Crise énergétique: Emmanuel Macron s'exprime à l'issue du Conseil européen à Bruxelles
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 15:00RelanceRéponse directe
Peut-on vraiment parler d'accord au final ? Les divergences persistent-elles avec l'Allemagne sur le modèle ibérique ?
- 18:00FerméeRéponse directe
Les prix de l'énergie baisseront-ils drastiquement fin octobre-début novembre comme promis aux entreprises ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Avez-vous un message pour les Français après l'assassinat de Lola ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Quels engagements européens sur les infrastructures critiques comme le port de Hambourg ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Comment mettre fin à la guerre en Ukraine ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et l'on va écouter Emmanuel Macron conférence de presse et débrief ensuite évidemment bien bonjour à toutes et à tous mesdames et messieurs je souhaitais pouvoir vous rendre compte ce faisant des travaux qui se sont tenus lors de ce concept et décisif nous pourrons revenir si vous le souhaitez dans les questions mais avant ce conseil nous avons tenu aucune réunion avec à la fois l'Espagne et le Portugal donc le premier ministre Sanchez et Costa au sujet de nos interconnexions vous le savez j'avais eu l'occasion d'être interrogé par plusieurs d'entre vous après de longs mois de débats de débats sur le fameux projet mid4 nous avons donc hier matin décidé d'une part d'abandonner le projet mid4 mais devrait ensemble à la bonne connexion énergétique entre la péninsule ibérique et le reste de l'Europe via la France et donc par un partenariat avec la France partenariat que nous avons donc décidé de renforcer pour accroître les interconnexions électriques existantes et nous et développer donc un projet de corridor d'énergie verte entre Barcelone et Marseille qui permettra à l'hydrogène et à l'énergie renouvelable de pouvoir circuler ainsi conformément à notre stratégie et donc interconnexion d'énergie renouvelable en tout cas des voies et moyens de la faire circuler et de l'électricité c'est une décision importante qui marquée un élément pour moi clé de solidarité et qui rend plus efficace notre stratégie collective une illustration très concrète de ce que nous avons ensuite décidé à 27 alors si nous regardons la situation que nous vivons depuis le alors notre défi était comme je le disais en arrivant hier de faire baisser les prix du gaz sujet qui nous a occupé toute une partie de tout hier soir une partie de la nuit notre défi était comme je le disais en arrivant hier de faire baisser les prix du gaz et de l'électricité et de rester unis et à cet égard à mes yeux les deux objectifs ont été remplis j'en veux pour preuve d'ailleurs que les réactions des marchés dès après notre annonce a marqué une bonne compréhension de ce que nous avons décidé et nous avons tenu l'unité européenne depuis le début de la guerre nous avons collectivement réussi un très gros travail d'abord en diversifiant nos sources d'approvisionnement là où le gaz russe représentait près 40% de l'approvisionnement en gaz de notre Union européenne il est à moins de 7% aujourd'hui donc nous avons réussi à passer l'hiver en diversifiant cette approvisionnement et à réussir à stocker plus de 95% des stocks disponibles sont aujourd'hui remplis par du gaz qui a été acheté avant l'hiver et ça c'est de la mobilisation de tous les États membres de ces derniers mois ce qui est un élément important de notre résilience collective compte tenu du fait que la Russie a décidé d'utiliser le gaz comme un instrument de guerre nous avons aussi de manière coordonnée mis en place des politiques de sobriété avec là aussi des vrais résultats et chacun a mis en place ensuite des éléments justement d'accompagnement de ces ménages et de ses entreprises c'est là où il nous faut améliorer la solidarité maintenant le défi qui est le nôtre et qui reste le nôtre il est double faire baisser les prix dès aujourd'hui et nous mettre en capacité d'avoir des mécanismes pour préparer l'hiver prochain qui sera qui ne sera aucunement plus facile que l'hiver que nous sommes en train de passer au contraire puisque nous partons d'une hypothèse si je puis dire de base qui est que la Russie ne peut décider de ne fournir aucune capacité d'ailleurs nous pouvons si la guerre devait continuer décider aussi nous-mêmes de n'acquérir aucune capacité auprès de la Russie et donc là où nous avions si je puis dire des éléments de départ il y a quelques mois on fait l'hypothèse que nous irons vers l'hiver prochain sans gaz russe du tout donc oui notre double objectif c'est baisser les prix tout de suite mais être en capacité de passer l'hiver 2023 2024 fort de cela nous avons décidé donc une série de mesures qui nous permettent justement d'arriver à cette fin d'abord le premier objectif c'est baisser le prix du gaz pour baisser le prix du gaz c'est de rentrer dans des éléments sans être trop technique mais il nous faut avoir un thermomètre si je puis dire plus sincère aujourd'hui comme vous le savez on a un indice qui est appelé TTF cet indice ne mesure en quelque sorte donne un prix de référence en temps réel qui est imparfait parce qu'il serait faire cogase qui est transmis dans les gazoducs et qu'en prenant essentiellement quelques pays de référence en particulier Norvège Pays-Bas et donc il ne correspond pas à la réalité du marché contemporain il prend pas du tout le prix d'échange sur le marché GNL et n'est pas assez large et donc c'est pour ça qu'une des propositions de la Commission que nous avons soutenue endossé sur laquelle nous lui avons demandé d'aller plus loin c'est de mettre en place un nouvel indice un nouveau paragonage dirait-on un bon français des prix qui va permettre d'avoir un indicateur