Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewParti socialiste (sur YouTube)· 31 août 2025 105 minAutoproduit

🔴 Le projet socialiste pour le 21ème siècle - #CamPuS2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Allez Donc tu es rapporteur, tu as 5 dans orateur principal de ton groupe, tu peux avoir deux. Ouais. Et encore tu as une bonjour tout le monde, c'est un peu plus souple.

Bonjour tout le monde. Merci beaucoup du coup de nous rejoindre pour cette séquence début d'après-midi qui est une des séquences du coup au cœur de notre campus qui est le lancement de la démarche sur le projet animé par Chloé Ridel députée européenne qui est accompagné des membres du comité de pilotage Christophe Clergeot député européen. Laurence Rossignol sénatrice du Val de Marne.

Patashi député de Z présidente de la commission culture éducation Maxime Sauvage premier fédéral de Paris et Nina Carameder secrétaire national à la société civile et Chloé bah à toi la parole. Merci cher Gaston. Ah parfait vous m'entendez c'est magique.

Merci beaucoup à toutes et tous d'être là pour une séance plainère que nous avons voulu consacrer à la refondation du projet socialiste pour le 21e siècle. Je ne sais pas vous, mais moi le débat public me pèse en ce moment. Depuis la dissolution et depuis l'instabilité chronique qui s'en est suivie, on a un débat politique et un débat public qui est prisonnier du court terme, prisonnier d'une discussion en ce moment qui tourne autour des déficits, de l'arrivée des sauterelles ou de l'arrivée du FMI bientôt dans notre pays qui est un débat politique angoissant qui d'ailleurs je crois ne passionne pas les Français et je pense qu'il y a une vraie demande dans notre pays de vision politique et de vision pour l'avenir.

Et pour nous, c'est une c'est une demande que nous devons entendre. D'autant plus que quand le débat public et que l'avenir paraît bouché, ça n'est jamais bon pour la gauche. Parce que depuis que la gauche existe, depuis que le socialisme est né au 19e siècle, nous sommes une force du progrès, une idéologie du progrès et nous avons besoin de cette projection dans l'avenir.

Quand l'avenir est bouché, et bien ce sont les forces de la nostalgie qui qui qui rejaillissent, qui ressurgissent. Et d'ailleurs, on voit bien que c'est en ce moment dans le moment qui qui que nous traversons et qui est caractérisé par une angoisse très forte, on voit bien que c'est la droite et l'extrême droite qui tirent leur épingle du jeu. Donc je pense que nous faisons bien dans ce moment qui est le nôtre où l'avenir paraît bouché, où les Français sont en attente d'une vision politique d'avenir, nous faisons bien d'entamer la refondation de notre projet pour pour le 21e siècle.

Je l'ai dit en Europe et dans le monde. Merci chers amis. On voit une gauche qui reflue partout.

Et moi qui suis député européenne, je peux vous dire que ça n'est pas une spécificité française le recul de la gauche. Cela se voit partout et l'extrême droite engrange des succès électoraux tout en s'organisant dans une internationale qui donne à voir un front coordonné et conquérrant. Il faut le dire, c'est paradoxal.

Les extrêmes droites en Europe et dans le monde sont beaucoup mieux organisées et coordonnées que les forces du progrès que la gauche. et elle converge sur un programme qui est un programme sur le plan économique qu'on pourrait qualifier de libertarien, c'est-à-dire qui prône un recul de l'État, de la puissance publique, une dérégulation, une baisse massive des impôts et qui sur le plan culturel converge sur un programme identitaire de rejet de l'immigration, ainsi de suite. Et je crois que ce programme des extrêmes droites est en réalité à l'antithèse du 21e siècle et des défis qui sont ceux du 21e siècle et est à l'antithesse de ce que nous ont montré les crises des dernières années qui au contraire font naître un besoin de coopération de collectif de puissance publique après la crise économique et financière de 2007-2008 pendant la pandémie de Covid c'est bien l'État qui est venu au secours de l'économie c'est bien la dépense sociale qui a sauvé l'économie.

C'est bien la politique de vaccination organisée coordonnée qui nous a permis de faire front face à la catastrophe écologique aussi. c'est de solutions collectives dont nous avons besoin. Et donc je crois profondément que tous les défis qui sont ceux du 21e siècle appellent un retour de la gauche.

Ça ne peut pas être au 21e siècle la solution du Far West posthumain que nous promettent les extrêmes droites alliées aux géants de de la techque américaine. Donc c'est à nous de mener la bataille culturelle et de convaincre surtout que nous pouvons changer les choses, que nous pouvons à nouveau changer la vie des gens, leur servir à quelque chose. Et donc nous sommes là pour mener cette bataille culturelle et c'est la raison pour laquelle nous avons entamé la refonte du projet socialiste qui vise à produire un programme de référence pour notre famille politique pour le 21e siècle.

Moi je dis pour le 21e siècle. Pourquoi ? parce que je veux que le projet que nous allons construire dépasse juste l'échéance électorale de 2027, l'échéance électorale immédiate que on se projette vraiment sur le long terme.

Tout simplement parce que une seule campagne présidentielle ne suffit pas à imprimer un programme. Le RN, ça fait 40 ans qu'il répète la même chose. La France insoumise, ça fait trois élections présidentielles qui font campagne sur le même programme qui s'appelle l'avenir en commun. il l'actualise.

Mais pour aller jusque jusqu'au français, pour vraiment faire entendre notre message, il faut se projeter euh dans le temps long. Et souvent je je vous êtes toutes et tous militants pour la plupart ici, vous parlez aux gens. Moi, je me désole de constater que le Parti socialiste travaille au quotidien, que nous avons des élus partout en France, des parlementaires, des élus locaux qui bossent, des militants aussi qui réfléchissent, mais que notre message ne parvient pas suffisamment au français.

Il faut le reconnaître. Souvent, j'entends dire que la dernière proposition socialiste qui parvient aux oreilles des gens, c'est la taxe robot ou le revenu universel. Ça remonte à 2017.

Et donc il faut que cette refondation du projet que nous entamons nous permette de tourner la page de tourner la page de toutes les accusations en non travail non programme du Parti socialiste. Que on arrête d'entendre dire que seule la France ensoumise aurait un programme à gauche, que seule la France insoumise aurait des choses à dire ou que seul le RN et la France insoumise auraient un projet pour le pays. Il faut qu'on modernise le socialisme, qu'on le hisse à la hauteur des défis qui sont ceux du 21e siècle, qu'on dépoussière la vieille social démocratie version 20e siècle et dans quelques mois nous aurons un projet pour la France qui devra exprimer une doctrine claire, une vision pour l'avenir et des propositions fortes qui créent du débat et qui nous identifient comme le RN a ses propositions identifiantes. un référendum sur l'immigration, la baisse de la TVA sur le gasoile comme la France insommise a aussi ses propositions identifiant la 6e République, la règle verte et j'en passe.

Pour y arriver, pour arriver à présenter ce nouveau projet socialiste pour la France, évidemment, on ne part pas de rien. Il y a, je l'ai dit, les travaux de nos parlementaires très riches. Il y a les conventions que le Parti socialiste a mené ces dernières années sur la sécurité, sur le féminisme, sur l'Europe.

Il y a les contributions militantes lors du dernier congrès. 400 contributions militantes ont été déposées. Nous avons une réelle expertise au sein de ce parti et d'ailleurs le programme de Blois a fait honneur à ses contributions militantes en organisant des auditions militantes et un certain nombre de militants qui avaient rédigé des contributions thématiques ont pu les pitcher ici à Blois.

On part aussi de toute une démarche d'écoute des Françaises et des Français que nous avons mené à travers un Tour de France qui ce qui s'appelait Notre France Parlons-en qui a eu lieu à l'automne à l'hiver dernier. Je te vois Gaston au premier rang où nous avons écouté rien dit on s'est tue. Et pendant une série de rencontres dans à chaque fois des petites villes ou des villes moyennes, on a écouté ce que les gens avaient à nous dire et on a entendu une rupture majeure de la confiance qu'ont les Français dans le politique et puis aussi, disons-le, dans le Parti socialiste, y compris, dans notre capacité à concrètement améliorer leur vie.

Pour la refondation de ce projet, on s'appuie aussi sur une série d'auditions pour donner à voir que nous coconstruisons notre projet pour la France avec la société civile, avec les organisations syndicales, avec les associations. On s'ouvre aussi sur les Français. Il y a un site internet dédié à la refondation du projet que nous avons élaboré, que nous allons enrichir au fil du temps et qui permet en fait à tout un chacun de participer, de déposer une contribution et on va égal évidemment s'appuyer pour la refondation de ce ce projet sur nos fédérations, sur nos secrétaires nationaux et voilà pour les pendant les mois qui viennent, ça va être déterminant.

Donc dans cette séance, on va chacun s'exprimer tour à tour et puis ensuite vous aurez vous la parole parce qu'on est très curieux de savoir ce que vous attendez de la refondation du projet socialiste pour la France. On a voulu à ce stade, on n'est pas à la fin encore du processus, on va pas là vous présenter des propositions ou des axes. On conserve ça pour la fin et on veut donner du temps au temps.

On a décidé d'essayer de prendre un peu de hauteur et de réfléchir à ce que ça veut dire d'être de gauche, ce que ça veut dire d'être socialiste au 21e siècle et de faire une sorte de jeu des sept différences avec le 20e siècle précisément. Notre monde n'a plus rien à voir avec celui de François Mitteran ou de Léon Bloom, même si on aime beaucoup faire des comparaisons avec les années 30 par les temps qui courent. Mais beaucoup beaucoup de choses ont changé.

Il y a d'abord au 21e siècle la réalité du réchauffement climatique qui menace nos conditions de vie sur terre, qui menace nos pouvoirs d'achat, nos maisons qui nous exposent à un monde de pollution généralisée. Ça n'existait pas du temps du socialisme au 20e siècle. Il y a aussi au 21e siècle un progrès technologique qui se retourne contre le progrès humain et contre le progrès social, contre le progrès démocratique.

Là où 20e siècle, le progrès technique, c'était la voiture, c'était le frigo, c'était l'aspirateur, c'était plein de biens du quotidien qui ont concrètement amélioré la vie de celles et ceux pour qui nous nous battons. Aujourd'hui, le progrès technologique est complètement hors de la discussion démocratique et avec l'intelligence artificielle, on ne sait même plus prévoir où est-ce qu'il va nous conduire. Et donc, il y a ce besoin que le socialisme démocratise le progrès technique pour qu'on arrête de le subir et le réhumanise aussi.

Ce qui change par rapport au 20e siècle, c'est aussi la place des femmes dans notre société. Les femmes sont massivement arrivées sur le marché du travail pour d'ailleurs y occuper majoritairement des emplois précaires. Peu rémunérer, peut rémunérer aussi symboliquement dans les métiers du soin.

Ce qui change, c'est aussi la la nature même du peuple français qui est beaucoup plus multiculturelle. Alors, vous pouvez me dire qu'au 20e siècle, il y avait déjà beaucoup de différence entre un breton et un provençal et un alsacien. Mais au 21e siècle, c'est un mélange de nation, de religion qui fait le peuple français et qui fait aussi sa force.

Qu'avons-nous à en dire ? Qu'avons-nous à dire aussi de la transformation de la nature même de la classe ouvrière, de son amenuisement de classes populaires qui n'ont plus rien à voir avec ce qu'été les classes populaires au 20e siècle. Comment est-ce qu'on leur sert à quelque chose face à un pouvoir d'achat qui qui qui est complètement réduit à pot de chagrin ? des prix du logement qui ont explosé en accès à la propriété qui est devenue de plus en plus difficile.

