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Podcast / conversationPhilippe de Villiers· 20 mars 2026 61 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Face à Philippe de Villiers / 20 mars 2026 (CNews)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut parler d'enlisement alors que cette guerre entre dans sa 3è semaine ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le Japon, la Chine, l'Europe ont besoin du détroit d'Ormous. La France n'en a pas besoin. Pourquoi le défendre ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Donald Trump et Emmanuel Macron ont évoqué une mission d'escorte au détroit d'Ormous. Que pensez-vous de cette proposition ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous critiquez l'OTAN. Pourquoi cette hostilité envers l'Alliance atlantique ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a été absent lors de l'hommage à Arnaud Frion. Cette absence vous a-t-elle choqué ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Quelle analyse faites-vous du premier tour des élections municipales ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Philippe de VilliersFait
    « Cette guerre entre dans sa 3è semaine. »
  • 40:50Philippe de VilliersFait
    « La France insoumise est en voie de grand remplacer la gauche socialiste. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier, votre rendez-vous du vendredi soir. Philippe, bonsoir.

Bonsoir, bonsoir Geofroid. Ravi de vous retrouver Geoffre le jeune. Cherofroid, bonsoir.

Philippe Devilier, comme depuis maintenant les deux derniers vendredi, vous souhaitez commencer par la guerre contre la République islamique en Iran. Et je le répéterai jamais assez, depuis le premier jour, vous avez été l'un des seuls à marquer une certaine prudence pour ne pas dire une forme de scepticisme. Cette guerre entre dans sa 3è semaine.

Philippe Devilier. Alors, est-ce qu'il faut parler d'enlisement alors que nous nous éloignons de cette guerre éclair promise par les belligérants, les infrastructures pétrolières et gazières sont ciblées ? Et je vous propose d'écouter Donald Trump qui presse l'Occident de venir en soutien sur le D3 d'Ormous et Emmanuel Macron lui aussi a parlé du D3 d'Ormous.

Deux déclarations à quelques heures seulement d'intervalle. Écoutons Emmanuel Macron et Donald Trump. Sur la question du D3 d'ormous.

Nous avons pu là aussi échanger. J'ai redit qu'une fois que la situation serait plus calme, la France était prête avec d'autres nations à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navire dans le D3. dans le cadre d'une mission qui n'a pas vocation à être une action de vive force et qui devra faire l'objet d'échange et d'une déconfliction avec l'Iran.

Ceci implique d'associer tous les acteurs du secteur maritime, transporteur comme assureur. En revanche, nous ne participerons à aucune ouverture de force du D3 dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours. Chose qui nous manque, c'est ce D3 d'Ormous.

Et donc, il faudrait deux personnes qui lancent deux petites bombes dans l'eau et puis tout ceci serait résolu et pour l'instant c'était pas le cas. Alors le Japon, la Chine, l'Europe, certaines parties de l'Europe nécessitent les droits d'ormous pour recevoir leur pétrole. Ce n'est pas notre cas.

Moins de 7 % d'ailleurs, on a même pas besoin d'eux. On n' pas besoin d'ailleurs de ce de ce pétrole qui vient des Détroit d'ormouse. Nous n'utilisons pas ce D3.

Donc on le défend pour le reste du monde et en ce qui concerne l'OTAN et bien elles ne veulent pas nous aider à défendre ce des trois alors qu'ils en ont besoin beaucoup plus que nous et maintenant ils sont de plus en plus gentils avec moi puisqu'ils se rendent compte qu'ils ont besoin de moi et peut-être qu'il est trop tard le Royaume-Uni veut envoyer des portes avions et jeurais dit je veux ces portes avions avant la guerre je ne veux pas une fois que la guerre sera finie J'offre la jeune. Cher Philippe, pour le président américain, la période qui vient n'est-elle pas le temps des cont-temps ? C'est bien possible.

C'est bien possible. Et euh moi je suis inquiet. Vous parlez de cont-temps, il y a plusieurs contre-temps.

Euh, vous savez les Je me souviens de d'un ami Jean-François Don qui était académicien qui connaissait bien l'Afghanistan et qui un jour me dit il y a une parole du commandement Massou qui m'a frappé. Les les moujidines disent quand on est blessé à 20 ans, on attend d'avoir 100 ans pour se venger. En d'autres termes, chez les musulmans, chez les moujidines, on prend son temps.

Et dans le JDD où il y a eu un article magnifique d'origine Somier qui est un journaliste absolument remarquable. C'est un papier fulgurant, tout y était. Il cite les Talibans en disant : "Il semblerait que les Iraniens ai pris la parole des Talibans." Et les Talibans disent "Vous, vous avez les montres et nous on a le temps." Et donc maintenant, je réponds à votre question.

Oui, le temps des contetemps, le mot est juste. Premier contre-temps, c'est le déblocage du D3 d'Ormous qui s'avère beaucoup plus compliqué que n'y paraissait il y a 15 jours. Alors le D3 dans Mousse en un mot c'est 212 km une largeur de 55 km avec des couloirs de navigation qui sont de 3 km.

Donc c'est et c'est sous la surveillance, sous le contrôle de l'Iran, mais surtout euh passe par le détroit d'Ormous qui finit par un cul de sac dans le golfe persique, passe passe le monde entier des marchandises, non seulement le pétrole, le gaz, mais aussi l'aluminium, les engrais. Donc c'est toute l'activité économique mondiale qui passe par le D3 DO. Mais surtout plus important encore euh d'un côté il y a l'Iran, de l'autre côté vous avez les Émirats arabes unis, Oman, Baren, l'Arabie Saoudite, le Qatar.

Euh donc c'est leur pétrole, c'est leur gaz qui passe par le D3 d'ormouse. Et donc il y a là un problème stratégique. Euh le problème stratégique est le suivant, si vous me permettez une métaphore puisqu'on parlait la semaine dernière de strangulation.

Il il y a l'étrangleur et les étranglés potentiel. L'étrangleur c'est l'Iran, ils peuvent étrangler quand ils veulent. Ils ont le goulet, donc on sert le goulet.

Et les étranglés, bah c'est c'est tous les pays du golf. Mais ça va plus loin. Jusqu'à présent, c'est pour ça que ça peut encore empirer.

Jusqu'à présent euh c'est le pétrole qui flambe, le gaz. Mais demain euh il peut venir euh à l'esprit des Iraniens d'en finir avec les usines de dessement auquel cas ce sont les millions euh d'hommes et de femmes dans les pays du golf qui meurent de soif. Donc autant dire que on est dans une situation très très instable et pour l'instant il y a pas de solution sur le plan militaire pour débloquer le D3.