en temps réel plus sincère que l'indice TTF et c'est très important parce que qu'est-ce qu'il y a derrière ça le fait qu'aujourd'hui il y a énormément de spéculation sur ce marché parce que comme l'indice il est peu liquide et bien derrière les spéculateurs jouent dessus et d'ailleurs il a été mené essentiellement ces dernières semaines par des jeux de spéculation donc ça c'est le premier point nous avons acté accord sur ce sujet pour avoir un nouvel indice deuxième point c'est mettre en place une série de corridor de prix pour lutter contre la volatilité des marchés et une fois qu'on a dit ça ce qu'on a demandé à la Commission c'est sur le marché de gros du gaz de pouvoir mettre en place des mécanismes qui font que quand de manière inconsidérée à l'ouverture ou dans la journée les prix vont s'envoler d'avoir un système où on regarde les prix de la veille et on définit en quelque sorte une marge pour fixer un cap je veux pas rentrer dans les détails techniques c'est exactement le travail que va faire la Commission et nous avons donné mandat et la Commission et non ministre ont travaillé sur ce sujet c'est pour ça qu'on a parlé comme vous l'avez vu d'un corridor dynamique de prix l'objectif c'est quoi c'est d'éviter là aussi une envolée spéculative et une volatilité des prix de gaz qui est complètement décorrélée des réalités de marché mais qui ne traduit que des comportements spéculatifs tel ou tel jour en fonction des annonces ou de la situation ça c'est le deuxième élément il est très important et il envoie un signal clair que nous allons mettre en place un mécanisme pour lutter contre ces spéculations infra quotidienne sur les marchés c'est ce qui fait ces deux premiers éléments que le marché a immédiatement réagi je leur donne quelques chiffres nous avons déjà ces dernières semaines réussi à envoyer des messages d'unités qui ont été importants là on était au-delà des 300 euros par mégawattheure il y a quelques semaines on était tombé à 68,5 69 euros par mégawattheure juste avant ce conseil on est tombé à 62 euros par mégawattheure il y a quelques minutes et donc vous voyez que c'est un impact immédiat ça recalme le prix donc ça ce sont les principaux éléments que nous avons décidé sur les mécanismes de prix sur le marché du gaz en parallèle nous avons raffermi si je puis dire le mandat d'achat commun en actant que d'abord nous soutenions et nous voulons opérationnaliser le principe des idées il y a quelques mois d'un achat commun européen et que nous incitons de manière libre mais nos acheteurs à se mettre ensemble et ça c'est un intérêt double ça permet de réconcilier les deux objectifs que je vous donnais c'est à dire ça permet de faire baisser les prix quand on a une capacité d'acheteur plus importante mais ça nous met aussi en situation de sécuriser les volumes pour l'hiver prochain et ça aussi nous l'avons invité ensuite au delà de ces mesures donc de court terme et indispensable sur le gaz je le disais volonté aussi de baisser le prix sur l'électricité et là nous avons raffirmé deux décisions fortes l'une si je puis dire de court terme l'autre de moyen terme la décision de court terme c'est détendre le mécanisme ibérique et donc là nous avons demandé d'avoir très rapidement les pour et les contre donc les avantages et les inconvénients de ce mécanisme et de pouvoir cheminer un plafond au prix du gaz qui est utilisé pour produire de l'électricité c'est ce qu'on a permis de faire à l'espagnol au Portugal avec un impact qui a été tout de suite mesuré c'est que le prix du coup a baissé prix d'électricité au premier chef mais ça a tiré même le prix du gaz à la baisse la difficulté il y a un intérêt de difficulté d'étendre ce mécanisme au niveau européen l'intérêt je crois que tout le monde l'a constaté nous l'avons vérifié ça crée de la valeur et c'est positif pour tous les Européens et donc c'est une bonne chose d'étendre le mécanisme dit ibérique parce que toutes les analyses montrent que ça va permettre partout de baisser le prix d'électricité et consolider la baisse du prix du gaz il y a deux aspects techniques que la Commission va regarder dans les prochaines heures et prochains jours qu'elle a commencé d'instruire d'abord le modèle dépend en fait de votre propre système de production de l'électricité et donc les pays les payent diverssement selon qu'ils produisent beaucoup d'électricité à partir de leur gaz ou non et donc ça crée des mécanismes de transfert entre les pays européens qu'il faut pouvoir corriger et donc faut qu'on ait de la transparence là dessus et qu'on crée des mécanismes de correction entre pays européens le deuxième inconvénient c'est que ça conduit aussi quelque part à sponsoriser financer de l'électricité un peu moins cher qui pourrait être utilisée compte tenu de l'intégration de nos marchés électriques par des non européens par exemple la Suisse ou la Grande-Bretagne et là il faut pouvoir corriger les effets de fuite externe c'est un sujet très technique mais qui suppose une pleine transparence et donc des mécanismes techniques pour le corriger ce qui fait que dans les prochains jours la commission sortira un travail donc qu'elle est en train de conduire ce qui permettra à nos ministres de finaliser je l'espère une décision immédiate en tout cas une décision très prochaine ça c'est un mécanisme qui est très fort et qui va nous permettre à moyen terme de court moyen terme de baisser le prix d'électricité en plus de ce qu'on fait sur le prix du gaz nous avons aussi consolidé la décision actée à la sortie de l'été de réformer le marché de l'électricité européenne et ça dans la durée c'est ce qui est le plus structurel pour nous en particulier en France puisque comme vous le savez les coûts de production de notre électricité n'ont que très peu de choses à voir avec le prix du gaz mais la