Urgence à l’hôpital : l’État met-il en danger la santé des français·es ? | Fête de l'Humanité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour tout le monde merci beaucoup de bien d'être venu pour assister à cette première conférence sur le stand de la France insoumise sur cette fête de l'Humanité peut-être donc je m'appelle Damien Maudet je suis député de la Haute-Vienne et peut-être juste un mot avant de commencer parce que j'ai je crois l'honneur de prononcer presque les premiers mots avant la vraie inauguration qui aura lieu à 19h je voulais juste faire un grand remerciement à tous les militants et les salariés de la France insoumise qui ont organisé ce Storm qui ont qui tiennent la buvette qui ont installé toute la technique à ceux qui sont en régie j'ai tellement de noms je pensais évidemment au grand et à Lono à l'honorable Michel Hernando et toute son équipe au pôle événement à Hélène Gilda à Eve à colline aussi qui a organisé tous les événements qui a été en contact avec tous les députés et tout tous les intervenants voilà juste un grand merci c'est grâce à tout à tous les militants qu'on arrive à organiser ce type d'événement et c'est aussi ça être un être un mouvement de masse c'est être capable de répondre quand on veut organiser ces événements donc voilà merci beaucoup à tous les insoumis pour cette belle organisation [Applaudissements] alors cette première conférence elle est donc sur l'hôpital public comme vous l'avez vu la question dans le fond c'est l'état met-il en danger les Français et puis surtout la question c'est comment on peut faire pour battre ce gouvernement qui aujourd'hui laisse le dépérir l'hôpital public peut-être en introduction d'un mot c'est que hier je sais pas si vous avez vous avez observé mais hier à Quimper l'Agence Régionale de Santé a été envahie par des élus par des syndiqués par des soignants et tout ça parce que il ne demandait pas grand chose il demandait les manifestants demander simplement à ce que l'hôpital de carré qui est en Bretagne c'est vers chez toi je crois qui est en Bretagne puisse ouvrir 24 heures sur 24 parce que sinon les urgences étaient ouverts que de 9h à 15h c'était une situation en vérité si les gens n'arrivent jusque là c'est parce que c'est une situation qui est de toute façon intenable ça fait un an qu'il y a une accélération de la dégradation de système hospitalier on avait un an ça c'était même déjà avant mais c'est vrai que depuis un an on voit une accélération on pense notamment à l'été 2022 on va commencer à fermer les urgences ensuite on a eu l'automne et l'hiver avec des services de pédiatrie complètement sous l'eau et des soignants qui nous expliquaient que même pendant le covid ils avaient jamais intubé personne aux urgences et que pour une fois ils allaient intégrer des enfants dans les couloirs des urgences ensuite on a eu le printemps avec un ministre qui se disait serein pour l'avenir et en même temps on a eu des les premières annonces avec des personnes qui seraient décédées faute de prise en charge sur des brancards et enfin on a eu l'été 2023 avec une hausse colossale du nombre de fermetures en tout c'est 50% des des 50% des services qui ont au moins fermé une fois totalement ou partiellement la seule la CGT on est entre 1500 et 2000 personnes qui sont décédées fautes de prise en charge et on a une hausse le plus on passe de nuit sur des brancards plus on augmente évidemment les le risque de d'idées CD bref depuis un an nous avec la France insoumise et la nupesse on a l'air sur cette situation là on le faisait déjà avant mais depuis ce nouveau mandat en alerte on a monté des commissions une enquête populaire on a travaillé sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui a été passée par 49-3 mais forcé de constater aujourd'hui que on a souvent été confronté à une sorte de mur de la résignation dans la population chez les soignants et donc aujourd'hui c'est aussi la question c'est de savoir comment on peut vaincre cette résignation et finalement depuis hier enfin au même avant mais là il y a un sentiment c'est que l'eau finit par l'eau bout là la cocotte-minute est prête à péter quand on voit que aujourd'hui des gens sont prêts à rentrer dans l'agence régionale de santé de Quimper pour aller pour maintenir des gens dans cette agence régionale de santé pour demander une chose simple et de sable c'est qu'on leur ouvre leurs urgences c'est qu'ils puissent avoir accès à la santé on se dit que forcément le gouvernement est allé trop loin on a un ministre qui répond et qui dit c'est pas bien faut pas séquestrer les gens mais en vérité c'est juste que eux sont allés trop loin et que nous aujourd'hui il faut qu'on trouve un débouché politique à tout ça et il faut qu'on embrasse ce mouvement de lutte pour sauver notre système de santé pour en parler avec moi je pense que j'ai une très très belle tribune puisque j'ai Sabrina Ali Ben Ali qui est urgentiste à Paris membre du collectif intérieur Jean ce qui a écrit révolte d'une interne en 2007 qui a en plus aussi une qualité que vous ne connaissez pas parce qu'elle a vécu à Limoges ce qui est une grande chance si vous ne connaissez pas vous saurez vous passez votre été et qui a largement participé aux grèves de 2019 donc il pourra nous parler de son expérience il y a des limouseurs dans la salle merci ensuite Fabien Paris toi tu es infirmier urgentiste à Saint-Nazaire de la même manière en 2019 tu étais présent sur ce grand mouvement de grève dans les urgences et enfin Michel Leflon c'est le Flon le je me trompe pas donc présidente de la Coordination Nationale de Défense des hôpitaux et des maternités de proximité vous étiez practicien hospitalier à Charleville-Mézières merci beaucoup merci beaucoup d'être avec alors peut-être une première question que je vais adresser à Sabrina et puis à Fabien aujourd'hui comment est-ce que ça se ressent là depuis depuis le covid mais aussi depuis un an l'absence d'état dans les hôpitaux ou du moins l'absence d'investissement dans les hôpitaux comment ça se passe au jour le jour merci Damien merci à tous d'être là bon alors je pense que pour tous ont mis les pieds récemment dans un service d'urgence ou tout simplement dans un hôpital vous avez assisté et vu autour de vous au mur à l'état des crépis à l'état des chambres et du et du temps d'attente le délitement absolu des services d'urgence et de tout l'hôpital en général et même par extension de tout le service de santé au sein de moi mon exercice particulier je travaille aux urgences médicales de Paris donc on va à domicile chez les gens on est en lien avec le Samu et les pompiers et aux urgences au service d'urgence d'avicène dans le 93 qui est un bassin et en désert médical et alors quelque chose qu'on remarque le plus en plus systématiquement c'est le refus des jambes maintenant d'aller aux urgences c'est à dire qu'un endroit où on est censé prendre soin des gens maintenant ils arrivent à le craindre et à prendre des risques pour leur propre santé parce que là ça va aller dans leur expérience trop loin du point de vue de leur dignité humaine du point de vue de ce que vous leur corps vont subir des heures sur des brancards etc et surtout chez les personnes âgées et ça c'est devenu pratiquement notre première difficulté à nous en urgence au domicile au point qu'il y a encore quelques années moi je disais écouté c'est important d'y aller vous inquiétez pas on va s'occuper de vous et maintenant encore cette nuit j'ai dit bon écoutez on va pas se mentir ça va être la merde la question c'est est-ce que on accepte huit heures de kata pour où est-ce que pour le bénéfice de vous sauver la vie et pas engager votre pronostic vital et il arrive que même une fois dit ça la réponse ou non la grosse difficulté c'est quoi on va pas se mentir le gouvernement clairement son objet c'est la privatisation du service public les subs sont donnés pour les cliniques etc et on va s'orienter vers un système à l'Américain avec des dispensaires pour les pauvres et les derniers de nos confrères et consœurs paramètres etc je les compte quand je dis confrères concerts qui vont rester là les derniers Warriors et puis les autres qui à un moment soit par parce que ça c'est imposé pour leur survie psychique et physique vont s'en aller soit vers des exercices mixtes soit en clinique etc et là on va sur les cliniques effectivement eux ils prennent des gens qui sont rentables dont les opérations sont programmées etc et donc nous quand il nous dit ça il nous disent que il faut de l'apaisement etc là on l'a encore vu comme disait Damien hier avec l'ARS et puis cette notion d'apaisement et de faire les choses doucement elle a entendu avec tout avec les gilets jaunes avec les émeutes après le meurtre de Naël en gros il faut l'apaisement de tout le