Alors, on a on vient d'entendre euh donc euh euh le président des États-Unis qui explique il faut m'aider, il faut plus m'aider, c'est trop tard, c'est trop tôt, c'est bon euh bon c'estàd ils sont pêtre. Donc en fait euh il en appelle à l'OTAN, mais on n'est pas dans le cadre de l'article 5 de la Charte Atlantique. L'article 5 dit quand quelqu'un est attaqué, on va au secours de celui qui est attaqué.

Mais là, personne n'est attaqué. C'est les États-Unis qui attaquent avec Israël. Donc, on n'est pas dans l'article 5.

Et puis de toute façon, je vais vous dire un truc. S'il y a une rupture du pacte atlantique, moi je m'en réjouis parce que euh il y a belle lurette que l'OTAN aurait dû disparaître. Parce que l'OTAN, qu'est-ce que ça veut dire pour un pays comme la France ?

On a eu grand ord de rentrer dans l'OTAN en 1967. Euh pas, on est on a quitté en 1966, on est rentré en 2007, on a eu grand. Pourquoi ?

Parce que quand vous êtes un pays qui a les trois atouts que les autres n'ont pas, c'est-à-dire membres du conseil de sécurité, euh la bombe atomique et une industrie de défense qui est qui est la seule en Europe qui soit indépendante des États-Unis, vous avez aucun intérêt à à rentrer sous le bouclier atlantique. On est face à face avec eux, on n pas rentré avec eux. Et euh l'OTAN en fait avait une justification quand il y avait encore le pacte de Varsovie.

Mais depuis que le mur de Berlin est tombé, l'OTAN n'a plus de justification. V songer que l'OTAN nous a entraîné euh partout dans le monde dans des guerres qui ne nous concernent pas. On était au Kosovo, on a perdu des hommes en Afghanistan, en Libye, en Syrie, Irak et puis làous on a été entraîné en Ukraine avec Macron alors que c'est pas notre guerre.

Je le dis, je le répète. Et donc en fait euh alors il s'énerve sur l'OTAN. Bon bah très bien.

Euh si tu veux plus de l'OTAN bonhomme euh disposons hein. Euh et alors euh Emmanuel Macron face à cela toujours pareil le en même temps en fait le 9 mars, je sais pas si vous vous souvenez, on en avait parlé ici, j'avais dit attention c'est très dangereux ce qu'il fait. Il fait une démonstration de force, une parade à Chypre et il explique "Nous sommes prêts à créer une coalition pour débloquer le détroit d'Ormouse." Et là, ben Trump le prend au mot, il lui dit "Ben, viens nous aider maintenant puisque tu as promis ça, puisque tu avais dit ça." Alors maintenant, il dit "Oui, ça sera quand euh euh il y aura moins de bombardement ou que ça sera plus tranquille." Mais en fait, on a mis le doigt dans l'engrenage.

Il fallait pas mettre le doigt dans l'engrenage. C'est une faute d'Emmanuel Macron. Cette guerre n'est pas notre guerre.

Donc premièrement, le détroit d'Ormous, déblocage du détroit d'Ormouse. On sait pas comment ça va se passer. Deuxième difficulté en fait c'est l'architecture militaire de l'Iran que Régist le Saumier décrivait magnifiquement dans le JDD.

C'est qu'en fait euh Ali Ajari qui est le commandant qui était le commandant des gardiens de la révolution en 2007 a conçu un système génial avec 31 unités de commandement qui correspondent aux 31 provinces de l'Iran. Sur le thème si vous recevez plus d'ordre, vous faites comme si vous preniez vous-même les ordres. Et le plan stratégique repose sur deux principes.

Le premier principe, c'est on cherche pas la victoire, on cherche à ne pas être défait. C'estàd on cherche pas la victoire sur l'adversaire potentiel, mais on cherche à durer le plus longtemps possible et à le mettre hors d'état de nuire. Euh c'est la raison pour laquelle le fils de Camille vient de dire euh lui ou son si euh où son interprète euh nous sommes vainqueurs parce que le fait de pas être vaincu, nous sommes vainqueurs.

Voyez pour eux ils sont vainqueurs parce que ça ça dure depuis 3 semaines. Et deuxème deuxième élément, ils cherchent pas eux à multiplier les avions de chasse. Ils ont compris que ils pouvaient pas lutter contre les Américains, les Israéliens, mais ils cherchent des armes asymétriques.

Donc on a les coramchar qui font mal quand ils se déploient et on a les drones, les fameux drones. Voilà. Donc la difficulté euh de cette archite enfin cette architecture militaire, elle présente pour les assaillants une difficulté parce que elle est favorable à une guerre d'usure.

Surtout que c'est un territoire très montagneux. Troisièmement, la fragilité des pays du golf. Et ça c'est sans doute une difficulté qui est négligée par les occidentaux.

Euh l'épée du golfe commence à paniquer. Pourquoi ? parce que derrière le pétrole et le gaz, il y a la destruction possible de leur politique d'image.

Or, leur politique d'image, c'est les centres de data, c'est les banques, c'est le tourisme. Voilà. Et là, il souffrent beaucoup, ils souffrent de plus en plus.

Et si jamais l'Arabie Saoudite et le Qatar se mettent à répliquer, là on a un conflit, on a un embrasement dont on ne pourra plus sortir et surtout car des conséquences sur l'économie mondiale et sur le prix de l'essence à la pompe chez nous, euh ça sera 10 fois les gilets jaunes, 20 fois les gilets jaunes. Voilà. Et puis alors, il y a un gros pépin, un gros contre-temps qui est arrivé cette semaine pour Trump.

Moi qui m'a beaucoup frappé, c'est le patron du centre de lutte contre le terrorisme, Joseph Kent, qui a écrit une lettre au président des États-Unis dans lequel il lui remet sa démission en expliquant deux choses. En disant premièrement euh c'est pas vrai, la menace n'était pas imminente. Et deuxièmement, on a cédé à la pression.

Les États-Unis ont cédé à la pression, je cite, le les États-Unis ont cédé à la pression d'Israël et et de son puissant lobby américain. Or, il y a quelques heures, la directrice du renseignement américain, madame Gabard, qui une personnalité très importante, madame Gabard vient de dire exact la menace n'était pas imminente. Et donc, vous imaginez aux États-Unis en ce moment ce qui se passe.

