🚨🔥 **LCI & L’UKRAINE : LA CHAÎNE DE TOUS LES DÉRAPAGES ?! 📺🇺🇦**
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 80 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 53 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse partielle
Média Pouvoir influence notre regard non conforme en ce jeudi 1er octobre.
- 0:20OuverteRéponse partielle
On va revenir sur LCI et TF1, la chaîne de tous les dérapages.
- 6:46RelanceRéponse directe
Le problème n'est pas de soutenir l'Ukraine ou la Russie.
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Prenons un exemple, si vous le voulez bien, Floriane.
- 7:58OuverteRéponse partielle
Quelle est-elle cette alerte ?
- 8:24OuverteRéponse partielle
Un plan martial. Et le plan est précis, il vise à toucher les populations civiles.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42InvitéFait
« beaucoup de messages privés envoyés par Jordan Bardella lui-même qu'on a pu authentifier de façon numérique, technique, incontestable. »
- 2:07PrésentateurFait
« les journalistes en charge de l'enquête expliquent qu'ils vont tout faire pour ne pas publier les preuves, pour protéger les sources. »
- 2:41InvitéFait
« Officiellement, elle affirme qu'elle n'exclut rien. »
- 6:51InvitéFait
« LCI prend réellement le temps de vérifier ce qu'elle annonce, de présenter ses intervenants pour ce qu'ils sont, souvent des militants, et de leur poser les questions qui dérangent. »
- 7:46InvitéFait
« Selon le quotidien espagnol El Mundo, la CIA aurait alerté les gouvernants de plusieurs pays d'Europe du Sud sur de possibles attaques de drones russes lancées depuis des navires fantômes. »
- 8:35InvitéFait
« Ces drones ont une portée théorique de 600 kilomètres. Ils pourraient donc survoler des territoires en profondeur, pas seulement les côtes. »
- 8:48InvitéFait
« D'après cette alerte, ces cibles ne seraient pas des cibles militaires, mais civiles. Des ports, des aéroports, des gares. »
- 10:19InvitéFait
« elle va expliquer doctement que la CIA ne se trompe jamais. »
- 10:27InvitéFait
« pourtant je croyais que la CIA ne se trompait jamais, l'information servira les dessins de Poutine. »
- 10:43InvitéFait
« La CIA n'a pas informé les services français d'une telle attaque. »
- 11:49InvitéFait
« LCI TF1 diffuse un reportage auprès des volontaires du bataillon international ukrainien de la brigade Azov. »
- 12:16InvitéFait
« Azov, c'est une formation qui porte une histoire et une marque idéologique très, très, très difficile à nier. »
- 12:43InvitéFait
« Les dirigeants de LCI ont eux-mêmes expliqué devant les députés avoir renforcé cette couverture pour différencier la chaîne. »
- 17:56PrésentateurFait
« La formule des pas de moi. »
- 18:11InvitéChiffre
« Une entreprise qui accueille 3 millions de visiteurs, ça c'était les chiffres de 2025, et qui dispose de 380 salariés et de 1250 saisonniers populaires. »
- 18:27InvitéFait
« Toutes nos histoires, ce sont pour l'instant, 3 spectacles gratuits et ponctuels, annoncés pour 2027 dans 3 lieux de Seine-Saint-Denis. »
- 20:00InvitéFait
« La MC Maison de la Culture 93 de Bobigny co-produit les spectacles. »
- 20:15InvitéFait
« Selon le Monde, Combat a été recruté par l'agence événementielle Eventim, le département finance les trois spectacles gratuits annoncés pour 2027. »
- 23:32PrésentateurChiffre
« cette cérémonie détestée dans le monde entier des JO, elle avait coûté 100 millions d'euros. »
Temps de parole
- Présentateur49 %
- Invité38 %
- Invité 25 %
- ?4 %
≈ 14,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
et bienvenue dans Derrière le Décor. Bonjour Martial.
Et bonjour Floriane. Média Pouvoir influence notre regard non conforme en ce jeudi 1er octobre.
