ses composantes, éducatives, mais aussi dans le registre judiciaire. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou conteste le défaut d'action qui lui est reproché.
Est-ce que ça le fragilise politiquement? - G.Darmanin: Je ne crois pas.
Collectivement, on peut considérer que les ministres de l'Education nationale...
Les présidents de la République qui se sont succédé, tous les cadres, les préfets qui ont pu encadrer le travail d'un établissement sous contrat...
Le préfet peut aussi intervenir. Collectivement, on n'a pas été sensibilisés à cette question. Le continent caché des violences sexuelles, c'est ce qui touche les enfants.
C'est incontestable. Je pense qu'on aura d'autres scandales. Il faut vite que nous admettions la vérité pour dire que nous avons été très défaillants collectivement. - P.Cohen: Vous vous êtes plongé dans les archives? - G.Darmanin: Je me suis refusé à ça.
Je considère que c'est le travail du procureur général. - A.-E.Lemoine: Et si vous voulez rendre imprescriptibles ces crimes... - P.Cohen: Je parle de Bétharram.
On est frappés par le fait que le suicide du père Carricart ait complètement éteint l'action de la justice et qu'il n'y ait pas eu de poursuite ensuite pour voir ce qui s'est passé réellement dans cet établissement. - G.Darmanin: Le garde des Sceaux ne peut plus, depuis 2013, regarder des affaires individuelles.
Il peut demander des remontées d'informations mais il ne peut pas intervenir. S'agissant d'un sujet très politique, c'est au procureur de Pau de regarder les archives qui ont été citées. Il y a un temps, le garde des Sceaux pouvait intervenir.
En revanche, il y a la question générale des violences sur les mineurs. Il y a des choses que l'on voit et qu'on adresse au président de la République pour lui dire qu'il faut ouvrir une enquête. Dès que je suis arrivé à la chancellerie, avant l'explosion de l'affaire Bétharram, ayant été nourri de mon expérience de maire à Tourcoing de ce scandale, j'ai demandé au procureur de la République d'ouvrir systématiquement...
Il y a énormément d'articles 40 qui sont faits par des gens qui témoignent de ces violences. Les procureurs ouvraient peu, jusqu'à présent, ou pas assez l'enquête. - A.-E.Lemoine: Maintenant, c'est systématique. - G.Darmanin: J'espère qu'ils le font.
On fera un bilan à la fin de l'année. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement au grand complet a pris la pose dans les jardins de l'Elysée.
F.Bayrou a mis 6 mois à organiser cette photo alors que M.Barnier avait mis 10 jours pour le faire. - G.Darmanin: Pourquoi maintenant...
C'est pour profiter du beau temps, peut-être. - P.Cohen: C'était plus que du beau temps.
On vous voit tous plisser les yeux. - G.Darmanin: Le moment est difficile pour le gouvernement.
D'abord, il n'a pas de majorité au Parlement. C'est incontestable. Et le plus dur est devant nous. - A.-E.Lemoine: Avec le vote du budget à l'automne. - G.Darmanin: Oui.
C'est le plus difficile. J'espère que ça ne présage pas d'une fin de gouvernement immédiate. - A.-E.Lemoine: Un gouvernement qui pose sous la chaleur.
Cette canicule a touché tous les Français mais aussi les prisons, avec plus de 84 000 détenus recensés au 1er juin. C'est un record. Le tout pour à peine plus de 60 000 places.
En Ardèche, on a fait le choix de ne plus accueillir de nouveaux prisonniers. - 57 places, mais jusqu'à 94 détenus ces derniers jours. Soit une densité carcérale de 175 %. - Si la personne détenue veut aller aux toilettes, les autres sont obligés de la réveiller pour éviter de lui marcher dessus et pour aller aux toilettes. - Parfois, jusqu'à 5 personnes cohabitent dans 9 m2. - C'est blindé.
Il y a une chaleur...
