LAURENT JACOBELLI est l'invité de BFM TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Un commentaire sur ces images, M. Jacobelli, les pompiers qui mobilisent face à face entre les pompiers et les forces de l'ordre ?
- 0:52OuverteRéponse directe
Que ferait le Rassemblement National dans cette situation ?
- 6:52OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça permet, selon vous, d'éviter que ça dégénère ?
- 9:07OuverteRéponse directe
Comment vous allez procéder ? Est-ce que vous allez déclencher une opération, transparence, une enquête en interne pour déterminer d'où viennent ces fuites ou ces manipulations ?
- 10:48FerméeÉludée
Est-ce que vous avez déclenché une enquête interne ?
- 14:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui a poussé Edouard Philippe à rabaisser ses ambitions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54Invité politiqueFait
« lorsqu'il fallait acheter des Canadair et que M. Gabriel Attal, d'un trait de plume, les a supprimés au même moment où il signait une subvention pour que la Tunisie puisse acheter du matériel pour lutter contre les incendies. »
- 2:06Locuteur 3Chiffre
« En quelques années, les interventions des pompiers ont augmenté de 30% et ils sont autant. »
- 2:22Locuteur 3Fait
« 1000 camions de moins, pas assez d'avions, pas assez de matériel. »
- 2:26Locuteur 3Chiffre
« 100 000 hectares de forêt brûlés cet été. »
- 3:39Locuteur 3Fait
« les salaires des agents de la fonction publique qui sont dévalorisés année après année. »
- 9:51Invité politiqueFait
« Jordan Bardella et son avocat portent plainte pour diffamation. »
- 10:24Invité politiqueFait
« Nous sommes sûrs que Jordan Bardella n'a jamais tenu ses propos. »
- 15:32Invité politiqueFait
« je le traiterai de fumiste, quelle flemmardise intellectuelle de la part de M. Edouard Philippe »
- 15:41Invité politiqueFait
« en France les salaires sont trop bas, les gens travaillent trop longtemps »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli41 %
- Locuteur 112 %
- Locuteur 312 %
- Présentateur11 %
- Locuteur 810 %
- Locuteur 69 %
- Locuteur 52 %
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On accueille Laurent Jacobelli, le porte-parole du Rassemblement National et député de Moselle. Un commentaire sur ces images, M. Jacobelli, les pompiers qui mobilisent face à face entre les pompiers et les forces de l'ordre ?
Oui, les pompiers manifestent parce que les conditions de travail sont aujourd'hui difficiles, difficiles en matière de reconnaissance déjà. Moi j'aimerais bien que le ministère de l'Intérieur puisse les recevoir. Et puis en termes de matériel, ils ont œuvré tout l'été dans un climat compliqué, dans le cadre du dérèglement climatique. Il y a aussi des directives européennes avec la professionnalisation et notamment tous les pompiers volontaires qui ne seront plus mobilisables comme avant. Donc c'est une situation difficile où on leur demande toujours plus, où on ne les écoute pas.
Et bien forcément, le moyen qu'ils ont de s'exprimer, c'est d'aller dans la rue et on ne peut que les soutenir vu le travail formidable qu'ils font.
Alors les soutenir et puis répondre à leurs préoccupations. Bien sûr. Là évidemment, ce que l'on comprend et ce que tout le monde vit en ce moment, c'est que la France est à court d'argent, qu'il n'y a pas moyen d'y répondre en tous les cas pour l'instant. Que ferait le Rassemblement National dans cette situation ?
Vous savez, par exemple, lorsqu'il fallait acheter des Canadair et que M. Gabriel Attal, d'un trait de plume, les a supprimés au même moment où il signait une subvention pour que la Tunisie puisse acheter du matériel pour lutter contre les incendies. Je pense que c'était une mauvaise décision politique. La décision politique aujourd'hui, dans le cadre actuel,
on
ne peut pas se plaindre du matin au soir du dérèglement climatique et désarmer nos pompiers. Donc il faut les soutenir. Il faut évidemment protéger le statut du volontariat, car je rappelle qu'il est essentiel dans nos casernes. Alors l'Europe veut le mettre à mal en limitant à 35 heures par semaine le travail des volontaires, ce qui n'est pas possible aujourd'hui. Et donc il faut les écouter. Il faut leur prêter attention et considérer qu'ils mènent une action prioritaire.