Au programme de cette semaine justement, Martial, on va revenir sur LCI et TF1, la chaîne de tous les dérapages. Et puis notre enquête cette semaine, elle sera consacrée au Puy du Fou de gauche. Qui va payer pour cette fumisterie ? Voilà , avant de commencer, vous le savez, faites-nous connaître, il faut partager cette émission. Vous pouvez également la commenter juste en dessous. Et bien sûr, j'insiste sur l'importance du petit pouce en l'air qui aide à booster l'algorithme de YouTube. Si vous êtes prêts, c'est parti, on y va. A savoir, je vous livre ma revue de presse médiatique. Et on commence tout de suite avec, vous allez voir un personnage intéressant.
Manifestation lycéenne, on dirait que certains se prennent pour les fils spirituels de Louis Boyard. On regarde ça tout de suite.
Alors aujourd'hui, on est mobilisés avec les lycéens du lycée des Arènes derrière nous, mais aussi avec une dizaine de lycées partout dans Toulouse pour revendiquer une éducation qui puisse nous permettre d'évoluer dans un milieu correct.
Affaire des écrits antisémites de Jordan Bardella, nous sommes allés à la source. Chez Mediapart, on regarde ça tout de suite.
On a notamment récolté plusieurs types de matériaux, des dizaines de mails à boucles, notamment des boucles avec une diffusion assez large, des mails dans une diffusion plus restreinte et beaucoup de messages privés envoyés par Jordan Bardella lui-même qu'on a pu authentifier de façon numérique, technique, incontestable.
Les
journalistes qui ont fait l'enquête expliquent en fait que l'enquête a débuté lorsque Bardella était le probable candidat à l'élection présidentielle. La présentatrice pose ensuite une question intéressante, c'est-à -dire pourquoi est-ce qu'on ne publie pas les preuves ? Et la réponse est troublante parce que les journalistes en charge de l'enquête expliquent qu'ils vont tout faire pour ne pas publier les preuves, pour protéger les sources. Des réponses qui ont de quoi jeter le trouble sur les méthodes du média de l'extrême gauche. Natacha Polony se lance dans la présentielle de 2027 ?
Eh bien, l'essayiste et ancienne directrice de la rédaction de Marianne a franchi une nouvelle étape ce jour. Selon une enquête du Point, elle a mis en place une association de financement, soit l'organe légal, pour financer une campagne et lever des fonds. Et elle dispose déjà d'une équipe d'une trentaine de personnes avec un directeur de campagne et des réseaux. Officiellement, elle affirme qu'elle n'exclut rien. Il lui reste toutefois deux obstacles de taille, trouver le financement nécessaire et surtout, obtenir les 500 parrainages d'élus, une aventure qui n'est pas sans rappeler celle d'Éric Zemmour. Antoine Liouman filmé en plein désarroi dans une manifestation de lycée.
Et on regarde la vidéo.
C
'est
débile
!
On voit une tour, on voit une tour, on voit
une tour ! On
voit une tour, on voit une tour
!
LDR, qui va s'éloigner
? On
s
'appelle
le jouet aux pompiers pyromanes. Emmanuel Macron, qui a suivi le pape durant une grande partie de son déplacement, s'est retrouvé à un moment éclairé en rouge au niveau du visage. Il n'en fallait pas plus pour que les réseaux sociaux s'emballent sur le côté diabolique de Macron. Mais le plus drôle, c'est peut-être cet article de France Info. Non, le visage d'Emmanuel Macron éclairé de rouge n'est pas un signe de Satan. Il est juste passé sous une vitre rouge. Un article de fact-checking de haut de volée, très sérieux évidemment, comme à la grande époque.
Depuis
le 10 septembre, des manifestations de lycéens revendiquent généralement plus de moyens humains et financiers pour leurs bâtiments. Ces manifestations sont, le moins qu'on puisse dire, marquées par des violences contre du mobilier urbain ou même des personnes dépositaires de l'autorité publique. Et ce mardi, ce sont les journalistes de BFM TV qui ont été chassés. Écoutez plus tôt. Rappelons que le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui soutient activement les manifestants, avait boycotté BFM TV pour dénoncer leur mauvais traitement. Et je cite les dérives de la ligne éditoriale vers l'extrême droite.