Il fait très chaud. C'est très compliqué. Ils sont à 5 matelas par terre.
Il y en a qui en ont 2. - Après, ça met des tensions, des problèmes en promenade. - A.-E.Lemoine: Cet exemple est-il sur le point de se reproduire ailleurs en France? - G.Darmanin: On a une partie de prisons qui sont insalubres.
Il y a plusieurs raisons à cela. On n'a pas construit assez de places. C'est un échec collectif.
J'essaie de changer cela, notamment en essayant de construire des prisons beaucoup plus vite. Aujourd'hui, on est à 18 mois. Hier, c'était 7 ans.
Le 2e appel d'offres des prisons modulaires qui sont bien en béton est lancé aujourd'hui. On va construire ces places de prison. Une des difficultés, c'est qu'on ne croit pas assez aux solutions alternatives à la prison.
Aujourd'hui, j'ai 4000 bracelets électroniques. J'ai 4000 bracelets électroniques et une surpopulation carcérale. Ca ne va pas.
J'ai des centaines de placements à l'extérieur possibles. C'est-à-dire une incarcération à domicile. On ne s'en saisit pas. - A.-E.Lemoine: Pourquoi? - G.Darmanin: Je pense qu'il y a un dysfonctionnement d'une maison de la justice.
J'essaye de changer ça depuis mon arrivée. C'est un échec de construction de places de prison et un échec de travail entre les magistrats et l'administration pénitentiaire qui font tous les 2 des métiers très difficiles, mais dont le travail est de continuer à se parler. Il y a des prisons qui ne sont pas à 100 % d'occupation.
Il y a 180 % d'occupation...
Les gens qui sont en détention provisoire, quelques-uns peuvent être innocentés par le tribunal, mais pour beaucoup, le juge a considéré qu'il y a eu des faits. Quelqu'un qui a tué sa femme, en attendant sa condamnation, il est dans sa maison d'arrêt. Parfois, on a 85 % d'occupation dans les prisons pour peine.
J'ai pris des mesures réglementaires pour pouvoir mettre des gens qui sont en détention provisoire dans les prisons pour peine. - P.Cohen: Qu'est-ce que vous dites à ceux qui pensent que ne pas mettre les gens en prison, c'est du laxisme, que les peines alternatives, c'est du laxisme? - G.Darmanin: Ils n'ont pas été élu local comme je l'ai été.
Je suis vu comme très ou trop ferme pour une partie du monde politique. Mais ce qui compte, ce n'est pas la dureté de la peine. Aujourd'hui, on fait l'anti-Beccaria.
J'imagine le plaider-coupable en matière criminelle. Plus de 50 % d'auteurs de crimes n'ont pas besoin de prouver leur culpabilité. Dans les délits, souvent, il y a une condamnation rapide de la part de la justice.
On peut toujours dire que ça pourrait être plus ferme, mais on met à peu près 16 mois pour que quelqu'un condamné à un travail d'intérêt général le fasse. Je souhaite un changement radical et que, directement, le juge dise "vous êtes condamné à un travail d'intérêt général" et qu'on commence dès la sortie du tribunal. - A.-E.Lemoine: Cet été s'ouvrira dans le Pas-de-Calais le 1er centre pénitentiaire pour les narcotrafiquants les plus dangereux.
Il sera suivi à l'automne de celui de Condé-sur-Sarthe. Des centres qui s'ouvriront après l'évasion spectaculaire et sanglante de M.Amra.
A l'époque, vous étiez ministre de l'Intérieur et vous avez accepté qu'une caméra vous suive pour un documentaire diffusé dimanche sur France 5. - A.-E.Lemoine: On voit bien dans cette séquence que vous êtes interloqué par la violence meurtrière de cette évasion.
C'est devenu une priorité, l'arrestation de M.Amra, à partir de ce moment? - G.Darmanin: Bien sûr.
Ca arrive très souvent au ministère de l'Intérieur que des événements vous interrompent dans votre journée. Quand ce ne sont pas des attentats...