Laurent Neumann, pas assez de moyens pour les pompiers, pas assez de pompiers, pas assez de Canadair. Et on réduit les crédits du ministère de la Transition écologique. On réduit tous les crédits parce qu'on n'a plus de sous.
Et surtout, Sébastien Lecornu a annoncé que tous les ministères dont les crédits devaient être augmentés, dont celui du ministère de l'Intérieur, toutes ces augmentations de crédits allaient évidemment être gelées parce que sinon, dit-il, il n'y a pas de possibilité de trouver 54 milliards ou 58 milliards d'euros d'économie. Moi, je regardais les chiffres. En quelques années, les interventions des pompiers ont augmenté de 30% et ils sont autant. Donc on leur demande plus sans augmenter leur nombre et avec des moyens différents sur les 15-20 dernières années. 1000 camions de moins, pas assez d'avions, pas assez de matériel.
Ah oui, au bout d'un moment, surtout avec ce fameux réchauffement climatique, 100 000 hectares de forêt brûlés cet été. Ah oui, quand on arrive à ce stade-là, on sait déjà que ça sera sans doute pire les étés prochains. Donc il faut absolument répondre à leur demande.
Le gouvernement, évidemment, regarde ces images, a vu la contestation des lycéens qui localement dégénèrent. Elle voit effectivement le rassemblement des fonctionnaires qui est en train de se mettre en place du côté de la place de la République, de la République Nation Bastille. Et puis il
y
a les pompiers. Tout ça alors que le gouvernement doit rendre sa copie sur le budget dans 48 heures, jeudi. Il n
'y
a aucune marge de manœuvre supplémentaire, on est bien d'accord ?
Il y a 48 heures. Dans 48 heures, le gouvernement va rendre sa copie budgétaire, mais surtout va commencer à discuter avec les partenaires sociaux. Il y
a
une réunion qui est prévue le 2 octobre où on va notamment parler de tous ces sujets-là. Mais le point commun de toutes ces colères, que ce soit les lycéens qu'on voit à Saint-Denis, la fonction publique qui est dans la rue, ou les pompiers qui sont sur le périphérique, le sujet est le même. Le sujet, ce sont les services publics, à la fois leur paupérisation, les salaires des agents de la fonction publique qui sont dévalorisés année après année. Et tout ça pour un service rendu au public qui baisse d'année en année et qui provoque beaucoup de colère chez les gens.
Quelle réponse du gouvernement ? On attendra évidemment les chiffres de la mobilisation. Il y a le Conseil des ministres. C'est peut-être là qu'on aura une réponse, Hugo Capilli. En tout cas, on les regarde, ces images, évidemment, à Matignon, à l'Elysée.
Évidemment, on les suit de près, comme hier, d'ailleurs, ils suivaient de près aussi les images de ces lycées qui étaient bloquées. D'ailleurs, le gouvernement qui avait hier accusé la France insoumise de faire en sorte qu'il y ait encore plus de mobilisation aujourd'hui.
De récupération.
De
récupération. Et c'est
vrai
qu'il y avait des interrogations aussi de cette convergence des luttes. Vous savez, ces différentes mobilisations qui se rassemblent toutes ensemble dans la rue et voire une manifestation massive et durable. Et ça, c'est l'inquiétude principale du gouvernement qui suit donc de très près les images aujourd'hui. Il y a des éléments pour ça
?
À ce stade, non. C'est vraiment un suivi quotidien, classique, qui est fait de la part de Matignon sur ce qu'il se passe dans l'arbre.