On dirait bien que leurs mini-sbires ont rendu la monnaie de leur pièce à la chaîne qui s'était pourtant soumise aux conditions de LFI.
On
apprend ce lundi que la plainte déposée par le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez contre l'humoriste Pierre-Emmanuel Barré de Radio Nova a été classée sans suite. L'humoriste avait notamment qualifié le ministre de grosse cuvapisse et comparé la police à Daesh avec la sécurité de l'emploi. Décidément, Radio Nova est une radio qui, tout en défendant systématiquement son propriétaire, Mathieu Pigasse, semble pouvoir à peu près tout se permettre.
Ce
dimanche, sur X, la journaliste et élue écologiste Audrey Pulvar affirme son soutien à l'auteur Thélison Aurélien en achetant son livre deux fois, un pour le lire et le deuxième pour l'offrir. Elle écrit « Ni l'IA ni l'extrême droite ne devraient décider pour vous » et conclut « Je soutiens Thélison Aurélien », une prise de position qui interroge depuis que l'on sait que l'auteur est accusé de plagiat pour de nombreux anciens ouvrages qu'il avait écrits. Le fait d'être racisé permet-il de passer outre la propriété intellectuelle
?
Place maintenant à notre décryptage martial avec LCI et TF1 et l'Ukraine. C'est la chaîne de tous les dérapages, LCI et TF1, qui appartient au groupe Bouygues. On le rappelle, la guerre en Ukraine n'est plus seulement une actualité. Chez eux, c'est devenu la signature de la chaîne depuis février 2022. Il y a des cartes, des généraux, des drones, des alertes. Et presque chaque soir, surtout, il y a une question qui fait monter la pression, qui fait monter la tension jusqu'où ira la Russie. Je vous laisse répondre, Martial.
Le problème n'est pas de soutenir l'Ukraine ou la Russie. Ça ne
va
pas être notre sujet. Le problème est de savoir si, à force de raconter la guerre comme un feuilleton permanent, LCI, et vous avez raison de réexpliquer à chaque fois que LCI appartient au groupe TF1 Bouygues, LCI prend réellement le temps de vérifier ce qu'elle annonce, de présenter ses intervenants pour ce qu'ils sont, souvent des militants, et de leur poser les questions qui dérangent. Prenons un exemple, si vous le voulez bien, Floriane. Il date du 24 septembre, le journal de David Pujadas.
On va regarder ça tout de suite.
Ce jour-là ,
le scénario fait froid dans le dos. Selon le quotidien espagnol El Mundo, la CIA aurait alerté les gouvernants de plusieurs pays d'Europe du Sud sur de possibles attaques de drones russes lancées depuis des navires fantômes. LCI s'en empare. Et alors là , vous allez voir, pas de nuances face à la menace
imminente.
Oui, on regarde ça tout de suite.
Quelle
est-elle cette alerte
?
C'est le très savrieux quotidien espagnol El Mundo qui révèle que les services de renseignement américains, la CIA a mis la main sur un projet d'attaque russe visant trois pays, trois pays européens.
La
France, l'Italie et l'Espagne. Chacun des chefs de la diplomatie, Jean-Noël Barraud pour la France, Antonio Tajani pour l'Italie, José Manuel Alain a été averti personnellement. Oui, il existe un plan.
Un plan martial. Et le plan est précis, il vise à toucher les populations civiles. C'est le film catastrophe en réalité dans toute sa splendeur.
Et on regarde.