monde la vérité c'est qu'ils veulent pas du tout qu'on s'appelle ils veulent qu'on se résigne ils veulent qu'on ferme notre gueule qu'on souffre en silence jusqu'à ce que mort s'ensuive à part pour ceux qui l'appellera ceux qui sont quelque chose et ceux qui ne sont rien comme dans la gare donc ceux qui sont les puissants auront le droit aux soins aux cliniques privées etc et pour les autres peanuts et donc c'est à là nous le défi qui se pose à nous aujourd'hui c'est que cette humanité cette solidarité cette fraternité elle est prégnante partout dans la population quand on additionne les pétitions et les mouvements cumulés on s'aperçoit que quatre plus de 90% de la population est d'accord et défend fondamentalement un service public de qualité et une sécurité sociale à 100%. donc nous notre objectif politique notre objectif associatif l'objectif des syndicats l'objectifs des collectifs dans leur travail c'est de comment on fait aussi fronc commun au-delà des choses qui nous divergent pour défendre ce qu'on a nous en commun ce magnifique objet qui est la sécurité sociale qui est le soin égal pour tous et donc il faut qu'on organise ces formes de désobéissance civile comme ils l'ont fait hier et qu'on passe qu'on fasse voler les maux d'ordre dans l'autre sens le chaos c'est vous la honte c'est vous l'inhumanité c'est vous la République l'ordre la justice c'est de notre côté Calais et nous aussi de saturé comme ils le font je pense ce que moi j'essaye de faire avec les réseaux sociaux ce que le collectif intergence essaye de faire ce que les assauts font de saturer à mon avis le débat public nous aussi avec nos mots d'ordre de vidéo de tribunes là on le voit comme ils le font avec la Baya et ben nous renversons renversons ça et nous aussi à nous de saturer cet espace public pour forcer à ne parler que de ça parce qu'on va revenir dessus avec Florent en 2019 ça on l'avait réussi il ne parlait plus que de nous et il aurait pas fallu grand chose pour que ça puisse tourner de notre côté et là comme l'a dit Damien le bout et de toute façon même si ils obtiennent de la résignation de la fatigue de la colère ça ça tient pas longtemps l'adhésion à ce programme l'adhésion à la macronie elle est ultra faible dans la société le mec il peut pas dissoudre il sait bien qu'il aura pas trois députés le gars donc il faut qu'on profite nous de cette adhésion qui est tellement faible y compris chez les jambes bourgeois etc moi j'étais la nuit dernière dans le 16e arrondissement et c'est très intéressant là de voir même des gens très très fortunés s'apercevoir qu'à un moment ah bah ils ont besoin de l'hôpital et là ma femme ben oui mais docteur on s'est vous et moi comment ça va se passer à l'hôpital bah oui mon chéri fallait pas voter Macron j'ai pas dit ça parce que je suis le médecin sympa et que là ils étaient suffisamment dans la mouise mais en attendant là aussi ça va aller concerner parce que personne ne prend mieux en charge que l'hôpital des maladies graves etc la clinique elle s'est plus faire là donc à nous de nous prendre en charge d'aller partout autour de nous dire que ce qui défendent c'est impossible c'est pas utilement c'est pas socialement constructif ni pour renie pour nous ni pour personne et donc au moins par le prisme de la santé faire notre petite révolution humaniste qui va démarrer par ce prisme là on nous appuyant les uns sur les autres sur toutes les organisations qui existent et le travail scientifique qui est fait je finis là-dessus sur là il y a le hier le collectif service public avec les hauts fonctionnaires qui ont sorti ce très bon rapport sur le démantèlement des services publics et le fait que même économiquement c'est absolument et injustifié et un productif donc appuyons nous tous les uns sur les autres pour engager cette petite révolution qui va passer ici par le prisme de la santé qui va confondre les citoyens et les personnels soignants [Applaudissements] merci merci Sabrina alors toi Fabien donc tu es tu es à Saint-Nazaire comment est-ce que ça s'est passé les derniers mois justement à l'hôpital de Saint-Nazaire c'est plutôt un hôpital de proximité on est sur un centre hospitalier est-ce que vous avez par exemple u a subir les les départs des soignants les départs de certains médecins ou pas tout à fait et comment ça s'est passé tous les jours et j'ai aussi une question à te poser Sabrina parlait de la lutte de 2019 est-ce que tu peux nous raconter un petit peu parce qu'on a tendance à oublier que avant le covid en fait c'est le covid qui a presque mis fin à une grève c'est ça bonjour déjà je voudrais te remercier et remercier les organisateurs de ce débat et de nous avoir invités pour reprendre l'historique pour 2019 donc il y a à la suite d'un d'une collègue aide-soignante qui s'était faite agresser physiquement à l'hôpital Saint-Antoine à Paris de là est né l'idée pour les collègues de l'AP-HP notamment qui travaille dans les services d'urgence de se dire comment ça se passe chez toi et comment ça se passe chez toi et en faisant un peu le tour ils sont rendus compte que les conditions d'accueil étaient à peu près les mêmes et que les difficultés étaient les mêmes avec une petite revue de presse rapide ils ont vu aussi qu'il se passait la même chose en région il y avait l'hôpital de Saint-Malo qui était en grève aux urgences il se passait la même chose à Lons-le-Saunier et partout en France et donc de là l'idée de pouvoir se réunir dans un premier temps en collectif puis après sous une forme associative à partir de mai 2019 et on a on s'est organisé pour pouvoir développer sur des revendications extrêmement simples qui étaient au nombre de trois c'est à dire plus de lit plus de soignants plus de salaire pour les pour pour les professionnels et grâce à ce cahier revendicatif ultra simple en l'espace de 4 à 5 mois donc au milieu de l'été 2019 on avait plus de 350 services d'urgence en grève et on avait récupéré les documents ou en tout cas les préavis de grève de 300 services d'urgence donc c'est à dire que on pouvait documenter un par un tous les services d'urgence et la cartographie contenait à jour de savoir quels urgence était en grève et sur quel cahier revendicative donc on voit bien que le problème qui touchait les services d'urgence de l'APHP on avait exactement la même chose dans les autres hôpitaux partout en France et donc l'idée a été de pouvoir développer ça une des choses qu'on pouvait dire à ce moment là c'était que s'il y a une catastrophe sanitaire majeure l'hôpital ne sera pas capable de faire face et puis 20 mars 2020 et covid donc on a on a vu ce que ça a pu donner la désorganisation qui pouvait y avoir à ce moment-là et l'arrivée et donc ça ça a éteint le mouvement qui était qui était lancé et qui pouvait perdre certains endroits donc ça c'est pour l'historique mais on ce qu'on peut tirer comme le son de ça c'est de se dire que avec un cahier revendicatif simple on arrive on arrive à avoir à dépasser un peu les clivages qui opposent les uns et les autres et à pouvoir s'imposer ou en tout cas imposer le sujet de la santé de l'hôpital au sein de au sein du débat public pour ce qui concerne l'exercice plus particulier de le de cet été à l'hôpital de Saint-Nazaire mais que ce soit l'été ou l'hiver on est face au même difficulté c'est à dire comment on peut hospitaliser tous les patients qu'il nécessitent sans avoir le nombre de lits disponibles c'est à dire que nous soignants on doit comme on n'a pas suffisamment de place d'hospitalisation disponible sur le secteur on doit faire le tri des gens de qui va avoir le droit d'avoir une chambre d'hospitalisation et puis une fois qu'on a qu'on a rempli tous les lisses et de se dire les quelques lits qui sont à notre disposition aux urgences et bah quels sont les patients qu'on va pouvoir mettre dessus donc ça c'est c'est une chose qui qui paraît insupportable à beaucoup d'entre nous et à beaucoup de mes collègues c'est de se dire que ce choix que nous devons faire on le fait vraiment par défaut parce que parce qu'on est sur quelque chose qu'on subit et qu'on subit totalement et qu'on fait subir à nos patients c'est pas ce qu'on souhaite et donc à partir de là on essaye de parer au moins pire et on est on est toujours là à Paris au moins pire dans mon établissement et dans le service d'urgence dans lequel j'exerce cet été on a réussi à maintenir toutes les lignes de garde qui est ouverte ce qui était c'était un peu une gageure pour pour chez nous ce qui signifie qu'il n'y a pas eu de régulation du coup c'est ça non il y a pas eu de régulation la solution a été évoquée début juin où on n'était pas sûr de pouvoir avoir le service d'urgence sur un territoire qui accueille cette fois plus de population liées au tourisme l'été on était pas sûr de pouvoir