Nicolas Dupont-Aignan invité de Questions d'Info sur LCP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 56 %Défensif 14 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteÉludée
Le repli national est-il pour autant la solution ? Et puis les souvenirs se sont-ils implambés et surtout crédibles ?
- 0:35OuverteÉludée
Nicolas Sarkozy mis en examen pour la deuxième fois après l'affaire dite des écoutes, l'affaire du financement de sa campagne de 2012, dépassement du plafond légal de dépenses, financement illégal. Pour lui, est-ce que c'est un handicap pour la primaire et 2017 ou est-ce que c'est déjà un coup d'arrêt ?
- 2:45RelanceRéponse partielle
est-ce que cette deuxième mise en examen, parce que c'est la deuxième en réalité, est-ce qu'elle devrait le pousser à se mettre en retrait de la présence du parti ?
- 3:22RelanceRéponse directe
Vous dites, je n'ai pas envie que mon pays ressemble à l'Italie et Berlusconi. C'est-à-dire que pour vous, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, c'est pareil ?
- 3:43RelanceRéponse directe
Le sous-entendu par rapport à Berlusconi, c'est quoi ? C'est le problème de l'argent, des affaires, c'est quoi ?
- 6:40OuverteRéponse directe
Soyons un peu cyniques, Nicolas Dupont-Aignan, mais cette mise en examen, ces embûches pour Nicolas Sarkozy, ça vous ouvre des parts de marché électorale pour 2017 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Invité politiqueFait
« 'ai toujours été très surpris qu'on ne parle pas davantage, au-delà de la question judiciaire, du dépassement ahurissant du compte de campagne qui a été tranché. »
- 1:22Invité politiqueFait
« Mais quand quelqu'un a triché avec ses comptes de campagne, ou du moins que ses comptes de campagne ont été refusés par le conseil constitutionnel, c'est quand même une affaire grave. »
- 1:40Invité politiqueFait
« 'il y a un besoin de renouvellement dans notre vie politique qui est immense. »
- 1:44Invité politiqueFait
« Moi, je ne veux pas voir mon pays ressembler à l'Italie de Berlusconi. »
- 3:51Invité politiqueFait
« Nous sommes, à l'exception de l'Italie de Berlusconi, le seul pays au monde, et ça va au-delà des affaires judiciaires parce qu'encore une fois, une mise en examen n'est pas une condamnation. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Nous sommes le seul pays au monde où des personnalités qui ont gouverné, qui ont échoué, qui ont été renvoyées par le peuple, estiment qu'ils peuvent revenir et que c'est presque une mission de droit divin. »
- 4:43Invité politiqueFait
« ont gouverné, sont dans la vie politique depuis 25 ans, ont échoué au pouvoir, ont créé le monde qui ruine notre pays et qui est affaibli et qui fait souffrir les Français, et ont le culot de revenir devant les Français. »
- 5:03Invité politiqueFait
« Est-ce que les Français veulent éternellement voter pour des gens qui les ont empoisonnés ? »
- 10:42Invité politiqueFait
« La cause, c'est la suppression des quotas et de la régulation des marchés. »
- 10:50Invité politiqueFait
« La régulation des marchés, ça a été une politique européenne. Une belle politique européenne, qui a duré 40 ans. Qui a marché. »
- 11:00Invité politiqueFait
« Non, avant la suppression des quotas, sous la pression d'une idéologie ultra-libérale absurde. »
- 12:00Invité politiqueFait
« ils ont capitulé. »
- 14:48Invité politiqueFait
« c'est le retour du servage. »
- 21:25Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, il y a 80% des Français qui veulent rétablir les frontières nationales et la fin de Schengen. »
- 22:31Invité politiqueFait
« On a tellement d'immigration légale et illégale dans notre pays. »
- 24:10Invité politiqueFait
« Un demandeur d'asile reconnu, à qui on accorde le droit d'asile, touche le RSA. Point. »
- 25:07Invité politiqueChiffre
« Beaucoup. Beaucoup plus que vous croyez. »
- 25:16Invité politiqueFait
« La protection subsidiaire donne droit au RSA. »
- 25:20Invité politiqueChiffre
« il y a une allocation entre 6 euros et 13 euros par jour. »
- 27:28Invité politiqueChiffre
« j'avais proposé à la présidentielle de 2012, qu'on réduise de moitié le flux migratoire annuel, qu'on passe de 200 000 à 100 000. »
- 28:36Invité politiqueFait
« Mme Merkel a été inconsciente, a mis l'Allemagne dans une situation extrêmement difficile. »
- 31:47Invité politiqueFait
« 'on sorte un peu du débat sur la déchéance, qui est une mesure que j'ai proposée, mais qui n'est pas l'alpha et l'oméga de toutes les solutions, bien évidemment. »
- 32:59Invité politiqueFait
« C'est un scrutin privatisé par un parti politique. »
- 33:21Invité politiqueFait
« C'est une manipulation gigantesque. »
- 34:04Invité politiqueFait
« Le bilan de 10 ans de pouvoir entre 2002 et 2012. »
- 34:20Invité politiqueFait
« Nicolas Sarkozy et Alain Juppé étaient secrétaire général, adjoint et secrétaire général du RPR en 1993. »
- 34:50Invité politiqueFait
« C'est Juppé, hibernatus ! »
- 37:59Invité politiqueFait
« Je n'ai pas la démagogie de proposer la retraite à 60 ans, le SMIC à 2000 euros, parce que ce serait précipiter la faillite du pays. »
- 39:05Invité politiqueChiffre
« Est-ce que vous réalisez qu'il y a 22 millions de Français qui ne votent plus ? »
- 39:11Invité politiqueChiffre
« 4 millions de Français qui ne sont pas inscrits sur les listes. »
- 39:37Invité politiqueChiffre
« Les trois cinquièmes des Français, 60% des Français ne votent plus. »
- 40:34Invité politiqueFait
« Tous les partis politiques qui ont des ennuis judiciaires accusent toujours le pouvoir. »
- 41:01Invité politiqueFait
« Je conteste son délire internationaliste et j'ai créé Debout la France pour offrir un patriotisme serein, généreux, crédible. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan69 %
- ?14 %
- Présentateur5 %
- Présentateur 25 %
- Locuteur 53 %
- Locuteur 33 %
≈ 74,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bienvenue
à la question d'info. Agriculture, migrants, risque de Brexit. L'Union européenne traverse une zone de forte turbulence. Alors le repli national est-il pour autant la solution ? Et puis les souvenirs se sont-ils implambés et surtout crédibles ? Invité de question d'info aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France. Et à mes côtés, pour vous interroger, M. Dupont-Aignan, Françoise Fressoz du Monde, Frédéric Duboulin de l'AFP et Yael Gauze de
France
Info. Bonjour à vous tous. Bonjour M. Dupont-Aignan. Nicolas Sarkozy mis en examen pour la deuxième fois après l'affaire dite des écoutes, l'affaire du financement de sa campagne de 2012, dépassement du plafond légal de dépenses, financement illégal. Pour lui, est-ce que c'est un handicap pour la primaire et 2017 ou est-ce que c'est déjà un coup d'arrêt
? Écoutez,
l'histoire le dira. Et vous en pensez quoi, vous ?
