Jordan Bardella invité sur LCI partie 1
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
La France doit-elle rejoindre une coalition internationale face au blocus de Taïwan ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Les moyens militaires français dans l'Indo-Pacifique sont-ils suffisants ?
- 3:39RelanceÉludée
Un blocus de Taïwan est-il envisageable selon vous ?
- 5:07OuverteRéponse directe
La France doit-elle rester non alignée face à la Chine ?
- 5:50OuverteRéponse directe
Accepteriez-vous une invitation de Poutine à Moscou pour négocier en Ukraine ?
- 6:33RelanceRéponse partielle
La visite de Macron à Poutine a-t-elle été utile ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Jordan BardellaChiffre
« les moyens militaires qui sont aujourd'hui ceux de la France dans cette région du monde sont non seulement très insuffisants, je crois qu'on a 6 ou 7000 militaires qui sont présents dans l'Indo-Pacifique. »
- 3:39Jordan BardellaFait
« le meilleur bouclier aujourd'hui à Taïwan, il n'est pas militaire, il est économique et c'est notamment TSMC qui est le leader mondial, un des leaders mondiaux de la fabrication des semi-conducteurs. »
- 5:50Jordan BardellaFait
« Acceptez-vous d'y aller à Moscou ? Non. parce qu'elle consisterait en réalité en une victoire symbolique pour le président Poutine. »
- 6:33Jordan BardellaFait
« la visite d'Emmanuel Macron qui est arrivé en fanfare dans une période de très forte tension pour ne rien obtenir et pour en réalité se faire balader. »
- 9:14Jordan BardellaFait
« la France et il ne s'agira pas pour nous de faire un renversement d'alliance assure la sécurité des pays baltes. Elle assure des missions sur le flanc est de l'OTAN. »
- 12:09Jordan BardellaFait
« le président français se doit de défendre l'intérêt économique et l'intérêt industriel de la France. »
- 13:30Jordan BardellaFait
« étendre non pas le partage nucléaire comme c'est dit parfois faussement mais la dimension européenne de la protection nucléaire française avec l'ambiguïté que ça suppose à d'autres pays européens. »
- 14:14Jordan BardellaFait
« le bouton nucléaire devra toujours toujours rester sous le contrôle total du président de la République. »
- 16:57Jordan BardellaFait
« il y a eu une réaction de la part notamment de plusieurs pays européens, de la France qui a envoyé, je dirais, du monde et du matériel, même de manière sporadique, mais ça a été un geste qui a été fait par la France. »
- 18:23Jordan BardellaFait
« je ne peux pas croire que demain le président américain déciderait subitement d'envoyer des soldats pour tirer sur d'autres soldats de l'OTAN parce que non seulement ça serait extrêmement grave que ça provoquerait une implosion de l'OTAN. »
- 19:47Jordan BardellaFait
« il y a eu une utilité en quelque sorte de l'Union européenne qui s'est mobilisé ensemble et qui peut-être a fait un petit peu qui a peut-être ébranlé Donald Trump malgré tout parce que il y a eu une un front uni où la France a envoyé des hommes mais les autres pays européens se sont mobilisés. »
- 21:03Jordan BardellaFait
« Donald Trump appartient à cette nouvelle génération de dirigeants politiques qui ne respectent que la force. »
- 21:47Jordan BardellaFait
« moi l'exemple je l'ai donné au Parlement européen il y a quelques semaines en m'opposant à plusieurs reprises et en votant contre l'accord économique entre l'Union européenne et les États-Unis parce que je considère qu'il était un accord de vassalisation économique. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Décesseur, les crises sont déjà là, elles ne vont pas disparaître par votre élection et vous allez avoir à gérer toute une série d'événements au-delà de la formation de votre propre gouvernement, de la construction des élections législatives, de la gestion du toutvenant qui fait le rythme passionnant de la politique quand elle n'est pas que politicienne. Un certain nombre de crises internationales et d'événements vont se précipiter. et je voudrais en prendre un certain nombre pour les aborder avec vous comme si vous étiez en situation de prendre des décisions. Évidemment, vous aurez autour de vous, j'espère, des diplomates, des haut fonctionnaires républicains qui seront en mesure de vous éclairer, mais
