Casse du Louvre : « La culture de la sécurité a un peu disparu », relève Laurent Lafon
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célèbre caste des joyaux de la couronne désormais aujourd'hui donc ces deux responsables de l'enquête administrative qu'est-ce qui ressort de ces audition une suite de dysfonctionnement assez inimaginable finalement oui c'est c'est un constat assez sévère qui a été porté par les auteurs de ce rapport qui sont des spécialistes des musées hein c'est ils connaissent comment fonctionne un musée et ils ils ont même été surpris nous l'ont dit comme tel de de ce qu'ils ont découvert en terme de avec finalement une une culture de la sécurité qui a un peu disparu au niveau du du Louvre. Il y a certains réflexes, j'allais dire, qu'on doit avoir dans un musée qui qui ne qui ne sont plus présentes de manière suffisante. Je prendre quelques illustrations.
Par exemple, il y a pas de directeur de la sécurité au louvre, c'est assez étonnant. les formations en matière de de sécurité ont concerné en 2023- 2024 moins de 3 % des des agents. On voit bien qu'il y a il y a il y a un certain nombre de de faits qui montrent qu'on a perdu cette culture de de la de la sécurité, ce qui évidemment est préjudiciable quand on est quand on connaît la valeur du patrimoine des des objets, des toiles des œuvres qui sont au sein de ce musée.
Une sous-estimation chronique du risque de vol aussi ce qu'on a compris. Oui, absolument. le le risque a été sous-évalué et même parce qu'ils ont une une grille d'évaluation des risques, ces dernières années, le le risque d'intrusion comme ça par une fenêtre a été diminué, la cotation a été diminuée alors même et c'est là où on se voit bien que il y a des décisions qui n'ont pas été prises alors même que le l'audit van Cliffen Harpel qui a été réalisé en 2009 à la demande du Louvre pour une exposition qu'il allait avoir là-bas normalement oui pour qui qui portait sur la galerie d'Apollon, cet audit avait montré clairement les faiblesses du point de vue de de de la fenêtre de l'accès côté Kitteran et avait fait des préconisations précises de pause d'une caméra en face de la fenêtre, de renforcement des vitres de la fenêtre, de barrière à ultrason au niveau de la fenêtre.
Aucune de ces mesures n'a été appliquée. Donc même question pour vous Pierre Rosouia. Un schéma directeur de sûreté constamment repoussé.
C'est ce qu'on a découvert lors de cette audition. Une aussi une absence de coordination au moment des changement de direction entre Jean-Luc Martinez et Laurence Descart. Pas de transmission réellement faite.
On comprend qu'il y a personne n'a n'a voulu nuire à l'autre mais la transmission n'était pas faite. Ce qui ce qui a manqué c'est la continuité du service public. À force de considérer que les établissements publics de du ministère de la culture sont autonomes, indépendants, qu'ils ont un patron qui répond seul de tout ce qui se passe à l'intérieur, le ministère de la culture a oublié l'essentiel, la continuité du service public et puis surtout sa tutelle.
La tutelle du ministère de la culture n'a absolument pas été exercée et ça c'est un problème général pour le ministère de la culture. Il y a des énormes entités, le Lou, Versaill, la BNF et d'autres qui aujourd'hui sont complètement indépendantes dans toute toute leur politique. Donc ça, on l'a on l'a senti.
Moi, j'ai été impressionné par la clarté et la loyauté des fonctionnaires qui se sont exprimés devant nous. Voilà. Euh il y a encore dans ce pays une fonction publique où quand euh le parlementaire et le président de la commission posent des questions, les réponses sont précise et on a bien senti que euh rien ne devait être caché.
Ça c'est un bon point. Mais après, on aimerait bien que cette culture, elle soit présente un peu plus et on a le sentiment qu'il y a une forme d'autonomisation de ces grandes institutions qui nuient aujourd'hui notamment à à leur vérification. Vous êtes d'accord là-dessus, Laurent Lafond ?
Oui, complètement. Il faut qu'on s'interroge sur le modèle. Pierre a tout à fait raison de dire que ces grands équipements muséographiques ont pris une autonomie, que ce soit le Louvre, Versailles, Oret, finalement ça arrangé tout le monde.
Si le ministère a laissé faire, c'est que ça arrangeait tout le monde. Mais là, on voit bien que on ne peut pas laisser des équipements de cette nature, de cette importance. Seul face à un certain nombre de décisions, il y a besoin de contrôle.
Comme toute structure, elle a besoin de contrôle. Je moi j'ai été frappé par ce que nous disait Joël Corbin le le responsable le directeur de de c cette mission directeur de l'IGAC qui était l'ancien directeur des finances du musée du Louve. con la mais nous a dit quand l'exercice l'examen des comptes arrivait c'est une personne du ministère de la culture généralement un jeune qui arrivait et qui avait face à lui les 40 personnes de la direction de la finance des finances du musée.
On voit bien que c'est déséquilibré en terme de charge de capacité de travail, de capacité d'analyse.
Laurent Lafon