Et je sais comme jeune femme, je me mets encore dans cette catégorie, je sais de quoi je parle. Face à des prix de l'énergie qui ne cesse d'augmenter, face à un avenir aussi qui apparaît bouché. On a l'impression que la marche du progrès s'est arrêtée.

C'est quelque chose qui revient souvent quand on écoute les jeunes. On entend génération sacrifiée, plus d'avenir, on ne sait plus où l'on va. Et ça ça n ça n'est pas bon pour une famille politique comme nous qui est une famille politique du progrès.

Et enfin ce qui a vraiment vraiment changé au 21e siècle par rapport au 20e, c'est la nature même du capitalisme. Un capitalisme qui depuis les années 80, ce qu'on a appelé la vague néolibérale n'est plus un capitalisme national mais mondial, financiarisé, libéralisé. Et cela, ça nous a fait perdre du pouvoir de négociation, une capacité à appliquer notre programme et à exercer un rapport de force.

Ça nous pose la question de comment est-ce que on va appliquer notre programme, comment est-ce qu'on va rééquilibrer le rapport de force entre capital et travail, comment est-ce qu'on va défendre celles et ceux pour qui on se bat face à des multinationales qui sont aujourd'hui plus puissantes que beaucoup d'États. Et donc pour toutes les raisons que je vous ai cité là, le réchauffement climatique, la nouvelle place des femmes au 21e siècle, la place du progrès technologique, sa nature même, la nature euh de du capitalisme, le peuple français qui évolue, les classes populaires aussi qui changent euh de nature, qui se précarisent, qui travaillent moins dans l'industrie, plus dans les services. Pour toutes ces raisons-là, le socialisme aussi doit évoluer.

Il doit bien sûr être écologique. il doit être, je crois, technigilant ou technolucide. Il doit être féministe, il doit être antiraciste.

Il doit aussi chercher à recréer un rapport de force pour servir les gens. Et je veux insister sur ce point parce que depuis 1983, depuis ce que ce qui a été qualifié de tournant de la rigueur sous le quinquen sous le Septenaat de François Mitteran, la question de notre pouvoir d'agir nous est posé et nous ne l'avons jamais complètement résolu. Comment comment est-ce qu'on applique notre programme ?

Comment est-ce qu'on défend les travailleurs ? Comment est-ce qu'on partage les richesses ? Comment est-ce qu'on construit de la justice fiscale, de la démocratie, de la liberté, de l'information dans un monde où la puissance publique a moins de pouvoir d'agir, dans un monde où finalement l'argent et le capital ont une puissance décuplée.

Il faut que à travers la refondation de notre projet, on se pose la question de justement notre levier d'action, la façon dont on reconstruit du rapport de force. Et ça, je crois que c'est une question sur l'échelle à laquelle se situe le pouvoir. Et il faut qu'on reconnaisse que des méthodes qui ont pu être qui ont pu émerger à gauche à la fin du 20e siècle pour s'adapter à cette nouvelle réalité, une méthode comme le social libéralisme par exemple, ce courant là qui était avec Tony Blair, émergé avec Tony Blair au Royaume-Uni et Gérard Schreuder en l'Allemagne, le social libéralisme a échoué précisément a échoué à recréer du rapport de force, a échoué à rééquilibrer les les les la richesse entre capital et travail, la répartition de la valeur ajoutée et il faut savoir le reconnaître comme il faut aussi dire que les grands programmes qui sont remplis de bons sentiments mais qui sont inapplicables ne pourront pas non plus permettre de changer la vie des gens.

Mais il ne faut pas que nous renoncions et euh je peux vous assurer que le projet que nous présenterons euh sera très clair sur ce point à bousculer l'ordre des choses. J'ai ici une citation de Léon Bloom que j'aime beaucoup qui dit "On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire bah c'est l'ordre des choses. Il en a toujours été ainsi et nous n'y changerons rien." On est socialiste à partir du moment où l'on a senti que ce soit-disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d'égalité, de solidarité qui vit en nous.

Alors voilà ce qui était vrai pour le coup dans la bouche de Léon Blume au 20e siècle et toujours au 21e siècle. Si on ne change pas l'ordre des choses pour plus de justice, de liberté, d'égalité, de solidarité, on ne sert à rien. Et ce qu'on attend de la gauche, ce qu'on attend d'un grand parti de gauche comme le Parti socialiste, ça n'est pas simplement de gérer les affaires courantes, de combler les trous dans des déficits, c'est de transformer en profondeur la société. c'est d'installer un rapport de force avec le marché capitaliste, avec les géants de la tech, avec les égoïstes de tout poil, avec les racistes, les misogyines, les dictatures, les climatosceptiques, les obscurantistes religieux.

C'est à ce prix-là que la gauche pourra servir à quelque chose, rétablir l'égalité, accroître notre liberté, assurer l'écologie, faire régner l'humanisme, faire primer aussi la coopération sur la compétition tous ou encore soustraire les biens communs à la logique du profit. Tous ces mots que je viens de vous citer là, égalité, liberté, humanisme, écologie, démarchandisation, coopération, ces mots-là sont des mots du socialisme au 21e siècle. Et pour cette séquence, nous avons choisi de partir à chaque fois d'un mot pour illustrer la direction que devra prendre notre projet et pour illustrer la vision qui devra être la nôtre euh pour le renouvellement de l'idéologie et du programme socialiste au 21e siècle.

Et donc j'ai là ici derrière moi les membres du comité de pilotage qui qui avec avec lesquels je conduis cette refondation du du projet du programme socialiste qui vont chacun vous dire vous dire quelques mots à partir d'un mot du socialisme au 21e siècle et le premier d'entre eux sera Christophe Clergeot mon camarade député européen que j'invite et qui va vous parler d'écologie. Christophe, c'est à toi. Merci Chloé.

Bonjour à toutes et à tous. Et donc moi, je vais me livrer un petit exercice. D'abord, je voudrais croiser le mot écologie avec les autres mots que vient d'évoquer Chloé.

Ensuite, reparler de cette bataille politique qui évoquait Chloé, comment elle s'exprime autour de la question écologique et terminé par les conditions d'adhésion des citoyens à un projet du socialisme écologique. Et pour moi, la question clé appliquée à l'écologie, c'est celle de l'égalité et de la justice sociale. Alors, d'abord, moi mon écologie est un humanisme.

Je suis socialiste, je ne suis pas écologiste. Je me bats pas d'abord pour la planète ou le climat. Je me bats pour que les femmes et les hommes puissent vivre mieux sur cette planète, en harmonie avec cette planète.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que nous sommes fidèles au combat historique du socialisme démocratique pour l'égalité, pour la justice sociale, pour l'émancipation, mais que nous avons compris que pour réaliser ce projet, on ne pouvait pas sacrifier la planète et que le caractère limité des ressources, le changement climatique, ce sont des choses que l'on met au cœur de la réflexion sur la réinvention de nos propositions et de notre projet. Et c'est cette démarche-là qu'on appelle le socialisme écologique.

Ensuite, l'écologie, elle appelle la coopération. Nous sommes victime de cette brutalité de la société. La brutalité qui est imposée par la compétition capitaliste.

La brutalité qui est aussi imposée par l'extrême droit dans le débat public, la folie des réseaux sociaux, l'omniprésence des fake news. Et l'un rend impossible de défendre la planète, l'autre rend impossible d'agir raisonnablement et collectivement. Donc la réponse à la brutalité du monde pour agir ensemble, pour répondre à la crise écologique, c'est la coopération.

C'est celle qui nous permet d'être intelligent collectivement. C'est celle qui nous permet de briser les silos. C'est celle qui nous permet de construire une démarche collective et un avenir commun.

Ensuite, c'est une évidence, je crois pour vous, comme pour nous, comme pour moi, que le marché n'est pas notre allié. Le marché ne sait pas produire les biens communs essentiels, l'eau, l'énergie, l'alimentation. Le marché ne sait pas protéger les femmes et les hommes face aux impacts de la crise écologique, face au risques climatique très concret.

Et donc face à cela, la démarchandisation du monde, ça veut dire l'affirmation des services publics, ça veut dire l'extension de la protection sociale et le faire spécifiquement sur le champ écologique. Et puis bah l'écologie, c'est même la liberté. Je ne sais pas si vous avez ce chiffre en tête, mais l'Europe verse 1 milliard par jour à la Russie de Vladimir Poutine pour lui acheter du gaz et la France, c'est 1 milliard par semaine.

Je crois que chacun comprend spontanément que cette dépendance aux hydrocarbures est un danger pour notre liberté et pour notre souveraineté et que le développement massif des énergies renouvelables avec bien sûr un peu de nucléaire pour passer la phase de transition, mais le développement massif des énergies renouvelables, c'est le chemin vers la liberté et vers l'émancipation. Alors, je crois que nous sommes capables de formuler en quoi placer l'écologie au cœur du projet socialiste, c'est le renouveler et non pas l'affaiblir ou le transformer radicalement. Mais nous sommes confrontés donc à une bataille politique majeure face à laquelle il faut qu'on sache dire qui sont nos ennemis.

Et ce que je vais dire maintenant, c'est un peu ce que je tire aussi des discussions avec vous et dans les ateliers au fil de ce campus. Qui sont nos adversaires ? Est-ce que la bataille, elle est entre le bobo et le populo pour savoir qui prend sa douche en 5 minutes ou qui mange bio ?

Non, la bataille, elle est face à Trump, face aux attaques climatoceptiques contre la remise en cause du Green Deal à l'échelle européen, la bataille contre la loi du plomb en France. Et cette bataille, en fin de compte, nous la menons contre qui ? Nous l'amenons contre les plus riches et contre les grandes firmes internationales Nesley Waters Total les grandes latech qui eux veulent surtout que rien ne change et qu'il n'y ait aucune contrainte mise au déferlement de leur vision ultralibérale financiarisée qu'évoquait Chloé du capitalisme qui passe par un gaspillage et un sacrifice assumé et revendiqué des ressources de la planète et donc de notre qualité de vie.

Et dans ce combat et dans ce combat il faut pas se disperser en fait. Moi en préparant, j'ai redécouvert, je le savais un peu mais je l'ai redécouvert que 75 % des émissions de gaz effet de serre à l'échelle mondiale étaient lié à la production d'énergie. Vous décarbonez l'énergie, vous réglez 75 % des émissions de gazf et ser.

Donc oui, ce combat est le combat absolument majeur. Il faut nommer les combats majeurs et il faut qu'on tranche entre nous une question qui est-ce que les réponses à la crise écologique sont d'abord des réponses individuelles ou collectives. Ce qu'on a mis à jour dans les discussions de ce campus, c'est que quand on renvoie à l'individu la charge de la bataille contre le changement climatique ou la crise écologique, ça le met dans une situation d'angoisse terrifiante que on comprend parfaitement.

Et ça amène à quoi ? Ça mène au déni à l'évitement. Et quand cette interpellation individuelle vient vers les classes populaires qui sont les moins émetteurs et les premières victimes, on est dans l'indens absolu.

Et quand l'État interpelle un citoyen pour lui dire laisse ta voiture, prends le train alors qu'il n'y a pas de train, on est dans l'absurdité et l'hypocrisie la plus absolue. Donc face à cela, si on veut éviter si on veut éviter la fragmentation même de notre camp, le renvoie au repli individuel, le renvoie à des citoyens qui sont perdus face à une injonction, il faut des réponses collectives très fortes, il faut un horizon, il faut mettre à jour, rendre désirable une vision d'avenir de la société qui soit enthousiasm l'écologie au cœur. Et je crois que c'est vraiment le sens de l'exercice du projet.

