Les syndicats sont-ils devenus ringards chez les jeunes ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est un vrai sujet, c'est un vrai débat de société. Les syndicats, on le voit hein avec tout ce qui se passe. Et ce soir pour débattre de ce sujet, on a Annas Gazib qui est alors qui est pour moi le syndicaliste le plus connu de France.
Euh voilà, on va on va se dire les choses. Syndicale. Chemineau que je vais vous présenter juste après et qui va débattre avec Éric Hadad qui [musique] est alors pareil une star des entrepreneurs.
C'est le PDG du groupe Connect. Alors lui aussi c'est une star. J'ai deux stars ce soir en plateau les amis.
De toute façon, moi j'ai que des stars dans ce plateau. Alors euh et ce soir alors je vais commencer par Anas. Bonsoir Anas.
Bonsoir Magalie. Merci d'être avec nous. Je vous en prie.
C'est super gentil de répondre présent à chaque fois. Euh alors Anas euh toi tu es chemineau Ouais. syndicaliste et figure engagé de lutte sociale en France.
Ou tu es porte-parole du mouvement Révolution permanente. Exact. également tu t'es fait connaître lors des mobilisations contre la réforme des retraites et à travers tes nombreuses prises de paroles médiatiques.
Oui. Toi, tu es vraiment souvent sur les plateaux télé tu es hyper engagé. J'ai été aussi 2 ans euh aux grandes gueules sur RMC fut un temps qui m'ont on m'a dit on va dire qu'on m'a recruté par rapport justement à l'après lutte de classe qu'il a eu à la SNCF justement en 2018.
Voilà. Tu as kiffé les grandes GU ? C'était bien.
C'était bien. Voilà. Bon après, ils m'ont ils m'ont viré.
Pourquoi ? Parce que je pense que la parole d'un ouvrier à la radio, une parole subversive, en plus que les gens me connaissent savent pertinemment que voilà, moi je je défends un intérêt de classe clairement. Je pense qu'à un moment donné lorsque ça commence à toucher à aux limites que le système accepte, on on m'a mis gentiment à la porte.
Ah ou c'est ça ? Ah oui oui oui, ça a été dit clairement. Ah bon ?
Oui, moi bah pour vous dire, j'étais euh j'ai été euh bon c'est la parté de de l'intro, mais euh j'ai été euh viré le jour du confinement. D'accord. Voilà.
Je devais faire l'émission le lundi et Olivier Truchotud m'a appelé le vendredi soir alors que j'étais prévu le lundi et que la prod avait supplié que je leur donne plus de dates sur le mois et finalement ils m'ont arrêté. Et quand j'ai eu des syndicalistes justement de de Next Radio TV, ils m'ont expliqué que ça venait de beaucoup plus haut que le groupe et que ça venait justement de de Drahi et donc du il pensent que le gouvernement a dit il faut le dégager parce que je pense qu'avoir un travailleur au moment de la crise sanitaire qui va pointer qui a toujours pointé les difficultés pour l'hôpital public pour la santé pour toutes ces questions-là c'est sympa quand c'est le gauchiste de service entre guillemets. Et quand ce gauchiste là est coûté par des millions de personnes, c'est lui qui a raison parce qu'il y a pas de gel, il y a pas de masque, il y a pas de on voit les gens mourir par centaines, par millier.
Je pense que le système a eu peur. Ils se sont dit il faut le dégager. Bon Olivier Truchaud m'a dit écoute ta parole elle est trop militante.
J'ai dit bon ben écoute quand il t'a appelé, il t'a dit quoi exactement ? Bah il était gêné déjà. Il était gêné pendant 5 minutes.
Il m'a dit comment ça va se passer à la SNCF. Bah moi j'ai jamais eu de j'ai des désaccords énormes avec Olivier Truchud, Alain Marchall. Mais je veux dire ça les a ça nous a jamais empêché de de batailler sur le plateau télé.
Mais mais la réalité c'est que après il m'a dit écoute on a essayé de se batailler face à la direction, il veut rien savoir. Ils ont dit il faut arrêter unaskazib. Absolument.
Ah il t'a dit bah oui. Et pourtant des semaines avant on m'annonça en grande pompe de retour à la radio parce que j'avais pas mis les pieds pendant 2 mois justement pendant la grève de la fameuse retraite par point où j'avais refusé de venir parce que je disais que moi ma place elle est sur le terrain, elle est pas sur les plateaux et cetera. Donc bon, c'est ça dit aussi quelque chose de à quel point la parole syndicale elle est euh Et toi, tu penses que c'est carrément Drille et carrément le gouvernement jusque-là ?
Bah moi, je pense que oui. Je peux enfin ça je veux dire il y a aucune raison euh euh comment dire euh d'un point de vue si on se mettait du point de vue de la production pour arrêter quelqu'un qui vous fait des records d'audience. Je veux dire parce que moi les records d'audience je les avais les passages parce que c'est subversif.
Oui, parce que quand vous avez l'habitude des d'écouter des patrons, parler et cetera où c'est une une voix plutôt macroniste, plutôt système et que vous avez un jeune ouvrier de quartier populaire qui vous parle de de lutte de classe, qui vous parle de transformation de la société, qui défend les aides soignants, les provs, qui défend le coursier de chez Amazon et cetera. Bah oui, ça ça énerve aussi beaucoup les gens de droite et cetera, mais ça amène aussi pour une production de l'udimat et ça il le savait. parce que les gens qui sont euh on va dire les gens qui pensent comme toi disent que les patron sont les patrons de Macron et les patrons eux bah disent l'inverse, ils disent que le le que Macron n'est pas du tout pour les entrepreneurs et pour les patrons.
Donc du coup, on narrive pas trop à se situer. On se dit "Attends, il est où du coup Macron ? Il est où du coup Macron ?" Bah moi je pense que la politique qu'il a fait de fait pendant 10 ans, elle a servi énormément les intérêts.
Moi je le vois bah oui, je le vois clairement au quotidien. Alors on va en parler justement, on va parler de ça. C'est très intéressant ce que tu dis.
Euh voilà donc toi tu as un franc parler et une présence he sur le terrain qui ont fait de toi une personnalité suivie du dépat public et des mouvements sociaux contemporains. En tout cas ça on peut pas te l'enlever. Et donc nous, que tu sois syndicaliste, pas syndicaliste, de gauche, de droite, ce que tu penses, tu es le bienvenu et tu es totalement libre de dire ce que tu penses.
Et on reçoit en face de toi, alors on reçoit un entrepreneur star, Eric Adad. Alors, Éric Adad, bonsoir. Merci d'être avec nous.
Bonsoir. Je suis vraiment désolé de pas être présent sur le plateau mais malheureusement, je suis pas sur Paris. Donc, bonjour à tous.
Et ben merci quand même d'être là. Je tenais absolument à vous avoir parce que bah vous êtes hyper engagé aussi du côté du patronat. Vous êtes le PDG du groupe Connect.
Vous êtes spécialisé dans les solutions de relation clients et les services aux entreprises. [grognement] Vous êtes un entrepreneur engagé. Vous développez des projets autour de l'innovation, du numérique et de l'accompagnement des marques dans leur stratégie de communication et de proximité client.
Euh à travers votre parcours, vous défendez une vision moderne de l'entreprise. Euh vous êtes tourné vers l'adaptation aux nouveaux usages et aux évolutions technologiques et votre expertise vous amène également à intervenir sur les enjeux économiques et entrepreneur contemporains. Est-ce que Est-ce que c'est OK pour vous ?
Alors c'est OK, sauf que aujourd'hui je suis PDG du groupe Connect travail temporaire. En fait c'est un groupe dans le domaine du travail temporaire comme on le dit et nous sommes implantés effectivement sur toute la France et dans cette secteur d'activité. Alors, je voulais juste dire déjà par rapport à Anas en fait, alors je suis tout à fait d'accord sur ce qu'il disait tout à l'heure.