Vous évoquiez le gouvernement qui appelait à la fermeté face au débordement dans les lycées. On est à 300 actions recensées aujourd'hui. 40 bloquées, notamment à Saint-Denis, avec de nouveau, notre reporter est sur place, de nouveau, ce face-à-face tendu avec les forces de l'ordre et des tirs apparemment ?
Oui,
exactement. La situation était nettement plus calme depuis plusieurs minutes maintenant avec les policiers qui s'étaient éloignés et donc il y avait beaucoup moins de tensions. Mais tout à coup, effectivement, il y a eu plusieurs tirs de mortiers par des individus en marge du rassemblement des lycéens. Ça se passe à 100-200 mètres du lycée. Instantanément, la foule de lycéens se rend sur les lieux d'où viennent de partir ces tirs de mortiers. Et les policiers, vous le voyez sur ces images, se sont équipés, boucliers apparents, visières baissées et se sont approchés pour essayer de ramener la situation dans le calme. Donc il y a de nouveau un moment de tension avec un peu d'incompréhension.
C'est vrai que la situation était nettement plus calme. Donc les élèves ont voulu chercher à savoir ce qui se passait. Forcément, il y a eu un petit peu d'excitation autour de ces tirs de mortiers. Toujours très bruyants, toujours très impressionnants. Les policiers qui semblent s'être préparés, mais vous le voyez sur ces images, la situation est calme.
Il
y a toujours un jet de projectile à l'instant, mais c'est sporadique.
Et
la situation est redescendue d'un cran depuis 2-3 minutes. Les policiers qui regardent la situation, qui restent de l'autre côté de la chaussée. Donc il n'y a plus de face-à-face, j'allais dire physique, comme on a pu en connaître depuis le début de la journée, lorsque certains policiers ont procédé à des interpellations et qu'il y a eu en retour des jets de projectiles.
Et
là, de cela, il n
'est
pas question au moment où je vous parle. Mais vous le voyez, il y
a
toujours beaucoup de curiosité de la part des lycéens qui se sont attroupés là où les tirs de mortiers ont eu lieu. Mais il n'y
en
a pas de nouveau. La situation est un peu plus calme.
D
'ailleurs, la foule des lycéens est nettement plus clairsemée qu'il y a quelques heures. Certains nous disent être allés rejoindre d'autres points de blocage dans le département de Seine-Saint-Denis. Et d'autres, enfin, nous disent chercher à se rendre sur la place de la République à Paris. Vous le savez, il y a le cortège intersyndical qui a lieu en ce moment-même. Donc voilà, vous le voyez sur ces images, une situation qui est sous contrôle au moment où je vous parle après ces tirs de mortiers qui sont intervenus il
y
a quelques minutes.
Laurent Jacobelli, les parlementaires notamment de la France Insoumise, le maire de Saint-Denis également, le maire LFI, est venu ce matin en direction de cette manifestation. Est-ce que ça permet, selon vous, d'éviter que ça dégénère
?
Non, ça s'appelle de la récupération.
C'est de la récupération ou ça
permet d'éviter que ça dégénère
? Il y a des motifs légitimes. C'est vrai qu'aujourd'hui,
il
y a dans certaines classes un manque de professeurs. On voit bien le niveau qui dégringole. On voit que certaines conditions, notamment dans des classes avec du vieux matériel, ne sont pas remplies. Tout ça, on peut comprendre la colère des lycéens. En revanche, que la France Insoumise vienne rameuter tout le monde et essayer de rendre les choses plus compliquées ne paraît pas tout
à fait simple. Ils disent qu'on
protège ces lycéens qui ne sont que des ados. On
les
protège.
On
évite que ça déborde.
Ils politisent à l'extrême. Vous savez bien qu'ils ont fait une main basse sur la jeunesse. En tout cas, ils l'espèrent. Ils n'y sont pas arrivés parce que vous savez que beaucoup votent pour le Rassemblement National. Je crois qu
'ils
n
'ont
pas une attitude responsable. Quand un élu de la nation voit effectivement qu'il y a des exactions et que des jeunes commettent des actes répréhensibles, leur but, c'est de les arrêter. Ce n
'est
pas d'applaudir. Et donc, le maire de Saint-Denis ne se comporte pas comme un élu républicain. Il se comporte comme un agitateur.
