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DébatC dans l'air (sur YouTube)· 1 février 2022 65 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Christiane Taubira revient, Marion Maréchal aussi... #cdanslair 31.01.2022

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 55 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 61 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:32OuverteRéponse partielle

    Où se situe Christiane Taubira dans la primaire populaire ?

  • 3:32RelanceRéponse partielle

    Pourquoi la gauche ne se range pas derrière Taubira malgré 390 000 votants ?

  • 4:34OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ce système de désignation n'est-il pas compris ?

  • 5:32RelanceRéponse directe

    Est-ce que ce n'est pas compris parce que c'est trop tard ?

  • 6:39OuverteRéponse partielle

    Christiane Taubira peut-elle vraiment rassembler la gauche ?

  • 8:30OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que Christiane Taubira incarne pour la gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42PrésentateurFait
    « La bataille rangée entre les clans Zemmour et Le Pen a tourné au psychodrame familial. »
  • 1:58IntervenantFait
    « Le jour où tous ces candidats extrêmement nombreux se mettront à part les programmes, on verra l'impossibilité de trouver une voie commune. »
  • 2:42IntervenantFait
    « Christiane Taubira, elle vient des radicaux de gauche, c'est pas grand-chose, c'est rien. »
  • 3:42PrésentateurFait
    « Si on veut avoir une chance de l'emporter, rangeons-nous derrière celle qui est la mieux placée. »
  • 7:25IntervenantFait
    « Trois des principaux personnes qui étaient sur la liste n'ont pas reconnu la légitimité de cette campagne. »
  • 10:09PrésentateurFait
    « Merci d'y croire, merci d'être les chevilles ouvrières d'une possible victoire en 2002, a-t-elle dit hier. »
  • 11:51PrésentateurFait
    « Le Parti Socialiste dirige quasiment les plus grandes villes de plus de 100 000 habitants. »
  • 15:39IntervenantFait
    « Je pense que si je vous disais que ça ne me touche pas, personne ne me croirait. Voilà, donc j'ai avec Marion une histoire particulière parce que je l'ai élevée avec ma sœur pendant les premières années de sa vie. »
  • 35:04InvitéChiffre
    « Les derniers sondages créditent Éric Zemmour de 13% des intentions de vote derrière Marine Le Pen à 17%. »
  • 35:30IntervenantFait
    « La base de Marine Le Pen reste une base d'ouvriers, d'employés, des gens d'en bas. »
  • 35:44IntervenantFait
    « Ils parlent avant tout de questions sociales et économiques : pouvoir d'achat, retraite. »
  • 43:24PrésentateurFait
    « Elle est pour la retraite à 60 ans. »
  • 43:38PrésentateurFait
    « En Éric Zemmour, Marion Maréchal trouve finalement son mentor. »
  • 53:40PrésentateurFait
    « On sent bien que c'est un électorat qu'ils veulent capter. »
  • 56:21IntervenantFait
    « Elle a un socle électoral qui est bien installé. »
  • 57:48IntervenantFait
    « Arnaud Montebourg, pour résoudre les problèmes à gauche, donnait des coups de fil. »
  • 1:00:44IntervenantFait
    « L'union des droites ne viendra pas parce que Valérie Pécresse ne se ralliera pas aux candidats de droite extrême. »

Temps de parole

  • Présentateur56 %
  • Intervenant18 %
  • Intervenant 217 %
  • ?3 %

≈ 19,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion bien plus. Voilà la note qui a permis à Christiane Taubira de remporter cette primaire populaire qui a mobilisé près de 390 000 votants. Mais son appel à l'Union a tourné court. Quelques heures après l'annonce des résultats, ces rivaux qui ne reconnaissent pas ce scrutin ont balayé le vote d'en revers de la main et la gauche s

0:30
Locuteur

'est

0:30
Présentateur

retrouvée avec une candidate de plus de l'autre côté de l'échiquier politique à l'extrême droite. L'heure est aussi à la division. La bataille rangée entre les clans Zemmour et Le Pen a tourné au psychodrame familial quand Marion Maréchal a fait un pas vers Éric Zemmour faisant sortir le patriarche Jean-Marie Le Pen de son silence. Un climat donc de grande confusion à 69 jours seulement de la présidentielle. Christiane Taubira revient, Marion Maréchal aussi, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Pascal Perrineau,

1:01
Locuteur

vous

1:01
Présentateur

êtes politologue, professeur à Sciences Po. Citons votre livre, Le Populisme, publié aux éditions Presse Universitaire de France. Nathalie Moret, vous êtes journaliste politique pour le groupe de presse Ebra. Astrid De Villene, vous êtes chef du service politique au Huffington Post. Je cite votre livre. Philippot Ier, le nouveau visage du Front National aux éditions Plon. Enfin, Olivier Beaumont, vous êtes grand reporter politique aux Parisiens. Aujourd'hui en France, je rappelle votre livre sur les Le Pen dans l'enfer de Montretout aux éditions Flammarion. Bonsoir à tous les quatre. Merci

1:29
Locuteur

de

1:29
Présentateur

participer à ce C'est dans l'air en direct. On va commencer par ce qui s'est passé à gauche ce week-end et il s'en est passé à gauche puisqu'on a eu une primaire populaire, Pascal Perrineau, où on se dit une nouvelle candidate, Christiane Taubira, est-elle plus légitime que ses adversaires ? Avec ce vote qui a eu lieu ce week-end.

1:48
Intervenant

Eh bien non. Au fond, on a l'impression d'une lente et interminable descente aux enfers des gauches.

1:55
Locuteur

Parce qu'on

1:56
Intervenant

ne peut pas parler de la gauche. Le jour où tous ces candidats extrêmement nombreux se mettront à part les programmes, on verra l'impossibilité de trouver une voie commune, le nucléaire, les institutions, la politique salariale, etc. Bien. Donc, il faut bien comprendre que cette primaire populaire, tout de

2:13
Locuteur

même,

2:13
Intervenant

elle a commencé il y a très longtemps, en octobre 2020 et c'était fait pour trouver à la gauche, afin d'engager une recomposition, une candidature d'union. On ne parle pas de l'extrême-gauche trotskiste, mais pour le reste, une candidature d'union. Et puis, voilà, on a attendu des mois et des mois. Et puis là vient alors que la gauche s'est mise en ordre de bataille, les Verts, les Socialistes, la France Insoumise, arrive en effet Christiane Taubira, qui a besoin en effet d'un processus. Parce que Christiane Taubira, elle vient des radicaux de gauche, c'est pas grand-chose, c'est rien. Et donc, elle va utiliser cette primaire populaire pour essayer de se donner un peu de légitimité.

Mais au fond, à la fin des fins, c'est quoi ? C'est une septième candidature à gauche. Et il n'y

2:58
Locuteur

aura

2:58
Intervenant

aucun processus d'union. Enfin, c'est évident. Yannick Jadot, déjà, l'a renvoyé à la primaire populaire en disant, mais je vous ai déjà dit que, voilà, je ne participe pas, même chose pour Jean-Luc Mélenchon, même chose pour Anne Hidalgo. Donc, on n'a pas avancé d'une case à gauche, on a même reculé d'une case, puisque maintenant, il y a un tout petit électorat de gauche. C'est ça,

3:22
Locuteur

ce

3:22
Intervenant

qu'il faut bien se dire. On n'a jamais vu sous la Ve République un électorat qui est aussi une peau de chagrin. Et ils sont sept pour se partager cette peau de chagrin. C'est incroyable.

3:31
Locuteur

–

3:31
Présentateur

Nathalie Morey, il

3:32
Locuteur

y a

3:32
Présentateur

des gens qui nous regardent ce soir, qui peuvent se dire, bon, d'accord, ce n'était pas parfait comme organisation, mais c'est malgré tout un vote avec 390 000 votants et puis un ordre d'arrivée. Si on veut avoir une chance de l'emporter, rangeons-nous derrière celle qui est la mieux placée. Pourquoi, à gauche, personne ne pense comme ça ?

3:51
Locuteur

–

3:52
Présentateur

Pour plusieurs raisons. Mais d'abord parce que, comment dire, l'histoire de la gauche, c'est une histoire de légitimité. Il faut trouver une légitimité. Et comme l'a très bien dit Pascal Perrineau, ce n'est pas ce système de, comment dire, de clics sur Internet qui va donner une légitimité à Christiane Taubira. Christiane Taubira, mettez-vous à la place des Français hier qui ont regardé la télévision, et on a vu les gens responsables de la primaire qui dirent, voilà, elle est arrivée en tête avec la note de bien plus. Ensuite est arrivé second Yannick Jadot avec la note assez bien plus. Puis Mélenchon avec assez bien moins.

4:33
Locuteur

C

4:33
Présentateur

'est très

4:33
Locuteur

très difficile. – On continue avec Pierre

4:34
Présentateur

Laroutourou, passible plus, Anne Hidalgo, passable plus. – Voilà, alors non seulement ça peut être très humiliant pour la candidate Parti Socialiste qui est arrivée derrière Pierre Laroutourou, qui n'est pas très très connue, c'est pas lui faire offense, mais en plus cette espèce de façon de classer les candidats n'est pas compréhensible, elle n

4:52
Locuteur

'est pas compréhensible. – Et devant

4:52
Présentateur

Christiane Marchandise que les Français ne connaissent

4:54
Locuteur

pas.

4:54
Présentateur

– Voilà, c'est ça. Et pire, Anna Agheb-Porterie, qui était donc la dernière, a déclaré deux heures plus tard, « Ah mais finalement, moi ça ne me convient plus, je rallie Mélenchon. » Comment voulez-vous que ce système de départage, on va l'appeler comme ça, cette sorte de primaire, soit quelque chose qui puisse entraîner vers le haut quelqu'un ? Elle n'est pas compréhensible. Enfin, certes, il y avait 500 000 personnes quasiment, c'est beaucoup. Et c'est vrai qu'il s'est passé quelque chose, les gens, ça montrait l'envie des gens de faire de la politique,

5:24
Locuteur

l

5:24
Présentateur

'envie des gens de rassembler le clan de gauche, sauf que ça ne

5:27
Locuteur

s

5:27
Présentateur

'est pas produit, et le système de désignation n'est pas compris. Et quand ce n

5:30
Locuteur

'est

5:30
Présentateur

pas compris, ce n

5:31
Locuteur

'est

5:31
Présentateur

pas audible. – Est-ce que ce n'est

5:32
Locuteur

pas

5:32
Présentateur

compris, à votre avis aussi, Astrid De Vilaine, parce que ça arrive trop tard ? – Exactement. C'est-à-dire que si on avait fait tout ça, toutes ces discussions, il y a deux ans par exemple, – Oui, il

5:43
Locuteur

y a

5:43
Présentateur

deux ans, on ne serait pas là. – Oui, mais par exemple, pour l'accord des législatives de 2012 entre les Verts et les écologistes, qui avait très bien fonctionné au moment de la victoire de François Hollande, Cécile Duflo me racontait récemment qu'elle avait mis deux ans

5:54
Locuteur

à

5:55
Présentateur

travailler avec Martine Aubry, etc. –

5:57
Locuteur

Donc, je

5:58
Présentateur

dis deux ans pour peut-être exagérer un petit peu, mais en tout cas, pas à 69 jours du premier tour, c'est beaucoup trop tard, en sachant qu'en plus, on sait déjà la réponse des leaders principaux.

6:07
Locuteur

– Ce n'était pas

6:08
Présentateur

une vraie élection ? C'est ce que dit d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon, il dit au fond qu

6:10
Locuteur

'elle

6:10
Présentateur

s'est glissée dans une élection qui était faite pour elle.

6:14
Locuteur

–

6:14
Présentateur

Moi, je pense qu'il y

6:16
Locuteur

a

6:16
Présentateur

eu de la sincérité chez Christiane Taubira quand elle dit « Je veux essayer de rassembler, de sauver la gauche face à l'extrême droite ». Mais le problème, c'est qu'il

6:22
Locuteur

y

6:22
Présentateur

a quelques mois encore, au micro de France Inter en septembre, elle disait « Ah non, je ne serai jamais une candidate, il y en a déjà trop, j'essaierai d'arranger les choses ». En décembre, elle dit encore une fois « Je ne serai pas une candidate de plus ». Et aujourd'hui, on se retrouve à l'instant T, puisque moi, je pense que tout peut encore évoluer.