structure aujourd'hui de notre marché électrique fait que le prix du gaz surdétermine le coût de l'électricité pour tout le monde cette réforme nous l'avons réaffirmé politiquement cette nuit et donc elle sera parachevée techniquement par la Commission pour la fin d'année début d'année prochaine mais il y aura en Suisse ensuite un processus législatif qui va cheminer ce qui fait qu'elle sera une réalité plutôt au deuxième semestre 2023 c'est pour ça qu'il faut un mécanisme pour arriver juste là pardon d'être un peu long et technique mais c'est pour essayer de rendre clair ce qui est très compliqué mais qui touche la vie de nos compatriotes et de nos entreprises et c'est absolument essentiel donc tout ça c'est ce que nous avons acté décidé et nous avons bâti l'unité cette nuit c'est ce qui va permettre du coup à la Commission européenne et au Conseil européen en particulier donc à nos ministres de pouvoir prendre toutes les décisions dans les jours et semaines à venir pour mettre en œuvre ces mécanismes mais à ce soit seul ces décisions à elle seule ses décisions ont envoyé un message très clair au marché vont être de nature à réduire la spéculation et je le pense à faire baisser les prix comme on l'a pu le constater ces dernières heures à côté de cela je vous l'avais dit aussi nous avons besoin d'une unité européenne en matière de solidarité financière pourquoi parce qu'on prend tous des décisions pour protéger nos compatriotes et nos entreprises c'est un coût budgétaire une partie de ce coup est pris grâce à ce mécanisme de taxation européen que nous avons décidé et qui revient à chaque étape mais les coûts sont importants et risquent de créer des inégalités entre États membres c'est pourquoi nous avons aussi acté dans le même principe de donner mandat à la Commission et au ministre d'avancer sur des mécanismes européens de solidarité financière qui pourront être soit des mécanismes de près ou de garantie c'est la Commission qui déterminera mécanisme le plus pertinent elle travaille là sur l'utilisation de mécanismes de près comme nous l'avions fait au moment de REpower u il y a aussi la possibilité d'avoir des mécanismes de garantie comme on l'avait fait au moment de la crise covid avec ce mécanisme vous savez sûr qui permettait de garantir les choix des États membres sur leur politique justement d'accompagnement du du travail à temps partiel et du chômage partiel et donc en tout cas nous allons mettre en place ces mécanismes là aussi dans les prochaines semaines pour permettre de tenir la stabilité financière et l'unité financière en Europe voilà l'essentiel de ce qui s'est passé cette nuit après donc l'accord que nous avions trouvé avec le Portugal et l'Espagne et à mes yeux ceci permet vraiment d'abord de remplir les objectifs que la France s'était donné à court terme baisser les prix et tenir l'unité européenne et je pense que ces décisions vont dans le bon sens elles permettent de traiter l'urgence pour notre compétitivité pour protéger nos économies mais elle est cohérente avec aussi notre objectif plus large qui est je vous le rappelle pour la France de tenir à la fois nos objectifs climatiques nos perspectives de réindustrialisation et notre volonté de souveraineté européenne c'est pourquoi au-delà de ces mesures de court terme et c'est très cohérent avec ce que nous avons décidé y compris avec la péninsule ibérique notre volonté est d'aller le plus vite possible vers une Union européenne comme un continent tout électrique ce qui est la manière de répondre à ces objectifs de la façon la plus pertinente à cet égard et de manière incidente je veux ici dire très clairement et vous annoncer que la France a décidé de se retirer du traité sur la charte de l'énergie ce qui était un point important demandé par beaucoup que nos services ont pu inscrire et donc je voulais aussi vous annoncer cette décision la matinée a été consacrée au sujet géopolitique sur l'Ukraine nos échanges ont été denses alors nous avons eu d'abord une visioconférence avec le Président zellinski hier puis ce matin entre États membres il l'a dessus nous avons rappelé notre total solidarité avec l'Ukraine nous avons marqué notre unité notre détermination à poursuivre notre soutien sans faille dans la durée et surtout les plans et à cet égard nous avons pris ces dernières semaines des décisions très structurantes s'agissant des sanctions des mesures ont été prises contre des responsables iraniens qui ont participé au transfert à la Russie de drones employés contre l'Ukraine ce qui est un signal important et donc il y a eu en particulier hier encore des sanctions additionnelles sur ce point sur le plan militaire nous avons décidé de lancement d'une mission européenne pour former les soldats Ukrainiens elle a été actée lundi la France y participera activement en formant en 2000 soldats Ukrainiens sur notre sol 500 millions d'euros supplémentaires vont être engagés afin d'aider les forces ukrainiennes avec les équipements dont elles ont besoin et de maintenir le niveau de leur capacité dans le cadre de la facilité européenne de paix j'ai par ailleurs comme vous le savez annoncé la semaine dernière que la France livrerait de nouveaux matériels à savoir des systèmes de défense anti-aériens et travailler à les livraisons de canon César supplémentaires sur le plan financier notre soutien de faibli pas là non plus nous avons aussi marqué notre détermination à soutenir la reconstruction de l'Ukraine la conférence organisée par l'Allemagne et la Commission européenne se tiendra à Berlin 25 octobre et permettra d'avancer à cet égard et nous devons nous organiser collectivement pour répondre aux besoins immédiats de l'Ukraine plus encore pendant la période hivernale et donc nous aurons à prendre dans les prochains jours aussi des mesures supplémentaires pour aider