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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 30 octobre 2026 29 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Jean-Michel Blanquer : "Parcoursup a fait du bien ! C'est le Tinder de l'enseignement supérieur"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous l'aviez senti vous à l'époque où vous étiez aux manettes ?

  • 1:24OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'ils vont écouter Emmanuel Macron qui leur demande de retourner en classe dès lundi ?

  • 2:01RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il y a quelque chose de déraisonnable à continuer ce mouvement de la part des lycéens ?

  • 2:35OuverteRéponse partielle

    Jean-Michel Blanquer, est-ce que vous vous sentez un peu responsable de la situation actuelle ?

  • 3:13RelanceRéponse directe

    Les chiffres 2026 sont terribles pour vous : 82 % des lycéens trouvent la procédure stressante et seulement 49 % la juge transparente.

  • 3:50RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous admettez de dire que dans l'idée c'était une bonne idée mais que dans son application il y a du mieux à faire et qu'il faut effectivement la réformer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:35Jean-Michel BlanquerFait
    « Je me sens responsable d'une réforme qui a fait du bien au lycéen. »
  • 3:13Jean-Michel BlanquerChiffre
    « 82 % des lycéens trouvent la procédure stressante et seulement 49 % la juge transparente. »
  • 15:11Jacques CarosFait
    « Est-ce que vous diriez que la France est en train de se trumpiser en ce moment ? »
  • 19:03Jean-Michel BlanquerFait
    « Ce serait quoi une France Trumpisée demain ? »
  • 20:22Jean-Michel BlanquerFait
    « Je considère que mon point de vue c'est que le premier mandat il y a quelques réussites. Il y a des choses qui ont qui ont avancé. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Sud Radio, [musique] l'invité politique, Jacques Tardose. Il est 8h31. Bienvenue si vous nous rejoignez sur Sud Radio. C'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques vous recevez Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'éducation nationale, président du laboratoire de la République et auteur de la démocratie et la fureur par chez Plomb. Jean-Michel Blanquer, bonjour. Bonjour. Une journée de mobilisation est à nouveau attendue pour demain. Le ministre de l'intérieur est très inquiet. [grognement] Ça vous étonne cette mobilisation ? Est-ce que vous l'aviez senti vous à l'époque où vous étiez aux manettes ?

Oh bah là, il y a des causes profondes et puis des causes récentes à cette à ces manifestations. Donc pour les récentes évidemment, je ne les ai pas prévu avec un grand temps d'avance. En revanche, que nos sociétés soient un petit peu dans l'angoisse d'une certaine façon, c'est quelque chose qu'on peut constater depuis un certain nombre d'années et une forme d'angoisse de la jeunesse aussi s'exprime depuis assez longtemps, moins sur des objets précis d'ailleurs que sur notre panne d'avenir, si je puis dire.

Et je pense que ce qui manque aujourd'hui, c'est le projet de société français qui rassemblerait davantage, puisqueaujourd'hui nous sommes très fragmentés, et qui euh inspirerait davantage la jeunesse où elle se sentirait une place dans cet avenir. À mon avis, c'est possible mais ça n'est pas fait aujourd'hui. Est-ce qu'ils vont écouter Emmanuel Macron qui leur demande de retourner en classe dès lundi ? Bah au-delà de la parole du président, il y a de façon générale une forme de bon sens quand même dans le fait que à partir du moment où des tables sont ouvertes pour discuter et où le but maintenant est d'argumenter, on n plus au moment au temps du slogan, on est au temps de l'argument.

Donc en toute logique, il devrait en effet y avoir désormais un retour au calme pour discuter. Ça veut pas dire que tout est fini. Ça veut dire qu'il faut maintenant voir quels sont les progrès possibles et chacun a vu qu'il y avait des premières avancées qui étaient intéressantes. En plus, est-ce que vous vous redoutez l'enlisement ? Est-ce que parce que là on a bien vu qu'il y a eu quand même un certain nombre de réponses qui ont été formulées par le gouvernement. On est presque en droit de se dire que c'est très difficile d'aller plus loin que cela. Donc est-ce qu'il y a quelque chose de déraisonnable à continuer ce mouvement de la part des lycéens ?

Je pense que de façon générale l'enlisement est toujours un risque et c'est toujours une mauvaise chose. Donc l'enlisement est tout à fait possible déjà parce que il y a des secteurs de la vie politique qui ne demandent que ça. Il faut le dire avec clarté tout en faisant la distinction entre tout ce qu'il y a de légitime dans les revendications et les manifestations d'une part et puis d'autre part la récupération politique qui existe. Bien, il faut être aveugle pour ne pas la voir. Donc il faut sans arrêt faire cette distinction là et en même temps pour tous ceux qui sont de bonne foi dire et bien la démocratie c'est c'est le débat plus que le combat.