Il y a 3 crimes commis en France par jour. Il y a des tentatives, des gens qu'on arrête avant de passer à l'acte, des choses très graves...
Le travail du ministre de l'Intérieur est très difficile. Il y a un travail de fond et il est interrompu. Il faut qu'il regarde chirurgicalement ce qui se passe.
Il faut arrêter la personne en imaginant qu'il y a peut-être d'autres personnes qui vont faire la même chose. On a toujours peur de la réplique. Tous les jours, j'avais des avancées du dossier.
On y a mis des moyens énormes. Il y a eu 350 officiers judiciaires pour travailler sur cette affaire Amra pendant 9 mois. Il y a eu des ramifications très complexes.
Son réseau n'était pas celui d'un petit délinquant. C'est un criminel que nous n'avions pas vu. Nous n'avions pas vu... - A.-E.Lemoine: L'influence qu'il pouvait avoir. - G.Darmanin: Il n'était pas classé comme quelqu'un de très dangereux.
La question qui se pose, c'est combien il y en a, des Amra qu'on n'aurait pas vus? Quand il est attrapé, qu'est-ce qu'il propose aux policiers roumains? 2 millions d'euros pour qu'il soit libéré.
Ca devrait nous interloquer. C'est très cher de se payer une cavale, des dizaines et des dizaines de personnes qui nous aident. Quand vous arrivez dans un pays étranger et que vous avez le culot de proposer 2 millions d'euros à quelqu'un pour vous libérer, c'est que votre capacité corruptive est très importante.
Dans une prison, quelqu'un à qui vous proposez des dizaines de milliers d'euros pour un téléphone. Je connais des détenus qui souhaitent "les anniversaires" aux enfants des gardiens de prison qui les contrôlent. Dans cette prison, il y aura 3 agents pour une personne, pour que le pacte corruptif ne soit pas possible. - E.Tran Nguyen: E.Macron a ouvert un sommet pour parler de l'avenir de la Nouvelle-Calédonie.
C'est un dossier que vous avez suivi il y a un peu plus d'un an. Vous aviez décrété l'état d'urgence à l'époque, après les émeutes meurtrières de mai 2024. Il y a eu de nombreux dégâts matériels.
A l'époque, vous n'étiez pas tout à fait d'accord avec E.Dupond-Moretti, ministre de la Justice. Ca a été une scène également captée dans le documentaire. - G.Darmanin: On a fait 200 interpellations...
On a fait 200 interpellations et il n'y a pas un mec qui va en prison. C'est un sujet. - G.Attal: Dès lors qu'on sait que sur les barrages, ils sont détectés par des bouteilles de gaz... - E.Dupond-Moretti: On est en train de passer de ces personnes qui sont au pied des barrages à ceux qui tirent sur les policiers et les gendarmes.
Il y a une petite nuance. - G.Darmanin: Il y a un message de fermeté. 200 interpellations et pas un mandat de dépôt. - E.Dupond-Moretti: S'il pouvait y avoir quelques exemples, ce serait bien. - E.Tran Nguyen: C'est rare, de voir ces moments de tension entre ministres.
Ca se fait en général à l'abri des caméras. Il y en a plus que l'on croit? - G.Darmanin: C'est normal.
Il était dans son rôle, E.Dupond-Moretti. Mon rôle, c'est de défendre les policiers et les gendarmes, dont certains se sont fait tirer dessus à balles réelles.
Certains ont été laissés pour morts. Ils ont été opérés et sont heureusement vivants, mais...
On a appris quelques instants après la mort d'un gendarme. Ca s'est déroulé à des milliers de kilomètres dans des conditions où...
J'ai beaucoup de respect pour E.Dupond-Moretti qui protège sa maison. Moi, je protège la mienne. - E.Tran Nguyen: C'est intéressant de dire qu'il est dans son rôle.