à la résistance civile ukrainienne car on le voit bien il y a une stratégie russe de détruire méthodiquement ses capacités de résistance et les infrastructures civiles essentielles pour l'hiver nous continuerons également notre mobilisation contre l'insécurité alimentaire mondiale causée par la Russie et la guerre qu'elle a initié en particulier en intensifiant notre action en matière de transfert d'alimentation et d'engrais vers l'Afrique c'est l'initiative save crops que nous avons lancé en septembre comme vous le savez à New York le changement de nature du conflit s'incarne également par les menaces contre les infrastructures critiques pour l'Union européenne nous en avions parlé à Prague et la Commission à présenter mardi une recommandation pour renforcer nos outils internes et veiller à la résilience de nos infrastructures et je vais ici dire que nous soutenons pleinement ce travail et nous devons avancer rapidement nous avons également insisté sur la nécessité de nous mobiliser pour aider la Moldavie qui subit aussi de plein fouet les conséquences des attaques de la Russie contre l'Ukraine et à ce titre nous tiendrons en novembre une conférence de soutien à la Moldavie et j'ai inventé j'ai invité la présidente Maya sanddu se rendra à Paris elle sera à mes côtés pour justement organiser cette conférence de soutien à la Moldavie à Paris enfin nous avons fait un très long point sur nos relations avec la Chine je pourrais revenir dans le cadre des questions si vous le souhaitez mais nous avons eu trois heures de débat très intenses pour expliquer au fond ce chemin que l'Europe veut pouvoir suivre avec la Chine s'en naïveté mais en ayant toutes autonomie quant à sa liberté de choisir le chemin qui lui est propre et donc nous restons dans la même grammaire de position que nous avions définies il y a quelques mois compétiteur sur le plan commercial technologique avec une rivalité stratégique en particulier sur le plan des valeurs mais aussi la nécessité d'avoir un partenaire et d'avancer sur des sujets comme le climat et plusieurs autres biens communs mais au-delà de ça je crois que ce qui est ressorti de ces trois heures de discussion c'est maintenant l'unanimité sur la nécessité d'avoir une autonomie stratégique européenne et cette notion que je défendais il y a 5 ans que nous avons endossé pleinement au sommet de Versailles il y a quelques mois qui je trouve ce renforce pendant cette guerre que nous subissons sur le sol européen se confirme encore plus dans la durée et quand on est l'argile si je puis dire le regard qu'on porte sur le monde nous avons besoin d'une autonomie stratégique et notre politique en particulier à l'égard de la Chine ne seraient être dictées par qui que ce soit pas plus qu'elle ne serait s'inscrire dans une forme de dépendance technologique ou sur des métaux et terres ou de naïveté nous avons également eu un échange sur le sommet Union européenne Asian du 14 décembre qui sera une opportunité de renouer avec cette région et faire avancer notre stratégie indopacifique je tiens ici à dire que je serai moi-même présent au sommet de l'APEC à Bangkok le 19 novembre et j'y porterai notre ambition européenne voilà ce que je souhaitais dire à l'issue de ce conseil vous l'avez compris après de longs débats et dans un contexte qui est évidemment constitue un test chaque jour pour l'unité européenne nous sortons de ce conseil avec une unité confortée des décisions claires et un calendrier pour avancer je vais maintenant répondre à vos questions justement je vais rebondir ce que vous avez dit sur l'énergie certes les marchés ont bien réagi mais peut-on vraiment parler d'accord au final les divergences demeure compris avec l'Allemagne par exemple sur le sur le modèle ibérique il n'y a pas de calendrier et au final toutes les conditions qui sont posées par les uns et par les autres ne rendent-elles pas ces mesures irréalisables et on a tendance à ce que l'Europe n'est pas en train de prendre un retard qu'elle ne pourra pas rattraper on assiste par exemple aux premières délocalisations vers des pays où les tarifs de l'énergie sont moins chers merci beaucoup alors d'abord je pense que le travail être européen c'est savoir bâtir justement du consensus et c'est en partant de situation qui sont 27 fois différentes dans construire une commune c'est toute notre histoire la clé c'est de le faire vite et intelligemment pour tous et de savoir que notre intérêt commun prévaut sur nos intérêts individuels il y avait plusieurs États membres qui chacun sur des points différents divergés à 27 nous avons acté hier y compris d'avancer sur le mécanisme ibérique donc je pense que c'est une avancée majeure qui va permettre dès la semaine prochaine à la Commission de faire des propositions sur ce point donc pour moi c'est une réussite là où il y a quelques jours en quelque sorte on en parlait même pas et il y avait des oppositions explicites sur ce mécanisme là nous avons à 27 signés que nous étions prêts à avancer sur ce sujet il y aura ensuite des propositions techniques et c'est par la technique qu'on va régler les différences parce que si certains son réticents sur le modèle ibérique c'est en raison justement des deux phénomènes que j'évoquais c'est qu'il s'est dit je vais payer davantage que le voisin il va y avoir des mécanismes de fuite c'est vrai donc il faut trouver les mécanismes pour répartir cette charge mais en leur montrant que nous tous et chacun au sein de ce nous tous nous sommes bénéficiaires de ce mécanisme on peut alors le construire donc moi je sors très confiant en tout cas oui je peux vous dire très clairement il y a eu une avancée parce qu'avant ce conseil il n'y avait pas d'accord pour avoir même une avancée et donner un mandat à la Commission et donc nous avons fait ce qui est classique et ce qui marque un