Euh il y a mais il y a patron et patron et moi j'ai toujours tendance à dire en fait que moi je suis pas un patron du CAC 40. Moi je suis un patron, je suis un chef d'entreprise de PME et alors après bon voilà je pense qu'il faut vraiment différencier effectivement les profils de patron parce qu'aujourd'hui on catalogue un petit peu trop les patrons. On a toujours l'impression que les patrons c'est ils sont responsables de tout.
Ils sont ils sont responsables des problèmes que aujourd'hui certains salaires peuvent avoir. Euh c'est pas le cas aujourd'hui en tout cas au sein de mon groupe. Moi, j'ai un respect total envers de mes collaborateurs.
La notion de classe, moi j'en ai pas. Je suis fils d'ouvrier, puis un purproduit de l'immigration. Mes parents sont arrivés euh il y a maintenant une cinquantaine d'années.
Euh çait pas parler de français et on nous a donné des valeurs, on nous a éduqué. Euh c'était des ouvriers. Mon père a travaillé à l'usine donc je le voyais partir le matin.
Je voyais commence à galérer le pro. Il travaillait 7 sur se pour pouvoir nourrir une famille. Et je peux vous dire que le respect moi de de mes collaborateurs, de mes employés et du monde ouvrier, je le respecte au quotidien.
Donc c'était important. Je voulais je voulais le signaler parce que c'est vrai qu'on a tendance à faire des amalgames en mettant patron dans tous les sens mais c'est pas le cas quoi. Donc en tout cas en ce qui me concerne c'est pas le cas mais on pourra on pourra échanger sur ça sans aucun problème.
Et surtout le monde du travail je le connais parfaitement puisque ça fait maintenant plus de 20 ans que j'ai créé ce groupe et ça fait 32 ans que j'ai créé un certain nombre d'entreprises euh avec des collaborateurs en tout cas qui ont l'air de bien-être chez moi puisque ma ma philosophie c'est bien-être de mes collaborateurs au sein de mes sociétés. Alors euh Éric, quand vous entendez Anas Kazibron est du côté de l'entrepreneur et et des entreprises euh et non pas du côté des salariés, est-ce que vous êtes d'accord avec ça ? Vous m'entendez ?
Éric, vous êtes là ? Oui, moi je suis là. Moi je suis là.
Ah alors je vous je vous repose ma question. Vous az posé à Je pensais que vous m'avez pas posé à moi. Ah si c'était à vous.
Ah pardon, excusez-moi. Désolé. Je la refais.
Éc Adad, quand vous entendez Anas Kazib dire qu'Emmanuel Macron est plutôt du côté des entreprises plutôt que du côté des salarié, est-ce que vous êtes d'accord avec ça ou pas ? Bah moi je suis pas d'accord parce que je vois pas en fait à partir de quel moment on considère que Macron en fait est plus proche des entreprises euh que n'importe quel président ou pas que par rapport aux ouvriers. Aujourd'hui, on a un problème en France.
Aujourd'hui, on a un véritable problème en France. c'est que le pays est en train de mourir. Donc euh moi après, je veux pas rentrer dans un débat politique parce que dans le cadre de mes fonctions, je suis pas là pour afficher euh mes orientations politiques.
Sauf que aujourd'hui, on a un vrai problème, c'est que la France va mal. Euh elle va très mal aujourd'hui et que je pense pas en tout cas que Macron a apporté du plus au chefs d'entreprise que au niveau des collaborateurs ou des ou des employés. Maintenant, en tout cas, c'est mon sentiment.
Je sais pas ce qu'en pensas et de quelle manière parce qu'il a dit effectivement que que Macron euh est plus le président des riches. Ça a été un peu le le l'image qu'on a donné. Moi aujourd'hui, je vais vous dire en tant que chef d'entreprise la chose que je vois c'est qu'on est ponctionné archictionné dans tous les sens.
Et la seule question qu'on est en train de se poser, c'est que nous aujourd'hui on crée de la valeur ajoutée. On est taxé sur la TVA, sur l'Af, sur la CVAE, sur la TVA et cetera. Bon bref, j'arrête tous les impôts qu'on peut avoir.
Quand vous regardez la fiche de paye d'un collaborateur, vous croyez qu'aujourd'hui j'ai pas envie de donner plus à mes collaborateurs et à mes salarié, mais j'en rêve tous les jours. J'en rêve tous les jours. Sauf que quand vous partez sur un brut et que vous redescendez sur un net aujourd'hui d'un employé, vous voyez déjà ce qui est fonctionné.
Et quand vous voyez que vous que vous quand vous donnez un salaire de 1500 2600 ou 2000 € net à vos collaborateurs et qui vous coûte le double, croyez-moi que en tout cas moi en tant que chef de PME, chef d'entreprise de PME, je préférais qu'on nous fonctionne bien et qu'on augmente tous nos collaborateurs parce que ça leur permettra d'avoir un pouvoir d'achat beaucoup plus important. Mais aujourd'hui, nous on est confronté en fait à cette problématique. Donc je vois en quoi aujourd'hui le gouvernement et le président nous a fait des faveurs.
Au contraire, il continue de nous ponner à longueur de journée quoi. Alors réponse euh d'Anas Kazibous à nous à nous et à et à nous et et aux salariés, hein. Et au salariés.
Réponse d'Anas Kazib juste après cette petite pause. Restez avec nous sur Sud Radio à tout de suite. Magalie Berda Sud Radio.
On vit pas dans la même France. Sudradio parlons vrai. Vous présente Magalie Berda Sudradio.
On vit pas dans la même France. Magalie Berda sur Sud Radio. Il est 20h15, nous sommes en direct.
On vit pas dans la même France. Alors on on se on se retrouve ce soir pour parler des entreprises et des syndicats. Il y a une petite guillère entre les entrepreneurs et les syndicats.
Il y a une petite guerre entre les patrons et les syndicats. On va pas se l'enlever. Il y a toujours eu cette petite guerre.
Alors, ce soir, on reçoit un syndicaliste euh star, [rires] Annas Kazim, qui est aussi porte-parole de ton d'un parti politique, hein, c'est ça, Anas, révolution permanente. Révolution permanente. Et on reçoit aussi Éric Hadad qui est PDG du groupe Connect et qui lui est plutôt de ce côté entrepreneur.
Alors, Éric nous disait juste avant cette petite pause que on parlait de la France à Macron. On parle de la France à Macron. Annas, toi, tu penses que Macron est pro entrepreneur ?
Éric bah dit pas du tout puisque au contraire nous on est taxé enfin les entrepreneurs sont taxés surtaxés resurtaxés encore resurtaxé que il préférait lui en tant que patron reverser plus d'argent à ses employés pour qu'ils aient plus de pouvoirs d'achat et pouvoir vivre correctement plutôt que de cotiser à l'État autant et que ça lui ferait plaisir même de donner plus d'argent à ses employés. Qu'est-ce que tu en penses Anas ? Bon, déjà il y a plusieurs il y a plusieurs choses.
Euh enfin, moi je pense que il y a un patronat. D'accord. Il y a pas de c'est pas le sketch des inconnus, le bon et le mauvais chasseur.
Il y a le bon patron, le mauvais patron et cetera. Moi, je pense que il y a une classe qui qui est la classe bourgeoise pour moi dans lequelle le patronat et on va dire l'incarnation, qu'il défendent leurs intérêts, c'est-à-dire ils défendent un intérêt de classe, ils défendent leurs objectifs financiers et autres. et que tué un patron obligatoirement dans la bourgeoisie.
Mais bah pour moi en tout cas un patron de PME enfin une une PME c'est pas c'est pas l'artisan boulanger non plus. Enfin il faut dire aussi c'est quoi une artisan [raclement de gorge] boulanger c'est un patron. Comment un artisan boulanger c'est un patron ?
Oui. Non mais c'est un indépendant. C'est différent.
C'est ça reste du patronat mais je veux dire les intérêts ils sont pas ils sont pas spécialement les mêmes entre le charpentier qui a un stagiaire et le patron qui a des salariés qui a nécessité d'exploiter la force de travail de ses salariés. Moi d'ailleurs il y a un truc sur lequel je tique mais ça exploit je suis pas d'accord sur exploiter parce que je trouve que c'est un mot très fort exploiter. Exploiter on n'est pas autant de l'éclavage.