Jean-Michel Blanqu, est-ce que vous vous sentez un peu responsable de la situation actuelle ? Pas du tout évidemment. Je écoutez je me sens responsable d'une réforme qui a fait du bien au lycéen. Donc je ne me sens pas responsable, ça dépend de sens de votre question si vous voulez. La réforme a fait du bien au lycéens. Je c'est c'est c'est demander au lycéens mais à tous les lycéens pas seulement à ceux qui manifestent s'ils ont envie de revenir en arrière par rapport à ce qui a été fait. Bah en tous les cas ils veulent plus de parcours sup. Non c'est pas vrai de tous les lycéens. C'est le pourcentage qui est donné.

Non le le aujourd'hui demander aux étudiants de première année en France s'ils ont une une opinion positive ou négative. Alors je vous donne les chiffres Jean-Michel Blanquer. Les chiffres 2026 sont terribles pour vous. Pardon. 82 % des lycéens trouvent la procédure stressante et seulement 49 % la juge transparente. Non, mais le fait de la juger stressante ou transparente ne signifie pas de la désaprouver dans sa totalité. Encore une fois, finalement le sentiment le plus répandu, c'est une fois qu'on est qu'on a passé la barrière, c'est je suis content du résultat mais j'ai eu peur. C'est le problème de parcours sup.

C'est-à-dire que comme le but est d'avoir un optimum de réponse positive pour quand même 1 million de demandes par an, forcément il y a un temps d'attente et ce temps d'attente est très désagréable pour les lycéens. Donc ça je l'entends. C'est pas seulement le temps d'attente, c'est la complexité du système, des algorithmes qui réfléchissent à votre place et dont on ne connaît pas tous les j'ai envie de dire tous les tenants et les aboutissants. C'estàd qu'on sait pas très bien sur quoi ça repose en fait. Comme vous le savez, il y a pas un algorithme de parcours supre. Il y a un algorithme de chaque établissement d'enseignement supérieur en France.

Donc en réalité parcours sub, c'est une plateforme, c'est le c'est le Tinder si vous voulez de l'ancien supérieur. Est-ce que vous est-ce que vous ancien ministre de l'éducation vous avez porté cette réforme et vous continuez de dire qu'elle était une bonne réforme ? Est-ce que vous admettez de dire que dans l'idée c'était une bonne idée mais que dans son application il y a du mieux à faire et qu'il faut effectivement la réformer ? Ah mais oui, mais ça n'est pas contradictoire avec ce que j'ai dit avant. Du mieux c'est toujours possible. Faut faut voir ce qu'il y avait avant, ce qu'il y a maintenant et ce qui pourrait y avoir après.

Mais ce que ce que j'affirme avec certitude, c'est que la situation actuelle de d'affectation dans l'enseignement supérieur est meilleure que la précédente. Et ça se voit à des chiffres. Il y avait 60 % d'échecs en fin de première année d'enseignement supérieur en 2017, on est descendu à 50 %. Ça reste un scandale français. C'est-à-dire que on envoie les jeunes au caspip, si vous voulez dans dans le système classiquement, précisément parce qu'il y a jamais d'heur de vérité ou quand elle arrive, elle est trop tardive. au moment où finalement une sélection s'opère, c'est-à-dire en fin de première année par l'échec.

Donc tout ce qu'on a fait parce que vous avez dit la réforme, mais c'est les réformes, c'est-à-dire la réforme du lycée, la réforme du bac, la réforme de parc, tous ces éléments. Mais oui, mais tous ces éléments ont un sens. Ça n'a pas été fait pour le plaisir de changer les choses. C'était d'abord en écoutant les lycéens. Je rappelle que ces réformes ont été faites à la suite de consultation de plusieurs dizaines de milliers de lycéens, que leur inspiration c'était la liberté des lycéens dans le choix de leur parcours au lycée puis dans le dans leur choix de d'enseignement supérieur.

Le but était qu'en préparant leur bac, ils préparent leur réussite et don et aussi un déboucher professionnel. Et c'est c'est ceci qui doit qui s'améliore mais évidemment à une vitesse nécessairement un peu lente. C'estàdire mais au fond de vous vous dites "On a fait la bonne réforme, il faut continuer de l'améliorer ou bien on s'est trompé, on n'est pas allé dans la même direction ? C'est pas tout à fait la même question." Ah ben c'est clairement la première réponse. Je pense que vous savez on on est dans la fièvre actuellement. quand les choses se reposeront un petit peu et qu'on analysera euh objectivement certaines choses, le chiffre que je viens de vous donner, il est pas anodin.

