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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 26 août 2026 22 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesImmigration & asile

Présidentielle: Bruno Le Maire appelle à une "nouvelle vision"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous, Bruno Le Maire, seriez crédible pour proposer un changement radical ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous dites que le modèle français est en échec. Quels exemples concrets ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Sur la dette, Mélenchon propose de la brûler. Vous dites que c'est dangereux. Pourquoi ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    La dette a augmenté sous votre ministère. Comment justifiez-vous cela ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous proposez une règle d'or constitutionnelle. Comment l'appliqueriez-vous ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Vous voulez désindexer les retraites. Comment protéger les petites retraites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Bruno Le MaireFait
    « Ça fait 30 ans que je suis dans la vie publique. J'ai occupé plein de fonctions. Le ministère de l'agriculture, le ministère des finances. »
  • 4:30Bruno Le MaireFait
    « Une désindustrialisation qui a repris depuis 2024 alors que si j'ai une fierté, c'est qu'on avait engagé la réindustrialisation du pays. »
  • 5:30Bruno Le MairePromesse
    « Il faut une règle d'or sur l'équilibre des comptes publics de niveau constitutionnel. »
  • 7:00Bruno Le MaireChiffre
    « Les taux d'intérêt explosent 3,9 4,1 % peut-être bientôt 4,5 voire 5 % de taux d'intérêt. »
  • 14:30Bruno Le MaireFait
    « Les droits de succession en France sont parmi les plus élevés en part de la fiscalité de tous les pays européens. »
  • 18:30Bruno Le MairePromesse
    « Nous allons financer le modèle social par la taxation de la consommation, la taxation des importations, la taxation des géants du numérique. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

TV. Bonjour Bruno Lemire. Bonjour Apoline de Maler.

Merci d'être avec moi pour répondre à mes questions ce matin. Vous êtes l'ancien ministre de l'économie évidemment, vous êtes aussi auteur, votre dernier livre c'est le temps d'une décision et puis désormais vous êtes à auteur aussi d'un manifeste, vous venez de le publier, ça s'appelle pour une autre France. Euh en préparant cette interview pour tout vous dire, j'y entre d'un côté une interview très sérieuse parce que vous êtes un homme sérieux, que vous avez fait des propositions très sérieuse, très travaillé, assez révolutionnaire pour certaines et en même temps, à chaque fois que j'écrivais une question, je me disais mais pourquoi lui c'est-à-dire pourquoi est-ce que Bruno Lemire qui a quand même été à la tête des finances de l'État pendant 7 ans serait crédible pour faire la leçon et dire on change tout ?

On voudrait de vous créer des mots de tête à je vais essayer de répondre très clairement à votre question. Ça fait 30 ans que je suis dans la vie publique. J'ai occupé plein de fonctions.

Le ministère de l'agriculture, le ministère des finances et puis j'ai pris ma liberté. Je travaille pour ASML, le géant des semi-conducteurs. Je travaille pour l'aide sociale à l'enfance côté S Greco, qui est une chef de service exceptionnelle à l'hôpital Neer et j'ai du temps pour réfléchir et regarder où on est la France.

Et je suis obligé de me dire voilà, ça fait 30 ans que je me suis engagé dans la vie publique et fin 2026, on en est où ? Alors si on est on en est au bord de pas, on en est pas là où on devrait être. 8 % de taux de chômage, un déficit qui continue de progresser alors qu'il y a plus ni Covid ni début de la guerre en Ukraine.

Une désindustrialisation qui a repris depuis 2024 alors que si j'ai une fierté, c'est qu'on avait engagé la réindustrialisation du pays. Donc nous n'en sommes pas là où nous devrions être nous les Français. Donc je prends toute ma liberté pour dire des mesures ne suffiront pas, un catalogue de proposition ne suffira pas.

Il faut une nouvelle vision pour le pays, ce que j'appelle une autre France qui nous permet de basculer du vieux modèle qui a échoué et j'ai participé à ça. J'ai voulu, j'ai essayé faire comme en 1958. Il faut faire comme en 1958.