Aujourd'hui je vais vous dire non je vais vous dire écoutez avec [rires] monsieur excusez-moi excusez-moi la prenez des petites notes. Notez tout ce sur quoi vous voulez répondre après je vous laisse la parole. Ah, c'est pas grave.
C'est pas grave. Bah déjà sur la sur la question de de collaborateur, ça c'est un terme qu'utilisent beaucoup les patrons dans l'ensemble des entreprises. Il n'y a pas de collaborateur.
D'accord ? Les salariés sont subordonnés, ils sont subordonnés un contrat de travail. C'est le patron qui décide de votre salaire, c'est le patron qui décide de vous embaucher, c'est le patron qui décide de vous licencier, c'est le patron qui décide de vos horaires et c'est le patron qui décide de ce qu'il veut partager demain ou pas.
Il y a pas de collaborateur. Au moment des bénéfices, on collabore pas. On vous dit pas tiens c'est super ici avec des collaborateurs, on va partager le gâteau en 50.
Non, le patron il dit moi je vais prendre un gâteau, je vais prendre la plus grosse part et puis je vais voir en fonction de qui a les meilleurs résultats. Peut-être lui je vais lui donner un peu mieux. Et puis toi Gérard, tu as bien vu hein Françoise elle a eu plus que toi.
Donc je compte sur toi l'année prochaine pour être le top manager qui aura la meilleure prime. Il y a pas de collaborateur, on collabore à rien. Si je collabore ça veut dire c'est 5050.
Donc vous pouvez pas me virer et je peux pas vous virer quand on te dit tuappelles un collaborateur moi par exemple àf je déteste à chaque réunion quand j'entends collaborateur mes oreilles saignent je dis on n'est pas des collaborateurs d'accord on collabore à rien vos projets c'est vous qui les imposez nous on essaie de défendre notre outil de travail on est on on partage pas la même chose. Mais mais ça dit quelque chose aussi de la manière dont on pense par rapport à ce que disait monsieur Hadad. Enfin c'est pas vrai l'histoire de on est pris de taxe et et ah oui pardon.
Je vais venir à ça sur Macron, enfin Macron, excusez-moi, le crédit impôpitivité, les réformes euh euh du système parpoil a essayé de faire, la réforme de la SNCF, euh la réforme de l'hôpital euh euh enfin je veux dire euh la réforme de la sécurité euh euh sociale où maintenant il y a des jours de carence dans lesquels les patrons n'ont plus à payer euh les salariés, les facilités de contrôle médicaux qu'ils ont été renforcées. Au moment du Covid, il y a eu la fameuse loi effet d'OBen où vous pouviez liquider, je pense notamment par exemple à Alexis Mulier, groupe euh j'ai oublié le le nom, pardon, de il était dans l'ameublement, c'était bon, j'ai oublié le le la société de d'Alexis Mulier qui liquide avec 400 millions d'euros de dette et qui récupère devant le tribunal du commerce avec 1 € symbolique. Pareil le parton le patron d'orchestra au moment du covid 6 c'est pas maison du monde qui a fait ça ?
Non, c'est pas maison du monde, c'est l'autre là, le c'est pas casa, c'est un al Alinea. Merci beaucoup. Merci à [rires] Alinea, c'est Alexis Mulier et Orchestra, c'est l'autre patron qui fait des vêtements pour enfants. 600 millions d'euros de dette, il liquide l'entreprise devant le tribunal du commerce et il se reporte acquéreur.
C'est-à-dire vous, imaginez Magali, vous avez 600 millions d'euros de dette, ça part et puis vous récupérez l'entreprise comme un sous-neuf. Ça c'est la démonstration et je pourrais donner euh rester toute la nuit ici à donner toutes les les moyens qu'a donné euh euh Emmanuel Macron au patronat. Quelle loi a-t-il fait en faveur des salariés ?
Est-ce que il a baissé le temps de travail ? Est-ce qu'il a il a indexé les salaires sur l'inflation ? Aujourd'hui c'est pas la France ?
Qu'est-ce que Enfin, je veux dire, on habite en France mais je veux dire, c'est pas la c'est quoi la France ? C'est une coquiv d'une certaine manière. Ceux qui sont en galère, bah c'est les classes populaires, c'est les travailleuses et travailleurs qui galèrent au quotidien, qui sont dans les bouchons sur le périphérique dès 7h du matin, qui rentrent chez eux à 19h, qui ont les les devoirs à faire, qui essayent de faire à manger puis qui au final voit le 10, le 15 du mois, ils sont en difficulté.
Et ce que propose monsieur Hadad, moi j'entends cette volonté derrière affichée de soi-disant augmenter les salaires mais au prix de la liquidation de des cotisation patronal parce que c'est ça au fond quand on dit les charges ça pèse. Non c'est pas vrai. Les cotisations patronales d'une part elles financent les retraites.
D'accord ? Elles participe à financer les retraites. Demain monsieur Hadad retire la ligne cotisation patronale vous avez des retraités qui demain n'ont plus de pension de retraite.
Ça finance les hôpitaux. l'intégralité, pour que les les auditeurs l'entendent, l'intégralité des CHU de l'hôpital public est financée par une ligne qui est celle de la cotisation sécurité sociale, salarié et patron dans euh euh sur la fiche de paye. Alors, si on utilise les bons mots en disant charge tel que c'est dit "Ah oui, bah je préfère donner au lieu de donner 200 € je préfère les donner à Françoise.
Je lui donne au moins 120 balles à Françoise de plus." Mais Françoise en fait c'est 120 balles, qu'est-ce qu'elle va faire demain si elle est en réanimation ? Vous savez combien c'est l'heure le le la journée de réanimation dans n'importe quel SHU, c'est 9000 € par par jour.
Vous imaginez ? C'est-à-dire qu'on a un système qui grâce à l'aide sociale, grâce aux cotisations salariales et patronal en fait permet justement que les gens ils ont pas à avoir une boîte à chaussures en bas de leur lit et de mettre 10 balles 10 balles et cetera et cetera. les lycées, les collèges, les écoles, tout ça est financé par euh euh les cotisations.
Et moi, je pense que monsieur Hadad, il devrait ouvrir les livres de compte de son entreprise et de montrer clairement à ses à à à ses salariés qu'est-ce qu'il y a dans les livres de compte et est-ce que il est capable ou non de d'augmenter les salaires. Et moi, je pense que comme la plupart des patrons, il est en capacité largement d'augmenter les les salaires des travailleurs. Alors, Éric Adad, ça va ?
Oui, très bien, très bien. Écoute, écout donc alors donc je voudrais pas que les les oreilles d'Hassan effectivement pardon euh pardon puisse avoir effectivement des soucis. Donc je ne prononcerai plus collaborateur mais salarié effectivement.
Donc on a des salariés si vous souhaitez donc au lieu de dire collaborateur mais on a des salariés mais en fait mais est-ce que c'est vrai monsieur Hadad est-ce que ce que j'ai dit sur la définition de salarié du collaborateur vous voyez bien que il y a quand même une nuance il y a personne qui peut fracasser votre bureau et vous dire allez Éric je te vire parce que ça serait ça des vrais collaborateurs. Non non mais ça non mais ça attendez on est dans un autre débat là aujourd'hui. Faut pas qu'on rentre dans dans un cliché.
C'estàd on est dans un autre débat. Aujourd'hui, vous êtes chef d'entreprise, d'accord ? Vous avez créé une société.
Donc moi je sais ce que c'est puisque avant d'être créateur d'entreprise, j'étais salarié et à un moment donné effectivement bah je voulais autre chose. Donc je me suis dit bah maintenant je vais peut-être réfléchir et je vais peut-être essayer de créer des entreprises pour prendre pris des risques quand j'ai créé mon entreprise, j'avais toutes mes économies, je les ai mis pour ma première entreprise, ça aurait pu ne pas fonctionner et puis j'aurais été en galère et puis je sais pas ce que je serais devenu. Ça a marché, on a développé, on a réinvesti, on a créé de l'embauche, on a créé de l'emploi.