6:36
Locuteur

–

6:36
Présentateur

Ah bon

6:37
Locuteur

?

6:37
Présentateur

– Oui, je pense que tout n'est… – On

6:39
Locuteur

va en

6:39
Présentateur

parler. – Quand on voit, par exemple, Anne Hidalgo, qui a dit pendant trois mois, elle aussi, « Jamais de primaire, jamais de primaire, jamais de primaire », et qui d'un coup sort d'un train à Poitiers, arrive à Paris pour… C'était d'ailleurs dans votre émission, pour dire l'inverse de ce qu'elle avait dit chez vous le matin même. Vous voyez, tout est possible en politique, des retournements comme ça. Ne serait-ce que Christiane Taubira qui va à cette primaire,

6:55
Locuteur

ça

6:55
Présentateur

a été aussi un peu une surprise. Est-ce qu'elle, elle ne va pas se dire « Si dans un mois et demi, mes appels sont dans le vide, personne ne me répond, je n'ai pas envie de participer à l'éparpillement des voix », ce qu'elle disait en septembre et ce qu'elle disait en décembre, peut-être qu'elle va se retirer. Mais qu'est-ce que ça va changer au fond ? Il y aura toujours beaucoup de candidatures à gauche, et pour l'instant, qui ne pèsent pas assez pour arriver au second tour.

7:15
Intervenant

Olivier Beaumont. Oui, le principal problème de légitimité,

7:17
Locuteur

il

7:17
Intervenant

faut quand même le rappeler, mais trois des principaux personnes qui étaient sur la liste n'ont pas reconnu la légitimité de cette campagne. Donc ça pose un vrai problème parce que, effectivement, Christiane Taubira arrive en tête. Effectivement, quasiment 400 000 personnes ont participé à ce scrutin, mais on peut aussi supposer que les supporters de Jean-Luc Mélenchon ou d'Anne Hidalgo ne se

7:37
Locuteur

sont

7:37
Intervenant

pas mobilisés pour cette élection. Donc on voit aussi que là-dessus, le résultat est biaisé. Et finalement, ce à quoi on est en train d'assister en ce moment, c'est effectivement, je rejoins ce que disait Pascal Perrineau il

7:48
Locuteur

y a

7:48
Intervenant

quelques instants, c'est cette espèce de champ du signe comme ça de la gauche qui paye en ce moment, j'ai envie de dire, son indigence programmatique des cinq dernières années. Christiane Taubira, elle est revenue là sur l'avant scène médiatique, mais on ne

7:58
Locuteur

l

7:58
Intervenant

'a pas entendu du quinquennat.

8:00
Locuteur

On

8:00
Intervenant

ne

8:00
Locuteur

peut

8:00
Intervenant

pas dire qu'elle ait incarné une opposition à Emmanuel Macron. Et si on élargit sur le spectre gauche, gauche traditionnel, le Parti Socialiste, il n

8:07
Locuteur

'y a

8:07
Intervenant

pas eu de travail, il n

8:08
Locuteur

'y

8:08
Intervenant

a pas eu d'agendamento, il n

8:09
Locuteur

'y

8:09
Intervenant

a pas eu de bilan fait sur les années Hollande notamment. Et puis François Hollande, effectivement, le double jeu de ce président comme ça qui, il y

8:18
Locuteur

a

8:18
Intervenant

dix jours, une semaine, laisse entendre qu'il pourrait, en tout cas qu'il va s'exprimer dans les prochains jours, laissant maintenir un pseudo-suspense sur une hypothétique candidature. Ça n'aide pas du tout. Et ça résume bien la situation de la gauche.

8:30
Locuteur

Mais

8:31
Présentateur

Christiane Taubira, en se lançant dans cette aventure-là, espérait, imaginait sincèrement, rallier à sa candidature des gens comme Jean-Luc Mélenchon qui bataille pour la présidentielle depuis la dernière présidentielle, ou Anne Hidalgo qui a le Parti Socialiste derrière elle. Parce que ce matin, elle était interrogée chez nos confrères de France Info et elle était très agacée et elle dénonçait le manque de respect de ses concurrents qui refusent de reconnaître le résultat de cette primaire. C'est

8:55
Intervenant

ça qui est terrible. On peut s'interroger aussi sur le problème de déconnexion de Christiane Taubira qui peut imaginer une seconde que Jean-Luc Mélenchon, il faut le rappeler, il est arrivé en quatrième position en 2017. Ça s'est joué à 600 000 voix pour qu

9:06
Locuteur

'il

9:06
Intervenant

se qualifie au second tour. Et là, pour le coup, je veux dresser le portrait de la gauche du PS des cinq dernières années. Mais la France Insoumise, on n'adhère, on n'adhère pas. Mais en tout cas, eux, ils ont incarné une opposition au pouvoir en place pendant ces cinq ans. Eux ont fait émerger des nouveaux visages. Adrien Quatennens, Raquel Garrido, François Ruffin. Donc, pourquoi Jean-Luc Mélenchon irait comme ça, irait se ranger dans les pas de Christiane Taubira ? Enfin, c'est lunaire.

9:29
Locuteur

Oui,

9:30
Intervenant

ce sont des millions

9:30
Locuteur

d

9:30
Intervenant

'électeurs, tout de même. En 2017, la dernière fois, c'est des millions d'électeurs.

9:35
Locuteur

19

9:35
Intervenant

millions ? Non, c'est beaucoup de millions d'électeurs. Je crois que c'est 6 à 7 millions pour le leader de la France Insoumise. C'est

9:43
Locuteur

ça,

9:43
Présentateur

je crois. 7

9:44
Intervenant

millions, voilà.

9:46
Locuteur

7 millions.

9:46
Intervenant

7 millions. Et vous prenez Yannick Jadot quand il est aux Européennes, c'est 3 millions de voix. Donc, pourquoi voulez-vous qu'ils ont fait leur preuve dans la scène électorale ? Voilà, pourquoi voulez-vous qu'ils se retirent quand Mme Taubira décide

10:03
Locuteur

de rentrer ? Qu'est-ce qu'elle incarne

10:04
Présentateur

? Qu'est

10:04
Locuteur

-ce

10:04
Présentateur

qu'elle incarne, Pascal Pérez ?

10:06
Locuteur

Je

10:06
Présentateur

rappelle juste pour mettre ça dans la discussion, vous me direz ce que vous en faites. Merci d'y croire, merci d'être les chevilles ouvrières d'une possible victoire en 2002, a-t-elle dit hier.

10:15
Locuteur

Parce

10:16
Présentateur

que dans l'esprit de la gauche, c'est la Taubira de 2002.

10:18
Intervenant

Voilà, c'est

10:19
Locuteur

la Taubira de

10:20
Intervenant

2002 et ça n'avait pas été un franc succès en 2002. C'est un lapsus qui est assez révélateur. Là, elle n'avait même pas fait un million de voix. Donc, il faut être tout de même un peu modeste. Non, mais elle a peu à peu acquis, avec essentiellement le mariage pour tous, une figure un peu iconique. Elle est devenue un peu une icône de la gauche morale, éthique. Et dans un parmi les militants, en effet, elle cristallise toutes les rancœurs de ces électeurs de gauche engagés, parce que ce sont des gens engagés qui sont rentrés dans la primaire, vis-à-vis des partis de gauche qui, en effet, ont été très à tonne depuis cinq ans face à Emmanuel Macron.

Mais enfin, si vous voulez, là, vous allez vous dire, c'est Pascal Perrineau en tant que prof, mais au

11:12
Locuteur

-dessus de bien

11:12
Intervenant

plus, il y a très bien moins, il y a très bien, il y a très bien plus. Ce

11:17
Locuteur

n

11:17
Intervenant

'est pas une super note. Voilà, ce n

11:18
Locuteur

'est

11:18
Intervenant

pas une super note. Moi, vous savez, quand je mets bien plus, ce n

11:20
Locuteur

'est

11:20
Intervenant

pas une super note.

11:22
Présentateur

En

11:22
Locuteur

fait,

11:22
Présentateur

elle

11:22
Locuteur

a eu

11:22
Présentateur

49% très favorablement, vous

11:25
Locuteur

savez, cette

11:25
Présentateur

réputation-là. Elle a eu 49% très bien, c'est-à-dire qu'elle n'a pas dépassé les 50%. Vous savez, ce qu'elle fait, elle regarde ses notes, puis surtout, elle regarde les sondages, Christiane Taubira. Et quand elle regarde les sondages,

11:34
Locuteur

elle

11:34
Présentateur

a quoi être, en tout cas, satisfaite ? Elle est devant Anne Hidalgo, dans les enquêtes. Oui, mais Anne Hidalgo, elle a derrière elle un parti qui existe. Pardon pour le PRG, mais le Parti Socialiste dirige quasiment les plus grandes villes de plus de 100 000 habitants. Il y a beaucoup de militants, certes, un peu déçus et pas toujours très motivés pour aller coller les affiches, mais c'est un parti qui existe. Mais regardez ce sondage,

11:58
Locuteur

elle

11:58
Présentateur

est à égalité avec Yannick Jadot, qui incarne quand même un courant écolo dont on dit qu'il traverse l'ensemble de la société française. Elle n'est même pas entrée en campagne, elle est déjà à 5% uniquement sur cette image dont parlait Pascal Perrineau. Oui, absolument, c'est vrai qu'elle est une icône à gauche. Et je pense qu'à un moment, plus que ça, elle a incarné une possibilité de recours. Alors, c'est-à-dire que comme la gauche était exsangue et que, effectivement, la candidature de Anne Hidalgo ne décollait pas, pour une certaine partie de la gauche, elle s'est dit, tiens, pourquoi pas, pourquoi pas Christiane Taubira ?

Et c'était aussi basé sur le vote qu'il y avait eu à l'automne dernier de la primaire populaire, à l'époque, il y avait 100 000 inscrits, simplement, et elle était arrivée en tête. Donc, ils se sont dit, pourquoi pas, pourquoi pas, s'il y a une dynamique à créer, pourquoi pas derrière elle ?

12:52
Locuteur

Allez

12:52
Présentateur

-y,

12:52
Locuteur

je

12:52
Présentateur

vous en prie, à

12:53
Locuteur

ce

12:53
Présentateur

rédivine.

12:53
Locuteur

Et puis, c'est aussi

12:53
Présentateur

elle qui incarne, finalement, dans cette histoire, le rassemblement. Donc, quand on regarde les sondages, sans parler de la primaire populaire, 80% des électeurs qui se disent de gauche veulent l'union de la gauche. Donc, elle incarne aussi cette volonté, quand même, des électeurs de se dire, en fait, dans les candidats qu'on nous propose, il n'y

13:10
Locuteur

en

13:10
Présentateur

a pas vraiment un, ces cinq dernières années, qui s'est imposé, donc essayez de vous entendre. Alors, c'était un gros week-end politique, une icône de l'extrême droite qui revient en politique, et une figure de la gauche qui se lance dans la bataille. À 69 jours de la présidentielle, le climat est de plus en plus confus. Marion Maréchal hésite à rejoindre Éric Zemmour et fait revivre la guerre de famille chez les Le Pen. À gauche, Christiane Taubien, on l'a dit, gagnante de la primaire populaire, a pu croire en l'union quelques heures seulement. Magali Lacroze et Christophe Roquet.

13:39
Locuteur

Si

13:40
Présentateur

vous avez manqué le feuilleton politique du week-end à gauche, amour, gloire et division entre amis. D'abord, une nouvelle candidate à l'Elysée, victorieuse de la primaire populaire.

13:52
Locuteur

J

13:52
Présentateur

'appellerai Anne, j'appellerai Yannick, j'appellerai Fabien, j'appellerai Jean-Luc. Notre

13:58
Intervenant

sort commun appelle l'union et le rassemblement. Alors je leur dirai, avec respect,

14:05
Locuteur

que

14:06
Présentateur

je sais leur réticence,

14:08
Locuteur

mais

14:09
Présentateur

je sais aussi leur intelligence.

14:11
Locuteur

Et

14:11
Présentateur

voilà, pas même le temps de décrocher son téléphone. La famille de gauche répond à l'unisson sur les plateaux télé, vous en pensez quoi

14:19
Locuteur

? Rien,

14:20
Intervenant

je ne suis pas concerné.

14:22
Présentateur

Une candidate de plus. Communication difficile sur les lignes de la gauche. Ce sera chacun pour soi, toutes et tous, candidat.

