Sandrine Rousseau est l'invitée de "Tout est politique"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Sandrine Rousseau, vous êtes député écologiste de Paris. Je vous présente Nathalie Saintcric qui va vous interviewer avec moi. On voulait votre réaction à ce dont on vient de parler, c'est-à-dire ces scènes absolument incroyables à l'université Paris 8 où un groupe d'ultra gauche fait applaudir les attentats du 7 octobre.
Je précise qu'avant d'être parlementaire, vous étiez professeur d'université à Villovasque si je ne me trompe pas. À l'université de Lille. Ouais.
À l'université de Lille de Villeque. Comment est-ce possible ? Et bien en tout cas c'est inadmissible.
Enfin voilà, il il y a même pas de sujet. C'est c'est inadmissible d'avoir ça dans une université. 1200 morts, on n'applaudit pas les morts comme ça.
Enfin, ça je sais pas comment le dire. Je je sais même pas trouver trouver les mots. Ça n'est pas possible.
C'est inadmissible, c'est inacceptable. Ça n'est pas éthique. C'est on ne peut pas faire ça dans une université.
N'y a nulle part ailleurs d'ailleurs. Voilà. Mais un président d'université est quand même censé se renseigner avant d'autoriser avant d'autoriser un rassemblement.
Euh pas forcément en fait. Bon, c'est un peu compliqué. Vous pouvez déposer une demande pour une conférence et puis après voir.
Oui, vous le président de l'université n'a pas forcément la communication. Je sais pas comment ça se passe à Paris 8, mais ça n'est pas systématique qu'il ait tous les invités. Puis surtout, il sait pas forcément ce que vont dire ces invités.
Donc, on va parler des beaucoup de sujets abordés avec vous. On va parler des retraites. Le Sébastien Lecornu a acté hier la suspension de la réforme des retraites.
C'était moins clair pour Emmanuel Macron. Enfin, manifestement, c'est la version le cornu qui va qui va euh s'appliquer. Est-ce que c'est bon à prendre ?
Ah ben bien sûr, c'est bon à prendre cette suspension. Après, la question c'est qu'est-ce qu'il y a d'autre dans le projet de loi de finance sur la sécurité sociale ? Moi, je sors de l'assemblée à un moment où je viens vous voir et ce qui est présenté et ce qui est mis sur la table des députés est assez grave parce que c'est vraiment une attaque en règle contre les plus bah les malades, contre ceux qui doivent prendre le taxi, qui ont des affections longue durée, qui ont des indemnités journalières parce qu'ils sont en arrêt maladie.
Enfin, c'est vraiment quelque chose, je trouve que c'est un peu historique même ce qui se passe là sur le projet de loi de finance du PF FSS. C'est vraiment une casse en règle et un aller chercher de l'argent sur les personnes les plus vulnérables. Par exemple les apprentis, les personnes les les enfants qui sont apprentis ou les adolescents, les jeunes adultes qui sont apprentis qui gagnent le SMIC divisé par de enfin voilà et c'est sur eux qu'on va aller chercher des cotisations sociales.
C'est sur l'échec restaurant, c'est sur les chèqus vacances. C'est dingue. C'est dingue ce qui est en train de se passer dans à l'Assemblée en ce moment est dingue.
Alors pour résumer, quand vous avez vu que les socialistes ou le PS avait réussi à à tordre le bras du gouvernement, c'est-à-dire à obtenir ce qui finalement comme disait Gill était la suspension, est-ce que vous vous êtes dit bien joué, il faut mieux négocier pied à pied avec l'exécutif plutôt que d' la stratégie qui est plutôt traditionnellement celle de LFU, des écologistes qui dire de toute façon on va censurer. Ça c'est ma première question. Est-ce que vous êtes dit ça ?