Et pour être concret, si on prend maintenant la question de l'égalité appliquée à l'écologie, qui est là encore pour moi la clé de l'adhésion à la transition écologique et énergétique, il y a quelques petits trucs qu'il faut pas oublier et je vais terminer par ça. Le premier c'est qu'il faut parler concret. Pourquoi on parle toujours d'écologie ? au lieu de parler qu'on pense écologie, logement, santé, alimentation, énergie, transport, en étant capable de montrer aux citoyens qu'on va changer ces politiques là en les rendant plus favorables à ce qui leurs intérêts, des politiques qui améliorent leur vie quotidienne et leur pouvoir d'achat.

Donc, revisitons toutes ces politiques de manière transversale avec l'écologie et la justice sociale au cœur. C'est comme ça qu'on fera progresser l'écologie. Et la santé est notamment un levier extraordinaire pour reposer la question sociale en cohérence avec la question écologique.

Quand on parle des pifas qui sont partout, quand on parle des microplastiques ou quand on parle de la santé mentale, on est au cœur de la vie quotidienne de chaque habitant, de la manière dont il voit son intégrité, sa qualité de vie. Et là, on a à nouveau l'écoute des citoyens. Et là, ça devient très dur pour l'extrême droite de combattre des propositions qui visent à améliorer, par exemple, la santé des populations.

Donc, être concret, parler des politiques publiques, ensuite protéger. Finalement, quand on fait une loi qui transforme les règles du jeu, la question que se pose chaque citoyen, c'est est-ce qu'il y a une place pour moi dans ce nouveau monde qu'invente cette nouvelle loi ? Et vous connaissez les débats voiture électrique.

Est-ce que je peux acheter un véhicule électrique ? ation de mon logement, on dit que c'est obligatoire, est-ce que je peux le faire ? Et bien maintenant, il faut les outils dimensionnés qui garantissent quand on adopte une loi de transformation écologique que chaque citoyen est respecté et a sa place.

Protection contre les risques climatiques. Les assureurs vont arrêter de vous assurer. Qui va vous assurer ? personne et vous serez seul face à la tempête, face à l'inondation ou face à la sécheresse ou est-ce que l'État va relever le défi et créer une nouvelle branche de la sécurité sociale pour prendre en charge le risque climatique et le risque naturel ?

Ça fait partie moi de ce que je vais défendre et des questions qu'il faudra trancher dans nos débats et protéger l'emploi. Si on veut imposer à l'industrie des normes, est-ce qu'on laisse les emplois partir dans les pays qui n'acceptent pas ces normes ou est-ce qu'on se retrousse les manches pour avoir une vraie politique industrielle, une vraie politique de protection de l'Europe par rapport à la concurrence des loyales et utiliser la puissance de notre marché et avoir une diplomatie active y compris contre Trump évidemment pour imposer ses référentiels et construire les bases de l'industrie de demain et des emplois de demain. l'industrie, l'agriculture, la pêche, l'économie productive, c'est presque c'est entre 25 et 33 % des emplois dans la chaîne de valeur.

On devrait en parler au moins le tiers du temps quand on parle d'économie et quand on parle d'activité. Enfin, une grande réforme fiscale pour les gens. Si on met une taxe sur le carbone et une nouvelle taxe sur le carbone qui va arriver bientôt sans faire une réforme fiscale qui allège la charge pour les plus défavorisé et qui l'augmente pour les plus riches, il y aura une maldonne.

Ils peront du pouvoir d'achat et ils nous tourneront le dos. Pas de fiscalité écologique sans réforme fiscale massive de l'ensemble du système fiscal et des impôts. Et puis pour terminer, investir massivement.

Je vous donne un exemple sur le logement. Vous êtes dans une rue d'une ville de France. Vous avez une famille qui gagne 2000 € par mois qui est dans un logement rénové.

Dans la rue d'à côté, vous avez la même famille avec les mêmes revenus qui est dans un logement qui n'est pas rénové, une passoire thermique et le rapport de l'énergie qu'il paye c'est un rapport de 1 à 5. On peut accepter ça. On peut accepter qu'il faille 20 ans pour rénover les logements dans ce pays où on fait l'effort massivement pour que tout le monde bascule ensemble dans un nouveau rapport à la qualité de vie dans son logement.

C'est un exemple, il va falloir des investissements massifs et ces investissements massifs, c'est évidemment en rupture totale avec le logiciel ultralibéral qu'on nous vend aujourd'hui. Évidemment, ce que Berou a proposé. Donc, une stratégie globale, une vision d'avenir, l'égalité au cœur.

Voilà ce que nous allons porter dans ce projet qui doit être un projet résolument socialiste et écologique. Merci. Merde, ça merci beaucoup Christophe, tu as très bien décrit et commencer à décrire, je crois, la façon dont au 21e siècle, le socialisme ne peut-être qu'écologique et en réalité l'écologie ne pourra s'installer qu'à travers le programme socialiste, qu'à travers la réduction des inégalités, qu'à travers une une démocratisation des biens communs. l'eau, l'air, euh la terre, la culture même et de la démocratie en entreprise aussi.

Bref, qu'à travers des solutions collective et coopérativ et ça ne fait que commencer. Pour le prochain mot du socialisme au 21e siècle, cela va s'afficher, nous allons vous parler de démarchandisation. C'est ça.

Et c'est toi Maxime qui va devoir présenter ce mot. J'appelle la régie. Pensais que j'étais 3è rien qui s'affiche.

Ça arrive. J'appelle la régie pour nous afficher ce mot parce que la démarchandisation cela dit quoi ? Et Maxime va vous en parler bien plus brigamment que moi.

Cela dit que le socialisme ne croit pas plus au 20e siècle qu'au 21e siècle au règne du tout marché. Il protège et même il promeut les communs. Je l'ai dit, l'eau, l'air, la terre, la santé, la connaissance, les données, les infrastructures, la culture.

Rien de tout cela ne peut être abandonné au log aux logiques marchandes, géré par elle. Les communs, ce sont des biens partagés mais aussi des modes de gouvernance démocratique. Et tu vas nous en parler Maxime.

À toi la parole. Bonjour à toutes et tous chers camarades et je suis très heureux de vous parler cet après-midi de démarchandisation. Alors, vous le savez, en début d'année, on s'est beaucoup vu, on a beaucoup dématu dans le cadre du congrès du Parti socialiste.

Et la démarchallisation au fond est un des mots du congrès que nous avons vécu à Nancy. Il a d'abord été porté par un texte d'orientation, le texte d'orientation B. Le premier secrétaire, notre premier secrétaire dans son discours de clôture à Nancy a fait sien ce mot et a été qu'il soit au cœur du projet des socialistes.

Et je remercie Chloé aujourd'hui d'en faire un des mots de notre plinière sur le projet. Alors comme nous en avons débattu parfois en assemblée générale dans nos fédérations et nos sections, on sait déjà à quel point ce mot peut parler au socialiste, mais aussi il peut interroger. Parmi les interrogations que nous avons entendu ensemble au printemps quand nous avons échangé dans ce grand temps de démocratie qui est notre congrès, qu'avons-nous entendu ?

Nous avons par exemple entendu que des marchandisations au fond, il avait un problème, c'est que c'était un mot trop complexe. C'est un mot de six syllabes et vous savez que souvent on dit que les socialistes quand ils parlent, ils le sont difficilement compris. C'est vrai que nous devons faire ce travail d'être compris quand on s'exprime à force quand on parle de notre projet.

Et néanmoins, ce que j'ai envie de dire que c'est vrai qu'avec six syllabes, c'est un long mot parce que c'est un mot quand on le prononce qu' qui se comprend et je pense que il faut pas prendre les françaises et les français pour des imbéciles. Et quand on parle de démarchandis démarchandisation intrèquement, ils ressentent ce que ce que l'on veut dire. Et puis au fond, rien que par sa forme, c'est une première réponse au populisme.

Parce que le populisme, c'est quoi ? C'est notamment l'appauvrissement du langage, un appauvrissement de saint syntaxe, un appauvrissement du vocabulaire. Et parfois quand on écoute certains grands leaders populistes, on a l'impression qu'il ne s'exprime qu'enobatopé.

Et quand on parle et qu'on prononce le mot de démarchandisation et qu'ensuite on décline la vision qu'on met derrière ce mot, je crois que c'est un formidable rempart au populisme. Ce qu'on a pu entendre aussi quand on a parlé de démarchandisation et qu'on a débattu sur sur ce terme, c'est que c'est un concept sympathique mais peut-être dat ou en tout cas vintage. C'est vrai que peut-être que dans nos études, on ou dans nos lectures, on l'a rencontré notamment quand on on lit Carles Poliani, ce grand économiste roi notamment dans la grande transformation qui est un livre qui est sorti en 1944 où quand on lu les travaux du sociologue danois Gosta Sping Anderson, il parlait au 20e siècle de des marchandisations et c'est vrai que c'est un mot qu'on a arrêté d'utiliser en tout cas dans le cadre de nos expressions de socialistes ces dernières années.

Je pense que ce concept il est profondément actuel et pertinent et surtout qu'on a nécessité à le remettre au goût du jour. Il a c'est vrai et quand je citais les les chercheurs, les intellectuels qui l'ont qui l'ont travaillé par le passé, qui l'ont manié, il était entendu dans une vision extrêmement économique et limitée à certains champs de la société. Je pense aujourd'hui à partir du moment où on en fait un mot de notre projet qu'il faut l'utiliser pour parler de certains piliers du projet socialiste et je pense et Christophe en a parlé déjà brillamment en matière d'écologie.

Quand on parle de démarchandisation aujourd'hui, on parle aussi d'écologie mais je pour dire la même chose et je vais y revenir quand on parle de féminisme que quand on parle de démarchandisation, c'est un concept aussi profondément féministe, même s'il avait été historiquement pas pensé comme ça comme cela. Quant de don au fond par des marchandisations, je vais être volontairement synthétique et balayer quelques quelques premiers axe. Déjà, c'est de raffirmer une évidence quand on est socialiste, c'est évidemment que tout n'est pas marchandise et qu'il faut sortir du marché certains secteurs et que dans d'autres secteurs, il est nécessaire de réguler le marché et notamment pour réduire les inégalités et lutter contre la pauvreté.

Pourquoi tout ne doit pas être marchandise ? Sortir de la logique marchande, vous le savez et on le sait, c'est notre engagement commeiste et ça fait écho à la citation de Lon Bloom prononcée par Chloé. C'est libérer les individus, c'est garantir leur autonomie, c'est briser les chaînes de la domination économique, sociale et politique.

Des marchandisés, c'est émanciper, c'est renverser toutes les conditions qui invers qui à service, pardon, qui humilent, qui diminuent, qui domine l'humain des marchandisés, c'est créer les conditions pour que chacun maîtrise sa vie au fond. En somme, ce que nous souhaitons, c'est démarchandiser la vie. Avec la démarchandisation, et c'est clair aussi, nous n'appelons évidemment pas à sortir de l'économie de marché mais nous considérons qu'il faut étendre le périmètre au maximum de la sphère non marchande.

La démarchchandisation aussi, c'est pour répondre aux critiques souvent qu'on entend contre ce mot. Ce n'est évidemment pas l'étatisation. Ce n'est pas une série de nationalisation technique.

Ce n'est pas la substitution mécanique au marché d'un état gestionnaire lointain et bureauc bureaucratique pardon à l'excès. La démarchandisation au contraire constitue un projet politique neuf et il faut l'assumer comme tel visant une gestion collective, participative et démocratique. C'est inventé des formes nouvelles de gouvernance partagée où les usagers, les travailleurs, les habitants sont pleinement associés à sa définition.