On a un certain nombre de bah je vais vous dire dans une de mes sociétés, vous savez on parlera de ça aussi des des jeunes. J'ai des collaborateurs qui sont avec moi depuis 25 ans, depuis plus de 25 ans 28 ans. Je vais vous dire aujourd'hui c'est pas nous qui décidons, c'est le marché du travail qui décide.
Tout à l'heure vous me dites "Oui, mais vous les patrons, vous dites "Attendez, ça va être ce salaire là, ça va être comme ça, tu vas faire c, tu vas faire ça." Mais ça c'était dans l'ancien temps. Aujourd'hui, le salarié c'est lui qui vient et qui se propose.
Quand il est bon, il va vous dire "Moi, attendez, c'est simple, je viens chez vous, OK, qu'est-ce que vous m'apportez ? Qu'est-ce qu'il y a comme avantage chez vous ? Vous avez du télétravail, vous avez quel est le salaire que vous allez me donner et cetera.
Bah on va leur donner, on va leur faire des propositions. Le salarié est libre de dire "Moi, ça m'intéresse pas, je vais me vendre ailleurs puisque j'aurai la possibilité de gagner beaucoup plus." Bah c'est encore la seule chose qu' a le le travailleur, c'est de pouvoir vendre sa sa force de travail le plus cher possible. [rires] Mais c'est génial.
Mais c'est génial. Mais moi je met ça alors j'en suis tout à fait. Mais c'est une minorité ça monsieur Hadad. hein, c'est pas tout, c'est pas tout le monde que vous ayez un développeur informaticien qui ou quelqu'un qui est dans le digital qui a un bac + 5 ou un ingénieur qui est capable de se vendre parce qu'il sait que s'il va pas chez vous, il peut aller chez Talès, il peut aller chez Axa, il peut aller chez Vincy et cetera.
Oui, à la limite mais le travailleur lambda, me faites pas croire que le cariste de chez Auchamp, il vient devant le patron de chez Auchamp et il dit "Écoute moi, si tu veux que je bosse dans ton supermarché, c'est 2005 minimum, sinon je vais pas." Vous voyez ce que je veux dire ? [rires] est pas tout ceux qui peuvent négocier leur salaire c'est c'est une minorité Anas je vous ai je ai parlé vous m'avez dit interrompu donc laissez-moi laissez-moi effectivement terminer mais je comprends tout à fait ce que vous dites d'abord il ira jamais parler au patron parce que il arrivera jamais à discuter avec le patron il va peut-être parler avec la RH mais il y a effectivement aujourd'hui ce qu'on appelle des grilles des grilles de rémunération dans toutes les entreprises selon les profils et selon les les gérer les le l'expérience et un certain nombre de choses des des salariés, j'ai pas dit collaborateur, des salariés.
Donc à un moment donné, vous savez quand vous êtes pas satisfait de votre sort, c'est ce qui m'est arrivé moi personnellement à un moment donné ça me convenait plus. Donc je voulais gagner différemment. Je voulais avoir une certaine autonomie, une certaine indépendance.
Donc j'ai j'ai créé maintenant quand j'étais salariéah il y avait des moments où on acceptait pas quand j'allais voir effectivement le RH je disais attends soyez gentils mais j'aimerais bien quand même que au niveau de mon salaire je puisse savoir un peu plus et qu'on me disait bah non écoutez monsieur Hadad c'est bien ce que vous gagnez déjà c'est pas possible on est plafonné on a des grill de rémunération au sein de notre groupe et cetera bon ok et ben écoutez n'investissez plus sur moi parce que je vais vous dire dès que j'ai une opportunité j'irai ailleurs. Alors bien sûr que on n'est pas dans les mêmes profils. vous avez des profils qui sont ce qu'on appelle des profils à basse qualification sans que ça soit pas péjoratif he parce que la basse qualification pour moi c'est pas péjoratif mais effectivement ça reste limité sur sur la partie salariale qu'on va demander en terme de rémunération maintenant mais c'est le quand même le cœur hein les gens c'est pas des bénévoles au resto du cœur vous savez pour payer un loyer mettre de l'essence aujourd'hui quand vous avez vous avez dit tout à l'heure la France va mal ou je ne sais quel quel terme vous avez utilisé mais parce que ça va mal parce que les les personnes qui mettait un plein déjà à 70 balles, aujourd'hui elles le mettent à 120 € ou à 130 ou 140 € et qu'au final c'est du pouvoir d'achat en moins.
C'està-dire que déjà leur salaire n'a pas augmenté mais chaque mois ils se retrouvent avec le gaz, l'électricité et cetera. Enfin, je sais pas les vos auditeurs ils vivent ça. Je veux dire, moi je le vis dans ma chair.
Je veux dire, on m'eny on m'a envoyé une régulation il y a pas longtemps de l'électricité, 300 € en appartement. Vous imaginez comment vous fait ? Mais ça c'est ça c'est l'état le problème, c'est le gouvernement.
C'est pas les entrepreneurs. Regardez, regardez en espagnez en espag. C'est un système en entier.
C'est pas il y a pas un coupable. Regarde. Non mais attendez, le système aujourd'hui c'est que c'est que aujourd'hui l'État ne sait plus quoi faire pour renflouer ses caisses.
Donc ça c'est clair. On part d'un constat aujourd'hui regarde en Espagne le litre de carburant n'a rien à voir du tout avec celui aujourd'hui auquel on est. Vous croyez que la la France n'a pas la capacité en fait de Mais non mais le premier monsieur Adad c'est total qui se gave.
C'est total qu'il y a des des barils. Écoutez, moi j'ai des j'ai des camarades qui sont raffineurs pour que les gens ils le comprennent. Faut savoir que ce qui est raffiné aujourd'hui, ce qui est dans les pompes à essence concrètement, c'est des barils qui datent de l'année dernière.
Ça n'a rien à voir même avec le conflit actuellement. Mais l'indexation l'indexation des salaires, elle permettrait justement que s'il y a une inflation, votre salaire il suit. Ça existait.
C'est Mit l'a retiré. Je veux dire dans plein d' obligé de vous couper. Je suis obligé de vous couper.
On part en pause. Restez avec nous sur Sud Radio. J'ai des questions à vous poser pour qu'on soit un peu plus audible.
Euh avec nos auditeurs, j'ai des questions un peu plus simples à vous poser sur les entrepreneurs et les salariés. Restez avec nous à tout de suite sur Sud Radio. Magalie Berda Sud Radio.
On [musique] vit pas dans la même France. On vit pas dans la même France. Magalie Berdas.
Magalie Berdas en Sud Radio. Il est 20h30. Nous sommes en direct.
On vit pas dans la même France. Alors ce soir, on vit pas dans la même France. On a un entrepreneur, [rires] un entrepreneur qui s'appelle Eric Hadad qui est PDG du groupe connectique l'entrepreneuriat et ses côtés positifs comme ses côtés négatifs.
Et en face, on a Annas Kazib qui est syndicaliste cheminot et qui lui bah revendique le droit des salariés et cetera et une vision vraiment différente du salariat, on va dire entre guillemets. On parle des syndicats aussi. Est-ce qu'ils sont devenus ringard chez les jeunes ?
Alors on va y venir. Moi, j'ai une question pour Annas. Anas, quand on t'entend parler, on a l'impression qu'il y a une fracture et tu me dis si je me trompe, peut-être que je je me trompe, mais j'ai l'impression qu'il y a une fracture entre toi qui représente les salariés et les patrons.
On a l'impression qu'en fait il y a il y a un point de non retour entre les patrons. Vous êtes tous des bourgeois, vous êtes tous des des snovs, vous êtes tous des gens qui profitent des salariés, qui exploitaient, tu as dit ce terme là tout à l'heure, qui exploit les salariés et on a l'impression que forcément il y a il y a une rupture. Or un salarié ne peut pas vivre sans un patron et un patron ne peut pas vivre sans un salarié.