14:30
Locuteur

C

14:31
Invité

'est une primaire populaire pour Christiane Taubira, elle en sort vainqueur.

14:35
Locuteur

C

14:35
Invité

'est une candidature de plus, je crois que c'était exactement l'inverse de ce que souhaitait la primaire populaire.

14:40
Présentateur

Ça aurait pu être un moment de rassemblement et de rassemblement de toute la gauche pour une candidature unique. C'est une candidature de plus. Alors ce matin à la radio, Christiane Taubira, passablement agacée, revendique sa légitimité. Je suis une candidate de plus pour celles et ceux qui considèrent qu'un processus démocratique, ça ne vaut strictement rien du tout. Qu'un demi-million de personnes qui s'inscrivent et qui votent, ça ne vaut rien du tout.

15:07
Locuteur

À

15:08
Présentateur

la droite de la droite, un autre genre de crise, de famille. Le retour médiatico-politique de Marion Maréchal vendredi qui explique, dans Le Parisien, qu'elle ne soutiendra pas sa tante Marine Le Pen et qu'elle est tentée par un autre candidat.

15:21
Locuteur

«

15:23
Présentateur

Ça fait un an que la politique me titille. Si je soutiens Eric, ce n'est pas juste pour passer une tête et dire coucou. C'est un vrai choix de vie, une décision lourde.

15:33
Locuteur

»

15:34
Présentateur

Le jour même, la candidate du RN vient dire toute sa peine à la télévision. «

15:39
Intervenant

Je pense que si je vous disais que ça ne me touche pas, personne ne me croirait. Voilà, donc j'ai avec Marion une histoire particulière parce que je l'ai élevée avec ma sœur

15:48
Locuteur

pendant

15:49
Intervenant

les premières années de sa vie. Donc évidemment, c'est brutal, c'est violent, c'est difficile pour moi. À un côté de l'aspect politique, il y a effectivement l'aspect personnel.

15:58
Locuteur

Bon,

16:00
Intervenant

allez, passe-moi à autre chose.

16:01
Présentateur

» Eric Zemmour, lui, salue les ralliements venus du RN ces derniers jours.

16:07
Locuteur

« Je

16:08
Invité

vous dirais que c'est une belle semaine. Des gens nous rejoignent de tous côtés, des politiques bien sûr. Et

16:14
Locuteur

je

16:15
Invité

les accueille toujours avec les bras ouverts. Je

16:18
Locuteur

vais m

16:18
Invité

'interroger sur Marion Maréchal.

16:22
Locuteur

Je

16:22
Invité

vous répondrai ce que vous aurez dit ma grand-mère.

16:26
Locuteur

Qui

16:26
Invité

vivra, verra.

16:29
Locuteur

»

16:29
Présentateur

Marine Le Pen s'envole alors pour l'Espagne. Elle met en scène sa proximité avec Victor Orban. Quand soudain, nouveau scandale, l'un de ses liottes non Nicolas Bay, qui justement l'accompagne ce jour-là, est suspecté de vouloir rejoindre lui aussi Eric Zemmour. « Avertissement.

16:45
Locuteur

»

16:45
Intervenant

« Mais de manière générale, et ce propos ne vise pas Nicolas Bay, mais de manière générale, ceux qui veulent partir partent.

16:51
Locuteur

Mais

16:52
Intervenant

ils partent maintenant.

16:53
Locuteur

» Et

16:54
Présentateur

voilà un autre Le Pen, qui se fait médiateur de crise, familial et politique. L'ancien président, à l'époque du FN, soutient sa fille, Marine Le Pen. Petite leçon de tactique électorale à sa petite-fille.

17:06
Locuteur

« Il

17:07
Invité

faut se méfier toujours de ce qu'on dit, de ce qu'on fait, en période électorale surtout, quand c'est à l'intérieur de son propre camp. La trahison est une habitude dans la politique.

17:19
Locuteur

»

17:19
Présentateur

Comme un clin d'œil aux anciennes trahisons, à la droite de la droite, l'ancien numéro 2 du FN Bruno Maigret apporte son soutien à Eric Zemmour.

17:29
Locuteur

«

17:29
Présentateur

Nous allons revenir naturellement sur le psychodrame chez Le Pen. Et on a tous été très attentifs au Bouddha, qui

17:35
Locuteur

a

17:35
Présentateur

été mis sans doute à dessein. Non ? Il y avait un message particulier de Jean-Marie Le Pen ?

17:39
Intervenant

»

17:40
Locuteur

« C

17:40
Intervenant

'est un Bouddha qui est dans sa maison de Ruelle Malmaison, au rez-de-chaussée, face à la cheminée et la grande télévision. » C'est un endroit que vous connaissez. «

17:46
Locuteur

C

17:46
Intervenant

'est un élément du décor de la maison de Jean-Marie Le Pen.

17:49
Présentateur

» Allez, on y reviendra dans un instant.

17:50
Locuteur

On

17:50
Présentateur

poursuit un petit peu sur la gauche avec cette question de Dara en Belgique.

17:53
Locuteur

«

17:53
Présentateur

Chez quel candidat Christiane Taubira pourrait-elle siphonner des voix ? » Vous nous disiez tout à l'heure, Pascal Perrineau, c'est la division des gauches et sur le fond,

18:01
Locuteur

il

18:01
Présentateur

y

18:01
Locuteur

a

18:01
Présentateur

des vrais clivages. Alors, elle pourrait siphonner et prendre à qui ?

18:04
Intervenant

Alors, dans les intentions de vote telles que les sondages la mesurent, depuis plusieurs semaines maintenant, on s'aperçoit qu'elle grappille chez les socialistes. Ce n

18:14
Locuteur

'est

18:14
Intervenant

pas fait pour arranger Anne Hidalgo.

18:17
Locuteur

Elle

18:18
Intervenant

grappille également chez les Verts. Et donc, elle empêche peut-être une dynamique de Yannick Jadot. Et de manière peut-être plus marginale, elle grappille également chez les électeurs de la France insoumise.

18:31
Présentateur

Elle est écolo

18:32
Locuteur

?

18:33
Intervenant

Écoutez, hier, quand on l'écoutait, en effet, elle a fait tout ce qu'il fallait pour envoyer... Parce que, pour l'instant, quel est le programme de Taubira ? Personne n'est capable de vouloir. Il faut attendre. Et il faut espérer que dans les 69 jours, on saura plus précisément ce qu'il en est. Parce qu'au fond, moi, j'ai l'impression, si vous voulez, en tant qu'observateur, qu'ils s

18:51
Locuteur

'y

18:51
Intervenant

sont pris exactement à l'envers. Ils ont commencé par les personnes. Il ne faut pas commencer par les personnes à gauche. Il faut commencer par les idées, les programmes. Est-ce qu'ils ont quelque chose à partager en commun ? Ou est-ce que c'est le diagnostic, il y a longtemps, de Manuel Valls qui est le vrai ? C'est-à-dire, il y a des gauches irréconciliables, et donc des candidats irréconciliables. Là, c'est la guerre, non pas des égaux AUX, mais des égaux OS. Vous voyez, vraiment. Et je crois que c'est pour la gauche qui, en plus de ça, doit s'émanciper un peu. La gauche nous disait que c'était réservé à la droite, la guerre des égaux OS.

Là, on a l'impression que c'est de plus en plus une guerre de personnalité.

19:28
Présentateur

Astrid et Vilaine, vous êtes d'accord avec ça ? Oui, et je crois qu'en plus, les circonstances par rapport à 2002 sont en même temps similaires et en même temps ont terriblement changé pour la gauche.

19:36
Locuteur

C

19:36
Présentateur

'est-à-dire que le Front National, le Rassemblement National, l'extrême droite en général, pèsent 35%. Alors qu'en 2002, ils ont été surpris quand même par l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour. Donc là, ils ont encore plus une responsabilité pour les électeurs de gauche qui, eux, n'ont pas envie d'aller voter une nouvelle fois pour faire barrage, comme ils l'ont déjà fait il y a 20 ans, comme ils l'ont déjà fait il y a 5 ans, etc. Il y a de la place pour la gauche avec un débat qui se positionne très régulièrement au gré de l'augmentation des prix des carburants sur la question du pouvoir d'achat. Il pourrait y avoir un espace de la gauche pour parler de ces sujets-là.

Et ça, il n'y arrive pas. Il n'arrive pas à incarner cette réponse-là à ces problématiques de pouvoir d'achat, d'inflation, d'énergie, de carburant. Anne Hidalgo essaye. Elle a une campagne qui est vraiment axée sur la question sociale et sur la question environnementale qui sont objectivement des vrais thèmes de gauche. Mais le vrai problème de la gauche, de Anne Hidalgo ou de Yannick Jadot, c'est qu'ils jouent le coup d'après. C'est-à-dire que pas un ne pense qu'ils vont gagner cette élection présidentielle. Donc, qu

20:39
Locuteur

'est-ce qui se joue

20:40
Présentateur

aux élections législatives ? Puisque les élections législatives, c'est en fonction du nombre de députés, c'est ce qui finance la vie politique française. Donc, le but, par exemple, du Parti socialiste, le Parti socialiste, c'est très bien qu'il ne

20:52
Locuteur

va

20:52
Présentateur

pas passer de 4% aujourd'hui à 51 dans deux mois. Donc, le but, c'est d'avoir un fort groupe de députés socialistes à l'Assemblée nationale pour reconstruire le parti, pour reconstruire la gauche, pour en être le leadership. C'est difficile d'en être le leadership s'ils ne sont pas candidats à l'élection présidentielle. Sachant que le Parti socialiste est toujours un parti qui a su renverser la table. Ils ont déjà connu des défaites cinglantes, comme en 2002, et ils ont su se reconstruire. Ils ont su remettre le débat, s'asseoir autour de la table et reconstruire un projet. Nathalie Moret, vous avez des nouvelles du Parti socialiste

21:27
Locuteur

? Non,

21:28
Présentateur

mais je

21:29
Locuteur

pose la question

21:30
Présentateur

sincèrement.

21:30
Locuteur

Où sont les

21:31
Présentateur

éléphants ? Où sont les cadres ? Où sont les premiers secrétaires

21:35
Locuteur

?

21:35
Présentateur

C'est exactement le problème.

21:39
Locuteur

C

21:39
Présentateur

'est-à-dire que, vous vous souvenez, elle a annoncé sa candidature en septembre entourée de ce qu'elle appelait l'équipe de France des maires. L'équipe de France des maires, là, pour l'instant, ils sont dans leur mairie en train de préparer leur budget primitif et ils ne sont pas du tout derrière elle. En revanche, ils existent et ils seront là pour redresser le Parti socialiste juste.

22:00
Locuteur

Il y a

22:00
Présentateur

une bonne nouvelle pour Anne Hidalgo, c'est qu'elle a reçu le soutien de Arnaud Bondebourg et de ses proches. Ils auraient pu choisir d'accompagner Christiane Taubira. Non, ils ont choisi Anne Hidalgo. Donc, j'allais dire que tout n'est pas perdu.

22:12
Intervenant

Je répondais juste sur votre question sur le pouvoir d'achat. Effectivement, c'est un sujet, c'est un des totems sur lequel la gauche pourrait vraiment essayer de s'emparer. On voit que quand Anne Hidalgo, elle a fait une proposition sur le doublement des salaires des professeurs, elle pose un vrai sujet, comme sur la question de la faible rémunération des enseignants en France, si on compare notamment par rapport aux autres voisins européens. Mais tout de suite, elle est caricaturée. Et finalement, qui va se revendiquer aujourd'hui comme le candidat de la gauche, qui aujourd'hui essaie de faire campagne sur la question du pouvoir d'achat, c'est Emmanuel Macron.

