FACE à PYR avec André Bonnet : 20 ans de trahisons
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:34Fait
« On a repris à la virgule près ce qui était dans le projet de constitution »
- 10:21Fait
« Nous voulons que ce soit le plus illisible possible, le moins clair possible, le plus obscur possible »
- 16:41Fait
« Le traité fait pour la première fois de l'Union européenne une personne juridique indépendante »
- 18:08Fait
« Le député européen n'est plus du tout un représentant de l'État français »
- 34:58Fait
« L'Union européenne adhère à la convention européenne des droits de l'homme »
- 44:12Fait
« On va faire par consensus. Et retenez-vous bien, vient à jour la question des racines chrétiennes de l'Europe et il dit on ne vote pas »
- 45:28Fait
« Il est universaliste. Nous prenons des valeurs universelles et si nous commençons à dire que nous avons des racines chrétiennes, nous ne sommes plus universels »
- 48:47Fait
« Il a fallu quand même une réunion de tous les chefs de gouvernement pour finir dire bon ok ça va on met la signature »
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« Le droit au travail, c'est pas un droit absolu comme dans les pays communistes qu'ils sont morts de ça où on fait travailler soi-disant des personnes alors qu'ils ne travaillent pas et que ça ne sert à rien. »
- 55:13non_speechFait
« C'est la première fois qu'on fait ça. D'ailleurs, je n'ai jamais vu un texte qui soit construit comme ça. »
- 58:24non_speechFait
« On a créé une robe qui est toujours entre les mains de l'OTAN. C'est-à-dire qu'on peut rien faire sur le plan de défense si l'OTAN n'est pas d'accord. »
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« Les représentants de l'OTAN sont pendant les 5 ans que j'ai passé là-bas les hommes les plus polis, les plus techniciens et les plus intelligents que j'ai vu. Tous américains de toute façon. »
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« Les eurocrates prennent la présence de l'OTAN comme une assurance connerie, c'est-à-dire nous pouvons faire n'importe quoi. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[Applaudissements]
Chers amis du cercle Aristote, bonjour. Aujourd'hui, comme vous le savez, c'est le dans Face à pire, c'est on est une présentation d'auteur et j'essaie de vous présenter quelqu'un et là nous allons
[Musique]
disons mettre une une grande pièce dans un dossier qui nous qui nous concerne tous car les Français ont particulièrement les Français de ce temps ont deux caractéristiques. qui est euh d'être des cocus 1 et de d'être des cocus soit contents soit mécontent selon l'espèce. Et là, c'est une grande pièce dans notre dossier de cufiage collectif que nous apportons aujourd'hui grâce à quelqu'un qui je rendre une fois hommage qui est vraiment le meilleur éditeur alternatif à mon sens qui est Damien Seriex et les éditions de l'artilleur. Il me permet aujourd'hui de vous présenter un de ces auteurs qui est André Bonet. André Bonet, bonjour. Bonjour.
Donc vous êtes philosophe de formation, vous avez également fréquenter les milieux de la défense et de la géopolitique. Vous avez été auditeur de l'Idadn en section nationale. Vous avez été magistrat pendant 30 ans. Aujourd'hui, vous êtes avocat. Et vous venez avec une pièce dans un dossier qui est un dossier monstrueux par rapport à la vie politique actuelle qui est une relecture de la trahison du référendum du 29 mai où vous me faites juridiquement le bilan de ce qui est une trahison.
Anne-ne Marie Lepourrier qui est une de de vos collègues, professeur de droit public, disait que c'était une fraude à la Constitution et elle évidemment à l'époque Nicolas Sarkozy avec la complicité de la totalité ou quasi totalité de la vie politique française a fait passer ça par le Congrès pour pouvoir euh annuler les résultats d'un référendum. Euh, il était en cela d'ailleurs secondé par des gens dont on aurait pu imaginer. Euh bon Henry Gen qui à mon avis n'a vraiment pas vécu ça de gê de cœur, Patrick Buisson qui de toute façon était européiste, donc celui ça l'a pas gêné mais le mais qui était quand même des gens de très ancrés à droite.
Évidemment, le Parti socialiste, lui, a participé à ça des des deux mains des deux pieds en en se disant "Les Français oublieront et bien moralité depuis Lisbonne, la faille entre les Français et leur classe dominante, un terme que je préfère au terme d'élite pour différentes raisons, est aujourd'hui devenu un trou béant et une et plein d'une sorte de haineuitaire où plus personne ne se supporte. Vous faites l'autopsie de ce phénomène là. Or, pour vous, parce que la défense première des hommes de Nicolas Sarkozy toujours aujourd'hui, c'est de dire "Vous ne nous avez pas compris, ce n'est pas le même texte." Et et comment vous faites litière de ça ?
Alors, je je voudrais avant de répondre précisément à cette question, évoquer ce que vous disiez à l'instant. Alors, une faille dans l'esprit politique, oui, c'est-à-dire que il y a quelque chose de grave qui s'est mis en place et dont on voit les effets néfastes peu à peu. C'est c'est quelque chose qui sour tout doucement si vous voulez, mais d'une certaine façon, même si on en a pas conscience, ça viicie le débat politique au fond. Alors le l'ouvrage dont vous parlez que que grâce à cet excellent éditeur et très courageux l'artilleur ce qui a été pousé grâce à lui c'est bien sûr une relecture de la trahison mais son objectif c'est d'être tourné vers l'avenir.
Il a un sous-titre qui est très important c'est sortir du traité de Lisbon parce que il ne s'agit pas simplement de dire en quoi a consisté la trahison à l'époque. Il s'agit de faire apparaître à quel point à quel point c'est actuel. H c'est-à-dire que les débats de l'époque ne cessent de ressurgir. On est au cœur des difficultés que l'on rencontre aujourd'hui quand on se réfère à cette trahison. Et donc ce traité de Lisbonne, certes, il renvoie un référendum d'il y a 20 ans qui a été, comment dire trahi de façon absolument étonnante, mais c'est d'une actualité brûlante. C'est quelque chose qui est absolument prignant aujourd'hui.
Et donc ce qui est ce qui est important, c'est que on comprenne en quoi a consisté en un premier temps cette trahison. Avant de voir tous ces effets, on va essayer de voir en quoi elle a consisté. Et ce que vous dites est très vrai. Ce qui était déclaré à l'époque, c'était que le traité Lisbon, c'était un mini traité dans lequel disait Nicolas Sarkozi, on a pris des choses qui apparemment faisaient consensus, on a écarté le reste. Tout ce qui était problématique, on en parle plus donc et ce et en réalité non.
En réalité, on a repris quasiment au mot près à la virgule près, je dis quasiment, je ne devrais pas dire quasiment, on a repris à la virgule près ce qui était dans le projet de constitution. Et la force de mon ouvrage, si vous voulez, c'est que quand on dit ça, il faut le prouver instantanément tellement c'est gros. Et dans mon livre, chaque fois que je cite un texte, je donne une référence que j'appelle PC pour projet de constitution, les coordonnées de l'article dans le fasicule bleu que tout le monde a eu en main et dont certains se souviennent certainement. Et ensuite le texte du traité de Lisbonne.
Et dans cette nouvelle édition, puisqu'elle vient prendre la suite d'une édition dont j'avais espéré qu'elle aurait un effet en 2007 avant que le Congrès ne s'empare du texte. Et bien, je cite évidemment les références des deux traités actuels, c'est-à-dire le TUE et le TFUE, hein. Tue pour traiter sur l'Union européenne et TFUE pour traiter sur le fonctionnement de l'Union européenne. Et donc l'ouvrage permet de passer de l'un à l'autre de façon systématique et absolue.
Ça c'est un premier point et c'est quelque chose qui est fondamental parce que ça permet de jeter à bas toutes les protestations selon lesquelles on aurait fait vraiment un petit traité à côté de traité bonne sans reprendre ce qui était vraiment problématique. En réalité, les petites choses qu'on a abandonné, c'est des choses absolument secondaires. Comme par exemple dans le projet de constitution, on disait il y a déjà des lois européennes et non pas des règlements et des directives. Règlement et directives, ça fait un petit peu administratif. Désormais, il était prévu qu'il y ait des lois et on a supprimé le terme de loi, on a gardé le terme de règlement directif.
Mais c'est exactement la même chose. C'est exactement rien n'a absolument changé de même pour le drapeau l'hymne national mais ce sont des petites choses qu'on abandonné. Tout le reste a été conservé et le drame c'est que ça a été conservé de façon cachée. Je veux dire par là que des éléments parmi les plus important ceux qui avaient été le plus disputé au moment du référendum ont été réintroduits par le biais d'un petit protocole dans le biais d'une annexe d'une déclaration numéro temps. Il y en a plusieurs dizaines et avec chaque fois la précision que ce cet annexe, ce petit protocole a la même valeur que les traités qui est parties intégrantes du traité.
Il y a un exemple qui est saisissant pour bien comprendre à quel point cette dissimulation était volontaire et systématique. On y reviendra sans doute parce que c'est c'est c'est un des points les plus graves du traité de Lisbonne. C'est le fait que le droit communautaire est proclamé dans les textes même désormais depuis le traité de Lisbonne comme supérieur à tous les droits nationaux y compris les constitutions. Y compris les constitu y compris les constitutions. Ce qui n'était pas le cas auparavant.