Avoir baisser de 10 points l'échec en fin de première année d'enseignement supérieur, ça veut dire j'ai calculé que c'est plus de 500000 jeunes qu'on a sauvé d'un échec. C'est considérable. Prenez les élèves de bac pro par exemple. Avant, ils allaient de manière indifférente, parfois avec tirage au sort dans les universités où ils échouaient la plupart du temps. Donc plus de 90 % des cas. Aujourd'hui, on a dans depuis 2018, on a ouvert des places de BTS euh ciblé pour eux et là ils réussissent et en plus il y a un emploi derrière. Même chose pour les DUT plus où on favorise davantage les élèves de bac techno où là aussi c'est sélectif et ça ça les fait réussir.

Est-ce que sur ce secteur il faut aller plus loin aussi par rapport aux demandes de l'emploi ? Clairement. Mais clairement, c'est pour ça qu'il y a des améli c'est pour ça que il y a évidemment des améliorations mais dans le sens de l'intérêt véritable des élèves. C'est-à-dire l'intérêt véritable des élèves et d'ailleurs dans une société qui change énormément où on va avoir de plus en plus d'éducation tout au long de la vie, c'est d'aller vers des formations qui vont mener à l'emploi. C'est pas d'emmener tout le monde à bac + 5 de de façon indifférentiée.

Mais est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement dit réellement la vérité et est honnête avec les les lycéens sur précisément ces filières techniques, ces filières où il y a plus de débouché et d'avenir professionnel en réalité ?

Oui oui, je n'approuve pas tout ce que fait le gouvernement, vous le savez depuis 2022, mais là la création de place en BTS et en DUT est une bonne décision puisque elle ça correspond à ce que je disais avant, c'est-à-dire c'est là où il y a où il y a un avenir et en plus pour des des élèves qui peuvent être plus fragilisés s'ils sont mal affectés, par exemple dans des bois générales où ils ne son pour lesquels ils sont mal préparés et ça veut pas dire qu'après dans le reste de leur vie, ils pourront pas par des passerelles continuer. Vous évoquez à l'instant le contrôle continu qui en effet pour beaucoup d'observateurs est une part négligeable du problème de ce que l'on vit aujourd'hui.

Est-ce que vous n'avez pas créé une forme de course entre de course au notes entre lycées ? Et je précise ma question, on entend beaucoup. Si je suis dans un lycée bidon qui note généreusement versus un bon lycée qui va moins bien noter, j'ai en réalité plus de chance avec le lycée bidon. Pardon pour le langage mais c'est un peu ça. J'entends j'entends ça. Plusieurs choses là-dessus. D'abord avant la réforme quand vous alliez dans une filière sélective, c'est-à-dire BTS, classe prépa, DUT, c'est-à-dire c'est 50 % de de d'une cororte, vous étiez noté à 100 % sur le contrôle continu.

Tout le monde a oublié ça ça puisque ça se passe entre janvier et mars de votre année de terminale et bien entendu, c'était sur le contrôle continu qui était examiner votre candidature plus les notes de bac de français. C'était ça la réalité. La réforme, elle a dit, on va faire 60 % de contrôle terminal et 40 % de contrôle continu. Parce que avant la réforme, tout le monde disait "Mais ça c'est un peu la France si vous voulez. Ah le contrôle terminal c'est stressant, ça se concentre sur un seul sur quelques jours. Si l'élève se trompe ce jour-là, il faut travaer l'idée du alors l'idée si vous voulez vous dire l'idée de la réforme et la situation actuelle.

L'idée de la réforme, c'était l'équilibre, prendre le meilleur de l'esprit du contrôle continu, c'est-à-dire un travail en continu. Et de ce point de vue-là, je crois que c'est en partie atteint. Mais évidemment, on peut dire, on peut toujours dire d'une chose comme ça que c'est stressant évidemment, mais c'est du travail en continu. Deuxièmement, le contrôle terminal qui perdure quand même, c'est 60 % mais là, il y a un déséquilibre qui a été créé en 2023. Là aussi, parce qu'il y a eu une sorte de mouvement d'humeur, je dirais, on a supprimé la prise en compte des deux notes d'enseignement spécialité du contrôle terminal dans Parcours Supre.

Or, c'était un élément d'objectivation très important. Le problème que vous venez de mentionner, c'est-à-dire les différences de notation entre établissement, et bien il serait en bonne partie résolu si on revenait à l'esprit initial de la réforme, c'est-à-dire prendre en compte les notes objectivées des des aux deux au contrôle terminal des deux enseignements de spécialité de chaque élève. [rires] Très intéressant Jean-Michel Blanquer. Ça veut dire que vous nous dites ce matin au micro de Sud Radio qu'il y a en effet par rapport à ce que vous aviez imaginé à l'époque une application qui n'est pas tout à fait juste en réalité. Ah c'est tout à fait ce que je pense. Oui.

C'est-à-dire queon a déséquilibré par cette décision de de 2023, on a déséquilibré quelque chose qui à mon avis était assez équilibré. Pourquoi l'a-t fait à l'époque ? C'est parce que comme on l'avait mis au mois de mars, dans certains lycées, les les lycéens en avril mai juin ne faisaient plus grand-chose.