Et est-ce que maintenant vous avez l'impression que avec ce que tout ce que vous dénoncez, vous allez réussir à renverser la vapeur ? C'est en gros vous dites que vous voudriez exercer le pouvoir, mais si manifestement vous êtes pas en mesure face au aux opposants de faire valoir vos idées, comment faites-vous ? Et bien, j'ai répondu presque déjà dans ce que je viens de dire, c'est que oui, il y a la suspension des retraites et c'est très important pour les personnes qui sont concernées.
Alors, on parle de de 3 millions de personnes mais en fait on compte y compris ceux qui ont juste 3 mois de décalage. Mais bon, ceci dit, ce sont des personnes qui sont concernées et pour ell c'est important. Après, quand je vois ce qu'il y a dans le reste du PLFSS, je me dis mais en fait cette non censure a poursuivi, a continué à à encourager finalement un macronisme encore quelques semaines, encore quelques mois et je pense que la France est en train de créer que dites vous au socialistes là par exemple, imaginons que vous soyez face au socialismes, j'imagine que vous les avez fréquenté toute la journée.
Vous leur dites quoi ? Vous leur dites il est temps de Qu'est-ce que vous leur dites ? J'ai même appelé Olivier Fort juste avant le vote de la censure pour lui dire "Tu fais une erreur." Je pense que là ce qui est en train de se passer est une mise en danger extrêmement grave de nos hôpitaux publics.
C'est une mise en danger de toute notre protection sociale en réalité. Et et donc je lui dis euh en fait on peut pas euh c'est vrai que c'est une petite victoire la la retraite et je ne leur nie pas ça. Ils l'ont eu mais à quel prix en fait c'est ça le sujet c'est pour avoir cette victoire là combien quel est le coût pour dans la vie des français et françaises et en fait et bien j'aimerais que l'on que l'on fasse ce calculant que je vais amener de l'eau à votre moulin puisqu'on apprend que la suspension de la réforme des retraite coûtera 1 milliard 4 d'euros et que le gouvernement veut récupérer ce milliard 4 et que donc ça sera par la taxe sur les mutuels qui passeraient de 2,05 % à 2,25 % et par la sous-indexation des traite qui devait être de 04 points et qui sera de 05 points.
Donc mais pas que ça doublement des franchises. Non mais ça c'est ça c'est pas ça c'était déjà là. C'est pas la conséquence de la conséquence de Non, ça n'était pas là.
Enfin, les deux ont été annoncés en même temps. Doublement des franchises, limitation des affections longue durée pour les troubles musculosquelettiques et pour les dépressions. Il faut comprendre qu'aujourd'hui l'essentiel des demandes d'arrêt de travail parce que il y a un malêtre trava les affections luré, il ne faut pas laisser croire que les affections en question ne sont plus prises en charge.
Elles sont pris en charge. Je dis pas ça, je dis limitation limitation des affections longue durée notamment sur les troubles musculosqueles. Lié directement à l'affection de longue durée.
Voilà, ce qui ne sera pas forcément prise en charge. C'est que si vous avez un cancer, toute la thérapeutique, non, il y a aussi tout un volet en amont de la mise en affection longue durée qui va limiter l'accès à ce statut d'affection longue durée. Et donc, je vous dis parmi les les pathologies qui vont être moins couvertes par l'affection longue durée, c'est par exemple les troubles musculosqueltiques.
Et en fait, c'est un des troubles majeurs aujourd'hui sur le corps des personnes qui travaillent et particulièrement qui travaillent sur les emplois les moins qualifiés. Donc ceux qui sont les plus dur, les moins bien payés. C'était juste pour préciser ce que disait Gill, c'est que les gens qui nous regardent qui ont une maladie de Parkinson, une maladie, un cancer je sais pas quoi, qui ne s'imagin pas qu' sur des choses sur des choses qui n'ont aucun rapport que tout le monde pourra avoir.
Mais je vous dis pas qu'il faut être pour, je dis qu'il est important de le préciser. Oui. Et je le précise et vous avez raison, c'est sur les soins dit annexe.
Mais qu'est-ce que c'est des soins dit annexes ? C'est par exemple des soins de comment s'appelle de de kinésithérapie par exemple. Ça peut être des soins pour de massage, pour détendre des muscles et cetera.