La question de Christophe Hedrosine portait sur la présence de ces élus aux côtés des lycéens. Ça arrive très souvent que des élus participent à des manifestations catégorielles. J'ai vu des députés du Rassemblement National auprès d'une manif de policiers, par exemple. Donc, que des élus de la France insoumise soient aux côtés des lycéens, pourquoi pas, finalement ?
Ça dépend du discours qu'ils tiennent. Ça dépend s'ils les encouragent au moment où les lycéens, certains en tout cas...
Ils soufflent sur les
braises ? Bien sûr qu'ils soufflent sur les braises. Quand M. Boyard, Louis Boyard se déplacent, vous imaginez bien que ce n
'est
pas pour pacifier la situation. C'est pour expliquer à ces jeunes que la société est contre eux, qu'il faut se révolter. J'ai même entendu parler de racisme à l'école. Enfin, bref, ils sortent tout leur attirail d'extrême-gauche pour essayer de convaincre des jeunes, dont la plupart, j'en suis persuadé, le font sincèrement pour défendre un lycée auquel ils tiennent. En fait, dès que l'extrême-gauche participe à une manif, ils la pourrissent, ils la violentisent. Et du coup, on oublie les récriminations de base, on oublie ce qui est réclamé pour ne retenir que le désordre. C'est malheureusement ce qui sera probablement retenu après l'intervention de l'extrême-gauche.
Alors, M. Jacobelli, dans l'actualité, il y a aussi ce que l'on appelle l'affaire Bardella. En tous les cas, ces soupçons après ces révélations supposées de Mediapart sur les écrits antisémites ou non de Jordan Bardella, qui était le jeune militant au Rassemblement National que l'on appelait à l'époque le Front National. Comment vous allez procéder ? Est-ce que vous allez déclencher une opération, transparence, une enquête en interne pour déterminer d'où viennent ces fuites ou ces manipulations, si l'on reprend les mots de certains d'entre vous
? Oui, manipulation, vous pouvez le dire, guet-apens, tout ce que vous voulez. Écoutez, c'est très simple, nous, nous sommes transparents, nous avons demandé à la justice d'agir. Vous voyez, c'est même pas en interne qu'on va le faire. Jordan Bardella et son avocat portent plainte pour diffamation. On verra s'il y a faux et usage de faux de la part de Mediapart. Mediapart, clairement, est un organe militant qui, à chaque campagne présidentielle, attaque des candidats. Ils ont décidé cette année d'attaquer le Rassemblement National. Il ne
vous
aura pas échappé que ça arrivait le jour d'après l'annonce d'un groupe au Sénat. D'excellents sondages pour Marine Le Pen, ils veulent polluer la campagne, ils veulent qu
'on
ne parle pas des vrais sujets. C'est un système à bout de souffle qui prend peur et qui voit bien que nous avons des chances de gagner. Nous, ça ne nous fait pas peur, vous savez, la justice tranchera. Nous sommes sûrs que Jordan Bardella n'a jamais tenu ses propos.
Jordan Bardella qui disait tout à l'heure, on veut m'assassiner politiquement. C'est qui le on ? Ça viendrait d'où ?
Ça vient de Mediapart, l'extrême gauche.
Oui, mais
Mediapart, comment ils auraient récupéré ces documents ?
Ça, j'en sais rien. Demandez-leur, vous savez. À qui ? Je ne suis pas assez tendu. Philippe Ballard
disait, vous vous dites
extérieure,
Philippe Ballard disait, n'excluvez pas que ça puisse venir de l'interne.
Mais non, mais on
verra bien d
'où ça
vient.
Une forme
de vengeance de ceux qui auraient été écartés par Marine Le Pen.