Mais en fait, c'était pas le l'esprit de la réforme non plus qui était que justement dans ces moments-là, il y avait non seulement la préparation des autres épreuves, par exemple l'épreuve de philo et le grand oral qui est une autre innovation très intéressante, mais il y avait aussi un travail fait avec les établissements d'enseignement supérieur pour mieux préparer les élèves aux orientations justement.

Et tout ça s'est bien passé dans certains lycées, pas passé dans d'autres lycées et au nom du fait que dans cette année post Covid qui était encore une première année euh évidemment imparfaite par définition un mouvement d'humeur a fait que on a supprimé cette idée-là et aujourd'hui on se plaint de ce déséquilibre à juste titre. Donc pour moi une sortie par le haut cit serait de réussir en lien avec les établissements d'enseignement supérieur de mettre ses épreuves non pas en mars mais en mai autant que possible.

Euh c'est évidemment des calendriers compliqués mais euh ensuite ça voudrait dire que ces deux notes seraient prises en compte dans Parcours sup et donc il y aurait plus de sujet de subjectivité euh de la note d'un d'un lycée à l'autre avec une forme donc de pondération. C'est un peu l'idée. Alors pour le contrôle continu, il y a des pond Alors pour le contrôle terminal non puisque c'est le même examen pour tout le monde donc c'est pas besoin. En revanche pour ce qui resterait de contrôle continu, on peut aussi améliorer les choses.

Et c'était aussi l'esprit de la réforme d'améliorer d'arriver à ce qui est une plus grande concertation entre lycées pour arriver à une meilleure harmonisation des notations. Alors concernant le bac à la carte dont beaucoup parlent et c'était là aussi votre idée, on sait qu'il y a des effets pervers, certains les ont reconnu, notamment le ministre actuel hein qui dit que il y a un nombre très élevé de de combinaisons possibles, peut-être trop élevé avec aussi des trous dans les établissements, dans les emplois du temps, pardon. Là aussi, est-ce qu'on est-ce qu'on dit la vérité aux élèves ? Est-ce qu'on a modifié et trahi votre pensée originelle ?

Non, le la pensée originelle, elle est très claire. Encore une fois, elle se résume en une phrase, c'est comment est-ce que en préparant le baccalauréat, je prépare non pas simplement le baccalauréat, mais ce qui va me faire réussir après le baccalauréaté. C'est pas complexe non mais si vous voulez, c'est le problème de la liberté. La liberté crée forcément la liberté quand on a 16 ans, on a besoin d' quand on a 16 ans, on a des passions et et tous ceux qui nous écoutent qui sont passés par le lycée savent très bien qu'on peut se raser dans certaines disciplines. Faut quand même dire un peu la vérité à certains moments justement.

C'està-dire que les parcours, j'affirme que les parcours des lycéens d'aujourd'hui sont beaucoup plus vivants et intéressants que ceux d'avant et que donc demander maintenant parce que tout le monde se paye de mots dans ces histoires, mais demandez maintenant aux acteurs élèves et professeurs, demander un professeur d'histoire géographie s'il a envie qu'on supprime la discipline qu'on a créé histoire géographie, sciences politiques, géopolitique qui passionne tout le monde, élèves comme professeur et même parfois parents.

demander aux professeurs qui sont qui viennent souvent des mathématiques s'ils ont envie qu'on supprime numérique et sciences informatiques où dès on avait prévu cybersécurité et intelligence artificielle pour mieux préparer notre pays aux compétences de de demain. C'est ça la réforme aussi. Demander [raclement de gorge] à ceux qui connaissent chacune des matières si les programmes d'aujourd'hui sont meilleurs ou moins bons que ceux d'avant. Pour la première fois en 50 ans, on les a rendu plus exigeants. Alors oui, ce que j'assume, c'est que cette réforme pour la première fois depuis très longtemps, d'abord est allée au bout.

J'ai tenu malgré 1000 choses, j'ai concerté contrairement à ce qu'on dit parfois et le résultat aboutit en plus non seulement à plus de liberté pour les lycéen mais à plus d'approfondissement. Alors oui, l'exigence, il y a plus d'exigence dans ce système mais là vous avez insisté sur des effectivement des des filières qui donnent plutôt envie tel que vous les racontez mais 300 choix quand même est-ce que c'est très rare. Non mais 300 choix c'est c'est théorique ça. Ça n'arrive jamais.

Non non non dans un établissement non non non mais 300 choix c'est le potentiel pour les lycées c'est que [rires] cette réforme de quoi devenir fou c'est ça que je dis non non non c'est pas vrai qu'il y a de quoi devenir fou ça c'est ce qu'on dit quand on a envie de quand on veut accuser son chien d'avoir d'avoir la rage. Ça c'est pas vrai. Ce qui est vrai c'est que c'est une réforme non seulement de la liberté des lycéens mais aussi de l'autonomie des établissements. Et là c'est pareil. Il faut qu'on soit tous cohérents.