garder le service d'urgence ouvert 24 heures sur 24 et puis à la faveur d'un recrutement et de l'entraide et du dépassement du nombre d'heures supplémentaire par les médecins on a réussi à tenir le tableau de garde mais s'il y avait un seul arrêt de travail ou un seul manquant ça ne tenait plus donc on était vraiment à la frontière et au max de ce qu'on pouvait faire donc ça ça a été une bonne chose mais l'effort que nous avons furoni nous de notre côté n'a pas forcément pu être fourni par tous les établissements périphériques qui accueillent des patients soit en hospitalisation en aiguë pour des services de médecine aiguériatriques ou soit pour des services de soins de suite et de réadaptation ou n'ayant pas les effectifs suffisamment complets et ben les collègues partent en vacances et ne sont pas remplacés et donc là il y a des lits qui ferment et on en revient toujours et encore à la même chose si les lits d'avalent ferment et bien ça bloque en hospitalisation et si ça bloque en hospitalisation ça vient à bloquer aux urgences augmentation du temps d'attente aux urgences mauvaise relation avec les usagers des services d'urgence et se passe qui s'était passé en à l'hiver 2019 à l'hôpital Saint-Antoine agression physique d'une soignante donc c'est vraiment là où il faut lutter pour pouvoir conserver tous ces lieux ouverts mais avec les soignants en nombre et en qualité pour pouvoir se dire que là où ils sont hospitalisés ça peut se faire de manière de manière adaptée et sans risque pour la population et juste une question mais le 7 pour Sabrina et toi d'ailleurs le ministre Aurélien Rousseau disait que la situation n'était pas pire que l'année dernière vous c'est qu'elle regarde vous avez là-dessus parce que vous dites que la situation est critique mais au gouvernement il semble dire que la situation est certes critique mais que ça ne se détériore pas dans les derniers mois depuis que je milite au collectif interurgence c'est quelque chose qui nous avait frappé celle qui a été les ministres de la santé depuis 2019 c'est de s'entendre répondre que les situations qui sont vécues par les soignants décrites identifiés par les soignants n'existe pas pour le ministère il y a une négation même de de la réalité qui est vécue par les soignants et donc Aurélien Rousseau ne vient que répéter ce que disait avant lui François Braun et avant lui c'était qui verront et avant lui Brigitte bourguignon entre-temps oui c'est ça Brigitte bourguignon mais voilà tous depuis l'air Macron répondre la même chose ça n'existe pas ou en tout cas pas la faveur ou à l'ampleur que qu'on qu'on veut bien le dire il y a eu cette étude dont tu as parlé de Sam urgence de France sur la fermeture des hôpitaux et des services d'urgence TT pour pour Aurélien Rousseau il y avait cinq services d'urgence confirmés quand ça murgeance de France a compté 160 services d'urgence qui ont fermé au moins au moins une nuit cet été alors oui évidemment ce monsieur nous dit c'est pas pierre alors on va juste rappeler deux trois choses quand même un suicide d'un terme tous les 18 jours ça va je veux dire en même temps les suicides de jeunes gens qui font des études et qui ont envie de soigner leurs concitoyens ça va je veux dire on peut dire tranquille c'est pas pire donc on est quand même en train de dire ça que là le ministre de la Santé il dit ça et alors maintenant je vais aller au delà et accrochez-vous parce que je vais vous raconter quelque chose de vraiment assez immonde alors la septième puissance du monde ça fait deux fois là une fois il y a un mois et là ça m'est arrivé la semaine dernière la police m'appelle pour aller faire un certificat de décès je suis appelé donc les policiers nous appellent eux-mêmes sont prévenus par des voisins par voisinage qui est alerté par l'odeur depuis deux trois semaines je vous ai prévenu il fallait bien vous accrocher l'autre soir quand je suis arrivé et puis comme ça en plus je fais mon poste traumatique avec vous je rentre avec la police donc qui nous appelle pour ce certificat d'essai afin de trouver où était le corps ma réaction de recul et d'avoir été autant effrayé a été tel que j'ai fait peur à l'agent de police derrière moi qui s'est retrouvée braquant ce qui nous a tous valu un petit rire à posteriori de post-traumatique en disant la policière a failli tuer le docteur elle a eu je lui ai fait tellement peur qu'elle a braqué il se passe quoi qu'est-ce que je suis en train de vous dire là la dame chez qui j'ai été mardi soir c'est une dame qui avait des ordonnances sur sa table c'était une dame de 84 ans quand on cherchait dans les pièces la salle de bain la cuisine probablement que depuis des mois cette dame avait du mal à se mouvoir dans son appartement c'est quoi ce pays la septième puissance du monde où on n'est pas capable d'anticiper de prendre soin de nos personnes âgées puisqu'on parle là directement du domaine de tutelle de nos ministres de la Santé à partir du moment où on a des gens qui s'occupent de ça qu'est-ce que c'est que ce pays ou quand déjà ont des pathologies suivies en affection longue durée par des médecins qui n'ont plus de médecins traitant qui ne peuvent plus se rendre à l'hôpital et qu'on retrouve baignant dans leur jus depuis très faction parce que c'était ça le visage momifié au bout de plus de trois semaines c'est quoi l'état d'une société qui laisse les gens mourir comme ça manger par les asticots dans son appartement parce que c'est ça les mots le déni ce qu'ils veulent pas voir c'est là qu'on va c'est qui qui va c'est pas Macron qui va faire le certificat de décès c'est pas monsieur Rousseau qui rentre dans la part dégueulasse avec les mouches que ça pue c'est les policiers qui étaient avec moi c'est moi c'est tous mes collègues la merde c'est nous qui l'avons donc nous nous disons stop à ça ce déni là c'est pas possible et dans la septième puissance du monde où tout vient nous dire toute la journée qui a des chômeurs ils sont où ces gens qu'on pourrait embaucher toute la journée à vérifier matin et soir que les gens vont bien chez eux à organiser des visites à domicile pour s'assurer que les anges soient ses œufs quand nous on appelle des services de la mairie le clic à Paris pour aller s'occuper il y a un mois deux mois trois mois d'attente parfois pour avoir des soins la dernière fois ils m'ont appelé la dame était retournée chez elle il y avait personne pour l'accueillir al vie seul ils ont tellement eu pas de place les pauvres à l'hôpital ils l'ont renvoyé sans même savoir que bah c'est le jour où son fils avait sa coloscopie manque de bol c'est quand même les voisins qui plein de leur bonhomme à descendants à la pharmacie acheter des protections et ça étant bien commun de lever la dame pour la changer vont lui acheter des pompes parce qu'elles si savent qu'elle a des troubles de la déglutition et nous appelle nous urgence médicale de Paris pour nous supplier de faire quelque chose parce qu'elle se relaient après le travail la nuit mais que cette situation n'est pas pérenne qu'est-ce que c'est que ce pays est-ce que c'est de ça qu'on veut la réponse elle est là et elle est uniquement là la réponse c'est non parce qu'on peut faire tous les éléments de langage qu'on veut la réalité c'est celle là c'est des gens qui souffrent à l'hôpital que ce soit les patients que ce soit les soignants et c'est partout la merde c'est nous qui la ramassons et eux ils sont dans leur bureau avec les jus d'orange pressés frais le matin toute la journée avec leur petit bureau dans les trains en première et ils vont serrer les paluches dans les services d'urgence pour dire qu'ils augmentent de c'était quoi la dernière marée pierre la 10 centimes où je sais plus quoi la nuit là sur le tarif horaire on le sait même pas bon en tout cas ça se compte en sortie même donc c'est à partir de là que ce refus là il doit s'exprimer [Applaudissements] alors Michel vous vous avez donc constitué alors je sais pas c'est vous qui l'avez constitué mais à plusieurs la coordination de défense de des hôpitaux de notre système de santé des maternités de proximité comme vous entendez ces récits c'est face à cela que vous avez décidé de monter ce collectif et comment ça fonctionne et qu'est-ce que vous essayez d'engager un peu sur le terrain pour pour convaincre les gens de ce d'embrasser ce mouvement de lutte pour sauver notre système de santé alors juste un mot d'explication sur ce que c'est que la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité je dis tout parce que les fondateurs Étienne moi j'étais pas là elle est née en 2004 à Saint-Affrique à partir de de collectif de comités qui s'étaient monté sur des fermetures de maternité parce que c'est ce qui fait beaucoup bouger la population des fermetures de services d'urgence aussi et