Ces
drones ont une portée théorique de 600 kilomètres. Ils pourraient donc survoler des territoires en profondeur, pas seulement les côtes. D'après cette alerte, ces cibles ne seraient pas des cibles militaires, mais civiles. Des ports, des aéroports, des gares. On imagine les conséquences d'une seule frappe et même d'un seul survol. Cela suffirait à bloquer le trafic aérien ou ferroviaire, à provoquer des déplacements majeurs, bref,
Ã
perturber la vie quotidienne. Imaginons un seul instant, un drone survolant le Colisée de Rome ou la Baie de Naples, l'Andalousie au-dessus de la montagne Tibidao, le point le plus haut de Barcelone. Et en France, on imagine sans mal la panique
Ã
la vue d'un drone survolant la bonne mer de Marseille ou le capitole de Toulouse. Toutes ces zones, on va comprendre bien, sont à portée de tir de ces drones
?
Ces zones sont à portée de tir. Alors, on voit la mise en scène.
On a le son et l'image. Voilà ,
c'est une dépendance day. Là , on est parti dans un film hollywoodien. Et puis, avec les termes qu'il faut, c'est-à -dire, par exemple, « il mondo », c'est un quotidien très sérieux. Les autres ne sont pas sérieux, mais celui-ci est très sérieux. Il y a des cibles. Elles sont forcément civiles. On va toucher les populations civiles. Et bien évidemment, les images représentent bien évidemment des symboles dans l'esprit biopopulaire puisqu'on y voit la bonne mer à Marseille, la Sagrada Familia à Barcelone et le Domo, la cathédrale de Milan. Et puis, quelques secondes après, on ne
va
pas le voir, mais je vous l'indique, on fait appel à un expert, en l'occurrence, il s'agit là d'Isabelle Lasser, qui est journaliste au Figaro. Alors, elle va expliquer doctement que la CIA ne se trompe jamais. Mais que dans tous les cas, dans tous les cas, ça c'est important Floriane, que cela soit vrai ou faux, pourtant je croyais que la CIA ne se trompait jamais, l'information servira les dessins de Poutine. Le soir même, Emmanuel Macron apporte un démenti précis à cette fake news.
On va écouter Macron du coup.
On
va démentir. La CIA n'a pas informé les
services français d'une telle attaque. Et le ministre de la Défense italien a fait la même chose.
Donc ça, je peux vous dire non.
Je
peux vous dire non, le clap de fin. Mais après ce démenti, LCI TF1 n'est pas revenu sur cette fake news. La chaîne n
'a
pas clairement expliqué aux téléspectateurs le caractère rocambolesse, hollywoodien de cette affirmation. Et bien évidemment, aucune remontrance de l'ARCOM.
Le moins qu
'on
puisse dire,
c
'est que LCI TF1 n'en est pas à son premier coup pour ce type de dérapage.
On va laisser de côté les dérapages des chroniqueurs engagés, des militants derrière des experts indépendants, enfin même des agents ukrainiens, des propos fantaisistes, des propos insultants, souvent à l'égard du peuple russe, non pas des gouvernants, ça c'est normal, mais à l'attention des peuples. Ces questions ont fini d'ailleurs par obliger les dirigeants de la chaîne à s'expliquer devant la commission d'enquête, une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. On va prendre un autre exemple, si vous voulez bien Florian, particulièrement parlant. On est en mai 2025, LCI TF1 diffuse un reportage auprès des volontaires du bataillon international ukrainien de la brigade Azov.
Il
y a peu de distance journalistique, vous allez voir. ...international Azov, ces jeunes recrues doivent parler anglais et sont triés sur le volet.
Personne doit être physiquement en forme. Mentalement stable, s'il vous plaît, aucune propagande, ni idéologie, rien qui amène à la moindre forme de violence. ...
Voilà ,
Sherper, c'est un recruteur d'Azov. Alors quand vous dites qu'il
n'y a
aucune distance journalistique, c'est que bien évidemment, Azov, c'est une formation qui porte une histoire et une marque idéologique très, très, très difficile à nier. On n'entre pas dans l'unité paramilitaire d'Azov, comme on s'engage chez les pompiers en France.
Oui, c'est peu de le dire. Alors pourquoi est-ce qu'on a finalement cette place si importante consacrée à l'Ukraine sur LCI ?