Il faut recréer un nouveau modèle dans un nouveau monde. Vous avez un monde qui est marqué par quoi ? le retour de la brutalité sur la géopolitique, la transformation climatique qui nous prend tous de cours, elle va beaucoup plus vite que prévue et une accélération technologique.

Je suis au première loge en travaillant pour le premier producteur de semiconducteur en Europe et le seul géant technologique en Europe. Bah, on peut pas garder le vieux modèle, il est en échec. Vous avez trois grandes priorités.

Vous avez trois grandes priorités, on va y revenir. L'autorité, la prospérité, la souveraineté. La dette, c'est le mot.

Il y a deux questions en particulier là en ce début, en cette rentrée politique, c'est la question du rapport à la dette et aussi la question du rapport à l'héritage. Sur la dette, d'abord, Jean-Luc Mélenchon d'un côté qui dit "Il faut brûler la dette." Alors, une partie hein, il parle de celle qui est détenue par la BCE ou par la Banque de France.

Et puis de l'autre côté, ceux qui disent "Non, non, il faut coûte que coûte revenir dans la trajectoire." Vous vous dites "Attention, on est carrément au bord d'un moment où il y a une crise de souveraineté. La France pourrait être peut-être mise quoi sous tutelle.

Est-ce que vous vous inquiétez de ça ? Est-ce bien sûr que je m'inquiète, c'est bien sûr que je m'inquiète de ça. Les propositions de Jean-Luc Bélenchon, qu'il aille au bout de son raisonnement, qui a le courage d'assumer ses positions.

Déchirer la dette française comme il le propose, brûler les titres de dette, c'est le feu au pays et c'est sortir de la zone eure. Donc ça c'est un choix, ça le mérite de la clarté. faisons preuve de clarté un moment qui est si grave dans l'histoire de notre nation.

C'est une sortie de l'Europe. Regardez ce qu'a donné le Brexit pour la Grande-Bretagne. Ça a écarté la Grande-Bretagne du jour européen et ça a écarté la Grande-Bretagne du jeu international et ça appauvrit la Grande-Bretagne.

Si on veut la même chose pour la France, on suit les recommandations de monsieur Mélenchon, on annule les dettes de françaises et on sort de la zone euro. Parce qu'il est évident que nos partenaires de la zone euro disant sont bien gentils, ils remboursent pas leurs dettes. Bah ils sortent du club ils ne sortent plus ils ne participent plus à la zone eur est-ce que là pardon je veux dire vous avez été ministre de l'économie la dette n'a jamais été aussi é de Malerbe. dit à de multiples reprises que j'assumais mes responsabilités.

Maintenant, j'aimerais qu'on regarde devant et qu'on regarde aussi, si je peux me permettre, on s'est débarrassé du ministre des finances de l'époque, on a dit c'est lui le problème, c'est lui les 1000 milliards d'euros de dette. On en est où aujourd'hui ? Pire 1300 milliards d'euros de dette pire.

Je peux pas dire mieux que vous pire. Est-ce qu'il y a quelque chose qui justifie ? Vous avez l'impression d'avoir été un peu le fusible confortable pour pour Emmanuel Macron. un très bon philosophe français qui s'appelle René Girard qui disait que lorsque quelqu'un veut résoudre le problème et que les gens ne sont pas d'accord pour résoudre ce problème, on l'élimine.

Ça s'appelle le sacrifice réconciliateur. Donc la personne est éliminée mais le problème reste entier. Moi, mon sujet, c'est de régler le problème de finances publiques du pays.

Quelques remarques là-dessus. D'abord le sujet prioritaire, c'est pas la dette, c'est le déficit. C'est le déficit qu'il faut maîtriser parce que quand les marchés nos prêteurs voient que nous ne maîtrisons pas notre dépenses publiques et que les déficits augmentent comme c'est le cas aujourd'hui alors qu'il n'y a aucune raison pour le faire et ben ils nous font payer plus cher.