ça fait bien longtemps qu'on n'est plus uniquement sur les hôpitaux de proximité puisque on a des comités dans des grandes villes comme comme Nantes d'ailleurs et que on est aussi globalement sur l'accès aux soins et on a beaucoup de comités qui s'intéressent beaucoup aux questions de démographie médicale dans les territoires ça c'est le premier aspect deuxième aspect effectivement on a des échos de partout en France ça se passe très mal partout chaque fois que je vais quelque part on me dit ici c'est pire qu'ailleurs mais c'est tellement la situation est catastrophique je pense que parce qu'il vient d'être décrit c'est vrai il faudrait à l'évidence que des études épidémiologiques qui soient faites mais on sait bien il vient d'avoir une étude qui vient de sortir sur l'augmentation de la mortalité néonatale des enfants à la naissance et dans la première année de vie on sait bien que la santé se dégrade en France et il faudrait il faut des études pour savoir la part du covid dans tout ça mais vu les éco qu'on a bien évidemment ça va alors après il faut qu'on lutte contre le fatalisme parce que y compris les gens pensent que on peut pas faire grand-chose alors il y a deux choses il y a la question de on manque de moyens que d'ailleurs aussi il y a l'Europe je vais vous raconter ça parce que je l'ai appris ce matin la maternité de Chimay c'est en Belgique pour ceux qui connaissent la bière et il y a une bière de hachimée c'est un peu moins connu que la laisse mais elle est aussi bonne la maternité de Chimay ferme parce le manque de sage-femme donc on est sur un problème qui dépasse qui effectivement un problème d'argent aggravé dans notre pays mais lié aussi aux questions d'Europe et puis on est sur la question du manque de professionnels de santé et je pense qu'il faut que l'on donne des propositions parce que le gouvernement joue là-dessus pour dire on ne peut rien faire or nous au niveau de la coordination avec toute la diversité de de nos comités on a effectivement établi un plan d'urgence avec quelques grandes lignes c'est il faut garder les personnels de santé actuellement il faut en former plus et il faut effectivement travailler à la répartition je vais commencer par là la question de la répartition je pense qu'il y a 10 ans 20 ans quand notre coordination s'est créé c'est extrêmement important cette question de la répartition maintenant c'est pénuries partout donc répartir la pénurie c'est un peu c'est un peu difficile moi je me tournerai bien vers le député parce que je sais que il y a une loi transpartisane là qui a été une proposition de loi qui vise à interdire l'installation des médecins dans les zones surdosées moi je me dirais bien vivement que ce soit voté qu'on puisse passer à autre chose qui est de dire qu'il faut former plus de médecins parce que là dessus le gouvernement a une responsabilité énorme Macron il est quand même élu depuis 2017 depuis le temps il aurait eu le temps de faire un certain nombre de choses et y compris actuellement en dans région Centre Val de Loire et en Île-de-France les les formateurs les professeurs de médecine générale ont dit on ne peut pas on a trop d'internes en médecine générale on ne peut pas les former avouer quand même que depuis 2017 on aurait pu organiser la formation de maître de stage et évidemment il a dit que le numerus clausus était était supprimés sauf qu'on ne forment pas plus de médecins cette question pour les médecins qui apparaissent d'une manière très forte elle est pour l'ensemble des personnels de santé il faut augmenter la formation ça veut aussi dire qu'il faut favoriser les études y compris sans doute faire comme on le faisait dans le temps pour les enseignants des contrats permettant de salariés les étudiants pendant leurs études pour avec un engagement de service public après ça aiderait à la formation il faut aussi certainement former aider à ce que y est des promotions professionnelles on parle d'infirmiers en pratique avancée alors ça pose un gros débat parce que l'organisation et que veulent le gouvernement et les complètement absurde sauf que il y a une vraie place pour d'autres professionnels de santé qui ne soient pas médecin à côté des médecins beaucoup plus facilement dans un système de service public avec des centres de santé publique par exemple que dans un système libéral où l'infirmière ne va pas trouver le médecin quand elle va avoir besoin d'un avis et ou de toute façon il y a des questions financières qui font que l'infirmière en pratique avancée elle va avoir beaucoup de difficultés toute seule dans son coin nous on demande qui est effectivement un service public formation meilleure répartition des professionnels effectivement des transformations parce qu'il y a besoin d'adapter la l'organisation du système de soins à nos jours il y a besoin effectivement de permettre des professions nouvelles etc dans un cadre de service public et puis je reviens à l'hôpital là gardez les professionnels de santé à l'hôpital parce que bien sûr on manque de professionnels bien sûr on manque de médecins mais je peux vous dire que il y en a qui ont quitté l'hôpital il y en a qui ont quitté carrément le système de soins moi je peux vous dire chez nous on connaît bien parce que il a été directeur de la RS des Ardennes on a un médecin urgentiste qui a travaillé 6 ans qui a dit qu'il en avait marre de faire du soin et qui a été directeur de la RS et maintenant il travaille dans une communauté de communes pour recruter des médecins généralistes on est quand même donc il ne travaille plus parce que il en a marre bon c'est un exemple comme ça pour être dans l'anecdote parce qu'on retient plus facilement les anecdotes pourquoi ça ne va pas dans les hôpitaux parce que le personnel au leur demande de faire des rentables et on leur demande pas de respecter leur éthique on ne leur demande pas de soigner donc il y a effectivement besoin de changer la gestion des hôpitaux pour que ça se fasse de telle manière que les professionnels de santé s'y trouvent bien et puis évidemment il faut augmenter leur salaire la France est quand même très très en retard il faut leur donner plus de droit et il faut arrêter de les harceler avec vous n'avez pas vous avez dépensé trop de couches vous avez dépensé sans parler de l'ensemble du temps qu'ils peuvent chercher passer à chercher du matériel il y a des solutions et je pense que il y a une véritable responsabilité politique du gouvernement parce que ces solutions ça peut être immédiat ça peut être immédiat pour non pas faire des miracles parce que c'est vrai qu'à pénurie de personnes allez on réglera pas mais améliorer sérieusement les situations et je pense que je pense que dans un deuxième temps on va parler comment on mène les luttes et bien dire aux gens qui sont des mobilisés il y a un certain nombre de perspectives pour améliorer tout de suite la situation sans attendre le grand soir c'est quand même important ça aide à la mobilisation c'est une transition plus explicite vers ma dernière question pour vous trois et après on fera tourner le micro dans la salle c'est vrai que sur les solutions on les avance assez assez régulièrement aussi et je suis peut-être très mal placé pour dire ça mais je suis député j'ai quand même le sentiment moi-même de faire face à un mur à l'Assemblée nationale avec des projets de financement de la sécurité sociale qui passe donc c'est là où en gros on donne le budget au service de santé au système de santé qui passe par 49-3 des ministres qui veulent qui ne veulent pas bouger et en fait c'est vrai que en fait on aurait deux choix c'est soit de se dire pour faire passer de nos solutions bon il faut essayer de convaincre les députés macronistes alors on sait très bien que essayer de convaincre des gens dans un parlement sans un rapport de force à l'extérieur c'est extrêmement compliqué autant dire que ça n'existe pas mais aussi c'est soit sinon attendre 2027 et j'ai quand même le sentiment qu'on n'a pas le temps d'attendre d'attendre 2027 et ma question c'est comment dès aujourd'hui on arrive à construire un rapport de force une bataille quelles sont les initiatives qui peuvent être mises en place pour voilà le battre la résignation et essayer de faire en sorte qu'il y ait une mobilisation qui se fasse soit du côté des soignants soit du côté des patients alors je vous demande la formule magique quoi mais quels sont les choses qui ont pu être mis en place qui ont fonctionné comment on se retrouve en gros en 2019 c'est une vaste question si on avait la formule magique on l'aurait déjà appliqué bien évidemment là où on peut déjà se dire qu'il y a quelque chose à jouer c'est de se dire qu'il faut faire collectif c'est à dire qu'on a un raisonnement notamment chez les hospitaliers ou où on raisonne à l'échelle du