Il aura un bilan qu'il va comme ça rappeler, enfin qu'il continue d'ailleurs dans chacun de ses déplacements,

22:45
Locuteur

en

22:45
Intervenant

rappelant ce qu'ils ont fait sur le reste à charge zéro, sur l'échec énergie qu'on a pu voir récemment. Donc, voilà, toutes les aides comme ça qui ont été données, apportées auprès des Français pour essayer d'apporter un peu de souffle, un peu d'air quand même sur la question du pouvoir d'achat. Donc, il peut y avoir, on le voit très bien, c'était le résultat de 2017, c'est que beaucoup des électeurs de gauche se sont déportés vers le candidat Emmanuel Macron. En

23:06
Présentateur

sachant que le pouvoir d'achat, c'est dangereux d'encher une campagne. Ça peut balayer le bilan du candidat Macron. On n'a pas parlé de Fabien Roussel, qui est candidat communiste, qui a dit aujourd'hui « Je ne me rallierai pas à Christiane Taubira ». Elle n

23:19
Locuteur

'a

23:19
Présentateur

même pas de programme. Donc, lui a présenté ses 180 propositions et il joue sur la carte du territoire, du terroir. C'est assez surprenant pour un candidat de gauche. Mais il assume et il arrive à raconter une petite musique autour de sa candidature, Fabien Roussel. Oui, c'est ça qui est étonnant. C'est presque une révélation dans cette campagne, alors que c'est un candidat communiste qui ne pèse pas grand-chose pour l'instant encore dans les enquêtes d'opinion. Et ça passe très mal en interne au Parti communiste, chez certains, et même dans les autres partis de gauche.

C'est-à-dire que son discours, le fait d'être allé à la manifestation des policiers, son discours sur l'identité, franc-chouillard, etc. Il dit « je défends le biftec des Français ». Exactement. Et certains le surnomment le candidat préféré de la droite, alors même qu'il a un discours quand même profondément communiste. Et lui, en revanche, il s'est positionné au départ en opposition à Jean-Luc Mélenchon en disant « j'entends sur le terrain que Jean-Luc Mélenchon est trop impulsif, après l'affaire des perquisitions, il y a trop de colère ».

Et c'est aujourd'hui lui aussi, avec ses mairies communistes ou ses élus communistes qui sont encore là, qui met en difficulté Jean-Luc Mélenchon pour obtenir tous les parrainages. Donc il a un petit rôle comme ça de trublion en tout cas à gauche sur les idées, sur les méthodes et en l'éparpillement des voix, n'en parlons pas. Pascal Pénédo.

24:26
Intervenant

Et puis je crois qu'Éric Roussel, qui est un peu nouveau,

24:29
Locuteur

Fabien, pardon,

24:31
Intervenant

Éric Roussel, c

24:31
Locuteur

'est

24:31
Intervenant

un historien. Alors, Fabien Roussel, ce qui est étonnant, c'est qu'au fond, il a un potentiel qui est celui d'une gauche républicaine qui a été abandonnée. Si vous voulez, la gauche a abandonné largement une laïcité républicaine un peu ferme, il en est porteur. Elle a abandonné pour pas mal de tendances un nucléaire affirmé, il en est porteur. Un côté, vous disiez, Franck Chouillard, patriote qu'il met dans la gastronomie, pour la gastronomie française. Et ça, c'est une très vieille tradition du Parti communiste. Je me souviens, dans les années, au début des années 80, avoir été dans un congrès du Parti communiste où partout, il y avait buvé français.

Et bien là, avec Fabien Roussel, c'est manger français. Et je crois qu'il y a là une gauche patriote, une gauche républicaine qui existe chez les électeurs et que trop d'élites des différents partis qui composent encore la gauche ont abandonné.

25:26
Présentateur

Et il dit pas besoin d'être communiste pour voter pour moi, Fabien Roussel. Un mot sur Jean-Luc Mélenchon qui, dans un SMS qu'il a fait connaître, dit à Christiane Toubira qu'il veut bien éventuellement parler avec elle mais qu'elle doit cesser de faire pression sur ces parrainages. De quoi parle-t-il Jean-Luc Mélenchon ? Il y a effectivement des difficultés pour le candidat de la France insoumise à obtenir ces parrainages. Et les équipes de Christiane Toubira sont quoi ? Sont mandatées pour faire pression sur les élus ? Non, mais l'arrivée dans le champ de Christiane Toubira, c'est forcément des parrainages en moins.

Christiane Toubira, elle est soutenue par le parti radical de gauche, ça représente environ entre 250 et 300 élus. C'est 300 signatures qui manquent aujourd'hui à Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, il a fait 7 millions de voix, on l'a dit tout à l'heure, il n'a pas ses signatures, il n'a pas ses parrainages et en partie à cause de Fabien Roussel qui, le Parti communiste n'était pas candidat il y a 5 ans ni il y a 10 ans, et effectivement, Fabien Roussel, c'est lui qui met beaucoup de pression justement pour que ses élus à lui et ils sont

26:34
Locuteur

nombreux

26:34
Présentateur

ne donnent pas leur signature à Jean-Luc Mélenchon. À Serré-des-Villaines ? Oui, il

26:38
Locuteur

y

26:38
Présentateur

a en plus ce qu'on appelle le serment ou le pacte de Romainville, c'est la primaire populaire qui a organisé ça à la fin de l'année dernière, c'est

26:45
Locuteur

-à

26:45
Présentateur

-dire qu'ils ont réuni des élus qui peuvent apporter leur parrainage, notamment des maires, mais ils étaient assez nombreux quand même, je crois qu'en décembre il devait être 200, ils doivent être plus, qui disaient on ne donnera notre parrainage à personne à gauche alors même que nous sommes de gauche tant que vous ne trouvez pas une solution, c'est-à

26:59
Locuteur

-dire

26:59
Présentateur

que c'est presque un peu révolutionnaire, on ne donnera aucun parrainage tant que vous ne vous mettez pas d'accord dans la même pièce, ça n'a pas marché. C'est à ça qu'il fait référence Jean-Luc Mélenchon ? Je n'ai pas lu l'intégralité du SMS, mais c'est possible et il y a eu aussi une vidéo qui a fuité opportunément sur les réseaux sociaux d'un des fondateurs de la primaire populaire qui disait, de manière évidemment peu professionnelle et peu, à mon avis, qui sous-pesait, qui disait on va les empêcher d'avoir les parrainages et ça, ça a été très très mal perçu à gauche et donc aujourd'hui c'est très crispant pour eux de se dire en fait, ils sont contre nous, ils

27:28
Locuteur

nous empêchent d'accéder.

27:29
Présentateur

Dernière question avant d'aller évoquer ce qui se passe du côté de l'extrême droite, est-ce que le fait qu'il ne se range pas derrière la candidature de Christiane Taubira peut pénaliser justement parce que cet attachement à l'union d'une partie de la gauche, des électeurs de gauche qui veulent tout simplement avoir une chance de victoire, est-ce qu'il pourrait à un moment donné être pénalisé, je pense à Jean-Luc Mélenchon, à Anne Hidalgo parce qu'ils ne rejoignent pas ce mouvement d'union derrière Christiane Taubira

27:55
Locuteur

? C

27:56
Intervenant

'est difficile à dire, c'est compliqué, je ne pense pas que, de toute façon, nous on a beaucoup commenté cette primaire populaire,

28:03
Locuteur

est

28:03
Intervenant

-ce qu'on interroge les Français aujourd'hui dans la rue, est-ce qu'ils ont vraiment suivi cette campagne ? J'en suis pas totalement convaincu aujourd'hui, il faut quand même le rappeler, la formule consacrée, une pénalisation présidentielle, c'est une rencontre entre un homme, une femme et un peuple. Là, Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo, c'est quand

28:17
Locuteur

même

28:17
Intervenant

des personnalités qui sont très incarnées, donc je ne suis pas sûr que ce processus-là, à ce stade, soit de nature à les pénaliser, sauf si effectivement, arrivait la question des parrainages, notamment pour Jean-Luc Mélenchon.

28:29
Présentateur

Et est-ce qu'on peut imaginer qu'Anne Hidalgo se range derrière la candidature de Christiane Taubira ? On sait qu'il y

28:34
Locuteur

a

28:34
Présentateur

aussi derrière tout ça des enjeux financiers parce qu'il

28:36
Locuteur

y

28:36
Présentateur

a le Parti Socialiste qui pèse encore financièrement.

28:40
Locuteur

Oui,

28:40
Intervenant

qui pèse, mais il faut quand même le rappeler, si les candidats ne font pas 5% à la présidentielle, ils ne sont pas remboursés de leurs frais de campagne. Je ne sais pas au jour d'aujourd'hui, selon la mauvaise formule,

28:52
Locuteur

mais

28:52
Intervenant

combien elle a déjà avancé de fonds dans cette campagne. Mais il y

28:55
Locuteur

a

28:55
Intervenant

un risque, effectivement, qu'elle ne soit pas remboursée. Et puis derrière,

28:58
Locuteur

il

28:58
Intervenant

faut aussi la question des élections législatives.

29:00
Présentateur

Mais légalement, ce serait possible, par exemple, de dire, on absorbe les dépenses de campagne d'Anne Hidalgo dans une grande campagne qui serait celle de Christiane Taubira ? Ça peut se faire ? Oui,

29:09
Intervenant

la question s'était posée, je ne me souviens plus exactement, mais pour la question des Républicains en 2017, je ne sais plus pour quels candidats, mais il y avait une question justement de deux rapports. Il y avait une inquiétude sur le fait d'avoir à absorber

29:23
Locuteur

les

29:23
Intervenant

dépenses de campagne d'un autre candidat. C'est comme ça que ça se passera,

29:28
Locuteur

en

29:28
Intervenant

tout cas, si elle a rallié un candidat.

29:30
Présentateur

En tout cas, aux partis socialistes, aujourd'hui, ils étaient tous unanimes pour dire qu'elle ira jusqu'au bout. Il n

29:35
Locuteur

'y

29:35
Présentateur

a aucune inquiétude. Notre parti a 150 ans

29:37
Locuteur

d

29:37
Présentateur

'histoire.

29:38
Locuteur

Il

29:38
Présentateur

est hors de question qu'on s'arrête maintenant. Et surtout, elle est extrêmement déterminée, Anne Hidalgo. Je crois que ce que ça dit, surtout cette histoire, c'est la déconnexion, à mon avis, des partis avec la base électorale.

29:49
Locuteur

Et

29:49
Présentateur

c'est ça. Et je crois que là, à mon avis, ils ne voient pas l'écart, ou alors ils font semblant de ne pas le voir, mais avec ce qu'attendent les gens, tout simplement leurs électeurs et ce qu'ils proposent, eux, en termes d'idées et en termes surtout de façons de faire politiques. Et la primaire populaire a apporté un peu de citoyenneté. Évidemment, amateur, mais quand même avec quelque chose de spontané et de représentatif d'une partie, toute petite partie, mais quand même conséquente. Alors, il y a la confusion à gauche et puis il y a aussi la guerre des clans à l'extrême droite.

Guerre ouverte entre le Rassemblement national et le parti reconquête d'Éric Zemmour qui gagne en intensité chaque jour avec la bataille des ralliements. Nos équipes se sont rendues à Villers-Cotterêts, un bastion pour Marine Le Pen. Et vous allez le voir, les fidèles de la candidate sont approchées par les équipes du Polémiste. Reportage Léa Dermidjian, Vivien Charrère et Pierre de Horn.

30:40
Locuteur

Villers

30:41
Présentateur

-Cotterêts, bastion du Rassemblement national.

30:44
Locuteur

Ici,

30:45
Présentateur

depuis 2014, le parti de Marine Le Pen bat des records aux élections municipales

30:50
Locuteur

et

30:51
Présentateur

aux présidentielles de 2017, presque 50-50 face à Emmanuel Macron au second tour.

31:00
Locuteur

Alors

31:00
Présentateur

dans la bataille face à Éric Zemmour, ses électeurs du Rassemblement national seront

31:06
Locuteur

fidèles

31:06
Présentateur

à

31:06
Locuteur

Marine Le

31:07
Présentateur

Pen.

31:08
Locuteur

Il

31:08
Présentateur

y en a qui partent

31:09
Locuteur

du

31:09
Présentateur

Rassemblement national. Vous, vous ne partez pas.

31:11
Locuteur

Son

31:12
Invité

programme me convient, si vous préférez, pour ainsi dire. Voilà.

31:16
Présentateur

Sur quoi, par exemple ?

31:17
Invité

Déjà pour la retraite. Si on a 40 annuités et puis qu'on peut partir à 60 ans, donc ça, ça m'intéresse. Moi, je ne voterai pas pour lui parce que,

31:30
Locuteur

à

31:30
Invité

part son truc sur tout ce qui est identité française, etc., etc., ça, on a bien compris, mais il ne parle que de ça. Tout ce qui est économique, tout ce qui est pouvoir d'achat, tout ce qui est social, les retraites, tout ça, lui, il ne parle pas de tout ça.