C'est aussi ce que l'essai entend de Jean-Philippe Tanguy ce matin.
Non, écoutez, je ne suis pas juge et on verra bien, mais peut-être même il n'y a-t-il pas de... Est-ce que vous avez déclenché une enquête
en
interne ?
Non, mais l'enquête, je vous le dis, elle sera extrême, elle sera publique.
C
'est les juges qui vont la faire. C'est quand même beaucoup plus transparent. Mais vous savez, on a l'habitude d'écoute ordu de Mediapart. Mediapart n'est plus un journal. Mediapart est un organe militant contre, notamment,
le Rassemblement National. Oui, mais Mediapart, c'est Cahuzac, c
'est Fillon, c'est Sarkozy, le dossier libyen. À chaque fois, c'est étayé et il y a une condamnation en justice.
Alors, d'abord, vous oubliez les cinq condamnations de Mediapart. Sur 340. Vous oubliez de dire que dans le dossier libyen que vous évoquez, c'est vous qui le faites, la fameuse note qui est censée supposer, prouver, pardon, que Nicolas Sarkozy a eu des fonds libyens, la justice a dit que c'était probablement un faux. Oui, mais
la justice l'a condamnée. La justice l'a pas
condamnée Mediapart. Non, non, mais elle a dit quand
même que ce
document était probablement un faux.
Mais elle a condamné Nicolas Sarkozy. Il y avait quand même
des faits
derrière.
Il y
avait
quand même des faits. Et d'ailleurs, c'est pour ça que la justice a instruit pendant plus de dix ans et a fini par condamnée à deux reprises.
J'ai bien compris. Quand
je vous dis de prendre les informations de Mediapart avec beaucoup de distance, c'est un conseil amical. Parce que Mediapart a un passé. Je ne
vais
pas revenir sur les deux journalistes de Mediapart qui sont soupçonnés de complicité de terrorisme pour avoir envoyé des chèques à des djihadistes. C'est un peu des éléments
de langage. Non, c'est la vérité. Je peux vous rappeler le passé
de M. Edoui Plenel, qui est le dernier au monde à pouvoir donner des leçons de lutte contre l'antisémitisme.
On ne les a pas vus, leurs documents.
Ce
qu'on vous dit, c
'est
qu'ils ont des preuves à chaque fois. Ah oui.
Moi, je ne les ai pas vus non plus. Moi, j'ai une
preuve.
Et
si
elles sortent, comment vous ferez
? Elles
ne sortiront pas parce que c'est faux. Une fois encore, vous ne pouvez pas croire, vous n'êtes pas naïve, Vous ne pouvez pas croire que la chronologie des faits qui arrive juste après des événements qui montrent bien la poussée du Rassemblement national, vous ne pouvez pas y croire, en fait, qu'est-ce qu'a fait Mediapart. Et Libération fait ça aussi un peu. Ils ont essayé de trouver des points diffamatoires pour essayer de salir ou Jordan ou Marine Le Pen dans l'espoir de casser une dynamique de campagne. J'espère que vous n'êtes pas dupe. Je vais vous dire, qu'ont montré les élections sénatoriales ?
Des élus locaux qui n'étaient pas encartés Rassemblement national, votaient massivement dans certains points de France pour nous. Ça veut dire que le dernier plafond de verre qui existait a sauté. Et donc on est face à des gens désemparés et qui veulent lutter contre la démocratie et contre l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir. Nous ne nous laisserons pas faire. Je vais même vous dire l'inverse. Ils nous renforcent et ils ne font que renforcer notre détermination.
On revient avec vous sur ces images en direct, jour de colère et de mobilisation sociale. Edouard Philippe qui choisit ce timing, qui peut interpeller. pour présenter sa réforme des retraites. 45 ans de cotisation, travaillé jusqu'à 65. Et pourquoi pas 70 ? Lui répond la CGT.
Pourquoi
pas 70 ans pendant qu'on y est ?