Moi, j
'ai toujours été très surpris qu'on ne parle pas davantage, au-delà de la question judiciaire, du dépassement ahurissant du compte de campagne qui a été tranché.
Le conseil constitutionnel ? Oui, mais on en a parlé à l'époque, mais
on n'en a pas tiré des leçons. Mais quelles leçons faudra en tirer alors
?
Écoutez, c'est aux Français de tirer les leçons qu'ils doivent tirer. Mais quand quelqu'un a triché avec ses comptes de campagne, ou du moins que ses comptes de campagne ont été refusés par le conseil constitutionnel, c'est quand même une affaire grave. J'ai l'impression que tout cela n'avait pas beaucoup d'importance aux yeux des uns et des autres. Maintenant, attendez, cette affaire, comme beaucoup d'autres, prouve
qu
'il y a un besoin de renouvellement dans notre vie politique qui est immense. Moi, je ne veux pas voir mon pays ressembler à l'Italie de Berlusconi. C
'est le risque avec Nicolas
Sarkozy ? Quand quelqu'un a trafiqué ses comptes de campagne, il n'a pas le droit d'être candidat, vous pensez
? Mais
attendez, il a le droit de faire tout ce qu'il veut. Après, la question majeure est de savoir ce que son parti veut faire, ce que les soutiens de l'UMP, enfin des Républicains maintenant, veulent faire, et ce que les Français décideront. Moi, j'ai quitté cette famille politique il y a maintenant bien longtemps pour une raison de fond, la question européenne. Et pour une raison de démarche, leur mode de fonctionnement.
Attendez, on précie. Je n'ai
pas à commenter ce qui m'a toujours déplu. Je propose une autre voie. Je suis absolument convaincu que les Français n'ont pas envie de voir la politique dans les palais de justice. La primaire des Républicains se finira peut-être dans un palais de justice. Ça, d'abord,
la
justice n
'a pas tranché une mise en examen, ce n'est pas une condamnation. D'accord, mais
est-ce que cette deuxième mise en examen, parce que c'est la deuxième en réalité, est-ce qu'elle devrait le pousser à se mettre en retrait de la présence du parti ? C'est à lui de trancher,
c'est au parti.
J'ai
quitté, mais ça ne m'intéresse pas, j'ai quitté ce monde glauque
et
j'en suis très heureux.
Non, attendez, on précise les choses. Je suis heureux
de travailler avec des gens qui défendent des valeurs, des idées et qui proposent autre chose. Je n'ai pas envie de commenter cette soupe, voilà.
Mais attendez, une
précision, une précision. Vous dites, je n
'ai
pas envie que mon pays ressemble à l'Italie et Berlusconi. C'est-à
-dire
que pour vous, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, c'est pareil ? Je
trouve
qu
'il
y a beaucoup de points communs. Et d'ailleurs, il y
a
un point commun fondamental, c'est que Silvio Berlusconi voulait revenir et d'ailleurs a réussi à revenir. C'est peut-être ce qui incite Nicolas Sarkozy à avoir un moral à toute épreuve.
Et je ne crois pas que ce soit bon pour notre
pays. Le sous-entendu par rapport à Berlusconi, c'est quoi ? C'est le problème de l'argent, des affaires, c'est quoi ? Non,
mais c'est un ensemble. Qu'est-ce que je veux dire
? Nous
sommes, à l'exception de l'Italie de Berlusconi, le seul pays au monde,
et
ça va au-delà des affaires judiciaires parce qu'encore une fois, une mise en examen n'est pas une condamnation.
Nous
sommes le seul pays au monde
où
des personnalités qui ont gouverné,
qui
ont échoué, qui ont été renvoyées par le peuple, estiment qu'ils peuvent revenir et que c'est presque une mission de droit divin.
Nous
sommes le seul pays au monde à se comporter comme ça. Mais ça dépasse le cas de Nicolas Sarkozy. C'est d'ailleurs l'ensemble d'une certaine droite. Et je crois que les Français n'en peuvent plus. Je pense que
dans une démocratie adulte...
Oui, tous ces leaders, quelle que soit leur qualité ou leur défaut, chacun peut apprécier, ont gouverné, sont dans la vie politique depuis 25 ans, ont échoué au pouvoir, ont créé le monde
qui
ruine notre pays et qui est affaibli et qui fait souffrir les Français, et ont le culot
de
revenir devant les Français. Mais
leur
problème, le problème c'est quoi ? C'est les Français. Est-ce que les Français veulent éternellement voter pour des gens qui les ont empoisonnés ? Je prends souvent une image, quand vous allez dans un restaurant et que vous avez eu une intoxication alimentaire, je pense qu'aucun de nous cinq
n'y
retourne...
des
millions de chômeurs, les migrations non contrôlées, la misère
sociale...
Ce n
'est
pas un lourd bilan pour
la classe politique qui nous a gouvernés ?
En tout cas, il y en a un pour lequel ils n'ont pas encore eu le temps de goûter véritablement, même s'ils l
'ont
eu comme Premier ministre, c'est Alain Juppé. Est-ce que justement les problèmes... Alain Juppé, pardonnez-moi ? Alain
Juppé qui a été Premier ministre, qui a signé
et qui a soutenu tous les accords européens qui
ont ruiné la France... Est-ce que ça lui
ouvre un boulevard ou
pas
à Alain Juppé ? Non,
ça
ne m'intéresse pas,
parce
que pour moi, si je fais ce que je fais,
si
j'ai créé un mouvement politique, si on se bat, si ça a été si difficile au début, c'est parce que je reste convaincu que ce ne sont pas ceux, selon la célèbre phrase d'Einstein, qui ont échoué, qui ont créé les problèmes, qui vont les résoudre. Vous ne pouvez pas demander à quelqu'un
qui
pendant 25 ans a eu un mode de fonctionnement,
a
créé la France d'aujourd'hui. Vous ne pouvez pas leur demander de changer de l
'osichel. Il y a Alain Juppé, là ?
Tous ! Juppé, Fillon, Sarkozy, ils ont créé le monde... Mais vous y êtes parti de cette machine ? Vous plaisantez ? J'ai refusé tous les traités scélérats qui ont privé la France de sa liberté.
J'ai
quitté cette famille, j'ai lutté contre cette dérive.
Et
j'ai eu le courage de le faire, et je peux vous dire que ce n'était pas facile. Donc, j'estime avoir pris mes responsabilités devant les Français, et c'est pourquoi je propose une autre voie.
Soyons un peu cyniques, Nicolas Dupont-Aignan, mais cette mise en examen, ces embûches pour Nicolas Sarkozy, ça vous ouvre des parts de marché électorale pour 2017 ? Bien sûr que si, il
y a un espace pour vous.
En tout cas... Vous n'avez pas l'impression,
dans votre tête, vous dites « je suis le recours », non ? Je n
'ai
jamais fonctionné comme ça.
Je
pense que les Français veulent une alternative sérieuse
et
radicale.