Donc c'est vrai l'un dans l' Donc est-ce que ça ? Bah si un petit peu parce que aujourd'hui les alors à part si on est entreprise individuelle et qu'on est auto-entrepreneur là on a pas de salarié, il y a pas de souci. Moi je peux vivre sans le patron de la SNCF et je pense que les Tu peux pas vivre sans la SNCF.
Pour moi un patron c'est la SNF c'est l'entité quoi. Oui mais c'est parce qu'on a attribué du coup c'est c'est une discussion intéressante c'est qu'on considère que l'entreprise c'est le patron. L'entreprise c'est le cadre dans lequel normalement on travaille.
D'ailleurs le nom du MEDF avant ça s'appelait en gros c'était le syndicat des patrons. Aujourd'hui on dit c'est le mouvement des entreprises. C'est c'est beau l'entreprise entre guillemets dans la dans l'oreille ça sert à ça.
On dit mais attends comment tu peux être contre l'entreprise ? Et la réalité c'est que derrière ce qui est mis pardon derrière [raclement de gorge] derrière entreprise c'est patron. Moi je considère que je viens prendre mon service, je travaille remets mon service à mon collègue.
Le patron on a on il n'intervient dans rien. Et je pense que la plupart pourquoi je parle d'exploitation ? Parce que pour pouvoir faire tourner l'entreprise de de monsieur Hadad, il a besoin de la force des travailleurs qui sont présents.
Si vous mettez monsieur Hadad à la place dans son entreprise seul génie des patrons qui qui peut être, je prends monsieur Hadad, mais j'ai rien compte en spécifique sur monsieur Hadad, mais je veux dire, prenons, je disais, je donnais un exemple avec Carlos Gaone. Au moment où Carlos Gaone vous souvenez, pendant un an, il était en caval, il était encore patron de de Renault mais les usines Renault on n pas les scéniques ont pas arrêté de tourner et de sortir. Vous voyez ce que je veux dire ?
Par contre, Carlos Gone, il était il était administrativement [raclement de gorge] toujours le patron, mais il était en exil. Il s'était échappé aujourd'hui. Et j'ai dit et j'avais dit une phrase notamment d'ailleurs dans un débat où j'avais dit sortez les ouvriers de Renault et mettez à la place Carlos Ga on va voir combien de choses il va produire.
La réalité c'est que c'est les travailleurs qui font tourner les entrepris. l'inverse, si je peux me permettre, mais un un ouvrier qui qui fabrique la voiture aux commandes de l'entreprise, peut-être qu'il va pas y arriver non plus. C'est c'est un talent c'est un talent différent.
Ça reste un talent. Non, moi je pense que c'est on est on est on est en capacité pourquoi je dis ça et je termine là-dessus. On est en capacité travailleuse et travailleurs, on est capable de penser, moi je suis capable avec mes collègues conducteurs de train, euh commerciaux en gare et cetera, penser l'outil de travail, on le connaît, on le on le on le fait vivre au quotidien, on est capable de se réunir, de faire des cours pour toi, la gestion d'une entreprise n'est pas un vrai métier.
Comment ? Mais pour toi, donc à t'écouter, la gestion d'une entreprise aujourd'hui n'est pas un vrai métier, n'est pas essentiel. Mais elle c'est c'est c'est un métier qui sert justement à faire du profit, avoir de les lignes budgétaires et cetera.
C'est ça mais la gestion d'une entreprise sert à faire vivre les employés il y a des exemples Magalie il y a des exemples de de d'entreprises qui sont sous contrôle ouvrier. Je connais des exemples toujours mais comme des employés qui sont contre au fait que sans patron je veux dire enlever le patron c'est simple pour toi tu peux enlever le pat le patron de l'usine laisser les salariés est-ce que vous pensez que l'entreprise continue à tourner ou pas moi je vous dis que oui avec des contemettres avec des techniciens des ingers tu penses qu'une entreprise peut vivre sans un patron mais largement réponse m'intéresson de eradicad est-ce qu'une entreprise aujourd'hui peut vivre sans patron non l'inverse n'est pas aussi d'abord je vais vous dire parce que c'est pas une question que l'entreprise peut vivre sans patron ou avec patron. Allô allô vous m'entendez là ?
Donc en fait l'entreprise c'est un ensemble. L'entreprise en fait ce qui me gêne moi chez les syndicats [raclement de gorge] d'aujourd'hui je pense qu'en fait ils sont hasbines et c'est pour ça qu'il y a beaucoup de jeunes aujourd'hui en fait qui n'adhèrent plus du tout en fait à ça. Pourquoi ?
Parce que en fait aujourd'hui le syndicat il faut arrêter de rentrer dans la confrontation systématique entre le chef d'entreprise et les salariés. Aujourd'hui, une entreprise ne fonctionne que à partir du moment où vous avez effectivement des salariés qui sont là et un capitaine qui est effectivement le chef d'entreprise et l'un va avec l'autre. Aujourd'hui, l'entreprise, pour moi, le monde de l'entreprise et je le répète comme je disais initialement, peut-être qu'effectivement les boîtes du CAC 40, on pourrait dégager le PDG du CAC 40 parce que autour il y a tout un staff, il y a des DG, il y a des RH et cetera.
Nous, chef d'entreprise, on est avant tout polyvalent. Moi vous savez quand j'ai démarré, j'avais multicasquette. Un jour, j'étais commercial, le lendemain, j'étais gestionnaire.
Le surlendemain, j'étais comptable. Le surlendemain, je négociais avec mes banques pour obtenir des découverts et pour ne pas sauter pour pouvoir payer mes salaires et pour pouvoir mes salariés. Le lendemain, j'étais technicien parce que je garde toujours le contour effectivement sur le marché.
Donc aujourd'hui, une entreprise c'est pas une confrontation entre un mouvement syndical et les salariés et le chef d'entreprise. Aujourd'hui, il faut travail un peu comme font les Allemands. Les Allemands, les syndicats allemands en fait travaillent main dans la main avec les chefs d'entreprise, avec les salariés pour pouvoir obtenir quelque chose de de qui va dans l'intérêt global, dans l'intérêt des salariés et dans l'intérêt des chefs d'entreprise.
C'est pas une confrontation l'un en face de l'autre. Aujourd'hui, le salarié qui vous savez, il y a combien de de travailleurs pauvres en Allemagne ? est l'un des taux les plus importants d'Europe.
Je crois c'est quasiment 14 millions de travailleurs pauvres en Allemagne. La retraite, elle est elle est à 67 ans. Monsieur Had, c'est pas vrai.
Enfin, la question il y a besoin d'un capitaine. Pourquoi ? Et pourquoi d'ailleurs ce capitaine, il gagne 10, 15, 20, 30 fois ?
Je sais pas si vous êtes capable de dire votre salaire. Moi, je peux vous le dire, mon salaire à l'antenne, j'ai pas de j'ai pas de de souci, mais est-ce que vous pourriez dire votre salaire ? Est-ce que vous considérez que votre salaire comparé au premier des salaires de votre entreprise, il est il est il est plus méritant ?
Est-ce que l'ouvrier de chez Stellantis, de chez Citroën, qui met des pare-chocs par par centaines chaque chaque mois qui permet que cette voiture elle puisse sortir parce que le patron de Stellentis, il sert à rien si les voitures ne sortent pas de l'usine. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a besoin aussi.
Moi je je me bats contre justement cette idée où il y a il y a qu'à faucon, il y a qu'à être entrepreneur. Celui qui veut avoir plus de liberté, plus d'oseille, il a qu'à devenir patron, prendre des risques. Mais la réalité, c'est que l'entreprise de monsieur Hadad, elle ne elle ne peut pas fonctionner sur ce modèle-là où chaque salarié qui pourrait deviendrait travailleur.
Ça veut dire deviendrait patron. Ça veut dire qu'aujourd'hui en France, on aurait 30 millions de de d'entrepreneurs et des usines vides. Les patrons, ils ont surtout besoin que les travailleurs, ils restent à leur place.
Ils ont pas besoin en fait le patron qui a besoin de de sortir 10000 Citroën euh euh euh par par an, il a besoin de la force de travail pour les sortir. Parce qu'il sait que si les 10000 ouvriers qui lui font sortir ce produit-là, demain ils décédaient tous d'être pizza yolo, boulanger, euh charpentier et cetera, il se diraient mais merde moi mes usines elles sont vides, comment on va faire ? Oui, mais ça il y a pas de débat.