C'est ouvrir la voie un nouvel esprit d'entreprise également par les coopératives, la codétermination, l'actionnat salarié, les sociétés de mission, la comptabilité écologique, parfois des des concepts, des notions qui ne sont pas, on va dire, dans la culture française. Et enfin, c'est s'appuyer sur le tissu associatif et sur les acteurs et les actrices de l'ESS. La démarchandisation, c'est aussi avoir une ambition renouvelée pour le mouvement associatif et pour le SS. concrètement des marchandiser la vie, c'est soustraire ou au max ou en tout cas tendre vers la soustraction de l'enfance, de l'éducation, de la vieillesse ou de la santé à la logique du marché.

Ce matin, ici même, nos parlementaires ont présenté leur proposition budgétaire et on a pu voir dans les mesures d'économie, de recettes qui sont présentées, cette vision pour un budget juste que nous avons des mesures pour démarchandiser la santé. C'est répondre et prévenir les scandales révélés par des enquêtes récentes. Victor Castané quand il écrit dans les faux soyeurs, il dénonce les pratique d'une entreprise comme Oréa concernant les épades du secteur lucratif. quand il écrit 2 ans plus tard dans les ogres, il dénonce les pratiques de People and Baby dans les crèches.

Et on voit quand on lit ce livre et qu'on on est effaré, on est terrorisé par ce qu'on lit, qu'il est impératif de démarchandiser ces secteurs. Je peux pourrais parler d'un autre livre dont vous parlerez beaucoup mieux que moi. D'ailleurs, Fatia Kelouashi, présidente de la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale.

Et peut-être que vous l'avez lu, c'est le livre de Claire Marchall le cube qui dénonce les méthodes de Galileo dans l'enseignement supérieur privé qui est un secteur en plein effort qui est n'absolument pas régulé. Et je sais que les députés socialistes ont déposé une proposition de loi portée par Emmanuel Grégoire, député de Paris pour réguler enfin ce secteur et sortir les étudiants de ce marché sans fois ni lois. des marchandiser la vie aussi c'est s'appuyer sur ce concept pour défendre des lois qu'on a pu initier comme socialistes qu'on a toujours défendu et qui sont sévèrement attaqué qu'est-ce que la loi est serue sinon une très grande et une très belle loi de démarchandisation en l'occurrence d'une partie du secteur du logement et nous devons dans les années à venir avoir une nouvelle ambition pour la loi et ses rues des marchandisés la vie évidemment aussi c'est des marchandisés nos imaginaires.

Vous savez, peut-être en tête en tout cas cette expression utilisée par un ancien patron de TVF1 qui disait que le rôle c'était de libérer du temps de cerveau disponible. Et bien des marchandisés, c'est lutter aussi contre la publicité partout dans nos villes, sur nos écrans et auxquels nos enfants sont euh soumis dès le dès le plus jeune âge. Euh Christophe a parlé d'écologie, la démarchandisation, c'est évidemment aussi un levier essentiel pour protéger nos biens communs, pour lutter contre la l'accaparement des terres, pardon, ou engager une bataille de l'eau.

Et au fond, c'est un sujet qui fait l'actualité notamment dans le cadre de la de la loi du plomb, mais ce point n'a pas été censuré d'ailleurs par le Conseil constitutionnel. Mais les mégabassines sont à ce titre un des symptômes de cette marchandisation sans fin de nos biens communs. Je parlais également du combat féministe.

Le corps des femmes n'est pas et ne sera jamais ne devra jamais être une marchandise. Et vous savez aussi dans l'actualité, il y a un jeune ancien premier ministre qui souhaite aujourd'hui remettre sur le devant de la table la question de la GPA. La GPA n'est rien d'autre qu'une extension de la sphère marchande à l'utérus des femmes.

Et c'est comme ça que nous voulons prendre ce débat. Et quand nous parlons des marchandisations, nous ne pouvons pas céder à cette proposition. Enfin, toutes et tous, dans nos euh territoires respectifs, nous nous apprêtons à nous lancer dans des campagnes municipales, des batailles municipales.

Je crois que la démarchandisation, et on l'a d'ailleurs pas toujours conceptualisé comme ça dans nos projets, mais a été et doit être au cœur de nos projets municipaux. Et je pense notamment à celles et ceux qui auront pour projet par exemple de remunicipaliser l'eau comme ça pu être fait dans de nombreuses villes mais il y a de d'autres sujets et c'est pour ça que la démarchandisation c'est un mot c'est un concept que nous mettons au cœur du projet des socialistes mais en mars 2026 nous le mettrons aussi au cœur de nos projets pour changer la vie et la vie des habitants de nos villes et de nos villages. Merci beaucoup.

Bravo ! [Applaudissements] Merci beaucoup Maxime. C'était passionnant vraiment et je crois que même si ce mot est compliqué comme tu le dis, on arrive à faire passer à travers beaucoup d'idées simples et qui peuvent être comprises par tous.

C'est aussi notre vocation, nous les socialistes, nous la gauche, d'émanciper à travers la connaissance. l'élévation, on a toujours fait ça. On a toujours fait de la politique de cette manière et donc c'est être fidèle à notre histoire que de revendiquer de tels mots, je le crois.

Maintenant, nous allons parler avec Nina Carameler de coopération. Un autre mot du socialisme au 21e siècle où je crois jamais nous n'avons eu autant besoin de ça, de coopération. coopération face au réchauffement climatique qui ne connaît pas de frontière, face aux pollutions.

On a besoin non pas de se tirer la bourse chacun de son côté, non pas de laisser la place euh au règne des puissances et de la guerre dans les la répartition des ressources qui par ailleurs se raréfie. On a besoin de coopérer et à tous les niveaux de la société. Alors Nina, vas-y, parle-nous de ce beau mot coopération.

Merci Chloé. Bonjour à toutes et à tous. Euh un autre mot qui euh qui semble simple mais qui en réalité est un peu lourd de sens en tout cas.

Euh et donc réfléchir au projet socialiste pour le 21e siècle, c'est réfléchir à la société que l'on souhaite voir advenir. C'est se projeter dans un monde désirable, dans un avenir commun, disait Christophe. et c'est s'interroger sur les ressorts de cette société nouvelle.

Et puisque l'on réfléchit au projet socialiste, réfléchissons donc à la société socialiste. C'est ce qui nous a été demandé à travers ces mots. Donc dans le cas de ce mot qui m'a été attribué, il s'agit de réfléchir à quoi ressemblerait un monde vraiment coopératif.

À quoi ressemblerait le monde si l'enfance si dès l'enfance nous avions un projet d'éducation où la coopération triomphait sur la concurrence si l'on n'apprenait pas la compétition et les classements mais l'entraide si les enfants n'étaient pas depuis la maternelle mis en concurrence pour savoir dans quelle école aller ce qui favorise des en fait ce qui a des conséquences absolument terribles dans la dans la dans la compétition que se livrent même les parents dans dans la spéc immobilière dans tout un tas de de conséquences terribles. Qu'est-ce que ça donnerait si les enfants n'étaient pas confrontés un peu plus tard dans leur vie à Parcours Sup qui est sans doute l'aboutissement de cette logique concurrentielle euh et et en plus qui qui sert les profits de certaines entreprises enfin universités privées ou ou boîtes privées dont dont parlait Maxime tout à l'heure à but à but lucratif. Euh et donc quelle quelle société donnerait le fait de dès l'enfance déconstruire totalement la façon dont on envisage les choses aujourd'hui et qu'on apprenait l'entraide plutôt que que la compétition ?

E cette réflexion cette réflexion en réalité elle permet de remonter aux origines du terme coopération. Donc là, je vais être un tout petit peu théorique une minute. Euh donc je m'en excuse d'avance, mais en fait en en faisant des recherches sur ce mot, je me suis rendu compte que c'était un mot absolument fondamental de l'histoire du socialisme euh depuis la moitié du 19e siècle, jusqu'aux années 70 euh à peu près, jusqu'à la greffe des ouvriers de LIP.

Euh c'est même une donc pour pour Jores, l'action socialiste, elle reposait sur trois outils : le parti, le syndicat et la coopération. Euh pour Marcel Mos euh le coopératif est même l'un des mots euh et l'un des fondements de la société euh socialiste euh future. Donc quand on parlait de coopération, on parlait on pensait coopération de production qui était très liée à la question de l'autogestion, on pensait coopération de consommation, on pensait même coopération rurale.

Donc ça croise à la fois la question des utopies ouvrières de Owen, de Fourrier, les idées autogestionnaires initialement chez Proudon qui était une critique très forte de la concurrence et ça a nourri la gauche en mai 68. C'est aussi des fondements de de la deuxième gauche. Il y a donc une histoire très longue socialiste de la coopération qu'il faut dans laquelle il faut qu'on se réinscrive, qu'il faut qu'on se réapproprie ce terme euh pour sans doute, comme le disait Mos, que ça redevienne un des pilés de la société socialiste future.

Pour les socialistes, au 19e siècle, la coopération n'avait de sens que si elle participait à éduquer. Jul Gued qui était pourtant très critique de la coopération si elle ne permettait que de mourer des réel capitalisme et non pas de fairevenir la société socialiste, dira que la coopération est une portée véritablement socialiste parce qu'elle a une portée d'éducation. Donc comment est-ce qu'on forge une société où l'éducation serait coopérative, non concurrentielle, une école antichambre de la société dans laquelle on apprendrait aux enfants l'entraide plutôt que la compétition.

C'est sans doute l'un des points centraux d'un projet socialiste pour le 21e siècle auquel ça s'atelle déjà Fatia à la tête de la commission. Donc c'est déjà on commence petit à petit et pour former des citoyens coopérateurs. Aujourd'hui, la coopération c'est une des composantes de l'ESS.

Euh comme le dit euh Michel Drefus dans Histoire globale des socialismes, ce livre très intéressant que je vous invite à à à regarder. Euh ça nous permet de nous projet un peu plus loin, de passer euh de l'enfant euh coopérateur au travailleurs. Euh puisque la question de la coopération euh comme élément de l' SS, ça permet d'envisager le mode de gouvernance en entreprise.

Et à ce titre, si on pense historiquement au combat de l'usine lip dont j'ai parlé, on peut penser plus récemment au combat des ouvriers de Duralex qui a été assez fort l'été dernier ou à la transformation du club de foot de Socho qui a aussi adopté un modèle coopératif et qui peut nous permettre euh d'envisager des des modes nouveaux de gestion d'entreprise euh et de faire le lien avec la démarchandisation euh dont parlait dont dont parlait Maxime puisque la démarchandisation dans le sport est à mon avis quelque chose qui l'intéressera aussi particulièrement. Tous ces combats ont permis de penser de nouveaux modes de gouvernance et d'actionnariat, donc de sortir de la question du profit et de l'accapement capitaliste. L'enjeu d'un projet socialiste et certains chez nous, ils travaillent depuis très longtemps, je pense notamment à Dominique Potier, c'est de réfléchir à l'économie coopérative.

Comment généraliser les principes qui soutendent le SS ? Comment faire en sorte que le partage de la valeur soit la norme et poser la question de la gouvernance des organisations pour aller vers plus de codétermination ? euh permettent plus de participation des salariés dans les décisions stratégiques des entreprises.

C'est la gouvernance partagée dans le secteur de l' SS, dans les scope qui donne plus de de cohérence éthique euh aux salariés et qui permet également euh de coopérer, de reprendre conscience aussi euh que les travailleurs sont un corps constitués. C'est aussi et cette question va se poser avec acuité dans les prochaines semaines et dans les prochains mois, comment coopérer dans les mouvements sociaux ? Et là, on sait qu'on va arriver dans un moment assez fort de mouvements sociaux avec les le 10 et le 18 septembre.

Et donc c'est une question au fond de de justice sociale aussi assez fort. Et donc la coopération est aussi une façon d'envisager d'appréhender ces mouvements. Enfin, c'est aussi comment faire cohésion dans une société fracturée.