Donc les taux d'intérêt explosent 3,9 4,1 % peut-être bientôt 4,5 voire 5 % de taux d'intérêt. Ça te pèse sur la charge de la dette. Donc c'est autant d'argent en moins pour les hôpitaux, pour les écoles, pour les collèges, puis ça pèse ensuite sur votre capacité d'emprunt quand vous voulez acheter un logement.

Comment on fait ? Comment on fait pour réduire ce ce déficit ? Bah regardez, vous proposez vous des mesures d'urgence, des indexations de tout, pension de retraite, aide sociale, barême de l'impôt sur le revenu, ça revient en quelque sorte à une année blanche.

Il faut une règle, un frein d'urgence et une méthode. La règle, elle a été proposée par Thierry Breton, je le rejoins parfaitement. Il faut une règle d'or sur l'équilibre des comptes publics de niveau constitutionnel pour qu'elle s'impose à tous les partis politiques.

Je le redis, j'en étais plus qu'on a. Si vous n'avez pas cette règle constitutionnelle, de toute façon, les partis politiques ne veulent pas le rétablissement des comptes. Donc, il faut leur imposer par la constitution.

C'est la règle d'or. 2e chose, il faut une méthode. La méthode, c'est d'avoir un ministre des finances, je l'ai proposé dans mon texte qui a un droit de véto sur toutes les propositions de dépenses des ministres qui veulent toujours faire une annonce le matin pour dire qu'ils ont dépensé temps, ici ou là.

Il faut réduire le pouvoir d'amendement des parlementaires. J'ai fait sep budgets. À sep budgets, les parlementaires m'ont proposé des dépenses supplémentaires.

Donc réduisons la capacité la possibilité même de faire des des propositions de dépenses supplémentaires. C'est toujours des propositions de dépenses supplémentaires. C'est ce qui se passe en Grande-Bretagne.

On limite le droit d'amendement des parlementaires pour éviter les dépenses. Et puis il faut activer le frein d'urgence. Et ce frein d'urgence, il doit être efficace et juste, équitable.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que oui, il faut désindexer les pensions de retraite, les minimux, le barême de l'impôt sur le revenu. Préserver évidemment les petites retraites.

OK. Il suffit c'est quoi les petites retraites ? Ça s'arrête où ?

Mais les petites retraites, quand vous avez touché 1200 1300 € par mois de retraite, il est évident que désindexer votre pension peuvent vous mettre dans une situation extraordinirement difficile. Je laisse je laisse ça au spécialistes qu'il y ait une discussion, un dialogue. Mais le seul frein d'urgence qui est à disposition du gouvernement pour nous permettre d'éviter d'aller dans le mur dans lequel nous allons tout droit en claxonant, c'est la désindexation des minim sociaux, du barrain de l'impôt sur le revenu et des pensions de retraite. et revoir toutes les allocations qui sont aujourd'hui accordées aux étrangers en situation illégale pour lesquels nous payons aujourd'hui des montants qui peuvent être extraordinairement élevés.

Là aussi, c'est une question de justice. Vous pouvez pas dire au retraités français "Attendez, on va faire un effort, vous allez payer pour cet effort." Mais en matière de politique migratoire, d'aide aux étrangers situation illégale, attention, on ne touche rien.

Il faut là aussi que l'on révise l'intégralité des prestations qui sont Vous voulez aussi bouger l'âge de la retraite 65 ans et introduire de la capitalisation. Alors, je rajoute juste une trisème chose sur le frein d'urgence parce que c'est très important en matière d'équité et je rassure votre éditorialiste, je jamais été socialiste et je n'ai pas vocation à devenir socialiste, mais je pense qu'il est très important qu'on demande aux plus grosses fortunes une contribution et et que cette contribution ça puisse être pour le financement par exemple de nouveaux services d'urgence dans les hôpitaux ou d'école de rénovation des modes d'une forme de mécen par exemple, c'est ce qui a été fait pour Notre Dame. Beaucoup de très grandes fortunes ont contribué.