Alors, ce n'était pas au cas auparavant dans les traités dans les traités mais la jurisprudence la jurisprudence l'avait dès dès les années 60 les premiers arrêts de la cour de justice des communautés européennes à l'époque et notamment la rel et cetera mais avait dit très clairement on ne peut pas admettre que dans une construction européenne des États viennent un jour nous opposer leur propre constitution pour dire non ne peut pas aller plus loin dans le traité donc c'est non tout tout le traité tous les traités de l'époque le droit communautaire et les droits dérivés les règlements et les directives sont supérieurs à la constitution. Or ça c'était vraiment discuté au moment du référendum.
Ce qu'on a fait c'est que ça tient dans une déclaration. La déclaration consiste à dire les États signataires du traité voi ce qu'a dit la Cour de justice des commun européennes à l'époque et elle déclare que cette jurisprudence c'est désormais le fond du traité et cette jurisprudence elle est intégrée par ce biais de cette déclaration au traité. avec la même force que si elle était en encadré au fronti d'pise du décret du du traité. Donc on a là vraiment une simulation mais vous savez elle est elle est tactée.
L'ouvrage est est facile à lire he je le dis je le dis je faible revenir dessus et voilà et avec beaucoup de de citations qui sont absolument ahurissantes où on a au départ des responsables européens qui voyant le le refus par la France du du du traité, le refus par les Pays-Bas du traité, le refus par l'Irlande. Il faut parler l'Irlande dont à l'époque on a quasiment pas dit un mot hein. Et bien ces gens-là disaient, écoutez, il faut faire en sorte que le nouveau traité garde tout ce qui est important, on va le présenter différemment. On va pas le dire.
Vous avez notamment des gens qui disent de façon très claire, vous êtes un junker du Luxembourg qui dit ben écoutez qui joue un rôle beaucoup plus important que la taille de son pourrait sonre pays pourrait le faire penser hein. Enfin le Luxembourg c'est quand même là que se trouve notamment la Cour de justice. Alors c'est pas ce n'est pas un Odin. Il dit "Bah écoutez bien sûr qu'il y aura des transferts de souveraineté. Bien sûr, bien sûr mais est-ce que je serais assez assez peu intelligent pour le dire ? Il faut que ça se fasse sans que les gens le sachent.
Vous avez un ministre à l'époque, le ministre belge chargé des affaires européennes qui dit euh le traité de constitution avait comme volonté comme comme perspective d'être très clair, très lisible. Ce que nous faisons avec le traité de Lisbonne, c'est le contraire. Nous voulons que ce soit le plus illisible possible, le moins clair possible, le plus obscur possible. Et ben franchement, c'est un succès. Donc voilà. Donc ça explique pourquoi le le débat était tronqué. Et je rebondis un petit peu pour terminer la réponse à votre première question, je répondis un petit peu sur sur cette ce silence du monde politique qui était un peu tous azimut, ce qui était frappant.
Et là, il y a il y a a il y a un mystère qui n'est pas vraiment mystérieux, mais qui est quand même mystérieux, c'est que en 2005, le débat avait opposé avec force les tenants du non et les tenants du oui et parmi les tenants du non, il y avait notamment beaucoup de gens à gauche. Tout à fait. et les médias comme Libération, comme France Interre et cetera. Bon, les bons vieux médias de gauche, si vous voulez, dont la France a pris l'habitude euh de de de vivre à selon leur rythme et bien euh était vent debout contre certaines dispositions euh de la de la Constitution.
Et euh et quand on est passé à la démarche sarcosiste consistant à confier au Parlement réunit en congrès le soin de venir contrer frontalement le vote des Français, il n'y a plus eu aucune contestation des forces de gauche. Ouais. Tout le monde s'est tue. Tous les leaders de gauche se sont tu. Tous les médias de gauche se sont tuus. Pour moi, c'était une stupéfaction absolue. Comment se Comment était-il possible qu'après le débat incroyable qui avait nourri vraiment, on peut dire, toutes les tables politiques, tout tout débats pendant pendant de des mois et des mois, comment sait-il que ces forces dites de gauche aient littéralement cessé de dire quoi que ce soit contre ce processus ?
Et donc on en déduit qu'il y a au-dessus des clivages droite gauche qu'on nous présente souvent des forces qui sont beaucoup plus importantes encore et qui finissent par les mettre tous d'accord sur les éléments qui aux yeux de ces forces supérieures sont les plus importantes. Ne fallait pas et aujourd'hui parce que c'est lié directement à ce qui se passe sous nos yeux.
C'est-à-dire que le l'euro enfin l'euroatlantisme euh ce que Jacques Sapire avait appelé dans un livre assez je suis assez on est assez accoutumé avec le personnage pénétrant la fin de l'eurolibéralisme ou de l'euromondialisme euh il fallait pas toucher à ça parce que c'est cette réserve sur la démocratie qui est structurante depuis la guerre froide euh qui se voit d'ailleurs dans certains points de la guerre froide qui nous reviennent en pleine figure. Je pense à ce qui est en train d'arriver en Allemagne avec le réveil du caractère autoritaire des lois fondamentales allemandes.
En réalité, l'Occident a vécu à travers la trouille du communisme, l'Occident a vécu dans la trouille des peuples. Hm hm. Et livré. Tout à fait. Et aujourd'hui, le communisme évidemment n'est plus. La trouille des peuples est restée à deux titres. 1, les peuples sont perpétuellement un tumulte qui peut se réveiller. Ça, vous me direz tout pouvoir, théoriquement la démocratie aurait dû exorciser cette peur là, mais tout pouvoir a peur de ça. Mais surtout, nous avons substitué la peur comme lien politique. C'est grosso modo, on vend de la trouille. l'islamisme, le covid, les russes plus perfection perfection qu'il a au fond.
Et là pour le coup, on arrive au point où comme dirait l'autre, si la démocratie ici, si la dictature c'est tu la ferme, la démocratie s toujours. Or, mais les deux vont ensemble. C'est parce que la peur est devenue un bien d'industrie que la réflexion est bene. C'est-à-dire qu'il ne faut pas dire mais c'est la phrase de Jean-Paul de n'ayez plus peur si vous voulez le C'est pour ça qu'aujourd'hui on vend la trouille. Nicolas Sarkozi par un grand vendeur de trouille. et tous les autres ont suivi. Mais c'est ça a joué particulièrement à gauche quand on voit l'élimination systématique des hommes du nom dans les 5 ans qui ont suivi.
Prenez quelqu'un qu'on a acculé à quitter la vie politique Arn Monbourg qui pourtant n'avait pas été le plus courageux de l'époque.
[Musique]
Voyez aujourd'hui la première vague de diabolisation de Mélenchon, pas celle d'aujourd'hui, celle du mélchon populiste eurosceptique le qui a été tout aussi violente que celle qui est là. La différence c'est que celle qui est là, Mélenchon, il prête la main très très lourdement. L'élimination de chevinement, la liquidation de chevinement. Or le, si vous voulez, il y a un internationalisme structurant
[Musique]
euh qui lié aussi à des des influences étrangères, Fabian Society et d'autres, qui est structurant dans l'esprit de la gauche et qui euh et qui a annilé le camp du nom à gauche, là où de l'autre côté, le simple grognement des milieux d'affaires a suffi. à faire entrer toute la droite qui était déjà depuis Chirak totalement non pas postuliste mais antigoliste. Ça a suffi à mettre tout le monde dans le rang et c'est c'est vous avez vous avez raison, il y a quelque chose de fascinant dans l'élimination du nom de gauche parce qu'en fait objectivement le nom des forces le nom de droite il y a pas eu de nom de droite il y a eu un nom des forces populistes ce qui est pas tout à fait la même chose.
Souverainiste. Souverainiste et populiste. Voilà le donc si vous voulez ça va de Philippe Devilier qui dont ça a été la grande campagne. Moi je je l'ai fait je l'ai fait dans les rangs du MPF. Le Front National était totalement absent parce que le Front National était exangle de la des conséquences de la session maigret et du vieillissement de Le Pen. Donc j'étais totalement absent du talent. Mais c'était la revanche des gens que la droite Orléane avait foutu dehors. En fait, le Philippe Devinier est quelqu'un qui avait été pour ses opinions euh patriotiques mis en minorité à droite depuis très longtemps. Le Oui.
Alors et d'ailleurs vous parlez du du Rassemblement national Front National, ils sont en train de payer avec ce qui est arrivé récemment, ils sont en train de payer le fait de ne pas avoir travaillé à mon sens suffisamment cette question du traité de Lisbonne. Je m'explique parce que ça fait partie ça fait partie en fait de de l'actualité du traité. Euh le le le traité fait pour la première fois de l'Union européenne une personne juridique indépendante. C'estàd que désormais l'Union européenne c'est un un un l'équivalent d'un état euh avec une vocation supranationale qui a donc sa propre autonomie, sa propre existence indépendamment des États qui la constituente.
Euh, auparavant, l'Union européenne c'était un conglomérat, c'était une une coordination d'État. On savait pas de quel côté ça allait basculer finalement, du côté du fédéralisme ou pas et cetera, mais c'est c'était les États qui l'a constitué. Désormais, l'Europe, l'Union européenne, elle a sa personnalité. Elle a sa personnalité et elle a une personnalité appuyée sur un problème un point fondamental de droit qui est ce qu'on évoquait à l'instant, c'est-à-dire la supériorité du traité européen, c'estàd de sep personnes juridiques sur l'ensemble des États, y compris dans leur partie constitutionnelle.
Et donc avant que ce traité n'intervienne, lorsque vous élisiez un député européen, vous élisiez un représentant de l'État de la France qui allait travailler au sein des institutions européennes pour faire avancer le bien certes de l'Europe, mais le bien de la France dans l'Europe. C'est-à-dire que c'était avant tout une représentation de la France au sein de l'Europe qui était dans l'esprit de tous les électeurs et dans l'esprit y compris des députés qui qui étaient élus. à partir du traité de Lisbonne, c'est différent parce que le le député européen n'est plus du tout un représentant de l'État français.
