Benoît Hamon sur RTL— le 6 février à 7 heure 45
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes investi candidat à la présidentielle, quel sentiment cela vous inspire ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Certains disent que votre style manque de solennité, est-ce stratégique ou naturel ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Le bilan du PS ne peut pas être central pour gagner, est-ce une façon d'éluder les critiques ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous à la hauteur de la menace terroriste après l'attentat du Louvre ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Vous ne parlez pas assez de sujets anxiogènes comme le terrorisme, pourquoi ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron est-il à côté de la plaque sur le travail ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Benoît HamonFait
« la stratégie des hommes providentiels elle ne peut que décevoir que c'est une imposture »
- 4:00Benoît HamonFait
« on ne gagne pas une élection présidentielle sur un bilan »
- 8:00Benoît HamonFait
« nous avons à peu près tous les outils juridiques qui permettent à l'autorité judiciaire à l'autorité administrative aux forces de police d'agir »
- 10:00Benoît HamonFait
« la principale menace qu'il faut attendre sur le plan économique ne vient pas de l'étranger elle vient de l'automatisation incessante de nos activités »
- 12:00Benoît HamonChiffre
« le RSA c'est 535 € il ne bénéficie qu'à 2 tiers de ceux qui sont éligibles »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
7h43 ellisabeth martichou vous recevez ce matin benoî mon candidat socialiste à l'élection présidentielle bonjour Benoît monont bonjour Elisabeth bartichou merci beaucoup d'être avec nous dans ce studio d' RTL c'est fait vous êtes investi candidat à la présidentielle quand vous étiez sur scène hier à la Mutualité applaudi à tout rompre et et regarder finalement comme l'espoir d'un rebond de la gauche quel sentiment vous avez à ce moment-là bon ce sont des sentiments mêlés d'abord parce que c'est le résultat d'un travail d'un engagement fort mais c'est aussi une immense responsabilité je mesure que au nom du parti socialiste je mets aujourd'hui mes pas dans ce impressionnant de François mitteran Lionel Jospin François Hollande c'est goen royale et que c'est pour moi une immense responsabilité dans un moment où la gauche se cherche où les électeurs de gauche aspirent à ce qu'on se tourne vers l'avenir et à ce qu'on leur propose des solutions par rapport au problème qu'il vivent pas tel qu'il les vivait auparavant vous cultivez un style assez cool comme on dit assez direct spontané sans solenité certains disent que ça manque un peu de dimension présidentielle c'est stratégique ou en fait vous savez pas faire autrement mais je pense surtout que la stratégie des hommes providentiels elle ne peut que décevoir que c'est une imposture parce qu'il y a personne n'est providentielle oui mais le style j'observe que voilà certains se dotent d'un costume qui est un costume de présidentiable mais vous pensez à qui là tous ceux qui aujourd'hui pensent concentrer en eux le génie de la nation qui les amènerait à être la solution au problème tous ceux qui aujourd'hui réfutent le principe selon lequel c'est l'intelligence collective qui nous sortira de la crise moi ça fait à peu près 30 ans que je ne connais que la crise et cette crise elle est interminable elle est devenue économique elle était économique sociale elle est devenue écologique démocratique et il me semble que dans un moment comme celui-là il faut qu'on se tourne vers l'avenir qu'on regarde les solutions qui n'ont pas marché hier et qui n'ont pas davantage de March de chance de marcher demain et et c'est valable sur les questions économiques en particulier et qu'en se tournant vers l'horizon on envisageons le moyen et long terme nous pouvons proposer des solutions qui sont nature à mobiliser les Français c'est-à-dire vraiment des solutions collectives je ne crois pas à l'homme providentiel alors c'est peut-être à vos yeux cool mais moi je pense surtout que