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interviewBFM TV (sur YouTube)· 29 janvier 2024 23 min

Les vœux de Rachida Dati aux acteurs culturels en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Rachida Dati

Mesdames et Messieurs les ministres, Madame la Présidente, Monsieur le Président, cher Laurent Laffont, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames et Messieurs, chère Mercedes Serra, Madame la Présidente, chère Constance Rivière. Je n'aurais pas imaginé être accueillie avec cette lettre qui me renvoie à beaucoup de choses et qui démontre que la culture, ça ne date pas d'hier ou d'aujourd'hui. Je suis tout d'abord très heureuse de vous retrouver aujourd'hui et chère Constance Rivière, comme tout à l'heure, je voulais à nouveau vous remercier pour votre mot d'accueil.

Pour être très honnête, j'avais complètement oublié cette lettre, mais je suis heureuse de la retrouver grâce à vous. Mosaïque, diffusée le dimanche matin sur FR3, a marqué une génération. Vous l'avez dit, cette émission a été pendant dix ans une porte ouverte sur les cultures de l'immigration pour toute la société française. Des artistes venaient s'exprimer, des reportages de sociétés montraient ce qu'on ne voyait pas ailleurs. Cette émission voulait, selon les mots de son fondateur, Tefit Fares, offrir un espace d'expression à ceux qui n'en avaient pas. Nous sommes nombreux à avoir fait partie de cela et plusieurs sont ici ce soir.

Ils sont devenus des acteurs majeurs de notre paysage culturel. Je suis moi-même honorée, heureuse de me tenir devant vous. Alors c'est vrai, ma nomination a surpris. Et pour rester neutre, de nombreux commentaires ont été faits. Quand on a un parcours comme le mien, je peux vous assurer que la culture entre dans votre vie d'une manière qui ne vous quitte jamais. Que ce soit grâce aux services publics de l'audiovisuel, comme avec Mosaïque, comme avec au théâtre ce soir, comme avec le cinéma de minuit ou les dossiers de l'écran, comme avec des documentaires qui nous ont profondément marqués, Mémoire d'immigrés. Chère Yamin Abeni, la place de ce documentaire a toute sa place ici.

Que ce soit grâce à un professeur qui croit en vous, ou encore grâce à un bibliobus qui vient de votre cité, vous apportez ce que vous n'avez pas à la maison. A chaque fois, oui, la culture ne vous quitte plus. Quand vous êtes magistrat, puis garde des sceaux, et que vous vous rendez régulièrement dans des lieux de privation de liberté, vous mesurez le besoin de culture, se fait sentir partout dans notre société. Et peut-être plus encore, là où la culture n'est pas tout à fait chez elle, et où elle est pourtant plus que nécessaire. Je n'oublie pas, encore des courriers écrits, les concerts de Jean-Claude Casatu en habit, à la prison de Loss.

Je n'oublie pas tous ceux qui, comme l'association Génépier en son temps, ont apporté de la lecture aux majeurs, aux jeunes majeurs, aux mineurs en détention. Sans parler de tous ces animateurs qui viennent réparer le traumatisme de jeunes enfants détenus avec leur mère dans les prisons pour femmes. Tout cela démontre que la culture est avant tout une affaire de personnes, de personnes engagées pour la partager. Je pense ici, autant aux artistes, autant aux auteurs, aux créateurs, à tous les professionnels de la culture, qu'à ceux qu'on appelle les publics. Comme si le public était une catégorie à part, une catégorie à laquelle, parfois, on ne pense qu'à la fin.

Ma première conviction, c'est que tous les Français, absolument tous, peuvent être des acteurs culturels, des acteurs de leur propre culture. Comme je l'ai dit, la culture est une affaire de personnes, mais c'est aussi une affaire de lieux, salles de spectacle, cinéma, librairies, musées, centres d'art, galeries d'art, mais aussi écoles, hôpitaux, prisons, centres sociaux, les gares ou des tiers-lieux. Nous pouvons être très fiers d'un modèle culturel qui a investi et qui continue d'investir pour que notre pays ait le maillage d'équipements culturels le plus fin et le plus divers au monde.