Le député européen, il est désormais représentant de la personne juridique indépendante qui est l'Union européenne. C'est-à-dire que il est lié par l'Union européenne et son rôle n'est plus de porter la voix du pays qu'il a élu euh euh au sein de l'Europe. Son rôle est de porter la voix de l'Europe au sein des pays.
Vous savez, ça fait un peu penser, on dit souvent aux étudiants en droit euh lorsqu'il y a eu euh après la la défaite de 1870 euh les premiers votes, on disait "Mais que fait-on des députés qui ont été élus en Als en Alsace Laoren alors que l'Alsace Laoren est tombé entre les mains des Allemands, est-ce qu'ils peuvent continuer à à participer ou est-ce que finalement ils ont disparu en même temps que disparaissait la province dans laquelle ils ont été élus ?" Et le droit constitutionnel répond "Non, non, non, vous trompez." Enfin, en tout cas, c'est une des grandes formules que l'on apprend aux étudiants. Euh, vous vous trompez.
Ils n'ont pas été élus par l'Alsace Lauren, ils ont été élus en Alsace Lauren, ce qui est complètement différent parce qu'ils sont toujours représentants de la volonté nationale au sens fort du terme. Et donc cette volonté nationale est indépendante de l'origine géographique. Chaque député est censé représenter la nation et avoir une conception forte de ce qu'est le bien national euh en tant que tel. D'où par exemple au temps du général de Gaulle, l'affaire des bouilleurs du cru où on a reproché aux députés d'être godillot et de et de suivre de trop près ce que voulait leur électorat.
en leur disant vous n'êtes plus des députés qui représentaient la volonté nationale, vous êtes en train de devenir des députés qui représentaient un électorat et ça ça n'est pas compatible. Et bien avec ce qui s'est passé euh et le traité de Lisbonne, en fait les députés sont élus en en France mais pour l'Europe. Donc les assistants parlementaires et les députés en question quand ils travaillent en France pour mieux comprendre la le le le problème politique en France et bien avant c'était logique maintenant ça ne l'est plus.
H et donc je pense que le le RN n'ayant pas suffisamment de vue de près toutes ces conséquences n'a pas vu lorsque s'est passé qu'il devait dès l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne se poser la question de savoir si on pouvait continuer à travailler avec les assistants parlementaires de la même façon que celle qu'on avait mise en place auparavant et donc ils ont été rattrapés par le traité. Ils sont victimes du traité de Lisbonne sans même l'avoir et je dirais que dans le jugement qui a été rendu, c'est intéressant, là je parle vraiment pur juriste en quelque sorte mais en juriste qui qui s'intéresse à la vie politique.
Euh dans le jugement qui a été rendu, il y avait notamment une une mention un peu célérate consistant à dire "Oui, puis votre cas est aggravé parce que euh vous vous ne dites rien contre l'Europe et pourtant vous ne la servez pas comme vous devriez." Voyez ? Si si vous aviez été très comment dire négatif vis-à-vis de l'Europe, que vous aviez milité contre elle et cetera, vous auriez été légitime à faire ce que vous avez fait. Tandis que là, vous n'êtes pas légitime puisque vous n'avez pas contesté, vous n'avez pas contesté le traité de Lisbonne.
Vous n'avez pas contesté la perte de souveraineté, vous n'avez pas contesté le fait que l'Europe désormais s'imposait dans des conditions qu'on avait jamais vu auparavant et vous n'en avez pas tiré les conséquences. Donc ça aggrave votre cas. Et d'une certaine façon, c'était une façon de dire "Mais vous n'avez pas vu parce que vous n'avez pas travaillé suffisamment cette question et vous n'avez pas vu ce qui changeait." Et ça ça vous retombe un petit peu dessus par le biais de cette poursuite en justice que qu'on a qu'on a diligenté contre vous. C'est remarquablement souligné parce que hier cette affaire là moi je l'ai vécu.
J'étais au Parlement européen et moi j'ai été entendu dans cette affaire. Hm hm. Donc l'avantage c'est que moi je je m'en suis sorti avec le le petit papier disant il y a rien à lui reprocher et d'ailleurs ils l'ont beaucoup regretté parce qu'en réalité il voulut me faire payer mes engagements politiques parce que l'Union européenne a un sens très particulier vous lui devez fidélité jusque dans votre correspondance privée. Enfin, il y a un côté il y a un comp il y a un côté fonction publique 1942 voire religieux le Totalement.
Non non mais c'est je je l'avais demandé à un juriste communautaire, je lu ai dit un jour je m'engueule avec ma fille, elle peut me dénoncer sur ce que je dis à la maison. Elle me dit fais attention. Me dit fais attention le je vais vous en être là. Bon or, ils en sont là et j'ai on a bien vu que enf moi à titre personnel je je l'ai bien vu mais je je l'ai rarement entendu aussi synthétiquement que ce que vous venez de faire. Euh ils se sont pas rendus compte de ce que l'Union européenne est en train de devenir le et de et de ce qu'elle devait devenir depuis le début parce que on accuse l'acte unique et cetera. Non non non. le l'histoire communautaire doit être mis dans son bon sens.
C'est que ce n'est pas la gentille Europe qui a dévier après De Gaulle. Non, l'Europe devait finir là où elle est là. de Gaul et l'accident de la construction communautaire et lui a fait perdre 20 à 30 ans. Le le le projet était d'emblé le projet était d'emblé et l'homme qui essaie d'être Macron avant Macron, c'est Giscard destin. Et en réalité, c'est d'ailleurs pour ça qu'il rédige le la constitution parce que lui, il veut refaire ce qu'il a raté dans le saut fédéral qu'il voulait faire dans les années 70 et qui heureusement par l'effondrement du serpent monétaire n'a pas eu lieu. Sinon la France aurait n'existerait déjà plus. Oui, c'était la revanche de casestin.
C'est c'est Oui, totalement. Or le je pense que tous les opposants parce que si vous voulez ça c'est quelque chose de de structurant et c'est pour ça que votre livre est extrêmement important parce que votre livre clos une grande querelle des opposants à l'Union européenne que j'appelle la querelle du juridisme. C'est-à-dire vous avez des gens qui disent finalement les traités c'est pas grave. Non les traités vous êtes face à une utilisation très particulière et germanique du droit. Vous êtes face à unverine, c'est l'équivalent d'un certain constructeur, c'est-à-dire qu'il va vous étouffer progressivement. Hm hm. C'est un c'est un taxe constitutionnel au sens fort du terme.
C'est c'est d'ailleurs l'une des questions que pose la situation actuelle, c'est peut-être une une question que vous m'riez posé un peu à la fin de l'entretien, que fait-on ? Quelles sont les solutions ? Et cetera ? Nous allons nous allons y parce que justement vous avez vous avez deux voix de solutions dont une qui est très originale mais qui m'a mais qui m'a paraît très compliqué. Oui. Alors justement la difficulté c'est c'est ce juridisme. Bon déjà on a des textes qui sont difficilement compréhensibles. C'est-à-dire que quand vous prenez le traité de Lisbonne que j'ai mis en annexe d'ailleurs de mon livre et bien vous pouvez vous ne vous pouvez absolument pas comprendre de quoi il s'agit.
Pour comprendre le traité de Lisbonne et son apport. Il n'y a pas d'autre solution que de prendre article par article, ligne par ligne et de faire des comparaisons entre l'ancien article euh du du traité une européenne et puis le nouveau et et de même pour le second. Et à ce moment-là, vous voyez apparaître à un endroit un bout de paragraphe, une mention et supprimer une fin de phrase. Une autre fin de phrase vient prendre sa place, un paragraphe vient s'installer entre trois quatre autres paragraphes, ce qui fait que ça on modifie complètement le sens général du chapitre et cetera.
Donc pour la l'immense majorité des gens, déjà lire un traité européen, c'est quelque chose qui n'est pas simple, mais être capable de voir ce qui s'est passé avec le traité de Lisbon, c'est quasiment mission impossible.
Alors la difficulté c'est que ça reste quand même un texte aujourd'hui enfin ça reste c'est devenu un texte à valeur constitutionnelle pour toutes les raisons qu'on a évoqué à l'instant et souvent on entend on entend des des comment dire des opposants autre été dire bah il faut simplement faire un référendum et puis on résoudra la question on s'opposera euh et puis on va faire un frexite et puis si on n'est pas content des conditions qu'on nous impose pour le frexit bien on part de toute façon c'est beaucoup plus compliqué que cela. Pourquoi ?
D'abord parce que s'agissant de la possibilité de sortir, le texte lui-même du traité de Lisbon donne les conditions qu'il faut remplir pour être autorisé à sortir. C'est vous demandez à sortir mais c'est pas ce que vous demandez à sortir que vous sortez comme ça. C'est-à-dire qu'une négociation s'engage qui peut jusqu durer jusqu'à 2 ans. Alors le trait mieux, un petit peu mieux. Et quand le délai est clos d'accord ? et on négocie et on impose au sortant les autres états, impose aux sortants les conditions qu'il doit respecter pour sortir.
Ce qui fait que si vous voulez sortir et qu'on vous impose des conditions extrêmement dures et que vous décidez de ne pas rentrer dans ce jeu et de sortir par un coup de force, la question qui va se poser, c'est que vont faire les juges français ? Les juges français, eux, ils sont ce qu'on appelle les premiers juges européens. Tout à fait. Donc ils vont faire leur métier, c'est-à-dire que ils vont partir du principe que puisque le traité est entré en vigueur, il faut l'appliquer. Le traité fixe les conditions de la sortie, il faut les respecter.