Tout le monde, regardez les programmes des partis politiques, presque tout le monde dit "On veut plus d'autonomie des établissements." Or, c'est une réforme de l'autonomie des établissement puisque chaque lycée est en situation de choisir les combinaisons de possibilités qui existent. Donc le potentiel soit 300, c'est vrai et après le lycée va en choisir d'en faire 7, 10, 15, éventuellement 30 s'il veut. Après évidemment le l'emploi du temps va être rendu un peu plus complexe entre nous soit dit, c'était déjà complexe avant.

Donc ce cet inconvénient de la complexité qui est pas le problème le plus fondamental hein mais qui existe et bien ce cet inconvénient vous pouvez le réguler à l'échelle d'un établissement. Dire vous décidez de faire moins d'enseignements de spécialité mais la liberté ça va toujours avec la responsabilité. C'est trop facile à chaque fois de dire c'est la faute à la réforme, c'est la faute au ministre. Il faut à l'échelle de chaque établissement faire des grands choix lucides dans la communauté éducative et et vous savez le grand test ce serait de de faire des sondages dans chaque lycée dire est-ce que vous avez envie de revenir à la formule précédente ? C'est d'ailleurs très possible hein.

Vous pouvez vous pouvez proposer que trois combinaisons dans votre lycée. Personne ne fait ça évidemment. On y perdrait. Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'éducation nationale, président du laboratoire de la République et auteur de la démocratie et la fureur. C'est ce livre sur lequel vous avez travaillé avec un parallélisme entre les États-Unis et la France et on en parle dans la deuxième partie de cet entretien. Vous restez avec nous.

15:09
Non speech

[musique]

15:11
Locuteur

Le grand matin Sud Radio 7h10h, Jacques Caros. Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'éducation nationale, président du laboratoire de la République et auteur de la démocratie et la fureur aux éditions Plomb est notre invité ce matin. Dans un instant, on va passer à la question auditeur, mais j'aurais souhaité vous faire réagir sur l'État de la France aujourd'hui par rapport à votre livre justement et vous construisez des parallélismes. Est-ce que vous diriez que la France est en train de se trumpiser en ce moment ? le le monde entier, ce trumpies et et la France comme le comme le reste du monde.

Il y a plusieurs phénomènes mais il y a un grand phénomène mondial qui est la polarisation et un autre phénomène qui va avec qui est la fragmentation. La fragmentation de nos sociétés, c'est quelque chose qui avait été un peu prévu par Tocville pour la démocratie. C'est-à-dire, il disait dès les années 1830 en en allant aux États-Unis, en analysant les États-Unis qui était la démocratie naissante, que le grand risque futur serait la montée de l'individualisme, la baisse du bien commun en fait. Et la seule réponse à ça, c'est d'équilibrer les libertés individuelles, tous les droits couvrent la démocratie qui sont des choses formidables.

Un peu les sujets qu'on vient d'aborder d'ailleurs, faut équilibrer ça par la République, c'est-à-dire le bien commun, le patriotisme, le contrat social, les devoirs civiques. Les deux vont ensemble. On doit jamais opposer les droits et les devoirs. Tout ça va ensemble. Mais aujourd'hui, on a on on toutes nos sociétés et la France particulièrement ont on était dans un seul que sur un seul versant, c'est-à-dire le versant démocratique et pas républicain. On a besoin de de des deux parce que si vous avez la République sans la démocratie, c'est la fin de la liberté. Mais si vous avez la démocratie sans la République, les libertés se retournent contre elles-mêmes.

Et c'est un peu ce qu'on a maintenant dans toutes les sociétés occidentales. Et elles finissent, ça c'est Platon qui l'avait prévu, par l'autoritarisme. Et donc Trump, c'est une sorte de demi-autoritarisme, en tout cas de remise en cause de la séparation des pouvoirs et d'un certain nombre de de valeurs clé de la démocratie. Et évidemment, ça menace toutes les sociétés aujourd'hui. Alors, votre livre La démocratie et la fureur aux éditions Plomb, c'est une c'est un exercice aussi sur la démocratie. Euh c'est un exercice sur la démocratie et vous euh c'est le propos de votre livre hein, faites comme si Tocville euh était le témoin de notre histoire aujourd'hui. C'est cela ?

Oui, j'ai j'ai fait euh ce qu'on appelle une prosopopée, c'est-à-dire faire parler un mort euh ou parler une personne fictive. C'est ce que faisait Montesque dans les lettres personnes et donc j'ai fait comme si Tocville était ressuscité et arrivé dans les États-Unis d'aujourd'hui. Et donc aujourd'hui, vous savez relire de la démocratie en Amérique, ce que font beaucoup d'Américains, hein, vous savez que le livre donc le père de la Constitution regarde ce qu'est l'Amérique aujourd'hui.