Aussi, grâce aux élus locaux dont le rôle culturel n'est pas toujours reconnu à la hauteur de leurs engagements. Alors, est-ce que la situation est parfaite ? Je ne le pense pas. Un rapport de l'Inspection générale des affaires culturelles, que j'ai découvert en arrivant et que j'ai décidé de faire publier, rappelle que seuls 5% des scènes labellisées « Spectacles vivants » se trouvent en milieu rural. Dans ce milieu rural où vivent 22 millions de Français.

L'enjeu, ce n'est pas de créer demain de nombreuses scènes en milieu rural, c'est plutôt de voir comment nous pouvons prendre sérieusement en compte ces 22 millions de Français qui n'ont pas la même facilité d'accès à des offres artistiques. Trop souvent, les publics, les territoires prioritaires sont une préoccupation qui reste formelle. En bonne place, très en bonne place, dans les brochures de communication, pas toujours en si bonne place dans la réalité des actions menées. Pour moi, l'enjeu, ce n'est pas de se donner bonne conscience. Pour moi, l'enjeu, c'est de faire. C'est de faire plus, c'est de faire mieux et même de faire différemment.

Dans ce domaine, j'ai quelques convictions très ancrées. Je crois d'abord à l'existence des droits culturels. A mon sens, la culture doit être un service public, notamment pour les plus démunis. Je crois au pouvoir de la création, qui peut transformer des individus, recréer du lien dans notre société. Alors, défendre notre souveraineté culturelle, c'est aussi défendre notre langue, défendre notre modèle de propriété intellectuelle. Tout cela, mesdames et messieurs, c'est le sens de la mission que le président de la République m'a fait l'honneur de me confier. C'est le sens de mon engagement à vos côtés. Cet engagement, je veux lui donner deux grandes orientations.

Avant tout, travailler à consolider notre modèle culturel et soutenir nos acteurs culturels dans un contexte de mutation profonde. Ensuite, replacer la culture au cœur de notre projet de société. Pour que la culture soit une expérience offerte à tous et sur tous les territoires. Pour que plus personne ne puisse se dire, la culture, ce n'est pas pour moi. Alors, cela suppose de sortir des chemins convenus, des habitudes faciles. Car nous sommes obligés de faire le constat que les écarts culturels sont grandissants. Ils aggravent au final les inégalités, alors que la culture devrait les résorber.

Ce constat étant posé, je sais la difficulté de ma tâche, dans un contexte de transformation profonde qui touche l'ensemble de nos filières culturelles. Les médias sont les premiers concernés par ces bouleversements. Concurrence de services extra-européens, diminution de la durée d'écoute individuelle, vieillissement de l'audience. Les médias historiques sont interrogés dans leurs fondamentaux. Ils demeurent pourtant, plus que jamais, l'un des piliers de notre démocratie. Mon rôle ici est clair. Celui de vous accompagner dans ces transformations, tout en veillant sur quelques fondamentaux. Je vais en souligner trois. D'abord, comment redonner à nos concitoyens confiance à leurs médias ?

Il faut tout à la fois s'assurer que les médias conservent les moyens et la volonté de diffuser une information de qualité, notamment pour lutter contre les manipulations de l'information. Là, on y assiste tous les jours, qui contribuent fortement aux fractures de notre société. Mais il faut aussi garantir la diversité des opinions, la diversité de nos territoires, tout cela au sein des médias. On peut aussi parler de la place des femmes, de la place de la diversité, mais aussi celle des territoires prioritaires, ruraux ou ultramarins. Ensuite, comment garantir le rôle des médias dans la vitalité de notre culture ?