Le
Front National et le Front de Gauche sont deux alternatives
radicales,
mais qui ne sont pas suffisamment sérieuses pour convaincre au second tour les Français de leur faire confiance. Et moi, j'essaye de bâtir avec Debout la France et avec ceux qui m'accompagnent, une alternative radicale mais sérieuse.
On va en parler un peu plus tard. C'est
l'essentiel. Le
reste va être balayé par l'histoire,
à
la fois sur le fond et dans la forme.
On en vient à l'actualité de la semaine, la mise en place du nouveau gouvernement
de
Manuel Valls, François Suisseau.
Oui, premier conseil des ministres aujourd'hui, de ce nouveau gouvernement, qu'est-ce que vous en attendez
?
Rien.
Ça,
c'est définitif.
Mais parce que c'est...
Vous avez l
'impression qu'il ne peut rien faire pendant un an
?
Ah si, mais heureusement qu
'il
va faire, j'espère, des choses pour la France, parce que moi, je ne suis pas à souhaiter le malheur de mon pays.
Simplement, vous
voyez bien que c'est un changement du paquet cadeau
et
qu'on m
'a
mis un ruban un peu différent ou des autocollants sur le cadeau. Mais en fait, ça ne change rien du tout. Enfin, je ne
sais
pas si vous réalisez. Enfin, vous le savez bien, même si vous ne pouvez pas le dire. Ça ne change rien.
Qu
'est
-ce
que ça change
? Savoir
que Mme Machin ou M. Trucq ont remplacé Mme X.
Le retour de Jean-Marc Ayrault, le retour des écologistes, ce n
'est
pas la gauche qui
se rassemble... Des écologistes
de quoi
? Des
gens qui vont se vendre pour être secrétaire d'État pendant six mois
? Ça
veut dire quoi
? On
a quand même appris qu'il y
aurait
un référendum...
C'est très bien, je l'avais proposé, je suis ravi. Ça rejoint vos... Oui, sur Notre-Dame-des-Landes.
Oui, je suis très content là-dessus. Heureusement qu
'il
y
a
quand même des choses qui arrivent. On est sûr qu'il aura lieu.
Ah ben, j'en sais rien, on verra. Le périmètre est un problème. L'organisation est un
problème. Mais
vous dites Hollande a raison.
Donc là, vous dites bravo Hollande. Bon, ne
me faites pas dire
ce que je n'ai pas dit. Mais
pourquoi je m'opposerais sur tout ? Pourquoi... Mais moi, j'essaye d'être positif. Le peu de choses qui peuvent... Si ça peut débloquer une situation absurde où des gens se battent pour un aéroport, eh bien,
tant mieux.
Qu'est-ce qui est absurde ? C
'est
l'aéroport ou c
'est la bataille ? Moi, je suis hostile
à cet aéroport. J'ai été sur place. Je ne suis pas suspect d'être un soutien des Verts. J'ai été volontairement sur place, rencontré les deux parties.
J
'ai compris que cet aéroport était une absurdité. Depuis 50 ans, hein, le projet ? Oui, mais qu'importe. Que cet aéroport sert des intérêts de transformation de la ville de Nantes, qu'il n'y aura jamais une liaison internationale à Notre-Dame-des-Landes, que tout ça est complètement absurde, qu'on est dans un esprit de dépense publique dépassé et que l'argent ferait mieux d'être investi sur la liaison TGV vers Nantes et serait beaucoup plus
utile.
Oui, mais je vais être franc. Mais quand une situation est bloquée, ce n
'est
pas idiot de demander l'avis aux gens. Voilà, point.
Mais reconnaissez qu'au moment où nos
agriculteurs... Non,
mais
attendez.
C
'est dérisoire tout ça. Reconnaissez qu'au moment où nos agriculteurs sont en train de mourir,
que
le ministre de l'Agriculture n'a rien obtenu à Bruxelles,
que
la France est couchée à la plat-ventre à Bruxelles, qu'à la crise migratoire, que les délocalisations continuent, que les travailleurs détachés sont près de 500 000, reconnaissez que l'affaire de savoir si le référendum sur Notre-Dame-des-Landes va être à l'échelle de la Loire-Atlantique ou de la région n'a aucune importance. Laissons le... C'est une bonne idée, faisons-la.
Et
puis voilà.
Justement, on
va voir l'agriculture, puisque c'est dans l'actualité... Et puis c'est très grave. ...du jour et la semaine, il y
a
El Gauze. François Hollande et Emmanuel Valls sont promis des baisses de cotisations sociales pour les agriculteurs. Et malgré ces annonces-là, la profession reste ultra mobilisée et toujours en colère. Vous comprenez pourquoi ?
Oui, parce que si on ne traite pas la cause
de
la crise agricole, on n'y arrivera pas.
C'est
quoi la cause,
c'est
l'Europe ? La cause, c'est la suppression des quotas et de la régulation des marchés. La régulation des marchés, ça a été une politique européenne. Une belle politique européenne, qui a duré 40 ans. Qui a marché. Pour une fois, une politique européenne marchait. Parce
qu'elle était structurée. Avant
l'élargissement.
Non, avant la suppression des quotas, sous la pression d'une idéologie ultra-libérale absurde. Car même au Canada, il y a des quotas, dans tous les pays du monde, qui protègent leur agriculture. Je finis ma phrase en Suisse ou ailleurs. Il y a une régulation des marchés, parce qu'une vache, ce n
'est
pas comme une usine, on ne la marche pas en marche le matin et le soir.
Il y a quand même
des pays
qui s'en sortent
mieux que la France.
Est-ce que ça veut
dire qu'on a fait la
modernisation qu'il fallait
ou
pas
?
Si le modèle pour la France,
c
'est d'employer des esclaves
dans
des fermes, qui travaillent 15 heures par jour, qui sont payées 500 euros,
comme
le fait l'Allemagne ou
la Pologne,
on le fait.
Mais
il
faut
être franc, c'est le modèle que proposent M. Le Foll, M. Barnier, M. Le Maire,
c'est-à-dire
ces hommes et ces femmes, ou ces hommes pour le coup, qui ont cédé à Bruxelles, qui ont supprimé les quotas laitiers.
Ce
n
'est
pas exactement ça d'ailleurs, si je suis honnête.
C
'est qu'ils ont été battus en arbitrage à 28. Et qu'au lieu de
mettre le droit de veto, au
lieu de dire « je mets le droit de veto car l'intérêt national est en jeu
», ils
ont capitulé. C'est Barnier qui a supprimé le prix garantie du lait,
le ministre de Jacques Chirac.
Ensuite, le maire qui a accepté la
suppression des quotas.
Et ensuite, le Foll qui n'est pas revenu dessus. Ça veut dire que
les trois
présidents de la République ont accepté une règle du jeu
qui
obligatoirement met notre agriculture, qui a des coûts plus importants liés à la structure géographique de notre pays, agriculture de montagne, densité beaucoup plus faible,
a
mis notre agriculture dans un piège.
Parallèlement, face
à cette concurrence déloyale,
on
a les charges sociales les plus élevées, les normes les plus élevées. Donc, le gouvernement veut jouer sur les charges, tant mieux.