choix quand même à 27 nous avons à 27 décidé de donner un mandat clair à la Commission et à nos ministres pour avancer sur ce point donc malgré les différences de sensibilité et les différences de modèles nous allons de l'avant c'est une très bonne chose maintenant vous l'avez très bien dit tout est dans la vitesse d'exécution et moi je plaide pour qu'elle soit maximale pourquoi parce que il se trouve que depuis le début de cette guerre nous sommes unis en termes de valeurs et de prise de position avec beaucoup mais nous ne sommes pas unis sur les termes de conséquences que cette guerre fait peser sur nos vies et aujourd'hui force est de constater que quand on est norvégien ou américain et bien condamné la guerre soutenir le peuple craignant et sanctionné la Russie ça n'a pas le même sens que quand on est allemand ou français et donc de manière légitime nous devons engager ce dialogue avec nos partenaires parce que quelque part leurs économies parce qu'elles produisent des hydrocarbures dont en plus nous voulons sortir dont nous ne savons qu'elles ne sont pas bonnes pour le climat mais qui est une énergie de transition le gaz et bien bénéficie d'un effet de rente qui n'est pas un rang d'innovation qui n'est pas une grande justifiée qui est une rente géopolitique la guerre il faut avoir ce débat entre nous il est sain il est juste donc c'est celui que nous avons ouvert en G7 que moi j'ai beaucoup poussé et je l'ai ouvert de manière extrêmement amicale avec le Premier ministre norvégien comme avec le président américain ces dernières semaines il faut qu'on les parce que c'est ça être allié et donc oui il faut que leur producteur d'hydrocarbures gagne leur vie face des profits parce que ils en vendent plus mais il faut peut-être pas qu'il fasse du surprofit les vraies surprofits sont là nous qui avons beaucoup de débats sur ce sujet je peux vous dire les vrais sur profits ils sont là donc c'est un vrai débat qu'il faut avoir entre nous parce qu'il peut pas y avoir d'allier à deux vitesses ou de liberté à deux vitesses ensuite en plus de ça il y a des choix qui sont faits par l'économie américaine nord-américaine qui sont clairs qui sont des choix d'attractivité que je respecte mais qui crée un double standard quand vous avez des prix de l'énergie américain qui sont beaucoup plus bas que les nôtres parce que les États-Unis sont producteurs et que leur producteur d'hydrocarbures vendent 3 ou 4 fois le prix de ce qui vendent à leurs industriels chez nous le gaz et qu'en plus de ça ils mettent en place des textes qui permettent d'avoir des aides d'État allant jusqu'à 80% sur certains secteurs quand cette interdit chez nous vous avez un double standard qui s'inscrit et ce qui est un vrai sujet sur justement la le rapprochement et la sincérité du commerce transatlantique et c'est un débat moi que je compte que j'ai soulevé en européen que nous devons porter nous avons demandé à la Commission aussi de le porter et une discussion que j'aurai lors de la visite d'État que je mènerai aux États-Unis début décembre le conclusion qu'on doit en tirer c'est il nous faut très très vite agir sur les prix c'est ce qu'on fait aujourd'hui pour les baisser il nous faut rester solidaire dans cette période pour pas nous justement nous diviser et laisser en plus de l'instabilité financière s'installer en Europe et il nous faut très vite avancer sur un agenda de compétitivité d'investissement et d'attractivité pour rattraper cet écart qui s'est installé ces derniers mois donc il faut une Europe encore plus rapide et encore plus ambitieuse mais consciente de son autonomie stratégique c'est encore une fois exactement ça ce que vous posez derrière votre question nous ne sommes pas qu'un marché nous sommes des producteurs nous voulons être des champions dans le véhicule électrique dans les semi-conducteurs dans l'industrie dans la grande industrie des carbonées et pour ce faire on doit se battre dans une compétition internationale sans naïveté de l'Agence France Presse monsieur le Président j'ai bien vous je veux rebondir sur la question des délais vous avez parlé de vitesse maximale vous aviez promis aux entreprises françaises que les prix de l'énergie baisseraient drastiquement fin octobre début novembre est-ce que vous réitérez cet engagement on a entendu tous les mots traités techniques que vous avez utilisé le travail à venir semble encore assez quand même laborieux est-ce que c'est réaliste de réaffirmer cet engagement et ce qu'il faudra un nouveau sommet des chefs d'État pour parvenir à une un accord final et par ailleurs j'en profite puisque vous partez à Rome dimanche et que Madame mélony devrait être nommé première ministre par le président materella cet après-midi est-ce que vous avez l'intention de la rencontrer vous avez prévu de la rencontrer ou en tout cas ce que vous êtes disposé merci merci beaucoup écoutez d'abord je veux dire que depuis la fin de l'été nous avons commencé à réduire les prix du gaz et par voie de conséquence les prix de l'électricité je le disais pour les prix du gaz qui sont passés de plus de 330 euros par mégawattheure aujourd'hui à 62 euros maintenant il faut tenir et garder de la stabilité dans la baisse jusqu'à un niveau qui aura atteint des zones acceptables donc nous sommes en train de le faire et nous avons déjà produit du résultat justement par les choix politiques et un message clair à l'égard des spéculateur nous allons continuer dans les prochains jours donc je suis confiant sur ce sujet première partie de l'engagement tenu à côté de ça nous avons donné de la visibilité et mis en place des mécanismes nationaux de protection ils seront complétés dans les prochains jours par le gouvernement qui va annoncer pour les mois à venir nos mécanismes de protection pour en particulier les entreprises qui ne sont pas