Je pense à la fois au financement de la création du visuel, qui doit évidemment beaucoup au CNC, mais aussi aux médias eux-mêmes, puisqu'ils ont la responsabilité de donner à tous les Français une offre culturelle de qualité. Je le redis, un tiers des Français vivent dans la ruralité, avec une offre culturelle très spécifique. La seule offre culturelle qui est finalement disponible de la même façon pour 100% des Français, c'est celle qu'apportent les médias dans ces endroits. Il faut donc y être très attentif. Enfin, comment dans ce paysage audiovisuel en mouvement, conforter le rôle de notre audiovisuel public ?

Sur ce point, je partage avec le Président de la République la conviction que nous avons besoin d'un audiovisuel public puissant, qui a un rôle particulier à jouer pour contribuer à la vie démocratique, à la vitalité culturelle de notre pays, au plus près de nos concitoyens. Un audiovisuel public fort. Je vous le dis, c'est un audiovisuel public qui rassemble ses forces. C'est pourquoi je souhaite encourager et même accélérer les coopérations entre sociétés, pour aller plus loin dans la formulation d'une offre ambitieuse, dans laquelle chacun puisse se retrouver. C'est aussi à cette condition que nous pourrons obtenir un financement pérenne dédié.

Autre bouleversement, l'intelligence artificielle. Ici, comme sur l'audiovisuel public, il ne faut pas se tromper de débat. J'entends les inquiétudes. Je dirais même que je peux les partager. La réalité est que les artistes, les auteurs, tous les acteurs culturels ont compris, bien mieux que d'autres, tout le potentiel, mais aussi tous les risques de cette révolution. Ne pas avoir peur, cela ne veut pas dire qu'il faut fermer les yeux sur le danger que cela peut représenter. Alors oui, il y a urgence.

Urgence a inventé un nouveau cadre éthique pour que la technologie soit au service de la culture, au service de la rémunération des créateurs, au service de la découverte par tous de la diversité de notre culture, au service de développement créatif inédit. Et je suis d'ailleurs très heureuse de vous annoncer ce soir la publication, dès demain, de l'appel Création immersive et métaverse, avec une dotation tout aussi inédite. Les bouleversements technologiques concernent également le chant de la musique. L'année 2023 a été très riche en débats. L'année 2024, je vous le dis aussi, doit être celle du rassemblement de la filière, car les défis sont immenses.

Il y a les transformations technologiques, mais n'oubliez pas, et vous le savez tous, les bouleversements géopolitiques. Dans un monde globalisé, l'international ne peut plus être une préoccupation annexe ou secondaire pour les acteurs culturels. Vous devez tous pouvoir vous projeter à l'international, quelle que soit votre taille. Notre expertise culturelle dans tous les domaines est reconnue partout dans le monde. Et pour réussir, ici, comme dans d'autres secteurs, il faut être organisé. Je reviens d'Inde, avec le président de la République, où il a porté un projet de coopération particulièrement ambitieux dans le domaine muséal.

Nous allons lui donner vie, puisque nous avons une vraie reconnaissance de cette expertise. L'international est aussi un levier de transformation pour tout notre paysage culturel, y compris dans une perspective d'apaisement des mémoires, pour reprendre les mots du président de la République au Burkina Faso en 2017. J'attacherai à cet égard une attention toute particulière au lien avec l'Afrique. Dans la continuité avec Afrique 2020, la maison des mondes africains, souhaitée par le président de la République, est un projet novateur. Sur ce projet, je serai totalement engagé.

Je suis fier, également, de porter le troisième projet de loi, dit « Restitution », cette fois consacré aux biens culturels. Ces textes sont extrêmement importants. Alors, consolider notre modèle culturel, soutenir nos acteurs, enfin et surtout dans un contexte écologique, économique, qui nous interpelle tous. Quand on a été choisi pour diriger une scène ou un centre d'art, concevoir une programmation de spectacles vivants, il faut reconnaître que gérer des contraintes qui s'ajoutent les unes aux autres, c'est un véritable crève-cœur.