Les dirigeants de LCI ont eux-mêmes expliqué devant les députés avoir renforcé cette couverture pour différencier la chaîne, notamment par rapport à BFM, mais par rapport à CNUS, ils sont les trois en concurrence avec France Info TV, mais qui est à la ramasse. Et l'audience, elle a suivi depuis février 2022. La guerre est donc devenue à la fois un sujet majeur pour LCI, mais aussi un positionnement éditorial gagnant. Plus d'audience,
plus
de publicité,
plus d'argent.
Cela signifie que la dramatisation que l'on voit paie, quitte à tordre le bras à l'information vraie. Et il y a un second point à relever, peut-être même aussi important, c'est que Bouygues connaît déjà le terrain ukrainien, le groupe,
bien
évidemment, de construction, bâtiment, a construit l'arche de confinement, a participé à la construction de l'arche de confinement de Tchernobyl. Et il travaille d'ailleurs encore à sa remise en état. Donc la reconstruction du pays, la reconstruction des bâtiments pourrait donc intéresser économiquement le groupe Bouygues.
Alors,
il reste quand même un élément dans cette affaire, Martial, et c'est l'ARCOM.
Le régulateur.
Que font-ils ? Rappelle
que les chaînes doivent vérifier et sourcer leurs informations et respecter l'honnêteté de l'information. Alors, nous lui posons publiquement trois questions. A-t-elle réagi à la séquence des drones du 24 septembre ? J'ai une petite idée sur la réponse. A-t-elle examiné la manière dont LCI TF1 a présenté puis corrigé cette information ? J'ai aussi une petite réponse. Et comment apprécie-t-elle sur la durée, finalement, la distinction entre témoignage engagé et expertise dans la couverture de cette guerre ? Là , la réponse est attendue, mais je précise tout de suite, on ne
va
pas rester jusqu'Ã jeudi prochain.
Et bien maintenant, juste après la virgule, on se retrouve pour la deuxième partie de Sur le fil.
Près
de trois ans après le meurtre de Thomas Perrotto à Crépaule, l'instruction a tranché. Les 11 accusés seront jugés avec la circonstance aggravante de racisme envers, je cite, la race blanche et la nation française. Une décision qui intervient malgré l'opposition du parquet de Valence, qui avait demandé l'abandon de cette qualification. Et après le débat lancé par Patrick Cohen, surtout, on s'en souvient, au lendemain du drame en novembre 2023. Il avait affirmé, vous vous en souvenez, sur France 5, dans un édito intitulé Crépaule, la mécanique de la haine et du mensonge, que rien ne prouve que les agresseurs étaient venus s'en prendre à des blancs.
Cette décision judiciaire vient donc contredire cette version-là des faits. Et à ce jour, le célèbre éditorialiste n'a pas jugé bon de s'excuser. Et les auteurs journalistes de Une nuit en France, paru chez Grasset en mars dernier, Jean-Michel Décugis, Marc Leplongeon et la romancière Pauline Guénat, non plus. Après de longs jours de silence, l'académie Goncourt a finalement tranché. Dans un communiqué, elle annonce le retrait de C'était ça ou mourir, de Télison Aurélien, de sa liste. En cause, les plagiat reprochés à l'auteur pour des précédents textes et récits, mais aussi les analyses convergentes. Vers le même constat, le livre serait très largement écrit par l'intelligence artificielle.
Elle annonce enfin qu'elle ne fera aucun autre commentaire et dévoilera sa deuxième liste le 6 octobre prochain. C'est ce qu'on appelle travailler en bonne intelligence.
On
en sait un peu plus sur l'origine de la polémique. Télison Aurélien, le compte X anonyme Balance Ton Claude, à l'origine des accusations d'IA contre l'écrivain, a enfin un visage, celui de Samuel Fitoussi. Il a 30 ans, il est essayiste et chroniqueur, notamment au Figaro depuis 5 ans, et il déclare surtout être investisseur dans l'intelligence artificielle. Et il affirme ne pas avoir agi seul. Le collectif Balance Ton Claude compterait 5 membres au total, mais les 4 autres restent pour l'instant dans l'ombre. Marianne publié une une sur l'encombrant Mathieu Pigasse. Eh bien, le Figaro, à sa suite, produit un article sur l'embarrassante Vassila Medas.