comprises dans le Bouclier tarifaire d'ores et déjà les ménages sur le prix de l'électricité ont de la visibilité sur 2023 on sait qu'il n'y aura que 15% de hausse là où le marché en fait passer plus de 100%. on sait que les petites entreprises comme les petites collectivités locales sont inclus aussi dans ce bouclier tarifaire qui n'aura que 15% de hausse la question elle est pour toute une catégorie d'entreprises PME entreprise de taille intermédiaire ou certains groupes qui ne sont pas energo intensifs et c'est là-dessus que dans les prochains jours nous allons finaliser le mécanisme national de protection qui permettra justement de sécuriser et de donner plein de visibilité à ses acteurs et donc décision européenne politique qui ont déjà permis de baisser les prix de l'électricité dans les jours à venir décision européenne qui vont mettre en place des mécanismes structurés que j'ai annoncé et à côté de sa décision nationale de protection s'il y avait un moment donné dans les semaines à venir des ré-envolés pardon pour homme je me rends d'abord et avant toute chose à Rome pour ce que j'ai accepté donc d'ouvrir la conférence de santé d'idiot dimanche puis j'ai une audience avec le Pape lundi matin c'est l'objet de mon déplacement dans le cadre de ce déplacement au Vatican le président matarella m'a amicalement invité à le voir ce que je ferais à ce stade compte tenu des incertitudes institutionnel rien d'autre n'est prévu je verrai avec le président matarella lundi en fonction justement de des évolutions institutionnelles et de ce qu'il recommandera ce que je ferais mais je tiens aussi à respecter ce qui est l'usage diplomatique et l'habitude c'est que quand on se déplace pour un voyage au Vatican c'est d'abord et avant tout un voyage au Vatican même si le Vatican nous savons à une spécificité géographique qui me conduit à cette proximité mais de toute façon je verrai la présidente du Conseil italien autour de cette table donc je suis tout à fait prêt à travailler avec elle après je tiens à respecter les usages vis-à-vis du pape et je tiens aussi à pouvoir m'entretenir avec le président matarella et pouvoir faire ce qui est le plus utile tout en étant respectueux donc nous le verrons lundi bonjour monsieur bonjour monsieur le président Mathieu coach BFM TV une question sur l'actualité française vous avez reçu les parents de Lola pour le rassurer de votre soutien depuis l'assassinat de cette jeune fille a suscité une grande vague d'émotion vous avez est-ce que vous avez un message à adresser aux Français sur ce drame notamment à ceux qui reprochent à l'état des défaillances le ministre de l'Intérieur les ministres la première ministre le garde des sceaux ils sont revenus il y a une enquête sur l'assassinat de la petite Lola et il appartient à la fois aux enquêteurs de donner la lumière et au gouvernement d'expliquer ce qui a été fait et ensuite de voir s'il y a des décisions à prendre qui sont suivront je pense que qu'est-ce qui qu'est-ce qui nous touche tous c'est l'atrocité de ce crime c'est l'atrocité de ce crime et c'est aussi ce qu'il a de à la fois d'un qualifiable et d'absolu quand on efface au mal radical et qu'on fait l'expérience que c'est possible dans notre société excellent c'est ça qui est vertigineux et je pense que tous les parents vivre dans leur chair ce que vivent les parents de Lola la peur pour un enfant qu'on dépose à l'école la peur pour un enfant qui rentre à la maison en sortant des classes c'est ça exactement ça et donc moi je pense surtout à aux parents de Lola à son frère et à son demi-frère au désarroi de cette famille qui est incroyablement digne et unie dans ce moment et je pense qu'elle a d'abord et avant tout besoin du respect et de l'affection de la nation avant toute chose Christian Longchamp la règle du jeu deux petites questions sur l'Ukraine s'il vous plaît si les forces armées biélorus pénètrent dans le territoire ukrainien on soutient des forces russes si ce faisant un nouveau front devais s'ouvrir au nord de Kiev ou de le vivre est-ce que cela entraînerait immédiatement un engagement militaire plus important de la France et de l'OTAN c'est ma première question et la deuxième question est-ce que des moyens budgétaires exceptionnels ont été débloqués ce matin pour se préparer à secourir les réfugiés Ukrainiens qui arriveront certainement non dans l'Union européenne cet hiver contre nous des dégâts infligés en ce moment par les Russes aux infrastructures électriques auraient crâniennes et est-ce qu'en termes d'organisation l'Europe est prête pour ses accueils merci nous avons comme vous le savez un mécanisme qui a été mise en place à la fois financier mais aussi une organisation collective pour accueillir les réfugiés ukrainiennes et ukrainiens qui permet en particulier avec un titre provisoire de d'avoir accès beaucoup plus rapidement à nos prestations mais aussi au travail de s'insérer beaucoup plus vite d'être mieux protégé sur l'ensemble du sol européen en même temps que nous avons des mécanismes pour accompagner les États qui accueillent ces réfugiés donc ça c'est le premier point les dispositifs sont en place et ils sont là si la situation devait évoluer en parallèle de ça ce que nous souhaitons faire et ce que nous avons commencé de faire avec le centre de crise en France et nous souhaitons justement intensifier cet effort et coordonner un effort de l'ensemble des alliés dans les prochains jours c'est de pouvoir venir en aide très vite à la population ukrainienne en Ukraine pour reconstituer les générateurs les capacités justement pour éclairer se chauffer et passer l'hiver et ça c'est absolument essentiel et donc nous sommes là pour essayer aussi de ce que j'évoquais dans cette cet accompagnement de la résistance du peuple ukrainien et donc nous déplorons des moyens additionnels