Et je vous le dis, puisque j'ai commencé déjà à le faire, je serai complètement mobilisé pour que vos lieux aient toujours les moyens d'accomplir le raison d'être, créer, produire et être diffusé. Pour que la création artistique reste le tambour battant de notre modèle culturel. Alors, vous l'avez compris, ma première grande priorité sera de consolider notre modèle culturel, de soutenir nos artistes et l'ensemble des acteurs culturels dans ce contexte de profonde mutation.

Alors, je souhaite être la ministre des acteurs culturels pour les grands défis qui nous attendent, la ministre des artistes, des créateurs, la ministre de tous les professionnels, y compris les agents de vos lieux, ceux qui œuvrent en coulisses. Alors, cela n'exclut pas d'être la ministre de tous les Français dans leur rapport aux arts et à la culture. Trop souvent, notre ministère est soupçonné de nourrir un certain d'entre-soi. Ce n'est pas ce que j'ai découvert à mon arrivée. Et c'est une chance pour relever ces défis. Ce qui donne véritablement sens à l'action du ministère de la Culture, c'est de regarder plus loin.

C'est d'être le ministère de la Société française dans son besoin de culture. Ce qui me frappe, c'est quand on pense au ministère de la Santé, on pense à un ministère qui se préoccupe d'abord des problématiques de santé des Français et à ce titre nourrit une attention très forte pour les professionnels de santé. Il en va de même pour l'éducation nationale qui est le ministère de la Société française dans son besoin d'éducation et à ce titre se préoccupe fortement de toute notre communauté éducative. J'aurai la même vision pour le ministère de la Culture. Celui du ministère de la Société française dans son besoin de culture.

C'est le sens de la deuxième grande orientation que je souhaite partager avec vous. Le président de la République l'a dit lors de sa conférence de presse, la culture a un rôle premier à jouer pour réparer la promesse républicaine d'une égalité des chances qui n'est pas si effective aujourd'hui dans notre société. Et on le voit sur les débats suscités et vous l'avez rappelé, chère Constance Rivière. L'accès à la culture est loin d'être égal pour tous les Français. J'ai parlé de la ruralité. J'ai voulu en faire la priorité du début de ma mission. Cela fait sourire tous ceux qui m'imaginaient ne pas franchir le périphérique.

mais les mêmes qu'ont-ils fait pour ces 22 millions de Français dont nous parlons ici. Accéder à une véritable offre culturelle en milieu rural, comme dans certains quartiers ou certains territoires d'Outre-mer, c'est un défi. Pour certains même, c'est une mission impossible. Il y a ceux pour qui l'offre culturelle n'existe tout simplement pas. Même certains qui savent qu'elle existe, ils se disent, mais ça, ce n'est pas pour moi. Il y a aussi ceux qui l'entrevoient une fois dans l'année à l'occasion d'une sortie scolaire par la magie d'un professeur passionné, d'un lieu culturel engagé et qui reviennent malheureusement à leur réalité une fois cette sortie scolaire terminée.

Cette réalité-là, c'est celle que vivent des millions de Français. Cela doit être notre obsession collective. Nous devons aussi nous interroger sur nos modalités d'action. Qu'appelle-t-on un public prioritaire pourquoi les habitants des territoires ruraux n'en feraient pas partie ? Comment s'adresser véritablement à tous les publics, y compris ceux qui n'entrent pas dans les cas habituels ? Quel équilibre nouveau trouvé entre renouveler les chemins d'accès à nos lieux et inventer de nouveaux chemins pour aller vers tous les Français ?