En fait, ça peut être des soins qui peuvent être extrêmement important et à la fin c'est du reste à charge supplémentaire où c'est de la moins bonne prise en charge. Alors, à votre avis, pourquoi les socialistes se sont engagés là-dedans ? Est-ce que c'est de ils se sont fait piéger, comme l' dit certains du côté des socialistes, ils ont eux-mêmes dit que c'était un paris risqué.
Est-ce que c'est par peur de la dissolution pour garder leur siège ? Qu'est-ce qu'il a appris d'après vous ? Je pense que les socialistes euh voulaient se différencier euh de du nouveau Front populaire et qu'ils ont euh utiliser cela.
Maintenant, je dis vous êtes socialiste et donc euh regardez ce qu'il y a dans le dans le projet de loi de finance. Regardez aussi euh toute l'attaque qu'il y a sur l'économie sociale et solidaire. Il y a il y a la menace de 90000 licenciements.
En fait, c'est pas rien. Enfin, j'ai l'impression de parler un peu dans le vide là, mais c'est important. En fait, je comprends pas bien parce que vous disiez donnez-nous les donnez-nous le pouvoir, nommez Lucy Casté ou qui vous voulez à Matignon et on ira négocier devant cette assemblée et parfois on obtiendra des choses, parfois on perdra cette assemblée, c'est les Français qui l'ont voulu et tout ce que vous dites là, puisqu'il n'y a pas de 493, ce n'est plus le gouvernement qui l'impose.
Ce sont les députés, les représentants de la nation qui le votent. C'est bien mal connaître le parlons hein le le fonctionnement du parlement puisque là c'est la copie du gouvernement qui est sur la t la tax mais le l'amendement le vous avez la gauche la gauche mais c'est vrai ou c'est pas vrai la gauche unie les quatre groupes de gauche ont essayé de réintroduire la taxe Zucman au parlement ça a été battu c'est vrai ou c'est pas vrai ? Ça a été voté en première instance à l'Assemblée nationale et là dans le en amendement du budget ça a été ça a été battu.
Oui, mais en fait c'est c'est ça que vous n'avez jamais je pense voulu entendre, c'est que à partir du moment où en 2024 le nouveau Front populaire avait l'avance, pas la majorité l'avance et bien nous proposions des textes qui étaient qui étaient issus de notre programme et après ça débattait et chaque voilà ce qui s'est passé avec sa que on aurait pas mis sur la table on aurait pas mis sur la table des textes qui augmentent la prise en charge des transports pour les personnes qui doivent aller à l'hôpital et qui ont des cancers, on l'aurait jamais mis sur la table. Et ça changeait tout en fait parce que ça voulait dire que du coup les républicains par exemple auraient été obligés de mettre un amendement en disant on va augmenter les coûts de transport et ils seraient allés dans devant leurs électeurs en disant ben regardez nous on a mis un amendement pour augmenter vos coûts de transport pour aller à l'hôpital et il n'auraient jamais fait ça en réalité et c'est ça que ça changé et j'ai et j'ai bien vu que c'était très difficile à expliquer mais ça change tout en fait la copie initiale parce qu'après vous pouvez corriger une copie mais vous n'en changez pas la philosophie du moment alors est-ce que vous considérez quand même qu'il y a des économies mis à faire qu'il y a une dette qui est je pas faire un concours de superlatif et que dans le P au moment du PLFSS, il faut également faire des économies. Est-ce que ça vous êtes d'accord ou vous vous dites simplement même si c'est beaucoup moins que ce qu'avait prévu François Baou et c'est ce que Sébastien Lecnu vous a dit, est-ce que vous considérez que s'il y a quand même une nécessité ?
Je ne peux pas vous répondre en l'état dans la mesure où vous ne parlez que d'économie, vous n parlez pas de recettes supplémentaires. C'estd que oui, il faut diminuer le déficit. Il faut diminuer le déficit.