Si le gouvernement qui sort ne les respecte pas, nous juges, nous annulons ce que fait le gouvernement parce que le gouvernement doit respecter le traité, y compris dans les conditions qui sont fixées lorsque l'on veut sortir du traité. Et d'une certaine façon, c'est quasiment impossible de dire à des juges de ne pas faire ça.
C'est un petit peu l'explication pour enfin c'est pour ça que j'ai démissionné moi de de de de mes fonctions de magistrat à cause du traité de Lisbonne parce que on ne on ne peut pas quand on est magistrat appliquer ces textes sauf sauf et c'est la seule solution qui peut exister sauf à ce que le débat fasse enfin apparaître la vérité et que l'ensemble des Français se rende compte de la forfaiture dans lequelle on les a enfermé des conséquences dramatiques dans lesquelles on se trouve aujourd'hui y compris avec les menaces de guerre dont on reparlera je pense euh l'enfermement de la souveraineté, la suppression pure et simple de la souveraineté euh de l'État et et que brusquement il y a une sorte de de de mouvement de rejet qui se crée et ce mouvement de rejet, il est possible parce que ils se souviendront qu'ils avaient dit non et que c'est à par un vote scandaleusement antidémocratique qu'on est passé par-dessus le nom.
Et c'est la force de la France, c'est la force des Pays-Bas dans cette affaire. Les autres États sont en une situation difficile parce que il n'y a pas eu de violation de leur règle constitutionnelle lors de l'adoption du traité. Nous, il y a une violation claire et nette des des des constitutions nationales qui interdisaient ce qui s'est fait. Hm. Et même dans les documents préparatoires au traités, on rappelle constamment, ce qui est la moindre des choses, que la ratification doit se faire selon les règles nationales en vigueur.
En France, pour ratifier, il fallait donc faire autre chose que ce qu'on a fait puisque le référendum interdisait la ratification par une simple loi, fut-elle en congrès. Et là, les les les Français comme les Pays-Bas ont la possibilité de dire à leurs partenaires, "Nous avons un vrai problème parce que regardez, tout notre débat public est miné par cette affaire. On voit au fur et à mesure que le malaise que ressentent les Français puis que je parle pour la France est nourri, même si c'est pas conscient, par ce sentiment de la rupture totale entre le peuple et les classes dirigeantes ou les les les parties dirigeantes de l'État. Vous avez raison de pas vouloir parler d'élite, hein.
Je crois que le terme d'élite, on l'emploi tire la rigo mais c'est extrêmement mal fondé. C'est tout sauf des élites la plupart du temps. Sur le plan sur le plan intellectuel, sur le plan de la rigueur et cetera. On se demande ce qui mérite le terme d'élite. Bien. Et bien donc on est on est en mesure de dire nous français et vous partenaires européens, on ne peut pas continuer comme ça parce que nous notre soutien est miné de l'intérieur et donc il faut renégocier. Il y a des choses que nous avions rejeté par la voix du peuple. On peut pas continuer à faire comme si ça n'avait jamais été fait.
Le souci, c'est que là on retomberait euh c'est l'un des points que je trouve très problématique dans ce scénario-là, c'est qu'on retomberait comme base sur la construction communautaire précédent Lisbon qui est tout aussi nuisible avec un avantage, c'est que si vous sortez du traité de Lisbon, vous n'êtes plus tenu par les conditions de sortie, vous sortez. Dites-nous en plus. Et oui, parce que avant le traité de Lisbon, il n'y avait pas de il y avait pas de de de texte qui régissait la sortie. On sortait ou on sortait pas, c'était une zone grise. Voyez, avec le traité de Lisbon.
C'est d'ailleurs suite aux demandes des des Britanniques et des Américains qui ont qui ont qui ont dit "Vous n'avez même pas l'équivalent de de l'article de sortie de la convention de Vienne parce qu'en réalité d'ù le traité de dou les 2 ans qui est qui est recopié de de la convention de Vienne bien sûr. Et bien donc avant ça n'existait pas désormais on admet qu'on peut sortir ce qui est une totologie bien sûr qu'on peut sortir on peut sortir d'un traité lorsqu'on est des états souverains. peut sortir d'un traité.
Donc si vous voulez dans la dans la situation avant, si on réfléchit, si les États sont encore des États souverains, ils peuvent sortir lorsque leurs intérêts souverains sont en jeu. Ils ont le droit, c'est-à-dire que on peut pas imposer de façon indéfinie sans terme un traité à des États souverains. Il faut qu'à un moment donné, les pas puissent dire s'ils veulent rester ou pas. C'est c'est c'est c'est nécessaire. Ou alors il faut qu'il y a une disposition express qui l'interdise une bonne fois pour toutes. Ce n'était pas le cas avec le traité de Lisbonne. On se rend compte qu'il faut changer ça. Donc on introduit une procédure pour sortir.
Vous faites une demande, on étudie votre demande, on vous dit à quel quelles conditions vous devez remplir et si vous remplissez les conditions, vous pouvez sortir sinon vous ne sortez pas. Parce que si vous sortez alors que les conditions sont pas remplies, les juges vous condamneront, hein. C'est ça le système. Et bien euh si on arrive à sortir du traité de Lisbonne en faisant valoir l'illégitimité complète de ce texte, certes, on va revenir à une situation qui n'est pas satisfaisante, mais dans cette situationlà, si on sort, les juges n'ont plus matière à s'y opposer. Et c'est un là, je vous suis et c'est un changement qui est extrêmement important.
C'est-à-dire que on on se débarrasse de cette forfaiture dans la forfaiture qui consiste à dire oui OK, vous pouvez sortir ce qui normalement devrait aller de soi, mais vous ne pouvez pas sortir sans remplir telle condition que nous allons fixer nous les autres états à l'unanimité de notre vote. H et donc à partir de là si on fait tomber ces dispositions là et ben on peut sortir parce qu'on l'a décidé. Et là pour le coup la procédure de heure de sortie devient la procédure de droits commun des traités de internationaux.
Exactement avec une dès lors qu'une volonté dans un des États-Unis s'est fait sentir et cetera et et là on on on permet on résout la question de la justice parce que on parle du gouvernement des juges. Oui, il y a une tentation des juges à aller trop loin particulièrement de avec le droit communautaire qui fait française serait pas d'une cvilité sans nom. Oui. Alors moi, je parle de z de zel parce que je je je j'essaie d'être prudent davantage en en raison de mes anciennes fonctions par par respect pour tous mes anciens collègues. Mais il y a j'ai toujours vu un zel extraordinaire.
Dès qu'il était question de sanctionner la France pour faire passer un texte droit européen au-dessus du texte français. Bah si vous voulez, le magistrat, ça se un peu compréhensible. Il a un sentiment de de jouer un rôle à un niveau supranational. il a le sentiment de de d'avoir une fonction qui a gagné en noblesse, qui a gagné en brillant, qui a gagné en en force. C'est logique puisque le propre état qui lui paye sa pension ou qui lui paye son son traitement est sanctionné par lui. C'est-à-dire que le juge se met vraiment au-dessus de la France quand il quand il condamne la France.
C'est un petit peu également ce que font les les juges de la Cour européenne des droits de l'homme avec une circonstance aggravante. On peut en dire un mot, c'est que la convention européenne des droits de l'homme à laquelle le traité de Lisbon fait que l'Union européenne a adhéré. Hm. Alors c'est un c'est un vaste problème parce que on n'a pas encore réussi à le mettre complètement en place tellement ça pose des certaines difficultés juridiques qui avaient pas été vu. Mais enfin le texte est le traité est très clair. L'Union européenne adhère à la convention européenne des droits de l'homme et et ça c'est absolument sidérant. Pourquoi ?
Parce que qui nomme les juges de la Cour européenne des droits de l'homme ? Ils sont nommés par coptation par les gouvernements. C'està-dire qu'il y a pas de concours, il y a simplement tiens, on va nommer un tel, on va nommer un tel et et on l'envoie à Strasbourg. Mais ces juges sont nommés par les le Conseil de l'Europe, par les États du Conseil d'Europe. C'estàd 46 pays dont donc la différence entre 27 et 46, c'està-dire 19, ne sont pas membres de l'Union européenne. Tout à fait. Et voilà donc une entité juridique qui va imposer sa loi non seulement aux États français et autres tel qu'elle le fait maintenant mais également à l'Union européenne.
Et cette loi est imposée à l'Union européenne par des juges dont certains sont nommés en dehors de l'Union européenne. C'est-à-dire qu'un juge de l'Azerbaïdjan peut-être amené à sanctionner l'Union européenne sur une question qui touche y compris la Constitution française et par ce biais-là à intervenir contre la constitution française. Donc on est dans un groupes de l'usine, on est on est dans un système absolument ahurissant. On est c'est et mais alors c'est vrai que le le gouvernement des juges c'est une menace mais on est obligé de tenir les deux en même temps. Les magistrats lorsque aujourd'hui ils appliquent le droit européen, ils font leur métier.
Alors certes, ils le font peut-être avec zell dans certains cas, mais on ne peut pas leur demander de ne pas le faire parce que s'ils ne appliquent pas le droit européen, il ils violent le le serment qu'ils ont fait d'appliquer la loi. Donc là où les choses ne vont pas, c'est quand sous prétexte d'appliquer la loi, on va extrêmement loin dans les définitions. ce que fait la CEDH. Elle a un article sur le droit à une vie familiale normale. Elle en tire des conséquences ahurissantes dans tous les domaines qui s'imposent à tous. Juste deux points par rapport à ça.