Voilà. Euh en réalité pour faire une synthèse et Ja, je dirai la chose suivante : neut jamais euh faire la guerre quand on n' pas euh l'issue politique en tête. Parce que quand vous n'avez pas l'issue politique en tête, la guerre conduit au désordre, au chaos, au champ de ruine fumante.

Et il y a quelqu'un qui avait dit ça qu'on ferait mieux d'écouter. Je vous invite à y réfléchir et qui disait "On peut tout faire avec des bayonnettes sauf s'asseoir dessus." C'est à l'éron.

Et si vous avez parlé de l'OTAN, c'est qu'il y a quelques heures, Donald Trump a adressé un message extrêmement virulent aux membres de l'OTAN. Sans les États-Unis, l'OTAN est un tigre de papier. Ils n'ont pas voulu se joindre à la bataille pour arrêter un Iran doté de l'arme nucléaire.

Maintenant que le combat militaire est gagné avec très peu de danger pour eux, ils se plaignent des prix du pétrole élevé et qu'ils doivent payer mais ne veulent pas aider à ouvrir le D3 d'Ormouse. Lâche ! à propos des membres de la de l'OTAN et nous nous en souviendrons.

Ce que vous annonciez se confirme à savoir friture sur la ligne la ligne de l'OTAN. Rapidement, je peux je peux dire un mot juste un mot là-dessus. Euh en fait les téléspectateurs et les auditeurs doivent se poser la question suivante : c'est quoi l'Europe ?

L'Europe c'est un marché. L'Europe a été évolue comme un marché. Elle a été voulue comme un marché et les pères fondateurs ont même ajouté pour protéger ce marché qui sera un marché complémentaire du marché américain, ce sera donc un marché transatlantique, on a besoin d'une protection parce que nous on n pas vocation à devenir une puissance.

C'est pas moi qui parle, c'est des pères fondateurs. Et donc pour être protégé, on va aller chercher les Américains. Les Américains, c'est le pack Atlantique, c'est l'OTAN.

Tout ça a très bien marché. euh cette impuissance garantie par la puissance américaine, la vassalité acceptée grâce au grand protecteur, c'est l'oncle Sam, tout ça a très bien marché jusqu'au jour où les Américains ont commencé à se dire "Mais nous maintenant euh c'est vers le Pacifique qu'il faut regarder parce que nous notre adversaire potentiel c'est la Chine et donc notre problème aujourd'hui c'est pas l'Europe, c'est pas la Russie. Si c'est pas leur Asie, c'est la Chine.

Et donc à partir du moment où les Américains regardent vers la Chine, ils se désintéressent de l'Europe et ils disent aux Européens "Bon écoutez voilà, l'OTAN ça sert plus à rien. En revanche, faudra continuer quand même" et c'est pour ça qu'ils ont quelques hésitations, à nous acheter le matériel et les armements parce que ce que vous ne savez pas, c'est que aujourd'hui il y a que la France qui produit ses propres armements en Europe. Tous les autres en fait, ils font les marioles mais ils achètent aux Américains.

Et ce qu'on risque demain, c'est le réarmement de l'Allemagne qui va tenir compte de la rupture du Pâqu Atlantique, le réarmement de l'Allemagne qui va devenir une force militaire qu'elle n'était plus. Et ce qu'on risque plus généralement, peut-être qu'on y reviendra, c'est l'Europe allemande. Alors, vous souhaitez quand même aborder là aussi euh dans ce conflit contre la République islamique en Iran, la France est en deuil et nous avions ouvert notre émission la semaine dernière sur ce sujet.

Jeanchf Arnaud Frillon a été tué dans la nuit, je le rappelle, du 12 mars par une frappe de drone au nord de l'Irak. qu'il était engagé au 7e bataillon euh des chasseurs alpins basés à Vars en en Nisser dans une unité d'élite de l'armée française. Euh cérémonie d'hommage, il y a eu sans Emmanuel Macron, sans Sébastien Lecornu, en présence de la ministre de la défense et vous la voyez à l'image.

Je vous propose d'écouter Michel Fal, géopolitologue qui était surpris pour ne pas dire en colère de de ne pas voir le président de la République et cette hommage qui a été rendu en Iser alors qu'il aurait très bien pu et dû être rendu du côté des invalides parce que c'est quand même quelqu'un qui était un héros comme vous le disiez en introduction et quelqu'un qui s'est livré dans de vraies batailles, dans de vraies guerres pour la France, pour le peuple français. pour faire face au terrorisme, face au jihadisme, face à l'islamisme et sunnite et chiite. Et pour moi, c'est un héros que la France perd aujourd'hui et la moindre des choses, ça aurait été que le président de la République soit bien présent pour lui rendre hommage.

Je le Philippe, vous êtes le frère d'un grand soldat, le général Pierre de Villier, qui est l'ancien chef d'état-major des armées. Est-ce que cette absence vous aussi vous a choqué ? Je partage complètement le le point de vue de Michel Fayade, le grand politologue don dont je me réjouis qu'il soit présent et de plus en plus présent sur sur notre chaîne.

Quelqu'un qui est qui a un jugement toujours asséré. Ce qu'il a dit est très juste. Je pense que Emmanuel Macron, je vais être très cru, a manqué à sa fonction de chef de l'État.

Son absence et celle du premier ministre qui était en son temps ministre de la défense nationale, ministre des armées, est une faute, une maladresse. Elle relève de la désinvolture, du dilettantisme. Comme si on voulait dire dans un message subliminal, cette mort n'est rien.

Cette mort n'a pas d'importance. Vous imaginez quand il y a eu l'affaire du Dracard, le drame du Dracard en 1983, si la France n'avait rien dit. Si la France n'avait pas été présente à la sépulture, là euh là on est dans une situation où cette mort gêne le pouvoir alors que c'est le pouvoir qui a envoyé ce soldat là où il est pour combattre le terrorisme.

Pourquoi cette mort gêne le pouvoir ? Peut-être à cause des banlieux. Peut-être parce qu'on a peur.

Parce qu'on a peur de tout aujourd'hui en France. Nos politiciens ont peur de tout. Le chef de l'État, c'est le chef de la famille, c'est le chef des familles, c'est c'est le chef de la tribu, c'est le patriarche, c'est le grand consolateur.