31:51
Présentateur

Des électeurs pour qui la candidature d'Éric Zemmour vient parasiter la campagne de Marine Le Pen. Avoir deux candidats à l'extrême droite, c'est un problème

31:59
Locuteur

? Pour

32:02
Invité

moi, oui. Je pense que c'était déjà bien, c'était déjà, c'était déjà difficile, déjà,

32:10
Locuteur

à

32:11
Invité

la première élection avec Macron. Et là, je pense que ça va être la différure encore plus. J'espère pas. Mais bon, je ne changerai pas. Ça, c'est sûr que je ne changerai pas.

32:22
Locuteur

à

32:22
Présentateur

Villers-Cotterêts, M. le maire, largement réélu en 2020, est un homme convoité par les équipes d'Éric Zemmour. Le candidat a été justement en visite dans la commune il y a 15 jours, sauf que ce jour-là, pour Franck Briffaut, pas question de s'afficher avec lui.

32:40
Locuteur

Je

32:40
Intervenant

ne

32:41
Locuteur

veux

32:41
Intervenant

pas laisser passer un message qui pouvait laisser croire que M. Zemmour réussissait ici sa tentative d'OPA. Voilà. J'ai des responsables. Et par honnêteté, par loyauté à Marine Le Pen qui est la candidate que je soutiens.

33:00
Locuteur

Tout

33:01
Présentateur

faire pour minimiser les ralliements aux futurs ralliements au camp Zemmour.

33:05
Intervenant

Marion Maréchal, pour moi, c'est le nom honnêtement. Elle fait de la politique ou elle n

33:10
Locuteur

'en

33:10
Intervenant

fait pas ? J'aimerais savoir. Il faut qu

33:13
Locuteur

'elle

33:13
Intervenant

se décide de savoir ce qu

33:14
Locuteur

'elle

33:14
Intervenant

veut faire.

33:14
Locuteur

J

33:14
Intervenant

'en sais rien. Marion Maréchal fait me penser aux gens qui sont sur un riz. mais qui décochent un petit coup de poing et qui vont tout de suite sur l'angle et s'asseoir auprès de son... Voilà. Il faut qu

33:22
Locuteur

'elle

33:22
Intervenant

sache. Quand on fait du combat politique, on va dans l'arène. On ne reste pas derrière le parapet. Bon, voilà.

33:28
Locuteur

Donc,

33:28
Intervenant

moi, franchement, ça, c'est pour épater les médias. Ça n'a absolument aucun intérêt.

33:34
Présentateur

Pourtant, à quelques kilomètres de Villers-Cotterêts, certains sont bien passés d'un parti d'extrême droite à l'autre.

33:42
Invité

José, pour qu'il y

33:43
Locuteur

ait

33:43
Invité

le plus de monde,

33:43
Locuteur

vous

33:43
Invité

voudriez peut-être mieux se

33:44
Locuteur

mettre

33:44
Invité

là

33:44
Locuteur

-bas ? Eh bien, on y va.

33:46
Invité

Messieurs, dames, bonjour.

33:48
Locuteur

Bonjour, monsieur. Voilà,

33:50
Invité

pour Éric Zemmour.

33:52
Présentateur

Jean-Louis Roux est ancien conseiller régional du Rassemblement national. La stratégie de dédiabolisation, l'éloignement avec les fondamentaux du parti,

34:01
Locuteur

l

34:01
Présentateur

'ont convaincu d'aller voir ailleurs.

34:03
Invité

Oui, qu'en avoue, madame.

34:04
Locuteur

Il

34:05
Invité

y avait une ligne politique en laquelle je croyais. Et après, on a été... Les repères, on a l'impression de perdre un petit peu, de ne plus avoir ces repères qu'il y avait. Il y avait peut-être un langage, une programmatique qui changeait. Et puis, les différentes élections qui étaient perdues. Voilà, deux fois de suite aux présidentielles, bon, deux échecs. Les gens se disent, mais peut-être va-t-on passer choisir un candidat, un nouveau candidat. Voilà.

34:35
Locuteur

Des

34:36
Présentateur

militants convaincus qu'au-delà des similitudes sur l'immigration, le programme d'Éric Zemmour n'est pas un copier-coller de celui de Marine Le Pen.

34:43
Invité

Sur l'économie, il a clairement... Il a clairement...

34:46
Locuteur

C

34:46
Invité

'est des lignes qui lui sont propres et qui, voilà, qui font des divergences avec Marine Le Pen. Par exemple, sur les retraites, sur... Il tient plutôt à ce niveau-là une ligne qui est plus... qui est plus réaliste économiquement.

35:02
Présentateur

Les derniers

35:03
Locuteur

sondages

35:04
Invité

créditent Éric Zemmour de 13% des intentions de vote derrière Marine Le

35:08
Locuteur

Pen

35:09
Présentateur

à 17%. Pascal Perrineau, je voudrais avoir votre réaction à ce reportage. Et à ce monsieur qu'on voyait au début qui disait... Il ne parle pas du social.

35:19
Intervenant

Voilà. C'est tout à fait intéressant parce qu'on voit un peu une droite extrême d'en bas et une droite extrême d'en haut. Ce n'est pas la même base sociale. On voit bien que la base de Marine Le Pen reste une base d'ouvriers, d'employés, des gens d'en bas, comme on dit de manière un peu rapide, et que ces gens d'en bas, oui, ils sont sensibles au thème immigration, insécurité. Mais vous avez vu, ils parlent avant tout de questions sociales et économiques. Pouvoir d'achat, retraite. Et en cela, on n'est pas dans une extrême droite traditionnelle. On est beaucoup plus dans ce que j'appelle un national-populisme. C'est-à-dire, ce ne

35:54
Locuteur

sont

35:54
Intervenant

pas les positions de la droite radicalisées au plan économique.

35:58
Locuteur

C

35:58
Intervenant

'est plutôt un entre-deux, même entre droite et gauche au plan économique. Et là, on voit bien que ces électeurs, qui parfois d'ailleurs viennent de la gauche, sont des électeurs qui vont rester fidèles à Marine Le Pen. Il y

36:11
Locuteur

a

36:11
Intervenant

là quelque chose de très solide. Alors, du côté d'Éric Zemmour, c'est une extrême droite beaucoup plus classique, j'allais dire. Une extrême droite réactionnaire au sens étymologique du terme, qui joue beaucoup sur le terrain culturel, le terrain de l'identité, etc. mais qui, sur le terrain économique, ne parlent pas à cette base populaire. Ils parlent beaucoup plus aux classes moyennes ou à ce qu'on pourrait appeler la bourgeoisie. Et il ne faut pas confondre, et je crois que quand on écoute Éric Zemmour, il ne

36:42
Locuteur

faut

36:42
Intervenant

pas confondre le débauchage d'élus. Ça marche pour lui.

36:46
Locuteur

Il

36:46
Intervenant

dit, en effet, c'est une bonne semaine. Oui, c'est une bonne semaine de débauchage d'élus. Les débauchages d'élus, ce

36:51
Locuteur

ne

36:51
Intervenant

sont pas des débauchages d'électeurs.

36:53
Présentateur

Ça ne entraîne pas une dynamique, ça ne crée pas de l'adhésion, et en tout cas, dans les sondages, on n

36:57
Locuteur

'a

36:57
Présentateur

pas vu pour l'instant de l'adhésion.

36:58
Intervenant

Je ne

36:59
Locuteur

vais

36:59
Intervenant

pas vous expliquer que c'est mauvais pour lui. Non. Mais il ne faut pas croire que les élus emmènent des clientèles. Les élus, ce sont des hommes et des femmes libres qui réfléchissent, qui écoutent les médias, qui lisent, qui discutent entre eux et qui ensuite façonnent leur choix. Ils ne vont pas suivre de manière idiote tel ou tel élu conseiller régional. Oui,

37:19
Locuteur

c'est pas

37:19
Intervenant

leur problème.

37:20
Présentateur

Est-ce que ça marche, Olivier Beaumont, cette démonstration que fait Pascal Pérenneau quand on parle de Marion Maréchal, j'allais dire Le Pen. Marion Maréchal, elle a enlevé cette partie-là de son nom. Mais est-ce que ça marche, est-ce qu'elle peut entraîner des voix si elle faisait effectivement un ralliement clair, ce qui n

37:35
Locuteur

'est

37:35
Présentateur

pas le cas pour l'instant, vers Éric Zemmour

37:37
Locuteur

?

37:38
Intervenant

Ça laisserait en tout cas installer cette musique que là, pour le coup, le cordon sanitaire a totalement rompu, s'est totalement rompu entre la droite et l'extrême droite. Donc, c'est compliqué. On a vu là dans les derniers ralliements avec Guillaume Pelletier, avec Gilbert Collard, ce sont des figures un peu, mais ça n'a pas suscité comme ça une adhésion, ça n'a pas fait bouger le moindre électeur en la faveur d'Éric Zemmour. Marie Maréchal, c'est plus compliqué. Après,

38:06
Locuteur

il

38:07
Intervenant

y a la question du timing pour elle. Le message qu'elle envoie là à l'instant T, alors effectivement, elle le fait alors qu'Éric Zemmour,

38:13
Locuteur

il

38:13
Intervenant

est en dessous de Marine Le Pen dans les intentions de vote, donc finalement, est-ce que c'est un bon calcul ou pas ? C'est très étrange.

38:20
Locuteur

C

38:20
Intervenant

'est très étrange. Comment vous l'expliquez ? Parce

38:22
Locuteur

que

38:22
Présentateur

ça ne ressemble pas notamment à un ralliement, c'est surtout un lâchage de Satan

38:25
Locuteur

pour l'instant. En fait,

38:26
Intervenant

on va être très clair, Marine Le Pen fait une campagne présidentielle, Éric Zemmour fait une campagne d'union des droites en vue des législatives. Marie-Marie Maréchal, elle envoie un message là, clairement, elle l'a dit, elle s'est exprimée, elle veut revenir dans le jeu politique, on pourra commenter effectivement, d'ailleurs c'est très bien expliqué par le maire de Villers-Cotteret sur les attermoiements. Oui,

38:43
Locuteur

il dit

38:43
Présentateur

si elle fait de la politique, elle y va, il faut en gros faire des accroits

38:46
Locuteur

à son

38:46
Intervenant

costume. C'est marrant parce que,

38:47
Locuteur

c

38:47
Intervenant

'est une petite parenthèse, mais c'est exactement ce que disent les membres de sa famille. Toute petite, déjà c'est quelqu'un qui zappe facilement, qui ne sait pas ce qu'elle veut, qui veut quelque chose tout de suite et qui passe à autre chose après. En 2012, elle est candidate forcée un peu par son grand-père pour laver la fronte de Carpentras, c'était les propos tenus. 2017, elle voyait qu'elle, voilà, elle était cornerisée parce qu'elle voyait bien qu'à l'Assemblée nationale, elle n'avait pas de pouvoir et elle a voulu passer à autre chose.

Et maintenant, soudainement, elle a envie de revenir parce qu'elle voit bien que son école à l'ICEP, ça ne marche pas terrible et qu'on a goûté à la politique, qu

39:20
Locuteur

'on

39:20
Intervenant

a envie de revenir. Donc, elle a envie de refaire un tour comme ça pour combien de temps, je ne sais pas. Mais en tout cas, dans le message qu'elle envoie là, c'est un message qu'elle envoie à Éric Zemmour et aux futures listes et investitures qui seront données en vue législative parce que c'est faire aussi le pari que Marine Le Pen ne remportera pas cette élection présidentielle, ce sera déjà sa troisième défaite

39:41
Locuteur

et

39:41
Intervenant

qu'on peut imaginer effectivement que la suite sera beaucoup plus compliquée après pour Marine Le Pen d'un point de vue politique et que la relève sera incarnée parce que si c'est ça, en fait, la droite va exploser aussi et donc Éric Zemmour va récupérer toute la partie effectivement identitaire, toute cette droite très radicale et une autre partie de LR ira...

39:58
Locuteur

Vous n'avez

39:59
Présentateur

aucun doute sur le fait qu'elle finisse par franchir le pas et qu'elle soutienne ?

40:02
Intervenant

En fait, je n'en suis pas totalement sûr non plus. C'est ça, c'est très subtil. Je pense qu'elle envoie un message. Elle envoie un message aux électeurs. Elle envoie un message à la rassure Éric Zemmour mais il y a cette question, cette relation familiale.