Lorsque j'ai parlé d'éducation populaire et notamment des MJC, cela a soulevé une forme d'inquiétude comme si cela s'opposait à une attention pour les créateurs. C'est tout le contraire. Les MJC ont changé le destin de millions de jeunes et parmi eux, de nombreux artistes. Ce débat doit donc être dépassé. Quand on va aux ateliers Médicis à Clichy ou à Nontron dans le Périgord, on voit bien que c'est précisément une démarche artistique ambitieuse et exigeante. Et cette ambition, elle place au cœur tous les habitants. Longtemps, on a voulu opposer le patrimoine et la création. Je considère que le patrimoine, ce n'est pas figé. Et la création se transforme souvent en patrimoine.

C'est aussi la beauté des métiers d'art que de réconcilier patrimoine, création culturelle et économie. Le pass culture est le meilleur exemple de ces dépassements. Il nous met à l'écoute de la demande, comme jamais, avec une connaissance de nos publics, personne par personne. Mais il constitue surtout une formidable opportunité de réinvention de notre offre culturelle, à distance des algorithmes qui abîment la diversité. Alors, que faire aujourd'hui ? J'ai des intuitions, j'ai des convictions, mais c'est ensemble que nous construirons cette feuille de route.

Il y a quelques jours, j'ai lancé le printemps de la ruralité, une concertation nationale pour une durée de deux mois sur l'offre culturelle en milieu rural. C'est aussi l'occasion de sortir des sentiers battus, de nous interroger sur l'articulation entre l'État et les collectivités, sur la complémentarité entre le patrimoine public et les bonhommes privés, sur un triptyque service public, commerce, offre culturelle qui pourrait redonner vie à nos campagnes. Dans notre modèle culturel, la ruralité est une forme d'impensé. Il y a toute une vie culturelle que l'on ignore souvent. En matière de lecture publique, de cinéma pour tous, il y a des dispositifs qui n'existent pas ailleurs.

Il y a des élus engagés qui ne demandent qu'à être un peu mieux accompagnés et un peu mieux reconnus dans leurs projets. Je veux rendre hommage ici et un hommage appuyé à la présence de nombreux élus locaux ce soir. Je vous le dis, je serai à vos côtés. Le patrimoine a un immense rôle à jouer dans cette perspective. Je ne pense pas seulement à nos grands opérateurs, même s'ils ont un rôle moteur, pour inspirer un mouvement plus large. Je pense tout autant au patrimoine de proximité. Celui qui n'est pas dans les livres d'histoire, mais qui est dans le paysage quotidien des Français. Celui qui brûle quand on n'est pas assez précautionneux. Celui qui disparaît quand on est oublieux.

Celui qui renaît quand on s'en donne les moyens. Celui qui peut connaître d'autres vies quand, au-delà de la sauvegarde, on se permet d'en repenser les usages. Mesdames et Messieurs, nous sommes à l'aube d'une année intense, une année sportive, une année culturelle. Le président de la République a voulu donner aux Jeux olympiques et paralympiques une dimension culturelle et créative. Une année patrimoniale aussi avec la réouverture du Grand Palais et de Notre-Dame. Je n'oublie pas que c'est un discours de vœux.

Je voudrais donc, au terme de ce propos, vous adresser des vœux de santé, de bonheur personnel pour chacun d'entre vous, mais aussi des vœux de réussite collective autour des convictions, des chantiers qui nous rassembleront tous cette année. ce ne sont pas des vœux pieux, car je suis absolument déterminée à relever le défi qui m'a été confié par le président de la République et le Premier ministre. Les premiers contacts que j'ai eus me confortent dans l'idée que notre pays a une immense chance, celle de pouvoir compter sur une communauté culturelle exceptionnelle dans sa diversité et son dynamisme. Alors, un grand bravo pour tout ce que vous faites déjà.

Un grand merci par avance pour tout ce que nous ferons ensemble. Et je vous le dis, quand je vous quitterai, vous ne pleurerez pas. Vous me l'applaudirez. Dans cet attend, je vous souhaite une très, très bonne année. Sous-titrage ST' 501

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