c'est sérieux euh vous dites ce qui m'intéresse c'est de regarder devant c'est de l'avenir c'est ce que vous venez de dire le bilan ne peut pas être central c'est ce que vous avez dit aussi à la tribune à tous ceux qui réclament que vous assumiez le bilan c'est habile c'est votre façon d'éluder la demande de Bernard casenu et les autres selon lesqueles si on nassume pas le bilan on pe pas gagner la présidentielle quand on est le candidat du Parti socialiste écoutez ma position est claire on ne gagne pas une élection présidentielle sur un bilan Lionel Jospin avait un bilan unanimement reconnu comme positif il a connu l'échec dès le premier tour des élections présidentielles aujourd'hui mon sujet n'est pas de rejeter le bilan il y a un acquis des critiques qui existent mon objectif est de me tourner vers l'avenir et de me tourner vers l'avenir c'est pari c'est parl de santé c'est parler conditions de travail c'est parler travail condition d'accès à l'emploi tous ces sujetsl sont des sujets importants n'est pas parler sécurité ça m'a frappé 48 heur après l'attentat du Louvre nous vous n'en avez pratiquement pas parleré hier sauf à faire applaudir effectivement là pour le coup François Hollande sur son bilan il a été protecteur mais on a compris que c'était pas ouis mais on a compris que c'était pas l'alpha et l'oméga de votre programme mais mais tout de même est-ce que vous êtes mis à la hauteur de la menace terroriste écoutez je pense sur ces questions là j'ai eu un long entretien avec le Premier ministre cette semaine pour voir dans quel domaine il était toujours possible d'améliorer euh les dispositifs de lutte contre le terrorisme et la protection des Français euh il me semble moi qu'aujourd'hui s'il doit être mis une priorité c'est sur le renseignement territorial parce que ce renseignement est précieux que c'est du renseignement humain et qu'il complète largement le renseignement technologique mais il me semble surtout important de dire que ça n'est pas en faisant une loi supplémentaire qu'on améliorera le bouclier euh qui protège les Français dans ce domaine-là nous avons à peu près tous les outils juridiques qui permettent à l'autorité judiciaire à l'autorité administrative aux forces de police d'agir et je veux surtout dire que celles et ceux qui font campagne sur ces questions en laissant entendre d'une manière ou d'une autre qu'il pourrait y avoir un risque zéro là aussi sont des imposteurs parce que ce risque zéro n'existe pas et qu'il convient de partir de ce qui existe et beaucoup a été fait pour améliorer les dispositifs notamment dans les échanges avec les agences de renseignement européennes parce que nous pouvons faire mieux mais euh à pris aujourd'hui à peu près tous les outils sont là il s'agit de surtout euh renforcer les moyens sur le terrain le renseignement territorial vous maintenez ce matin que si vous êtes élu vous ne prolongez pas l'état d'urgence mais je considère aujourd'hui nous avons fait une loi renseignement une loi terrorisme qui donne aujourd'hui dans le droit commun à peu près tous les instruments à l'autorité judiciaire aux forces de police pour agir si l'état d'urgence demain apparaît comme finalement symbolique c'est-à-dire sans valeur ajoutée pour protéger les Français et parce que le Conseil d'État le Conseil constitutionnel on dit que c'était un état d'urgence devait être temporaire oui dans ce cas-là dans ce cas-là oui je le remettrai en cause euh dans votre souci de réenchanter la gauche on a l'impression vous ne voulez pas parler de ces des des de ce type de sujet très très anxiogène ou qui non mais hier encore une fois ça c'était frappant vousz pas parlé parce que ça sert aussi le Front national ça sert vous vous disiez je je veux pas faire phras j'en ai parlé de ces sujets oxyogène pourquoi il y a une très jolie phrase de Pierre Rabi qui dit il faut pas seulement se préoccuper de la planète qu'on va laisser à notre jeunesse mais de la jeunesse qu'on va laisser à notre planète nous avons aujourd'hui des enfants qui grandissent dans des écoles où on leur dit ne sortez pas dans la cour de