Est-ce que vous avez changé d'avis, maintenant que vous êtes dans son rôle? - G.Darmanin: J'ai un style très différent d'E.Dupond-Moretti.
Il critique un certain nombre de mes décisions, amicalement. Mais il a bien raison. A chacun son opinion. - E.Tran Nguyen: Il faut une justice qui donne l'exemple? - G.Darmanin: Je pense que quand on tire à balles réelles sur les policiers...
Les procureurs obéissent aux instructions générales du garde des Sceaux. C'est tout à fait normal. Je crois que quand on atteint des policiers, des gendarmes, des enseignants, des médecins et des professeurs, on doit réagir plus fortement.
En Nouvelle-Calédonie, il y a eu beaucoup de morts, des gens qui ont vu leur maison dévastée, leur entreprise totalement dévastée, dans un combat qui n'était pas un combat démocratique et républicain. Nous avons eu raison de répondre très fortement à ce sujet. Quelques heures après, avec E.Dupond-Moretti, on a travaillé ensemble pour rétablir la paix publique en Nouvelle-Calédonie. - A.-E.Lemoine: En septembre dernier, vous faisiez visiter à B.Retailleau la place Beauvau. - G.Darmanin: Est-ce que vous connaissez la chanson de la France? "Allons enfants de..." Tu es vraiment un zozo. "Allons enfants de la patrie..." - Tu vois? - A.-E.Lemoine: Se laisser filmer avec ses enfants, c'est une manière de mieux se faire connaître auprès d'eux? - G.Darmanin: Auprès des Français, oui.
Ils sont floutés. Je les vois plus au ministère de la Justice qu'au ministère de l'Intérieur. L'Intérieur, c'est difficile pour la vie.
C'est un très beau ministère qui aide la France et les Français. C'est une façon de montrer le travail de ministre de l'Intérieur, qui est un homme qui apparaît difficile et très dur à l'extérieur. Il annonce des mauvaises nouvelles, il est toujours à la télé quand il y a des choses qui ne vont pas.
L'image peut être très dure. On essaie, quand on est un homme politique et qu'on parle aux Français, de montrer qu'on a une forme d'empathie. J'espère que les gens verront dans ce documentaire un homme qui a aussi ses doutes. - A.-E.Lemoine: Ca s'appelle "Tempête, 100 jours dans les tourments du ministère de l'Intérieur".
Ce sera diffusé dimanche à 21h05 sur France 5. - P.Lescure: Puisque vous parliez de visite, c'est une autre visite qu'ont révélée "Le Parisien" et "Le Canard enchaîné".
J.Bardella a rencontré N.Sarkozy dans les bureaux de l'ancien président de la République.
Dans l'entourage de N.Sarkozy, on a indiqué que c'était une discussion sur les relations humaines plutôt qu'un rendez-vous politique. On ne va pas seulement parler de relations humaines, il y a forcément une circonstance ou un environnement politique...
On ne peut pas juste dire "relations humaines". - G.Darmanin: Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise?
J.Bardella est président d'un grand parti politique français. Je le regrette.
J'aimerais convaincre ses électeurs de voter pour nous. Il est reçu dans les consultations. Certains dînent et déjeunent, boivent...
J'ai reçu J.Bardella dans mes consultations officielles pour préparer mes projets de loi, comme je reçois La France insoumise. Qu'est-ce qui s'est dit dans le bureau de N.Sarkozy?
Je n'en sais rien. Il a toujours combattu le RN, quelles que soient les conditions. Je défends une droite qui, jamais, ne doit s'allier avec le RN, même si on doit pouvoir parler aux électeurs qui sont partis voir le RN.
Je pense qu'il a déjà vu madame Le Pen, N.Sarkozy. - P.Cohen: En dehors de ses fonctions? - G.Darmanin: Je ne sais pas.
Il faudrait poser la question au président Sarkozy. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venu sur le plateau.