la décision, elle est toujours la vôtre. Premièrement, le gouvernement chinois décide que le moment est venu pour lui d'étouffer Taïwan, pas de l'envahir, je le précise bien, d'étouffer Taïwan par un blocus de la mer de Chine. Ce blocus amène mécaniquement une série de pays amis, alliés ou très lointain pour la France. La Malaisie, l'Indonésie, les Philippines, le Vietnam, mais aussi l'Australie, la Nouvelle-Zélande et quelques territoires français qui ne sont pas tout à fait secondaires dans notre histoire. Certains départements d'autres territoires parmi lesquels la Nouvelle-Calédonie, mais on oublie souvent la Polynésie française dont le territoire est équivalent celui de
l'ensemble de l'Union européenne à considérer que ce qui est en train de se passer est un enjeu majeur. Le gouvernement des États-Unis décide comme il l'a envisagé d'ors et déjà par un accord militaire de bloquer le détroit de Malaka. Nous nous occupons beaucoup d'ormouses où sort le pétrole qui va vers la Chine. Le D3 de Malaka, c'est 80 % des exportations chinoises vers le monde entier. Il s'agit donc d'une confrontation majeure et pour débloquer la situation ou pour bloquer le blocus comme ceci se fait désormais, le gouvernement des États-Unis appelle à une coalition internationale visant à rétablir la liberté de la circulation en ma de Chine. Y participez-vous ? D'abord,
la France est présente dans cette région du monde, dans cette région de l'Indo- Pacifique qui compte et on la voit s'afficher d'ailleurs derrière près de la moitié de la population mondiale. Je peux d'ors et déjà vous dire que les moyens et nous critiquons cela, les moyens militaires qui sont aujourd'hui ceux de la France dans cette région du monde sont non seulement très insuffisants, je crois qu'on a 6 ou 7000 militaires qui sont présents dans l'Indo- Pacifique. Donc beaucoup sont présents notamment sur les bases de la Réunion et on a quelques moyens militaires qui se déplacent en mer et qui sont en nombre extrêmement légers. Donc par définition et au moment où je vous parle, mais ça ne supute pas de la politique que nous mettrons en œuvre pour renforcer la présence militaire
française dans l'Indo Pacifique. Les moyens français de toute manière seraient très largement insuffisants pour aboutir à une réponse militaire efficace. J'imis des réserves sur votre hypothèse parce qu'en réalité il y a une interdépendance qui est très forte entre la Chine et Taiïwan. Et je vais vous dire, je pense que le meilleur bouclier aujourd'hui à Taïwan, il n'est pas militaire, il est économique et c'est notamment TSMC qui est le leader mondial, un des leaders mondiaux de la fabrication des semi-conducteurs. Et donc en réalité et contrairement à ce qu'on pense, la Chine et Taiïwan sont extrêmement dépendants sur le plan économique. Donc un tel scénario provoquerait une guerre économique
majeure, une déstabilisation de l'économie mondiale mais qui pénaliserait en premier lieu la Chine. Et donc ce que je crois nécessaire pour la France, c'est de rester non aligné, de rester en retrait d'une potentielle coalition tout en préservant la défense et la sécurité de ces ressortissants. Je pourrais pas vous le dire de tête, mais on a plusieurs centaines de milliers de Français qui sont aujourd'hui installés dans l'Indo-Pacifique parce que nous avons grâce à notre espace maritime 17 fuseaux horaires et on est, dit-on souvent, le seul pays où le soleil ne se couche jamais. Donc on a cette dimension euh multiple sur toute la planète. Et je ne crois pas ce scénario envisageable.