Ça, on nous le rabâche à longueur de temps. On on s'en rend compte aussi. Euh or si la cohésion et la question de refaire société semble revenir donc tout le temps, ça suppose redonner confiance et donc coopérer dans une société euh individualisée.

Et la solitude est d'ailleurs un sujet qui a été abordé à plusieurs reprises dans ces universités d'été euh lors d'un pitch des contributions dont parlait euh Chloé tout à l'heure lors d'un débat aussi. euh comment les gens coopèrent et donc font société. Euh et donc euh donc comment est-ce que les relations sociales permettent euh aussi de de nouer des liens plus forts.

Euh c'est aussi un élément euh assez central euh et donc euh la coopération s'est aussi euh aidé euh à cela. C'est la question donc des solidarités interpersonnelles euh et et de la solidarité en acte, pas juste le profit et la concurrence. En réfléchissant à ce mot, euh il faut aussi penser évidemment à la coopération interétatique dans un monde qui se rétr avec l'accélération numérique, les nouvelles technologies, les transports, la mondialisation face au réchauffement climatique, aux pandémies, on n' jamais eu autant besoin de coopération.

Et face à des prédateurs comme Trump, comme Poutine, euh on est tous beaucoup plus rassurés quand on a l'impression euh d'être uni et que euh les pays européens par exemple coopèrent, ce qui n'arrive pas euh toujours euh en ce moment euh plutôt que quand ils sont euh divisés euh alors que la compétition aveugle et portée par le profit continue de mener le monde. Et donc il se pose assez rapidement la question de la coopération donc et de faire advenir l'internationalisme qui est quand même un des piliers aussi fondamentaux d'une société socialiste. Donc à un moment où par ailleurs aussi en plus des relations interétatiques alors que les relations entre les États-stand mais que l'aide au développement n'a jamais été aussi faible, qu'on a jamais autant abandonné les pays qui en ont besoin que on a du mal à se faire entendre dans d'une voix forte et unie notamment au niveau niveau encore une fois de l'Europe pour l'Ukraine ou pour le proche Orient.

Euh la coopération euh est une voie à explorer et à euh et à creuser euh parce que le multilatéralisme reste un horizon important pour les socialistes. Infin donc la coopération c'est à la fois une éthique individuelle, une façon d'aborder les relations sociales entre individus pour faire corps et donc faire société. C'est un mode d'organisation plus horizontal.

C'est le partage de la valeur pour une entreprise plus éthique contre la captation capitalistique. C'est revenir à ce lien que MOS voyait entre coopération et socialisme, sa fonction éducative pour l'émancipation, sa participation à la lutte politique aussi sa fonction éducative pour remplacer la concurrence par la fraternité et la sororité. C'est une vision du monde et des relations contre la concurrence et la prédation.

C'est donc un horizon d'espoir. Bravo ! Bravo ! [Applaudissements] Bravo Nina et merci d'avoir rappelé que la coopération non seulement ça s'apprend dès l'école dès l'enfance mais ça s'organise aussi ça se construit et en t'écoutant je je réalise à nouveau à quel point nos modes de vie l'aménagement même de nos territoires, le mode de maison individuelle la voiture aussi individuelle tout ce mode de villa que qui s'est organisé progressivement nous éloigne aussi de mode coopératif de vie de vie ensemble.

Et quand on sait que euh la densité territoriale est directement corrélée au vote d'extrême droite, en gros, moins un territoire est dense et plus ça vote d'extrême droite, plus vous habitez dans une maison individuelle empé urbain et plus vous votez extrême droite. Alors, on peut dire que c'est juste une corrélation et pas une causalité, mais quand même, je pense que cela a un impact et que si on veut construire une société plus coopérative, il faut aussi l'organiser dans l'espace même. Et au 21e siècle, vous avez des nouveaux modes d'habitat qui vont se mettre en place.

Des habitats partagés, collectif où les gens pourront partager sans être formellement en colocation un un même maison. Ça se fait dans des villages, dans des petites villes moyennes où on va rénover des corps de ferme et on va y mettre plusieurs appartements et ça va être un lieu où des gens vivent ensemble euh où ils ne sont pas en couple, pas même parfois amis et où ils partagent l'électroménager, la voiture, bref euh où ils se soumettent effectivement à un mode de vie coopératif. Désormais, nous allons vous parler avec Laurence Rossignol d'égalité.

égalité, un mot socialiste s'il en est puisque nous avons pour vocation de refuser évidemment les inégalités obsèes. Nous défendons une fiscalité juste, une régulation de l'héritage, une redistribution des richesses, un partage de la valeur ajoutée euh au sein de l'entreprise à travers l'actionnariat salarié. Tu en as parlé avec l'exemple de Duralex, de la société coopérative qui est devenue Duralex à travers aussi l'encadrement des salaires.

L'égalité c'est aussi rendre le savoir, la culture, la santé accessible à tous. C'est aussi lutter contre les inégalités territoriales. On a une France qu'on dit archipélisée, fracturée entre villes et campagne, entre type de quartier, entre écoles aussi, il y a des fractures scolaires.

Tout cela divise notre pays, mais pas seulement. l'ensemble des démocraties européennes et cela fait le lit évidemment du vote d'extrême droite. Donc nous nous luttons depuis toujours pour l'égalité des chances contre les discriminations racistes.

Nous sommes féministes et tu l'es cher Laurence donc je te cède la place pour nous parler de ce beau mot l'égalité. Merci. Bonjour à toutes et à tous.

Alors, sauf à celles et ceux qui ont pris leur ticket ce matin sur leur siège et qui sont là depuis 10h et qui ont déjà fait le budget euh dans cette salle et qui maintenant du budget 2026 viennent de passer au socialisme du 21e siècle. Ce qui prouve que dans ces universités de cette année, nous avons un spectre très large de réflexion et d'ambitions. Euh je vais partir du propos introductif de Chloé tout à l'heure qui observait que la gauche allait pas très bien partout sur la planète en fait là où elle avait été mieux auparavant.

Il y a des endroits, il y a des pays malheureux, ils ont jamais eu ils ont jamais eu le loisir de savoir de moins de se pencher sur l'évolution de la gauche. Mais en France et comme dans beaucoup de pays européens, aux États-Unis, euh en Amérique centrale, Amérique latine, nous avons des instruments pour mesurer la manière dont la gauche progresse ou régresse. Et c'est vrai que la gauche est en difficulté partout.

Bon, c'est assez rassurant d'un certain point de vue. Je remercie Chloé de me permettre de dire ça, c'est parce que ça prouve que le quinquena 2012-207 n'est pas le seul responsable de des difficultés de la gauche puisqu'il n'y est pas pour grand-chose, ni pour Trump, ni pour Orban, ni pour JG Mélonie. Ceci étant dit, Ceci étant dit, euh ce qui je suis moi une socialiste disons troublée.

En fait, le socialisme du 21e siècle est assez facile à comprendre, à à imaginer. C'est le même que celui du 20e siècle d'un certain point de vue et nous sommes autour des mêmes valeurs, des mêmes ambitions, des mêmes projets pour l'humanité. L'égalité, euh la coopération, ça a été très bien dit tout à l'heure par Nina.

à quel point ce sont des notions centenaires dans le socialisme. L'écologie et si nous cherchions, nous retrouverions aussi des racines sur la question écologique. Euh donc tout ça, égalité, fraternité, justice sociale, c'est le socialisme de toujours.

Donc d'un certain point de vue, on pourrait dire voilà le projet est fait, on reprend les mêmes mots et c'est fait. Non, ce qui est plus important et qui moi la raison pour laquelle je dis que je suis une socialiste troublée, c'est d'essayer d'analyser quelle est aujourd'hui l'adhésion, la perception de ces mots par soyons modestes, on va nous intéresser qu'au français pour aujourd'hui, par les Français parce que les mots vivent euh et les sociétés évoluent et changent. et sur les questions en particulier d'égalité, ce concept de l'égalité aussi est euh soumis aux évolutions de la société.

Peut-être une remarque qu'on aura vraiment le temps d'en discuter dans les semaines et les mois qui viennent. L'égalité c'est un projet collectif, c'est une ambition pour tous. C'est-à-dire que on veut l'égalité pas simplement pour soi-même.

Quand on veut l'égalité, c'est d'abord parce qu'on la veut pour les autres le plus souvent. Et j'observe que dans une société où l'individualisme, je dis un mot sur l'individualisme, individualisme c'est une notion positive au départ. C'estàd que l'individu n'est pas simplement la une particule dans une masse uniforme.

Il a son propre désir, sa propre personnalité, son propre chemin de vie. Donc la reconnaissance, identification de l'individu, c'est une notion progressiste au départ. Mais aujourd'hui, on peut s'interroger pour savoir si l'individualisme en fin de compte ne se confronterrait pas avec tout simplement l'égoïse.

Et si l'égalité est toujours perçue comme étant un projet pour l'autre. Et quelle est la part d'altruisme qui encore existe aujourd'hui quand on parle d'égalité ? Donc il faut aujourd'hui réadapter notre euh compréhension de du concept d'égalité à la réalité.

Hors l'égalité, si on veut passer du concept aux réalités, elle soit elle s'analyse d'abord par les inégalités. C'està-dire que c'est pour comprendre l'égalité, pour faire progresser l'égalité, il faut d'abord faire le chemin inverse de partir des inégalités. Et les inégalités, elles évoluent, elles changent.

Et c'est de ça dont je voudrais parler quelques instants. D'abord parce que faut quand même le dire, en tant que féministe, j'ai pas de difficulté. On a souvent on s'est souvent content qu'on tenté de peu en matière d'égalité.

On a considéré depuis fort longtemps que l'égalité entre les femmes et les hommes était acquise. Et bien en fait non, il a fallu l'identifier, quantifier, décortiquer, comprendre les mécanismes qui produisent les inégalités. Et c'est très important d'aller chercher la genèse des inégalités.

Et j'aurais vous parlé de trois nouvelles inégalités pour ce que Chloé en a cité, on en connaît un certain nombre, on en a-même dans notre histoire de socialiste français affronter, régler, diminuer, réduit un certain nombre d'inégalités. trois inégalités nouvelles. La première, ça a été évoqué tout à l'heure par Christophe, les inégalités qui viennent de la du dérèglement climatique, de la perte de la biodiversité.

Euh cet été, on a eu un été caniculaire dans bien des régions. Je peux vous assurer que on parle souvent de la précarité énergétique et du fait que l'hiver, il fait plus froid dans les passoirs thermiques que dans d'autres logements, mais je peux vous dire que la canicule dans les immeubles, les mêmes d'ailleurs des années 70 qui soient logements sociaux ou accession à la propriété, c'est une inégalité aujourd'hui qui est une inégalité majeure. On ne se protège pas tous de la canicule et de ses ravages sanitaires selon si vous êtes bien logé, mal logé, si vous vivez à la campagne, si vous vivez en ville, si vous vivez en HM et c'est une inégalité supplémentaire pour les populations qui vivent en zone urbaine et dense.

Et Fatia en sait quelque chose en en scène Sainty. Deuxième inégalité, l'accès à la nature. Aujourd'hui, l'accès à la nature n'est pas égal pour tous.

Et euh il y a des enfants qui ne voient pas la nature, qui ne qui ne connaissent pas la nature. Et c'est une inégalité qu'il nous faut traiter parce que je pense que l'être humain ne peut pas vivre en ne connaissant que le béton et l'asphalt. Ce n'est pas possible.

Ces inégalités là sont des nouvelles inégalités. L'inégalité, une autre inégalité qui nous paraît qui me paraîtra la à la tâche pour les socialistes, l'égal les inégalités qui naissent de l'hyperconsommation. Nous ne sommes pas égaux dans notre capacité à nous protéger de l'hyperconsommation.