Et donc le fait que il soit pas là au côté de la famille, c'est une c'est une indignité, c'est une un acte de de désvilisation. La civilisation c'est simple, c'est quand on s'incline devant la mort de quelqu'un qu'on a connu et qu'on reconnaît parce qu'il est membre de la famille. La civilisation c'est quand on est dans la gratitude, dans la reconnaissance.

La civilisation en fait, elle a commencé avec les Grecs, avec cet écritau qui était installé dans le défilé des Thermopiles passant va dire à Spart que ces soldats sont morts ici pour obéir à ces lois. Voilà ce qu'on pouvait dire sur la guerre contre l'Iran et ayons une pensée évidemment tendre pour la famille d'Arnaud Frion et pour ses frères d'armes. Passons à l'actualité nationale.

Et c'est vrai que depuis 3 semaines Philippe Devilier, je vous entends plus parler d'Iran que de parler des préoccupations des Français. question de sécurité, de pouvoir d'achat, les questions de santé, de logement, l'histoire et puis les élections municipales. On parle plus de Caménail que de Mélenchon.

C'est pas faux. Incroyable. On va essayer de se rattraper là.

Ou alors c'est peut-être un lapsus révélateur. On va se rattraper. Euh Philippe Devilier, parlons des Français qui ont voté dimanche dernier dans toutes les communes de France.

Et quelle analyse vous a inspiré ce premier tour des élections ? Et selon vous, et quels sont ceux qui ont gagné et ceux qui ont perdu ? Alors pour vous répondre de manière synthétique, je dirais la chose suivante : Il y a eu le grand effacement et le grand remplacement.

Le grand effacement, c'est le bloc central, c'est la Macronie et le grand remplacement c'est la partitocratie traditionnelle. l'effondrement du bloc central euh il ne reviendra plus. C'est en fait d'une certaine manière l'effondrement et la disparition de la France de l'ubérisation de de la France des Eniwer ceux qui sont nulle part et qui préfèrent aller passer un weekend à New York qu'à Rokamadour. la France de la plateforme disruptée.

Euh la France qui euh déteste les racines et les enracinés. Cette France là, elle est liquidée, elle ne s'est jamais implantée. C'est fini le grand effacement.

Ensuite, on a le grand remplacement, double grand remplacement. Chacun a fait son travail. La France insoumise est en voie de grand remplacer la gauche socialiste.

Euh pour résumer jadis ou Naguer, on avait le Parti socialiste qui était la force centrale et l'extrême gauche qui était la force d'appoint. Et là, renversement, la force principale c'est la France insoumise et la force d' point c'est le PS. Euh Jean-Luc Mélenchon, grand pêcheur devant l'Éternel, pratique la stratégie du Bernard l'hermite.

C'est-à-dire que les insoumis les les insoumis Bernard l'hermite ont investi la coquille vide de l'espèce socialiste en voie de disparition. Voilà ma synthèse sur le grand remplacement. Et puis le deuxième grand remplacement, c'est à droite.

Le Rassemblement national et en voie de grands remplacés l'ancienne UMP qui était le RPR et qui est devenu le squelettique LR. Et donc ce grand emplacement euh il s'installe avec un ancrage difficile dans les villes, plus facile dans les campagnes avec 1500 conseillers municipaux. Et en réalité euh je me suis dit en regardant les résultats par rapport à ces deux grands emplacements, on est un peu revenu à la situation de des années du début des années 60 où il y avait un parti gauliste qui s'installait mais qui était faible localement et dominant nationalement.

Et à l'époque, il y avait des partis qui étaient encore qui étaient encore plein de vitalité local. parce qu'ils avaient des notables, c'était la SFIO, le MRP et euh le parti radical. Bon, ils sont tous morts.

Voilà. Et donc euh les partis vivent et meurent. Voilà.

Et donc en réalité en synthèse, je dirais la chose suivante, synthèse par rapport au premier tour à gauche la force principale, la force d'attraction c'estfi. à droite la force d'attraction, c'est le rassemblement national avec un sas un sas de transition euh un sas d'absorption, c'est des gens comme Éric Sioti ou Laur la valallette parle qui sont deux candidats remarquables. Je connais bien leur la valette qui est une amie.

C'est bon quand on a des candidats comme ça évidemment qui viennent de la droite classique qui sont des des gens des conservateurs, c'est c'est plus facile d'agréger. Mais je vais vous dire quelque chose. Le problème de LR du PS c'est la force de centrifugation potentielle.

Un jour, je parlais avec Charles Pasquis, Pierreju, Marie Sensgarot et les trois me disent, c'est juste au moment de Maastriche, si jamais le RPR ne fait pas une alliance avec le Front National à l'époque, compte tenu des positions du Front National sur Mastrich, le RPR deviendra le supplétif du Front National. national, c'était il y a donc 30 ans 40 ans et c'est ce qui est en train de se produire doucement, lentement et l'air va devenir le parti supplétif de du Rassemblement national et c'est un Nice que tout se joue parce que c'est laboratoire ce qu' a très bien vu Jérôme Fourquet. Pourquoi c'est laboratoire ?

Parce que en fait Jérôme Fourqued dit les LR vont assister à la découpe de leur partie parce que il y en a un bout qui va partir chez Édouard Philippe et un autre bout qui va partir chez Jordan Bardella. Philippe Devilier, deux villes ont retenu l'attention des commentateurs pour leurs résultats et des résultats qui ont entraîné des heures de débat. la deuxième ville d'Île-de-France par exemple Saint-Denis désormais entre les mains de la France insoumise et de son maire Bali Gayoko élu dès le premier tour et peut-être que c'est Jean-Luc Mélenchon qui en a le mieux parler mais avant d'écouter Jean-Luc Mélenchon, je vous propose de voir cette séquence où vous allez y avoir dans la mairie des sympathisants de Bali Bagayoko qui vont applaudir en disant "Nous sommes tous les enfants de Gaza.

Nous sommes tous des enfants de Gaza. Nous sommes tous des enfants de Gaza. Nous sommes tous des enfants de Gaza.

Nous sommes tous des enfants de Gaza. Et Jean-Luc Mélenchon qui en a parlé cette semaine. Écoutez, à propos de Saint-Denit, à Saint-Denis, la Nouvelle-France est affirmée et vous comprenez ce que ça veut dire.

C'est pas rien que ça soit à Saint-Denis. Vous avez vu les histoires que je me suis fait avec les Rac en leur disant "Ah bah oui, mais Saint-Denis, la basilique, pas moyen de la faire. Si vous aviez pas demandé aux musulmans comment on fait, ils sont tous mis à hurler.