Je ne le crois pas probable et je pense qu'on va plutôt se diriger vers une nouvelle guerre froide entre les États-Unis et la Chine dans cette dans cette région du monde. Mais et nous devons rester la nonaligné, dites-vous, hein. C'est la position de la France. Je veux dire, depuis la reconnaissance de de la Chine et la proclamation de la République populaire de Chine, la France a toujours pratiqué la politique et non pas le principe mais la politique de la Chine unique qui consistait à reconnaître comme seul état la Chine, à maintenir un statut quo pour Taiïwan mais sans reconnaître euh la la prééminence de Pékin sur euh Taïwan. Donc je veux dire, je pense que ce qui joue et ce qui permet à la paix mondiale de de jouer la montre, c'est en réalité
davantage les intérêts économique et ce sont les intérêts notamment liés au au semiconducteurs taïwanais plutôt que de potentiel navire qui pourraient être déployés deè au large des deuxème scénario. Beau vous venez d'être élu, vous recevez un message de Vladimir Vladimirovic Poutine, président de la Russie vous disant cher Jordan Bardella, félicitations pour votre élection, je suis tout à fait ravi. Le moment est venu de rétablir les échanges historiques entre la France et la Russie. Je vous propose de venir rapidement pour votre premier voyage officiel à Moscou où vous serez reçu avec les honneur du notre histoire
commune afin de trouver ensemble la solution au conflit ukrainien. Dans le cadre assez simple, l'Ukraine entre dans l'Union européenne, pas dans l'OTAN, neutralisation, finlandisation au sens historique du terme. Acceptez-vous d'y aller à Moscou ? Non. parce qu'elle consisterait en réalité en une victoire symbolique pour le président Poutine. Et j'ai de la mémoire et je me souviens comment est-ce que le président de la Fédération de Russie avait utilisé, vous vous en souvenez, la visite d'Emmanuel Macron qui est arrivé en fanfare dans une période de très forte tension pour ne rien obtenir et pour en réalité
se faire balader. Donc si la Fédération de Russie souhaite dialoguer avec un État européen en vue de négocier la paix en Ukraine, d'abord il y a des contacts qui doivent pouvoir se faire par l'intermédiaire de nos services respectifs et pardon même seul sans madame Vlen et madame Kak surtout sans madame Vlen parce que l'idée c'est qu'on obtienne quelque chose. Donc on laisse l'Union européenne parce qu'à chaque fois que l'Union européenne touche à Kajou c'est catastrophe. Donc on laisse la présidente de la Commission européenne qui n'a aucune compétence diplomatique d'après les traités. Donc on laisse l'Union européenne de côté. Et je lui proposerai que l'on se retrouve dans un état neutre ou dans un état aux portes de l'Europe. On pourrait par exemple se retrouver en Roumanie euh
à proximité des éléments militaires français qui s'y stationnent. Hm. Je pense que la France a une responsabilité particulière euh à l'est de l'Europe parce que vous feriez pas engagé vous feriez le coup de Trump qui avait montré Ces B2 en montrant des armes françaises. Par principe, je ne dois pas vous dire ce que je ferais dans cette situation parce qu'elle contribue de l'ambiguïté stratégique qui doit nécessairement se se se nourrir. Ce qui est certain, c'est que viendra le temps, il faudra se mettre autour d'une table, non pas pour se complaire, non pas pour se vendre, mais pour dialoguer et pour discuter de la paix. En tout cas, soyons plus direct, soyons plus direct. Est-ce que vous avez une nostalgie des années ? Chiraak était allé très loin dans l'amitié avec
Poutine et il faut le rappeler hein, à l'époque la Tchenie était déjà écrasée. Poutine était moins dictatorial qu'aujourd'hui mais enfin c'était déjà pas une démocratie libérale pur sucre. Est-ce que vous avez la nostalgie de ça ou est-ce que c'est définitivement fini aujourd'hui ? La Russie est un adversaire. Non mais monsieur RBin, le monde change, le monde évolue et les les ambitions impériales de la Russie, elles existent. Elles existent aux portes de l'Europe et elles existent même sur des intérêts français puisque je vous rappelle que partout où nous nous sommes retirés en Afrique, ce sont les Russes et ce sont notamment les milices Wagner qui ont pris notre place, se rajoutant à cela les opérations d'ingérence et l'ingérence notamment dans des territoires d'outreemers français comme