Et on en a on l' évoquer ce matin, je fais le lien parce que tout ça est quand même un fil. On a évoqué ce matin les la le nos propositions en matière de prévention de santé et nous avons proposé de créer une taxe malbouff. Fair qu'on travaille un petit peu pour lui donner un nom qui puisse entrer dans le journal officiel.

C'est pas tout à fait le cas encore, mais la taxe malbouffe, on sait très bien ce que c'est. C'est que moins les gens ont temps, plus les femmes sont épuisées, plus les catégories sont des catégories pauvres, plus ils sont exposés à la consommation de produits transformés et achetés tout fait. et la malbouffe, la le surpoids, les problèmes d'obésité, le diabète de type 1, le sucre sont aujourd'hui une nouvelle inégalité sociale qui naît de l'hyperconsommation.

Donc nous avons ce sujet-là à traiter en matière d'inégalité. Tu me dis Chloé parce que je suis je suis euh encore du temps. 3è inégalité qui m'amènera à dire un mot sur les questions de liberté parce que je pense que les deux concepts doivent être de temps en temps associés.

Troisème inégalité, c'est celle qui vient de l'emprise de l'emprise que j'appelle moi l'emprise algorithmique. L'emprise algorithmique, la dictature du numérique, la dictature des réseaux sociaux. Je suis frappé.

à quel point les catégories les plus diplômées, les ce qu'on appelle les CSP+ dans le jargon sociologue ont compris que exposer précocement leurs enfants à des écrans faire élever les enfants par les tablettes ou les smartphones était préjudiciable au développement cognitif des enfants. Bien sûr. Et je vois au contraire des gens plein de bonnes intentions qui passent leur téléphone à leurs à leurs enfants qui laissent les enfants en disant ils apprennent des choses.

Non, c'est pas vrai. Ils apprennent rien. Leur cerveau se met en mode euh addictif.

Et la l'autre inégalité, c'est notre capacité différenciée aux uns et aux autres à trier l'information qui nous arrive par l'intermédiaire des réseaux sociaux. En fait, nous avons nous socialistes parfaitement bien grâce à Carl Marx et à Engels identifié ce qu'était l'idéologie dominante, ce qui amenait à l'aliénation. Voilà pour ceux qu'on quelques on travaillé un peu le marxisme originel.

L'aliénation, c'est ce qui fait qu'un ouvrier qu'un prolétaire ne se révolte pas contre le patron et qu'il trouve que son sort est le sort qui qui lui est destiné. L'alignation, elle passe par des vecteurs d'idéologie dominante. Fin 19e siècle et aujourd'hui, bien entendu, ils ont changé.

Mais aujourd'hui, l'alignation, elle passe par les réseaux sociaux, les canaux d'information, l'enfermement dans des groupes euh en d'entre soi où on se passe où on se passe des fake news en pensant qu'elles sont réelles. Et ça c'est une nouvelle inégalité et c'est une inégalité culturelle, socioc-culturelle qui pèsera terriblement dans les années à venir sur les jeunes enfants aujourd'hui et qu'il nous faut combattre. Il faut dire qu'aujourd'hui dans le capitalisme que dans le capitalisme contemporain nos adversaires ce sont les gars femmes parce qu'ils nous abrutissent qu'ils abrutissent nos enfants.

J'entends souvent des amis, des camarades qui se situent probablement plus à plus à gauche que moi, plus radicaux que moi et qui disent "Je suis anticapitaliste." OK. coupe TikTok, tu vas voir, tu vas lutter contre le capitalisme très bien en coupant TikTok et surtout dis à tes frères et sœurs de faire pareil.

Euh donc voilà les inégalités et en fait ça m'amène à dire un mot parce que dans ces concepts qui évoluent et notre compréhension de socialisme doit évoluer avec parce que les individus changent, il y a celui de la liberté. Juste et je vais conclure là-dessus deux choses qui me qui me préoccupent. La première, je vais dire crument.

Comment se fait-il que nous la gauche nous soyons aujourd'hui perçus par une partie de la population comme étant des liberticides ? Comment se fait-il que ce soit nous qui soyons perçus comme étant ceux qui disent aux gens ce qu'il doivent comment ils doivent manger ? Comment ils doivent comment ils doivent cuisiner ?

Est-ce qu'ils doivent faire ou non des barbecue ? Comment ils doivent parler ? Quels sont les mots qu'il doivent utiliser ou pas ?

Comment ils doivent se déplacer ? En fait, vous discutez avec les gens, ils vous disent "Mais la gauche, c'est l'intrusion permanente dans nos vies privées d'individus, dans nos choix de vie." Or la gauche, c'est l'inverse, c'est l'émancipation, c'est la liber c'est les libertés collectives pour plus de liberté individuelle.

Nous devons traiter ça très sérieusement. Et moi-même en tant que féministe, je participe à cette image là de la gauche quand je dis voilà, il faut pas dire tel mot, il faut dire tel autre mot, on peut pas voilà l'histoire, on peut plus rien dire. Quand je moi-même je je moi-même je contribue quotidiennement à alimenter ce ressenti à l'égard des mouvements progressistes que nous représentons et nous avons là un vrai sujet de réflexion et je vous partage avec vous parce que j'ai pas encore trouvé la solution.

Et dernier sujet sur la liberté, à un moment donné, il faut qu'on dise euh où qu'est-ce qui est la liberté et qu'est-ce que la où est l'aliénation. J'ai pour ma part combattu et je continue de le faire l'accès au site pornographique et le l'invasion des cerveaux des adolescents par un accès extrêmement précoce avant même qu'il soi adolescents à des images qui sont des images en elles-mêmes qui sont une atteinte à la dignité humaine sans même aller dans le détail et ce qu'elle veulent dire pour les femmes. Qu'est-ce qu'on m'a répondu ?

C'était la liberté individuelle, la liberté du commerce et de l'industrie d'une part de faire des sites porno et de diffuser des images, mais surtout que c'était la liberté des individus d'aller ou non sur les sites porno et que en voulant réguler ce qui se passe sur le net ou enfin sur sur les sur le monde du numérique, je portais atteinte à la liberté. Et donc il y a eu un il y a eu une et je conclurai là-dessus un un glissement de la liberté au libertarisme. Et le libertarisme c'est l'État réduit à son minimum, c'est-à-dire la sécurité et la justice.

Et pour tout le reste, c'est le renard libre dans le poulailler libre. Et c'est ce que nous socialistes devons aujourd'hui combattre dans une bataille culturelle qui n'est pas gagnée mais elle n'est pas gagnée parce que nous n'avons pas encore commencé à la mener. Bravo !

Bravo Laurence et merci beaucoup. Je trouve que cette euh cette cette voilà cette façon que tu as euh eu de nous décrire la nature nouvelle des inégalités et ce que nous avons à faire pour euh et remédier est quelque chose de de de de très de très stimulant et qui nous montre encore l'ampleur de la tâche et qui nous montre à quel point on fait bien d'être ici quand même parce que les gens ont encore sacrément besoin de nous désormais. Et pour finir, nous allons appeler sur scène Fatiashi qui va nous parler de ce beau mot d'humanisme euh qui est un mot important qui est un mot important pour les socialistes et pour la gauche parce que nous avons toujours combattu pour la dignité humaine et parce que contrairement à la droite et à l'extrême droite, nous avons une certaine vision de la nature humaine.

Nous avons une vision positive de la nature humaine. Nous ne pensons pas que l'être humain est foncièrement égoïste, malfaisant, malveillant. Au contraire, nous pensons qu'il y a du bon dans chacun et que c'est notre mission notamment de le révéler.

Vas-y Fata, c'est à toi. Merci cherar, ce mot je l'ai choisi. Je l'ai même demandé quand on m'a dit "Comment tu définirais, quel mot définirait le socialisme du 21e siècle ?" J'ai hésité entre fraternité et humanisme et je pense que la notion de humanisme est plus large.

Pourquoi je l'ai choisi ? Pourquoi ? C'est simple.

Parce que l'être humain, la personne humaine doit être au-dessus de toutes nos valeurs. Au-dessus de toutes nos valeurs parce que ce qu'on ce que l'on veut avant tout, c'est l'épanouissement de toutes les femmes et de tous les hommes dans la dignité. Dans la dignité.

Et c'est pas facile, c'est pas facile d'être digne. Moi, je suis militante associative et donc j'ai une expérience, une expérience de 30 ans à la Ligue des droits de l'homme. J'ai une expérience aussi d'élu local en scène Saint-Di.

J'ai une expérience de professeur en scène Saint-Di. Bien, je peux vous dire, c'est pas facile. Comment on reste digne quand on est pauvre en France ?

Quand on est pauvre, comment on reste digne face à des services publics qui devraient être l'héritage de ceux qui n'en ont pas et qui deviennent des services privés et mercantiles. Les services publics en France s'effondrent, vous le savez et vous savez c'est en grande partie grâce enfin à cause des deux quinquen d'Emmanuel Macron. Comment on reste digne quand au quotidien on vit un parcours du combattant, le parcours de ceux qui ne maîtrisent pas le numérique quand toutes les démarches sont en ligne et nous avons, c'est notre faute collective, nous avons créé un monstre qui broie qui broie les plus démunis.

Alors tout à l'heure, j'ai entendu dictature numérique, bien on peut le nommer, c'est un monstre et c'est une dictature numérique. Comment on reste digne ? Comment on efface ?

Alors, on peut prendre plein d'exemples. On peut prendre la CAF qui n'a plus de guichets physique. On peut prendre les tous les guichets numériques qu'on appelle guichet, on appelle ça les guichets les guichets uniques, guichets des municipalités, guichets, par exemple quand on veut inscrire nos enfants à l'école, à la cantine, tout est numérisé et il n'y a plus d'humain nulle part.

Mais moi, je prendrai le meilleur exemple pour moi en scène Saint-Di, c'est la NEF. Vous connaissez la NEF ? C'est l'administration qui numérique qui s'occupe des étranger en France.

Et bien la NEF, elle a été créée en 2014 et puis et depuis 2014, c'est un bourbier sans nom. C'est-à-dire que les étrangers qui essaient qui parfois sont en France depuis 20 30 40 ans qui essaient de renouveler leur car de résidence deviennent des sans papiers. Nous avons créé par la NEF des 100 papiers.

Et bien, je crois que ce dysfonctionnement du outils numériques, nous ne voulons plus le subir et donc nous voulons de l'humain. Remettons de l'humain face aux usagers. Je vais être un peu solennel.

Pour moi, l'humanisme c'est se rappeler de notre socle commun. notre socle commun qui dit que les droits humains sont des droits inaliénables de tous les êtres humains, tous sans distinction aucune, sans distinction de sexe, sans distinction de nationalité, sans distinction d'origine ethnique, d'orientation sexuelle, de langue ou de religion. Nous devons aussi garantir les le droit au travail, le droit à la protection sociale, le droit de toute personne à l'éducation et le droit aussi à participer à la vie culturelle et à bénéficier au progrès scientifiques.

Ça a l'air bête, hein ? Ouais, ça a l'air normal. Sauf que il souvent, malheureusement, ça n'est pas respecté dans notre société.

Et puis moi, vous savez, je suis un peu la spécialiste de l'Assemblée nationale, culture et éducation. Donc je crois que oui, je suis la présidente. Je pour donner corps à notre humanisme, je crois que l'éducation, la culture, la jeunesse et le sport sont des vecteurs essentiels.

Je commencerai par la culture. La culture, elle donne à chacun les moyens de comprendre le monde, de comprendre le mieux monde pour mieux le transformer, pour mieux le transcender. Elle est la résistance à la pensée unique, une mémoire des luttes, une émancipation.

Soutenir la culture, c'est soutenir le droit à la beauté. C'est pas un gros mot la beauté, hein. Le droit à la beauté, le droit à la réflexion, le droit à la liberté d'expression pour tous et surtout par tous.