Qu'est-ce que ça donnera ? Ça donnera ce sentiment très profond que toute la collectivité française, toute la nation a compris la gravité du moment, refuse de mettre son destin dans les mains de ses créanciers et dit "Tous ensemble, nous allons redresser nos comptes pour retrouver notre liberté et chacun tirera un bénéfice puisque ça vous permettra ensuite de retrouver des marges de manœuvre pour investir dans les nouvelles technologies, dans la lutte contre le réchauffement climatique et dans les services publics prioritaires qui sont l'hôpital et l'école Pour relancer aussi la société, il y a la question de l'héritage. Est-ce qu'il faut Mathilde Panot hier matin disait à partir de 12 millions, on prend tout.

Marie Lise Léon, la CFDT, elle dit il faut taxer dès le premier euro de la succession. Qu'est-ce que vous en pensez ? Mais c'est étonnant cette manière qu'on a dans le débat public français de poser les mauvaises questions et donc d'apporter les mauvaises réponses.

Pour vous, c'est pas la question de la succession. Quand Marléon dit oui, il y a un vrai sujet sur les héritages. Vrai sujet sur les héritages, c'est les classes moyennes qui payent trop de droits de succession.

C'est ça le vrai sujet. Le vrai sujet, c'est quand vous avez gagné correctement votre vie, mais vous êtes pas millionnaire et vous arrivez à la retraite que vous avez un certain pécule, une maison, un appartement et que il faut transmettre à vos enfants, vous pouvez pas le faire. Ou alors lorsque vous le ferez après votre décès, les droits de succession vont être très élevés.

Les droits de succession en France sont parmi les plus élevés en part de la fiscalité de tous les pays européens. Donc moi, mon vrai sujet, c'est pas à nouveau d'aller dire "On va aller taxer les riches, ceci, cela pour récupérer 1 milliard ou deux" alors même que aujourd'hui on a 160 milliards de déficit à trouver. Mon vrai sujet, c'est de l'efficacité pour lutter contre la dérive des comptes et de la justice pour tous ceux qui bossent, qui travaillent, qui n'en peuvent plus au moment de l'héritage, les classes moyennes qu'on leur demande un effort encore plus important.

Je propose par exemple, ça me paraît plus intéressant, de regarder comment est-ce que vous pouvez transmettre de votre vivant davantage d'argent à vos enfants, à vos neveux, à vos nièes. Libre de droit, libre de taxes, libre de frais. Vous en avez parlé avec euh Édouard Philippe, Gabriel Atal, Bruno Retaillot.

Est-ce que est-ce que vous travaillez ensemble ? Est-ce que vous vous dites tiens il y a une idée même peut-être d'une grande primaire du centre ? Est-ce que est-ce que vous travaillez sur ces questions avec eux ou est-ce que vous traz dans votre partie ?

Je travaille pas du tout dans mon coin, mais je travaille d'abord avec les gens que j'ai rencontré, avec les Français, pas avec les partis politiques. Ensuite, c'est quoi les conditions d'une victoire pour nous tous collectivement ? La première condition, c'est l'offensive.

Moi, je suis à l'offensive matin, midi et soir pour proposer une vision nouvelle du modèle français. Il est en situation d'échec, il faut le pas dire qu'ils le sont pas aussi. C'estàd que ils sont tous sur le terrain.

Chaque jour, il y a des propositions. Tiens, aujourd'hui Édouard Philippe et Gabriel Atal font des propositions sur l'école. Mais c'est très bien, je dis simplement que nous devons être beaucoup plus radicals, beaucoup plus offensifs et présenter surtout une vision globale.