nous avons commencé à le faire en lien très étroit avec le président zenenski pour ce qui est de la Biélorussie si l'hypothèse que vous évoquez se réaliser alors de manière très claire ce serait une implication plus forte de la Biélorussie dans le conflit et donc une tarification supplémentaire si besoin en été du président locatchenko elle entraînerait à coup sûr des sanctions supplémentaires à l'égard de la Biélorussie et il nous appartiendrait à ce moment d'analyser la situation pour voir les conséquences que cela emporterait en termes de soutien mais vous savez ce serait d'un point de vue militaire assez comparable à ce que l'Ukraine a vécu au début de la guerre quand les forces russes ont pénétré par le nord et ont mené cette offensive sur Kiev donc c'est surtout une nécessité d'organiser une résistance une capacité de contre-offensive côté ukrainien sur ce frelon bonjour bonjour Lionel Julien Arte une question relative voire deux questions relatives à la Chine et aux infrastructures critiques je crois qu'il en était question lors de ce conseil en tout cas dans les projets de conclusion il était question je voulais savoir ce que vous avez de quoi vous exactement ce que vous a dit que je suis échels par exemple puisqu'ils envisage une visite en Chine au début du mois prochain et notamment je sais pas si vous avez pu évoquer je sais que ça a été évoqué ce matin aussi par d'après les ministres estonienne lors de son arrivée est-ce que vous avez pu évoquer cette fin cette affaire entre guillemets du port de Hambourg ou une société chinoise va prendre une participation de 35% et quels sont les engagements vous avez pris en européen justement par rapport aux infrastructures critiques justement et à l'autonomie stratégique ou la souveraineté comme on voudra merci sur ce sujet notre autonomie stratégique c'est de définir mais il faut le faire de manière à la fois transparente respectueuse et lucides et j'insiste sur ces trois points à l'égard de la Chine en quelque sorte nos règles du jeu et c'est de dire quand on touche des technologies critiques ou notre sécurité notre défense sont en jeu nous souhaitons avoir des éléments de souveraineté c'est exactement la position que la France a tenu par exemple sur ces réseaux de télécommunication et certains composants critiques et nous l'avons fait de manière transparente méthodique en partageant les choses je rappelle que quand j'ai décidé il y a cinq ans cela j'étais relativement isolé en Europe et beaucoup d'opérateurs dans le reste du continent avaient déjà été vers des solutions technologiques qui réduisaient beaucoup leur souveraineté et considérer que nous avions une position étrange elle est maintenant consensuelle est largement généralisée mais il faut le faire de manière respectueuse et je dirais en regardant dans un partenariat équilibré avec la Chine ce que fait la Chine avec nous il suffit de dire aux autorités chinoises est-ce que quand vous construisez par exemple vos cœurs technologiques en télécommunications vous prenez des solutions françaises allemandes finlandaise suédoise non vous voulez vous les chinoise pour votre autonomie nous c'est pareil ensuite il y a les infrastructures essentielles là-dessus nous avons historiquement fait une erreur nous Européens au moment de la crise financière nous avons poussé plusieurs États membres dans des situations difficile sur le plan de leur finance publique à vendre des infrastructures sans qu'il y ait d'acheteurs européens et donc sur beaucoup de ces infrastructures critiques ce sont des acteurs chinois qui sont venus acheter et ce qu'on peut le reprocher aux autorités qui ont été dans la situation qui de vendre des ports qui devant des opérateurs électriques gaziers ou autres est-ce qu'on peut le reprocher au chinois non nous avons été naïfs parce que nous avons considéré que au fond il y avait essentiellement un sujet de finances publiques à régler que l'Europe était un supermarché ouvert je pense que maintenant il faut qu'on ait des règles et qu'on définisse sur les infrastructures en européen les points sensibles on a d'ailleurs commencé à avoir des textes qui les définissent et avoir des mécanismes pour le regarder je pense que c'est très important je pense que de la même manière nous devons en européen regarder les vulnérabilités sur le plan informationnel que font courir certains réseaux et je pense que nous devons ensuite regarder tous les sujets de dépendance en termes d'infras pardon de chaînes de valeur que font courir la situation sur certains matériaux critiques certaines terres rares certaines transformations de ces matériaux donc c'est une analyse en chaîne de valeur donc ce que nous avons décidé de faire c'est de lancer ces travaux en lien étroit avec la commission la Commission a déjà beaucoup avancé sur plusieurs de ces sujets nous avons nous lancé je dirais parfois au niveau national de tels travaux la France l'a fait et nous devons maintenant converger dans les prochaines semaines et les prochains mois notre volonté c'est en tout cas maintenant de bâtir pleinement cette autonomie stratégique donc il n'y a pas eu de discussion spécifique sur le cas que vous évoquez mais il est clair que nous devons dans les prochains mois structurer les règles du jeu que nous donnons à nos partenaires pour que ce soit clair et que ça permet d'engager dans certains secteurs parce que nous nous souhaitons pouvoir continuer à avoir la compétition commerciale avec des bonnes règles du jeu mais continuer à pouvoir nous entreprises veulent continuer à pouvoir investir en Chine et nous voulons continuer à avoir des partenaires chinois dans certains sujets qui ne touchent pas notre souveraineté notre autonomie stratégique et c'est une bonne chose mais il faut que le cadre soit posé je vais prendre une dernière question allez deux