Si la compagne de Mathieu Pigasse fait maintenant de la moula, pour reprendre ses propos, eh bien, elle avait auparavant un rôle bien plus modeste de serveuse dans un restaurant. En mai 2025, elle est promue rapidement, directrice de marketing des médias, dont est propriétaire Mathieu Pigasse, et publie depuis les photos de toutes ses sorties dans des hôtels luxueux. Et surtout, elle n'hésite pas à insulter quiconque ose la critiquer. Qui se ressemble visiblement, ça semble.
– Et
voilà , on va passer à l'enquête Martial. On va parler du puits du fou de gauche. Et on va se poser cette question aussi. Est-ce que la révision de l'histoire doit être aux frais du contribuable ? Parce que, bien évidemment, il y a un enjeu financier.
– Ah oui, il y a un peu de la moula avec tout ça. – Mais oui, on fait de la
moula, oui. Comme Vassila Medas. Alors, première escroquerie d'importance, eh bien, on nous annonce un puits du fou de gauche en Seine-Saint-Denis. Donc là , on peut le voir dans cet article, la formule des pas de moi. La formule, évidemment, fait parler, mais elle mérite une mise au point. Parce que ce projet n'a absolument rien d'un puits du fou en réalité,
Martial. – Le
puits du fou, c'est un parc permanent déjà , avec des spectacles joués tout au long de la saison,
et
des saisons, même des fois, des hôtels, des restaurants. Une entreprise qui accueille 3 millions de visiteurs, ça c'était les chiffres de 2025, et qui dispose de 380 salariés et de 1250 saisonniers populaires. Toutes nos histoires, ce sont pour l'instant, 3 spectacles gratuits et ponctuels, annoncés pour 2027 dans 3 lieux de Seine-Saint-Denis. Alors, on peut aimer ou détester le puits du fou, mais comparer les deux comme s'il s'agissait de projets de même nature est une supercherie, voire une escroquerie.
– Oui, alors pourquoi est
-ce
qu'on fait cette comparaison, selon vous ?
– Parce que le puits du fou a remporté une bataille que ses adversaires reconnaissent. Il a donné au spectacle historique une immense audience populaire. Et voici que ceux qui lui reprochent son récit veulent à leur tour raconter l'histoire de la France à leur sauce, devant des foules. Regardons le programme.
– Alors, le voici, regardez, il est juste là .
– Voilà , premier rendez
-vous, la Révolution française, c'est sur le parvis de la Basilique Saint-Denis, la pauvre, puis une histoire populaire du sport au Stade Boer de Saint-Ouen. Le Stade Boer de Saint-Ouen, c'est le stade qui accueille le Red Star aujourd'hui, le stade du Red Star. Donc, enfin, l'histoire des immigrations en musique au parc Georges Valbon, ça sera à la Courneuve. Et le département présente explicitement la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris comme modèle pour cette nouvelle série de spectacles. Donc, on sait à quoi s'attendre. –
Mais oui, alors, derrière les costumes, finalement, les lumières et la musique, qui est-ce qui organise et surtout, qui est-ce qui paye ? On a peut-être un premier aperçu avec cet article du Monde.
– Parce que quand on vous dit gratuit, on traduit, quelqu'un paie. Ça, maintenant, il faut quand même, c'est systématique.
Il faut que maintenant les
téléspecteurs
comprennent,
à chaque fois qu
'on
dit gratuit, c'est qu
'ils
vont payer. Ils vont d'ailleurs payer deux fois, pour leur famille et pour celles des autres. Bon, à l'origine, il y a le président socialiste communiste insoumis du département, Stéphane Troussel. La MC Maison de la Culture 93 de Bobigny co-produit les spectacles. Patrick Boucheron et Guillaume Mazot coordonnent le projet historique.
Et
puis le groupe Combat, propriétaire, notamment de Mathieu Pigasse, propriété de Mathieu Pigasse, participe à sa communication. Selon le Monde, Combat a été recruté par l'agence événementielle, Eventim, le département finance les trois spectacles gratuits annoncés pour 2027.