Pas juste dire que c'est on a pas de débat. Non, mais là on a pas de débat là-dessus. Je veux dire là en train de là on est en train de s'orienter qu'uniquement sur des activités où effectivement on parle de production pure mais moi j'ai pas de débat là-dessus j'ai j'ai aucun problème.
Je veux dire de ce côté-là je vois je vois pas en quoi ça pose problème mais il faut passer se focaliser parce que vous avez dit ça peut pas tourner c'est pour ça monsieur Hadad je vous ai répondu parce que vous avez dit il faut un capitaine. Moi je je maintiens que je suis contre ce système là peut-être je peux le comprendre dans ces conditions effectivement il y a d'autres pas pourquoi Bernard Arnaud il gagne 200 il pèse 200 milliards qu'est-ce qu'il fait Bernard Arnaud est-ce qu'il a déjà cousu un sac lu Viton est-ce qu'il a déjà conduit un Renault trafic est-ce qu'il a déjà fait le ménage dans sa boutique des Champslysé Bernard il est ni designer ni dessinateur voyez ce que je veux dire il gagne pèse 200 milliards mais il 200 milliards mais on peut pas proprocher un gars comme Bernard Arnaud qui pèse 200 milliards aujourd'hui qui a créé un certain nombre de de travailleurs qui aujourd'hui payent 5 milliards 500 millions en fait au gouvernement et à l'État et sans effectivement cet argent. Je voulais dire arrê lui qui ça monsieur vous voyez monsieur Hadad je vous ai ramené dans un piège c'est l'entreprise non pas piège il y a pas de piège vous amené dans mon piège problème vous amené dans mon piège parce qu'au début vous m'avez fait la sérénade de les patron c'est pas tous les mêmes et cetera c'est-à-dire vous étiez en train entre guillemets je caricature mais mettez des coups de pompe au patrons du K40 mais dès qu'on attaque les patrons du K40 vous les vous les félicitez comme si c'était euh le dieu de Ze sur terre ce queux Vous savez contrairez voir du tout pas du tout moi je vous dire moi je vous dire mais non mais moi la différence non mais la différence entre vous entre ce que vous pensez et moi c'est que moi sincèrement je m'en fous complètement qu' pèse 200 milliards ou qui gagne temp mieux pour lui si je dire non j'ai dit j'ai dit non attendez attendez j'ai pas défendu qui que ce soit je donne mon point de vue aujourd'hui vous me parlez de Bernard Arnaud bah je dis moi oui.
Bernard aujourd'hui est-ce que c'est normal qu'il pèse ça ? C'est ça que je vous ai dit et vous êtes parti dire qu'il il pareil vous reprends, je vous ai repris sur collaborateur mais par le reste je pense que vous respectez quand même vos salariés vos les travailleuses et travailleurs qui font votre entreprise. Vous pouvez pas vous permettre de dire que Bernard Arnaud c'est lui qui donne 5,5 milliards.
Ceux qui donnent 5,5 milliards, c'est sont ceux qui coûtent, qui qui découpent le cuir, qui dessinent les sacs, qui sont dans dans la boutique de 9h du matin à 18h. Pourquoi ? Pourquoi vous les effacez ?
Non mais non, je les efface pas du tout. Mais non mais dites pas ce que je dis pas parce que j'entends jamais dans j'entends jamais dans la bouche des patrons de dire merci au salariés de payer, merci au salariés de participer. Essayez de vous répondre l'un après l'autre.
Pardon, allez-y, allez-y, monsieur. Anas, Anas, alors je peux vous dire que là, vous êtes mal tombé. Vous êtes très mal tombé avec moi parce que là, je vais vous dire si si je vous donnais la possibilité de le faire et avec toute transparence de faire un sondage sur le nombre de collaborateurs et de salariés, parce que je suis obligé de dire quand même collaborateur parce que moi j'ai besoin de travailler, d'échanger avec eux.
En tout cas, je peux vous dire que si vous ferez un sondage, vous vous seriez vraiment en tout cas étonné de je dirais de de des retours que que vous allez avoir parce que moi je vais vous dire alors moi je défends pas le tel ou tel patron. Chacun fait ce qu'il a envie. Si aujourd'hui Barna pèse 200 milliards, tant mieux pour lui.
Il a des entreprises, il a fait effectivement et aujourd'hui il a fait fructifier ses entreprises par des décisions stratégiques, par des investissements globaux, par un certain nombre de choses. Mais bien sûr que le groupe ou ses filiales ou queles que soient les entreprises sans les salariés, mais on est tout à fait d'accord. Je veux dire, moi je mets pas les salariés dans face en en contradiction par rapport à un chef d'entreprise.
C'est un ensemble, vous savez. C'est comme une équipe de route. Vous vous aimez certainement le foot.
Vous avez une équipe, si vous avez un bon capitaine de l'équipe et que vous avez que des bras cassés en fait sur le terrain, bah vous allez peut-être pas aller chercher la la Coupe du monde ou la coupe d'Europe. Maintenant, si vous réussissez à faire un équilibre avec un chef, un capitaine d'entreprise et que chacun est à son job et il le fait bien, effectivement, ça va bien. Quel est le job de quel est le job du capitaine d'entreprise ?
Alors les amis, on reste on part en pause. Excusez-moi, je suis désolée les amis [rires] pour penser à notre petitte pause sur Sud Radio. On a besoin faire rentrer les sous les amis hein.
Allez restez avec nous à tout de suite sur Sud Radio. Magal Berda Sud Radio, on vit pas dans la même France. Magalie Berda Sudo, on vit pas dans la même France.
Magali Barda sur Sud Radio, il est 20h43 20h44 maintenant. On ne vit pas dans la même France. Euh ce soir, on parle euh des entreprises, des salariés, des syndicats.
Est-ce que les jeunes euh est-ce que les syndicats sont devenus ringar chez les jeunes ? Voilà, on parle de cette fracture qu'il y a aujourd'hui entre l'entrepreneuriat français et euh le salariat français euh avec Anas Kazib qui est syndicaliste cheminot et Éric Adad qui est PDG du groupe Connect. Moi, j'ai une question à poser parce que vous êtes pas du tout d'accord.
Alors vraiment pour toi Anas, je résume pour les auditeurs qui viennent de nous rejoindre, pour toi les patrons en gros je vais y aller français hein, ne serent à rien. Il ne servent à rien. Voilà les les Non mais si je comprends ce que tu dis, les patrons ne servent à rien.
Les employés font tout le boulot et aujourd'hui une entreprise peut vivre sans un patron. C'est ce que tu je résume ce que tu nous as dit. Est-ce que moi j'ai une question à te poser Annas, est-ce que tu as déjà été patron dans ta vie une seule fois ?
Moi, j'ai jamais été patron dans ma vie, mais et je le souhaite je le souhaite pas parce que de fait, je suis euh contre le système tel qu'il est, c'est-à-dire celui d' d'avoir besoin euh de de d'exploiter la force de quelqu'un pour pouvoir s'enrichir parce que c'est ça l'objectif. Mais est-ce que tu sais ce que c'est une nuit blanche aujourd'hui d'un patron ? Mais est-ce que un patron il sait qu'est-ce qu'une nuit blanche d'un travailleur ?
Il y a beaucoup de patrons qui ont été salariés avant d'être patron. Mais non, mais oui, mais c'est c'est une chose mais il y a plein il y a plein de il faut il faut dire déjà quelque chose. Il y a il y a plein de gens qui ont plein d'idées fantastiques et qui n'aboutissent jamais parce que ce qui a besoin d'un patron avant tout, c'est d'un capital, c'est-à-dire d'avoir de l'argent et et aussi d'avoir des prêts.
Et les banques en fait, elles donnent pas de l'argent à n'importe qui et cetera. C'est-à-dire celui qui s'est fait de rien du tout, c'est systématiquement faux. C'est d'ailleurs pourquoi Bernard Arnaud, c'est un fils d'ux.