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Bah pas de bol ! Ils ont ils ont le front de me dire que non pas du tout.

C'est les goes qui ont inventé les arcs brisés. Mais ça va pas. Les gotes, ils étaient juste capables de briser les arts.

C'est tout ce qu'il savaient faire. Mais c'est tout. Et non, le reste la science, elle est venue.

Mais mais pourquoi a priori ça serait nul ? Je dire, il y a a même bien fallu qu'il y en ait un jour un ou une qui se mette debout sur ses pattes à l'autre bout du continent africain pour qu'à la fin ici vous soyez en train de faire les malins. Tout blanc, tout moche que vous êtes.

Bon, tout blanc, tout moche que vous êtes, ça vous fait sourire ? Ah, il vous fait marrer Jean-Luc Mélenchon ? Bah oui, parce que moi je me sens tout moche, tout blanc et tout bête que vous êtes.

Oui. Oui. Et euh et je leur remercie de nous faire découvrir quand même que les cathédrales et les vitre euh c'est grâce au sarasins, le parti sarasin.

Ouais. C'estd qu'on a tellement honte de nous-mêmes que on procède à une autoflagélation quotidienne. Quel spectacle ?

Alors Saint-Denis euh Saint-Denni c'était le berceau de l'histoire de France et c'est devenu la capitale de la Nouvelle France pour parler comme Mélenchon. Macron avait dit la Saintani c'est la la Californie de la France. Je sais pas ce qu'il a voulu dire mais en fait de Californie on a plutôt une terre d'annonciation de type eschatologique.

Et en fait faut bien voir l'enchaînement qu'on a sous les yeux avec ces élections. On a d'abord le basculement démographique puis le basculement électoral puis le basculement culturel. qui vient en dernier.

Mais si on a refusé de voir le basculement démographique, on voit pas venir le basculement culturel. Et ça me fait penser au professeur Jacques Dupquet qui était un ami académicien, le grand démographe Jacques Dupquet qui un jour je lui je lui dis pour vous c'est quoi l'histoire ? Il parlait tout le temps de la grande histoire l'histoire.

Il et il cite Jean Gabin à propos du cinéma. On dit à Jean Gabin c'est quoi un bon film ? Il répond 1 une histoire de une histoire 3 une histoire et Julard c'est quoi l'histoire ?

Et il répond 1 la démographie 2 la démographie 3 la démographie voilà nous y sommes. Alors en fait l'histoire de Saint-Ni se résume ainsi. D'abord, il y a le berceau.

On entre dans la nécropole royale, on passe sous le l'arbre de Gessé, les rois d'Israël, puis on s'incline devant le martyre fondateur, l'évêque Saint-Denis, puis on passe entre les gisans. Et là, c'est une un voyage extraordinaire dans l'histoire de France, l'histoire de nos songes. On passe à côté de la tombe d'Agobert, du Klin, les rois, les reines et on on est envahi soi-même dans le silence par le lien millénaire entre le pouvoir et la famille pour lutter contre l'instant, assurer le temps long et le lien entre le pouvoir et le sacré pour parvenir à une obéissance d'assentiment.

Et puis et puis il y a la grande comion qui arrive 1789 1793 la tabula. Et là on ouvre les tombes, on les viole, on distribue les ossements. Euh c'est la c'est c'est la la phrase de Robespierre que j'ai déjà cité ici.

Quand j'ai vu à quel point l'espèce humaine était dégradée, je me suis convaincu moi-même de la nécessité d'un recommencement absolu de l'humanité. recommencement absolu. Donc on on profane au nom de l'homme nouveau, au nom de la régénération tiré de la régénération baptismale en profane.

C'est le sacrilège, c'est le blasphème. C'estàdire foin de toute l'histoire qui nous a précédé, le mémoricide. Et puis euh et puis en 1870, il y a la défaite cuisante et là il y a les historiens républicains qui viennent les uns derrière les autres discrètement à Saint-Denis.

Jules Quichra qui écrit sur Jean d'Arc, historien républicain s'il en est, mais qui dit il faut un fédérateur parce que en fait il dit les l'Évangile des droits de l'homme ne suffit pas à étancher la soif des âmes en manque des mémoires appelantes et suppliantes. Et donc il faut rechercher la mise en image allégorique des tendresses enfouies. Elles sont là dans la nécropole royale.

La République, notre royaume de France, dit Pegi. Tout est dit. Et puis arrive quelque chose que j'avais été le seul à voir l'année dernière avec vous grâce à vous, les femmes boilées de Saint-En.

C'est-à-dire que un jour on apprend sans que la presse ne dise rien que la nécropole royale est envahi par des par des des statuts de femmes voilées devant les rennes. Quand on sait, comme le dit très bien Florence Berge Blacker que le djihad et le fondement de la société islamique, c'est un geste de conquête et donc c'est un geste prémonitoire. Et moi je me souviens bien à l'époque, j'avais dit bon bah la ville va basculer pour faire un truc pareil.

D'ailleurs, tout le monde avait consenti, y compris les autorités spirituelles qui trouvaient ça très bien, le vivre ensemble. Et voilà que il y a le basculement électoral. Il y a une chose qui m'a beaucoup frappé, c'est que le nouveau maire de Saint-Ni a dit "Nous sommes les héritiers de l'immigration.

Donc on nous ne sommes plus les héritiers de la France éternelle, nous sommes les héritiers de l'immigration, c'est-à-dire en fait d'un autre monde. Et Éric Cocrel a dit ici même il y a 2 jours, oui, parfaitement, il faut que les mères ressemblent à ceux qui les élisent. Ah bon ?

Oui, il faut qu'ils aient la couleur de peau de ceux qui les élisent. Ah ! Alors, on a commencé avec Méran, souvenez-vous à l'époque l'antiracisme, euh la non discrimination, la le droit à la différence et en fait maintenant ils sont dans le racialisme.

Eux eux la France insoumise, ils sont dans le racialisme. Ils en sont au point où ils disent il faut que quand il y a une communauté de couleur noire, il faut qu'il y a un maire de couleur noire. C'est pas moi qui le dit, c'est eux.

Donc on va s'arrêter où comme ça ? Vous savez, il y a une femme qui s'appelle Madame Boutedja, l'essée, talenteuse d'ailleurs et et qui a dit "Mais en souriant, elle a eu un aveu qui dit tout. Mélenchons de points notre butin de guerre.