–
Alors, ce sera peut-être gratuit pour les téléspectateurs, mais vous allez nous dire un peu comment
ça va se passer pour le contribuable. – Bien sûr,
on peut défendre le financement public de la culture, c'est un autre débat. Mais lorsque les désélus engagent de l'argent public dans un projet qu'ils présentent aussi comme une réponse à une bataille culturelle, les habitants sont en droit de connaître le budget total, le montant de chaque contrat et la part payée par chaque partenaire. À ce jour, je n'ai trouvé aucun budget détaillé rendu public.
–
Alors, Martial, vous évoquiez dans le programme le choix inaugural. Pourquoi est-ce qu'on commence par Saint-Denis en 1793 ? –
Cette année
-là , on va faire un petit rappel historique rapide, parce que ce n
'est
pas le but de l'émission, mais sur la décision de la Convention, les tombeaux royaux sont démontés à Saint-Denis, dans la basilique, et les caveaux sont ouverts. Henri IV, par exemple, s
'est
des poules bien conservées, est exposée pendant deux jours à la foule. Alexandre Lenoir rapporte qu'un soldat l'embrasse, puis coupe une mèche de sa barbe pour s'en faire une moustache. Un autre récit raconte qu'une femme frappe le corps et finalement le fait tomber. Turène, Turène devant son corps également conservé, un gardien aurait proposé d'arracher les dents contre de l'argent. Le conventionnel Camille Desmoulins aurait emporté un bout du doigt de Turène, parce que ces prélèvements montrent que la profanation pouvait mêler curiosité morbide, mais aussi bien évidemment commerce,
Ã
faire de la moula. Selon le récit historique, la dépouille de Louis XV paraît d'abord intacte sur les linges, puis se défait en lambeaux lorsqu'on la soulève. Les corps et l'ossements sont finalement déposés dans deux fosses communes. Le corps d'Henri IV est exposé, je vous l'ai dit, pendant deux jours, et les dépouilles sont ensuite déposées dans des fosses communes.
–
Alors j'ai découvert qu'il y avait d'ailleurs une illustration de cette séquence au Louvre. Voilà , c'est son tombeau en 1793, c'est exactement ce que vous évoquiez. Alors justement, il
y
a une question qui s'impose à nous, c'est quel esprit dérangé peut choisir la profanation ? Parce qu'il s'agit de ça, d'une sépulture, un des épisodes peut-être les plus macabres et les plus ignobles de l'histoire de France, pour ouvrir un projet qui s'intitule « Toutes nos histoires ». –
Guillaume Mazot, je
ne sais pas dire, de Guillaume Mazot et de Boucheron. Guillaume Mazot, c'est un auteur d'Extrême-Gauche, d'une histoire de l'émancipation, et puis Patrick Boucheron. Alors ce dernier, c'est parfaitement ce qu'un récit en image, puisqu'il a participé, il faut le rappeler, à l'écriture de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024. On se souvient des tableaux, Marie-Antoinette décapitée chantant « Assaïra » et la séquence festive « Saint Jean, la scène du Christ ».
Soboul était l'historien marxiste de la fin du XXe siècle, Patrick Boucheron officie en reproduisant, lui, une histoire critique post-marxiste et qui inspire un révisionnisme de l'histoire, grâce à l'argent public, bien sûr, toujours faire de la moula, et grâce au plus beau membre de son fan club, Emmanuel Macron, parce que Boucheron est le type de personnage qui commande l'université française, qui la commande et l'empoisonne. Et bien évidemment, quand il est intervenu pour la préparation de l'ouverture des JO, avec cette cérémonie dont on se rappelle, c'est bien évidemment à la demande d'Emmanuel Macron.
– Alors, pour rappel, d'ailleurs, cette cérémonie détestée dans le monde entier des JO, elle avait coûté 100 millions d'euros, de quoi acheter 5000 climatisateurs au BAMO, pour les EHPAD par exemple, mais c'est aussi 50 vacances pour le couple Picasse, à l'hôtel Moustique, à l'île Moustique, pardon.
–
Oui, c'est
pas tant que ça. – Je connais pas
assez bien ces endroits, moi.
– Tant pis. –
Tant pis.
–
Aujourd'hui, alors ?
– Alors, aujourd'hui, on a le département qui revendique finalement une cérémonie comme une réelle inspiration, il me semble, et vous signifiez même que Boucheron parle à propos de populaire, d'une riposte dans le débat culturel. Ça, ça pose vraiment la question de cesser de présenter l'opération comme si deux historiens venaient simplement nous faire une sorte de leçon d'histoire au public. Ils participent là réellement à un projet politique
finalement,
qui est assumé dans une confrontation publique et politique à nouveau, qui est lancée par des élus, qui est financée par une collectivité et le nier, à mon avis, relève d
'une
vaste escroquerie.
– Oui, c'est la seconde escroquerie, la seconde supercherie.
– Alors, avant que le rideau ne se lève, Martiel, il nous reste trois questions. Pourquoi est-ce qu'il faut ouvrir sur la profanation de Saint-Denis ? Comment est-ce que l'argent public sera dépensé ? Et puis surtout, qui a décidé que les contribuables de Saint-Denis, de Saint-Denis, devraient financer cette riposte culturelle ?
– Oui, le Puy-du-Fou a ses billets et ses 3 millions de visiteurs. Populaire a déjà ses élus, ses historiens, et l'argent du contribuable reste à voir s'il trouvera son public. Et une saine résistance aussi à la réécriture de l'histoire, parce qu'il serait bien normal que
ça
ne se passe pas aussi facilement qu'il le pense.
– On
comprend qu'il soit jaloux tout de même. Regardez, c'est plutôt réussi.
–
3 millions de visiteurs.
–
C'est peu de le dire. Allez, place maintenant à notre conclusion.
– Le
mot de la semaine, Martial, c'est celui de la violence légitime. Et avant toute chose, je vous propose d'écouter Bali Bakayogo, qui en parle mieux que moi.
– La
violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi.
Elle
peut être légitime. C
'est quoi cette affaire ?
Bien sûr qu
'elle
peut être légitime. Le problème que l'on dit à tous ces jeunes-là , c'est oui, elle peut être légitime. Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux.
–
Alors, dans les manifestations lycéennes, qu'on a évoquées de toute façon dans Sur le fil, le maire de Saint-Denis, on le voit là , dans cette vidéo, mais on le voyait aussi danser autour des poubelles en feu,
enfin,
bon, vaguement en
train
d'essayer de les éteindre et de les écarter de la grille quand même, mais tout en soutenant les lycéens que son parti soutient et promeut. On a quand même le directeur de la chaîne de BFMTV qui annonce qu'il va porter plainte après que Bali Bakayogo ait approuvé dans cette séquence. L'agression de deux journalistes, et d'ailleurs le syndicat des journalistes de BFMTV s'en est tout à fait ému. Martial, vous avez un commentaire sur
cette violence
légitimée
par Bali Bakayogo ? – Très rapide, très rapide, regardez,
on vient de faire notre enquête. À Saint-Denis, le puits du foot gauche choisit comme décor la profanation révolutionnaire des tombeaux des rois de France. Au même moment, le maire et les filles affirment que la violence, à un moment donné, peut être légitime. De 1793-2026, les époques changent, mais la volonté de légitimer la violence politique traverse les siècles. Floriane, on est prévenus.
– Eh oui.
Et
voilà , on est arrivés à la fin de notre émission. Merci beaucoup Martial, merci chers téléspectateurs d'avoir été avec nous jusqu'à la fin. On vous le rappelle, on compte sur vous pour faire connaître cette émission, donc n'hésitez pas à la partager, n'hésitez pas à laisser un commentaire et surtout, surtout, cliquez sur le pouce en l'air.
On
se dit à très vite et à bientôt sur TVL, bien sûr.
– Sous-titrage ST' 501