service et tant qu'on aura cette réflexion qui sera limitée au service et c'est bien là où on a pu dépasser ce clivage en 2019 c'est de se dire que fondamentalement c'était pas forcément aux urgences où c'était le plus dysfonctionnel mais sur la suite du fait des fermetures de lit d'hospitalisation du fait du départ massif des effectifs dans les dans les hôpitaux et en fait c'est là où il faut qu'on arrive à agréger toutes ces personnes autour de revendications qui sera extrêmement simple pour tous pour toutes et tous là où on peut aussi aller chercher quelque chose c'est de se dire que autour de faire collectif c'est d'arrêter dans les hôpitaux publics l'externalisation des fonctions du support beaucoup d'hôpitaux ne fonctionnent plus avec des agents de service hospitaliers qui sont chargés de faire le ménage dans les dans les couloirs de l'hôpital avec des techniciens ou des ouvriers qui sont chargés de faire l'entretien divers et variés et à partir de ça ce qui est à partir de de ces constats là c'est de se dire que l'hôpital n'est pas qu'une affaire de soignants c'est aussi quelque chose qui est de l'ordre de de la nation et qu'on a besoin de tout le monde pour faire pour faire tourner un hôpital je suis pas informaticien je suis pas plombier donc je suis incapable de faire ça et quand j'ai besoin moi au quotidien d'avoir un robinet qui fonctionne ou d'avoir une salle de soins ou des locaux qui sont propres c'est pas moi qui vais m'occuper de ça j'ai d'autres fonctions à faire et donc on a réellement besoin de retrouver quelque chose autour de autour du collectif ce sont déjà des premières choses on peut aussi se dire que le système tel qu'il fonctionne aujourd'hui avec avec le budget de la santé ça fonctionne plus on augmente pas le budget de la santé au moins équivalence de ce que de ce qu'est l'inflation encore pire avec le l'augmentation de du prix de l'énergie c'est deux dernières années donc il faut changer le système de de valorisation en tout cas sur lequel on se base pour le budget de l'hôpital tant qu'on continuera d'avoir cet objectif national de dépenses d'assurance maladie pour l'hôpital qui n'est pas à la hauteur des besoins ça ne pourra pas fonctionner et on n'a pas on n'arrivera pas à avoir des soignants qui se trouvent mobilisés et qui se disent ah là il y a quelque chose qui va pouvoir enfin changer en contradiction avec ça ou en tout cas en opposition avec ça on a quand même eu la crise du covid qui est venue révéler le côté essentiel de la santé et on s'est dit et on a entendu Macron lors du discours de Mulhouse avec sa fameuse formule il est des biens essentiels etc qui ne qui ne doivent pas être soumis au marché bon bah force c'est de constater que 3 ans après tout s'est pété la gueule et que on a perdu un certain nombre de soignants ou un certain nombre de soignants peuvent se résigner par rapport par rapport à cet état de fait et de se dire que ben en fait tant qu'on aura ce pouvoir là on ne pourra pas y faire grand chose moi je l'ai à la maison la recette magique de la révolution c'est juste que j'ai ils ont pas mis les enchères assez cher donc je la garde non alors évidemment qu'est-ce qu'on peut faire en attendant le grand soir bon c'est toute une affaire la première chose à mon sens individu que nous sommes nous ici conscientisé militants etc prendre soin les uns des autres à côté soyons déjà fraternel à côté de chez nous la personne dont on sait qu'elle vit toute seule n'hésitez pas voilà à donner un coup de main à vérifier que ça va bien à aider quelqu'un sur un temps libre à se rendre chez le docteur etc c'est ça aussi des témoignages de solidarité direct ensuite évidemment la chose super difficile à combattre c'est cette résiliation passez aussi le mot partout tous ceux qui ont encore l'énergie à ceux qui le l'ont plus ou l'ont perdu parce qu'elle est là en eux cette flamme elle est toujours là tous ceux y compris qui ont quitté l'hôpital etc ils aiment leur boulot ils aiment ce qu'ils font et ils aimeraient y revenir donc je vous invite ici et à passer le message partout mes collègues là du collectif interurgence envoyer des messages dites-leur les gars on est là on est avec vous bravo si vous repartez moi j'habite dans telle ville je suis prêt à faire grave avec vous moi je vous emmènerai des crêpes moi je vous emmènerai du coca moi je vous emmènerai si on vous soutiendra quand vous allez aux urgences quand vous allez chez le médecin dites transmettez aussi ah bah on attend une grève on attend quelque chose est-ce qu'il y a un mouvement bientôt parce que ça ça participe aussi de cette dynamique enfin témoigner témoigner témoigner témoigner il se passe quoi quand on passe des journées où c'est la honte c'est la honte on a franchement on a on a on a sensation d'avoir mal fait la personne là on lui a dit qu'on revenait on s'aperçoit des fois dans la voiture ah je suis pas revenu la voir j'avais promis que je reviendrai la voir et à la fin ça dans la journée c'est cumulatif et puis s'arrange et bah ça le fait de transformer cette énergie là en témoignage pour que cette colère elle se retourne pas contre nous sur notre santé physique mentale d'avoir après de l'anxiété d'avoir du mal à dormir de s'en vouloir et ben de la retourner là où elle doit être c'est à dire contre ceux qui ont organisé ça et de se fédérer aussi autour de la lutte ensemble parce que collectif évidemment ça porte donc de trouver ici là dans l'association dans le collectif la Florent disait qu'il y a une nager en fin de mois qui va décider de l'avenir ou pas du n'hésitez pas là alors témoignez votre solidarité à témoigner si vous êtes prêt ou pas aider le mouvement pareil pour le syndicat à côté de chez vous pareil pour ceux qui nous regardent et qui sont là en Bretagne et des les rejoignez-les dans la lutte pour l'hôpital de Carhaix et c'est aussi comme ça que partout et on sait pas à quel moment personne n'aurait pu le dire en 2019 que on allait mettre 354 services d'urgence en grève personne avait prévu ça et et chaque veille on ne savait pas ce qu'on ferait le lendemain on savait pas même que les ballons qu'on a accueilli Yasmina et Pierre ont décroché elle est voler au dessus du défilé du 14 juillet au moment où Macron faisait mine d'avoir invité les soignants pour porter ce grand drapeau et que là on lui a fait défiler dans le monde entier a vu cette image dans le ciel de Macron asphyxie ou tue l'hôpital c'est quand même merveilleux même si effectivement après il y a eu le covid qui a un petit peu pas que un petit peu d'ailleurs qui nous a clairement tué cette lutte là mais tout ça on peut le refaire parce que encore une fois le nombre il est de notre côté la puissance elle est de notre côté évidemment que la vie elle est dure tous les jours pour tout le monde il faut se battre pour l'école il faut se battre pour la justice il faut se battre dans pour les secteurs de l'écologie il faut se battre partout et qu'on a pas toujours cette énergie là mais à un moment on va y arriver c'est sûr la société elle est pas tenable et un moment ça sera les fachos ou nous clairement on voit la dynamique comme elle est en train de se passer donc nous ce qu'il faut qu'on fasse c'est de la faire tourner du bon côté et le bon côté comme il est d'une autre il est celui de l'humanité de la Justice de la solidarité témoignez-la partout encourageant les mouvements partout et d'ici à ce que ça devienne plus grand faisons tous petits autour de chez nous avant de donner la la parole au public Michel vous participez aussi un tour de France de la santé alors qu'est-ce que c'est est-ce que c'est une sorte de pèlerinage pas du tout au moment où Macron va avoir le pape est-ce que est-ce que les soignants partent en pèlerinage de mobilisation des personnels qui quand ils sont en grève mettent un sparadra sur leur blue c'est pas très efficace mais ça montre leur profonde mécontentement sauf que ça gêne pas le gouvernement il y a des mobilisations d'usagers partout il y a des services qui ferment il y a y compris des mobilisations d'usagers pour aussi améliorer le système de santé l'idée c'est bien de général de montrer tout ce qui existe partout en France c'est quelque chose auquel la coordination s'est engagée depuis longtemps et l'initiative du Tour de France avec de multiples organisations c'est bien dans cette période et j'y reviendrai après du de l'automne ou tous les ans il y a le vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale à l'Assemblée nationale et au Sénat de dire il y en a marre il faut que ce soit pris en compte par le gouvernement par les députés et donc l'idée d'initiatives qui se multiplient en France alors ça marche très très bien parce que en plus il y avait un certain nombre d'endroits où il y avait déjà des initiatives prévues