C
'est qu'on voit bien que 65 ans, c'est au mieux. Parce qu'avec 45 annuités de cotisation, ça veut dire en réalité un départ à 67 ans, voire 70 ans s'il décale les bornes d'âge. Donc il faut arrêter de se moquer des travailleurs et des travailleuses. Moi, ce que j'ai envie de dire à Edouard Philippe, c'est venez dans une casierne de pompiers et expliquez-nous comment on travaille jusqu'à 65 ans quand on est pompier.
Qu
'est-ce qui a poussé Edouard Philippe à rabaisser ses ambitions ? Voilà, passer de 67 à 65 ans. Qu'est-ce qui l'a poussé ?
Peut-être la perception des mauvais sondages de ces derniers jours. En tout cas, on attendait les contours de cette réforme d'Edouard Philippe. On ne savait pas comment il allait s'y prendre. Est-ce que ça allait être une interview face à un journaliste ? Il a choisi YouTube, 19 minutes de vidéo, directement pour s'adresser aux Français et aussi peut-être aux jeunes. Parce que les jeunes qui vont sur YouTube, ce sont aussi des électeurs de la France Insoumise, du Rassemblement National.
Et l'un des premiers mots d'Edouard Philippe dans cette vidéo, c'est de dire, ceux qui vous disent que la retraite à 60 ans, c'est merveilleux, c'est formidable, eh bien ces gens qui vous disent ça, ce sont des charlatans. Voilà donc les mots d'Edouard Philippe qui ensuite explique la réforme qu'il veut mettre en place. Il dit d'abord, je veux revenir sur la réforme qui a été suspendue, vous savez cette fameuse réforme avec un âge de départ à 64 ans d'abord, et puis progressivement,
dans
10 ans, on arriverait à 65 ans petit à petit, tout en précisant, attention, un Français sur trois pourra quand même partir avant 65 ans, entre 60 et 64 ans. Autrement dit, c'est une réforme en douceur, ceux qui ont un travail parfois difficile pourront quand même partir avant, évidemment tout cela sera soumis à une négociation avec les partenaires sociaux.
Laurent-Job Cobelli, revenir à la retraite à 60 ans, c'est ce que le RN demandait à un moment, il vous traite donc de charlatan
? Oui.
Sans vision, sans solution durable pour la question des pensions.
Écoutez, je lui retourne le compliment, moi je le traiterai de fumiste, quelle flemmardise intellectuelle de la part de M. Edouard Philippe, le vrai problème qu'on a aujourd'hui, et on le voit d'ailleurs tout au long de cette actualité, c'est qu'en France les salaires sont trop bas, les gens travaillent trop longtemps, mais pas trop longtemps dans la semaine, pas assez longtemps, pardon, dans la semaine,
mais
dans leur vie, parce qu'ils commencent à travailler trop tard, et que le problème qu'on a en France, c'est l'emploi et la productivité. Or, c'est beaucoup plus exigeant intellectuellement de faire amende honorable quand on a été Premier ministre d'Emmanuel Macron, et de dire, oui, nous avons trop taxé les entreprises, oui, il
y
a trop de normes en France, et oui, le coût de l'énergie est trop élevé, donc la productivité n'est pas assez élevée en France, la croissance est à tonne, comparée à nos voisins européens, et c'est par là qu'on relancera la contribution des caisses sociales. Mais ça, ça demande du courage, du courage politique, et ça demande une vision d'avenir, ce que n'a pas Édouard Philippe, alors il utilise les bonnes vieilles recettes, vous savez, tous les deux ans, on augmente l'âge de la retraite, et tous les deux ans et demi, on a un rapport qui nous dit, oh là là, c'est pas assez, les caisses sont vides.
Donc on peut continuer comme ça jusqu'à l'infini, et voir l'économie française dégringoler, où on peut se retrousser les manches, dire, on va baisser les impôts sur les entreprises et les taxes, on va desserrer les taux des normes, on va augmenter la productivité, on va faciliter l'emploi, et ça alimentera les caisses.
Laurent Jacobelli