On doit vous libérer. Vous continuez, même si vous avez moins d'occupation à la Justice qu'à l'Intérieur, à avoir des occupations! C'est une stratégie mise en pratique par D.Trump à son retour à la Maison-Blanche et théorisée par son ancien conseiller: saturer l'espace médiatique, l'inonder de décisions intempestives, d'outrances.
La dernière en date, hier, à l'occasion d'une visite d'un nouveau centre de rétention nommé "l'Alcatraz des alligators". 3000 migrants pourraient y être enfermés autour de serpents et d'alligators. ... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, T.Snégaroff.
Vous êtes auteur de "Les Nouveaux oligarques", qui analyse l'influence d'E.Musk, de M.Zuckerberg et d'autres sur la vie politique aux Etats-Unis et ailleurs.
Une vie cannibalisée par la communication de D.Trump, qui assume le cynisme et la cruauté. On le voit encore hier.
On ne le découvre pas. - T.Snégaroff: Il assume la puissance du verbe, de l'image et de l'action.
Depuis le début, c'est ça. Depuis qu'il a descendu, il y a plus de 10 ans, l'escalator qui a lancé sa candidature à la Trump Tower, il n'a cessé de faire ce qu'il fait de mieux: parler de lui et dire ce qu'il va faire et faire ce qu'il a dit qu'il ferait. - A.-E.Lemoine: Il a une obsession pour l'immigration et les expulsions massives.
Il a ce projet d'expulser jusqu'à...
D'arrêter jusqu'à 3000 migrants par jour en situation irrégulière. - T.Snégaroff: C'est un chiffre donné par S.Miller, qui est son grand idéologue d'extrême droite.
Ca correspond à quoi? On ne sait pas vraiment pourquoi 3000. C'est vraiment du Trump. "Je donne un objectif et je mets tous les moyens pour y parvenir." La prison en est un des moyens.
On a vu ce qui s'est passé en Californie. Ca a été très violent. On va taper dans les sanctuaires.
Obama a expulsé davantage. "Personne ne déportera autant..." A l'américaine! - A.-E.Lemoine: "Déporter", c'est le mot. - T.Snégaroff: La seule différence est qu'Obama a expulsé des gens qui venaient d'entrer sur le territoire américain.
Là, la frontière est quasiment inviolable. On va aller chercher des migrants qui sont là depuis longtemps. Aux Etats-Unis, il y a une sorte de compromis social qui était de dire que les gens qui sont là depuis 20 ou 30 ans ne seront jamais régularisés mais qu'ils ne seront jamais expulsés.
Il y a une rupture de ce compromis social en allant chercher des gens qui sont là depuis longtemps, qui savaient qu'ils ne seraient jamais américains. Il y a toujours un Mexicain qui vous sert de l'eau. Il ne va pas être expulsé.
Il paye des impôts sur le sol américain. Il travaille dans les champs agricoles. Beaucoup de républicains ne voulaient pas les expulser.
C'est pour des raisons idéologiques. S.Miller, c'est quelqu'un qui pose la question de ce que c'est d'être américain.
Pour eux, c'est être blanc, être wasp ou catholique. C'est avoir un ancrage européen. - A.-E.Lemoine: D.Trump veut expulser les "mauvais Américains".
C'est ceux qui sont nés sur le sol américain, mais qui ne se comportent pas bien. Il veut expulser tous ceux qui s'opposent à lui, c'est le cas d'E.Musk.
C'est aussi le cas du maire de New York. - T.Snégaroff: Je vous coupe.
Quand il parle du "monstre qui va se retourner contre Musk", il parle de lui. C'est lui, le monstre qui est en train de se retourner contre Musk. C'est fascinant.
Quand je l'entendais dire "je ne sais pas, on va regarder", je sais comment il a émergé politiquement. Il disait "je ne sais pas s'il est né aux Etats-Unis" au sujet d'Obama...