Bien sûr, je vais parler d'école parce que 30, j'ai été profisse des marques. L'école, c'est l'outil pour construire la société de demain. C'est l'outil essentiel.

C'est le l'outil premier. C'est une arme contre les dominations. C'est là que nî la conscience.

La conscience aussi de classe. C'est là aussi qu'on apprend la solidarité. C'est en classe qu'on apprend à être solidaire, qu'on apprend à s'émanciper individuellement pour ensuite être au service du collectif. ce que nous voulons là aussi je vais être vraiment dans les dans les les choses que tout le monde sait mais c'est bien de les rappeler parce qu'on fait notre on travaille sur notre projet aujourd'hui.

C'est une éducation égalitaire laïque gratuite ambitieuse et c'est un pilier républicain. L'école doit être notre pilier le centre de toutes nos attentions. Et là, je vais en revenir au mot très compliqués de démarchandisation.

L'école de l'entreois, malheureusement, cette logique aujourd'hui, elle règne, elle règne un peu partout. Nous avons en France des écoles de pauvres et des écoles de riches et les enfants donc ne vont plus dans les mêmes écoles. Et bien sûr, cette idée de créer une école pour les riches uniquement, elle abîme le vivre ensemble et elle l'abîme profondément.

Et pourtant, c'est durant l'enfance et l'adolescence que se construit notre vision des autres, notre on a besoin de se frotter aux autres, de connaître les autres, de vivre. L'altérité, c'est l'essence même et donc la mixité est particulièrement importante, mais on y travaille à l'Assemblée nationale à cette mixité sociale à l'école. Apprenons aux enfants, apprenons mieux aux enfants et aux adolescents l'acceptation de soi.

L'acceptation de soi, de son corps, mais aussi de ce que l'on pense. Acceptons aussi l'acceptation des autres. Il faut leur apprendre.

Apprenons mieux aux enfants le respect, l'empathie qui a été un mot à la mode à une petite époque, la fierté d'être soi. Apprenons la sororité, la fraternité, mais apprenons à ses enfants et apprenons-leur dans une école publique et dans une école avec une vraie mixité sociale. Je vais faire plaisir à Maxime Sauvage.

On va parler de sport et oui, le sport qui est souvent relégué, alors il est relégué dans les discours politiques, on entend très peu parler de sport, voir pas. Pourtant, c'est aussi le terrain de l'humanisme. Et oui, il rassemble au-delà des origines, il rassemble au-delà des statutes, il rassemble au-delà des croyances.

Le il enseigne l'effort mais aussi il enseigne le collectif, il enseigne le respect de l'autre. Le sport, moi je parle du sport bien sûr populaire, je parle du sport des clubs locaux. Je parle du sport des éducateurs bénévoles et des tournois du dimanche.

C'est un puissant levier d'égalité et d'émancipation. Les sport, le sport est un vecteur d'humanisme. Et puis je vais parler d'un sujet qui m'est euh qui est ma passion, la jeunesse.

La jeunesse, c'est cette génération qui doute parfois mais qui espère toujours. Et notre responsabilité, c'est de politique, c'est de redonner à la jeunesse des perspectives, de leur redonner de lui redonner des droits, de lui redonner des moyens d'agir. La jeunesse a le goût de la justice.

Écoutons-la, s'il vous plaît. Écoutons-la, accompagnons-la et surtout faisons confiance en notre jeunesse. Camarad camarades, ce qui nous fédère, c'est avant tout notre humanisme parce qu'il est incompatible l'humanisme avec le libéralisme débridé qui isole parce qu'il est incompatible aussi avec le racisme, avec le sexisme, avec l'homophobie qui divise parce qu'il est incompatible avec l'extrême droite qui attise la haine parce qu'il est incompatible avec tous ceux qui brutalisent la société mais aussi qui brutalisent la vie politique.

Et là nous voulons et je là aussi je vais être solennel. Moi, je veux moi Fatia et j'espère que nous le voulons tous un retour à des relations sociales pacifiées, apaisées où le débat contradictoire est encore possible sans humiliation ou violence. Et oui, un donc un monde où l'on peut à nouveau s'écouter.

Nous socialistes, nous portons une vision, on le sait, humaniste du monde. Un monde où la réussite se pense collectivement. Un monde où chaque enfant, quel que soit son quartier, sa son nom, sa couleur de peau, a les mêmes droit, à les mêmes chances de réussite et donc le même avenir.

C'est cela notre combat, avoir un projet humaniste pour l'école, pour la culture, pour les quartiers populaires. Vous savez que je vraiment j'y tiens les au quartier populaire pour tous les jeunes de France, pour le monde du travail, pour les oubliers de la République auquel auquel j'ai une pensée très forte, c'est se battre enfin pour que chacun ait un toit sur la tête. Et ça, c'est la Ligue des droits de l'homme qui me la prend au quotidien.

Pour que chacun et chacune est une éducation et accès à des soins et accès à un emploi digne, c'est faire en sorte aussi que notre planète, notre bien commun, ne soit pas sacrifié aux intérêts privés mais préservés pour les générations futures. Aujourd'hui, nous devons inverser la tendance. Nous devons inverser la tendance.

Nous voyons s'accroître les inégalités. Nous voyons la misère côtoyer l'opulence. Nous voyons la peur remplacer la fraternité.

Nous voyons aussi clairement des choix de vie qui deviennent de plus en plus individualistes. Et là, vous voyez, tous les sujets se regroupent. Nous devons être coopératifs et la logique doit s'inverser.

L'humanisme doit guider nos combats politiques et nos choix politiques dans un monde secoué par l'entreoi, par le repli sur sur soi pardon, par les discriminations, par une logique de division. C'est une valeur qui ne doit jamais vaciller une valeur profondément socialiste. Cet humanisme doit être cohérent.

Il ne s'arrête pas à nos frontières. Je ne pourrais pas conclure sans que nous ayons une pensée collective pour Gaza où l'humanité des Palestiniens est bafouée. Aujourd'hui à Gaza en Palestine des milliers de femmes, d'enfants et d'hommes sont les victimes d'une politique génocidaire.

Nous ne pouvons pas nous ne pouvons pas y être indifférents parce que l'indifférence est le contraire et l'opposé de l'humanisme. Il est le contraire de ce que nous portons, de notre discours qui assure que chaque enfant, qu'un enfant palestinien ou que sa vie vaut autant que la vie de n'importe quel enfant. Être fidèle à nos valeurs, c'est exigé et je tiens à le dire parce qu'il faut le dire, un cesser le feu immédiat, la libération des otages, mais c'est aussi exigé la protection des civils, le respect du droit international et l'accès humanitaire.

Alors mes camarades, toutes et tous, ne renonçons jamais jamais à notre humanité, qu'elle soit la boussole de notre action quotidienne parce que c'est en luttant ensemble, en partageant nos forces que nous pourrons demain, nous socialistes, construire un avenir digne pour chaque français. Je vous remercie chers camarades. Bravo !

Bravo ! Merci Fat. Et oui, au 21e siècle, il va falloir rester humain les amis par rapport à tout ce que tu as cité et on pourrait dire aussi par rapport à l'intelligence artificielle, l'exposition aux écrans.

Laurence, tu mentionnais que cela avait une incidence sur notre empathie. Chez les jeunes enfants. L'exposition aux écrans des neuronscientifiques le prouve, fait diminuer le niveau d'empathie.

Que va-t-il rester d'humain en nous si cela s'effondre ? Donc désormais, nous avons fini le tour des mots. Je tiens à préciser que Jean-Marc Germain, qui fait aussi partie du comité de pilotage n'a malheureusement pas pu être là et qu'il devait lui nous parler du mot liberté dont Laurence, tu as dit aussi quelques mots, mais qui est un mot fondamental du socialisme au 21e siècle.

Là aussi, il est inacceptable que la droite et l'extrême droite revendiquent le mot de liberté et une politique de liberté. que les libertariens nous expliquent que leur programme est celui de la liberté. La dérégulation qu'il prône, le retrait de la puissance publique, la compétition de tous contre tous, ça n'est pas la liberté, c'est simplement la liberté des plus forts de nuire sans entrave.

Et il faudra toujours nous rappeler la phrase de la Cordaire qui disait "Entre le faible et le fort, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit." Nous socialistes, nous pensons que la liberté est sociale, qu'elle nîe de la solidarité, qu'elle nî de la société et ça nous oppose frontalement à la vision, je mets des guillemets, de la liberté qu'on euh les libertariens et tout euh ces espèces d'apôtres euh du chaos technologique de demain. Alors maintenant, merci euh de nous avoir écouté.

La parole est à vous. Si on peut éclairer la salle et euh préparer un un micro. euh qui va vous être passé.

Vous avez la parole euh pour 25 30 minutes pour vraiment euh nous dire ce que vous attendez de cette refondation du projet socialiste au 21e siècle. Donc merci beaucoup sans tabou. On vous repère.

On vous repère. Vas-y. Oui, je me lève.

OK. Bonjour. Bonjour Marielle, Fédération du Nord, Lille 59. euh de deux notions que j'aimerais avancer et qui me paraissent essentiel et important dans à mettre dans le dans le programme et dans l'esprit du programme.

D'abord les leçons que nous tirons de cette formidable de ce formidable Tour de France qui a été la France parlons-en qui nous montre plusieurs choses mais qui moi me me montre nous me montre et me conforte et me confirme quelque chose d'essentiel qui me je pense vraiment important c'est que une quand on donne les conditions de libérer la parole de la population on a des choses qui sont matures, importantes avec de l'émotion, avec de l'enthousiasme, mais quelque chose qui est construit et on a on n'est pas dans le rapport de conflictualisation avec le politique, on n'est pas dans la défiance par rapport aux politiques et on a des individus de la population qui ont parlé avec sincérité, avec cœur et surtout avec maturité et avec construction. Deuxième chose rapide pour pas faire trop long, c'est évidemment le mot de coopération le plus dès le plus jeune âge. Euh ce qui est essentiel pour ceux qui connaissent Jacques Salomé, il nous dit depuis 50 ans que nous devons faire de la communication et de la gestion et apprendre aux enfants à gérer leurs émotions et leurs conflits dès la maternelle.

Pourquoi ? Parce qu'un individu qui sait gérer ses émotions, qui sait aborder ce qui pourrait éventuellement être un conflit ne le devient pas. Ça donne des adultes qui savent communiquer, qui savent être dans la coopération et du coup qui ne se tapent pas dessus éventuellement.

Voilà. Et ça va euh ça va simplement de l'enfant qui euh qui accepte prêter son saut et sa et s'appelle à la plage à un individu adulte euh qui gère un conflit dans un couple et qui ne va pas jusqu'à euh taper euh pour s'exprimer euh parce qu'il ne sait pas libérer la parole, parce qu'il ne sait pas exprimer ses émotions. Alors oui, c'est utopiste, ça va mettre très longtemps, mais il faut qu'on aille là-dessus parce que les socialistes, on est coopérant, humaniste et on est aussi pour l'émancipation de l'individu et on aime les hommes et les femmes, tout individu et donc on veut vivre en société et au-delà de la société, on fait République aussi.

Merci. Ah ouais. [Applaudissements] Merci.

Bonjour Bernard d'Alpêche, secrétaire de section et élu CAOR grand CAOR. Tout d'abord, je suis très heureux d'avoir fait le déplacement pour venir à ces journées de de de blois qui ont été extrêmement riches et je trouve que c'est dommage qu'il y a pas eu plus de de militants de ma section ou du ou du Lotte. Je te remercie aussi pour ce cette réflexion sur le projet d'avoir maintenu le terme de socialisme.