Une présidentielle, c'est pas prendre le sujet éducation puis le sujet finances publique, puis le sujet défense et à chaque fois apporter ses propositions sur tel ou tel sujet. C'est dire c'est quoi notre vision globale du pays ? Quand je dis les trois priorités, c'est la prospérité, l'autorité et l'intégration européenne.

Sur la prospérité, c'est quoi le problème ? On le voit tous. Il est très simple.

Tous ceux qui travaillent payent tout et ceux qui bossent n'en peuvent plus de payer en charge, en cotisation, en impôt des sommes qui sont de plus en plus importantes. Dans les années 70, quand vous gagnez 100 € vous en gardiez 70. Aujourd'hui, quand vous gagnez 100 € au niveau du salaire moyen, vous en gagnez à peu près 50.

Vous en gardez un peu près 50, 54 très exactement. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ben, ça veut dire que dans les années 70, en une génération, vous pouviez doubler votre niveau de vie.

Aujourd'hui, il faut attendre les calandres grecs pour arriver à améliorer votre niveau de vie. Donc le vrai sujet de fond sur ce premier thème de la prospérité, c'est de dire désormais notre modèle social ne sera plus financé par le travail. Ça va servir à quoi ?

Est-ce que vous voulez être influenceur de ces présidentiels ou est-ce que vous voule être candidat ? Je n'ai vocation ni socialiste, nifur. Je suis engagé dans le débat politique mais ma singularité c'est que je mets le pays, la France avant ma personne.

Ma personne elle compte pas beaucoup dans cette histoire. Non non je dis pas tout. Je suis pas candidat.

Ce n'est pas du tout mon calendrier. Ce n'est pas du tout mon calendrier. Et je dis simplement que nous sommes dans une élection.

C'est une question de calendrier et c'est une question d'écoute des Français. Les Français ne sont pas dans la campagne présidentielle. Vous y êtes.

Les responsables politiques y sont. C'est normal, c'est légitime. Je pense qu'il commence à regarder progressivement.

Mais nous n'avons aucune chance de desserrer les taux entre le Rassemblant national et la France insoumise si notre proposition se résume un combat de coque entre les personnes. Aucune chance et c'est le cas. Donc il est urgent de revenir un débat collectif entre nous. chose que nous voulons pour le pays.

Je viens de vous demander si vous boss ensemble, vous énorme. Non, mais quand vous préparez quelque chose, quand vous réfléchissez, que vous avez 30 années d'espace derrière vous, ben c'est du silence, c'est du retrait, c'est réfléchir à ce que vous voulez dire pour les Français et ça donne le manifeste que j'ai publié qui est consultable sur mon site internet www.unrefrance.fr.

Je le dis pour tous ceux qui voudraient le lire. une autrefrance.fr.

Une autrefrance.fr. Mais je le redis, la seule façon pour nous d'écarter le spectre d'un deuxème tour entre Rassemblement national et lesfi, c'est pas d'être contre, c'est d'être pour.

C'est de montrer que on a envie, on a envie vraiment de proposer quelque chose de radicalement différent. On va pas se contenter d'une mesure ici ou là. Vous trouvez que là chacun dessert ou resserre les boulons quoi.

C'est c'est ça c'est pas la hauteur à vos yeux tr pour le moment mais on a du temps encore devant nous. Je vous dire s'il y a un candidat qui est mort. Ça veut dire que vous vous dites vous vous dites d'ici la fin de l'année, d'ici quoi ?

D'ici Noël, il faut que l'un de nous, c'est-à-dire le centre euh euh est vraiment réussi à sortir du plot. Bien sûr. Et et ça formera une équipe.

Enfin, personne ne pense une seconde, enfin je l'espère que tout le monde a suffisamment lucidité pour comprendre qu'il y aura pas de sauveur, que c'est une équipe qui sauvera le pays et que par conséquent ce qui compte c'est pas de se mettre soi-même en avant. C'est voilà la vision que je propose. Mais pourquoi vous faites pas une primaire ?