C'est comme ça qu'il a émergé politiquement en 2012 et que son chemin s'est tracé jusqu'en 2016. - A.-E.Lemoine: Il est vraiment menacé, E.Musk? - T.Snégaroff: Je ne pense pas, à moins vraiment qu'il considère qu'il a commis un acte grave de trahison.
Pour D.Trump, c'est de pouvoir dire: "Je suis un roi." Il y a eu un mouvement "pas de roi aux Etats-Unis".
Les Etats-Unis se sont construits contre une monarchie. Il y a un très bon papier qui parle de Trump. Si on le laisse faire, il deviendra un roi.
C'est la remise en question de l'habeas corpus. - A.-E.Lemoine: E.Musk écarté, ça laisse la place à J.Bezos.
Un milliardaire en cache un autre! Il semble prendre sa place. Ils se sont réconciliés.
Il est différent, J.Bezos, d'E.Musk?
Il n'a pas de vision idéologique ou politique? - T.Snégaroff: Musk, c'est incompréhensible.
Ils ont un point commun: la conquête spatiale. Il est moins idéologique qu'E.Musk.
Il est moins gênant pour D.Trump. Il est moins utile aussi.
Quand on regarde la campagne présidentielle qu'on vient de vivre l'an dernier, c'est quand Musk arrive qu'il commence à acheter des votes. Il dit à des gens qui s'inscrivaient sur les listes électorales: "Je vous donnerai des sous." P.Thiel, un des oligarques les moins riches, est l'un des plus influents.
Il est à la tête d'une des boîtes de reconnaissance faciale. Quand Trump veut sortir 3000 personnes, il se sert de ses outils technologiques pour y parvenir. J.Bezos, c'est moins vrai.
Amazon, c'est moins utile pour se maintenir au pouvoir. - E.Tran Nguyen: J.D.Vance est le vice-président le plus connu des Etats-Unis.
On l'a connu dans le bureau Ovale quand il humilie V.Zelensky. C'était assez inédit pour un vice-président? - T.Snégaroff: C'était super inédit.
En février, on avait dit que J.D.Vance était le chien d'attaque de Trump.
Je ne crois pas. Dans cette relation entre les deux, c'est plus à égalité. C'est le candidat de P.Thiel.
Ils se détestaient. J.D.Vance avait dit qu'il ne serait jamais pour Trump.
Il l'a considéré comme un Hitler américain. Trump le nomme vice-président pour des raisons qui sont autres. Il a une raison particulière. "Comment vont faire les petites filles qui vont acheter des poupées aux Etats-Unis?" Trump dit qu'il n'y a pas besoin d'avoir autant de poupées.
C'est l'influence de J.D.Vance qui raconte qu'il n'a jamais supporté le capitalisme sauvage dans son enfance.
Il faut regarder les signaux faibles. C'est le piège de Trump de ne montrer que les signaux forts. Les signaux faibles, c'est là que se situe l'idéologie de D.Trump. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous pour la Story de Mohamed. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une canicule record qui continue de faire suffoquer la France.
Notre pays a connu le 2e mois de juin le plus chaud depuis que les relevés météo existent. 4 départements étaient toujours en vigilance canicule rouge. 55 autres en orange.
Les Français ne trouvent plus le sommeil. - J'ai très mal dormi. Je n'ai pas totalement dormi. - Je me suis endormie, réveillée à 2h du matin. - Je suis fatigué, ça se sent. - M.Bouhafsi: Les températures avoisinent les 39 degrés.
Une vague de chaleur très dure à vivre pour ceux qui travaillent en extérieur. Les éboueurs ont décidé d'exercer leur droit de retrait à Arles. - Les cafés nous proposent des bouteilles d'eau.
C'est chaleureux. - On va réduire ou annuler les opérations d'enlèvement des encombrants, qui sont des tâches extrêmement physiques et qu'on peut reporter. - M.Bouhafsi: Se rendre au travail en transports en commun est devenu difficile pour beaucoup de Français.