Boloré est un fils d'eux et cetera. systématiquement quand vous voyez moi je suis un fils d'ouvrier. Moi je suis un fils d'ouvrier.
J'ai entendu mais après on on je je vais pas vous demander votre je vais pas vous demander votre autobiographie mais très certainement il y a eu des des prêts de de banque, il y a eu des soutiens financiers qui vous ont permis de de de faire un certain nombre de choses et mais je me suis battu, j'ai pas dormi pendant des nuits et des nuits pour créer ma première société avec [raclement de gorge] des nuits blanches avec une seule obsession, c'était déjà de payer mes salariés avant de me payer pendant de ou 3 ans le temps que ma première société que j'ai créé il y a 32 ans puisse avoir sa vitesse de croisière et des blanches dans tous les sens. J'entends j'entends mais je peux vous poser une question monsieur Hadad ? Avec plaisir.
Le moment où vous avez rentabilisé, c'est-à-dire que au début vous cherchez à récupérer votre investissement, c'est-à-dire les les difficultés, les prêts et cetera, mais le moment où vous avez rentabilisé votre société, c'est-à-dire qu'elle est au point de de zéro et tout va être du bénéfice. Est-ce que vous vous êtes dit tiens, je vais partager toutes les parts de l'entreprise avec tous les salariés, on va faire une entreprise commune. Non.
Il y a aucun patron qui fonctionne comme ça. On prend des risques au début pour espérer. C'est l'objectif d'un patron et puis il y en a plein qui liquid.
On investit du temps. On investit du temps et de l'argent pour effectivement en récupérer les fruits après ça. Mais je suis d'accord mais maintenant j'ai une question.
Mais les fruits des années de sacrifice ? Mais bien sûr. Attends maintenant, j'ai une question à te poser.
Pendant ces années de sacrifice ou pendant la liquidation par exemple ou pendant tu parles de liquidation, pendant une liquidation ou pendant ces années de sacrifice, si moi je suis en arrêt maladie et que je peux plus aller travailler en tant que patronne, je peux plus y aller, mais je je est-ce que les employés je vais leur demander à eux de participer à mon salaire pour pouvoir bouffer et payer mon loyer ? Bah il y a des a Non, mais si tu es en arrêt maladie déjà, il y a plein de patrons qui sont en arrêt maladie qui sont en congé, il y a des patrons qui vivent à l'étranger. Mais non, il y a pas de Non, mais je te parle.
Non, mais la majorité des patrons français vivent pas à l'étranger. Faut revenir sur terre. Mais attends, les les les Fran les patrons français aujourd'hui ont zéro aide quasiment.
Il y a zéro aide. Il y a zéro aide. C'est-à-dire que il y a tu es malade en tant que patron, tu as zéro, tu as que tes yeux pour pleurer.
Tu peux pas bouffer à la fin du mois. Il y a personne qui va venir. Il y a pas de chômage.
C'estd tu quittes, tu fermes ta société, il y a pas de chômage. Alors bien sûr, j'entends ce que tu dis et cette frustration que quand il y a un gros gâteau après qui tombe, bah on en profite et tu as raison. C'est vrai.
Mais est-ce que tu penses une seule seconde au moment où pendant les années qu'on a mis à construire ça ? Et ben nous personne nous aide et si jamais ça marche pas catastrophe comme tu parles, il y a 50 il y en a même 60000 d'entreprises qui liquident par an. Donc il y en a même plus que ce que tu penses.
Qui c'est qui c'est qui vient leur tendre de la main à ces entrepreneurs ? Non mais déjà il y a une réalité, il faut le savoir que ceux qui se sont opposés à le la prise en considération de la sécurité sociale au moment de sa mise en place pour l'ensemble de la population c'est les patrons. Les patrons ont été opposés.
Ils ont dit surtout pas nous on veut rien avoir à faire. Déjà, ils étaient contre pour les travailleus et travailleurs qui considéraient que quand on a un rhume, quand on a machin, on vient bosser quand même et on entend cette musique. Ah moi je suis un patron, j'ai un grippe, j'ai un petit rhume, je viens, je suis pas une chaotte, je viens bosser, moi je fais pas Mais non mais parce que il y a 20000 € à la fin de la semaine qui son choix, ils ont pas d'aide.
Je t'assure que moi j'ai connu des semaines, moi j'ai connu des semaines. Moi j'ai connu des semaines où si j'allais pas bosser avec le rhume, c'est pas pour 20000 €. C'est parce qu'en fait je pouvais pas payer mes employés à la fin de la semaine sinon.
Non mais non mais le en fait c'est tout. C'est pas pour avoir 20000 € de plus et même et quand bien même je viens bosser 18h par jour à la fin de la semaine on peut même pas les payer les salariés. Je vous faire je vais vous faire la réponse que je fais et que je ferai à n'importe quel patron.
Si c'est difficile et si c'est aussi difficile que ça qu'il aille à Pôle Emploi et qu'il postule pour il a pas emploi pour les entrepreneurs. Non mais il a qu'à être salarié. Celui qui après tu as envie des fois tu peux accepter aussi il en salarié ou pas sal je j'inverse l'accusation c'est-à-dire que si vous considérez que c'est si difficile que ça d'être un patron que c'est on dort pas, on fait des nuits blanches, on se gratte toute la nuit et cetera en pensant à comment on va [rires] arrêtif mais non moi c'est un choix moi alors moi moi la différence de vous la différence de vous à la différence de vous moi j'ai j'ai je suis complètement différent moi la différence de vous c'est que je sais ce que c'est d'avoir été salarié d'accord donc moi après à un moment donné j'ai dit je veux prendre le risque de créer effectivement mon entreprise la développer gagner de l'argent non mais gagner de l'argent il y a pas de honte à non mais il y a pas de honte parce que vous êtes dit qu'en tant que salarié on gagne pas assez bien sa vie mais mais je la gagnais pas comme je voulais la gagner bien sûr Mais ça limité c'est vrai et donc il a besoin de passer du statut de celui qui maintenant a besoin de la force de travailleur pour pouvoir gagner plus.
Vous l'avez pas gagné que de votre génie. Non mais Anas c'est normal. Je veux dire à un moment donné on vit dans un système où qu'il arrive il y a des grou des grill de rémunération dans tout que ce soit dans les entreprises que ce soit au au niveau même des politiques au niveau main des politiciens au niveau a c'est comme ça que ça se passe à partir d'un moment à partir d'un certain moment vous où vous prenez la décision et c'est ce que j'ai fait j'ai dit je veux prendre la décision de risquier j'aurais pu effectivement me casser la gueule et et et je l'ai pas vous avez pas pris [rires] la décision de casser ce système là monsieur Hadad Vous avez pas pris la décision de vous dire, attendez monsieur Hadad, vous avez pas pris la décision de vous dire "Moi, j'ai été salarié, j'ai vu comment pour le travail que j'ai fait en tant que salarié, comment on narrive pas à vivre correctement et ben moi je vais faire en sorte de d'augmenter les salaires immédiatement pour faire en sorte que j'ai pas un meilleur salaire." Vous vous êtes dit, c'est le meilleur [rires] moyen de pouvoir gagner beaucoup plus.
Mais non, j'ai pas fini parce que vous m'avez coupé entre-temps. Mon objectif c'était effectivement de créer des entreprises. Mais non, mais attendez ce que je viens de vous dire, de créer des entreprises pour déjà gagner mieux à mon niveau.
Mais vous savez, dans notre métier en fait, moi j'ai plusieurs secteurs d'activité. J'ai investi dans beaucoup de sociétés et j'ai donné la possibilité à beaucoup de salariés en fait de s'associer avec moi parce qu'ils avaient envie d'entreprendre sauf qu'il n'avaient pas les moyens financiers de le faire et que moi j'ai réussi à monsieur ça ? Non, attendez, je suis dans l'intérim, je suis dans l'éclairage public. 32 ans, j'ai mon groupe aujourd'hui effectivement.