David Lissard dit faisons une grande primaire comme on avait fait en 2016. Pourquoi pas ? C'est la responsabilité des partis.

Je ne suis pas chef de parti. Vous leur poserez la question si nous avons une vision qui est claire. On retrouve puisque vous le voyez bien Gabriel est dans un parti, Édouard Philippe est dans un autre Bruno Retaillot encore un autre alors qu'en réalité ils ont pas mal en commun.

Vous aussi mais bien sûr mais regardons chaque vision la part décider ça marchera jamais. Je je reviens au fond parce que je pense que ces histoires de partie d'arrière cuisine de quand vous allez au restaurant, vous avez pas envie de voir ce qui se passe dans cuisine. Vous avez envie de voir ce qu'il y a dans votre assiette.

Qu'est-ce que vous mettez dans l'assiette des Français ? Moi, je leur dis un, nous allons financer le modèle social par la taxation de la consommation, la taxation des importations, la taxation des géants du numérique et du coup, on va pouvoir alléger massivement les charges qui pèsent sur les salaires pour qu'à la fin du mois, vous ayez un salaire net plus élevé et que le travail enfin paye dans le pays. Est-on d'accord ?

Oui ou non ? Pour le moment, j'ai vu personne. Gabriel Atal le dit par exemple, il beaucoup il faut que le travail paye.

Édorard Philippe le dit aussi. Je pense que Bruno Raillou également une de Malerve. Comment ?

Enfin l'argent il tombe pas du ciel. Je c'est là c'est là que c'est difficile Bruno comment est-ce que vous allez faire pour Je repose ma question. Comment comment le fait comment le faites-vous pour basculer d'un financement sur le travail au financement sur une autre base pour que le travail paye notre pays ?

Je fais ma proposition, je mets carte sur table. Que chacun met carte sur table et ensuite on regardera tous entre nous ce qui convaint le plus les Français. Même chose sur l'autorité de l'État.

J'ai proposé une réforme totale de l'organisation du pays. État, région, bloc communal. Les départements qui fusionnent avec les régions diminent, pas un de plus.

La réduction du nombre de parlementaires, la suppression du 493 pour éviter de donner un sentiment de brutalité aux français quand on adopte une loi. Un premier ministre qui est chef d'équipe, m' ministre des finances qui a un droit de vétois sur les dépenses publiques. C'est un programme mais c'est pas une question de programme, c'est une vision pour le pays qui doit permettre au pays d'être plus efficace, qu'on se dise qui est responsable de comprends pas pourquoi vous le je comprends pas pourquoi vous l'assumez pas.

Et pourquoi j'assume pas quoi ? Bah qu'en réalité quand vous dites on verra lequel d'entre nous convient le mieux, ça veut bien dire qu'en réalité vous êtes dans la course. Mais c'est pas du tout une course enfin de Malerbe.

Non mais c'est pas une course. Non mais non mais ne faisons pas les hypocrites. C'est pas c'est pas une course au sens où effectivement c'est pas une course de petits chevaux mais malgré tout c'est une élection.

Euh vous êtes un homme politique suffisamment aguéri euh pour savoir qu'en réalité ce qui se joue et c'est du débat des idées. Je ne dis pas que ce n'est pas un débat des idées, mais c'est un débat d'idées et celui qui aura les idées les plus convaincantes pour son campera. Bien sûr, mais je ne réduisez pas ce que je dis à une histoire de course de petit chevaux.

C'est pas du tout le cas. Ce que je veux simplement dire, c'est que vous vous mettez des propositions très concrètes, très solides. Euh les uns euh voilà, chacun peut être d'accord, pas d'accord, mais comme vous avez des idées clair.

Ces propositions, elles sont là pour défendre une vision de long terme du pays. Et je le redis, faire basculer le pays d'un vieux modèle qui joue la question. La deuxième chose qui me paraît totalement essentiel, c'est pas une élection comme les autres.