qui s'inscrivent dans le Tour de France et puis il y a d'autres endroits où c'est l'occasion de faire une initiative mais on parlait tout à l'heure de d'action spectaculaire effectivement je pense qu'il a fort on en parlait de de Carhaix où ils ont été envahir la RS effectivement des actions comme ça ça marche ça marche d'autant mieux que il y a une mobilisation de la population dans le secteur ce qui est le cas à Carhaix avant de la même manière que la maternité de Vierzon par exemple qui était très très menacé à une époque et bien elle existe toujours parce que son maire à l'époque Nicolas sangsue qui était maintenant député du PCF d'ailleurs il avec la population de Vierzon avait mené une lutte effectivement comme président du conseil de surveillance ils avaient séquestré la directrice de la RS on a besoin d'action spectaculaires on a besoin d'actions comme le Tour de France et puis on a aussi besoin de se tourner vers des gens qui spontanément ne viennent pas vers nous ne viennent pas évidemment une réunion de la France insoumise la Fête de l'Humanité mais ne viennent pas non plus aux réunions publiques de nos comités de défense et donc on a une pétition sur justement le financement de d'insécurité sociale avec lancer avec convergence des services publics avec convergence rail et avec le soutien de très nombreux organisations politiques syndicales et associatif cette pétition elle existe sur internet mais elle existe sur papier aussi on l'a fait signer ici je pense que Jean-Luc hélave se fera un plaisir de la proposer à la sortie mais ça a un avantage extraordinaire c'est que ça nous permet d'aller voir sur le terrain des gens qui savent bien que la santé ça va pas mais qui disent il y a pas de solution qui disent qu'est-ce que je vais faire et d'engager le débat et je pense que nous avons effectivement besoin d'engager ce débat avec la population et pas uniquement les gens qui sont convaincus et nous avons besoin de l'aborder dans la diversité de l'ensemble des organisations politiques syndicales associatif qui considère que la situation de la santé actuellement et dramatique parce que nous avons des publics différents c'est vrai que le public des comités de défense n'est pas forcément le public auquel s'adresse à France insoumise n'est pas forcément le public auquel s'adresse le Parti socialiste ou le Parti communiste ce n'est pas le même public Europe Écologie mais n'est pas non plus le même public que la Ligue des droits de l'homme et nous avons besoin de toutes ces approches parce que dans cette diversité cela nous permet de rencontrer des gens avec des arguments qui sont différents mais qui nous permettent de mobiliser beaucoup plus largement y compris des gens qui s'abstiennent aux élections pour leur dire il y a des solutions et c'est pour ça que le plan d'urgence de notre coordination que je vous ai exposez tout à l'heure c'est important parce que il faut des sous donc signer la pétition sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale de l'année prochaine signer la pétition mais ce qu'on vous dit aussi c'est qu'avec des sous on sait que c'est pas dans 10 ans que on peut améliorer la question de la santé c'est tout de suite parce que il est possible de garder les professionnels dans les hôpitaux pour un peu qu'on améliore leurs conditions de travail et qu'on arrête de les harceler qu'on arrête de casser les équipes etc etc il y a des choses qui sont tout de suite possible si on arrête le système dramatique actuellement mais on a besoin effectivement de travailler dans la diversité des uns et des autres pour aller à la rencontre et pas uniquement faire des événements qui sont toujours extrêmement sympathiques et je remercie d'ailleurs la France insoumise de nous avoir invité aujourd'hui c'est extrêmement sympathique mais on a aussi besoin de se tourner vers celles et ceux qui sont un peu loin de la politique mais qui considère que il y a des problèmes de santé et qui pourraient se mobiliser merci beaucoup il nous reste un petit peu de temps pour faire des questions réponses je vous propose de Maxime si tu veux bien faire passer un micro si vous avez des questions si des questions d'une minute trente deux minutes max et après on essaie de vous répondre parce que juste après à 19h il y a l'inauguration officielle du stand de la France insoumise est-ce qu'il y a des questions dans la salle deux trois questions ouais on en prend 4 5 ça vous va bonjour je suis membre du Conseil national de la nouvelle résistance qui soutient la pétition de du commis de coordination ça me semble très important par rapport à la mobilisation l'action qui a engagé via le pvsf 2024 parce qu'il faut des moyens dans les hôpitaux et il faut donner les solutions on sait qu'aujourd'hui par exemple les exonérations de cotisations notamment au-delà du 2 et demi SMIC c'est totalement inefficace par rapport à l'emploi et ça serait des milliards qu'on remettrait sur les hôpitaux je voudrais aussi insister sur ce que Michel a dit et ce que ce qui a été dit sur la les conditions de travail moi je suis extrêmement inquiète de la marchandisation aujourd'hui de la santé on voit qu'aujourd'hui il y a des personnels qui quittent l'hôpital pour partir public pour partir notamment comme chirurgien dans le secteur privé à but lucratif aujourd'hui moi j'ai l'impression qu'il y a un boulevard qui est donné à ce service à but lucratif il va en voir les mêmes les mêmes rémunérations sur les astreintes de garde et voilà que il y a des décrets qui vont permettre des plateaux techniques spécialisés sans dire que c'est le public ou que c'est le privé et aujourd'hui on a un gouvernement qui dit répondre aux besoins de santé sans défendre le secteur public et aujourd'hui le privé il ira là où il y a de l'argent vous avez vu comment Ramsay est en train de d'intégrer des centres de santé en faisant en vraiment en disant qu'ils font tout pour que les gens aient des médecins traitants en fait ils vont le faire pour pouvoir récupérer de la clientèle pour leur clinique et ces gens-là ont un boulevard faut vraiment faut vraiment aussi qu'on se bagarre sur cette financiarisation de la santé merci beaucoup j'ai juste oublié de dire que dans la mobilisation nous allons organiser une grande fête de la sécurité sociale à Saint-Étienne avec manifestation devant l'école de la sécurité sociale des débats ça sera le 21 21 octobre à Saint-Étienne moi j'ai deux questions rapides je suis étudiant en médecine en troisième année là et j'ai monté rapidement un collectif dans ma fac de des gens un peu politisés à gauche pour tenter de bouger un peu c'est compliqué et j'ai dit on a discuté avec pas mal de médecins un peu militants et j'ai l'impression il y a une parole qui revient beaucoup c'est qu'au niveau de la médecine en tout cas dans le on n'a pas vraiment de d'espace libre et de moyens de lutter et beaucoup m'ont dit en fait c'est que au niveau politique qu'on peut vraiment lutter à part sur des lutteries locales avec le soutien de la population donc est-ce que enfin est-ce que c'est aussi votre constat ou pas du tout et voilà j'ai oublié ma deuxième question si elle vous revient vous rendra le micro il y avait une autre main levée par ici ah oui et Madame madame devant comme ça on fait un une femme un homme une femme un homme bonjour en médecine d'une spécialité de médecine dont on parle pas souvent qui pour moi n'en est pas une désolé en fait je parle j'aimerais bien parler de la psychiatrie et notamment de l'hôpital public concerné par la psychiatrie il y a beaucoup de patients qui se font interner comme ça de jour au lendemain parce qu'ils ont pété un câble ils ont fait un burn-out ce genre de choses ils vont être internés par un tiers donc de force suite à des traumas où je ne sais quoi à prise de drogue je n'en sais rien et ils vont être drogués de force on va leur priver de toute leur liberté de tous leurs droits on va aller voir ils vont se transformer en limite zombie on va pas lire connaître on va pas pouvoir dialoguer avec eux et en quoi ce système là est bénéfique pour le patient en quoi ça va l'aider de le traiter de la sorte et en quoi ces médicaments qui sont des drogues peuvent régler leurs problèmes divers et variés et enfin une dernière question au fond il y a Monsieur et Madame juste après responsable mutualiste j'ai été administrateur de clinique mutualiste et notamment en institution souris à Paris puisque je suis administrateur la Mutualité en fonction publique ce qui me dérange par rapport à ça c'est à quel niveau on met le combat parce que si on n'est pas à remettre en cause le système de financement d'hôpital par le biais de la CCAM puisque c'est ça dont on parle tant qu'on remettra pas en cause la CCAM on va faire ce qu'on entrain de faire on continue de faire du public en théorie puisque aujourd'hui il y a pas de financement pour service public puisque tout est à l'acte donc il y a pas d'argent pour le service public en tant que tel donc on finance le privé comme le public c'est ça qui se passe depuis 2004 donc si on remet pas en cause ce système là on prend même si on augmente l'enveloppe qu'est-ce qui va se passer c'est que le privé va encore prendre une plus grosse partie de l'enveloppe donc on est sur un problème de fond c'est à dire comment on peut faire pour modifier le financement de l'hôpital public puisqu'on est plus sur le budget global depuis 2004 parce que ça avant on était sur un autre système aujourd'hui à chaque fois avec le système de la CCM ce qu'on appelle la tarification à l'activité donc là on se retrouve avec un système qui systématiquement favorise le secteur privé du créatif puisque moi je vous mets au défi de contrôler kanakt un acte quel qu'il soit que ce soit sur un appendicite ce soit bien l'intervention qui a été faite soit un point un professeur soit un samedi soit un dimanche soit la nuit puisque c'est un des éléments qui rentrent dans le système de tarification à l'activité personne peut le savoir donc qu'est-ce que font les établissements privés systématiquement ils vont tarifer au maximum pour avoir la plus grosse partie de l'enveloppe donc là aussi on est sur un problème de répartition de l'enveloppe qui va être votée au parlement bon qu'elle soit supérieure j'entends bien mais si au passage eux ils prennent encore une plus grosse partie de l'enveloppe on réglera rien on réglera c'est pas possible de régler ses problèmes là parce que c'est vrai qu'on va faire des actions pour pas fermer une maternité quelque part mais quand on la fait moi pas quelque part on va la faire mais ailleurs dans le système actuel donc il faut quand même le faire puisque on est sur ce problème là moi ce qui me dérange c'est qu'on n'est pas parce qu'il y a un combat politique et il y a un combat d'urgence qui est pas fermé de service et autres mais je vous assure que quand vous irez un hôpital être vous essayez de faire du service public avec le système avec clarification d'activité et de traiter les choses normalement c'est quasiment impossible aujourd'hui et enfin une toute dernière question madame vous venez de dire ce qui me tenait à cœur c'est que pas non plus être bisounours mais je ne suis pas spécialiste de la gestion d'un hôpital mais je pense qu'on peut pas dire qu'il y a une médecine de droite une médecine de gauche mais il y a quand même des choix et ces choix ils appartiennent aussi aussi aux citoyens moi je vis dans un département qui est un gigantesque désert médical mais il y avait un très bon papier dans Le Monde diplomatique il y a un mois ou deux ce désert médical il est profondément inégalitaire c'est à dire que sur la même commune dans le même canton vous allez avoir des gens qui ne peuvent pas soigner et des gens qui vont se débrouiller qui vont trouver un spécialiste à Valence ou à Montélimar ou et qui vont être soignés parce qu'il y a cette alternative du public madame en quoi l'hôpital il arrive à survivre il y a une clinique flambant neuve juste à côté qui capte les consultations spécialisées et ce choix entre le public et le privé il me semble qu'on ne peut pas ne pas en parler ne pas en parler fort quand vous voyez par exemple que ça va dans des petits détails dans ma commune de il y a 3 jours il y a eu un conseil municipal ils ont voté une subvention alors je sais plus 3500 euros 4000 euros enfin un truc pour financer ensemble de radiologie privée alors que dans le patelin de d'à côté qui a 15 minutes la RS a décidé de financer un centre de radiologie au sein d'une structure hospitalière publique mais les médecins les soignants qui sont conseillers municipaux dans cette brave petite ville ben ils veulent leur truc parce que ça va leur rapporter des sous et là je pense que ça interpelle aussi le citoyen qui regarde la vidéo du conseil municipal merci beaucoup on va tenter de d'y répondre on essaie de faire en trois quatre minutes par pour chacun d'entre vous ok ça marche pile comme ça alors je vous laisse comme vous voulez dans l'ordre je vais pas répondre surtout je vais pas me répondre sur la psychiatrie parce que je suis pas du tout spécialiste de la question j'ai noté deux points quand même vous venez vous êtes plusieurs à avoir parlé de la privatisation du système de santé et j'ai aussi par entendu parler et ça allait avec de la tarification à l'activité sur la tarification à l'activité c'est vrai que ça a été fait pour deux raisons ça a été fait pour mettre en concurrence le public et le privé et ça a été fait pour étrangler les hôpitaux puisque le principe de la tarification à l'activité c'est qu'il y a un tarif qui est donné pour des actes qui est quand même souvent calculée pour être moins cher que le prix de revient pour l'hôpital sauf quand c'est dans des actes qui sont facilement fait par le privé le président Macron a parlé de d'alléger la tarification à l'activité la part de financement des hôpitaux qui est lié à ça c'est-à-dire qu'il a entendu cette demande extrême je pense donc il faut qu'on avance il faut qu'on avance parce que il faut effectivement revoir le financement des hôpitaux mais ils sont capables de nous supprimer la tarification à l'activité en faisant pire en termes d'étranglement des hôpitaux donc réclamons réclamons un budget convenable pour les hôpitaux et effectivement luttons contre la privatisation parce que c'est quelque chose de dramatique alors je vais en profiter pour dire parce que je ne l'ai pas dit tout à l'heure c'est pas dans notre plan d'urgence au niveau de la coordination mais c'est ce qu'on a dit dans nos dernières rencontres il faudrait aller vers une égalisation des rémunérations des revenus des médecins quel que soit l'endroit où il travaille en libéral ou comme salarié et quel que soit leur spécialité parce qu'effectivement il y a des rentes absolument extraordinaires dans un certain nombre de spécialités en particulier les anesthésistes mais il y en a d'autres qui font que on entend plus dans le public parce qu'ils partent tous dans le privé d'autant plus que les conditions de travail sont souvent plus faciles dans le privé puisqu'il y a pas d'obligation de permanence des soins et puis je pense que vis-à-vis de la population et ça va avec d'ailleurs la pétition sur la prochaine loi de financement de la sécurité sociale on a intérêt à expliquer justement le drame des dépassements d'honoraires le fait que on voudrait aller vers une sécurité sociale qui rembourse à 100% les soins et la prévention ça veut dire bien évidemment que la sécurité sociale n'est pas là pour payer des dépassements d'honoraires ça veut dire que la sécurité sociale n'est pas là pour payer quelque chose qui lui revient plus cher et donc c'est vrai que ça permet d'aborder la question du privé parce que quand pour la population c'est pareil d'aller dans le public et dans le privé elle ne voit pas bien mais il faut justement qu'on réexplique ce que c'est que le service public et effectivement le drame du privé qui fait des détournements d'argent souvent merci beaucoup Fabien pour reprendre certaines des questions concernant la psychiatrie alors sur les choix de traitement et les traitements qui sont donnés malheureusement je vais pas pouvoir répondre par contre ce qu'on peut ce qu'on peut dire on l'a pas évoqué ici dans l'hôpital il y a aussi l'aspect psychiatrie la psychiatrie et délaissée depuis tellement et tellement et tellement de décennies qu'aujourd'hui on est dans je me trouve dans sur un secteur ou dans la région les lits ferment à l'appel et par vague dans les établissements publics de santé mentale donc clairement c'est un secteur sinistré et comme comme l'a rappelé Michel effectivement comment on va pouvoir faire bénéficier des mêmes conditions de travail qu'on travaille dans l'hôpital public ou en exercice libéral ou dans le privé puisque c'est médecin ou c'est c'est professionnel de la psychiatrie s'il partent de l'hôpital public c'est pour se retourner ou c'est pour se retrouver soit dans le libéral soit dans les hôpitaux privés quand tu évoquais pour le collègue qui est derrière quand tu évoquais comment on peut se mobiliser et bien il y a les deux formes d'échelon tant au niveau local qu'au niveau national effectivement au niveau local il peut y avoir certaines initiatives qui sont menées je pense à une qui a été menée ou plusieurs qui ont été menés pour pour créer des centres de santé communautaire que ce soit à Marseille à Toulouse ou plus récemment à une initiative politique de la ville de Grenoble par Éric Piol de créer un centre de santé communautaire donc avec d'autres attentes et d'autres modes d'exercices