Et éventuellement les normes. Et éventuellement les normes. Mais les normes... Et la grande
distribution. Oui, mais la grande distribution dans un marché ouvert,
on
peut dire qu'elle a plein de défauts, je ne la défends pas, mais si le porc qui vient d'Allemagne ou le lait qui vient de Pologne est 20% moins cher parce que les coûts là-bas sont 20% moins chers, sauf à revenir à remettre des frontières, vous n'y arriverez pas. Donc, il faut jouer sur les quotas de production. Il faut rétablir
le système des quotas.
Vous oubliez l'embargo russe,
il
y a plein d'autres facteurs qui expliquent cette
crise.
Ce sont des facteurs
supplémentaires.
Mais la vraie raison, c'est la suppression des quotas laitiers
par pays. Donc, vous vous faites
politique de la chaise vide et vous dites qu'on n'accepte pas
le système
européen.
Mais
on l'accepte. On a eu un système européen qui a marché. Encore une fois, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. En revanche, le rôle de la France, c'est d'avoir une Europe qui marche. C'est donc le rôle de la France de ne pas disparaître des écrans radars. C'est le rôle de la France de dire à un moment, stop, on avait une belle politique intégrée. Vous voyez, c'est celui que vous jugez souverainiste qui défend une
politique intégrée. Non, avant 2003
-2004. Vous dites que ce qui se passe aujourd'hui, cette crise, c'est dû aux trois présidents actuels ou anciens. Qui ont cédé. Qui
ont
indiqué. Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que la droite critique aujourd'hui du gouvernement, elle appelle à l'état d'urgence agricole. Est-ce que vous dites qu'il faut un état d'urgence agricole ? Est-ce qu'il
y a
un risque de jacquerie agricole ? Oui, parce que quand un
agriculteur sur
tous
les deux jours se suicide,
quand qui
accepterait dans notre pays
d
'avoir un salaire inférieur à son coût de production
? Qui
accepterait ? Nous avons notre vice-présidente à Debout la France,
qui
est maire d'une commune du Calvados, qui est éleveur laitier. Elle m'expliquait que les industriels du lait lui font signer des contrats sur cinq ans
sans
connaître le prix à l'avance.
Mais
c'est le retour du servage. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on ne peut pas laisser ceux qui nous nourrissent massacrer comme ça
? Vous avez quand même des termes d
'empoisonnement, servage, esclavage. C
'est quand même
un drôle de vocabulaire
pour désigner l'Europe.
Quand vous avez quelqu'un qui se suicide
parce
qu
'il
ne peut plus, ne serait-ce qu'acheter les produits pour nourrir ses vaches,
quand
vous avez des dizaines d'exploitations qui ferment
de
manière absurde, quand on va commencer à importer du lait
et
puis bientôt délocaliser la production de fromage, quand un pays se vide de ses forces vives,
ce
n
'est
pas grave ?
Alors l'Europe justement, Françoise Fressos.
C
'est très grave.
L
'Europe,
Françoise
Fressos.
Un conseil européen est prévu en fin de semaine. On va notamment parler de l'éventuel départ de la Grande-Bretagne, de l'Union Européenne et de la façon
de la retenir. Du risque,
du risque, du risque.
Est-ce que vous voulez vous retenir la Grande-Bretagne coûte que coûte ou la laisser partir ? Vous
laissez une chance, vous. Moi, je pense que l'enjeu des dix prochaines années, c'est de réorienter totalement la construction européenne.
Ce
n
'est
pas de la supprimer.
Soit on
laisse le chaos continuer, c'est-à-dire cette structure
partir
à volo comme aujourd'hui. Soit on la réforme de fond en compte.
Oui, par répondre
précisément sur la Grande-Bretagne ou la Grande-Bretagne.
Le mérite de la démarche de M. Cameron, c'était de poser le problème. Il est très embêté, M. Cameron, maintenant. Il veut pouvoir dire, j'appelle à voter pour le maintien. Mais on voit bien que M. Cameron n'a rien obtenu de sérieux. On voit bien
que
la logique de l'histoire, c'est la fin de cette Union européenne qui a défiguré
l'Europe. Parce que
regardez,
l
'Ecosse veut rester, donc ce n
'est
pas historique que
ça doit se manteler.
C'est l'Ecosse, si ça vous fait plaisir. Mais
dans l'ensemble,
on voit bien que cette Union européenne
ne
règle pas les problèmes de l'Europe et les aggrave. Moi, je propose, non pas la fin de l'Europe, une réorientation de
l
'Union européenne, c'est-à-dire que je comprends la démarche de Cameron, qui est de remettre sur la table tous les problèmes et de renégocier un traité.
Pour
cela, il faut rompre, c'est pour ça que le Brexit,
je
pense, sera une bonne nouvelle, qui permettra d'accélérer la
réforme
de
l'Union européenne. Le Brexit, c'est le départ,
c
'est la rupture entre la Grande-Bretagne et le Brexit. Donc vous faites campagne pour le
oui au Brexit ?
Je n
'ai
pas à faire campagne pour le oui au Brexit, je ne suis pas anglais. Je suis absolument convaincu que la Grande-Bretagne va sortir, que ça va accélérer, et c'est tant mieux, la réforme de l'Union européenne pour rebâtir une Europe
qui
laisse les nations vivre et qui en même temps
se
concentre sur les vrais enjeux scientifiques, industriels, technologiques, car j'aimerais que l'Europe s'occupe, par exemple, des défis scientifiques pour inventer le panneau solaire de demain, la lutte contre le cancer, la voiture propre, comme on l'a fait pour Airbus.
Je veux une Europe
des coopérations.
Sur la Grande-Bretagne, vous avez mesuré les effets probables sur les marchés, sur la zone euro, sur, on peut se poser la
question,
études d'impact ?
Les études d
'impact,
personne ne voit les études d'impact d'une Europe aujourd'hui qui laisse un million de migrants rentrer sur son sol n'importe comment,
qui
n'a pas divisé son chômage par deux comme les Etats-Unis. Donc voyons d'abord l'étude d'impact de ce qui se passe aujourd'hui, et le départ de la Grande-Bretagne va permettre de remettre à niveau l'Europe, de reconstruire les choses. Et je souhaite que la France,
ça
sera
le
combat de 2017, je souhaite que la France renégocie les traités européens, c'est-à-dire à un moment donné, dise stop, on ne joue plus, on va
rebâtir quelque chose de positif. Vous vous rendez compte quand même à quoi ça mène le souverainisme en Europe ? On l'a vu en Pologne et en Hongrie, ce n
'est pas forcément très
engageant. Pourquoi
?
On décide de virer les journalistes qui ne plaisent pas, on remet en cause les libertés publiques.
Justement,
d'abord ne caricaturons pas, et deuxième point,
on
voit bien qu'une Europe qui ne marche pas risque d'aboutir à des régimes
autoritaires
et parfois nationalistes. Ce n
'est
pas un peu le cas en Pologne
? Ça
ne gérons pas.