Ça, je suis d'accord avec vous. déficit on peut pas le faire. Non mais diminuer le déficit ça n'est pas juste baisser les dépenses et c'est ça l'erreur qui que font les macronistes de manière permanente.
Est-ce que vous allez essayer puisque l'attaque Zucman a été retoquée est-ce que vous allez essayer en séance les partis de gauche ? On a reçu une parlementaire socialiste hier qui nous disait "Oui, c'est pas la taxe Zucman ou rien. On va essayer de créer Hollande qui une nouvelle taxe qui ne sera pas la taxe duman mais enfin est-ce que vous allez vous mettre d'accord pour essayer d'en trouver d'en trouver une que le gouvernement pourrait accepter puisque le premier ministre a dit oui il y a il y a un problème de justice fiscale.
Il nous en propose déjà une sur les holdings qui ne couvrent pas 95 % du elle aussi a été qui elle aussi a été battue. Donc donc je vous dis oui on va essayer de tout faire. Enfin, moi je vais passer là mes mes journées et mes nuits à partir de lundi à l'Assemblée nationale pour essayer de tout faire pour que véritablement les gens les plus modestes en France qui ont vraiment pas le sous, qui sont dans la débrouille ne sortent pas de leur porte-monnaie mais que ce soit ceux qui ont de l'argent qui puissent cotiser davantage.
Je vais passer plus vous ne dites plus c'est ou rien. Mais de toute façon si c'est pas passé c'est pas passé. Enfin je veux dire je suis pas je suis respectueuse de la démocratie.
En fait c'était c'est quelque chose de précieux la démocratie et d'ailleurs je m'inquiète de ces attaques régulières. Les socialistes, c'est quoi ? Donc vous dites, il faut qu'ils comprennent et cetera.
Désormais, les socialistes pour vous, c'est quoi ? C'est des partenaires, c'est des alliés, c'est des adversaire ? Comment vous les jugez ?
Ben, c'est un peu à eux de le dire en fait, plus que à moi. Dire, c'est à eux de nous dire ce qu'ils veulent aujourd'hui. Ils l'ont dit, ils l'ont dit, ils ont dit un accord programmatique.
Ils ont dit un accord programmatique avec les filles est absolument inenvisageable. Ce qu'ils veulent, c'est faire un accord avec les communistes. Et vous ?
Mais oui, mais moi je dis sur quelle base en fait ? Est-ce que si derrière vous acceptez euh ce qui est finalement la poursuite sous perfusion du macronisme et de l'impact que ça a et sur la la structure sociale mais aussi sur la vie très concrète des gens, moi je ne vous suivrai pas là-dedans. Après, je ne suis pas seule dans les écologistes, mais moi je vous dis, je ne vous suivrai pas.
Moi, je veux une politique très ambitieuse en matière d'écologie, mais je veux aussi que les gens vivent bien, vivent mieux. D'accord. Mais ce qu'on essaie de comprendre, ce qu'on essaie de comprendre, c'est de fixer un peu des points de de divergence et des points d'éloignement des uns par rapport aux autres.
Euh les socialistes veulent bien style travailler avec vous, avec les écologistes. Alors Marine Ton de Liudif, parfois difficile à suivre mais on en parlera tout à l'heure. Euh et vous on ne sait pas si vous êtes comme certains disent une sucursale de LFI, c'est pas moi c'est pas moi qui a inventé l'expression ou si vous êtes PS compatible.
En gros, si le PS ve travailler avec quelqu'un, est-ce que vous l'idistance, est-ce que vous êtes écidistant de LFI du PS ou alors vos valeurs, votre programme penche plutôt d'un certain côté ? Et moi, j'ai travaillé et je continuerai à travailler avec le PS sur des textes de loi. Je l'ai fait par exemple sur la psychiatrie, la santé mentale et je l'ai fait avec des députés du Parti socialiste à l'Assemblée.