On sait qu'il est discuté même au sein du parti pour certains en tout cas de dans ma région même sur l'existence et le changement de nom du parti. Je suis très heureux aussi qu'on les revisité en allant rechercher aussi les notions de notre longue histoire de plus de 150 ans. Et je voulais aussi ce matin, nous avons participé à l'exposé ou la présentation du programme et je trouve que c'est la première fois que nous tentons cette démarche vraiment pour un projet.

Quand je pense au programme commun, désolé, j'ai connu cette période aussi. Quand je pense au programme commun et au candidat mitéran qui n'a présenté finalement que 110 propositions, même chose après la suite avec Lionel Jospin ou Hollande, c'est la première fois où on est en capacité de présenter un projet ou qu'on va être en capacité de présenter un projet de un projet de société. Et ce que je voulais dire aussi, nous avons eu hier cette approche d'une unité, d'une union entre les entre les différents partis de parties de partie de gauche.

Et ce qui me ce qui me rassure et me ravie aussi, c'est que si on travaille ce projet avec nos partenaires, on sera obligé de l'amener jusqu'au bout et jusqu'en 2027. Et ça pose quand même la question par rapport à ce que je disais précédemment. Est-ce que ce projet de société sera porté jusqu'à l'élection présidentielle ou est-ce que un candidat qui sera choisi par une primaire ou peu importe n'appliquera que quelques-unes de ces propositions ?

Il me semble que la globalité est extrêmement intéressante par rapport à la question de la parole maintenant et la question et la question de la diffusion de nos idées vers le vers la population les françaises et les Français. Pour partager euh notre notre travail, je suggère des états généraux du projet socialiste. Pour moi, on est dans la situation en tant qu'historien à la fois de 1788 avec l'explosion de la dette et de 1938 sur les questions euh internationales et je pense que comme en 68, il faut libérer la parole.

Merci. Ensuite en fait Laurent euh Beauv ou là, il change complètement de zone. Il y a Laurent là-haut qui demande la parole.

Je crois qu'il essait l'alter l'alterné. Ouais, c'est parce qu'il veut faire le par Bonjour, merci à toutes et à tous pour vos interventions. Donc, je m'appelle Anmol Sodicor, je suis de la fédé de la scène Saint-Ni.

C'est mon tout premier blis. Je suis bienvenue. Merci.

Je suis jeune adhérente et ma question portée sur la réduction du temps de travail. Est-ce que c'est un projet que vous portez enfin en tout cas une thématique que vous portez dans votre projet ? Je pense notamment à la réduction du temps de travail parce qu'il y a encore beaucoup d'emplois qui sont précaires, qui sont pénibles.

Je le vois beaucoup en scène Saint-Denis. euh des emplois certains qui pourraient même dans le futur être remplacés par l'intelligence artificielle. Euh et enfin moi ma réflexion c'est euh on est enfin en tout cas on vit jusqu'à preuve du contraire.

On n'est pas revenu pour nous dire que il y avait euh comment dire euh Mince, pardon, je perds mes mots. Pas grave. Euh [Applaudissements] on vit à peu près si on a de la chance 100 ans.

Et sur ces 100 ans sur terre en bonne santé, on te le souhaite. On peut vivre en tout cas peut-être jusqu'à 100 ans et peut-être en bonne santé. Mais du coup le temps de vie qu'on a sur cette terre, il est précieux.

Enfin, on n pas énormément de temps de vie et justement enfin pour moi ce projet de réduction du temps de travail pour avoir du temps libéré, du temps à consacrer à sa famille, à ses amis, à la culture, à l'art, à plein de choses euh est un est une thématique à à enfin je sais pas à réfléchir. Merci. Merci. [Applaudissements] Essayez de faire cours pour que tout le monde puisse s'exprimer les amis si vous pouvez.

Marc de Ren donc dit les Vila euh on a parlé on a beaucoup évoqué l'intelligence artificielle dans ton introduction et après il me semble que ça ça on devrait prendre ça comme bon c'est la révolution industrielle du 21e siècle. Donc là on parlait de projet du 21e siècle. Donc quelque part, ça devrait être au cœur de notre projet.

Je pense que quelque part les cinq mots qui ont été déclinés là euh ont quelque part un rapport avec l'intelligence artificielle. Donc je pense que c'est vraiment une question à à prendre en compte dans le projet. Voilà.

Merci. Merci. Bravo.

Euh bonjour Del Garger Garce Zoé Fédération des jeunes socialistes du Nord. Euh en fait, enfin comme vous avez pu le dire, l'humanisme c'est vraiment un mot très important pour décrire le socialisme et le Parti socialiste. Et la mixité sociale aujourd'hui en France, c'est vraiment ce qui fait la France, la culture diversifiée et cetera, mais c'est aussi de le nombre énorme de personnes qui sont envoyées dans les quartiers, qui sont reclus sur eux-mêmes et même les jeunes enfants qui sont mis au final dans des écoles où on les met tous ensemble.

Et oui, oui, désolé. Euh et du coup euh juste je voulais savoir comment vous pensez réussir peut-être à mobiliser les gens autour de cette notion d'humanisme parce qu'aujourd'hui les Français sont très autocentrés égoïstes je pense euh sur eux-même aussi du coup voilà. Merci.

Merci à toi. Làut à droite. À droite.

Ah oui, Aurélien. Là-haut. à droite Laurent qui est là Laurent qui demande la parole depuis longtemps.

Voilà. Lauret, merci Laurent Bovet, Fédération de l'Orne. Euh, j'ai raté un peu le début sur la démarchandisation et je vais peut-être poser une question qui est un peu à côté, mais ce terme est important, il parle bien, il parle fort.

Moi qui un militant un peu ancien, je me ressouviens et peut-être certains dans cette salle aussi s'en souviennent, des déclarations de Jospin qui opposaient la société de marché à l'économie de marché. Donc je fais ce retour un peu en arrière parce que la démarche en disation, il faut quand même essayer de la confronter à la réalité du fonctionnement de l'économie internationale et aussi européenne. Et donc je sais pas si cela a été précisé en introduction de de ton intervention, mais par exemple, quel type de politique économique peut accompagner une orientation de démarchandisation ?

On a parlé du budget ce matin, on est dans un cadre qu'on connaît bien maintenant. Donc il y a un cheminement vers la démarchchandisation qui est peut-être pas aussi évident que ça pour la France. Toute seule dans l'Europe peut-être est confronté à l'économie internationale et notamment aux nouvelles technologies à tout ce que la science au travers l'intelligence artificielle peut venir apparaître comme un obstacle à la démarchaisation.

Donc voilà, je pense qu'il faut donner un cadre peut-être plus large et et resituer cette cette idée qui me paraît un élément de doctrine à venir peut-être intéressant de façon plus précise. Merci. Merci à toi Maxime.

Oui, Vincent de des Hautes Scèes, une nouvelle adhérent. Ben, je voudrais rebondir sur ce qui vient d'être dit par rapport J'ai l'impression qu'on est à la recherche d'un modèle socio-économique durable au niveau pour chez nous, mais aussi au niveau planétaire, c'est qu'on en est dans un capitalisme planétaire qui est pas du tout durable. Et mon impression, c'est qu'il a pas été inventé encore ce modèle socio-économique durable.

Donc, comment progresser ? Enfin, il y a il y a des travaux de recherche à faire, il y a des travaux de de vérification que ça peut marcher. Il faut que la transition écologique, elle débouche sur un système qui fonctionne.

Mais ça faut en faire la preuve. Et j'ai l'impression que les économistes, ils sont pas assez mis à la tâche pour ça. Vous parlez de démarchandisation, mais ça va être comment le système qui prend en compte cet aspect de démerchandisation vis-à-vis des impacts environnementaux ?

Comment prendre en compte les limites planétaires dans le système ? Actuellement, c'est pas pris en compte. Donc ça peut être par de la régulation mondiale, mais ça marche pas toujours bien, mais il faut peut-être inventer des mécanismes systémiques qui fassent que ce soit pris en compte.

Donc moi, je ce que vous dites c'est très bien, mais on voit bien qu'il y a tout un chemin à faire. Il y a des efforts de recherche énormes et il y a un côté international indispensable. euh nous la France, l'Europe et le monde et je pense que les socio-démocrates dans le monde devraient s'attteler à tout ça.

Donc qu'est-ce qu'il en est de votre de votre collaboration internationale sur ces sujets ? Merci beaucoup. Il nous reste 5 minutes les amis.

Donc là, voilà, je vois deux mains levées, trois là. Je sais pas si on peut les faire du coup Lina, je suis de la Fédération de de la je voulais du coup répondir sur ce que tu disais écologie des marchandisation. En fait, je je il y a des choses qui se font.

Euh on a des élus locaux qui ont de vrais combats sur la démarche d'endisation euh et la protection euh du coup euh de nos euh de nos biens communs, que ce soit l'eau, l'énergie et le foncier. Et en fait, c'est comment est-ce qu'on fait euh connaître ce qui se fait euh enfin ce qui est porté par nos élus euh au niveau des agglomérations de certains départements ou même de certaines communes euh pour montrer qu'en fait il y a des choses qui se font et qui sont portées en plus de ça par des élus socialistes. Et puis voilà, je vais je vais m'arrêter là comme ça.

Merci. Et ensuite en général, on à droite. Oui, oui, encore.

Allez-y. Euh, on est là pour euh moi je je pourrais rester des heures à vous écouter. Malheureusement, on doit rendre la salle.

Vas-y. Il faudrait avoir toute la nuit, ça serait génial. Euh merci Frédéric.

Paris Paris 9e. Euh moi, je voudrais juste d'abord bravo pour pour tout ça et j'espère que ce n'est qu'un début et qu'on va pouvoir continuer. Ce n'est qu'un début.

Peut-être peut-être il y a un mot que je voudrais rajouter dans la liste, c'est décentralisation parce que ce matin, on a parlé territoire, enfin il y a eu tout tout le travail qui a été fait sur le Tour de France, mais je pense que la décentralisation, c'est ce qui permet d'approcher tout ce que vous avez dit, mais avec les territoires, avec la possibilité de redonner aux citoyens et aux élus locaux le pouvoir d'initiative et et la la le sentiment de prendre en charge euh l'évolution de la société. Donc voilà, c'était juste un ajout. Merci.

Bravo. Merci beaucoup et je suis vraiment navrée. C'est frustrant pour nous tous mais on doit rendre la salle.

C'est bien ça. On me on me fait signe qu'il faut absolument que je Mais moi je resterai disponible pour Je te vois, je t'ai vu aussi pour qu'on échange juste après. Et je vous remercie beaucoup de votre écoute, votre participation. vous dire que euh il y aura aussi un une démarche qui s'appelle le projet dans les fédérations.

Le projet dans les Féd qui va être coordonné par Amine Mbarqui qui est secrétaire national aux fédérations et qui va vous permettre depuis vos fédérations si vous le souhaitez de contribuer à la refondation du projet socialiste, de faire monter des des de faire remonter des contributions. Il y a aussi, si la régie peut l'afficher, un site internet que nous avons créé spécifiquement sur la refondation du projet socialiste vers lequel si là vous scannez le QR code, vous pouvez orienter tout un chacun des gens autour de vous, vos collègues, vos amis, des associations sur vos territoires, bref n'importe qui. Va sur ce site, clique sur un bouton avec marqué "Je participe" et soumet ses idées, sa contribution.

Euh donc euh voilà, ça ne fait que commencer et dans quelques mois, nous aurons un nouveau projet socialiste pour la France qui aura un nom et qui sera accessible à tous partout et queon aura la joie de porter toutes et tous ensemble. Merci beaucoup encore une fois et bravo à vous franchement. [Applaudissements]

🔴 Le projet socialiste pour le 21ème siècle - #CamPuS2025 — Chloé Ridel · Pourquijevote