récréation ou une cour ourz pas parce que vous risquez d'être malade à cause de la pollution atmosphérique on leur fait réaliser des exercices de confinement en cas d'attaque terroriste oui aujourd'hui le le le l'angoisse elle existe pour les parents comme pour les enfants qui grandissent dans un milieu ou un climat comme celui-là ce qui me préoccupe c'est de leur offrir le maximum de conditions à ses enfants pour que demain quand ils auront eux-mêmes le désir de faire des enfants ils le fassent dans un monde qui soit respirable et vivable ce qui suppose qu'il soit protégé aussi bien que nous le sommes par la Sécurité sociale ce qui suppose que nous nous prenions des engagements en matière de protection de l'environnement qui leur permettent de ne pas développer les maladies nombreuses qu'ils connaissent ou que leurs parents connaissent voilà des questions sur lesquelles on attend les responsables politiques futur désirable que moi je veux construire à partir de cette élection présidentielle voilà la société du travail en vous en parlez beaucoup vous avez dit qu'Emmanuel Macron était à côté de la plaque oui je crois oui je pense qu'aujourd'hui imaginez que la solution réside dans l'ubérisation plutôt que l'inactivité est la la pire des options moi je vois ce dévpp aujourd'hui du travail non salarié mal protégé je vois se développer des une insertion professionnelle des jeunes qui n'a rien à voir avec celle qu'on a connu et qui suppose qu'on pense la manière de protéger ces jeunes citoyens quand ils rentrent sur le marché du travail et je n'aspire pas sécuriser le travail plutôt que de théoriser la fin du travail c'est ça qui mais madame martichou le dernier discours de Barack Obama qu'il a fait devant tous les Américains qu'a-t-il dit la principale menace qu'il faut attendre sur le plan économique ne vient pas de l'étranger elle vient de l'automatisation incessante de nos activités qui rendent obsolète des millions d'emplois des classes moyennes aux États-Unis aujourd'hui la réalité de la révolution numérique elle est là et c'est une bonne nouvelle et laissons d'ailleurs les chercheurs les innovateurs continuer à nous faciliter la vie mais nous devons nous penser comme dirigeant politique les conditions dans lesquelles nous maîtrisons cette révolution numérique et son impact sur le travail parce que si un emploi sur deux est amené à être transformé si entre 10 et 50 % des emplois peuvent être menacés d'existence à raison de cette révolution numérique ce qui ferment les yeux madame martichou ce sont juste toutes les études si vous voulez m'opposer votre foi et votre croyance je veux bien moi je parle y a autant d'études aujourd'hui juste il y a autant d'études qui théorisent la réfaction du travail que d'autres qui disent que ça on pourra répondre àé a autant d'éutoser V disputer sur des sujets sérieux vous ne savez pas en citer une se contire tire de l'OCDE elle dit qu'il y aura 9 % d'emplois qui peuvent être détruits dans l'économie française à raison non j'ai dit entre 9 et 50 ou vous pouvez me faire des vous n'avait rien à m'opposer à ces études donacte et donc moi je pense qu'il faut maîtriser cette révolution numérique et le la responsabilité des politiques est de mettre en œuvre quoi une sécurité sociale qui permette notamment aux jeunes ou au moins jeunes de faire face à des situations où ils basculeront d'un travail salarié en contat courourt à un travail non salarié à des moments où ils voudront créer leur propre entreprise ça c'est le projet du revenu universel d'existance revenu universel il existe déjà ça s'appelle le RSA si on savait multiplier par deux je espérer qu'on l'aurait fait depuis longtemps Emmanuel Macron qu m connaissance de la pauvreté d'abord le RSA c'est 535 € il ne bénéficie qu'à 2 tiers de ceux qui sont éligibles donc il n'est déjà pas universel même pas pour les pauvres bien voilà l'illustration d'un responsable politique qui ignore même la réalité aujourd'hui de la pauvreté la pauvreté c'est que tous ceux qui sont qui ont droit au RSA et bien même Cuxa n'en bénéficie pas un/ers d'entre eux n'y a pas recours moi je veux que il soit délivré automatiquement qu'il soit portter à 600 € et non plus 535 €. ce sera encore en dessous du seuil de pauvreté aujourd'hui mais je veux surtout qu'il permettent au 1825 ans ce sera le premier étage de la fusée de faire en sorte qu'il soi aussi bien protégé que leurs parents l'ont été par la sécurité soci vous Mainz vous ne varierez pas sur ce thème-là le RSA étendu au 1825 sans conditions de maintiens mes engagements euh il vous il vous attaque Emmanuel Macron pourquoi ils sont à danger je sais pas je lisais qu'il flattait les électeurs de Fillon qu'il attaquait Benoît Hamont écoutez j'avais dit que c'était un clignotant un jour à droite un jour à gauche on voit que c'est plutôt le clignotant droite qui marche quo en attendant il poursuit sa progression et vous euh vous ne pouvez pas passer le cap du du du premier tour si euh si il y a cette dispersion à gauche vous savez qui aurait dit que il y a encore quelques semaines que le candidat à l'élection présidentielle pour le Parti socialiste allait être Benoît amont pas vous personne autour de cette table sans doute moi j'y croyais parce que je pensais que justement se tournant vers l'avenir on pouvait lever un espoir aujourd'hui nous sommes euh depuis quelques jours je suis investi et on me dit Benoît hon ne sera pas au second tour de l'élection présidentielle je vais vous dire face à Marine Le Pen nous avons besoin d'un projet politique clair clivant puissant qui propulse un imaginaire collectif si nous ne propulsons pas cet imaginaire face à ce que propose Marine Le Pen les candidats qui seront au second tour face à elle seront battus vous avez la raison pour laquelle la meilleure chance aujourd'hui d'éviter Marine Le Pen comme présidente de la République en mai c'est le bulletin de vote Benoît Hamont il faut rassembler pour ça vous avez des contacts avec Pierre Laurent le PC pourrait vous soutenir par exemple ce serait une première étape faut d'abord à gauche faire le rassemblement écoutez le Parti communiste j'ai des contacts avec tous les partis j'ai des contacts mais simplement une chose pour moi le rassemblement ça ne se réduit pas un accord d'appareil c'est pas en bricolant je sa accord pour les législatif par exemple c'est pas ça ce qui m'intér aujourd'hui ce sont les gens qui sur le terrain de gauche dans le mouvement associatif cette gauche collaborative coopérative citoyenne qui se rassemble d'ors et déjà derrière ma candidature je ne ferai pas du préambule à cette présidentielle une sorte de grand rassemblement des appareils ça m'intéresse de discuter avec les responsables de la gauche politique mais ça m'intéresse plus de parler avec les citoyens de gauche deux questions très bref manuel Vals n'était pas là hier mauvais joueur non non non vous auriez été là vous si vous aviez perd je comprends qu'il soit épuisé par 5 ans où il a gouverné dans des conditions extrêmement difficiles par une campagne il était là le soir de de la Primare il a non seulement ça il a appelé clairement à voter pour moi donc moi je ne lui fais aucun grief de n'avoir pas été là hier François Fillon pourrait s'exprimer ce soir pour expliquer sur la longueur enfin tenter de sauver sa candidature il est encore temps pour lui comment vous dire euh c'est C histoire tourne au calvaire pour lui et pour sa son son sa famille euh je je ne sais pas c'est à Lui d'apprécier s'il est en situation clairement aujourd'hui il y a un trouble dans l'opinion et pas simplement chez les électeurs de droite eu il lui revienent dire sa vérité moi je n'ai pas j'ai pas beaucoup de commentaires à faire là-dessus sinon à rappeler que en matière d'emploi quand on est parlementaire je préconise comme je préconisé déjà quand j'étais parlementaire européen et que j'avais participé à un rapport sur ce sujet qu'on n'emploie aucun membre de sa famille quand on est parlementaire c'est dit merci beaucoup benoî Amon investi depuis hier candidat du Parti socialiste à la présidentielle et qui confirme qu'il ne changera rien à son programme économique de campagne en matière de terrorisme
Benoît Hamon