Alors oui, c'est oui, c'est-à-dire que vous avez deux Français qui sont clés dans la psyché américaine, sans parler de la faillette, c'est Montesc qui a inspiré la Constitution et Tocville qui a analysé les premières réalités de de l'application de cette constitution et de cette nouvelle démocratie dans les années 1830. Mais quand il l'a fait, il l'a fait non seulement pour analyser les États-Unis, mais pour avoir une réflexion générale sur la démocratie. Et les Américains lisent encore beaucoup.

Togville est très connu, presque plus connu aux États-Unis qu'en France parce que il leur a donné une sorte de miroir de d'eux-mêmes et puis aussi il a fait des prophéties, des enfin prophéties c'est pas le bon mot mais des prédictions. C'est-à-dire par exemple, il avait prévu qu'au 20e siècle, il y aurait une opposition États-Unis Russie et et il il l'a vu il a vu la montée de la standardisation des choses, la fragmentation de la société. Est- qu' il a vu la montée de l'individualisme en effet et donc de la fragmentation. C'est là où il y a un paradoxe parce que les États-Unis sont se se font aussi sur l'idée que euh c'est l'homme et l'individu qui doit essayer de de prospérer en lui-même.

Donc c'est par nature le libéralisme et le la constitution américaine incite au lib à à l'individualisme. Oui, mais aux États-Unis comme en France, aux origines, il y a les deux idées que je mentionnais tout à l'heure. Il y a ce que vous venez de dire qui est très vrai bien sûr, mais deuxièmement, il y a aussi le patriotisme, le le salut du drapeau, l'importance de de l'importance de faire la fierté d'être américain et cetera.

Et chez nous aussi, initialement, il y a ça, il y a et euh nous aussi, nous sommes un peuple très individualiste par bien des côtés, mais nous avions et j'espère nous aurons encore, mais là, on sait bien que c'est fragilisé en ce moment, mais encore le sens du bien commun, le sens d'être un pays qui a qui a une qui qui avait une fierté de lui-même, un pays qui qui qui s'aime d'une certaine façon et qui a quelque chose à dire au monde. Ça c'est c'est important. Jean-Michel Blanquer, ce serait quoi une France Trumpisée demain ? Exactement. Bah c'est une certains parlent de guerre civile. Ben c'est ça que je cherche à éviter.

Donc en faisant le détour de Tocville et des États-Unis, d'une certaine façon, j'invite à ma à ma mon humble mesure, mais à faire ce que Tocville a fait à son époque, c'est-à-dire une sorte nous aussi d'effet de miroir en regardant ce qui se passe ailleurs. Et en effet, le risque en France aujourd'hui, c'est par exemple d'avoir au deuxème tour le choix entre deux extrêmes, ce qui serait très grave en fait pour le pays. Et vous savez, on on [grognement] se plaint beaucoup de choses et il y a beaucoup de choses qui ne vont pas bien. Je suis le premier à le dire et je pense que ce deuxième mandat a été vraiment mal fait quoi.

Tout simplement c'est alors que je suis solidaire de ce qui s'est passé. Est-ce que Emmanuel Macron serait responsable de la montée de ses extrêmes ? Ah bah il a évidemment sa part de responsabilité pour moi. Vous savez c'est un crève cœur. Je considère que mon point de vue c'est que le premier mandat il y a quelques réussites. Il y a des choses qui ont qui ont avancé.

Il y a des politiques publiques malgré des crises très graves comme les gilets jaunes et et la crise sanitaire qui ont pu être faites et qui ne sont jamais valorisé même en dehors de mon champ si vous voulez le reprenez Action Cœur de ville par exemple personne [raclement de gorge] n'en parle c'est quelque chose d'intéressant France service c'est personne n'en parle c'est quelque chose d'intéressant c'est des exemples que je prends dans dans mon domaine fier de ce qu'on a pu faire pour l'école primaire on parle toujours de PISA mais il y a d'autres évaluations internationales et nationales qui montrent un début de rebond de l'école primaire en France mais tout ça ça prend du temps.

Donc il y avait des choses qui étaient construites dans le premier quinquena et le deuxième quinquena ressemble à un détricotage d'éléments du premier quinquena. Et le cas de parcours supe tout à fait significatif de ça. Et est-ce que vous voyez un parallèle entre le fait que beaucoup disent aux États-Unis Trump ne serait pas arrivé si Obama avait réussi. Obama a d'une certaine façon enfanté Trump. Est-ce qu'aujourd'hui Emmanuel Macron est en train d'enfanter des extrêmes ? On ne sait pas quelle sera la suite. Il y a en tout cas le risque de cela existe. Tout à fait. On va écouter Jean-Michel Blanquer la question d'un auditeur. Bonjour monsieur Blanquer. Nathalie enseignante dans les sonnes.