Certains ont dû privilégier la voiture pour éviter cela. - Exceptionnellement, pour 5 km, je prends ma voiture. Je mets la clim, même si je sais que c'est polluant.
Au bout d'un moment, soit c'est ça, soit j'arrive trempée au boulot. - M.Bouhafsi: Certains restent dans les transports, comme les conducteurs de bus. - C'est normal qu'on travaille dans des conditions comme ça?
Regardez comment je transpire! J'ai chaud. Je n'arrive pas à respirer. - M.Bouhafsi: Certains ont chaud, d'autres suffoquent.
Retards en cascade à cause d'un incendie et un incident avec un cycliste. - Plus d'eau au wagon-bar. Plus de nourriture. - Ils faisaient fonctionner la clim par intermittence dans les wagons. - C'était long. - On devait arriver à 19h et finalement, on est arrivés à 0h25. - M.Bouhafsi: Au 18, les appels explosent. - Maux de tête, vomissements, ça peut être quelque chose. - On a une augmentation de 10 % du nombre d'appels. - M.Bouhafsi: 300 personnes ont été prises en charge. 2 personnes sont mortes de la canicule.
Pour éviter d'autres drames, les associations se mobilisent et procèdent à des maraudes. - Tu veux un café? On se sent utiles.
Beaucoup de gens ne voient personne de la journée ou de l'année. On les accompagne. - M.Bouhafsi: Cette canicule a des conséquences économiques.
Depuis plusieurs jours, en pleine saison des soldes, les commerçants tirent la langue. - J'ai la peau qui colle. - On n'a pas envie de se déshabiller, d'essayer des vêtements. - On est à 30 % de baisse du chiffre d'affaires. - M.Bouhafsi: Les agriculteurs n'y croient pas non plus.
Les moissonneuses-batteuses sont déjà de sortie pour éviter les mauvaises récoltes. - La fleur va durer quelques jours. - On est sur du tout petit calibre.
On a des fruits qui ont été brûlés. - M.Bouhafsi: La productivité au travail baisse de 70 % au-dessus de 30 degrés.
Un député insoumis a proposé un congé canicule qui ravit les Français. - J'ai été obligée d'arrêter de travailler. - C'est à étudier. - Il faudrait aussi des congés quand il neige.
Si on me donne des congés pour rester à la maison avec ma fille, je veux bien. - M.Bouhafsi: Certains profitent des rayons brûlants du soleil pour cuisiner. - C'est un oeuf.
Le manche de la poêle est à 80 degrés. - Si on le prend à main nue, on se brûle. - M.Bouhafsi: Dans la nuit, les températures vont baisser.
Météo-France garde 40 départements en vigilance canicule. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure du 5/5 de Lorrain.
On commence avec cet attentat masculiniste déjoué. - L.Sénéchal: Un lycéen de 18 ans scolarisé à Saint-Etienne a été arrêté et écroué.
Il avait 2 couteaux et voulait assassiner des femmes, pour qui il vouait une haine sans limite. Le parquet antiterroriste est saisi pour la 1re fois dans ce type d'affaires. Il se revendique de la mouvance incel, des hommes qui pensent que les femmes ne voudraient pas d'eux.
Ils haïssent les femmes. ... - L.Sénéchal: Les masculinistes ont leur star: A.Tate.
Un ancien candidat de téléréalité devenu influenceur d'extrême droite. Il était inculpé le mois dernier pour viol et trafic d'êtres humains. Il a été arrêté en Roumanie où il vivait avec 2 femmes réduites en esclavage sexuel.
L'influence des masculinistes sur nos garçons est racontée de manière incroyable dans la série à succès "Adolescence". Elle est projetée dans les établissements scolaires au Royaume-Uni et bientôt en France. Elle est très importante, cette mouvance, aux Etats-Unis? - T.Snégaroff: Aux Etats-Unis, oui.
Aux Etats-Unis, il y a eu des attentats d'incels. Il y a une mouvance très puissante aux Etats-Unis que certains analysent comme un retour de bâton de MeToo. Une revanche de l'homme.