le le parti prix de la Russie pour les comor face à Mayotte. Donc la Russie conteste aujourd'hui des intérêts européens, elle conteste des intérêts français mais c'est une puissance nucléaire et nous savons en Europe ce que signifie l'escala. Donc la France et il ne s'agira pas pour nous de faire un renversement d'alliance assure la sécurité des pays baltes. Elle assure des missions sur le flanc est de l'OTAN. Ces missions doivent être prolongées et il est évident et et je le dis pour pas qu'il y ait d'ambiguïté que nous sommes tenus par une clause d'assistance mutuelle à l'égard de tous nos partenaires européens. Donc si demain le président Poutine devait franchir une ligne supplémentaire et je pense qu'il ne le fera pas mais je ne suis pas devin et je n'ai pas de boule de cristal. Ça
provoqua nécessairement une réaction euh des des pays des pays européennes. Anecdote historique, premier voyage officiel à Moscou 1944. C'est le premier voyage du général de Gaulle qui choisit Moscou et une visite à Staline et qui a été allé loin dans les concessions concernant la Pologne. On est bien d'accord. Trè scénario. Nous avons un grand allié en Asie. Tout ça dans la même journée professeur. Oui. [rires] Car je vous ai pris très exactement la liste de des problématiques stratégiques traitées au cours de la semaine. Je dois être honnête. Mais c'est sans fond de commerce le scénario. La période la période de transition ne dure pas qu'une journée. Une jour de vous consulter à il est cher. Non au service public. Moi vous savez c'est en plus je suis émérite maintenant
je fais [rires] je fais le travail gratuitement pour lequel j'étais mal payé avant. Je sais euh nous avons un grand allié en Asie qui est l'Inde. Oui. Et l'Inde a un grand ennemi en Asie qui est le Pakistan. L'Inde est armée essentiellement par nous absolument notamment en Rafale et en Scorpen les sous-marins. Le Pakistan est armé essentiellement par la Chine Chine et régulièrement suite à un attentat ou un conflit frontalier, il y a une reprise du conflit entre les deux. L'Inde indique que le Pakistan ayant organisé un attentat qui lui est attribué, que ça soit vrai ou faux est un autre, vient de commettre un élément majeur de déstabilisation et décide d'entrer en guerre contre le Pakistan
pour faire payer cet attentat et fait appel à la France pour avoir son soutien logistique, accélérer les ventes et surtout la livraison des rafales, des missiles qui vont avec. bref d'être de choisir un camp, c'est notre plus grand client de rafale. Que faites-vous ? Bon, d'abord, ce conflit, il dure il dure depuis près de 80 ans. Et dans cette région du Cachemir, nous avons euh trois belligérants parce qu'en été, il y a la Chine, une partie du Cachemir est attachée à la Chine. Euh trois bell gérants qui ont la bombe nucléaire, le Pakistan, l'Inde et la Chine. C'est
assez inédit dans les conflits que nous avons aujourd'hui sur la carte du monde. Donc la décision que prendra la France est évidemment une décision qui sera souspesée mais peut-être encore davantage souspesée que d'habitude. Vous avez raison qu'il y a une proximité industrielle et économique avec l'Inde, mais il n'y a pas, sauf erreur de ma part, d'accord de défense ou d'accord d'assistance mutuelle avec l'Inde. qui veut dire que si nous sommes amenés à vendre des rafales à l'Inde et l'Inde est un très grand partenaire économique de la France, nous devons nécessairement, mais ça c'est pas de mon ressort, ce serait du ressort de des équipes de d'Assut et de monsieur Trapier de dire si oui ou non ils peuvent répondre à une telle demande. En
tout cas euh le président français se doit de défendre l'intérêt économique et l'intérêt industriel de la France. Et donc si l'intérêt économique et l'intérêt industriel de la France est d'exporter davantage de rafale, alors nos entreprises trouveront à leur côté un gouvernement qui appuera cette initiative sur le plan diplomatique. Vous avez mentionné euh l'attentat qui a été commis sur le territoire indien dans la partie indienne du Cachmir il il y a quelques mois. On peut se réjouir d'avoir constaté la supériorité aérienne des Indiens grâce notamment au génies militaires français et au génie de nos rafales sur les systèmes de défense chinois. Je je le dis parce que on a toujours tendance à croire que