Comment se fait-il que même le déclenchement d'un article 40 avec euh un envoi au rectorat de Versailles notamment ne fait réagir ni le procureur de la République ni le rectorat dans la protection des enseignants notamment quand ils subissent des menaces terroristes. Alors je ne connais pas ce cas. C'est très difficile de Je pense que cette dame parle plus généralement. C'est pour ça que je voulais prolonger la question de la de la violence contre les profs. Oui. Oui. Bien sûr.

D'ailleurs, le le l'article 1 de la loi de 2019 que que j'ai poussé qui s'appelle loi pour l'école de la confiance qui a pas toujours été d'ailleurs interprété de cette façon, mais son esprit c'était la protection supplémentaire des professeurs contre des contre les agressions qui peuvent venir et parfois on sait bien que ça peut même venir des parents d'élèves, que ce soit par de la violence verbale ou physique. Donc, il est évident que un article 40 qui aurait un c'est-à-dire le fait d'alerter le procureur de la République, s'il y a un motif légitime, il est évident que qu'il doit y avoir une suite.

Donc là, je pense que là, enfin, je connais pas les faits concern sur le signalement, est-ce que il y a des défauts aujourd'hui et que est-ce que pourquoi ça ne fonctionne pas ? C'est un peu ce que dit cette cette audite le signalement. Il y a maintenant il y a on a mis en place à partir de 2017 un mécanisme de signalement qui a reposé beaucoup d'ailleurs sur la coopération entre l'éducation nationale et le ministère de l'intérieur. J'ai installé une cellule sur les signalements à côté de moi à l'époque qui existe toujours, je crois euh qui centralisait tous les signalements de France. Donc aujourd'hui, il y a normalement au rectorat quelqu'un qui répond à ça.

Alors je connais pas ce cas particulier mais il est évident qu'il faut insister notamment via le chef d'établissement. Merci. On aborde avec vous Benjamin Glaise la réseaux sociau. Je voudrais vous faire écouter un échange très vif qui a eu lieu hier sur le plateau de BFM entre le député RN Julien Odoule et l'ancienne présidente de l'Union syndicale lycéenne Sopia Tizaoui. Tous les deux avaient été invités à la base pour débattre du mouvement des lycéens également de la mobilisation de demain dans la rue mais la situation s'est tendue quand Sopia Tizaoui a déclaré à propos du RN envie que vous soyez un parti mort.

Quand on voit les discours que vous avez tenu ces derniers temps sur la République islamiste de Jordan Bardella en parlant de trappe quand vous parlez oui mais c'est un discours qui attise la haine et c'est ça le problème aujourd'hu me regardez avec de la haine dans les yeux pourquoi la jeunesse est une partie de cette jeunesse là est haineuse envie d'en découdre mais oui j'ai envie d'en découdre avec le rassemble national parce que j'ai envie que vous soyez un parti mort voilà moi je le dis je veux que votre parti attendez attendez non non tout le monde doit être représenté sur tous les plateaux on peut pas dire un pariment Mais moi je veux pas je ne veux pas que aujourd'hui les gens qui attent la haine et la violence de ce pays soient représentés sur des plateaux.

Mais madame non, vous n'êtes pas rédactrice en chef ni l'arbitre des élégances sur un plateau. Non, bien sûr que non mais je parlais de mort politique à un moment donné ne détournez pas mes non plus. Julien Odou a quitté le plateau. Il a déclaré qu'une plainte sera déposée. Jean-Michel Blanqu, est-ce qu'on peut encore débattre dans ce pays ? C'est un peu tout le thème de mon livre d'une certaine façon. C'est pour ça que je l'ai intitulé la démocratie et la fureur. Il faut que tout le monde se calme en fait.

Vous savez ce qui caractérise nos sociétés aujourd'hui et ça part beaucoup des États-Unis d'ailleurs et l'avait eu, c'est le côté frénétique, ce côté ce cette immédiateté sur tous les sujets. Et d'ailleurs, normalement l'école doit être par excellence le lieu qui échappe à ça, qui est un peu un sanctuaire. Nos enfants doivent vivre le plus possible dans le calme, la concentration et c'est aussi bien le milieu familial que le milieu scolaire qui normalement, je sais bien que ça correspond pas à toutes les réalités malheureusement. En tout cas, c'est ça qu'on doit viser. Et donc et nous, le monde adulte, nous devons donner l'exemple.

C'est pour ça d'ailleurs j'ai toujours combattu des formes de conflictualité dans l'enceinte scolaire, même les conflictualités politiques par exemple, pas seulement religieuses. Parce que la laïcité, ça englobe aussi ces enjeux de par exemple de neutralité politique à l'intérieur de du système scolaire, de neutralité politique autour. Un de mes plus glorieux prédécesseurs Jean Zet avait dit il faut que les querelles politiques s'arrêtent avant l'école. Et donc je prends l'exemple de l'école parce que c'est l'exemple le plus fort mais de manière générale on doit tous plaider pour l'apaisement.