Enfin, j'aimerais juste qu'on mette un peu de gravité là-dedans et vous allez pas me faire dire tiens, je vais réfléchir, je vais être candidat, c'est trop grave. Enfin, qu'est-ce qui se passe actuellement de Malerbe dans notre pays ? Ce qui se passe dans notre pays, c'est que nous sommes à deux doigts d'avoir une élection où vont se confronter pour la première fois depuis 1958 des visions de la société qui sont irréconciliables.

On est même pas en 81 où il s'agissait de savoir si on allait taxer un peu plus les uns, taxer un peu moins les autres. Quel modèle économique ? l'époque, c'était quand même considéré comme un Apoline de Malerbe.

Apoline de Malerbe, c'est des visions de la société qui sont totalement incompatibles. La vision de la France insoumise, c'est une vision communautariste haineuse du pays qui va susciter l'hostilité entre les Français. Le rincement national, c'est une vision de la République étriquée où les libertés publiques sont réduites.

Donc les gens ont peur, ils sont inquiets. Donc nous, notre devoir, les partis de gouvernement, c'est d'abord de faire émerger une autre vision de la société dans laquelle on montre aux Français que ce 21e siècle qui commence, mais ça tombe bien, on a tout pour y réussir. C'est un siècle de nouvelles technologies.

On n' jamais été aussi bon sur l'intelligence artificielle, les nouvelles technologies, les technologies de rupture que la France. C'est un siècle, on va avoir besoin d'énergie décarbonée. La France a le nucléaire.

C'est un siècle on va avoir besoin de créateurs et de gens inventifs. Il y a pas un peuple plus imaginatif et créatif que les Français. Il faut simplement que nous changions notre modèle institutionnel, politique, économique, social comme je le propose dans mon texte pour que tous ces atouts français soient valorisés.

Discutons de ça. Vous aviez cru au macronisme. Le macronisme proposait une révolution.

Qui pourrait le macronisme proposait une révolution ? Mais je pense que bien sûr, j'emploie pas ce terme de révolution. On était on était on allait très loin dans l'idée d'un nouveau modèle, mais je pense que nous sommes pas allés assez loin dans euh la reconstitution de ce modèle, la refondation de ce modèle.

Et c'est l'expérience que je tire, c'est la question que vous me posez qui est une question extrêmement importante. On a fait des bonnes choses. La réforme de la fiscalité, l'allègement, la fiscalité sur les entreprises, la manière dont a protégé face au Covid, la relance de l'apprentissage, la création d'emploi, la réindustrialisation que j'ai porté pendant 7 ans qui a donné des résultats.

On a ouvert des usines de batterie électriques, on a réduit les impôts de production, tout ça allait dans la bonne direction. Qu'est-ce qui a manqué ? C'est une question que je me pose depuis 2 ans.

Ce qui a manqué, c'est qu'on a pas transformé la structure. Et donc si vous gardez la même structure de décision, si vous gardez des gouvernements plétoriques, si vous gardez un état dans lequel il y a un ministre, une agence, une autorité administrative indépendante, tout le monde fait la même chose. Personne ne sait qui est responsable de quoi, personne ne sait qui décide.

Si vous continuez à massacrer les gens qui bossent parce qu'il y a pas d'autres mots en leur piquant autant de fric à la fin du mois si bien qu'ils arrivent pas s'y retrouver. Si vous continuez à avoir un pays dans lequel lorsque vous roulez à 10 km/h au-dessus de la limite, vous êtes immédiatement sanctionné, il y a un radar et la monde arrive tout de suite. Mais vous pouvez être un violeur et rester en liberté pendant 6 mois et vous n'êtes même pas placé en garde à vue.

Ça peut pas marcher. Nous ne sommes pas allés à la racine du problème français qui est un modèle obsolè. Merci Bruno Lemire.

Un modèle obsolète. Vous proposez une autre France et on peut retrouver votre manifeste donc sur votre site. Merci à vous.

Il est 8h51 sur RMC BFM TV.