C'est pris très au sérieux aux Etats-Unis. C'est une menace de premier plan. De la voir en France, c'est très inquiétant.
C'est quelque chose qui est en train de traverser l'Atlantique. - A.-E.Lemoine: 4 ans avec sursis requis contre une octogénaire qui a tué une enfant avec sa voiture. - L.Sénéchal: Elle a pris une avenue à contresens.
Elle a tué une enfant de 10 ans. Sa maman était en larmes à la barre. Elle a réclamé justice.
Elle disait la colère qui l'animait encore. - Ca augmente la colère, de se dire que notre petite fille avait tout l'avenir qu'elle voulait. Tout lui était possible.
Tout s'arrête...
Tout s'arrête par le fait qu'une personne qui n'est plus en capacité de conduire ait quand même pris sa voiture. Les gens la connaissaient. Beaucoup disaient qu'elle conduisait mal et vite. - L.Sénéchal: Le délibéré est prévu dans 3 semaines.
L'octogénaire a présenté ses excuses en larmes. La maman de Margot se bat pour que la loi change, pour qu'on oblige les gens à des contrôles médicaux pour vérifier qu'ils sont toujours aptes à conduire. Le délit d'homicide routier a obtenu hier le dernier feu vert du Sénat.
Il reste la promulgation de la loi par le président de la République. - A.-E.Lemoine: On parle de la monarchie britannique privée de son train. - L.Sénéchal: La famille royale britannique a un train.
Ca remonte au début du XXe siècle. XIXe siècle, 1er voyage en train de la reine Victoria, 1re reine britannique à voyager en 1842. Elle s'en servait pour aller sur la côte.
Elle accueille le roi de France, le roi Louis-Philippe. Son fils, à peine monté sur le trône, achète un train entier. Il y en a eu d'autres versions.
Le train royal dont on parle aujourd'hui a 7 wagons, livré à la reine Elisabeth II en 1967...
Harry et Meghan s'en servaient encore. Les derniers à s'en servir étaient Kate et William. Ils sont allés remercier en plein covid les soignants.
Ce train aurait pu servir au moment de la mort d'Elisabeth II pour rapatrier son corps. C'était trop risqué, trop dangereux. Ce train servait très peu. 45 000 euros par voyage.
Il sera remisé à la fin de l'année prochaine. Les Windsor pourront toujours se déplacer en hélicoptère. Ils ont investi dans 2 appareils flambant neufs. - T.Snégaroff: Vous dites "elle est morte, mais c'était trop dangereux"...
Quand on est mort, c'est peut-être moins dangereux! - L.Sénéchal: C'est peut-être le symbole.
C'est pour des questions de sécurité. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on a le temps de finir avec 20 000 dollars en billets livrés par hélicoptère? - L.Sénéchal: Ca se passe à Detroit.
Il pleut des billets de banque. Ce sont les dernières volontés d'un défunt, mort d'Alzheimer. Il avait demandé à sa famille de larguer des billets depuis un hélicoptère.
Pourtant, il n'était pas riche. Il gérait une station de lavage. Il offrait aux démunis des lavages ou des courses au supermarché.
Il n'y a eu aucun problème, pas d'émeutes au moment où les billets de banque sont tombés. Les gens savaient qui était la personne qui leur larguait des billets de banque. Certains disaient les avoir ramassés pour les encadrer. - T.Snégaroff: C'est curieux. - P.Lescure: Je n'ai jamais encadré de billet, moi! - T.Snégaroff: Les gens se jettent par terre pour ramasser des billets.
C'est un peu humiliant. - A.-E.Lemoine: C'est ce que j'ai dit à Lorrain.
Autant ne pas obliger les gens à se baisser pour les ramasser. Merci, T.Snégaroff. "Les Nouveaux oligarques", c'est demain en librairie.
Gérald Darmanin