Les
décisions
qui sont prises ? En tout cas,
ce qui est clair,
c'est qu'à partir du moment où l'Europe ne marche pas,
il
y a le danger, c'est vrai, d'un retour à des nationalismes. Moi, je souhaite des patries, c'est-à-dire des pays bien dans leur peau, qui contrôlent leurs frontières, leurs budgets, leurs monnaies et leurs lois, qui doivent revenir au niveau national,
et
qui coopèrent entre eux pour régler les problèmes urgents.
On peut
revenir à nos frontières nationales, puisqu'on va parler de ça, et tout à fait coopérer entre services de
renseignement. Ce n'est
pas incompatible.
Retour aux frontières,
vous
dites retour à la monnaie, il y a un grand débat chez les souverainistes, notamment au Front National, pour savoir s'il faut encore sortir au nom de l'euro. Votre réponse, c'est on sort de l
'euro ? Ma réponse, j'ai écrit la même chose depuis des années. J'ai proposé la monnaie commune, c'est-à-dire l'euro franc, l'euro marque,
ce
qu'avait proposé Jean-Pierre Chevènement à
une époque d'Edouard
Balladur, il y a très longtemps, c'est-à-dire les avantages de l'euro sans les inconvénients. En gardant la dévaluation. C'est-à-dire en réajustant tous les ans la monnaie, c'est-à-dire qu'en gros, pour être le plus simple possible, on a la même veste,
c
'est-à-dire que vous n'avez pas une veste rouge, une veste bleue, une veste jaune, mais on met la veste à la bonne taille de chaque pays.
Il
y a l'euro franc, l'euro marque, qui permet, l'euro drame, qui permet de réajuster et d'être flexible. C'est la seule possibilité pour sauver l'euro à terme. C'est-à-dire que j'ai toujours proposé cela,
c
'est un changement, mais c'est un changement raisonnable.
Vous vous
demandez le droit au dévélation,
c'est ça ?
Oui,
c
'est un peu ça. Le droit au réajustement, ça peut être des
réévaluations. Le France a toujours été des réévaluations. Mais c'est très important de réévaluer la monnaie allemande. C
'est très
important de réévaluer la monnaie allemande pour éviter que l'Allemagne fasse des excédents commerciaux gigantesques et déstabilise l'économie des autres pays. Donc, aucun système...
C
'est sûr qu
'elle
va le vouloir.
Mais
c'est pour ça qu'elle est ravie d'avoir l'euro qui permet d'un transfert de richesse automatique des autres pays vers nous. Arrêtons de faire peur aux Français.
Il
y a des réformes possibles. Ils vont vous dire que
c
'est vous qui faites peur aux Français. Non, parce qu'on caricature nos positions et plus la situation va se dégrader, notamment migratoire, plus on voit... Et c'est pour ça d'ailleurs qu'il
y a
de plus en plus de gens qui nous rejoignent, qui disent, vous aviez raison,
on
doit rétablir nos frontières nationales. Aujourd'hui, il
y
a 80% des Français qui veulent rétablir les frontières nationales et la fin de Schengen. Je remarque d'ailleurs que M. Sarkozy, qui a fondé Schengen, aujourd'hui me donne raison. J'en suis très fier. En 2012, il le disait déjà.
Non, il disait un Schengen 2.
Je vois les gens évoluer. Ça prouve que le bon sens revient.
Il
n
'y
a pas un pays au monde qui ne peut pas contrôler ses frontières. Alors,
la peur demande qu'on contrôle nos frontières. Est-ce qu'il y a du
bon sens, Manuel Valls, par rapport à cette question des frontières, justement ? On l'a vu à Munich samedi dernier dire qu'il était hostile à un mécanisme permanent de relocalisation des migrants, ce mécanisme que défend la chancelière Angela Merkel. Il l'a désavoué publiquement à Munich. Est-ce que vous approuvez cette fermeté ? Totalement.
Simplement, je crains qu'une fois de plus, ce soit de belles paroles qui ne soient pas suivies d'actes. Je pense que Manuel Valls,
c
'est quelqu'un
qui
souvent porte les bons constats.
Mais, il
se limite à la parole.
Mais écoutez,
pour le moment, les Français
n'ont pas beaucoup accueilli de réfugiés et les réfugiés n'ont pas
tellement envie de
venir en France. Écoutez,
on a tellement
d'immigration légale et illégale dans notre pays.
On
a tellement de chômage de masse qu'ajouter plus de réfugiés en France serait une folie sociale,
économique et politique.
C'est pas produit comme ça. Si,
parce qu'à
partir du moment où la frontière est ouverte entre la France et l'Allemagne, le million de migrants qui est arrivé en Allemagne et qui continue à arriver au rythme de 100 000 par mois, ce qui est une folie absolue, obligatoirement, si nous ne rétablons pas nos frontières avec l'Allemagne, vont venir un jour chez nous, ne serait-ce que parce que nos prestations sociales sont plus élevées. Donc,
il
est urgent
de
rétablir nos frontières nationales et il est urgent de changer de politique en matière d'aide à l'Afrique,
plan
Marshall, c'est-à-dire un vrai plan d'aide à l'Afrique, à la Méditerranée,
et
de résoudre la crise syrienne. Il n'y a pas une réponse, il n
'y a
pas une personne qui peut vous dire qu'il a une réponse unique.
Il y a
un ensemble de réponses.
Immigration toujours, il
y
a eu le gauze. Est-ce que vous dites toujours aujourd'hui, vous l'avez dit il
y
a une semaine chez nos confrères d'RMC, qu'à Calais, dans la jungle, les migrants qui passent, qui transitent par cette zone, touchent des prestations. Oui,
de
la France. Je le maintiens, j'assume.
Vous avez dit que
le
RSA
était donné
aux demandeurs d'asile, ce qui n'est pas vrai. Alors, je vais être précis, très précis. Je
sais que vous m'attendiez là-dessus, et j'ai bien vérifié, avant de le dire, j'ai commis juste une erreur de formulation. Qui avait son importance. Oui, mais je vais être très franc, dans la vie, il faut toujours dire les choses précisément. Un demandeur d'asile reconnu,
à
qui on accorde le droit d'asile, touche le RSA. Point. Une fois, quoi. Qu'on l'a reconnu, oui. Sauf
que c'est... Pas un demandeur, donc. Attendez la suite. Quelqu'un qui a eu l'asile. Un
demandeur d'asile. Je trouve ça,
déjà,
excessif, parce que j'estime qu'il n
'y a
pas un pays qui offre à quelqu'un, quelqu'un, une somme supérieure à ce qu'il gagnait dans son pays d'origine. C'est une
minorité dans la
jungle de Calais, parce que ces gens
-là ne veulent pas s'installer en France, ne demandent pas l'asile en
France.
Il y a 20 000 demandeurs d'asile qui ont obtenu... Enfin, il y a eu 60 000 demandes. Il y en a 20 000, entre 15 et 20 000, qui ont eu le droit d'asile. Pas long de Calais, hein. Mais je finis sur Calais. Par ailleurs, ce que personne ne vous dit, c'est qu'il y
a
le concept de protection subsidiaire, que vous connaissez. Protection subsidiaire, où, sans être reconnu comme demandeur d'asile, on donne une allocation qui est exactement la même somme que le RSA. Deuxième point.