Là, nous sommes en train de travailler sur le projet de loi de finance sur la sécurité sociale. Je travaillais avec Girod Gedge sur ce sur ce texte. Je veux dire, je enfin je je suis j'ai l'impression des fois qu'on nous représente comme des gens qui ne parlons pas, on se croise dans les couloirs sans dire bonjour et cetera.
C'est pas du tout ça. Nous sommes animés du Non, mais nous sommes animés de l'intérêt supérieur des Français. Enfin, vraiment après je vous le dis, je voudrais que si c'est par exemple un PS qui est où c'est Bernard Cazu et Carole Delga, je leur pose la question mais où est l'écologie du PS où est Non, c'est vous vous êtes plus avec le PS tendance.
Mais je leur dis qu'est-ce que vous faites sur l'écologie par exemple ? Parce que si c'est pour faire la 69, jamais je n'irai. Jamais je n'irai.
Voilà. C'est pas un soin, c'est l'autoroute Toulouse Toulouse, je voudrais qu'on regarde ou une des luttes écolo les plus importantes du monde. Vous en gros vous êtes partisan du d'un certain radicalisme d'une certaine radicalité mais moi je suis même pour qu'on sorte du système productiviste et c'est une question que je pose à toute la gauche et lesfit compris d'ailleurs je vais vous dire c'est de dire mais en fait on en est où vis-à-vis de la croissance et du productivisme parce que si c'est pour juste faire plus de redistribution dans le même système économique et qu'à la fin on arrive dans le mur climatique de la même manière ça m'intéresse pas spécialement non plus.
C'est ça que j'essaie d'ouvrir en politique, c'est une nouvelle voie. C'est de dire que le productivisme, la croissance, le PIB, c'est pas ce qui fait notre bonheur. Et qu'en fait ce qui fait notre bonheur, c'est d'avoir du logement, de la nourriture, des liens, une école, de l'hôpital et qu'en fait c'est ça se faire du bien.
C'est ça être heureux, c'est ça notre véritable. considère qu'on peut faire tous ces investissements et tous ces progrès s'il y a une plus grande quantité de travail parce que ça permettra de de capter plus d'impôts, plus de cotisation, plus de tout ce que vous voulez et que ça permettra de faire baisser le temps de travail à terme et tout ça, c'est pas non plus totalement incompatible votre nouveau modèle que pour l'instant je je vous fais quand même remarquer que pour aller chercher un demi-point de croissance, il faut travailler plus, faire des heures supplémentaires non financées. Et moi je vous dis aujourd'hui la croissance, il y a une base matérielle à la croissance.
C'est ça que l'on oublie systématiquement dans la croissance. pour faire de la croissance. Certes, vous avez des services, mais vous avez aussi tout un tas de biens de production dire une prédation sur la planète qui Oui. qui nécessite des ressources naturelles, qui nécessitent du béton, qui nécessite de l'espace, des matières et cetera et que aujourd'hui nous sommes en train de de crever de cela au sens premier du terme.
Donc je vous dis une la croissance ne peut pas être considérée comme une richesse si elle met en danger nos propres conditions de vie. Donc, je voudrais que nous interrogions les biens dont nous avons et les services dont nous avons absolument besoin. Comment les conserver ?
L'eau par exemple qui est absolument indispensable, comment on fait pour le conserver ? Comment on fait pour faire en sorte que tout le monde est un vrai logement dans lequel il est digne de vivre ? Mais après, si on on ne s'achète pas les trois dernières nouveautés, ben en fait voilà, c'est pas grave.
Et c'est ça, c'est ça l'espace que j'essaie d'ouvrir en politique et je j'entends bien qu'il est souvent caricaturé mais en fait je pense que nous vivions mieux dans ce monde-là que dans celui dans lequel nous. Je vais vous ramener je vais vous ramener à de la politique parce que quand je parlais de radicalité, je parlais de votre enfin du combat politique. Vous voulez indépendamment du projet de société que vous portez, vous voulez une certaine radicalité dans le combat politique.