dernières questions comme ça allez-y le Président j'ai une question concernant la guerre ne craintes vous aurez déjà à mentionné de montrer discours la continuité du soutien pour le crâne mais ma question va un peu loin que peut faire la France et les autres partenaires européennes pour mettre fin à la guerre en Ukraine c'est évidemment la question la plus importante mais la plus complexe nous ne faisons pas la guerre en Ukraine nous nous soutenons le crâne nous sanctionnons la Russie mais nous ne faisons pas la guerre et donc il n'est pas dans notre main de l'arrêter puisque nous ne sommes pas partis prenantes à ce conflit et donc pour moi réussir à cette atteindre cet objectif qui est d'arrêter la guerre suppose que les conditions sur les terrains soient remplis qui permettent aux Ukrainiens de considérer que c'est le moment pour se remettre autour de la table pourquoi je dis ça parce que nous soutenons aussi du crâne en tant qu'elles défense à souveraineté territoriale et ses frontières et donc nous ne pouvons pas nous dire au nom de l'Ukraine à tel moment ceci est acceptable ou ceci ne l'est pas nous ne pouvons pas négocier pour autrui donc dans ce cadre ce que nous devons faire c'est d'abord ne jamais casser le lien donc premier point continuer le soutien à la résistance à l'effort de guerre continuer les sanctions deuxième point continuer à parler et aux autorités ukrainiennes et aux autorités russes car à un moment donné il faudra revenir autour de la table troisième point essayez de guetter ce moment qui sera acceptable pour qu'un retour autour de la table soit possible et que les discussions reprennent je le souhaite le plus tôt possible et ensuite participer autour de la table il faudra évidemment qu'il y ait au premier chef le crâne et la Russie mais il faudra qu'il y ait aussi l'Europe la communauté internationale présente bâtir à ce moment-là les termes de la paix c'est ce chemin qu'il nous faut suivre mais je ne peux malheureusement pas vous dire aujourd'hui de manière précise quand les conditions seront remplies parce que elles ne sont pas dans ma main elle dépendent d'abord de l'évolution du conflit sur le terrain et elle dépend aussi de certains choix souverains que nous devons respecter mais nous devons tout faire par notre action pour qu'au moment où c'est possible cela advienne c'est aussi pour cela que j'ai toujours assumé de parler aux deux parties toute dernière merci merci beaucoup je veux d'abord avoir un mot pour saluer le travail et le courage du président et du Premier ministre Mustapha El kazimi durant ces dernières années ils ont été des partenaires remarquables et des dirigeants courageux et en particulier le Premier ministre Casimir avec lequel nous avons tenu cette conférence de Bagdad il y a un peu plus d'un an maintenant a beaucoup œuvré avec la France pour justement avec tous les partenaires de la région et c'est de retrouver de la de la cohérence à la fois défendre la souveraineté de l'Irak et retrouver de la cohérence et pacifier la région j'ai souhaité la bienvenue présenter mes félicitations aux nouveaux présidents et aux nouveaux premiers ministres et je souhaite pouvoir échanger avec eux le plus rapidement possible le souhait de la France c'est que l'Irak puisse vivre en stabilité et que sa souveraineté puisse être pleinement respectée par toutes les puissances de la région et la souveraineté de l'Irak et sa stabilité passe également par une relation apaisée avec la république autonome du Kurdistan et le gouvernement régional du Kurdistan que vous le savez j'ai pu recevoir en décembre 2017 quand des tensions sont devenus et j'ai d'ailleurs eu encore une encore sur ce sujet beaucoup d'échanges et avec le président Barzani avec le Premier ministre nestival Barzani ces dernières semaines et donc mon souhait dans ce contexte là c'est que le Kurdistan puisse être lui aussi en pleine sécurité avec des relations apaisées entre airby et Bagdad sur le plan financier économique mais avec surtout également une sécurité du Kurdistan qui soit préservé par toutes les puissances de la région et donc la France continuera de vrai pour contribuer apporter sa part à cette à cette sécurité surtout renforcer la souveraineté irakienne voilà très bien je vais devoir rejoindre Paris et je vous remercie pour oui la décision est prise maintenant parce que c'est cohérent en deux mots donc nous avons décidé de nous retirer traiter sur la charte de l'énergie d'abord parce que c'est cohérent avec les positions que nous avons prises et en particulier avec l'accord de Paris et ce qui en découle et ensuite parce que il ressort de plusieurs cas récents que cette charte est de traiter qui sont suivis conduisaient à des mécanismes là aussi un peu spéculatifs et à des indemnisations importantes de certains acteurs et donc nous nous mettons en cohérence avec les textes qui sont postérieurs et avec la stratégie qui est la nôtre et pour nous c'est important parce que c'est cohérent avec les accords de Paris et notre stratégie climatique européenne et parce que dans le moment que nous vivons nous devons plutôt accélérer concentrer nos investissements sur aller plus vite sur le renouvelable aller plus vite sur l'efficacité énergétique aller plus vite sur le nucléaire c'est la stratégie de Belfort que j'annonçais en février dernier c'est celle qui est bonne pour la France mais c'est aussi celle qui est bonne pour l'Europe et aujourd'hui je regarde avec inquiétude revenir pas simplement les énergies de transition mais les hydrocarbures et les énergies fossiles les plus polluantes et donc la guerre sur le sol européen ne doit pas nous faire oublier nos exigences climatiques et notre impératif de réduction de nos émissions de CO2 le fait de nous retirer de ce traité est un élément de cette stratégie merci beaucoup
Emmanuel Macron