Alors, il nous reste une vingtaine de minutes Philippe Devilier et je voulais qu'on parle de Roubet parce que vous avez dit il y a deux villes effectivement qui ont été qui ont marqué l'actualité cette semaine. Je rappelle que à Roubet quatre candidats ont dépassé les 10 %. En tête, c'est David Guirou, la France insoumise, quasiment vainqueur dès le premier tour, Alexandre Garin de Divers droite, Karim Amrouni et Céline Sa du Rassemblement national et Union à gauche pour Karim Amrouni.

On a dit quel symbole pour Saint-Ni ? Quel tournant pour Roubet peut-être un peu plus court pour qu'on puisse parler de toutes les faire toutes les thématiques que nous souons faire sur les questions et sur les élections municipales ? C'est simple.

Eliotro, si vous voulez savoir ce que sera la France en 2050, vous allez à Roubet. Roubet, c'est le miroir caleïdoscopique prémuditoire de la France 2050 avec un maire qui est gardien de la révolution de Mélenchon si vous me passez l'expression et un futur maire dimanche et la première ville islamiste de France. Et je rends hommage puisque j'ai cité Florence Berge Blacker parce qu'elle avait tout dit tout vu dans ses deux livres le le le djihad par le marché halal. et son enquête sur le frérisme et elle dit premièrement l'islamisation est structurelle à Roubet travail d'entrisme des frères musulmans qui a été très bien décrit par le maire de Chalon sur sa Gilles Platay qui est un homme remarquable.

Ensuite, le vote est un vote communautaire, c'est qu'il ne répond pas à des motivations socio-économiques, mais à des motivations normatives. Ensuite, le parti de Mélenchon est un parti coucou, dit-elle, parce que il couvre les œufs de l'islam politique et enfin ça va se terminer comme en Iran. En Iran, il y avait les mélancholistes de l'époque, c'est-à-dire le parti tout les communistes et il y avait les mjadidines du peuple.

Et quand ils sont ils sont arrivés ensemble au pouvoir depuis neuf le château et dès qu'ils ont été au pouvoir les le parti Today a été pendu les responsables du parti Tois, les mélang ont été pendus par les moujidines du peuple. Voilà. Donc euh vous savez, Lenine disait euh "Nous leur vendrons la corde pour les pendre et le successeur de Bélenchon un jour dira : "Nous lui avons vendu le sabre qui nous a permis de l'égorger." Et plus généralement, Philippe, quelle leçon tirez-vous de cette entre de tours des élections municipales sur l'État de la France ?

La gauche est devenue la représentante du sud global décolonial recolonial. En fait, il y a aujourd'hui deux Frances. Il y a de France qui ne se parlent plus, de France qui coexistent, de France qui cohabitent, de France qui ne se comprennent plus, de France qui ne changent plus aucun regard entre elles.

En fait, nous ne sommes plus un seul peuple parce qu'une partie de ce peuple a fait ses sessions. Il y a plus la même manière d'habiter la France. Il y a plus de sol moral commun.

Il y a plus ce qu'on appelle jadis cette amitié supérieure qui fait une nation. Alors, il y a la vieille France, comme dirait Mélenchon, la France éternelle, la France de toujours, la France résiduelle euh qui en fait se sent spolié, dépossédé, dépossédé de son outil de travail qui est parti dans les chaînes de valeur globale au bout d'une onde dépossédé de de ses affections, de ses voisinages puisque chaque village devient petit à une sorte de complexe de suspicion, un assemblage de suspicion et puis cette France là, elle se sent dépossédée de son identité. C'est quoi l'identité ?

C'est simple. On se sent de la même terre, on se sent du même soleil levant, on se sent du même soleil couchant, on on se sent des mêmes extases, des mêmes exaltations, des mêmes songes. On en est plus là.

Alors, il y a l'autre France, la France de Mélenchon, la France insoumise qui veut faire la Nouvelle-Fance avec trois paris. Il y a un paris transfusionnel. On garde la toponomie, on garde le territoire mais mais on fait surgir un peuple neuf, un peuple monde disent-il.

Il s'agit de refonder la France et de la dépeupler pour la repeupler. Et dans ce cadre-là, l'immigration est une arme par destination pour remplacer et tuer les cultures, les héritages, le patrimoine, la mémoire. Tout refondé. la Tabula Raza, la nouvelle Tabula Raza.

Et donc cette cette nouvelle France, je dis elle a trois paris, le paris transfusionnel que je viens de décrire, le paris démographique mais dans son dit quand je suis né, un français sur 10 avait un grand-parent étranger. Aujourd'hui, c'est un français sur 4. Demain, ce sera un français sur deux.

Et donc en fait il il s'installe sur le chasser croisé démographique qu'on a sous les yeux qu'on ne veut pas voir. On va passer de 550 millions d'habitants en Europe à 380 millions et on va passer de 1 milliard 400 millions d'habitants en Afrique à 2 mliards 500 millions en 30 ans. Et enfin il y a le troisème paris c'est le paris sociologique.

C'est le plus malin. C'est l'alliance de la rue arabe et de la rue Saint- Guillaume. L'alliance des deux jeunesses.

La jeunesse des quartier qui dit son malaise, la jeunesse de l'université qui dit son rejet. Ces deux jeunesses, c'est l'avenir de la France et il partage quelque chose en commun. C'est la haine de l'Occident.

Les uns en disant l'islam est la religion des opprimés, les autres en disant l'Occident est prédateur, il est esclavagiste, il est colonialiste. Il faut donc ensemble décoloniser la France et la recoloniser. Voilà, nous y sommes.

Philippe Devilier, allons sur une question aussi pendant cette semaine d'élection municipale et d'entre deux tours de la question de la droite et notamment d'un parti que vous connaissez bien, les républicains. Et au-delà de ce que peuvent faire les LR, à quoi jouent les républicains, on a mis en parallèle une déclaration de Jordan Bardella ce matin qui appelle à faire sauter les murs parce que chez les électeurs, selon lui, il y a pas une feuille de papier qui sépare l'électeur ElR de l'électeur pourquoi pas Eren. Sorte d'union de pont qui peut se faire lorsqu'il y a eu la dissolution de l'Assemblée nationale.

Première démarche et et notre premier acte avec Marine Le Pen a été d'appeler le président des Républicains de l'époque Éric Sioti qui a accepté dans un choix courageux de mettre en œuvre une coalition au côté du Rassemblement national. Bien sûr, ça veut pas dire qu'on est d'accord surtout tout le temps, mais ça veut dire que au-delà des sensibilités qui nous séparent, l'essentiel nous rassemble. Et l'essentiel, c'est l'amour du pays, c'est l'amour de la France.

