Serge Pallares, président du Parc naturel marin du Golfe du Lion
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:32OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça peut suffire, selon vous, ça pour calmer les pêcheurs ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Ça veut dire qu'il y avait des signaux, et ça veut dire que le gouvernement ne les a pas vus, les pêcheurs ?
- 2:39ComplaisanteÉludée
Vous leur dites quoi, ce matin ? Continuez, allez-y, c'est la bonne solution.
- 3:41OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on peut faire de plus, finalement ? Est-ce que c'est à l'Europe, maintenant, d'apporter des aides en plus pour faire baisser la facture des carburants ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Au niveau local, est-ce que les élus peuvent faire quelque chose ? Est-ce que le département peut faire quelque chose ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Est-ce que vous dites, effectivement, comme les pêcheurs de Méditerranée, ce n'est pas normal, il faut rééquilibrer les quotas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27PrésentateurChiffre
« Au lieu de 25 centimes, c'est désormais 35 centimes de rabais par litre de carburant. »
- 0:43InvitéChiffre
« C'est le niveau maximal autorisé par la communauté européenne pour les aides aux carburants pour prendre la mer. »
- 1:03InvitéFait
« Elle est latente depuis maintenant presque un an et demi, deux ans. »
- 1:14InvitéFait
« Les mesures prises unilatéralement par l'Europe, avec le maillage de plus en plus gros, qui n'est pas du tout adapté aux espèces de Méditerranée »
- 1:34InvitéFait
« L'anguille, les pêcheurs d'anguille ont été arrêtés pendant six mois, sans compensation. »
- 1:50InvitéFait
« Et la goutte qui a fait déborder le vase, c'est, un, bien sûr, l'augmentation du prix du carburant, qui est maintenant inarrêtable »
- 2:10InvitéFait
« L'Europe, surtout, avec les plans West Med, avec toutes ces restrictions qui ont été faites sur la Méditerranée »
- 2:20InvitéFait
« avec ces abandons de bateaux, avec ces primes de déchirage, avec toutes ces mesures qui sont complètement, complètement inadaptées à la Méditerranée »
- 4:00PrésentateurChiffre
« la région, là, dans un communiqué hier, annonce une possible aide d'un million d'euros pour les pêcheurs de la région Occitanie. »
- 5:10PrésentateurFait
« le thon a failli disparaître pendant un moment au large de nos côtes. »
- 5:21InvitéFait
« les pêcheurs de thon, les thoniers, ont eu et ont décidé un moratoire sur le thon. »
- 5:35InvitéChiffre
« aujourd'hui, on prélève les 130 tonnes de thon à la Méditerranée pour la donner à l'Atlantique. »
Temps de parole
- Invité63 %
- Présentateur34 %
- ?3 %
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7h45, notre invité ce matin, Simon Colbock, il soutient les pêcheurs qui manifestent depuis lundi contre la hausse du prix du gasoil. Bonjour Serge Paris Ress. Bonjour. Vous êtes le président du parc naturel marin du golfe du Lyon, vous êtes aussi le président de l'union des villes portuaires d'Occitanie. Ce matin, vous allez vous rendre à Port Vendres, avec d'ailleurs la présidente du conseil départemental, Hermeline Malherbe. Une rencontre est prévue avec les pêcheurs de Port Vendres. Hier, le gouvernement a annoncé le renforcement des aides pour ces pêcheurs. Au lieu de 25 centimes, c'est désormais 35 centimes de rabais par litre de carburant.
Est-ce que ça peut suffire, selon vous, ça pour calmer les pêcheurs ?
Je ne le pense pas, mais par contre, aujourd'hui, le Premier ministre, hier soir, a pris une décision maximale. C'est le niveau maximal autorisé par la communauté européenne pour les aides aux carburants pour prendre la mer. Et pourtant, ça ne suffira pas alors ? Je pense que ça ne suffira pas, parce que le mal est plus profond.
Le
mal est plus profond. Aujourd'hui, cette crise, je ne l'ai pas découvert il y a lundi matin, en me levant et en allant sur les quais à Port Vendres. Elle est latente depuis maintenant presque un an et demi, deux ans. Les mesures prises unilatéralement par l'Europe, avec le maillage de plus en plus gros, qui n'est pas du tout adapté aux espèces de Méditerranée, avec des décisions qui sont prises sur les quotas de pêche. On va en parler des quotas, oui.
C
'est aussi une raison pour laquelle certains, du moins les pêcheurs, sont montés au créneau. Les arrêts de pêche
qui
ont été provoqués, notamment un exemple,
je
dirais, patent, c'est l'anguille. L'anguille, les pêcheurs d'anguille ont été arrêtés pendant six mois, sans compensation.
Et
ils ne souhaitent pas faire des compensations. Donc, tout ceci, toutes ces mesures qui ont été prises depuis presque
un an, c
'est un ras-le-bol général. Et la goutte qui a fait déborder le vase, c'est, un, bien sûr, l'augmentation du prix du carburant, qui est maintenant inarrêtable,
et les quotas de temps. Et vous,
vous
dites, moi, je n
'ai
pas découvert cette crise lundi matin. Ça veut dire qu'il y avait des signaux, et ça veut dire que le gouvernement ne les a pas vus,
pas
entendus, les pêcheurs ?