Quand on connaît quand on connaît bien le droit les affaires migratoires, moi c'est une discussion juridique parce que bon vous avez toute une partie de gens dans la droite anti-immigration qui en réalité sont européistes et qui voudraient que que l'Union européenne ne soit pas immigrationniste. ce qui ne correspond pas à l'ADN de l'Union européenne marquée dans ces traités. L'Union européenne est foncièrement immigrationniste parce que pour elle l'immigration est une libre circulation de facteur de production et on en besoin. Ça fait partie des quatre libertés point bar. Donc voyez, l'Union européenne contre l'immigration, ça n'aura jamais lieu.
C'est ou alors elle se tient elle-même une balle dans le pied en assassinant ce qui fait son ADN pur, c'est-à-dire les quatre libertés qui seraient qui se les libertés de circulation en fait c'est quand même les ressortissens au sein de l'Union européenne. Mais par contre l'Union européenne admet qu'elle a besoin d'une main d'œuvre extérieure que elle ne fait pas à l'intérieur. même vous avez 400000 emplois détachés qui détruisent des pentiers de notre économie en France parce qu'ils amènent le droit des pays d'Europe de l'Est ici.
Euh si des si l'un des premiers effets du Brexit a été une augmentation pour des tas de professions routier infirmière et cetera de salaires de l'ordre de 10 à 15 %. Pourquoi ? Parce que ces gens-là ont été renvoyés chez eux et qu'il tirent des ponts entiers de l'économie britannique par le bas. le euh si vous voulez ça l'Union européenne ne peut pas renoncer à cette mobilité de facteur quand on sait en plus qu'une partie des nationalités de l'Union européenne s'achète. Les Turcs en profitent suffisamment depuis très longtemps en Allemagne notamment le euh vous n'êtes pas prêt à une politique antimmigratoire. D'ailleurs, Erdogan l'a bien compris. Tous les pays limitrophes l'ont bien compris.
Ils sont pas devenus subvention, ils ont pas pris les euh ils ont pas pris euh comment dire euh le rôle d'intermédiaire avec les passeurs pour rien. Or le grand problème qui se pose sur le fait migratoire c'est que le fait migratoire n'a pas commencé au traité d'Amsterdam comme on le pense. Quand on voit le manuel européen du droit du migrant disponible sur le site de la CEDH. Que nous dit la CEDH ? La CEDH nous dit de manière totalement benoîte, au nom du dialogue des juges, nous avons supplier la Cour des communautés puis CJUE sur les matières dont l'Union européenne n'avait pas encore n'avait où l'Union européenne ne s'était pas encore assise sur les États et entre autres l'immigration.
mais en total dialogue des juges avec elle et ce dès le début. C'est la CEDH elle-même qui le dit. D'où l'adhésion du traité de l'olhésion à la fin c'était parce que la CEDH permet dans certains cas d'aller plus loin. Alors la charte des droits fondamentaux aussi la charte des droits fondamentaux en rajoute également en rajoute également alors sur le plan d'immigration juste deux observations parce que les gens ne le savent pas. Je relève dans dans mon livre un débat qui était très frappant. Euh, on venait de régulariser plusieurs centaines de milliers de de d'immigrés en Espagne et sur euh oui, c'est un débat télévisé, je pense.
Je crois que c'était Philippe Devillier qui dit "Mais que va-t-on faire ? Est-ce qu'on va accueillir ces gens-là ?" Puisque maintenant, ils sont dans l'espace européen avec la livre circulation des personnes. Il y amèent des dispositions dans le traité de Lisbone, ce qui est tout à fait exat, qui disent qu'il faut qu'on qu'on mutualise les frais. Donc, même si l'Espagne fait venir des centaines de milliers de personnes et que ça coûte très cher à l'Espagne, faudrait que l'ensemble des autres pays participe au financement. Donc on participe tout au financement de ce type de choses. L'Allemagne a utilisé lors de la grande crise des migrantes. Voilà.
Et donc à l'époque, c'est Jean-François Copé qui lui dit "Mais enfin c'est scandaleux, le traité dit exactement le contraire. On vous dit en toute lettre que les États restent même maître de fixer les quotas d'immigration." Et à l'époque, c'était pas encore mû. Donc Philippe Deviler n'a pas n'a pas répondu sur le texte lui-même. Mais ça c'était une aberration de la part de monsieur Copé parce que en fait il visait une disposition qui est très spécifique. C'est la disposition qui vise les personnes qui viennent d'un état tiers rentrer en France par exemple mais pour exercer un emploi salarié ou véritablement avec les conditions d'une autorisation de travail.
C'est-à-dire que on sait pourquoi ils viennent. Ils viennent sur un marché où ils ont besoin d'avoir une autorisation parce que l'État français veut veiller à ce qu'il n'y ait pas du coup trop de gens qu'ils viennent et que ça mette en difficulté ce qu'on appelle un secteur soutention. D'accord ? Mais tout le reste, c'est-à-dire que tout ce qui est l'asile, le regroupement familial, le l'immigration de PL qui fait près de 70 % du CHP, c'est tout le reste de l'immigration, l'immigration qui pose problème parce que l'immigration de gens qui viennent travailler avec un contrat de travail ici, ça n'a jamais posé quelque problème que ce soit.
Mais toute l'immigration qui pose problème, lui ce sont les minoritaires. Voilà. Et bien tout ça c'est de la compétence européenne dans le traité de Lisbone. C'est aligné dans l'article 79 de façon très détaillée et j'étais frappé parce que j'ai j'ai eu la possibilité de le citer dans cet ouvrage aussi parce que j'étais en train de terminer les dernières relectures. J'ai rajouté ça, c'était tellement gros. Euh c'était le ministre Barreau des affaires étrangères qui réagissait à propos des problèmes d'influenceurs algériens et cetera. Réunion à Matignon, qu'est-ce qu'on va faire ? Enfin, c'est tout un tout un cinéma devant les médias.
Et il dit en toute lettre à la presse, bah écoutez ce qu'on va faire parce qu'au plan national ça passe pas bien. On est plus efficace si on passe au plan européen. Donc on va passer au plan européen. Soit dit en passant, on a plus entendu parler depuis évidemment. Mais quand il dit ça, il trompe encore les Français parce qu'il sait très bien que c'est pas parce que on estime en France que c'est plus efficace d'être au plan européen qu'on va aller au plan européen si tenter qu'on y aille. C'est qu'on a pas le choix parce qu'on a pas la compétence. C'est l'Europe qui a la compétence.
Donc quand on dit va refire revoir toute la politique migratoire, toute la politique et cetera, on n pas cette compétence. Ou c'est l'Europe qui l'a mais donc on a une sorte de débat qui qui est constamment faussé et ce qui ce qui devient absolument révoltant dans cette affaire. Et alors ça fait des démocraties pour tenkin. Ça fait c'est c'est c'est honnêtement c'est cétait c'est épouvantable. Et alors je je vais vous raconter quelque chose, les gens ne le savent pas à propos de la charte européenne, la charte des droits fondamentaux. Euh alors là, ce que je dis dans mon livre, c'est absolument incontestable comme le reste. Pourquoi ?
Parce que je me suis basé sur un ouvrage paru en 2001 aux éditions Le seuil, le point le seuil euh qui était un ouvrage rédigé par un ancien très bon technicien, je me garderaiis bien d'ailleurs de de mettre en cause sa compétence technique. C'était l'ancien président de la section du contentieux du Conseil d'État et remarquable auteur et ensuite co-auteur, la suite a été reprise par d'autres après du grand manuel sur lequel travaillent tous les étudiants en droit en matière administrative, les grands arrêts de la jurisprudence administrative. Voilà. Bon, le Gaja et euh et il écrit donc dans cet ouvrage, il décrit la façon dont dont c'est se sont déroulés les travaux de la convention.
Et honnêtement, quand on lit ça, le livre vous tombe des mains parce que il dit voilà, au début, nous étions chargés de faire le recensement de l'ensemble des droits existe en Europe pour essayer de voir un petit peu ce qui était, comment préciser et cetera. et il écrit en toute lettre. Nous avons décidé de faire un petit coup d'état en en partant du principe qu'on devait y compris formuler et inventer des droits nouveaux et ça a renforcé notre légitimité. vous pesez les termes. Il admet qu'il est en train de faire un coup d'état, c'està-dire qu'il est en train de sortir de la fonction qu'on lui avait confié et il en déduit que sa légitimité est plus grande.
C'est-à-dire qu'il en déduit que il faut dans le système qui est le nôtre qu'il y ait des éléments qui viennent don et qu'on va imposer par une torsion de ce qu'on aurait dû faire et une torsion du droit. Et alors après, il explique comment ça s'est passé. Alors dit "Oui, alors on était un présidium, cinq personnes en réalité que trois hein simplement. Et ça c'est c'était un peu compliqué pour les gens parce que il y avait des gens qui venaient travailler en séance mais on avait pas eu le temps de faire les traduction.
Donc on faisait juste l'anglais, l'allemand, le français et tous les autres qui ne parlaient aucune de ces trois langues bah ils étaient obligés de faire une traduction à toute vitesse ou qu'on leur explique de quoi il s'agissait. Et là ils prenaient leur décision. C'est-à-dire que les textes n'étaient même pas envoyés à l'avance dans la langue de chacun des États pour que chaque personne intéressée dans ses États au plan gouvernemental puisse travailler. Tout à fait typique d'institutions commun. Voilà, c'est c'est c'est incroyable. Et alors, il dit au début, on a voulu voter et puis on s'est dit "Non, c'est compliqué de voter, il faut pas voter.