Et quand je vois la dynamique qui porte Éric Si à Nice, et bien je me dis qu'il a eu raison de faire ce choix. Et je souhaite aujourd'hui que tous les murs puissent tomber et que tous les patriotes puissent se rassembler. Des patriotes, il y en a à droite et donc je les invite à venir travailler qui est donc quand même ah Geoffre la jeune.

Philippe, quelle est votre appréciation des prises de position durant toute la semaine de de des dirigeants des républicains qu'on a d'ailleurs de plus en plus de mal à situer sur sur les chiquets politiques ? Ben moi j'ai je peux pas vous répondre parce que j'ai pas très bien compris. Je je connais bien Bruno Rota comme vous le savez.

Euh et mais là si je le voyage, je lui dirais qu'est-ce qui se passe à Nice en fait ce que tu as voulu faire ça peut s'en mêler les pinceaux ça peut arriver hein. Bon et puis alors je lui dirai aussi pourquoi tu tu veux faire battre absolument Franck Alisio qui était un homme remarquable. On le connaît bien nous.

On l'a très bien connu Bruno Rotario et moi quand il était au RPR. Donc pourquoi tu veux le faire battre avec Martine Vassal ? Pour que tu l'as maintenu ?

Et à Paris tout tu salues, tu tu vilipendes Sarah Cafu qui est une femme remarquable, tout le monde le dit. Tu la vilipendes pour ses idées et quand elle s'en va, tu salues son élégance. Où est la cohérence ?

Voilà. Et donc en fait euh ça me fait penser à François Bruno était là, on était chez la maréchal de l'âtre. J'ai le temps de vous raconter, c'est une histoire incroyable.

Le le 11 novembre 1987, on était chez la maréchal, on prenait le thé avec le président Mitteran qui était venu pour saluer Clémenceau et de l'OT à l'occasion du 11 novembre. et on parle, on parle, je le blague. Euh, on était très très libre de contact et il était très agréable, très cultivé et cetera.

Bon et là, je lui dis "Vous savez, je connais bien l'église de votre affiche, le clocher, la force tranquille." Et qu'est-ce que vous avez voulu faire vous le laïque ? Il me dit, "J'ai jeté une pierre dans le jardin de la cure." Je trouvais ça magnifique.

Et je dis "Ça veut dire quoi ?" J'ai dit "Ça veut dire que j'ai voulu absorber la démocratie chrétienne. Vous connaissez l'histoire de la baleine de Jonas, monsieur Devilet ?

La baleine de Jonas du progressisme boulimique. Il en reste rien. C'est le même homme qui a fait le cordon sanitaire dont je lui ai parlé aussi en disant "C'est une invention diabolique le cordon sanitaire.

C'est quoi le cordon sanitaire ? Et il m'explique, il dit j'ai voulu rendre moral le fait pour les socialistes de s'allier avec les communistes. À l'époque, c'était pas simple parce que le stalinis était pas loin.

St mort en 1953 et en même temps, je voulais rendre immoral le fait de s'allier pour la droite avec le rassemblement avec le Front National. et ça a marché. Le cordon sanitaire, vous entendez le mot sanitaire, c'est la santé publique qui est en cause.

Et en fait, qu'est-ce que fait Bruno Retaillot ? On a eu ses conversations lui et moi pendant des années au conseil général d'Avendé en disant un jour il faudra franchir le pas, c'est pas possible. Le pas que Siot, le président de Ler a franchi l'année dernière.

Bon et bien non, il y a rien à faire. le cordon sanitaire, c'est-à-dire la phrase de Michel Noir plutôt perdre des élections que perdre mon âme. Parce que perdre son âme, ça veut dire pour quelqu'un comme Bruno Rataillot et les LR être désigné par la gauche comme quelqu'un qui a perdu son âme.

Tu t'es allié avec ces salopards de conservateurs. Tu t'es allié avec des gens qui pensent comme Sarc Nafo, Éric Zemour, Philippe Devilier, Jordane Bardella, Marine Le Pen. Tu t'es allié avec ces gens qui sont des fascistes, des néonazis.

Donc dehors, impossible, je vais rentrer chez moi, m'occuper de mes âmes. Non, impossible. Je préfère faire moins, faire moins bien, faire moins haut mais demeurer.

La demeurance plutôt que la partance. Voilà leur devise. Vous avez parlé de la droite, parlons de la gauche à présent et de ces alliances euh entre la France insoumise et le Parti socialiste.

Plus d'une vingtaine de communes ont fait des fusions avec les mélanchonnistes. Ça comprend aussi les partis écologistes en sachant que plus de 70 % des Français sont contre ces fusions. Écoutez Jean-Luc Mélenchon cette semaine il a parlé des combinats.

Ils disent "Au deuxème tour non plus il y aura pas d'accord." C'est alors tout le monde entend. "Ah, il rompe l'accord.

Penses-tu ? Vous savez ce que c'est ? C'est des gros combinards.

Ils vont pas nous coûter trop cher, je pense, à acheter pour le deuxème tour, là où on les achètera. Mais quand même, quand ils disent il y aura pas d'accord national, ça veut dire faites votre tambouille. Faites votre tambouille localement.

Et ils sont tous là à se dire a pourvu qu'on y arrive avec la droite sans les insoumis. Les combinard quel talent hein ? Non mais quel talent hein ?

Et et le vous rendez compte les socialistes là quand ils regardent ça, c'est quand même une humiliation et combinard. En fait, je veux vous dire quelque chose en écoutant ça, je me dis bah on comprend que les Français s'abtiennent souvent parce que en fait quel spectacle ? Le le parjure est la matière première de la politique.

Le parjure, ça veut dire que la politique devient un exercice ludique. On n'est plus dans la politique sacrificielle, on est dans la politique hédoniste. La politique n'est plus un service, c'est une consommation.

Voilà. et les socialistes sont en train mourir. On ne respecte plus le principe dont parlait Malero.

Le monde va très mal depuis qu'il ne sait plus rien des universaux. Est est est non. Le cheval blanc d'cat est blanc.

Il peut pas être blanc et noir contrairement à Hollande à Tul. Et en fait, j'ai une pensée pour les socialistes, une pensée une pensée pour les pour le socialisme défunt. Le socialisme défunt il reposait sur trois éléments clés.