Bah oui, c'est très bien. Mais je vais vous dire ce qu'il y a de beau dans l'intérim dans ce qu'il y a de beau dans l'intérim, c'est que au-delà du business, ça reste en fait un métier à caractère social. Je peux vous dire que quand vos intérim vous disent merci, grâce à vous, on a trouvé des missions, on a trouvé du boulot et je vais vous dire à un moment donné, vous savez quand on était dans la phase sortie de Covid, on était en full emploi, c'était la folie.
Vous savez qui c'est qui prenait les décisions et tant mieux pour eux. Et j'étais content. C'était nos intérimires qui nous disaient "Ah bah non, ah moi je veux pas travailler là-bas hein, c'est trop loin hein.
Moi je veux une mission plus près. Et vous êtes à combien vous fournissez de l'heure ? Bah vous êtes à 16 € de l'heure.
Ah non, moi je travaille pas pour 16 € de l'heure. Moi si vous me voulez pour mes compétences, c'est 17 € de l'heure. Et ben c'est parfait.
Et ben on rebalançait aux entreprises. Non mais attendez, on rebalançait aux entreprises parce que notre métier c'est de faire de l'intermédiaire. On leur disait écoutez c'est simple, vous voulez ce monteur en électricité, vous voulez ?
Et ben si vous voulez le prendre, il va falloir le payer un peu plus parce que sinon il viendra pas chez vous et il ira ailleurs. Monsieur Hadad, j'ai la question pour vous parce que vous avez quelqu'un qui est chemineu mais qui a été aussi commercial chargé de chargé commercial dans une entreprise d'intérim et une SSI sur la prospection d'ingénieur informaticien pour vous dire à quel point pourquoi vous vivez de l'exploitation des gens. C'est-à-dire que vous utilisez des CV, des candidatures à côté dans C'est simple hein Magali pour que les gens comprennent.
Généralement, on va sur Monster, quel job, on regarde telle entreprise, AXA cherche euh trois téléconseillers et vous appelez AXA. Bonjour, je peux me présenter à vous ? Euh j'ai euh j'ai vu que vous cherchez euh des candidats depuis plusieurs semaines.
J'ai des CV qui peuvent vous correspondre. Est-ce qu'on peut se voir ? Vous faites un rendez-vous, vous ramenez une propa, une proposition commerciale, vous dites voilà le téléconseiller, c'est 1,70 1,70 fois le salaire et cetera et cetera.
Donc en fait c'est pas monsieur Hadad qui va faire le téléconseiller de Aksa, c'est pas monsieur Hadad qui fait l'électricien. Monsieur Hadad, il [raclement de gorge] récupère juste des CV de gens qui postulent ailleurs et il leur dit tiens, moi j'ai une offre avant avant avant avant les autres où tu vas pouvoir bosser. Et en même temps, monsieur Hadad, il récupère sa pièce là-dessus.
C'est de la mise en contact. Et c'est-à-dire que monsieur Hadad, ça je excusez-moi, je sais pas votre salaire ni ce que vous pesez mais en gros votre richesse, mon salaire, il dépend la performance de tout simplement. Donc non, le votre salaire, il dépend du nombre d'intérim qui acceptent d'aller travailler.
Si l'ensemble des candidats vous ne trouvez plus personne, en fait vous n'avez plus de salaire. C'est-à-dire que votre vie, elle dépend. Vous avez dit que c'était les intérimères qui pendant le Covid étaient les plus contents.
Bah moi je pense que c'est surtout le patron qui est le plus content que les intérimes. Ils a du tout. Pas du tout.
Tu ce [rires] que je vais vous dire ? Mais pas du tout parce que quel était le vous savez quel était vous savez quel était le discours de nos intérimères à un moment donné quand il y avait des greffes dans tous les sens et que vous avez bloqué le pays et à ce momentl j'ai dit moi c'est simple attendez laissez-moi finir. J'ai dit, j'ai dit "Vous savez c'est simple, nous aussi les patrons on va faire un gueule et on va se mettre à faire grave.
On va arrêter de payer l'impôt, on va arrêter de payer la TVRA, on va arrêter de payer l'URSAF et toutes les caisses de retraite et tout ça. Vous allez voir si le système il il implose pas en France. C'est déjà un peu monsieur Had la fraude [rires] fiscale aux entreprises la fraude fiscale aux entreprises c'est 120 milliards.
Le caroussel de TVA c'est 20 milliards. Et ben et ben il faut aller le chercher. Vous avez tout à fait raison.
Mais mais c'est très bien. Et au contraire parce que si on peut donner plus d'argent au s piton vous savez j'avais un hôpital qui me donnait 1 million d'euros qui est légal. Non mais attendez, vous savez, j'avais un qui nous avait 1 million d'euros 1 million d'euros.
J'ai payé les impérimaires, j'ai payé les charges sociales, j'ai payé la PDA, j'ai tout payé. D'accord ? Et quand le gars vous dit "Bah, je suis désolé, je sais pas quand est-ce que je vais pouvoir vous payer parce qu'on a pas d'argent dans les caisses." Alors, je peux vous dire que effectivement l'argent que qu'aujourd'hui qu'on nous prend, on l'utilise d'une manière beaucoup plus efficace et effectivement qu'on alimente les hôpitaux parce que là, je là, j'ai j'ai un j'ai un comment dirais-je ?
J'ai un point avec vous où effectivement je suis d'accord avec vous. Il faut donner un peu plus aux hôpitaux parce queaujourd'hui c'est le bordel. Mais vous savez pour revenir à mes intérimes, quand il y avait des grèves dans tous les sens, c'est ce qui me disaient mes intérimes, ils nous font chier.
On peut pas aller bosser à cause de eux, on va pas travailler, on a un plan d'achat qui va se casser la gueule parce qu'on va pas pouvoir être payé parce qu'on n pas été bossé, parce qu'on a été bloqué. Donc à un moment donné, il faut pas dire on défend les salariés mais qu'à un moment donné les syndicats vous bloquez un système et que les mecs n'ont même pas la possibilité d'aller bosser parce qu'ils sont bloqués. Parce que mais oui, mais c'est intéressant ce que vous dites.
C'est parce que justement euh ces gens-là ont ont un un contrat tellement précaire qu'ils sont payés parce que le patronat profite de l'intérim justement parce que c'est des gens corvéables à merci. Vous leur dites de faire ça et puis du tout l'intérim c'est plus du tout le même. Mais attendez l'intérim il y a combien de temps ?
Mais non mais excusez-moi, je vous citerai OK, il y a les CDI contrat maintenant où en fait c'est des intérimaires en CDI qui en fait n'ont pas les primes, n'ont rien du tout et cetera. Excusez-moi. Un intérimaire qui dans n'importe quelle entreprise de ce pays demain se déclarait gréviste au côté de ses collègues salariés et cetera, il se ferait virer immédiatement.
Et vous savez très bien, un patron, il dirait "Mais c'est quoi cet intérimaire qui fait grève ? entreise tu retournes chez je sais pas chez Connect ou chez crit intérim ou che je ne sais quoi, vous savez très bien les patrons, ils cherchent des intéir parce que c'est soit tu fais l'affaire et si tu es pas content, tu dégages. Et c'est pour ça que c'est un contrat précaire.
C'est pour ça que vous versez quelque chose, monsieur Hadad, qui s'appelle la précarité. C'est-à-dire qu'un intérimaire lorsqu'il finit une rupture de contrat, vous savez qu'il a le droit de la précarité justement du fait de son contrat. Alors merci à tous les deux.
Je suis obligé de rendre l'antenne les amis, je suis désolé. C c'est un débat et c'est ce que j'allais dire Anas, c'est ce que j'allais dire. C'est c'est une émission qui était très instructive et qu'on aurait pu faire mais on la refera si tu veux bien.
Avec plaisir si tu veux bien parce que je trouve que je trouve que ton ton ta vision des choses et ta vision du salarié est très intéressante et moi j'adore te recevoir. Voilà qu'on soit d'accord ou pas d'accord sur certaines choses. J'adore écouter tes positions et essayer de les comprendre.
Merci Eric Adad. Merci beaucoup d'être d'avir
Benjamin Haddad