Et troisième point...
Combien la touche à Calais ?
Beaucoup. Beaucoup plus
que vous croyez. Vous avez des chiffres
précis ? Mais beaucoup plus. J'y ai été à Calais au mois de septembre.
Et troisième point... L'allocation, c'est pas 7 euros par jour ? Non, non.
Ça,
c
'est comme le RSA. La protection subsidiaire donne droit au RSA. Et troisième point, il y a une allocation entre 6 euros et 13 euros par jour. Je ne suis pas contre, bien évidemment, une humanité à l'égard des personnes qui sont là-bas. J'y ai été. Je dis simplement que
la
folie de la France, qui consiste à distribuer des aides sociales, sert d'appel d'air à l'immigration, légal
ou illégal. Mais ça, ça ne veut pas s'installer en France. Ils ne veulent pas venir en France. En attendant,
ils sont à Calais. Je vous invite
à venir avec moi à Calais. Ils ne
demandent pas l'asile.
Et
du coup,
ils
n'ont pas ce verre à ça dont
vous parlez. En tout cas,
beaucoup ont des aides. Tous les Calaisiens le savent. Et je trouve ça choquant. Je le maintiens. Moi, je vois toute la journée
des
petits retraités, français ou étrangers, en situation régulière. Donc, ce n
'est
pas la question des Français, les étrangers,
qui ont
cotisé en France toute leur vie,
qui
touchent 800 euros de retraite,
qui
voient leurs prestations médicales réduites, les remboursements réduits, qui voient leurs appareils auditifs, leurs lunettes, leurs appareils dentaires, pas remboursés.
Et
qui voient notre pays distribuer près d'un milliard d'euros pour l'aide médicale pour les illégaux, qui voient notre pays distribuer du RSA à des étrangers qui ne vivent même
pas sur notre sol. On vous dit que l'immigration
aura le
bol. C'est fini. Mais ce n
'est plus possible. La France Terre d'accueil, c'est fini.
Ce n'est plus possible. Je ne sais pas si vous réalisez la misère
qui
s'est abattue sur notre pays parce que nous avons perdu un million d'emplois industriels depuis dix ans. Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Ce n'est pas être contre... Mais
vous dites que c'est à
cause de l'immigration ou pas
? En
partie, oui, bien sûr. À
cause de l'immigration. Quand un
pays accueille deux millions d'étrangers légaux
en
dix ans
et
perd un million
d
'emplois, obligatoirement, cela aboutit à une crise sociale.
Ça
ne veut pas dire que tous les étrangers sont à bannir de notre pays, loin de là. Ça veut dire qu'il
y a
un seuil d'acceptabilité. Et comme je souhaite que nous vivions dans la concorde, dans la cohésion, je suis élu de banlieue, dans les villes de ma circonscription, il y a 45 nationalités.
C'est quoi
un seuil d'acceptabilité
? Il y a 45 nationalités. C'est quoi un seuil d
'acceptabilité ? Je pense, j'avais proposé à la présidentielle de 2012, qu'on réduise de moitié le flux migratoire annuel,
qu'on passe de 200 000 à 100 000. Vous êtes pour des
quotas d
'immigration annuels ? Oui, je suis pour des quotas
choisis. Je suis pour que les Français
aient
le droit de savoir qui ils invitent chez eux. C'est comme une maison. Vos invités, vous les sélectionnez. C'est fini. Nous ne pouvons plus continuer comme ça. Je vous le disais il
y
a un instant, ma circonscription est vigneux.
Il
y a 45 nationalités.
La
plupart d'entre eux se sont intégrés et se sont assimilés. Sauf que vous ne pouvez pas assimiler une population quand il en arrive toujours plus. Ça ne peut plus durer. Ça ne veut pas dire qu'il faut rejeter les étrangers. Il faut que l'État joue son rôle.
Mais en quoi est-ce choquant de dire ça ?
Juste une petite remarque.
Vous avez un afflux de
migrants en Allemagne. Vous voulez rétablir les frontières franco-allemandes. Est-ce que ce n'est pas le meilleur moyen, à un moment, de susciter des fortes tensions ? Parce qu'il y
en
aura beaucoup trop en Allemagne et que nous,
on
n'aura pas pris notre
part. À qui la
faute ? Que Mme Merkel assume ses responsabilités.
Elle
ne peut pas conduire le continent à une politique économique malthusienne qui a abouti à 6 millions de chômeurs en France. Et de l'autre côté, accueillir 1 million de migrants pour faire tourner ses usines et après nous renvoyer ceux dont elle ne veut pas. Mme Merkel a été inconsciente, a mis l'Allemagne dans une situation extrêmement difficile. Je regrette que le président Hollande n'ait pas été ferme à l'époque. Je regrette que les chefs d'État n'aient pas été de vrais chefs d'État. C'est-à-dire créer des camps de réfugiés avec l'ONU, comme on avait fait pour les baux de pipole. Accepter le droit d'asile vraiment quand il est légitime et ne pas mettre en place cette politique de folie.
Point. Je l'ai dit, j'étais le seul à le dire au mois de septembre.
On
m'a
accablé. Et je
pense qu'aujourd'hui, malheureusement, les faits prouvent que j'ai raison.
J'ajoute que ça continue
en Grèce. Vous
êtes assez d'accord avec Laurent Wauquiez, en fait, quand il faut que
ces étrangers soient
adaptés à la France. Mais bien
évidemment, trop de... Le principe de l'immigration, c'est l'assimilation.
Nous
sommes un pays d'assimilation.
Ce n'est
plus l'intégration. Mais j'ai toujours été pour l'assimilation.
Et
ça veut dire quoi, l'assimilation ? L'étranger s'adapte à la France et ce n
'est
pas à la France de
s'adapter à l'étranger. Et il garde son identité, ses racines.
Mais qui demande d'oublier une racine ? Une racine, vous savez, c'est très profond. Personne ne peut forcer quelqu'un à oublier sa racine. Moi, je souhaite qu'on soit généreux,
mais
je souhaite que cette générosité soit cadrée. Point.
On
ne peut pas continuer comme ça. Sinon, on va arriver à des troubles sociaux.
Mais c'est tellement évident.
Justement, vous disiez tout à l'heure, je veux être constructif, ce que vous avez dit. Donc, vous avez voté le projet de loi de révision constitutionnelle. Oui. Pour maintenant qu'il est
parti
au Sénat, enfin, qu'il va partir au Sénat, est-ce que vous vous dites que c'est mort à 99% cette révision, ou à 100% ?
Ou est-ce
que vous souhaitez qu
'il
soit adopté, d'ailleurs ? Moi, je souhaite
qu'il soit adopté, puisque j'ai... Mais
est-ce qu'il y a encore une chance qu'il le soit ? Moi, je suis un
homme politique très curieux. Je ne me pose pas des questions. Je dois être un peu simpliste. Vous en posez comme tout le monde. Oui,
mais...