Le social, le peuple, laïcité. Le social, ils ont changé de prolétariat d'élection. Ils sont passés du prolétariat ouvrier au prolétariat lumpen prolétariat migrant.

Donc si bien que l'ouvrier aujourd'hui quand il se retourne, il voit l'usine qui se démonte, la mosquée qui s'installe et le porte-monnaie qui se vide. Ensuite le peuple, la phrase de Joress qui était socialiste, la patrie c'est le bien de ceux qui n'ont rien. Et ensuite la laïcité.

On a vu à Chalon sur Saun que je cisais tout à l'heure que les socialistes ont soutenu les conseillers municipaux qui ont voulu pouvoir porter le voile les conseillères municipales qui ont voulu porter le voile au conseil municipal de de Chalon. Alors en fait qu'est-ce qui va leur arriver ? Ils vont être expurgés les socialistes.

C'est une vieille tradition. Olivier fort, c'est Kerformiste qui a été liquidé par Lénine. C'est les Mencheviques qui liquide les bolcheviques.

C'est cachin avec Bloom. C'est une vieille tradition. Voilà.

Et il en restera rien. Moi ce que je pense c'est qu'on va vers un double suicide. dans l'instant le suicide des socialistes qui sont eux aussi pris dans la baleine de Jonas dont par l'émiérant baleine de Jonas euh évidemment la mélanchonie et puis le deuxième suicide viendra encore une fois Mélenchon il lui arrivera une bricole et la bricole c'est qu'un jour les islamistes se retourneront contre contre lui en lui disant dis donc tu es tout moche tu es tout blanc on veut plus de toi Philippe Devilier voilà ce qu'on pouvait dire sur les élections municipales et édition spéciale à suivre dès 17h sur C News ce dimanche.

Parlons de la France libre, le nouveau porte-avion, c'est son nom et il faut dire la France libre plutôt que le France Libre. C'est l'Académie française qui l'a décidé. Il sera de 310 m de long, déplacera 80000 tonnes.

Il disposera de deux réacteurs nucléaires et il représentera un tonnage 1,8 fois supérieur à celui du Charles de Gaul. Écoutez, Emmanuel Macron. Notre nouveau porte-avion portera le nom de France libre.

Dans ce nom passe la mémoire des femmes et des hommes qui se sont dressés face à la barbarie, unis pour sauver la patrie, déterminé à défendre une certaine idée de notre nation. Nos compagnons de la libération. Ce nom celle donc pour l'avenir incerment.

Pour rester libre, il nous faut être craint. Pour être craint, il nous faut être puissant. Et pour être puissant, être prêt aux efforts.

Dans ces efforts, soyons irréductibles, unis et sans relâche. Puissance, indépendance, résistance. Oui, c'est en servant la patrie que nous remporterons la victoire.

Patriame Servando, Victoriam Toulit le jeune. Qu'avez-vous pensé Philippe de ce nom ? La France libre ?

Alors la France libre quand on connaît la langue française et la portée des mots, la portée historique, on ne peut pas ne pas se dire ce que je me suis dit immédiatement. C'est ce qu'on appelle dans la langue française une anhrase. Qu'est-ce qu'une antihrase ?

C'est l'utilisation d'une locution qui exprime son contraire. Par exemple, je dis "Ah ben c'est pas joli, c'est joli. Joli, ça veut dire que c'est la si je dis comme c'est charmant, ça veut dire que c'est épouvantable.

C'est l'antiprase. Pourquoi je dis l'antiprase ? France libre.

La France est de moins en moins la France et elle est de moins en moins libre. Donc c'est une adjuration chimérique. La France elle est de moins en moins libre.

Elle est même plus du tout libre en ce moment là. Il y a madame Vanleyen qui est en train de discuter, de négocier en Australie parce que en tant qu'allemande, elle veille à écouler les voitures allemandes qu'on peut plus écouler en Chine. Donc en Australie quitte à sacrifier une fois de plus l'agriculture française, c'est les 20 vitaux de la France.

Donc c'est quoi la liberté ? Le marché de l'électricité, la liberté, c'est l'Allemagne. Le Mercosour, c'est l'Allemagne.

Le plan Asie l'immigration, c'est l'Allemagne. Les frontières, c'est l'Allemagne. C'est le couple germanoemand qui commande.

Nous ne sommes plus libres. Et en pensant à la France libre, j'ai pensé à la France libre. La Fren du 6 juin 44, Maurice Schumman qui était sénateur m'a raconter comment de l'a piqué une colère le 8 juin 44.

Pourquoi ? Parce que on a imposé en France un papier monnaie qui était un dollar en fait un dollar à la française et qui était une monnaie américaine pour occuper la France. Lamgothe s'appelle.

Et donc le go elle a dit pas question je veux rétablir en France le pouvoir français de battre monnaie. C'est ça la liberté. La liberté c'est la liberté de faire la loi en France, de rétablir les frontières en France, de rétablir la justice française et de rétablir en France le droit de faire la guerre ou de faire la paix.

C'est ça la liberté, c'est-à-dire les attributs constitutifs et régaliens de la souveraineté. Et puis la France, la France n'est plus tout à fait la France. Je dis pourquoi ?

Parce qu'on est devant un crime perpétré par une gende politicienne qui échappe encore au jugement de l'instant. Nous sommes en train de changer de peuplement. Nous sommes en train de changer d'art de vivre.

Nous sommes en train de changer de civilisation. Je pense souvent à une phrase des mémoires d'autotombe de château brillant qui décrit la France peut-être dans quelques temps, dans quelques années, lui dit dans quelques centaines d'années. Les peuplates de leur reno ont disparu.

Il n resté de leur dialect qu'une douzaine de mots prononcés dans la cim des arbres par des perroquets devenus libres. Et moi, j'ai pas envie de ça pour la France. J'ai envie que la France demeure et donc pour qu'elle demeure, il faut renouer avec la souveraineté, récupérer le pouvoir, quitter l'Union européenne qui est en train de nous épuiser et retrouver l'identité française, la cultiver et la transmettre, c'est-à-dire refaire des défenses immunitaires, c'est-à-dire des défenses identitaires pour que demain à nouveau la France retrouver le pacte 20 fois millénaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde.

Philippe Deviler, merci et à la semaine prochaine pour le grand débriefing, le grand résumé de ce second tour des élections municipales. Merci à vous le jeune. Dans un instant, c'est leur dépôt. tout de suite.