On va faire le consensus, on va on va procéder par consensus." Et alors, il ne se rend même pas compte de ce qu'il écrit parce que il dit "On va faire par consensus." Et retenez-vous bien, vient à jour la question des racines chrétiennes de l'Europe et il dit on ne vote pas. Et on constate quand même, il y a une majorité de gens qui disent qu'il faut mettre ça dans le texte de la charte des droits fondamentaux. Euh bah finalement, on l'a pas fait parce que c'était pas au porard. Voilà. Donc même dans ce cas-là, il avoue que il y avait pas de consensus.
Le consensus existait en sens inverse en faveur des racines chrétiennes de l'Europe et il il se comment dire il se il s'en orgueillit de ne pas avoir donné su et alors attendez le plus le plus beau c'est l'une des explications qu'il donne à cela d'abord il dit Chirak et Jospin étaient complètement d'accord sur tout à un moment donné on avait peur parce que c'était la période de la cohabitation donc les les gens qui avaient élu Chirac président de la République pensaient que Jacques Chirac sur les questions de famille sur les questions sociétales et cetera aurait sans doute une opinion différente de celle de de Joseppin qui venait du trotskisme. Bien, pas du tout.
Non, il nous dit non, ils étaient d'accord sur tout. Donc nous en tant moi en tant que représentant au présidium de la France et puis chargé de mettre tout ça en place, je savais que j'avais un accord complet sur tous les sujets dans les points de détail y compris de Jacques Chirac et de Lionel Jospin, ce qui est quand même assez ahurissant. Alors donc les rac chrétiennes, il dit euh j'ai demandé euh quel était s'il y avait pas eu un rôle de l'islam dans le passé dans dans l'histoire européenne. Alors il dit bah j'ai pas eu de vraie réponse là-dessus. Et puis j'ai fait remarquer que si on veut accueillir il y en a mais mais dans le sens du rejet. Mais dans le sens du rejet exactement.
Il y a eu la reconquista en Espagne, il y a eu Charles Martel qui arrête les arabes à Poitier et cetera. Enfin bon voilà. Donc c'est c'est c'est ahurissant. Mais il va plus loin, il dit "Écoutez, nous notre projet est universaliste et là aussi vous vous en enfin on en reste sidéré." Il dit "Il est universaliste. Nous prenons des valeurs universelles et si nous commençons à dire que nous avons des racines chrétiennes, nous ne sommes plus universels et nous n'allons plus pouvoir accueillir des peuples qui eux ne sont pas chrétiens comme la Turquie par exemple ou l'Azer Azerbaïdjan et cetera.
Parce que si ce n'est pas un projet européen qui est tenu dans des frontières et qui se réfère à une histoire et ben on peut accueillir tout le monde. On peut accueillir tout le monde. Le but essentiel c'est que tout le monde soit d'accord sur les valeurs universelles. Et alors on arrive avec ce paradoxe incroyable c'est que il dit la laïcité donc c'est important mais je ne je refuse de dire que j'ai des racines chrétiennes alors que la création du conseil de laïcité c'est une création du christianisme. Donc je refuse que j'ai des racines chrétiennes parce que soi-disant je veux la laïcité.
et il ajoute ça me permet d'accueillir ensuite des pays comme la Turquie qui eux sont musulmans et qui dans leur islam récuse au contraire toute idée de laïcité. Donc on est dans une contradiction intellectuelle, juridique et morale qui est proprement sidérante. Mais ce qui ça montre bien si vous voulez que au-delà de tout ce qu'on a dit sur le plan juridique, le projet du traité de Lisbonne, ce n'est pas un projet européen. Ça n'a rien à voir avec il faut que les les gens le comprennent. Pourquoi on parle de la geéorgie qui pourrait adhérer à l'Union européenne ? La géorgie, elle est de l'autre côté de la mer caspienne, elle est à côté de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie.
C'est vraiment assez loin quand même de ce qu'on a l'habitude de considérer comme l'Europe. Si si les Turcs n'entrent pas, c'est avant tout parce que dans l'accord entre les hommes d'Erdogan et les nationalistes, il y a le fait les Européens, on utilise les critères de Copenhague pour neutraliser définitivement l'armée. Donc des islamistes sont tranquillisés. et on échange, on leur prend du blé. Mais jamais on entrera dans cette machine à gaz, on n'est pas assez fou. On est beaucoup mieux à l'extérieur pour prendre du blé. Or le sinon la Turquie serait peut-être déjà rentrée parce que c'est parce que c'est la volonté profonde de la CDU.
Mais c'est mais de toute façon Erdogan est un des signataires du traité de Lisbonne. C'est c'est quand même incroyable. Il y a sa signature sur le traité de Lisbonne. Il faut il faut le le voir pour le croire. Enfin, les gens ne le savent pas mais il faut le voir pour le croire. Mais juste pour terminer si vous voulez donc on est en train de dire je renonce à racine chrétienne pour accueillir un pays musulman et et et alors qu'il y a pas de laïcité dans l'islam.
Mais la logique c'est véritablement non pas de faire une Europe, la logique c'est d'étendre une sorte de de J'allais parler de serpent de mer mais non parce qu'il est en train vous voyez tout à l'heure de de bois constur c'est d'attentagerai c'est-à-dire quelque chose qui va étouffer au-delà des frontières actuelles. Et le paradoxe, c'est que alors que on veut s'étendre jusque pourquoi pas au Kazakhstan, voir encore plus loin au nom de l'Europe et des valeurs universelles de l'Europe, et bien on est tout prêt à faire la guerre à la Russie qui elle est incluse évidemment dans les valeurs européennes milieu mieux que ne peut l'être le Kazakhstan.
H tout ça pour dire que dans la conception même de cette charte des droits fondamentaux qui a reçu la même valeur que les traités, même la façon dont les travaux se sont déroulés illustre une volonté de cacher et de faire les choses en catimini et la conclusion des travaux et ça c'est pas le moins sidérant mais il écrit lui-même si vous voulez tout ce que je suis en train de vous dire il suffit d'ouvrir son livre et c'est un noir et blanc écrit et c'est incontestable il dit à la fin il a fallu quand même une réunion de tous les chefs de gouvernement pour finir dire bon ok ça va on met la signature. Ça n'existait pas de Dieu de verbre par par hasard.
Non non c'était Gaston Bréban uniquement Gaston Bréb Gaston Brbant uniquement. Et il dit donc on a réuni tout chef de gouvernement et là un certain nombre d'entre eux parce que ceux qui nous regardent se disent "Non, ce n'est pas possible à ce qu'on entend. Un certain nombre d'entre eux écrit gastrement on dit ah non ah écoutez non cette non là ça va trop loin cette valeur non c'est c'est c'est c'est pas bon." Et dit Gaston Bréban, on leur expliquait que c'était trop tard. qu'il était plus question qu'il remettent quoi que ce soit en cause dans la convention et qu'elle était écrite, elle était prête, on signe. Point final, on sait et on s'en va.
Et c'est ce qu'on fait le chef de gouvernement. On en est resté là. Donc alors je vais je donne quand même un autre exemple parce que c'est ce sont ces exemplesl qui foisonnent dans mon livre mais qui montrent à quel point c'est c'est concret, à quel point on vue un mauvais rêve. euh il fallait consulter toutes les organisations européennes, les associations euh multinationales, enfin pas multinationales, internationales, européennes et cetera.
Et donc Bréban écrit en toute lettre, on leur a donné une journée, il y en avait 64 qui avaient été recentés recensés 64 associations international européenn dont le but était de travailler sur les droits européens ou sur tout ce qui touchait aux garanties fondamentales en Europe. Il y en avait 64. Et BB écrit, "On leur a donné une journée pour les 64." Et il ajoute, "Mais attendez, il ajoute je reconnais que 4 minutes par association, ce n'était pas beaucoup. Mais quand on maîtrise bien son sujet, là je cite textuellement ce qu'il écrit, 4 minutes, c'est déjà bien.
Donc les les citoyens français découvre que les droits fondamentaux ont été créés de la façon dont je vous ai que je vous ai décrite et que même les associations internationales européennes, on leur a donné en tout et pour tout 4 minutes chacune pour s'exprimer. Alors bon comment en disant ben finalement tout le monde n'est pas venu mais mettez-vous à la place de ces gens-là. Vous avez une association qui travaille depuis des années sur des questions fondamentales. On vous dit vous avez 4 minutes pour vous expliquer 4 minutes porte à porte. C'est c'est d'une pantalonade. Je viens je ne viens pas je ne viens pas me ridiculiser en venant.
C'est ça que qu'on fait les associations qui ne sont pas venues. Et donc cette charge de ce droits fondamentaux, elle est fondée sur cette espèce de de nuage de trahison et et tout le traité tout le traité lui-même est est est nourri de ces trahisons, même à l'intérieur des textes et même c'est quand même le scandale le plus absolu même dans la conception de ce qui est la charte des droits fondamentaux, c'est-à-dire le socle des grands droits que l'Union européenne va va proclamer. Donc on est dans on est on est dans un contexte. Et alors quand on regarde ces ces ces droits fondamentaux, on s'aperçoit d'ailleurs ça avait été un des un des motifs du nom de gauche au moment du référendum.
L'un des articles consacrés au travail dit "Tout le monde a le droit de travailler. Tout citoyen européen a le droit de travailler." Et à l'époque les tenants du nom à gauche avaient dit "Mais attendez, ils avaient raison." Et le droit de travailler dans un pays qui connaît le chômage et cetera, on se moque du monde. Les gens demandent qu'à travailler. S'il y a des chômeurs, ils aimer bien travailler mais ils ne le peuvent pas.
Ce qui ce qui est ce qui est la la vraie valeur, c'est vous avez un droit au travail mais compris comme la conséquence du devoir de la société de faire tout ce qu'elle peut pour que vous puissiez travailler si vous souhaitez travailler parce que vous en avez besoin pour vivre et nourrir votre famille. Donc la la vraie valeur c'est ça. La société et les personnes qui constituent cette société sont liées entre elles. La société a un devoir vis-à-vis des personnes, les personnes de la même façon.
Et le droit au travail, c'est pas un droit absolu comme dans les pays communistes qu'ils sont morts de ça où on fait travailler soi-disant des personnes alors qu'ils ne travaillent pas et que ça ne sert à rien, qu'ils sont à un endroit où il n'y a aucune utilité sociale. Non, il faut toujours qu'il y ait cette initiative personnelle. Mais le droit au travail, c'est ça. Vous avez quelque chose qui peut être profitable, qui qui qui vaut la peine, qui est important, qui est intéressant, sans sans jugement moral, euh mais qui est utile en tout cas, la société la société doit vous donner la possibilité d'exercer ce travail et que vous puissiez le faire dans des conditions normales.
Mais dire à des citoyens européens que leur droit fondamental, c'est qu'ils ont le droit de travailler alors que beaucoup d'entre eux attendent qu'on leur donne un emploi, c'est quand même ahurissant. Et ça, si vous voulez dans dans le dans le la charte, il y a constamment des affirmations de ce type et c'est aggravé également parce que là aussi les gens l'ignorent complètement. C'est la première fois qu'on fait ça. D'ailleurs, je n'ai jamais vu un texte qui soit construit comme ça. Vous avez dans la charte en dessous de chaque article un paragraphe d'explication. H qu'est-ce que c'est que ce paragraphe d'explication ?
C'est on a posé un droit, il fa il faudrait pas que les juges éventuellement plus tard ou les citoyens veulent l'interpréter d'une façon qui ne nous correspond pas. Donc on va mettre des explications sous l'article pour dire voilà cet article il faut le lire comme ça. On n jamais vu ça. Et ces explications sont dans la charte. Elles ont la même valeur que la charte. Quand vous prenez le texte les traites européens, vous avez l'annexe la charte des droits fondamentaux qui en vertu de l'article 6 1 à 64 a la même valeur que le traité qui est construite avec les articles et les explications de chacun des articles. Mais qui a rédigé ces explications ? C'est le petit présidium Gaston Brébrand.
Donc, ils ont lié par avance tous les citoyens et les juges le cas échéant sur la façon dont il fallait lire les textes. Et alors par exemple, je donne une illustration avec la liberté d'enseignement. Liberté d'enseignement, oui, il y a une liberté d'enseignement et par contre, c'est pas tout à fait la même chose quand on parle de liberté de créer desissements d'enseignement. Vous pouvez enseigner quand vous êtes à la mosquée, quand vous êtes à l'église, vous pouvez enseigner les gens dans le domaine culturel. C'est ça que ça veut dire.
Par contre, si vous voulez créer un établissement d'enseignement, donc les écoles privées hors contrat ou ce contrat, et bien vous devez respecter les principe démocratiques. Et qu'est-ce que c'est que les principes démocratiques ? C'est notamment la laïcité. Et ça c'est dans l'explication. Et Breband dit, on aurait voulu le mettre dans le texte principal, on s'est dit que c'était peut-être un peu trop rapide, mais en tout cas c'est comme ça qu'il faut comprendre. Donc toute personne qui veut aujourd'hui créer un établissement d'enseignement hors contrat est censé respecter le principe de laïcité. Oui, ça condamne évidemment alors ça condamne une large part dans de professionnel.
Ex alors on peut dire ça visait peut-être également l'islam, je n'en sais rien parce qu'on voit pas trop les manifestations d'un contrôle des des sauf ici ou là mais ça ça met en cause totalement quand même tout le mouvement de de issu d'ailleurs de de des commentateurs de du Vatican qui ont tous adopté le traité vraiment sans sans sans aucune hésitation disant c'est magnifique, c'est un traité superbe. Et ils n'ont pas vu toutes ces menaces. Ils n'ont pas vu toutes ces menaces qui étaient vraiment dans le traité. et qui correspondent donc à cette série de petites trahisons ou de grandes trahisons qui ont abouti à cette proclamation de l'achat des droits fondamentaux.
Donc voilà là encore quelque chose que les juges sont obligés de de d'appliquer alors que s'ils réfléchissent et s'ils lisent ne serait-ce que la première partie de mon livre, ils sont amenés à se dire "Mais ce texte-là il n'est pas légitime. Ce texte-là n'est pas légitime. Il a peut-être été ratifié mais dans des conditions qu'on connaît qui ne sont pas les bonnes et en plus il a été créé dans des conditions scandaleuses. Donc il est pas légitime. On peut on peut arriver à faire avancer.
Je c'est par une information très poussée fondée sur des choses qui sont faciles à comprendre que on peut mobiliser les les les les citoyens français et et leur faire prendre conscience de de du piège infernal dans lequel on les enfermait. Alors, on on peut on peut essayer d'en rire un peu parce que parfois le rire est un bon exutoire. J'aime bien prendre l'exemple de ce qui se passe actuellement avec la guerre en Ukraine. Dans dans la le traité, vous avez un chapitre entier. D'ailleurs, j'ai vu ici ou là des articles disant l'Europe n'a pas de compétence en matière de défense. Si un chapitre entier qui est consacré à la politique de défense commune.
Alors, c'est vrai que dans des articles préliminaires, on voit les États sont seul maître de leur sécurité nationale, mais sécurité nationale, c'est la sécurité dans les Républiques. C'est c'est et mais après vous avez la défense commune et cette défense commune, elle est elle est elle est beaucoup plus précise qu'avant. Alors, on retrouve la compatibilité avec celle de l'OTAN, bien sûr.
Donc, on est lié à l'OTAN, on doit pas faire autre chose que ce que veut l'OTAN, mais on met en place toutes les structures pour que lorsqu'une décision a été prise par le Conseil européen, et bien les représentants de l'Europe puissent prendre le haut représentant pour les affaires étrangères et la défense puisse prendre la direction de de d'unité militaire envoyée enfin mise à disposition par les États de l'Europe.
C'est-à-dire que la logique du traité, c'est-à-dire une fois qu'on a décidé pourquoi pas d'aller faire quelque chose dans un pays tiers, pourquoi pas en Ukraine, et bien on a décidé euh bah vous Français euh on vous demande de mettre à la disposition de de l'Europe euh et des commandements militaires de l'Europe qu'on va créer ou qu'on est en train de créer, des unités militaires qui sont susceptibles d'intervenir sur un territoire étranger. Et alors là, tout ce qui est autorisation du parlement et cetera, ça ça pose problème puisque c'est prévu par le traité.
Donc vous voyez, c'est et alors là où ça se retourne et c'est là où ça devient un peu risible mais je dirais que c'est c'est ce que j'appelle se prendre les pieds dans le tapis lorsqu'on trahit. Lorsqu'on trahit, il y a forcément quelque chose qui vous retombe dessus tôt ou tard. Oui. Oui, c'estago. Exactement. Donc si vous voulez quand on a mis ça dans les traités déjà avant le traité de Lisbon, c'était déjà pas aussi fortement proclamé mais c'était déjà proclamé. Mais à l'époque, il y avait également l'UEO qui était censé jouer un rôle et cetera.
Bref, quand on a mis ça, on on portait atteinte à tout ce qui était dit aux citoyens européens qui consistait à leur expliquer qu'avec l'Europe, on allait créer une puissance d'équilibre entre les blocs américains et puis les blocs russes ou asiatiques et que l'Europe pourrait jouer un rôle un petit peu central, pacificateur et cetera. Et ça c'était le la peau la peau à crétin la peau ça fait la peau à crétin de l'époque. Ça exactement. Donc en même temps dans le texte, on dit ça compatible avec l'OTAN. Donc on trahit ce qu'on a dit aux citoyens parce qu'on a créé une robe qui est toujours entre les mains de l'OTAN.
C'est-à-dire qu'on peut rien faire sur le plan de défense si l'OTAN n'est pas d'accord. Et là où c'est amusant, c'est que aujourd'hui en Ukraine, si vraiment par exemple le l'administration Trump laisse tomber l'Ukraine et que les États-Unis décident de ne plus apporter d'aide militaire financière à l'Ukraine, l'OTAN se vide de sa de sa substance. Voilà. par nature, il reste rien. Il reste quoi 5 ou 10 % de de puissance et ça ça ne représente rien. Ça veut dire que l'OTAN se retire, que l'OTAN n'a plus la politique qui a la sienne aujourd'hui de soutien à l'Ukraine.
Si les dirigeants européens, le président de la République française en tête continue à dire "On mène la guerre quoi qu'il arrive même sans les Américains, il viole le traité de Lisbonne. Il ne respecte pas le traité de Lisbon qui lui dit en toute lettre vous ne devez jamais avoir de défense dont la politique ne soit pas compatible avec celle de l'OTAN." Alors si vous faites la guerre alors que l'autant ne veut plus la faire, ça n'est plus combaatible.
H donc on a une sorte de retournement complètement absurde qui montre que ce traité même dans ces position comment dire dans ces aspects les plus négatifs était tellement à côté de ce que souhaitaient les les peuples que bah ça retombe sur ceux qui l'ont promu d'une façon totalement inattendue. Je me permets de rebondir avant que nous que nous que nous arrivons à la fin de cet entretien. Si vous voulez, nous on était en commission de la défense au Parlement européen.
Donc si vous voulez, je je me permets parce que il y a aussi des points de des points de désaccord, si vous voulez en acte euh parce que et je comprends tout à fait parce que la lecture du texte est exactement celle que vous faites. Quand vous voyez le texte fonctionner, qu'est-ce que ça donne ? Ça donne les représentants de l'OTAN sont pendant les 5 ans que j'ai passé là-bas les hommes les plus polis, les plus techniciens et les plus intelligents que j'ai vu. Tous américains de toute façon.
Euh moi je me rappelle le représentant des États-Unis à auprès de du Parlement européen à l'époque où j'étais, c'était un afhro-américain Granti braqué, capitaine de Corvette, spécialiste de l'Asie centrale. Bon, en fait, il parlait balouch, ce qui est quand même un peu rare quand même. C'est un homme absolument brillant et moi je l'ai vu calmer les eurocrates parce qu'en réalité pris dans le sociogramme comme dirait Michel Crosier, ça donne ça.
donne une assemblée d'Européistes fanatiques pour qui leur rêve colonial particulièrement à l'est va se payer parce que et article 5 hein tu sais on fait une connerie vous les pongerez et le boys du Cansas viendra les ponger et moi je me rappellerai toujours de voir les Otaniens dire comptez pas trop sur nous quand même. Ensuite, vu que nous on é en Ukraine en 2014, l'Ukraine c'est les Européens qui la commencent. Les Américains se retrouvent dans un plan qu'ils avaient préparé eux-mêmes, contraint d'intervenir bien avant ce qu'ils avaient prévu.
Et donc, il se retrouve, comment dire, les valais ont voulu faire plaisir au maître et en réalité, on fait on on fait voler l'argenterie si vous voulez. Et donc les Américains, c'est la reprise en main du dossier par Victoria Nouland. se disent merde euh les Européens sont en train de faire capoter cette opération qu'on prépare depuis la fin des années 80. Et euh le gros souci, c'est que les eurocrates prennent la présence de l'OTAN comme une assurance connerie, c'est-à-dire nous pouvons faire n'importe quoi. D'où par exemple les déclarations incendiaires qui étaient celles de Borel ou qui sont aujourd'hui celles de Calas.
H c'est-à-dire nous on peut se permettre de dire n'importe quelle connerie, on a encore le temps derrière nous et d'où la panique aujourd'hui depuis 4 mois ils sont dans un état moi j'y étais pendant le premier mandat le partie du premier mandat Trump ils étaient pétrifiés de peur parce qu'ils disent "Attendez nous avons des prétentions impériales et lui il veut mais nous n'avons plus d'assurance ce que Trump a dit démerdez-vous Or en en admettant que ça continue parce que là ces derniers jours, on ne sait plus trop où ça va hein. Il y a encore une aide militaire de 300 millions qui a été donnée et cetera. Donc que que va faire Trump ? On très difficile à dire. On on ne sait pas.
Mais par contre ce que vous dites est très vrai, mais il faut savoir que ça ça met en lumière également le le caractère irresponsable des déclarations de de du président de la République française Macron parce que lorsqu'il parle du feu nucléaire qu'il pourrait utiliser comme parapluie pour l'Europe et cetera, tout ça si vous voulez et j'en parle dans la dernière partie de mon ouvrage, tout ça c'est on ne peut le comprendre que si on revient dans l'histoire de la dissuision nucléaire et qu'on se souvient de l'évolution de la doctrine notamment américaine au fur et à mesure que la l'Union soviétique de l'époque acquérir d'abord la bombe puis ensuite puis ensuite les milices à moyen les missiles à moyenne portée puis ensuite les missiles à très longue portée intercontinentaux et constamment il y a eu une adaptation de la doctrine américaine qui a abouti à cette fameuse phrase quiingère nous n'allons pas sacrifier Paris Texas pour Paris France h un jour les Américains ont dit aux Européens c'est bien jol vous voulez qu'on déclenche le feu nucléaire sur l'Union soviétique si les chars arrivent jusqu'à la frontière française en ayant parcouru des kilomètres sur l'Allemagne.
Mais nous on est vitrifié en retour donc on ne le fera pas. C'est pour ça d'ailleurs qu'on avait déployé des euromiciles sur lesquels elle avait beaucoup un système mitérant. Mais ça ne servait à rien parce que les l'Union svétique disait à l'époque moi c'est pas compliqué les euromiciles c'est des armes américaines. C'est pas parce qu'elles seront basées en Allemagne que pour autant je vais me contenter de vitrifier l'Allemagne si vous utilisez ces missiles. Je vais mitrifier également les Américains.
Donc en fait même l'affaire des euromiciles était complètement bigue parce que les les Américains n'ont cessé c'était ça s'était déclenché avec les fameuses déclaration de McNamara des 62 cess de dire attendez la la la destruction mutuelle assistée la MAD comme on disait hein c'est bien joli mais nous on marche pas donc il faut arrêter l'ennemi sans avoir besoin du feu nucléaire ou en tout cas si on emploie le feu nucléaire à la rigueur c'est un feu nucléaire tactique. Moi je dis ça n'est pas vrai, ça n'est pas possible puisque le tactique aujourd'hui c'est des kilotonnes. 20 kilonn c'est Hiroshima.
Si vous balancez 10 bombes tactiques en disant c'est du tactique, vous faites quand même 10 Hoshima, c'est déjà la c'est déjà un cataclysme absolument sans nom. Mais donc on dit attention, on ne peut pas prendre ce risque là. Il faut trouver des moyens d'agir autrement. Ce qui fait que tout ce que dit aujourd'hui la la la France en disant bah on va être protégé par notre force de dissuasion, c'est c'est doublement absurde. D'abord parce que si nous utilisons un jour le parlu nucléaire contre la Russie, nous sommes vitrifiés en retour. On ne peut pas faire ça.
C'est pas parce qu'on va envoyer 15 banques qu'on va vitrifier 15 villes en Russie que on qu'on va accepter de vitrifier la totalité de la France. Enfin ça ça n'a pas de nom. C'est ce que disait le général Copel déjà à l'époque dans les années 80. en disant "Mais quand vous parlez de dissuasion nucléaire anticité, essayez de penser à la représaille. C'est-à-dire que vous n'êtes pas les seuls à tirer le feu nucléaire, ça va tirer de l'autre côté." Donc en fait, le nucléaire ne dissuade que du nucléaire. Le nucléaire ne dissuite pas d'une d'une défaite conventionnelle. Et puis l'autre chose, c'est que toute notre dissuasion stratégique, elle est purement stratégique.
C'est-à-dire que on a oublié et heureusement d'ailleurs les fameux missiles Pluton et ADÈ qu'on déployé en se préparant à vitrifier l'Allemagne pour soi-disant pour soi-disant défendre nos frontières. euh ce que les allemandes ne savaient même pas. Et euh donc on a liquidé tout ça. Et il nous reste quoi ? Il nous reste la composante sous-marine qui est excellente, qui est remarquable mais qui est était purement anticitée. Euh une composante aérienne avec des des avions qui peuvent être basés le caséchanmp sur le porte-avion ou en tout cas sur des bases françaises. Mais ces avions euh ils sont très loin, ils sont à 2000 km de de de du front ukrainien.
Donc comment si les choses vont mal vous faites pour faire rapprocher ces avions euh dans des conditions telles que d'une part ils ne soient pas descendu avant d'arriver à Bonport et où vous avez forcément donné un temps de réaction à la Russie de l'autre côté qui va prendre des mesures elles euh beaucoup plus directes. Donc on a l'impression d'un comment dire d'un amateurisme du d'un manque de professionnalisme absolu et que au sommet de l'État on n jamais réfléchi. On a jamais réfléchi aux questions qui touchent la dissuivation nucléaire et l'utilisation qui doit présider à des armes de cette importance là. Nous arrivons à la fin de cet entretien.
Je vais me permettre de vraiment de recommander votre livre pour le euh je sais que ce sujet-là est un sujet sur lequel les tous ceux qui suivent enfin les nos auditeurs et les sympathisants du cercle Aristote sont disons extrêmement sollicités parce que c'est leur sujet premier et je dois dire vous apporter de vraies pièces au débat pour le pour le sur ce sujet épineux, ce sujet douloureux surtout qui Comment pouvons-nous essayer de de nous débarrasser disons de de la tunique de Nexus qui est qui est l'Union européenne ?
Je je me permets et de après vous avoir remercié de remercier encore une fois votre éditeur parce que c'est quand même assez symptomatique de notre époque quand de bons livres sortent. Il y a deux ou trois éditeurs maintenant sur la place de Paris. bar et euh donc je remercie vraiment les éditions du tout artiller. Chers amis du cercle Aristote, vous aurez toutes les références pour avoir le le livre de notre invité sous cette vidéo. Vous savez comment nous aider, vous avez la page Tipi, vous avez les dons, vous avez surtout d'acheter nos ouvrages sur le site du cercle Aristote.
Tout est en en développement et je remercie encore une fois notre invité, merci André Bonet et merci pour cet ouvrage qui qui nous permet un petit remu méninge qui dans cette période de triste anniversaire, vu que le 29 mai arrivera bientôt, nous enregistrons le 6, euh nous permet de voir qu'il y a encore des scénarios de sortie. Merci à tous et je vous dis à très bientôt. Merci beaucoup et que le cercle Ristante existe, c'est quand même quelque chose qui est extrêmement encourageant par les temps qui court. Cher camarade, si tu veux plus de contenu, de réinformation, d'éducation populaire et de formation intellectuelle, n'hésite pas à faire un don sur notre page Tipi. Oi.