et donc ça c'est vraiment d'une volonté locale et d'acteurs locaux qui peuvent se réunir et qui trouvent auprès des financeurs publics que ce soit la mairie le Conseil départemental ou la région et les ARS de pouvoir trouver ses propres ses propres solutions aux problématiques qui sont confrontées et aux problématiques réelles de leur population effectivement s'interroger sur le public privé et comment on continue de financer suffisamment l'hôpital public pour ne pas continuer de le voir se déliter et de voir partir ces praticiens et ses professionnels vers le privé et on peut on peut penser ou en tout cas il faut il faut il faut pouvoir l'évoquer et de se et même peut-être de s'interroger sur le sur le statut libéral des professionnels de santé qui sont pour la plupart solvabiliser par l'assurance maladie une fois ce constat fait je suis pas aux affaires je vais pas pouvoir y répondre mais en tout cas ce statut de praticien libéral est à interroger quand on sait que de toute façon l'assurance maladie va pouvoir assurer leurs revenus et leurs ressources alors en trois chacun il a dit sur l'aspect économique les remarques qui ont été faites évidemment vous rejoint et je crois que c'était un choix on l'a pas pris par ce sens parce qu'on en a parlé déjà de nombreuses fois et c'est évidemment très dur en soi le sujet est très vaste on pourrait parler la médecine de ville des déserts médicaux etc sur le l'échelon économiques c'est bien détaillé dans le livret donc je vous invite à aller voir le livret santé sur le programme de LFI 2017 on était en 2022 oui c'est ça qu'on travaille et puis éventuellement si vous êtes intéressé à travailler avec nous à apporter des choses au débat etc à pas hésiter à venir me voir après pour vous inscrire sur cette boucle télégram de partage de connaissances communes parfois on a les députés ou les collaborateurs etc qui nous demandent soit leur soit notre avis soit des conseils soit une participation sur des débats à l'Assemblée donc n'hésitez pas à me demander on vous inclut à la sur laquelle on a des discussions mais évidemment ce constat-là on l'a beaucoup travaillé nous on a fait un projet qui a été chiffré dans une émission YouTube vous pouvez aller directement à l'item santé pour retrouver le chiffrage de la France insoumise si nous on était au pouvoir et évidemment que notre gare est tout à fait partagée sur cette financièreisation et on le voit encore récemment avec la visite de médecine générale où on aimerait que soit augmenter les visites à domicile des personnes âgées polypathologiques dépendantes qui ne peuvent plus se rendre chez le médecin et à côté de ça donc ça évidemment il n'y répond pas du tout et à côté de ça on voit fleurir les cabines medadom etc vous avez un truc de Robocop pour rentrer dedans à la pharmacie le mec qui fait du One Shot il prend son le supplément qui fait vivre la start-up medadom ou on l'a dit les centres Ramsay etc et ça effectivement c'est en plus un très mauvais service rendu au patient puisque c'est de la médecine drive où on voit une seule fois une personne qu'on ne reverra plus après ni avant et donc zéro suivi rien du tout sur la psychiatrie la question elle est trop large et comme on ne parle pas ni de molécules en particulier ni rien pour chaque molécule moi je t'invite à regarder la revue Prescrire qui est une revue indépendante et là aussi c'est très important dans ce combat là on en a parlé aux amphis de la France insoumise de la lutte pour l'indépendance du médicament donc la revue Prescrire c'est des gens avec qui on travaille et sur les questions je t'invite à lire ça après de manière générale la psychiatrie et le parent pauvre de la médecine et quand on vient de parler depuis tout à l'heure de l'état dans lequel est déjà le secteur de soins aujourd'hui on imagine donc dans quel état et son parent pauvres et il y a même pas besoin d'être en psychiatrie pour pouvoir regretter aujourd'hui la contention faute de soins parce que quand on est interne et qu'on est de garde et qu'on vous appelle en gériatrie les infirmières aide-soignantes elles vous dites moi je suis toute seule cette nuit est-ce que tu peux lui mettre quatre gouttes de Lexomil parce que moi je pourrais pas la suivre toute la soirée et en fait là où d'habitude il y aurait potentiellement quelqu'un qui pourrait accompagner la dame dans ses trajets et tout ben là vous allez lui mettre un Somi faire un anxiolytique parce que si elle fait du bruit ou qu'elle fait des cauchemars ou qu'elle est agités personne n'est disponible pour aller la calmer 30 minutes donc en fait vous allez mettre une contention psychique donc malheureusement on en est au point où il y a même pas besoin d'aller en psychiatrie pour avoir ce genre de dérive enfin sur comment on fait collectif dans ta fac bravo déjà d'avoir fait un petit collectif local qui réunit des gens mais alors un tique politique c'est pas un gros mot et c'est pas parce que il y a des connards qui en font toute la journée un gros mot que c'est un gros mot parce que la politique c'est ce qu'on fait là c'est dire ensemble comment on veut vivre comment on veut qu'il tourne l'hôpital etc et donc il y a pas besoin de d'être partisans ou de monter quelque chose Florent ils le disait tout à l'heure là comment ils ont réuni 350 services d'urgence autour de trois revendications et ça c'est éminemment faire de la politique dire on veut soigner les gens correctement on veut que vous mettiez des lits et on veut que vous mettiez le budget à l'hôpital alors moi j'aimerais bien que ça soit le Père Noël qui s'en occupe mais en vrai c'est le ministre et le ministre c'est quoi c'est un homme politique qui a été désigné par le Président de la République donc à ceux qui disent je veux pas faire de politique bah oui choupi mais jusque là c'est pas le Père Noël qui s'en occupe c'est la politique mais par contre la politique reprenons là à nous d'accord parce que c'est ce qu'ils ont fait et c'est ce que nous on a fait avec la France insoumise qui a quand même réussi à la dernière élection présidentielle à faire que un quart des gens qui ont voté dans ce pays disent non on veut voter pour ce projet ils ont pas voté pour France insoumise anciennement frango je anciennement partie ils ont voté pour un projet commun pour un projet de société pour une idée qu'on se fait de la façon dont on veut vivre ensemble le CU quand il se réunit tous ensemble personne ne sait pour qui vote les uns les autres ils se sont réunis autour de revendications qu'ils ont porté ensemble parce que tous on veut ça et ensuite le le la conscientisation se fait cheminant mais du coup nous réuni autour de toi dans ta fac avec les collègues etc autour de choses communs parce que c'est ça aussi le projet reprendre le pouvoir et donc faire de la politique leur enlever enlever cette idée que faire de la politique c'est un gros mot pour faire ce que nous on fait de plus beau c'est à dire la réadapter à comment on vit ensemble et commencer tous ensemble en reprenant tous le pouvoir sur nos vies en le laissant pas à quelques-uns merci beaucoup Sabrina merci Fabien merci Michel il me reste 2 minutes avant que le l'autre Michel me pose beaucoup de problèmes donc à nouveau merci beaucoup pour pour vos interventions merci aussi de combattre chaque jour la résignation peut-être d'un mot n'hésitez pas à aller vous indiquer si vous connaissez des gens qui travaillent dans les hôpitaux mais en fait ça marche pour tous les secteurs allez-vous syndiquer s'il y a des collectifs intelligence près de chez vous rejoignez-les si le Tour de France passe près de chez vous allez les voir aussi si vous avez regardé sur action populaire et n'hésitez pas et surtout allez-y rejoignez la France insoumise d'autant plus que bientôt on va avoir une campagne d'affichage sur l'hôpital public donc ce sera l'occasion d'aller afficher d'aller voir les soignants d'aller voir les patients et de discuter de tout ça je pense et enfin un dernier mot avec les députés du groupe on avait écrit un rapport qui s'appelle allo Segur c'était 500 témoignages de soignants il y a une reddition qui va finir par arriver quand elle sera là ce sera aussi l'occasion d'aller le distribuer d'aller montrer ce que c'est aussi que de ramener ces sujets là dans l'Assemblée nationale un nouveau merci beaucoup ne partez pas trop loin parce qu'à 19h il y a l'inauguration du stand de la France insoumise avec mes collègues manuel Bompard Farid Amrani Caroline Fiat et Bastien Lachaud donc je vous invite à bouger un tout petit peu mais c'est pour vous rapprocher de la buvette aller boire un coup faire tourner aussi la croissance ici sur ce stand et qu'on puisse toutes et tous ensemble boire un coup et inauguré enfin ce stand merci beaucoup [Applaudissements]
Damien Maudet