Vous ne trouverez jamais, par exemple de ma part, une insulte envers un opposant politique ou quoi que ce soit. L'inverse malheureusement n'est pas vrai. Et pourtant tout le monde s'invectif, plus personne ne s'écoute. Je sais pas si vous avez vu, certains demandent à ce que le RN soit interdit de de plateau, de médias. Je sais pas ce que vous en pensez. Non, je pense que c'est c'est absurde d'un point de vue démocratique. Évidemment, donc la la victoire de la démocratie, c'est de permettre à à tous les points de vue de s'exprimer dans le respect de la loi.

Donc chaque fois que un parti qui peut être d'ailleurs de tout bord dépasse les limites prévues par la loi pour la liberté d'expression, il doit évidemment être condamné pour cela. Maintenant, l'interdiction d'un parti politique, ça peut arriver dans certains cas, mais ça doit être que dans des cas très graves, par exemple, de de de de violence accomplie par ce parti et cetera. Mais dans mais c'est pas le cas. Donc, il faut il faut que tout le monde se calme sur ces sujets-là parce que la liberté de chacun exemple, est-ce que je reconnais à l'autre aussi ? Un homme ou une femme politique est condamné pour provocation à la haine, pour apologie du du terrorisme.

Je pense à Éc Zemour pour la provocation à la haine. Rim Hassan, la procédure est toujours en cours concernant et bien ses poursuites pour apologie du du terrorisme. Ce sont des personnalités politiques qui doivent être encore invité en cas de condamnation comme ça. Bah, ell elles doivent elles-mêmes éviter que leur prochain discours soit d'une récidive. C'est c'est c'est à ça qu'invite l'état de droit. Ça doit ni plus ni moins. C'est ça une démocratie avec un état de droit. C'est-à-dire les choses sont régulées par par Est-ce qu'il faut aller plus loin Jean-Michel Blanquaire ? Si vous étiez patron de médiia, si vous étiez à l'Arcom, qu'est-ce que vous diriez aujourd'hui ?

Est-ce qu' vous dites il faut calmer les esprits ce c'est quoi la suite ? Est-ce qu'il faut mieux réguler ? Est-ce qu'il faut interdire certains d'aller sur des plateaux ? Vous dites quoi ? Je pense qu'il faut le moins possible d'interdiction quand même hein. C'est-à-dire il faut faire attention. Il y a toujours cet enjeu de d'arbitrage entre liberté et alors vous mettez sécurité, confort, mais si notre confort c'est de ne pas être capable d'entendre le point de vue d'autrui c'est embêtant. Alors ça suppose aussi une forme d'autodiscipline de tout le monde.

Est-ce qu'on peut pas exprimer nos points vou qu'on est face à une immense montée de la violence dans les mots déjà pour ça qu'il faut que chacun cherche à donner l'exemple mais c'est vrai dans nos vies personnelles et cetera. C'est-à-dire euh d'abord il faudrait aimer un peu plus le point de vue différent. C'estàd que aujourd'hui les réseaux sociaux nous invitent à rester dans dans nos bulles cognitives comme on dit. Mais en réalité, il faut euh c'est c'est la beauté de la démocratie aussi d'entendre des choses qu'on a pas envie d'entendre, des choses qui ne nous plaisent pas. Mais ce qui est très important, c'est pas tellement le fond en réalité.

Parce que sur le fond, ce qui est souhaitable, c'est qu'on puisse dire le maximum de choses dès lors qu'on ne va pas vers évidemment l'incitation au meurtre, au racisme et cetera et à l'antisémitisme et et bien entendu. Mais donc dès lors qu'on est dans le champ de de de de ce que permet la loi, mais donc on doit rechercher sur le fond la liberté maximale et après sur la forme, si vous voulez, moi ce qui me frappe c'est la brutalité. C'est-à-dire, il y a cette espèce de et ça c'est pas seulement la loi ne peut pas tout sur un tel sujet, c'est aussi une forme de d'exemplarité qui doit être donné. Alors il y a pas de solution miracle mais on doit tous chercher à faire ça.

C'està-dire donner du calme dans et puis ce que je vous disais tout à l'heure sur la réforme, c'est-à-dire l'argument plus que le slogan quand même parce que la démocratie c'est aussi débattre à partir d'argument. Merci. Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'éducation nationale et président du laboratoire de la République était notre invité et je rappelle que vous êtes auteur de la démocratie et la fureur. C'est aux éditions Plomb et vous nous en avez expliqué les grandes lignes qui nous donnent envie de lire ce livre. Bonne journée à