la France grande puissance est une cause perdue. Je considère que l'âge d'or non je considère que l'âge d'or de notre pays est encore devant nous. Sinon je ne ferai pas de politique. La France sera plus jamais une grande puissance. Non, je vous dis l'inverse, c'est que il y a beaucoup de gens qui s'habituent à l'idée que la France est une cause perdue. La France est non seulement une grande puissance, c'est une puissance continentale. Je considère qu'elle doit redevenir une grande puissance maritime mais aussi une grande puissance du ciel. Ça parle par par le spatial, mais ça passe aussi par notre défense. Et donc nous avons un joyau français qui s'appelle d'assaut qui produit des rafales et donc nécessairement la France devra répondre. Est-ce que ça passe Jordan Bardella par
ce que fait actuellement le président de la République ? c'està dire étendre non pas le partage nucléaire comme c'est dit parfois faussement mais la dimension européenne de la protection nucléaire française avec l'ambiguité que ça suppose à d'autres pays européens. Est-ce que vous dites bravo Emmanuel Macron ? Sur la dissuasion nucléaire. et nous avons toujours considéré que la France devait continuer à honorer sa propre doctrine. Et cette propre doctrine, elle a été développée par le général de Gaul dans une instruction aux armées au début des années 60 et qui indiquait précisément que la défense des intérêts vitaux de la France ne s'arrêtait pas aux frontières de l'hexagone. Le débat qui a été porté par Emmanuel Macron, d'abord le bouton nucléaire devra toujours toujours rester sous le
contrôle total du président de la République. Tout le monde le dit. Oui. Enfin, le président a été ambigu, pendant un certain nombre d'années sur ce sujet. Non, là tu peux pas. Avec l'idée d'un partage du siège français par exemple au siège de au siège de l'Oign. Oui, mais je connais son il y a pas beaucoup de convictions, je pense, dans sa politique qui a qui est extrêmement ératique et qui a beaucoup changé, mais en tout cas son adhésion à un agenda fédéraliste européen, il existe. Donc moi, j'ai toujours été opposé à l'Europe de la défense parce que je ne veux pas que madame Van Derlon puisse demain décider d'envoyer des soldats français mourir sur des théres d'opération extérieure. Mais je dis et je redis, le bouton nucléaire, il doit rester sous l'autorité exclusive du président de la
République française. Et vous avez raison que dans son dernier discours, il a rappelé cela. [grognement] Mais avant d'envisager des postes avancés dans d'éventuels pays européens, ça doit être donnant donnant. Et donc la question que je pose à nos partenaires européens, c'est sont-ils prêts à se libérer de l'extrat territorialité du droit américain qui fait que les Américains ont droit de vie ou de mort sur les pays à qui ils vendent des armes ? Et donc avant de demander à la France d'étendre son parapluie nucléaire, il faut que nos partenaires européens arrêtent d'acheter des F35 et achètent des rafales. Scénario suivant. Il faut faire la liste de nos ennemis, de nos adversaires et parfois de nos vrais faux amis. Sachant qu'une nation peut être tout cela à la fois en réalité.
Tous cela la foi. Les amis de nos amis, c'est pas toujours nos nos amis. Les amis de nos ennemis sont pas toujours nos ennemis. Et c'est le rôle du président de la République, il est vrai, de gérer toutes ces ambigués. Euh nos amis américains Oui. qui ont un tropisme hémisphérique nouveau de l'Arctique à l'Antarctique et de l'Alaska au Groenlande décide d'aller jusqu'au bout. euh de l'opération "Récupérons le Groenland". Pas tellement pour le Groenland en tant que tel, mais pour les routes qui vont ouvrir du fait de la fonte de la glace. Comme quoi, le réchauffement climatique en matière stratégique n'est pas un débat, il est militairement acquis et euh en quelques jeurs, d'importants équipements américains atterrissent sur les pistes
des anciennes bases américaines qui appartiennent aux États-Unis depuis un traité de 1941, renouvelé en 1951, revisité dans les années 70 puis au début des années 2000. Et le royaume du Danemark et son gouvernement social-démocrate, on suppose qu'il le sera encore, décide de faire appel dans le cadre du traité de l'Union européenne, je ne parle pas de l'OTAN, et de dans le cadre de l'Alliance atlantique de à au soutien des pays de l'Union européenne, des pays de l'alliance et donc particulièrement de la France.