Attendez. Le président de la République vient devant le Congrès. Il propose une mesure que j'ai proposée.
Parmi d'autres,
l'état d'urgence, la déchéance de nationalité.
Pour
les binationaux,
j
'avais ajouté, pour les nationaux, la relégation dans une terre lointaine. Un Guantanamo
local. Vous avez parlé
de Guyane. Oui,
mais je préfère parler des Cargallem. Vous avez voté,
contrairement d'ailleurs aux deux députés Front National qui ne l'ont pas voté.
Oui,
mais c'est leur droit. Tout ce qu
'ils
veulent. Mais est-ce que justement, il peut y avoir un accord ? Parce qu'avant d'aller à Versailles,
il
faut un accord Assemblée-Sénat.
Est-ce que c'est encore
possible
ou c'est mort
?
Ça dépend des Républicains. Ça dépend des socialistes et des Républicains. Moi, je pense qu'il
y
a eu 130 morts sur les trottoirs de Paris. Je pense tous les jours à eux.
Je
ne veux pas qu'il y en ait d'autres.
À
partir de ce moment-là, je me pose plusieurs questions. Quelles sont les mesures essentielles
? Il
y
a
des mesures de l'ordre du symbole. Il y a des mesures de l'ordre de l'action.
J
'aimerais qu'on parle moins de la déchéance. On la fasse, point.
Et
puis qu'on passe
au
renforcement de nos services de renseignement.
C'est
prévu
quand même. On
passe... Non, pas assez. C'était également dans le discours du président de
la
République.
Tout à fait.
J'aimerais qu'on donne des moyens à nos forces de police. J'aimerais qu'on contrôle nos frontières. J'aimerais que l'on ait une autre politique vis-à-vis de la Syrie. En un mot,
qu
'on sorte un peu du débat sur la déchéance, qui est une mesure que j'ai proposée, mais qui n'est pas l'alpha et l'oméga de toutes les solutions, bien évidemment.
Alors à droite, l'alpha et l'oméga de tous, c'est la première aujourd'hui. Et on en vient
à
la politique française. Bon
courage, bonne
chance. Alors, Yael Gauze, allez-y. Première question, pourquoi ne pas vous inscrire, vous, dans cette campagne de la droite, au sens large, et du centre, puisque dans cette primaire, vous allez peut-être retrouver un certain Henri Guénaud,
souverainiste, égoïste
comme vous. Vous avez des accointances, vous avez
des points communs. Oui, je l'aime beaucoup. Pourquoi vous ne travaillez pas ensemble ? Mais
Henri peut me rejoindre pour aller au seul combat qui vaille, qui est le premier tour
de la présidentielle. Alors, est-ce que
vous nous dites la primaire,
c'est pas
bien
? On précise,
Guénaud,
Guénaud, ça veut dire quoi ?
Cet
appel du pied que vous
lancez
à Henri Guénaud ?
J
'ai toujours lancé. Henri Guénaud a voté sans aucun doute pour moi aux Européennes. Il l'avait assez dit, il ne voterait jamais pour la Massoud, en tout cas.
Il vous a dit qu'il avait voté pour vous ? Je
ne révèle pas des conversations privées. Donc il vous l'a dit, d
'accord. Non,
c'est vous qui en tirez des conséquences. Soyons clairs. Pourquoi je suis hostile à la primaire ? D'ailleurs, Henri Guénaud est très hostile à la primaire aussi. Et en tout cas, il l'était.
parce
que c'est un scrutin privatisé
par
un parti politique. Mais non, tout le monde peut aller voter. Très bien, si je peux répondre. L'organisateur, je suis désolé, c'est un parti politique. Mais non,
c'est un
organisme indépendant, un comité
indépendant
du parti. Il n'y a que vous qui y
croyez, ma chère Françoise Frédon. Il n'y a
que
vous qui y croyez. C'est un parti politique
qui
organise un vote
et
qui fait passer ce vote pour le vote des Français. C'est une manipulation gigantesque. C'est une manipulation
gigantesque. C'est une manipulation gigantesque.
C'est une manipulation gigantesque. Moi, je m'adresse à tous les Français.
Au-delà... Et
ce n
'est
pas 44 millions.
Il
y a 44 millions d'électeurs en France. Premier point. Deuxième point. Cette primaire
est
un concours de beauté, une sélection de personnalités qui défendent le même projet et qui ont le même bilan.
Je
ne vois pas pourquoi je m'inscrirais dans une compétition avec des gens qui sont d'accord entre eux sur un bilan, puisqu'ils en sont solidaires, et sur un projet...
Quel bilan ? Le bilan de Nicolas Sarkozy ou le bilan de François Hollande ?
Le bilan de 10 ans de pouvoir entre 2002 et 2012. J'allais dire même le bilan depuis 1995. Nicolas
Sarkozy...
Réfléchissez-y. Ce n
'est
pas moi qui le dis, c'était un de vos confrères dans un journal hier.
Non, mais ce qui nous intéressait, c'est ce que pensez-vous. Oui,
mais attendez la suite. Nicolas Sarkozy et Alain Juppé étaient secrétaire général, adjoint et secrétaire général du RPR en 1993. Vous ne m'en souvenez même plus. Ça veut dire
que
les Français... À
l
'époque, vous étiez au RPR ? J'étais au RPR comme simple militant à coller des affiches, moi. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que 25 ans après,
on
va offrir aux Français hibernatus, dégelé de ses glaces,
qui
revient pour... C'est Juppé, hibernatus ! Pour vous dire, voilà ce qu'on va faire pour
préparer
la France de demain. C'est Juppé ou Nicolas
Sarkozy ? C'est Juppé, hibernatus ! Mais...
Attendez. Renzi en Italie. Cameroun en Angleterre. Un monde qui bouge. La révolution Internet. Le monde d'après qui arrive. Mais enfin...
Réveillons la France ! Dupont-Aignan en France, mais avec qui ? Avec les Français.
Avec tous les gaullistes.
Il y en a plein des gaullistes. Mais il y en a plein ! Avec les Français. On a
Renzi, Cameroun et Dupont-Aignan
en France. Exactement.
Avec les Français.
Comment
vous les faites venir chez vous à Debout la France ? Eh bien, ça sera l'objet des
annonces
futures. Non
mais votre annonce, vous êtes candidat en fait. Non, attendez-leur la main. La décision
n'est pas encore
prise.
Attendez-leur
la main. Quand est
-ce que vous la prenez et comment vous déterminez
? Je
viens de finir
un
travail d'écriture. Donc un livre qui est publié en
mars.
Oui,
c'est
quoi ? Le 14 mars. Le 14 mars. Donc vous prenez pour Jésus-Christ ? Non. Je n
'ai
pas cette prétention.
Qui doit venir ? En revanche, on décrit des belles phrases. Mais attendez.
Qui doit venir avec vous ?
Quand vous comprendrez
que
l'élection présidentielle voulue par le général de Gaulle,
c
'est le rendez-vous d'une personnalité, d'un projet et d'un peuple qui ne doit pas être confisqué par les partis politiques.