Ce qui est très exactement l'inverse de Sébastien Lecnu qui dit qu'il faut essayer de discuter et de trouver des consensus que vous allez trouver peut-être des consensus mou. Je voudrais qu'on regarde un sondage. Celui qui progresse le plus en ce moment parmi le personnel politique, c'est Sébastien Lecnu qui est le seul assimissé dans les plus populaires parmi tous des leaders qui sont soit d'extrême droite, soit républicains, mais très à droite du de républicains.
Je pense à Bruno Reteillot. Ça vous interpelle quand même le fait de voir que quelqu'un qui propose une démarche à l'invorse de la vôtre, c'est-à-dire une démarche de de de petits arrangements, ça fonctionne dans l'opinion ? ça fonctionne parce que pour l'instant on en est à la phase des petits arrangements et qu'on ne voit pas les effets très concrets que ça va avoir.
Et moi je vous fais le pari que le voit les effets très concrets mais c'est peut-être ce que les fran peut-être que les Français ont envie d'apaisement. Mais oui, mais peut-être aussi qu'ils ont envie de ne pas être malade. Peut-être aussi qu'ils ont envie d'avoir une véritable école qui ben qu'ils ont une qu'ils ont envie d'avoir une véritable école qui a un véritable service public. français, on envie d'être malade.
Vous savez qu'aujourd'hui, vous savez qu'aujourd'hui le le métier d'enseignant qui était un des métiers les plus valorisés en France, qui était les plus le les plus attractifs, il n'y a pas assez de candidats pour venir. Donc je dire c'est nos enfants c'est raison mais il se trouve que il se trouve que là je parle de politique, je sais que c'est pas bien mais bon parle de politique pour le bien sûr mais là on a un leader politique qui Oui. ve à l'inverse peut-être du président de la République veut discuter avec les uns et les autres et on a constaté Nathalie et moi que bah il trouvait une certaine écoute chez les Français.
Et bien je vous réponds pour l'instant tant qu'il est dans essayer de trouver la solution, je suis sûre qu'en effet il monte dans les sondages et vous le montrez. Je vous dis maintenant une fois qu'on verra ces solutions et on une fois qu'on verra les effets que ça a sur la vie des gens, je vous garantis et je prends les paris aujourd'hui devant vous qu'il chutera. Voilà, parce qu'en fait aujourd'hui, nous sommes au bout d'une politique qui brutalise en quelque sorte les gens contrairement à une à une société française qui est plus progressiste qu'on ne le pense et qu'on veut le penser.
Et sur la quantité de travail par exemple, sur l'augmentation de la quantité de travail, sur les retraites, tous les autres pays européens qui ne brutalisent pas forcément leur opinion le font. C'est pas c'est pas être il y a il y a pas forcément une exception française qui fait que parce que vous dénoncez la politique comme si en était spécifique. Regardez ce qui s'est passé en Italie.
Regardez ce qui se passe en Allemagne. Regardez ce qui se passe en Espagne. Pedro Sanchez c'est pas un dangereux per Bah.
Pedro Sanchez Sanchez par exemple il expérimente de manière massive la diminution du temps de travail en Espagne. Oui. La retraite a été repoussée sans que ce soit un drame pour les Non mais OK.
Sauf que il expérimente la semaine de 4 jours. Si les personnes qui font le ménage et qui ont des mal aux bras, aux épaule et cetera, elle travaille que 4 jours par semaine. Bah peut-être qu'on peut rediscuter de la durée durant laquelle elle travaille éventuellement.
Mais en fait là aujourd'hui, on a la double peine, c'est-à-dire qu'on a à la fois les 35 heures qui sont en train de s'éloigner comme horizon et on est plutôt autour de 37 voire 39 he de travail. Et de l'autre côté, on nous augmente le nombre de d'annuités. Je vais vous citer juste un exemple si j'ai si vous me laissez une microseconde.
J'étais je discutais ce matin avec une femme de ménage de l'assemblée qui s'est coupé les cheveux. Elle avait les cheveux courts alors qu'avant elle se faisait une queue de cheval. Je lui dis "Ça vous va bien votre nouvelle coupe ?" Et elle me dit "Mais vous savez, je ne l'ai pas fait pour aller pour être plus jolie.