Que faites-vous ? [grognement] La situation s'est déjà posé. Il y a quelques mois, lorsque la tension du côté américain est montée, il y a eu une réaction de la part notamment de plusieurs pays européens, de la France qui a envoyé, je dirais, du monde et du matériel, même de manière sporadique, mais ça a été un geste qui a été fait par la France. Il y a surtout une réaction de d'un certain nombre de gens au niveau européen pour geler les négociations, ça a été le cas au Parlement européen, de l'accord économique qui a été signé entre les États-Unis et l'Union européenne. Je pense que c'était une bonne réaction parce que le président
Trump est un businessman qui ne comprend que l'intérêt est d'abord l'intérêt économique. Vous avez souligné l'accord qui lit le Groenland et les États-Unis depuis plusieurs décennies. En réalité, les Américains disposent déjà de bases militaires au Groenland et il disposent même de la possibilité d'exploiter et d'explorer un certain nombre de ressources. Depuis cet acte extrêmement grave qui a eu lieu il y a quelques mois, il y a et il y a encore au moment où on parle ceur de ma part des discussions en cours entre des diplomates grenlandais et des diplomates américains. Donc je ne peux pas croire que demain le président américain déciderait subitement
d'envoyer des soldats pour tirer sur d'autres soldats de l'OTAN parce que non seulement ça serait extrêmement grave que ça provoquerait une implosion de l'OTAN, mais s'il tente, il tente le coup de force, il tente le coup de force. Allez, c'est l'hypothèse de de il peut tenter mais je crois qu'il ne le fera pas. Est-ce que et je vais vous dire le simple fait et d'abord les mythes américaines arrivent et devraient peut-être canaliser les ambitions hégémoniales du président Trump de mon point de vue mais il est évident que si demain un pays de l'Union européenne est attaqué la clause d'assistance mutuelle s'applique. Et je crois que du point de vue en tout cas du Groenland, les Américains qui veulent renouer en fait avec les fondements de la doctrine Monro et qui veulent s'approprier tous
l'hémisphères occidentales, c'est écrit noir sur blanc dans leur stratégie de sécurité défense. Jordan Bardella, vous avez dit que ce qui s'était passé finalement était une bonne initiative, c'est-à-dire qu'elle a été pris par la France mais par d'autres pays européens. Il y a quelques instants, vous disiez aucune défense européenne, on l'entend sur le plan économique, hein. Mais là, j' là il y a eu une initiative globale européenne concertée sur plan sur le plan économique. Euh la suspension de l'accord qui a été signé par Ursula Van Derlin à l'été 2025, c'est un accord écou. de toute façon, voilà, enfin je veux dire, il y a eu une utilité en quelque sorte de l'Union européenne qui s'est mobilisé ensemble et qui peut-être a fait un petit peu qui a peut-être ébranlé Donald
Trump malgré tout parce que il y a eu une un front uni où la France a envoyé des hommes mais les autres pays européens se sont mobilisés. Donc il y a une utilité très claire à cette Europe là. encore heureux que lorsqu'un pays partenaire, ami, membre du même espace politique est agressé ou voit sa souveraineté remise en cause, encore heureux que cela provoque une réaction et une mobilisation de l'ensemble des partenaires européens. Mais faut pas non plus se réjouir de cet accord économique. D'abord, c'est un accord économique qui avait été suspendu, qui est un accord de vassalisation économique qui et et et j'ai voté contre moi comme député européen au Parlement européen parce qu'il prévoit précisément la multiplication des investissements aux États-Unis. Il prévoit un droit de
douane sur toutes les exportations euh américaines. Donc, on ne peut pas non plus se réjouir du travail de négociation qui a été fait par l'Union européenne. Il y a eu cette réaction. Cette réaction, nous l'avons demandé et nous l'avons salué. Mais euh je ne peux pas croire que les États-Unis décident euh de tirer sur des soldats de l'OTAN. Voilà, je suis désolé. Lucronie à ses limites, professeur. Et au moment où je vous parle, je refuse de me mettre dans scè Jordan Bardella. L'attitude à l'égard de Donald Trump. Vous vous l'avez dit, il y a eu une réaction contre Trump à ce moment-là. Est-ce que on peut être plus ferme vis-à-vis de lui ? Si vous étiez face à lui, c'est quelque chose d'être face à Trump. Donald Trump parfois respecte Emmanuel Macron et parfois a
des propos insultants quand il limite le président de la République à la tribune en limitant son l'air moyen, quand il le supplie de ne pas augmenter les les tarifs sur un certain nombre de produits et cetera, il y a quelque chose de très insultant. Elle est gard quand même une grande puissance nucléaire. On devrait parler d'égal à égal. Vous président, est-ce que vous lui répondriez sur un ton plus haut ? Est-ce que vous oseriez ? Alors, je n'ai pas de talent humoristique prononcé pour imiter, mais Donald Trump appartient à cette nouvelle génération de dirigeants politiques qui ne respectent que la force. Et donc, vous pouvez faire des mamours aux Américains, vous soumettre sur le plan économique, leur promettre que vous allez leur acheter de l'énergie. Un
exemple, donnez-nous un exemple s'il vous plaît. Un exemple, vous lui feriez sentir le faire qu'on le fait pas assez aujourd'hui. Un. Mais il y a pas un exemple à donner. D'abord, moi l'exemple moi l'exemple je l'ai donné au Parlement européen il y a quelques semaines en m'opposant à plusieurs reprises et en votant contre l'accord économique entre l'Union européenne et les États-Unis parce que je considère qu'il était un accord de vassalisation économique. Je quand vous êtes contraint à 15 % de droits de douane plus les 12 % de dépréciation du dollar sans aucune contrepartie, il y a pas un chef d'entreprise sérieux et un chef d'entreprise compétent qui aurait signé un tel accord. Un scénario encore avec vous Anna Ber. Je me permets un petit retour en arrière. Il y a quelques années dans la
même configuration, si j'avais été amené à vous poser des questions avant une échéance importante qui aurait pu se traduire par votre élection, j'aurais pu vous poser une question sur Vladimir Vladimir Poutin allait-il envahir l'Ukraine ou Donald Trump allait-il lancer la guerre des 12 jours ou l'invasion du golf persic ? Le problème de l'ucronie, c'est qu'elle est toujours en retard sur la réalité et parce que la nature même de notre surrationalisation du comportement des autres nous permet assez souvent de ne pas comprendre ce qu'ils ont dans la tête et notamment le retour des vieux empires. Je termine la parenthèse sur l'ucronie par rapport à la réelle politique. De temps en temps, nous sommes surpris, parfois extraordinairement surpris, du fait que
les dictateurs et les futurs empereurs ou les terroristes passent leur temps à nous dire des choses que nous ne croyons pas et comme nous ne les croyons pas et que nous ne les pensons pas capables de le faire, nous sommes du coup très pragmatiques et très modernes. Alors, vous avez parfaitement raison et et et c'est je crois le l'impérieux motif pour lequel nous devons cesser de concevoir que notre avenir se jouera ailleurs et se jouera dans les mains des autres. La France doit redevenir et les nations européennes aussi de grandes puissances capable d'assurer leur sécurité, capable d'assurer leurs propres défense. Et de ce point de vue là, je crois que la France qui a une base industrielle et technologique de défense d'exception doit répondre aussi à ce besoin de souveraineté de tous les
pays européens. la puissance et l'objectif que nous souhaitons donner au programme que nous allons proposer dans le cadre de la campagne présidentielle, elle se détermine d'abord dans le regard qu'on porte sur nous-même. Il faut qu'on arrête de se regarder comme un petit pays, comme un petit pays qui a de petites ambitions et qui dépend de petites décisions. Et elle se regarde surtout au travers du regard que portent les autres sur nous. Et à partir du moment où nous nous regarderons nous-mêmes comme un grand pays fier et comme une grande puissance et où les autres dirigeants nous regarderont eux-mêmes comme un grand pays libre et comme une grande puissance, alors la France redeviendra cette grande nation qu'elle n'a crois jamais cessé d'être. Venons-en au nerf de la guerre.
L'économie pour être puissant comme vous dites encore faut-il être prospère. Merci beaucoup Alain Boer. Voilà vous étiez convaincu Alain Boer. Vous avez le droit vous avez le droit de dire quelque chose. Vous étiez convaincu. Vous étiez convaincus. Vous avez le droit de dire aussi quelque chose [rires] de l'un et de l'autre. Mais je suis convaincu d'un monde de plus en plus incertain et et de plus en plus dangereux mais il a été recardien voyez donc chacun ses boul il est toujours. Ah bravo. Je recommande d'ailleurs un excellent ouvrage de Michel Rocard qui intéressera tout le monde. Le marché commun contre l'Europe. Pourquoi l'Europe ne peut pas se limiter à être un marché mais doit devenir aussi une puissance citoyenne ? Merci beaucoup Alain Boer, votre livre
intrigué l'ONU et on va venir avec vous s'il vous plaît Éric Brunet à la au ner de la guerre effectivement la dette 3500 milliards et tout le reste Hm. E
Jordan Bardella