Il n'y
a
pas que le gouvernement. Le gouvernement, c'était l'Europe. L'Europe, surtout, avec les plans West Med, avec toutes ces restrictions qui ont été faites sur la Méditerranée, avec ces abandons de bateaux, avec ces primes de déchirage, avec toutes ces mesures qui sont complètement, complètement inadaptées à la Méditerranée, ont,
je
dirais, plombé complètement cette filière économique.
Ce matin, les pêcheurs continuent de bloquer le port de Port-la-Nouvelle, au moins jusqu'à midi. Il y a des pêcheurs catalans qui participent à ce blocage. Vous leur dites quoi, ce matin ? Continuez, allez-y, c'est la bonne solution.
Alors,
qu'on soit très clair. Mon rôle, aujourd'hui, en tant que président des ports et président du parmarin, c'est surtout de ne pas attiser les braises. Elles sont déjà assez vives, et mon rôle est d'apaiser. Mais c'est difficile d'apaiser quand les familles sont désespérées, quand les pêcheurs sont désespérés, quand vous avez des enfants qui, aujourd'hui, ont des problèmes. Donc, je pense que,
aujourd
'hui, mon rôle, aujourd'hui, c'est de trouver des solutions, de leur apporter, je dirais, certaines garanties. Vous savez, je travaille depuis maintenant un an et demi avec un homme dans le département qui est à l'écoute des filières économiques, qui partage les difficultés des filières économiques, et qui apporte et aide à la prise des décisions. C'est le préfet des Pérennises orientales. C'est la bonne solution. Moi, j'invite ceux qui sont en haut de la pyramide à
prendre cet exemple-là. Sauf que vous dites aussi, le gouvernement ne peut pas aller plus loin sur les prix des carburants. Donc, qu'est-ce qu'on peut faire de plus, finalement ? Est-ce que c'est à l'Europe, maintenant, d'apporter des aides en plus pour faire baisser la facture des carburants ?
Oui, oui, oui, mille fois, oui. Aujourd'hui, l'Europe a pris des décisions qui sont inadaptées. Elle doit prendre ses responsabilités et apporter les aides financières nécessaires à cette sortie de crise.
Au niveau local, est-ce que les élus peuvent faire quelque chose ? Est-ce que le département peut faire quelque chose ? On sait que la région, là, dans un communiqué hier, annonce une possible aide d'un million d'euros pour les pêcheurs de la région Occitanie. Est-ce que ça, c'est possible ? Ça va dans le bon sens ? Est-ce que ça peut suffire ? Mais ça ne suffira pas.
Mais c'est un pas. Je dirais qu'aujourd'hui, Carole Degas, Didier Codorniou, à en rencontrer des pêcheurs, apporte, je dirais, une solution à la problématique. C'est sûr que ça ne suffira pas, mais c'est un geste qui est important. C'est un geste de soutien, un geste de reconnaissance. Et c'est ça qui a manqué dans cette crise. La reconnaissance et l'écoute de la filière économique.
Alors,
on parle beaucoup, effectivement, de la hausse des prix des carburants. Mais les pêcheurs sont aussi en colère. On a parlé un peu contre la répartition des quotas de pêche, notamment sur le thon rouge. Selon les pêcheurs de Méditerranée, les pêcheurs de l'Atlantique vont être clairement avantagés ces prochains mois. Est-ce que vous dites, effectivement, comme les pêcheurs de Méditerranée, ce n
'est
pas normal, il faut rééquilibrer les quotas
?
C'est tout à fait, je dirais, comment aujourd'hui
un
ministre de la mer
peut
prendre cette décision sans consulter la base de Méditerranée
? Je
vous pose la question, parce que le thon a failli disparaître pendant un moment au large de nos côtes. Visiblement, selon les dernières études, la population remonte. Et là, les quotas baissent. On ne comprend pas trop la logique.
En Méditerranée, il y a quelques années, les pêcheurs de thon, les thoniers, ont eu et ont décidé un moratoire sur le thon. Ils se sont privés de certaines pêches de thon, de certains tonnages. La population de thon est revenue. Aujourd'hui, on prélève les 130 tonnes de thon à la Méditerranée pour la donner à l'Atlantique. Aujourd'hui, l'équation est de 66% du quota de thon
sur
l'Atlantique et 33%. Ce n'est pas normal. La décision aurait dû être prise par l'ensemble de la pêche méditerranéenne.
Dernière question, et c'est peut-être une question de terrien, vous me répondrez, mais quand on parle des prix des carburants qui flambent, les bateaux de pêche avec moteur électrique, ça n'existe pas
?
Ça peut exister,
mais c'est du folklore. Aujourd'hui, il faut que le bateau puisse répondre à toutes les éventualités. En 4 tempêtes ? Exactement. Donc, le moteur électrique, pour le moment, n'est pas la solution.
Merci beaucoup Serge Paires. Vous serez tout à l'heure à Port Vendres avec plusieurs élus de notre département. Je rappelle que vous êtes le président du parc naturel marin du Golfe du Lyon, président aussi de l'Union des villes portuaires d'Occitanie. Bonne journée à vous.
Merci à vous.
Merci.