Je l'ai fait parce que je n'arrive plus à lever les bras pour me coiffer. C'est-à-dire qu'en fait cette femme, elle est à 3 ans de la retraite, elle n'arrive plus à lever les bras pour se coiffer. Et en fait, c'est à ces gens-là qu'on va refuser l'affection longue durée.
C'est à ces gens-là qu'on va diminuer les les indemnités journalières. Et en fait, moi, je ne me reconnais pas dans ce projet de société. Et après, je vais vous dire, si nous présentons face aux Français et françaises et qui disent "Bah, c'est pas votre projet, nous on veut travailler plus et cetera." et ben ce sera la démocratie.
Ce sera la démocratie. Justement, c'est pas évidemment ce ne sont pas des élections mais c'est une enquête, c'est l'enquête fracture française faite auprès de 3000 français par des instituts sérieux pour le monde et la fondation Jean Jorès qui ne sont pas des officines d'extrême droite à ma connaissance. EV capable de gouverner le pays en pourcentage de oui.
En 2020, vous étiez à 32 %, vous avez perdu 10 points, c'est-à-dire en gros le tiers de votre capacité à gouverner. Alors, je ne sais pas si c'est la radicalité de vos propositions, mais enfin l'écologie qu'en 2020, j'arrivais en politique dans la primaire des écologistes et que je tenais le haut du de la ligne politique de VLV. L'écologie politique est de moins en moins considérée comme capable de gouverner le pays.
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Mais ça m'inspire que on a euh un sujet autour du du déni véritable de la question écologique et que quand on parle pas d'un sujet qui est au cœur de notre de notre ligne politique, ben évidemment euh on recule. Et puis peut-être qu'en effet, euh il y a des gens qui ne voient pas la société que nous proposons.
Enfin, peut-être que nous avons des énormes progrès à faire et je n'en doute pas. Sauf qu'à un moment donné euh je vous dis je je je suis une ligne et les gens peuvent l'apprécier ou ne pas l'apprécier mais limite votre ligne on on la connaît on la voit je sais pas si vous la connaissez donc ça si un peu quand même. En tout cas on voit les différences avec certaines d'autres.
Est-ce que le les écologistes ne pêchent pas par un côté pol trop politique justement ? d'accord avec vous. Je m'explique.
C'estàd que euh on a des écologistes et on est même connu pour ça qui sont presque plus politique écologiste quand aujourd'hui en pleine crise avec quand même un certain on apprend la candidature de Marine Tourelier. C'est pas exactement la chose qu'on attendait. Enfin on attendait moi ça me fait ni plaisir ni pas plaisir.
Simplement est-ce que c'est pour l'image des écologistes quelque chose qui tombe pile au moment où on le voulait ? On va voir son sa déclaration de candidature dans le nouvel hom je crois. Marine Tondelier qui a pris la décision, voilà avec un tailleur vert.
Marine Tondelier, pourquoi je suis candidate à l'élection présidentielle ? Je trouve que ce calendrier est le pire qui puisse être. Voilà, je me suis battue en interne pour que ça ne soit pas ce calendrier.
Je continuerai à me battre pour que là dans un moment où on est en train de voir le budget et encore avec tous les aspects dont on vient de parler, dans un moment où on risque la censure, la dissolution, dans un moment où il y a aussi les municipales où les sondages ne sont pas forcément excellents, c'est c'est ce moment-là est un moment au contraire de mobilisation générale et de de ne pas être dans une bataille qui me semble être à contetemps. C'estd que aujourd'hui le temps là est à sauver le parlementarisme, la démocratie et derrière les municipal qui est un échelon extrêmement important pour bien des gens et qu'en fait c'est ça et toutes nos forces, toute notre énergie, toute notre puissance militante qui est pas énorme mais qui devrait être tourné vers ça. Je suis absolument d'accord avec ça et je regrette absolument mais j'ai voilà je je n'ai pas je n'ai pas été informé du calendrier par on vote dans ces cas-là parce que moi je connais pas la la désignation du candidat, ça se fait quoi ?
Parce que je vois plein de trucs bizarres. est candidate à la primaire de la gauche. Elle est pas candidate à l'élection.
C'est tout le flou hein. C'est c'est tout. Enfin, c'est une question, c'est tout le flou.
Non, mais normalement, on a un processus interne dans lequel moi je refuse d'aller parce que je enfin c'est un processus qui n'a aucun sens. Et après, il y a la il y a la supposément primaire de la gauche, mais dont on sait même pas si elle va exister et c'est pas qu'on manque de candidat à gauche par ailleurs. Donc en fait, je ne sais pas, je ne sais pas comment tout cela va se passer et je pense surtout que là, il y a vraiment des choses extrêmement concrètes, immédiates à faire.
Voilà. Et je veux en tous les cas vraiment dire aux Français et français qu'on ne les oublie pas sur ce planl et que vraiment nous battons et que nous passons nos nuits actuellement à l'Assemblée pour le faire. Voilà.
Vous avez dit tout à l'heure, on fait certainement trop de politique et pas assez d'écologie. La patronne du parti, c'est Marine Tondelier. C'est elle, enfin c'est la direction qu'elle a donné au parti que vous visiez.
Pas du tout. Je je dis juste que je je moi je suis une je je suis une ligne et que je ne il y a des fois où je ne comprends pas les choses et là en l'occurrence ce calendrier me semble à revers d'un moment extrêmement stressant angoissant enfin je je pour les pour les personnes qui de pas parallèlement y a quand même des choses étranges dans les modes de désignation à on a toujours pas compris comment ça allait se passer non plus euh enfin est-ce que c'est que c'est les mais je compare un rassemblement national là il y a la justice se mettra entre mais il devrait pas y avoir dans un parti démocratique un mode de désignation sélection il chez vous on vote puisque vous étiez candidate contre Yannick Jadeau. Vous aviez perdu de très peu si je me sou dans une primaire ouverte dans une primaire ouverte à la société civile et on avait 120000 inscrits à cette primaire.
Là euh le processus de désignation interne que je que je désignais comme absurde est un processus qui va porter sur 5000 6000 personnes alors que pour la primaire de 2020 on était à beaucoup plus beaucoup plus on était à 120000 et que ça avait suscité un véritable un véritable espoir quelque part. Donc voilà, moi c'est ça que j'aimerais en fait. Vous-même, vous ne cachez pas que s'il y a une primaire, vous serez candidate.
Mais en tous les cas, je je évidemment je m'interdis rien mais je ne pose pas non plus ma candidature en fait. Et chaque bataille maintenant chaque bataille l'une après l'autre et je suis pas du tout sûr aujourd'hui ni d'être candidate ni de ne pas l'être. En fait, aujourd'hui, objectivement, je n'ai pas de position.
Et oui, je n'ai je alors déjà, je me rasse pas dans la glace, ça doit m'aider, mais euh je je ne je n'ai réellement pas de position parce que je ne sais pas aujourd'hui quelle sera la situation politique de demain et d'après-demain et qu'en fait, par exemple, s'il y a euh une montée extrême de une montée très importante de l'extrême droite, et bien sans doute aussi que ça changera quelques plans, vous voyez. Enfin, je je trouve ça enfin c'est moi je veux que la gauche gagne, qu'elle gouverne, qu'elle change véritablement les choses. Je veux voilà, je veux qu' cet espoir là naisse qu'une écologie radicale encore une fois puisse émerger mais je serai à la place où je serai la plus utile dans ce processus.
Voilà. Merci beaucoup Sandrine Rousseau d'être passé par le studio de France Info Télé. Merci Nathalie.
On se retrouve demain et pour l'instant vous avez rendez-vous avec les informés de France Info et Victor Mat. Très bonne soirée à tous.
Sandrine Rousseau