40:12
Locuteur

Alors,

40:12
Présentateur

qu'en est-il réellement puisque vous les connaissez bien, les Le Pen, quand on voit Jean-Marie Le Pen voler au secours de sa fille, là on se dit alors que ça avait été un peu compliqué entre eux, quel rôle peut-il jouer et y a-t-il vraiment une affection entre ces deux femmes, entre la tante et la nièce ? On a vu Marine Le Pen tout à l'heure dans l'extrait dans le premier reportage assez marqué par ce qui s'était passé et par les annonces de sa nièce.

40:37
Intervenant

J'ai croisé ce midi un de mes confrères de CNews qui était sur le plateau et dans les coulisses vendredi matin quand elle était interrogée et en loge elle pleurait. Visiblement, il y avait des vraies larmes. Donc, on interprétait, on supposait que c'est un

40:51
Locuteur

peu

40:51
Intervenant

fabriqué mais visiblement, même hors caméra, il y avait une vraie émotion. Par rapport à votre question sur Jean-Marie Le Pen, je pense vraiment que ça ne fera rien bouger, ce n

40:59
Locuteur

'est

40:59
Intervenant

pas lui qui va décider. Ça lui permet de revenir sur les devants de la scène médiatique, ça lui permet d'exister, il a 93 ans.

41:06
Présentateur

Mais pourquoi il voit le secours de sa fille après avoir dit qu

41:08
Locuteur

'elle

41:08
Présentateur

ne gagnera jamais la présidentielle

41:09
Locuteur

?

41:09
Intervenant

Parce qu'il a connu ça. On revient à

41:12
Locuteur

la proposition

41:15
Intervenant

et ce qu'il se passe là, ça a quand même des dégoûts de déjà-vu avec l'époque de Maigret et de Bruno Maigret et à l'époque, Marine Le Pen était restée. Elle était restée auprès de son père alors que Marie-Caroline, la première des filles Le Pen, elle était partie pour rejoindre le clan du Félon. Et donc, ça a créé quand même une vraie relation, une vraie filiation. Et pour terminer, sur la relation entre Marine et Marion, c'est très important dans le choix qu'aura prendre Marion Maréchal parce qu'effectivement, Marine Le Pen l'a dit, c'est sa deuxième maman. C'est-à

41:41
Locuteur

-dire

41:41
Intervenant

que quand Marion naît en décembre 1989 à la maternité de Saint-Germain-en-Laye, Yann, sa maman, accouche seule puisque Marion est le fruit d'une passade amoureuse avec Roger O, ancien journaliste ex-otage au Liban. Et c'est Marine Le Pen qui est à

41:54
Locuteur

la

41:54
Intervenant

maternité de Saint-Germain-en-Laye avec Yann. Et les premières semaines, les premières mois, les premières années de sa vie, c'est vraiment Yann et Marine Le Pen qui vont éduquer Marion. Et Marion va grandir dans cette maison de Montretout. Elle va voir aussi tous ses épisodes et elle va assister aussi à cette fameuse scission et l'éclatement de la famille.

42:10
Présentateur

Est-ce que ça peut profiter Astrid De Vilaine à Marine Le Pen

42:13
Locuteur

? Parce

42:15
Présentateur

que là, on la voit sous un jour nouveau. C'était quand même la candidate de l'extrême droite avec un discours de brutalité. Alors on voit bien qu'elle a quand même beaucoup changé. Vous l'avez les uns et les autres commenté sur ce plateau ici même, changé sa stratégie. Mais là, du coup, est-ce que ça peut le profiter ? Vous voulez dire le potentiel ralliement de Marion Maréchal à Éric Zemont ? Oui. Moi,

42:36
Locuteur

je

42:36
Présentateur

crois que cette sincérité qu'elle avait, en effet, je ne savais pas cette histoire des larmes, mais cette sincérité qu'elle a montrée sur le plateau me semble totalement authentique vu leur relation familiale qui n

42:44
Locuteur

'a

42:44
Présentateur

rien à voir avec leur relation politique puisqu'elles ne sont pas sur la même ligne. Mais leur relation familiale, Marion Maréchal, quand elle faisait de la politique, disait et répétait à qui voulait l'entendre « Je ne serai jamais en opposition frontale avec ma tante ». C'était sa phrase, son mantra et elle ne l'a jamais fait. Alors qu'en coulisses, en interne, dans les bureaux politiques, etc., elle s'opposait frontalement à ça. Les deux s'opposaient puisque Marine Le Pen aussi était raide

43:07
Locuteur

à l'endroit des soutiens. Oui, mais

43:09
Présentateur

Marine Le Pen était la patronne, la candidate, mais Marion Maréchal, elle est libérale sur le plan économique, elle est très conservatrice sur le plan sociétal et elle est pour l'Union des droites, ce que Marine Le Pen n'est absolument pas. C'est-à-dire, beaucoup la traitent en interne au Rassemblement National de socialiste, elle est pour la retraite à 60 ans. À l'époque, elle était très, très anti-Union européenne et elle est assez libérale sur le plan sociétal, en tout cas plus que sa nièce qui, par exemple, sur l'avortement, n'a jamais été très claire sur ses positions. Donc, en Éric Zemmour, Marion Maréchal trouve finalement son mentor. Et d'ailleurs, ils sont amis, ils sont proches.

Et quant à Éric Zemmour, lui, il compte vraiment sur ce ralliement. Je sais qu'il a tendance à dire parfois que

43:48
Locuteur

ça

43:48
Présentateur

peut nous faire gagner trois points. Alors moi, je pense que c'est peut-être surévalué, mais il faut voir aussi son implication dans la campagne. Est-ce que c'est, comme vous le disiez tout à l'heure, si coucou, je suis là, je ne

43:59
Locuteur

suis

43:59
Présentateur

pas là ? Ou est-ce que c'est vraiment un ralliement de poids où elle se met à son service pour être porte-parole ? Ça n'aura pas non plus le même impact. Et on a vu passer cette citation, on l'a dit, Éric Zemmour a une marge de progression dans les classes populaires. Il peut encore monter, voilà ce que dit Marion Maréchal. Et elle explique qu'il a fait beaucoup de progrès dans la posture, le ton, la gravité depuis son entrée en campagne. Ce n

44:18
Locuteur

'est

44:18
Présentateur

pas un soutien clair, enfin ça y ressemble quand même.

44:20
Intervenant

Oui, et puis préciser aussi qu'à l'époque, quand elle était députée et quand elle était dans les instances du Front National, elle était totalement marginalisée.

44:27
Locuteur

C

44:27
Intervenant

'est-à

44:27
Locuteur

-dire

44:27
Intervenant

que le début de la rupture politique avec sa tante, c'est Florian Philippot. Elle n'a jamais obtenu le moins d'arbitrage entre elle et lui. Elle avait aussi parlé de danger communautariste en bureau politique en voyant qu'elle reprochait Marine Le Pen d'être trop entourée de personnes qui revendiquaient leur homosexualité. Donc ça aussi. Et puis il y

44:45
Locuteur

a

44:45
Intervenant

eu l'épisode de la famille pour tous. Voilà, là, Marion Maréchal a défilé alors que Marine Le Pen, elle, est restée très discrète sur ce sujet.

44:54
Présentateur

Vous expliquez très bien les uns et les autres et je vous remercie de le faire qu'il n

44:56
Locuteur

'y a

44:56
Présentateur

pas que la saga familiale, il

44:58
Locuteur

y a

44:58
Présentateur

aussi un vrai clivage sur le fond entre ces deux Le Pen. Et puis il y

45:02
Locuteur

a

45:02
Présentateur

une pression aussi très forte exercée par les proches de Marion Maréchal sur Marion Maréchal. Tous les gens de l'ICEP sont déjà partis chez Zemmour. Donc elle subit au quotidien avec les gens avec qui elle travaille, avec qui, enfin, dont elle a été proche, elle subit une forte, forte pression. Et ça, même les proches de Marine Le Pen me le disaient la semaine dernière en disant on sait qu'elle subit des pressions, pour elle, c'est très dur. Donc le fait de sortir comme ça en disant, en soutenant Zemmour à minima, c'est peut-être aussi pour elle une façon de se libérer de cette pression-là. Sachant que chez Éric Zemmour,

45:38
Locuteur

ils

45:38
Présentateur

avaient une ambition, c'est qu'elle soit au meeting de Lille en fin de semaine et qu'elle prenne la parole avec, enfin, sur la scène pour faire la photo avec Zemmour, etc., manifestement, on n'est pas encore sur ce genre de soutien. Elle attend peut-être les sondages ?

45:55
Locuteur

Non ?

45:56
Intervenant

Même

45:56
Locuteur

pas

45:56
Intervenant

? Je pense que c'est vraiment le fameux coup d'après. D'accord. Est

46:00
Locuteur

-ce qu'il

46:01
Présentateur

y

46:01
Locuteur

en

46:01
Présentateur

aura d'autres, des ralliements

46:02
Locuteur

?

46:02
Intervenant

Ah ben, il y

46:03
Locuteur

a

46:03
Intervenant

la question de Nicolas Bay. Il y a eu

46:04
Locuteur

le psychodrame. Alors, c'est un député

46:06
Présentateur

européen, on l'a vu.

46:07
Locuteur

Député européen.

46:08
Intervenant

Alors, intéressant aussi, le parcours de Nicolas Bay, c'était un ancien migratiste et quand il revient au Front National, c'est lui qui aide Marine Le Pen à s'imposer, enfin s'imposer, c'est un bien grand mot, ou en tout cas à accéder à la présidence du Front National en janvier 2010. Mais ça se passe très mal au début de Nicolas Bay. Il fait partie des traîtres et il n'a jamais été totalement accepté parmi les classiques du parti. Et voilà, c'est quelqu'un qui a gravité comme ça dans ce mouvement, qui a eu des responsabilités, qui a fini par en être, qui a eu ces responsabilités enlevées et depuis un an, deux ans même, il est marginalisé dans l'organigramme.

Donc voilà, il y a une vraie rupture aujourd'hui entre lui et Marine Le Pen.

46:48
Présentateur

Vous ne seriez pas surpris s'il annonçait son ralliement

46:50
Locuteur

?

46:51
Intervenant

Clairement pas, oui.

46:52
Locuteur

En

46:52
Présentateur

tout cas, il y

46:53
Locuteur

a

46:53
Présentateur

une inconnue de taille dans cette présidentielle, c'est la question, les Français, iront-ils voter en avril prochain, les 10 et 24 avril prochains, je rappelle les dates ? Les derniers régionales ont sonné comme une alerte notamment pour le Rassemblement National, notamment dans des quartiers populaires. La majorité des habitants n'attendent plus grand-chose de la politique. Regardez ce reportage de Mélanie Lunès et Pierre de

47:14
Locuteur

Horme. C

47:18
Présentateur

'est un quartier populaire, quelques bars HLM sur les hauteurs de Bayonne. Ici, les soubresauts de la campagne électorale n'intéressent pas grand monde. Dégoûtée de la politique, comme Laura, mère célibataire, elle élève seule ses deux enfants.

47:34
Locuteur

Je

47:34
Présentateur

vous dis franchement, je ne sais même pas qui se présente. Je vous dis franchement, je ne regarde plus la télé,

47:38
Locuteur

c

47:38
Présentateur

'est fini. Je n'allume pas la télé chez moi.

47:41
Locuteur

C

47:41
Présentateur

'est inintéressant. Franchement.

47:44
Locuteur

Est

47:44
Présentateur

-ce que vous votiez avant

47:45
Locuteur

?

47:45
Présentateur

Oui.

47:46
Locuteur

Oui,

47:47
Présentateur

oui.

47:47
Locuteur

Mais

47:47
Présentateur

on est quand même assez déçus par ce qui se passe. Donc, non, c'est compliqué. Tout augmente. L'essence, tout augmente. C'est compliqué. 1500 euros, on ne

47:58
Locuteur

vit

47:58
Présentateur

pas bien avec 1500 euros. Ici, 70% des électeurs n'ont pas voté à la dernière présidentielle. Colère ou désillusion, l'impression surtout de ne pas être considérée. À 71 ans, Gislaine est à l'europrès pour faire ses courses. Les termes ne sont pas chères, vous n

48:14
Locuteur

'avez

48:14
Présentateur

qu

48:14
Locuteur

'à

48:14
Présentateur

regarder.

48:15
Locuteur

Et

48:15
Présentateur

tout vient d'Espagne. Car elle perçoit à peine 1000 euros de retraite par mois.

48:20
Invité

Et bien,

48:20
Locuteur

alors ?

48:20
Présentateur

Quand on a travaillé pendant plus de 42 ans, on ne connaît pratiquement rien. Je trouve ça illogique. Mais enfin bon, on n'y pleut rien. C'est comme ça. C'est la vie.

48:31
Locuteur

Qu

48:31
Présentateur

'est-ce que vous attendez d'un bon président aujourd'hui

48:33
Locuteur

?

48:35
Présentateur

D'améliorer un peu la vie des gens qui sont en bas. On va dire ça comme ça. Pas toujours privilégiés ceux qui sont au-dessus.

48:44
Locuteur

Ce

48:44
Présentateur

matin-là, c'est justement l'occasion pour ses habitants de s'exprimer. La caravane Nos quartiers ont de la gueule fait étape dans la ville pour collecter les doléances et lutter contre l'abstention.

48:55
Locuteur

Comment

48:56
Intervenant

ça vous impacte dans votre vie quotidienne le

48:58
Invité

politique

48:58
Locuteur

?

48:58
Intervenant

Je me prie du tout, monsieur. Avant, je mangeais deux repas par jour. Maintenant, je mange mon déjeuner et un peu le repas du midi. Mais le soir, je ne mange pas.

49:07
Locuteur

C'est

49:07
Invité

ça.

49:07
Locuteur

D

49:07
Invité

'accord.

49:08
Présentateur

Parce que si je faisais ça, je ne pourrais pas tenir le moins. Ils sont tous au gouvernement pour eux, pour leur poche. C'est tout. Alors la France, elle est en train de couler. Mais ce n

49:18
Locuteur

'est

49:18
Présentateur

pas la faute des étrangers. Ce n

49:19
Locuteur

'est

49:19
Présentateur

pas la faute de la religion. ce n

49:22
Locuteur

'est

49:22
Présentateur

pas la faute de tout ça. C'est la faute de nos gouvernants depuis des décennies, madame. Comme cette retraitée, beaucoup refusent catégoriquement de voter. Ramissa, ancienne abstentionniste, tente de les réconcilier avec la politique. Si vous avez une idée miracle qu'on puisse proposer,

49:37
Locuteur

on ne sait

49:37
Présentateur

jamais. On peut avoir des bonnes têtes par là.

49:40
Locuteur

Il

49:41
Présentateur

y a des pépites partout. Donc on ne

49:42
Locuteur

va

49:42
Présentateur

pas négliger les

49:43
Locuteur

propositions. Ils

49:46
Présentateur

avaient les mêmes idées que moi. J'étais pareil aussi avant.

49:50
Locuteur

Je

49:50
Présentateur

me disais que

49:50
Locuteur

ce

49:50
Présentateur

n

49:50
Locuteur

'est

49:50
Présentateur

pas la peine d'aller voter.

49:52
Locuteur

Tout

49:53
Présentateur

ce qu'il y a en haut, ce n

49:54
Locuteur

'est

49:54
Présentateur

pas trop intéressant. On n'aime pas. Et à la fin, la politique, c'est nous. Nous sommes des citoyens à part entière, pas des citoyens à part. Ex-tout, on va dire. Des citoyens qui parfois basculent dans la pauvreté.

50:09
Locuteur

À

50:09
Présentateur

quelques pas de là, ils peuvent compter sur la solidarité. À la table du soir, un repas est servi tous les jours. à toutes les personnes qui ont faim.

50:19
Locuteur

C

50:19
Intervenant

'est le coup de feu. Après, ils arrivent de manière un peu étalée. Mais on va avoir 80 à 90 personnes. Regardez le bon petit saumon.

50:28
Présentateur

Chaque soir, ils sont toujours un peu plus nombreux. Des retraités, des salariés de tous les âges. Anastase a 62 ans. Il gagne moins de 1000 euros par mois comme agent d'entretien. Insuffisant pour pouvoir vivre.

50:44
Locuteur

Quand

50:45
Invité

j'ai payé le loyer, j'ai payé les licences,

50:47
Locuteur

j

50:47
Invité

'ai payé deux, trois trucs, le téléphone, l'eau, l'électricité. Le 5 janvier, je n'avais pas un euro.

50:55
Présentateur

Pourtant, lui a toujours cru en la politique.

50:59
Locuteur

Je

50:59
Invité

commence à voter depuis 82. pour Météran.

51:04
Locuteur

Est-ce

51:05
Présentateur

que cette année, vous allez voter du coup ?

51:06
Locuteur

Soument.

51:08
Invité

Soument. Je pense que les choses peuvent changer à tout le monde. Je pense que les choses peuvent changer. De toute façon,

51:15
Locuteur

les

51:15
Invité

choses doivent changer.

51:17
Locuteur

Et

51:17
Présentateur

pour faire changer les choses, Anastase votera contre le président Macron, même s'il n'a pas encore choisi son candidat à gauche.

51:27
Locuteur

Il

51:27
Présentateur

va falloir les ramener vers le vote.

51:29
Locuteur

Et

51:29
Intervenant

ça ne va pas être une mince affaire. Ça ne va pas être une mince affaire parce qu'on le voit bien dans tous ses propos, quelle que soit la génération, quelle que soit... L'origine sociale est assez homogène. C'est tous des gens en galère. Et on s'aperçoit que ce n

51:42
Locuteur

'est

51:42
Intervenant

pas simplement les jeunes en galère. Oui, c'est le retraité.

51:46
Locuteur

Des femmes,

51:46
Intervenant

des retraités, beaucoup de femmes, seules au foyer, avec des enfants, etc. C'est tout de même ça, la réalité de ces quartiers populaires. Et bien sûr, ça se traduit par des phénomènes pas simplement de désinsertion sociale, mais de désinsertion politique. La politique devient pour ces gens d'en bas, ils se qualifient d'ailleurs eux-mêmes comme cela, un univers totalement étranger. Et donc, il va falloir que les candidats soient bigrement bons pour ramener ces gens-là vers le vote.

52:11
Locuteur

Parce

52:12
Présentateur

que cette question qui nous est posée par Dominique dans le Haut-Rhin, toujours pour vous, Pascal Périnot, quel candidat ou quelle candidate profiterait le plus d'une abstention record au premier tour

52:19
Locuteur

?

52:20
Intervenant

C'est difficile. C'est difficile à dire. Il y a eu quelques études qui ont été faites où on pratiquait le vote obligatoire pour savoir, on mettait les Français en situation de vote obligatoire, on leur disait vous êtes obligés de voter, pour qui voteriez-vous ? Et on voyait comme ça comment les abstentionnistes pouvaient voter. et on s'aperçoit que les partis protestataires, et en particulier les partis protestataires de droite extrême, profitent d'une mobilisation des abstentionnistes. On l'a vu, vous le disiez tout à l'heure, au régional, le mauvais score du Rassemblement national est dû au fait que dans les couches populaires, ça mobilise très mal.

52:58
Présentateur

Astrid Évillenne

52:58
Locuteur

? Oui, je

52:59
Présentateur

crois que parmi les abstentionnistes, il y a les jeunes. Et ce qu'on observe dans la jeunesse aujourd'hui, ce n

53:05
Locuteur

'est

53:05
Présentateur

pas un abstentionnisme comme on pourrait voir dans certains quartiers populaires, c'est-à-dire j'ai oublié d'aller m'inscrire ou je ne suis même pas au courant ou je m'en fiche. Là,

53:13
Locuteur

c

53:13
Présentateur

'est carrément, en tout cas chez les jeunes étudiants, par exemple, dans les Sciences Po, etc., on va entendre ils ne m'intéressent pas, ils ne sont pas bons et d'ailleurs, le fait de ne pas aller voter est finalement un acte politique. Et ça, je crois que c'est assez intégré par les candidats parce que, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis plusieurs jours, il y a énormément de propositions pour la jeunesse alors qu'avant, on en parlait peu. Il y a eu beaucoup de reportages dans les médias de jeunes abstentionnistes qui disaient ils n'ont qu'à s'intéresser à nous et là, peut-être qu

53:39
Locuteur

'on

53:39
Présentateur

votera. Et là, depuis, vous avez vu la Banque des Jeunes de Valérie Pécresse, les revenus universels chez les candidats de gauche. On sent bien que c'est un électorat qu'ils veulent capter. Est-ce qu'ils vont y arriver ? Ça, c'est une autre histoire. Nathalie Mauret, ça intéresse la politique dans vos quotidiens régionaux ? Oui, en tous les cas, oui, ça les intéresse. En tous les cas, nous, on essaye de faire beaucoup de fonds justement pour les emmener par le fond et par les propositions. Mais moi, je note que les candidats, notamment Marine Le Pen, Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon, ne font pas une intervention, pas une sortie sans parler aux abstentionnistes.

À la fois dans leur discours, mais aussi dans les faits. Par exemple, Marine Le Pen, ce qu'elle va faire à partir de la semaine prochaine, elle va faire en sorte qu'il y ait plein de cars qui vont partir. Je crois que

54:24
Locuteur

c

54:24
Présentateur

'est l'opération 5 000 cars ou quelque chose comme ça ou 5 000 villes ou 5 000 marchés, je ne

54:27
Locuteur

sais

54:27
Présentateur

plus exactement. 5

54:28
Locuteur

000

54:28
Présentateur

cars, ce n

54:29
Locuteur

'est

54:29
Présentateur

pas très écolo. Voilà, en tous les cas. Le principe, c'est qu'il y a des cars floqués à ces couleurs qui vont aller justement dans les petits marchés. Elle-même va y aller régulièrement et à l'issue, il y aura une réunion publique d'un petit format. Le but, c'est l'exact contraire d'Éric Zemmour puisqu'effectivement, avec 10 000 personnes à Lille où arrivent des gens qui sont déjà très inclus dans la société, on va dans des petites bourgades de moins de 50 000 habitants ou de moins de 10 000 habitants, on fait un marché, on y passe le temps qu'il faut, on tracte et ensuite, il y

55:02
Locuteur

a

55:02
Présentateur

une réunion publique. Et ça, c'est aussi la même chose qu'ils font chez Fabien Roussel aussi en allant au contact des gens dans les zones périurbaines. Parce qu'ils ont la certitude que c

55:13
Locuteur

'est

55:13
Présentateur

cet électorat populaire qui fera défaut ? Oui, parce qu

55:16
Locuteur

'ils

55:16
Présentateur

sont convaincus qu'effectivement... Mais ils ne sont pas convaincus. En fait, les sondages le disent. Début janvier, j'ai gardé en mémoire que moins d'un ouvrier sur deux était absolument certain de ne pas aller voter. Or, ce sont ces gens-là qui sont susceptibles de voter pour les programmes qui sont les plus concernants pour eux, les programmes de Fabien Roussel ou de Marine Le Pen. Et nous revenons maintenant à vos questions.

55:40
Locuteur

Si

55:45
Présentateur

Éric Zemmour arrive au second tour, Marine Le Pen se rangera-t-elle derrière lui ?

55:49
Locuteur

Je

55:50
Intervenant

pense qu'elle donnera des consignes de vote assez libres. Je n'ai aucune information. Mais ça dépendra du climat et du contexte dans lequel va se passer les 15 derniers jours de cette campagne. Il ne

56:03
Locuteur

faut

56:03
Intervenant

pas exclure quelque chose de très violent entre ces deux candidats. Ça

56:07
Locuteur

l'est déjà, non ?

56:07
Intervenant

Ça l'est déjà et nous ne sommes que... C'est demain, 70 jours mais il y a encore deux mois et demi. Donc il va se passer encore beaucoup de choses. Ça dépendra vraiment du climat de la toute dernière ligne droite.

56:17
Présentateur

En tout cas, Marine Le Pen n'a pas décroché, dévissé comme certains le pronostiquaient.

56:21
Intervenant

Non, parce qu'elle a un socle électoral qui est bien installé. Elle fait plutôt une campagne plutôt assez maligne. Effectivement, elle essaie de parler à ses classes populaires. Le témoignage tout à l'heure expliquait bien. Effectivement, elle parle aux Français. Elle ne sait pas de leurs problématiques du quotidien et puis elle a adouci son image. Cette stratégie qui a été très commentée mais il semble en tout cas que dans les intentions de vote, ça ne décroche pas.

56:45
Présentateur

Une question de Patrick dans les Hauts-de-Seine. Qui a financé la primaire populaire ? Astrid De Villene. Je crois que c'est sur la base de dons. D'ailleurs, ils ont été très en retard au moment du vote en faisant des appels par mail. Ils ont été beaucoup reliés sur les réseaux sociaux en disant il nous manque 100 000 euros,

56:59
Locuteur

il

56:59
Présentateur

nous manque 40 000 euros. Je crois que c'est que des dons. Après, j'ai appris qu'ils s'étaient transformés en partis politiques. Donc certains, ils soupçonnent de vouloir vraiment faire de la politique, peut-être présenter des candidats logistes. Derrière la candidature de Christiane Taubira, du coup

57:13
Locuteur

?

57:13
Présentateur

Ça, on verra. Christiane Taubira, elle a donné un rendez-vous mi-février. Donc là, on a beaucoup de rendez-vous. On a eu septembre, décembre, mi-février. Pour dire quoi, mi-février ? Pour voir si les coups de fil, par exemple, ont marché. Pour voir... J'imagine. Mais après, Christiane Taubira, je pense qu'elle va tirer des leçons politiques aussi. On verra aussi le rapport de force dans les sondages. Si ça se trouve, elle va exploser dans

57:32
Locuteur

les

57:33
Présentateur

sondages. On ne sait jamais. Et dans ce cas-là, elle pourra peut-être dire aux autres, vous voyez. Mais sauf qu'on est très tard, mi-février. Mi-février, c'est-à-dire un mois et demi du vote.

57:42
Intervenant

Et puis tout de même, c'est un tout petit point de détail, si je peux me permettre cette expression. Mais enfin, c'est incroyable. Souvenez-vous, il y a quelques semaines, Arnaud Montebourg, pour résoudre les problèmes à gauche, donnait des coups de fil. Là, ce qu'a proposé Christiane Taubira, c'est de donner des coups de fil. La gauche en est à se donner des coups

57:58
Locuteur

de

57:58
Intervenant

fil.

57:58
Locuteur

Et à se parler entre elles. Et à ne

57:59
Intervenant

parler

58:00
Locuteur

pas. Et à

58:00
Intervenant

se parler uniquement entre elles. Où sont, où est le peuple de gauche ? Où est-il passé dans ces coups

58:06
Locuteur

de

58:06
Intervenant

fil diverses et variés ? C'est tout de même la question qu'ils devraient ou qu'ils auraient dû se poser parce que maintenant, il est un peu tard.

58:13
Présentateur

Corinne Hidalgo va-t-elle comprendre qu'elle ferait mieux de se retirer pendant qu'il en est encore temps

58:17
Locuteur

?

58:17
Présentateur

Elle ne prend pas le chemin de se retirer. J'avais encore des gens au Parti Socialiste cet après-midi au téléphone qui me disaient qu'elle est extrêmement résiliente. Je pense qu'effectivement,

58:28
Locuteur

c

58:28
Présentateur

'est quelque chose dont on ne mesure pas parce que finalement, elle n'est pas si connue que ça. Mais elle est extrêmement forte, très déterminée. Et elle ira jusqu'au bout.

58:36
Locuteur

Si

58:36
Présentateur

la candidate bien plus devient notre présidente, choisira-t-elle ses ministres parmi les candidats assez bien ou passable ? Merci pour Martial dans les Pyrénées-Orientales qui ne manquent pas d'humour. C'est vrai que même cette façon de ranger les candidats, c'est humiliant,

58:50
Locuteur

ça

58:50
Présentateur

fait beaucoup rire parce qu'elle est Pyrénées

58:51
Locuteur

-Orient.

58:52
Présentateur

Moi,

58:53
Locuteur

je

58:53
Présentateur

sais que ça fait hurler de rire la France entière.

58:55
Locuteur

Tout le monde

58:56
Présentateur

rigole sur cette histoire en disant qu'ils ne sont pas passés au CO2, au CM1. Il y a beaucoup de bonnes blagues. Mais moi, je

59:01
Locuteur

ne

59:01
Présentateur

sais pas, je suis très minoritaire sans doute à penser ça. Mais je trouve quand même qu'il y a quelque chose d'intéressant dans cette appréciation

59:07
Locuteur

qui s'appelle

59:07
Présentateur

le jugement majoritaire qui vient quand même de deux chercheurs du CNRS validés par le MIT aux États-Unis qui permettent, soi-disant, moi,

59:16
Locuteur

je

59:16
Présentateur

n'en suis pas forcément convaincue. Mais en tout cas, ce qu'ils disent, eux, c'est que ça permet de ne pas voter contre, d'éviter le vote blanc,

59:24
Locuteur

d

59:24
Présentateur

'essayer justement dans un cadre comme ça de primaire, de montrer qu'il

59:27
Locuteur

y a

59:27
Présentateur

des nuances, que tout le monde peut se rassembler. Peut-être que dans 10 ou 15 ans, on l'aura adopté. Dans les budgets participatifs, par exemple, de la ville de Paris, de la ville d'Annecy, on l'utilise. En fait, je trouve qu

59:37
Locuteur

'on

59:37
Présentateur

se plaint beaucoup toujours des institutions démocratiques qui ne vont pas mal. Et dès qu'il y

59:40
Locuteur

a

59:40
Présentateur

une innovation, tout le monde...

59:41
Locuteur

Oui, c'est sûr.

59:41
Présentateur

Très fortement.

59:43
Locuteur

Oui,

59:43
Intervenant

mais ce n

59:43
Locuteur

'est

59:43
Intervenant

pas fait pour choisir des hommes et des femmes. On comprend que dans le cadre d'un budget participatif, on utilise... Mais là, il s'agit de choix, de candidats, de candidats. Et je crois que véritablement, les Français, d'abord, n'y ont rien compris. La primaire populaire nous a dit que ça donnait des avis. Est-ce qu'il faut donner des avis ou est-ce qu'il faut produire des décisions ? On voit bien que ce matin, Mme Christiane Taubira avait pris un avis pour une décision.

1:00:07
Présentateur

En sachant qu'il y avait des candidats qu'on ne connaissait pas dans cette liste-là ? Et des candidats qui ne voulaient pas en

1:00:12
Locuteur

être. Voilà, c'est ça. C'est le

1:00:13
Présentateur

problème quand même. Florent, en Seine-et-Marne, la gauche désunie trace-t-elle un boulevard pour la droite

1:00:20
Locuteur

? Ben

1:00:21
Intervenant

oui. Pour

1:00:22
Locuteur

l

1:00:22
Intervenant

'instant, oui. Mais qu'est-ce que c'est que la droite ? Parce qu'on

1:00:25
Locuteur

a beaucoup glosé. Ben

1:00:27
Intervenant

non. Mais une fois de plus, cette élection présidentielle fait éclater une vérité, c'est que toutes les familles politiques doivent être déclinées au pluriel. Il y a des gauches extrêmement différentes. Il y a des droites extrêmement différentes. M. Zemmour peut lever les bras au ciel en disant l'union des droites,

1:00:43
Locuteur

l

1:00:43
Intervenant

'union des droites, l'union des droites ne viendra pas parce que Valérie Pécresse ne se ralliera pas aux candidats de droite extrême. Et maintenant, même, on découvre qu'il y a, j'allais dire, des familles macronistes. Regardez les rapports un peu conflictuels entre Édouard Philippe et son nouveau parti et La République En Marche et le futur président, candidat ou candidat président.

1:01:05
Présentateur

Va-t-il y avoir un nombre record de candidats à l'élection présidentielle de 2022 ?

1:01:10
Locuteur

Est

1:01:11
Présentateur

-ce

1:01:11
Locuteur

que c'est un

1:01:11
Présentateur

nombre record ?

1:01:12
Locuteur

Il

1:01:12
Intervenant

faudra attendre le seuil de parrainage quand même. C'est quand même très compliqué.

1:01:15
Locuteur

Alors

1:01:15
Présentateur

ça, c'est le 7 mars ?

1:01:17
Intervenant

Exactement.

1:01:18
Présentateur

Le 4 mars et le 7 mars.

1:01:20
Intervenant

Pour Éric Zemmour, c'est compliqué aussi. On a parlé des candidats de la gauche, c'est très compliqué aussi. Donc je pense qu'au final, sur la ligne de départ, ils sont quand même, on verra,

1:01:30
Locuteur

mais

1:01:30
Intervenant

ça va être très compliqué. Encore plus cette fois-ci

1:01:34
Locuteur

qu

1:01:34
Intervenant

'en 2017 parce qu'on le voit dans les reportages, il y a un vrai rejet aujourd'hui de la classe politique. Donc il y a beaucoup de maires aussi qui sentent,

1:01:41
Locuteur

enfin

1:01:41
Intervenant

tous les maires sentent ça et donc eux aussi, d'une certaine manière, sont aussi dégoûtés de ça et ne voudront pas apporter leur soutien à des candidats.

1:01:47
Présentateur

Dans le combat entre Marine Le Pen et Éric Zemmour, est-ce l'avenir de l'extrême droite qui se joue

1:01:51
Locuteur

?

1:01:52
Intervenant

Complètement puisque troisième campagne présidentielle de Marine Le Pen se remettra-t-elle d'un nouvel échec

1:01:58
Locuteur

?

1:02:00
Intervenant

C'est très compliqué et Éric Zemmour, il incarne aujourd'hui un courant et si on fait le pari que potentiellement Emmanuel Macron est réélu, derrière, LR vont très probablement éclater et une partie de cette droite ira rejoindre très naturellement Emmanuel Macron et une autre partie ira rejoindre plutôt Éric Zemmour

1:02:20
Locuteur

que

1:02:21
Intervenant

le Rassemblement National.

1:02:22
Présentateur

Christiane Taubira n'a-t-elle pas vocation à être chef du PS

1:02:25
Locuteur

? Non,

1:02:28
Présentateur

non parce que le PS il existe sans elle et puis il y a quand même une histoire entre le PS et Christiane Taubira qui elle a cité hier l'année 2002 dans son lapsus, ce n

1:02:37
Locuteur

'est

1:02:37
Présentateur

pas un hasard. Il y a encore beaucoup de gens et beaucoup de militants au PS qui en veulent à Christiane Taubira parce qu'elle a quitté, parce qu'elle s'est présentée et qu'elle a quelque part empêché Lionel Jospin de faire le plein des voix et puis quand elle était dans le gouvernement de François Hollande elle a quitté François Hollande à cause de la déchéance de nationalité en pleine crise. Donc ça aussi c'est des choses qui se sont mal passées. Donc entre le PS et Christiane Taubira il n

1:03:02
Locuteur

'y a

1:03:02
Présentateur

pas que de l'amour. Comment la campagne pour l'élection présidentielle de 2022 est-elle perçue par la presse étrangère

1:03:07
Locuteur

? Je

1:03:09
Présentateur

ne sais pas si vous avez pu jeter un oeil.

1:03:10
Locuteur

Non

1:03:11
Intervenant

?

1:03:11
Présentateur

Oui,

1:03:12
Locuteur

oui, si, si.

1:03:13
Intervenant

La presse étrangère une fois de plus décode cette profusion de candidatures comme étant au fond une campagne présidentielle typique du village des Gaulois. Ça renforce les stéréotypes les plus éculés sur la situation française.

1:03:28
Présentateur

Les candidats de gauche savent-ils encore parler au peuple

1:03:30
Locuteur

?

1:03:32
Intervenant

Non, de manière claire non. Et c'est un des graves problèmes qui est d'ailleurs qui ne date pas d'aujourd'hui. Peu à peu la gauche s'est éloignée des catégories populaires. Beaucoup de catégories populaires de gauche se sont réfugiées d'abord dans l'abstention et puis après ont été voire vers d'autres horizons comme le Rassemblement National.

1:03:50
Présentateur

Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir. Tard, mais vous pouvez retrouver C'est dans l'air quand vous le voulez en replay et en podcast.

1:03:58
Locuteur

C

1:03:58
Présentateur

'est l'heure de retrouver Anne-Elisabeth Lemoyne et toute l'équipe de C'est à vous au programme ce soir. Anne-Elisabeth. Bonsoir Caroline. La journaliste Ophélie Meunier menacée de mort est sous protection policière après la diffusion d'un reportage sur l'islam radical à Roubaix. Un reportage dans lequel témoignait un visage découvert à un juriste de la ville, lui aussi menacé de mort. Il témoigne ce soir.

1:04:19
Locuteur

Et

1:04:20
Présentateur

nous nous retrouvons demain en direct à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. Belle soirée.