On a
toujours l'impression que c'est
un rendez-vous de librairie en ce moment. Oui, vous avez raison. Mais je vais vous dire, c'est plutôt flatteur pour la France. Parce qu'avoir un pays
où
ses dirigeants font l'effort d'écrire,
et
je peux vous dire en tout cas pour le mien,
c
'est… Ça
fait
beaucoup de livres à lire. Oui. Eh bien, ça ne fait pas de mal. Réfléchir.
Qu
'est-ce qu'on veut faire… Attendez. Qu'est-ce qu'on veut faire du pays dans 50 ans
? Qu
'est
-ce
que va être la France
? Qu
'est-ce qu'est notre modèle ? Vous savez, il a fallu les attentats
pour
qu'on redécouvre le drapeau, pour qu
'on
se dise qu'est-ce qu'on a en partage
? Quel
message on veut donner au monde ? Comment
on va sortir de… Vous partagiez quelque chose avec le Front
National ?
Vous
mettez libre circulation ou une barrière entre le FN et Debout la France ?
On
me
pose toujours la question.
Il faut la poser, c'est légitime. Il y a un embouteillage en 2017 sur ce créneur. Il y a des points communs
et il y a des différences fondamentales. Alors, le point commun différent, c'est lesquels ? Très simple, vous les connaissez par cœur.
Les
points communs, c'est qu'il
y
a trois parties en France, il y en a trois,
qui contestent
l'abandon de notre pouvoir
aux
institutions européennes. C
'est le
Front de Gauche de Mélenchon, c'est le Front National de Marine Le
Pen et c'est Debout la
France. C'est trois parties qui sont en désaccord fondamentaux avec l'abandon de souveraineté, c'est-à-dire du pouvoir du peuple. Et les divergences, vous les connaissez,
entre
un gaulliste social
qu
'a suivi Philippe Séguin,
qui
n'est pas contre l'Europe, mais qui veut la reconstruire sur la base de l'Europe gaulliste des projets. Les gens vous
disent que c'est un
FN light. Non, écoutez, la vision de la société, la vision de
l
'économie. Je n
'ai
pas du tout le même programme que le Front National. Je n'ai pas la démagogie de proposer la retraite à 60 ans, le SMIC à 2000 euros, parce que ce serait précipiter la faillite du pays. J'estime qu'il
y a
des différences fondamentales à la fois dans l'histoire personnelle,
dans
la conception du pouvoir,
dans
la vision de la société, dans la vision de l'Europe. Voilà, il y a un choix,
il y a
plusieurs
patriotismes. Donc jamais d'alliance, vous dites jamais d'alliance avec le SM ?
J'ai dit qu'il y a plusieurs patriotismes
et
que les Français ont le droit
d
'avoir le choix.
Et je vais vous dire, attendez, attendez.
Non, c'est pas pour eux, non, il n
'y a
pas d'arrière-pensée. Simplement, j'essaye d'être précis. Ce que je veux dire,
c
'est qu'on enferme les Français dans ce piège monstrueux.
Soit vous
continuez avec les mêmes incapables,
et
je pèse mes mots. Soit vous partez
au
Front National.
C
'est ce faux choix, ce dilemme monstrueux que je veux combattre. Ce dilemme monstrueux
qui
ne convainc pas les Français. La preuve en est, c'est qu'il y a la moitié qui ne vote plus. Attendez, est-ce que vous réalisez qu'il y
a
22 millions de Français qui ne votent plus ? Qu'il
y
a 4 millions de Français, je voudrais finir. 4 millions de Français qui ne sont pas inscrits sur les listes. Est-ce que vous avez vu qu'au départemental et au régional, il y
a
eu 1 million de votes blancs et nuls ? C
'est aussi ce que vous avez dit François
Bayrou depuis 2002, il n'y a pas réussi. Pourquoi vous, vous allez réussir
là où il n'a pas réussi ? Parce que François
Bayrou,
lui, est
dans une démarche
de
contestation
dans
la forme, mais pas sur le fond. Moi, je propose un vrai projet alternatif. Je reviens sur mes abstentionnistes.
Il y a pris une question.
Oui, mais très vite. Les trois cinquièmes des Français, 60% des Français ne votent plus. Ils ne vont pas voter pour vous ?
Qu'est
-ce que vous en savez ? Ceux
qui
votent
plus.
Quand ils me connaîtront, ils voteront pour nous. 20 millions de personnes qui vont voter pour vous ? Il faudra bien si on veut gagner. Je reprends. Est-ce que l'alternative du Front National est si populaire puisqu'il y
a
60% des Français qui ne vont pas voter
?
Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce face-à-face entre le Front National et le PS et l'UMP, c'est le scénario rêvé pour le PS et pour l'UMP pour que ça ne bouge pas. Et on en a eu la preuve
dans
deux régions,
Nord
-Pas-de-Calais et PACA.
Une précision, on arrive à la fin de l'émission, une précision. Donc vous voyez bien qu'il faut offrir autre chose. Sur le Front National, il
y a
une perquisition au siège du parti, le Front National. Le BFN dénonce une opération politique de la part du pouvoir. Vous dites
qu
'ils ont raison d'énoncer cette opération politique ? Mais je ne
sais
pas ce qu'ils ont perquisitionné et je ne
sais
pas pourquoi. Donc
j'attends de me prononcer. C'est l'affaire des assistants parlementaires. Est-ce que vous considérez que la justice est instrumentalisée ? Tous les
partis politiques, j'ai vu que Nicolas Sarkozy avait dit la même chose, tous les partis politiques qui ont des ennuis judiciaires accusent toujours le pouvoir. Moi, je ne commande
pas les affaires de judiciaires.
Ça ne m'arrivera pas parce que je n'ai rien à me reprocher.
Est
-ce que vous serez au rassemblement des droites avec Robert Ménard à Béry
?
Non, mais
le
gaullisme, c'est l'appel aux Français. Ce n
'est
pas les droites, les gauches, les soupes. On ne va pas recommencer les petites soupes. Vous êtes plus proche de Mélenchon ou de Marine Le Pen ? Mais je ne
vais
pas être proche de Mélenchon puisque
je
conteste son délire internationaliste et j'ai créé Debout la France pour offrir un patriotisme serein, généreux, crédible. Qu'il
ne fasse
pas
peur.
Mais ce n
'est
pas la question de ne pas faire peur qui sauve la France. Vous verrez mon bouquin, qui permet de s'en sortir. Car le seul problème des Français, c'est de manger à la fin du mois.
C
'est d'avoir un boulot. C'est de ne
pas
se faire tuer sur une terrasse de café. C'est quand même ça, l'important. Donc, moi,
je
me bats
avec
ce que je crois pour offrir quelque chose. Après, c'est aux Français de juger. Je demande juste qu'ils aient le droit de nous connaître.
Et vous annoncerez quand votre cognature le 14
mars ? Vous verrez.
Merci. C'est la fin de questions d'info. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Merci à vous. D'avoir répondu à notre invitation. Merci à vous de nous être fidèles. Et à la semaine prochaine. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan