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Audition parlementaireAssemblée nationale (sur YouTube)· 23 septembre 2026 73 minFond programmatiqueSantéSolidarités & familleEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

🔴Audition de Cyrille Isaac-Sibille, chargé d’une mission sur la prévention primaire en santé

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 79 %Attaque 14 %Défensif 7 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 35:24OuverteRéponse directe

    Quels leviers concrets pour repérer et accompagner les personnes âgées isolées en santé mentale ?

  • 39:19FerméeRéponse directe

    Êtes-vous pour l'obligation vaccinale contre le HPV ?

  • 41:35RelanceÉludée

    Cet angle mort sur la santé environnementale est-il imposé par Matignon ?

  • 41:54OuverteRéponse directe

    Comment rendre la prévention visible et accessible à tous ?

  • 44:23RelanceRéponse directe

    Avons-nous une véritable politique nationale de prévention ou seulement des dispositifs ?

  • 45:30OuverteRéponse directe

    Quel pilote pour la prévention primaire et avec quels moyens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:24Invité politiqueFait
    « nos concitoyens ne vont pas bien et que la santé de la population se dégrade. »
  • 4:28Invité politiqueChiffre
    « nous mettons toujours plus d'argent à chaque PLFSS, près de plus de 260 milliards. »
  • 4:36Invité politiqueChiffre
    « il y a 9 ans, on en consacrait 200. Maintenant, c'est 260 milliards. »
  • 5:01Invité politiqueChiffre
    « Avant, c'était 10% de nos enfants qui avaient des problèmes de santé mentale. Maintenant, c'est 20%. »
  • 5:35Invité politiqueChiffre
    « les 13 années d'espérance de vie, des quarts d'espérance de vie entre les plus favorisés et les moins favorisés. »
  • 19:48Invité politiqueChiffre
    « les pathologies chroniques, ça représente 123 milliards de dépenses, et ils nous disent, grosso modo, en 2035, ça sera plus de 60 milliards. »
  • 33:37Invité politiqueChiffre
    « j'avais fait un précédent rapport, j'en ai dénombré 36 000 en faveur des jeunes, mais très peu qui sont évalués. »
  • 34:36Invité politiqueFait
    « Le cadmium, tout le monde savait ça. Il y a des tas de choses, tout le monde le sait, mais grosso modo, il n'y a aucun document qui nous permet de hiérarchiser l'antibiothérapie. »
  • 37:57Invité politiqueChiffre
    « c'est la première cause de mortalité en France et 40% des cas de cancer sont évitables. »
  • 40:57InvitéChiffre
    « À l'été 2025, la chaleur a tué 5700 personnes, les plus âgées d'abord. »
  • 41:02InvitéChiffre
    « la canicule a fait près de 8000 décès, bilan provisoire selon Santé publique France. »
  • 45:18InvitéFait
    « Pour réduire le tabagisme, réduire l'obésité, prévenir le diabète, prévenir les maladies cardiovasculaires, prévenir les cancers, garantir la santé de nos enfants, la santé au travail ou accompagner le vieillissement. »
  • 48:18InvitéFait
    « le cancer du sein n'est toujours pas dans le tableau des maladies professionnelles. »
  • 51:53InvitéChiffre
    « vous écrivez que 80% de notre santé dépend de nos comportements et de nos environnements de vie et seuls 20% relèvent du soin. »
  • 1:00:09Invité politiqueChiffre
    « 40% de cancers qui sont évitables »
  • 1:03:24Invité politiqueChiffre
    « il y a 800 millions qui sont affectés à la prévention »
  • 1:03:45Invité politiqueChiffre
    « on a voté 200 millions pour effectivement la santé au travail »
  • 1:07:50Invité politiqueFait
    « des taxes incitatives, qui ont modifié totalement en 2-3 ans la prévention »
  • 1:09:30Invité politiqueFait
    « avec quelques données de santé, on peut prédire la prochaine maladie »

Temps de parole

  • Cyrille Isaac-Sibille65 %
  • Invité6 %
  • ?6 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %
  • Présentateur3 %
  • Invité 52 %
  • Invité 62 %
  • Invité 72 %

≈ 53,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il faut que nous nommions,

0:01
Cyrille Isaac-Sibille

que nous complétions les nominations que nous avions fait avant l'été sur les rapporteurs pour le PLFSS 2027.

0:09
Locuteur

Pour

0:09
Cyrille Isaac-Sibille

la branche accidents du travail et maladies professionnelles, j'ai été saisi de la candidature de Daniel Simonnet.

0:16
Locuteur

Et

0:17
Cyrille Isaac-Sibille

donc,

0:17
Locuteur

nous

0:18
Cyrille Isaac-Sibille

approuvons cette candidature. Par ailleurs, le bureau de la Commission a souhaité en

0:21
Locuteur

juillet

0:22
Présentateur

dernier que soit contrôlée l'application de la loi du 26 juillet

0:27
Cyrille Isaac-Sibille

2023 visant à lutter contre le dumping social sur le transmanche et à renforcer la sécurité du transport maritime. Excellente initiative législative de notre collègue Didier Legac.

0:38
Locuteur

En

0:38
Cyrille Isaac-Sibille

application de

0:39
Locuteur

l

0:39
Cyrille Isaac-Sibille

'article 145-7, alinéen

0:41
Locuteur

du

0:42
Cyrille Isaac-Sibille

règlement, cette mission doit être confiée à deux députés.

0:46
Locuteur

L

0:46
Cyrille Isaac-Sibille

'un de ces députés est de droit à celui qui a été le rapporteur de cette loi et donc Didier Legac que je viens de citer. L'autre rapporteur doit appartenir à un groupe d'opposition et j'ai été saisi de la candidature de Mathias Tavelle.

0:58
Locuteur

S

0:58
Cyrille Isaac-Sibille

'il n

0:58
Locuteur

'y a

0:58
Cyrille Isaac-Sibille

pas d'objection,

0:59
Locuteur

il

1:00
Cyrille Isaac-Sibille

en est ainsi décidé. Ça y est, tu viens d'être nommé rapporteur pour les accidents du travail et la maladie professionnelle pour le PLFSS 2027.

1:11
Locuteur

Voilà. Alors

1:14
Cyrille Isaac-Sibille

venons-en à notre morceau de choix d'aujourd'hui. Le 13 janvier dernier, le Premier ministre a nommé parlementaire en mission notre collègue Cyril Isaac-Sibyl. Durant les six mois qu'il lui était imparti, il lui était demandé de dresser un état des lieux transversal permettant d'analyser le pilotage, le déploiement

1:31
Locuteur

et

1:32
Cyrille Isaac-Sibille

les résultats des politiques de prévention primordiales et de formuler des propositions opérationnelles et évaluables dans le temps.

1:40
Locuteur

Alors

1:40
Cyrille Isaac-Sibille

que nous nous apprêtons à engager nos travaux sur le PLFSS 2027,

1:44
Locuteur

j

1:45
Cyrille Isaac-Sibille

'ai souhaité qu'il puisse venir devant notre commission pour présenter son rapport et échanger avec nous sur ce sujet qui, d'abord, lui tient à cœur depuis de nombreuses années, mais qui nous tient tous collectivement à cœur, là aussi, à nous tous depuis de nombreuses années. Et comment faire évoluer notre système vers plus de prévention, une prévention plus efficace, vaste programme, comme disait l'autre. Eh bien, monsieur le rapporteur, on t'écoute. Je te donne la parole tout de suite. Merci, monsieur le président. Bonjour à tous.

Merci à toi, effectivement, d'avoir proposé que je présente cette mission gouvernementale qui m'a été proposée, donc, que m'a confiée, effectivement, le Premier ministre. Alors, on est entre nous, donc, je vais essayer de le faire de manière un petit peu vivante et pas vous dérouler le rapport. Donc, un rapport gouvernemental, c'est passionnant.

2:35
Locuteur

Vous

2:35
Cyrille Isaac-Sibille

passez six mois, effectivement, 80% de mon temps a été, effectivement, lié à ce rapport. On a conduit 327 auditions, je parle sur la méthode. Je me suis fait accompagné par un groupe d'experts

2:47
Locuteur

qui

2:48
Cyrille Isaac-Sibille

était piloté par le professeur Chauvin, grand professeur de santé publique. Ce que je voulais, c'est que ce rapport soit consensuel. Je ne

2:57
Locuteur

sais

2:57
Cyrille Isaac-Sibille

pas si vous avez tous pris connaissance. Il y a deux choses. Le rapport, il fait 350 pages. Je ne sais pas si vous consacrerez du temps pour lire les 350 pages. C'est pour ça qu'à côté, on a fait un abrégé de 120 pages. Et puis, effectivement, un synopsis, effectivement, qu'on pourra vous distribuer. Ce sur quoi je voudrais insister, c'est

3:21
Locuteur

que... Et

3:22
Cyrille Isaac-Sibille

merci de le faire avant l'examen du PLFSS. Moi, j'ai un grand regret. Effectivement, maintenant, ça fait neuf ans que je siège dans cette assemblée.

3:34
Locuteur

Et

3:34
Cyrille Isaac-Sibille

j'ai parlé une seule fois santé. J'ai parlé une seule fois santé lorsqu'Agnès Buzyn nous a présenté « Ma santé 2022

3:41
Locuteur

». Depuis

3:43
Cyrille Isaac-Sibille

neuf ans,

3:44
Locuteur

c

3:44
Cyrille Isaac-Sibille

'est vrai qu'à l'occasion de chaque année, chaque session, à l'occasion de beaucoup de niches, il y

3:49
Locuteur

a

3:49
Cyrille Isaac-Sibille

des petits sujets qui sont évoqués, qui sont toujours très importants. Mais c

3:53
Locuteur

'est

3:53
Cyrille Isaac-Sibille

des petites choses qui sont présentées. Mais la vision globale sur la santé ne nous a jamais été présentée.

4:03
Locuteur

Et

4:04
Cyrille Isaac-Sibille

c'est pour ça que le Premier ministre m

4:05
Locuteur

'a

4:05
Cyrille Isaac-Sibille

demandé deux choses. Premièrement, de faire un constat, un état des lieux sur la santé, effectivement, de la population. Et deuxième chose, de faire des propositions.

4:14
Locuteur

La

4:14
Cyrille Isaac-Sibille

première chose, et c'est ce sur quoi je voudrais insister, c'est que nos concitoyens ne vont pas bien

4:20
Locuteur

et

4:21
Cyrille Isaac-Sibille

que la santé de la population se dégrade. Alors que nous mettons toujours plus d'argent

4:27
Locuteur

à

4:28
Cyrille Isaac-Sibille

chaque PLFSS, près de plus de 260 milliards. Et moi, j'ai été élu, effectivement, il

4:36
Locuteur

y

4:36
Cyrille Isaac-Sibille

a 9 ans, on en consacrait 200. Maintenant, c'est 260 milliards. On consacre de plus en plus d'argent. Et malheureusement, la santé de la population se dégrade. Et il faudrait qu

4:46
Locuteur

'on

4:46
Cyrille Isaac-Sibille

se pose la question. Alors vous verrez, effectivement, dans l'apport, il y a plusieurs indicateurs.

4:50
Locuteur

On

4:51
Cyrille Isaac-Sibille

est revenu, effectivement, c'était un sujet de

4:52
Locuteur

l

4:52
Cyrille Isaac-Sibille

'actualité cet été, la mortalité périnatale, où ça se dégrade. Chez les jeunes, la santé mentale, où grosso modo, en quelques années, on a doublé. Avant, c'était 10% de nos enfants qui avaient des problèmes de santé mentale. Maintenant, c'est 20%. Au niveau des actifs, effectivement, on voit le nombre d'arrêts de travail qui progressent. Et croyez-moi, ce n

5:15
Locuteur

'est

5:15
Cyrille Isaac-Sibille

pas des certificats de complaisance. Les gens ne

5:18
Locuteur

font

5:18
Cyrille Isaac-Sibille

pas ça. Le problème, il n

5:19
Locuteur

'est

5:19
Cyrille Isaac-Sibille

pas là. On voit bien le problème de la dépendance. J'aimerais juste vous dire... Et tout ça avec des grandes inégalités.

5:27
Locuteur

C

5:27
Cyrille Isaac-Sibille

'est ça qui est terrible. C'est que non seulement la santé de notre population se dégrade, mais les inégalités s'accélèrent. Je rappelle, effectivement, les 13 années d'espérance de vie, des quarts d'espérance de vie entre les plus favorisés et les moins favorisés.

5:42
Locuteur

Vous

5:43
Cyrille Isaac-Sibille

verrez, effectivement, il y

5:44
Locuteur

a

5:44
Cyrille Isaac-Sibille

aussi au niveau territorial, au niveau des départements. En fonction du niveau de département, effectivement, votre espérance de vie n

5:50
Locuteur

'est

5:50
Cyrille Isaac-Sibille

pas la même. Au niveau de l'âge, et c

5:54
Locuteur

'est

5:54
Cyrille Isaac-Sibille

ça qui est terrible. Et c'est ce sur quoi je voudrais insister.

5:57
Locuteur

C

5:58
Cyrille Isaac-Sibille

'est que l'espérance de vie en bonne santé

6:02
Locuteur

s

6:03
Cyrille Isaac-Sibille

'améliore.

6:04
Locuteur

Mais

6:05
Cyrille Isaac-Sibille

s'il s'améliore,

6:06
Locuteur

c

6:06
Cyrille Isaac-Sibille

'est surtout

6:07
Locuteur

parce

6:08
Cyrille Isaac-Sibille

que l'espérance de vie en bonne santé à 65 ans,

6:12
Locuteur

voire

6:12
Cyrille Isaac-Sibille

à 75 ans, s'améliore. Alors que l'espérance de vie à la naissance

6:19
Locuteur

stagne et

6:22
Cyrille Isaac-Sibille

baisse même chez les femmes.

6:24
Locuteur

Entre

6:25
Cyrille Isaac-Sibille

guillemets, tout notre système de santé, et en fait, ce n

6:27
Locuteur

'est

6:27
Cyrille Isaac-Sibille

pas un système de santé, c'est un système de soins.

6:30
Locuteur

Tout

6:31
Cyrille Isaac-Sibille

notre système de soins,

6:32
Locuteur

il

6:33
Cyrille Isaac-Sibille

est fait pour augmenter l'espérance de vie

6:36
Locuteur

des

6:37
Cyrille Isaac-Sibille

plus âgés. Et moi, c'est quelque chose qui m'a frappé.

6:43
Locuteur

Je

6:43
Cyrille Isaac-Sibille

dis, l'ensemble des budgets que l'on va voter,

6:46
Locuteur

ou

6:47
Cyrille Isaac-Sibille

la très très grande proportion du budget qu'on va voter, va être fléchée vers les plus âgés,

6:59
Locuteur

et

7:00
Cyrille Isaac-Sibille

pas grand chose vis-à-vis des plus jeunes.

7:02
Locuteur

Alors

7:03
Cyrille Isaac-Sibille

que nos prédécesseurs,

7:05
Locuteur

en

7:06
Cyrille Isaac-Sibille

45,

7:07
Locuteur

à

7:08
Cyrille Isaac-Sibille

quelques semaines près, en fin d'année 45, par ordonnance, ils ont créé effectivement la protection sociale avec sa branche maladie. Je rappelle, effectivement, c'était pour réparer. C'est une branche assurance maladie pour réparer. À côté de ça, par ordonnance, ils ont créé la PMI, la protection maternelle infantile. Ils ont créé la médecine scolaire.

7:32
Locuteur

Ils

7:32
Cyrille Isaac-Sibille

ont créé la médecine du travail. Entre guillemets, en 45, sur la table,

7:37
Locuteur

il

7:38
Cyrille Isaac-Sibille

y avait quatre grenouilles.

7:40
Locuteur

Il

7:40
Cyrille Isaac-Sibille

y a une grenouille, qui était à égalité, grosso modo. Nos prédécesseurs, en 45, avaient prévu de faire autant de la prévention, des médecines de prévention, que de la médecine de soins.

7:52
Locuteur

Au

7:52
Cyrille Isaac-Sibille

bout de 80 ans,

7:54
Locuteur

la

7:54
Cyrille Isaac-Sibille

grenouille, qui est l'assurance maladie, est devenue un bœuf. Et malheureusement, comme nous dit la fable, on ne sait pas bien où est-ce qu'elle va aller dans les années qui arrivent. Et les trois autres grenouilles, qui étaient la PMI, la protection maternelle infantile, la médecine scolaire et la mise du travail, elles se sont asséchées. Nous les avons desséchées.

8:15
Locuteur

Et

8:15
Cyrille Isaac-Sibille

pour moi, c'est le premier constat qu'on peut faire.

8:17
Locuteur

Donc,

8:18
Cyrille Isaac-Sibille

premièrement, effectivement, on a

8:19
Locuteur

la

8:20
Cyrille Isaac-Sibille

santé de la population se dégrade, parce qu'on ne fait pas cette prévention. Les inégalités se creusent

8:26
Locuteur

en

8:27
Cyrille Isaac-Sibille

fonction de l'âge, en fonction du territoire et en fonction sociale. Il y a un gradient de santé. Dans notre population, il y

8:37
Locuteur

a

8:37
Cyrille Isaac-Sibille

des gradients de santé. Exactement comme il

8:40
Locuteur

y a

8:40
Cyrille Isaac-Sibille

des gradients de salaire,

8:41
Locuteur

il

8:41
Cyrille Isaac-Sibille

y

8:41
Locuteur

a

8:41
Cyrille Isaac-Sibille

des gens, effectivement, qui ont plutôt de la chance. Et puis, il y en a qui ont plutôt de la malchance, en fonction de l'âge, en fonction des territoires, en fonction sociale. Et ça, c'est vraiment... Il faut tous qu'on en prenne bien conscience. Donc, voilà, effectivement, par rapport au constat. Et alors, j'ose, parce qu'on est en train de dire des choses, nous-mêmes,

9:02
Locuteur

que

9:04
Cyrille Isaac-Sibille

ce soit nous élus,

9:05
Locuteur

que

9:05
Cyrille Isaac-Sibille

ce soit effectivement le gouvernement,

9:07
Locuteur

que

9:07
Cyrille Isaac-Sibille

ce soit les élus locaux,

9:09
Locuteur

ou

9:10
Cyrille Isaac-Sibille

que ce soit le citoyen de la rue, lorsqu'on lui parle de santé,

9:15
Locuteur

il

9:16
Cyrille Isaac-Sibille

pense à quoi

9:16
Locuteur

? Il

9:20
Cyrille Isaac-Sibille

pense... Et c'est ce qu'on essaie de répondre. Merci bien, Nicolas. Sa problématique, c'est, entre guillemets, est-ce que j

9:26
Locuteur

'ai

9:26
Cyrille Isaac-Sibille

un médecin généraliste à côté de chez moi

9:27
Locuteur

? Est

9:28
Cyrille Isaac-Sibille

-ce qu'il

9:29
Locuteur

y a

9:29
Cyrille Isaac-Sibille

la queue aux urgences

9:30
Locuteur

? Est

9:31
Cyrille Isaac-Sibille

-ce qu'on donne des moyens à l'hôpital ? Et c'est ça qui nous occupe toute la journée.

9:38
Locuteur

Et

9:38
Cyrille Isaac-Sibille

j'ose le parallèle.

9:40
Locuteur

Est

9:40
Cyrille Isaac-Sibille

-ce que c'est parce que vous avez un mécanicien

9:42
Locuteur

hyper

9:43
Cyrille Isaac-Sibille

bien formé, qui est hyper bien outillé

9:48
Locuteur

et

9:49
Cyrille Isaac-Sibille

qui est au coin de la rue, est-ce que c'est parce que vous avez un mécanicien de ce type-là que votre voiture, elle démarre le matin

9:54
Locuteur

?

9:55
Cyrille Isaac-Sibille

Non. Votre voiture, elle démarre le matin parce que vous l'entretenez,

10:00
Locuteur

vous

10:00
Cyrille Isaac-Sibille

en prenez soin,

10:02
Locuteur

vous

10:02
Cyrille Isaac-Sibille

lui donnez une bonne essence, vous lui faites les niveaux, vous faites des contrôles techniques.

10:08
Locuteur

C

10:09
Cyrille Isaac-Sibille

'est comme ça...

10:10
Locuteur

Non,

10:10
Cyrille Isaac-Sibille

mais j'ai... Je pense pas qu'on puisse rigoler là-dessus.

10:14
Locuteur

Je

10:14
Cyrille Isaac-Sibille

pense pas qu

10:15
Locuteur

'on

10:15
Cyrille Isaac-Sibille

puisse rigoler là-dessus. Ce qu'on fait, c'est-à

10:17
Locuteur

-dire,

10:18
Cyrille Isaac-Sibille

ce qu'on fait pour nos voitures, on le fait pas pour la santé.

10:22
Locuteur

Et

10:22
Cyrille Isaac-Sibille

c'est ça qui est terrible. Et c'est la mauvaise idée. On a créé l'assurance maladie et on a donné la fausse image aux Français

10:29
Locuteur

que

10:30
Cyrille Isaac-Sibille

parce qu'on avait une assurance maladie avec un système de soins qui fonctionnait, ils pouvaient avoir les comportements qu'ils voulaient. Entre-mêmes,

10:38
Locuteur

c

10:38
Cyrille Isaac-Sibille

'était pas bien grave

10:39
Locuteur

parce

10:40
Cyrille Isaac-Sibille

qu'au final, à la fin, effectivement, il y avait un système de soins

10:42
Locuteur

et

10:43
Cyrille Isaac-Sibille

qu'on était, effectivement, rattrapé par le système de soins.

10:46
Locuteur

Et

10:46
Cyrille Isaac-Sibille

donc, c'est pour ça que, je dis, nos prédécesseurs ont eu cette intelligence de faire autant de la médecine de prévention que de la médecine de soins. Voilà un petit peu par rapport au constat que je peux faire. Donc, par rapport aux propositions,

11:04
Locuteur

je

11:05
Cyrille Isaac-Sibille

m'éloigne un petit peu

11:06
Locuteur

du

11:06
Cyrille Isaac-Sibille

texte que je vous ai proposé, mais quelque part, j'essaie de parler, effectivement, de ce que j'ai vécu, effectivement, pendant six mois. Et comme le rappelle le président, Val-Tout, effectivement, c'est un peu le condensé de ce que je vide en tant que médecin depuis des décennies

11:20
Locuteur

et

11:21
Cyrille Isaac-Sibille

en tant que député, effectivement, depuis neuf ans. Donc, voilà un petit peu le constat. Avec aussi un autre danger que j'essaie de poindre,

11:33
Locuteur

c

11:34
Cyrille Isaac-Sibille

'est que, par rapport à la prévention, donc, lui, on parle souvent de prévention primaire, secondaire, tertiaire. J'ai introduit une notion plus internationale qui est la prévention primordiale.

11:48
Locuteur

Le

11:49
Cyrille Isaac-Sibille

principe, c'est que notre santé, elle ne dépend pas de notre système de soins. J'insiste là-dessus, c'est 20%,

11:55
Locuteur

c

11:56
Cyrille Isaac-Sibille

'est 20% qui dépend du système de soins. 80%, c'est lié à nos déterminants,

12:00
Locuteur

à

12:02
Cyrille Isaac-Sibille

nos déterminants et à nos environnements.

12:04
Locuteur

On

12:05
Cyrille Isaac-Sibille

n'est pas toujours maître de ces déterminants. Alors, les déterminants de santé, vous pourrez les voir, ils sont éducatifs, ils sont sociaux, ils sont commerciaux. Il y en a des tas, mais on pourra revenir là-dessus. Quelque part, on n'est pas forcément responsable de ces comportements, dans le sens où c'est la société, quelque part, qui peut vous les imposer.

12:30
Locuteur

Si

12:30
Cyrille Isaac-Sibille

la santé se dégrade

12:32
Locuteur

depuis

12:33
Cyrille Isaac-Sibille

plusieurs décennies,

12:35
Locuteur

c

12:35
Cyrille Isaac-Sibille

'est qu'en fait, entre guillemets, nos environnements,

12:38
Locuteur

nos

12:38
Cyrille Isaac-Sibille

modes de vie ont changé. Je ne parle pas effectivement de l'air qu'on respire, de l'eau qu'on boit, des aliments qu'on mange, du manque d'activité physique qu'on a. Pourquoi ?

12:49
Locuteur

Souvent,

12:50
Cyrille Isaac-Sibille

je prends l'exemple par rapport à l'activité physique. Est-ce qu'on est responsable du fait que lorsqu'on entre dans un bâtiment moderne actuellement,

12:58
Locuteur

on

12:59
Cyrille Isaac-Sibille

tombe sur l'ascenseur

13:00
Locuteur

et

13:01
Cyrille Isaac-Sibille

qu'on cherche l'escalier ? Est-ce qu'on en est responsable ? Non. Donc, automatiquement, effectivement, on prend l'ascenseur et on ne prend plus l'escalier. Et donc,

13:10
Locuteur

c

13:10
Cyrille Isaac-Sibille

'est nos environnements,

13:12
Locuteur

et

13:12
Cyrille Isaac-Sibille

c'est pour ça que je parle effectivement de prévention primordiale. Ce qu'il faut,

13:16
Locuteur

ce

13:16
Cyrille Isaac-Sibille

n

13:16
Locuteur

'est

13:16
Cyrille Isaac-Sibille

pas forcément... Bien évidemment qu'il faut changer nos comportements, mais il faut changer nos environnements pour faire en sorte que nos comportements s'améliorent. Donc, voilà. Donc, pour moi, voilà un petit peu le conseil que je fais. Maintenant, par rapport aux propositions, et puis on pourrait échanger, c'est pour ça que je ne

13:35
Locuteur

vais

13:35
Cyrille Isaac-Sibille

pas être trop trop trop long. Un petit danger, c'est... Donc, tout ça, effectivement, c'est ce qu'on appelle la prévention populationnelle. C'est-à

13:43
Locuteur

-dire

13:43
Cyrille Isaac-Sibille

qu'on s'adresse, on modifie les environnements de la population. Il y

13:47
Locuteur

a

13:47
Cyrille Isaac-Sibille

quelque chose qui point actuellement, et pour moi qui est en danger, c'est tout ce qui est prévention personnalisée. Maintenant, grâce aux données, grâce au traitement des données, grâce à l'intelligence artificielle, certains vont pouvoir accès à des outils,

14:04
Locuteur

des

14:05
Cyrille Isaac-Sibille

chats conversationnels,

14:06
Locuteur

des

14:07
Cyrille Isaac-Sibille

objets connectés, qui vont faire en sorte qu'ils vont pouvoir avoir une prévention personnalisée et qui ne sera pas dans l'accès, ne sera pas pour tous. Et pour moi, c'est aussi un des dangers. Dans le rapport,

14:24
Locuteur

vous

14:24
Cyrille Isaac-Sibille

verrez, il y a actuellement une société française qui commercialise un chat conversationnel vis-à-vis des parents. Lorsque vous êtes parent et que vous avez un souci, effectivement, avec votre enfant, il y a un outil conversationnel qui va vous permettre, qui demande de dire grosso modo ce qu'a votre enfant, si c'est grave, ce qu'il faut faire, les conduites à tenir.

14:40
Locuteur

Et

14:41
Cyrille Isaac-Sibille

ça,

14:41
Locuteur

sous

14:42
Cyrille Isaac-Sibille

un mode payant.

14:43
Locuteur

Et

14:43
Cyrille Isaac-Sibille

ça, quelque part, pour moi,

14:45
Locuteur

c

14:45
Cyrille Isaac-Sibille

'est un vrai... Tout ce qui est intelligence artificielle, ça pourrait avoir, si jamais la puissance publique ne contrôle pas ça, ça pourrait de nouveau créer des inégalités entre nos concitoyens. Voilà un petit peu concernant le bilan. Donc ce que je propose, d

15:02
Locuteur

'abord...

15:04
Cyrille Isaac-Sibille

Alors, vous verrez, j'ai fait ça, effectivement... Alors, je présente sous quatre axes. Il y a 48 propositions. J'ai fait ça sous quatre axes. C'est, premièrement, faire de la santé l'affaire de tous.

15:18
Locuteur

C

15:19
Cyrille Isaac-Sibille

'est ce qu'on appelle la littératie en santé.

15:21
Locuteur

Il

15:21
Cyrille Isaac-Sibille

faut vraiment qu'il y

15:22
Locuteur

ait

15:22
Cyrille Isaac-Sibille

une prise de conscience

15:23
Locuteur

que

15:24
Cyrille Isaac-Sibille

notre santé est liée à nos déterminants. Je dis que ce soit le plus haut responsable politique, que ce soit, effectivement, les élus, qu'ils soient nationaux, locaux, que ce soit les chefs d'entreprise, que ce soit l'ensemble de la population, doit bien prendre conscience de ça, dans le sens où, tant qu'il n

15:43
Locuteur

'y

15:43
Cyrille Isaac-Sibille

a pas de prise de conscience de cet état, que notre santé est liée, effectivement, à nos environnements, à nos comportements, chaque fois, et c'est normal, chaque fois, on sera amené à dire, grosso modo,

15:57
Locuteur

il

15:57
Cyrille Isaac-Sibille

faut plus de médecins traitants, il faut plus d'argent à l'hôpital, alors que le sujet, il n

16:01
Locuteur

'est

16:01
Cyrille Isaac-Sibille

pas là.

16:02
Locuteur

Le

16:02
Cyrille Isaac-Sibille

sujet, c'est vraiment, effectivement, comment est-ce qu

16:04
Locuteur

'on

16:04
Cyrille Isaac-Sibille

peut améliorer nos comportements de santé. Je dis aussi, dans le rapport,

16:09
Locuteur

et

16:10
Cyrille Isaac-Sibille

je sais que vous êtes tous concernés par la prévention, je vous remercie pour votre présence, mais

16:16
Locuteur

moi,

16:17
Cyrille Isaac-Sibille

c'est le constat que je fais depuis 9 ans, on fait semblant de faire de la prévention.

16:21
Locuteur

Et

16:22
Cyrille Isaac-Sibille

je suis assez dur en disant ça, dans le sens où on a beaucoup de petites mesures, qui sont toutes intéressantes, mais il n

16:29
Locuteur

'y a

16:29
Cyrille Isaac-Sibille

aucune vision globale,

16:31
Locuteur

autant

16:32
Cyrille Isaac-Sibille

au niveau du soin, on a su créer un système

16:34
Locuteur

qui

16:36
Cyrille Isaac-Sibille

produit du soin, je parle, industriel,

16:39
Locuteur

qui

16:40
Cyrille Isaac-Sibille

produit du soin, au niveau de la prévention, on n'a pas su créer un système qui produise de la prévention.

16:47
Locuteur

Je

16:48
Cyrille Isaac-Sibille

me suis posé la question, pourquoi

16:49
Locuteur

?

16:51
Cyrille Isaac-Sibille

Pourquoi ? Parce que je pense que le soin, il est porté par un marché.

16:57
Locuteur

C

16:57
Cyrille Isaac-Sibille

'est-à-dire qu'il y

16:58
Locuteur

a

16:58
Cyrille Isaac-Sibille

des offreurs de soins,

16:59
Locuteur

il

16:59
Cyrille Isaac-Sibille

y

16:59
Locuteur

a

16:59
Cyrille Isaac-Sibille

des financeurs, et que ce marché ne peut être qu'inflationniste. À quoi est-ce qu'on juge, et comment nous-mêmes, dans le PLFSS, à quoi est-ce qu'on juge un directeur d'hôpital

17:14
Locuteur

? À

17:16
Cyrille Isaac-Sibille

quoi on juge un professionnel de santé ? Ou comment, effectivement, on valorise un professionnel de santé

17:21
Locuteur

? À

17:23
Cyrille Isaac-Sibille

son activité

17:23
Locuteur

? Est

17:25
Cyrille Isaac-Sibille

-ce qu'on le valorise en fonction de ce qu'il fait pour l'état de la santé de la population ? Absolument pas.

17:30
Locuteur

Donc,

17:31
Cyrille Isaac-Sibille

entre guillemets, j'exagère,

17:34
Locuteur

mais

17:34
Cyrille Isaac-Sibille

plus il y a de patients,

17:37
Locuteur

plus

17:37
Cyrille Isaac-Sibille

le système fonctionne,

17:38
Locuteur

et

17:39
Cyrille Isaac-Sibille

plus tout le monde est content. Les hôpitaux, les habillements de soins ont de l'activité,

17:45
Locuteur

les

17:46
Cyrille Isaac-Sibille

professionnels de santé

17:47
Locuteur

ont

17:48
Cyrille Isaac-Sibille

de l'activité et font des actes,

17:50
Locuteur

les

17:50
Cyrille Isaac-Sibille

laboratoires vendent des boîtes de médicaments, et c'est forcément un fonctionniste, et personne ne s'intéresse à la santé de la population. Et donc, c'est ça que je veux... C'est ça que nous, collectivement, il faut qu

18:03
Locuteur

'on

18:03
Cyrille Isaac-Sibille

prenne conscience, c'est que

18:04
Locuteur

si

18:05
Cyrille Isaac-Sibille

jamais on ne prend pas conscience de ça, dans le rapport, vous le verrez, et comment est-ce qu'on peut l'admettre ? Actuellement, est-ce que vous savez combien il y a de millions de Français qui

18:18
Locuteur

ont

18:18
Cyrille Isaac-Sibille

une pathologie chronique

18:19
Locuteur

? Il

18:20
Cyrille Isaac-Sibille

y en a 25 millions.

18:23
Locuteur

Il

18:23
Cyrille Isaac-Sibille

y a quelques décennies, c'était 15.

18:26
Locuteur

Et

18:26
Cyrille Isaac-Sibille

quand vous voyez... Je ne

18:27
Locuteur

parle

18:27
Cyrille Isaac-Sibille

pas des ALD, je parle des maladies chroniques.

18:30
Locuteur

Et

18:30
Cyrille Isaac-Sibille

quand vous voyez, effectivement, l'assurance maladie... Il y a quelques temps, effectivement, le directeur général de

18:35
Locuteur

l

18:35
Cyrille Isaac-Sibille

'assurance maladie était là, et dans son rapport, tout le monde est bien, il dit, grosso modo, dans 7 ans, 2035, je crois, ils disent qu'on va passer de 25 millions à 30 millions.

18:45
Locuteur

Comment

18:45
Cyrille Isaac-Sibille

est-ce qu'on peut accepter,

18:47
Locuteur

dans

18:47
Cyrille Isaac-Sibille

notre pays,

18:48
Locuteur

qu

18:49
Cyrille Isaac-Sibille

'on passe de 25 millions à 30 millions sans rien faire

18:51
Locuteur

?

18:53
Cyrille Isaac-Sibille

Et grosso modo, fatalement, au niveau financier, il fera toujours plus de moyens.

18:57
Locuteur

Et

18:58
Cyrille Isaac-Sibille

on courra derrière la maladie, et il fera toujours plus de médecins, d'hôpitaux, alors que le but, pour moi, et j'ose cette phrase, en France, et j'étais très content de voter le numérus clausus,

19:11
Locuteur

la

19:11
Cyrille Isaac-Sibille

fin du numérus clausus.

19:13
Locuteur

Mais

19:13
Cyrille Isaac-Sibille

le problème en France, c'est pas qu'on n'a pas assez de médecins,

19:17
Locuteur

c

19:18
Cyrille Isaac-Sibille

'est qu'on a trop de malades.

19:21
Locuteur

Non,

19:21
Cyrille Isaac-Sibille

je dis ça sans rigoler. Je dis, comment est-ce qu'on peut admettre que, en 2025, il y avait effectivement 25 millions de malades chroniques,

19:30
Locuteur

comment

19:31
Cyrille Isaac-Sibille

est-ce qu

19:31
Locuteur

'on

19:31
Cyrille Isaac-Sibille

peut admettre que, on dit, grosso modo, dans les prévisions, l'ACNAM, c'est le machin tangentiel, grosso modo, ça veut dire que, en 2035, il y

19:39
Locuteur

en

19:39
Cyrille Isaac-Sibille

aura 30, grosso modo, les pathologies chroniques, regardez, moi, j'invente rien, c'est dans les papiers d'ACNAM, grosso modo,

19:46
Locuteur

les

19:46
Cyrille Isaac-Sibille

pathologies chroniques, ça représente 123 milliards

19:49
Locuteur

de

19:52
Cyrille Isaac-Sibille

dépenses, et ils nous disent, grosso modo, en 2035, ça sera plus de 60 milliards.

19:56
Locuteur

Puis

19:57
Cyrille Isaac-Sibille

on le dit tranquille. Comment est-ce qu'on peut admettre ça

19:59
Locuteur

?

20:02
Cyrille Isaac-Sibille

Dans le rapport, j'étais très content d'auditionner les territoires et départements d'outre-mer. À la Réunion, la santé de nos concitoyens, elle

20:10
Locuteur

n

20:10
Cyrille Isaac-Sibille

'est pas bonne.

20:11
Locuteur

Comme

20:12
Cyrille Isaac-Sibille

vous le savez, effectivement, il y

20:13
Locuteur

a

20:13
Cyrille Isaac-Sibille

plus de 50% des gens qui sont en surcharge pondérale ou qui

20:16
Locuteur

ont

20:16
Cyrille Isaac-Sibille

un diabète.

20:16
Locuteur

Mais

20:17
Cyrille Isaac-Sibille

au moins, à la Réunion, ils ont des politiques efficaces territoriales, on reviendra là-dessus, pour faire en sorte que ça n'augmente pas.

20:25
Locuteur

Ils

20:25
Cyrille Isaac-Sibille

ont une politique publique pour faire en sorte que le nombre de maladies chroniques n'augmente pas.

20:30
Locuteur

Et

20:30
Cyrille Isaac-Sibille

ils y arrivent avec des expériences qui sont intéressantes. Nous,

20:33
Locuteur

pas

20:34
Cyrille Isaac-Sibille

de souci,

20:35
Locuteur

il

20:35
Cyrille Isaac-Sibille

y a 25 millions de maladies chroniques aujourd'hui.

20:38
Locuteur

Dans

20:38
Cyrille Isaac-Sibille

quelques années, il

20:39
Locuteur

y

20:39
Cyrille Isaac-Sibille

en aura 30 millions. Ça devrait quand même nous faire réfléchir. Et c'est pour ça que

20:41
Locuteur

je

20:41
Cyrille Isaac-Sibille

dis, il faut collectivement qu'on pousse la prévention. Non, et j'ose le dire, et je suis médecin, non, la priorité,

20:48
Locuteur

c

20:49
Cyrille Isaac-Sibille

'est pas forcément, effectivement, mettre plus d'argent à l'hôpital, mettre plus d'argent, effectivement, dans les professions de soins, mettre plus d'argent dans les médicaments. Donc voilà, et pour ça, la première chose, il faut qu

20:58
Locuteur

'il y ait

20:58
Cyrille Isaac-Sibille

une prise de conscience et qu'on arrête de faire semblant. Quand je dis qu

21:01
Locuteur

'on

21:01
Cyrille Isaac-Sibille

fait semblant, est-ce que vous savez, normalement,

21:05
Locuteur

on

21:06
Cyrille Isaac-Sibille

a une stratégie nationale de santé

21:07
Locuteur

? Je

21:08
Cyrille Isaac-Sibille

ne

21:08
Locuteur

sais

21:08
Cyrille Isaac-Sibille

pas si vous la connaissez tous.

21:10
Locuteur

Est

21:10
Cyrille Isaac-Sibille

-ce que cette stratégie nationale de santé,

21:12
Locuteur

elle

21:12
Cyrille Isaac-Sibille

a été publiée

21:12
Locuteur

? On

21:14
Cyrille Isaac-Sibille

a une stratégie nationale de santé, 2023-2033.

21:18
Locuteur

Est

21:19
Cyrille Isaac-Sibille

-ce que vous la connaissez

21:19
Locuteur

? Est

21:21
Cyrille Isaac-Sibille

-ce qu'elle a été publiée ? Non.

21:24
Locuteur

Et

21:24
Cyrille Isaac-Sibille

c'est anormal, premièrement, qu'elle ne soit pas publiée

21:27
Locuteur

et

21:27
Cyrille Isaac-Sibille

anormal qu'elle ne soit pas présentée, effectivement, devant le Parlement, au manque de démocratie sanitaire.

21:32
Locuteur

C

21:32
Cyrille Isaac-Sibille

'est une des propositions que je vais.

21:34
Locuteur

Quand

21:35
Cyrille Isaac-Sibille

je dis qu'on fait semblant,

21:36
Locuteur

comme

21:37
Cyrille Isaac-Sibille

vous le savez, tous les ans, normalement, il

21:39
Locuteur

y

21:39
Cyrille Isaac-Sibille

a un comité interministériel pour la santé, un CIS,

21:43
Locuteur

qui

21:44
Cyrille Isaac-Sibille

doit se réunir.

21:45
Locuteur

Est

21:46
Cyrille Isaac-Sibille

-ce que vous savez depuis quand il ne s

21:48
Locuteur

'est

21:48
Cyrille Isaac-Sibille

pas réuni

21:48
Locuteur

?

21:51
Cyrille Isaac-Sibille

Depuis 2019.

21:53
Locuteur

Et

21:54
Cyrille Isaac-Sibille

donc, c'est pour ça que je dis qu'on fait semblant de faire la prévention. On est tous volontaires. Et on pourra en

22:02
Locuteur

parler.

22:03
Cyrille Isaac-Sibille

On a tous ce mot à la bouche, mais concrètement, dans les faits, il

22:07
Locuteur

n

22:07
Cyrille Isaac-Sibille

'y

22:08
Locuteur

a

22:08
Cyrille Isaac-Sibille

pas grand-chose qui se fait. Donc, pour moi, le premier axe, c'est premièrement

22:12
Locuteur

de

22:13
Cyrille Isaac-Sibille

prendre conscience de ça,

22:17
Locuteur

de

22:17
Cyrille Isaac-Sibille

rendre visible

22:18
Locuteur

la

22:19
Cyrille Isaac-Sibille

prévention

22:20
Locuteur

dans

22:20
Cyrille Isaac-Sibille

le PLFSS. J'en discute actuellement. Est-ce que... On va voter le PLFSS. Est-ce que la prévention apparaît une seule fois dans le texte budgétaire

22:28
Locuteur

? Je

22:29
Cyrille Isaac-Sibille

ne

22:29
Locuteur

parle

22:29
Cyrille Isaac-Sibille

pas en lettres, parce qu'en lettres,

22:32
Locuteur

il

22:32
Cyrille Isaac-Sibille

y en a dans tous les paragraphes.

22:34
Locuteur

Je

22:35
Cyrille Isaac-Sibille

parle en chiffres.

22:36
Locuteur

Est

22:36
Cyrille Isaac-Sibille

-ce qu'une seule fois, la prévention est citée ?

22:38
Locuteur

Non.

22:40
Cyrille Isaac-Sibille

Il n'y a aucun sous-objectif de l'ONDAM qui porte non-prévention.

22:44
Locuteur

Et

22:45
Cyrille Isaac-Sibille

soi-disant, ça serait la priorité. Je propose que le sixième sous-objectif

22:52
Locuteur

qui

22:52
Cyrille Isaac-Sibille

s'appelle « Autre

22:53
Locuteur

»,

22:55
Cyrille Isaac-Sibille

qu'on le renomme « Prévention et Autre », ça permettra d'une part de donner de la visibilité à la prévention et ça permettra, dans le sous-objectif, de flécher les crédits qui doivent aller à la prévention. Je propose, vous verrez dans le rapport, je propose effectivement de faire entrer l'appréhension dans tous les objectifs de dépense de santé, dans les objectifs de santé, et de porter l'ambition le plus haut. C'est vrai que le handicap, je pense que, plus le portage est fort, mieux c'est. les dernières politiques qui ont plutôt bien fonctionné, il

23:32
Locuteur

y a

23:32
Cyrille Isaac-Sibille

eu un portage politique fort, je pense au handicap, je pense à la politique contre le cancer, le portage politique, il était au plus haut, il y avait une conférence nationale du handicap qui se tient avec des instances, et c'est comme ça que ça fonctionne. si jamais il n'y

23:49
Locuteur

a

23:49
Cyrille Isaac-Sibille

pas ce portage, si jamais il n

23:51
Locuteur

'y a

23:51
Cyrille Isaac-Sibille

pas ce portage politique, si jamais il n

23:53
Locuteur

'y a

23:53
Cyrille Isaac-Sibille

pas la prise de conscience, si jamais il n'y

23:56
Locuteur

a

23:56
Cyrille Isaac-Sibille

pas ce portage politique, et si jamais il n

23:57
Locuteur

'y a

23:57
Cyrille Isaac-Sibille

pas cette identification dans le budget, on fera, on continuera, pour moi, à faire semblant de faire de la prévention.

24:05
Locuteur

Le

24:05
Cyrille Isaac-Sibille

deuxième axe, c'est de faire de nos lieux de vie des lieux de santé. Alors moi, j'ai repéré quatre lieux. Premièrement, c'est là où on habite. Deuxième lieu, c'est là où on apprend. Troisième lieu, c'est là où on travaille. Et quatrième lieu, c'est là où on se soigne. Premièrement, là où nous vivons. Là où nous vivons, alors, je, donc, c'est,

24:31
Locuteur

c

24:31
Cyrille Isaac-Sibille

'est,

24:31
Locuteur

pour

24:31
Cyrille Isaac-Sibille

moi, c'est comment est-ce qu'on a, je pense que, comme on l

24:34
Locuteur

'a

24:34
Cyrille Isaac-Sibille

dit tout

24:34
Locuteur

à l

24:34
Cyrille Isaac-Sibille

'heure, le cadrage, le portage et le cadrage, il est au niveau national. Par contre, la déclinaison, elle est forcément territoriale en impliquant l'ensemble des acteurs et dont les collectivités. Nous-mêmes, vous-mêmes, on est beaucoup ici à être élus local concernant l'urbanisme et la mobilité et le logement.

24:54
Locuteur

Dans

24:55
Cyrille Isaac-Sibille

toutes nos communes, il

24:56
Locuteur

y

24:56
Cyrille Isaac-Sibille

a un document qui existe

24:57
Locuteur

qui

24:57
Cyrille Isaac-Sibille

concerne l'urbanisme et le logement et on le connaît tous.

25:00
Locuteur

C

25:01
Cyrille Isaac-Sibille

'est le PLU, le PUH en fonction et on le connaît tous. Il y a un document qui dit

25:06
Locuteur

ce

25:06
Cyrille Isaac-Sibille

qu'on fait pour le logement,

25:08
Locuteur

ce

25:08
Cyrille Isaac-Sibille

qu'on fait pour l'urbanisme et les mobilités.

25:11
Locuteur

Au

25:11
Cyrille Isaac-Sibille

niveau de la santé, est-ce que vous connaissez ce document

25:13
Locuteur

? Il

25:15
Cyrille Isaac-Sibille

n'existe pas. Pourtant, il y a quelque chose qui existe dans mon rapport. J'ai évité de créer des nouveaux trucs. Il y

25:23
Locuteur

a

25:23
Cyrille Isaac-Sibille

un truc qui existe qui s'appelle le contrat local de santé. Les contrats locaux de la santé, pour moi, il faut absolument renforcer. Il faut que ce document, le contrat local de santé, qui est généralement intercommunal, je ne dis pas quelle est la taille du territoire, est-ce que c'est communal, intercommunal, départemental, mais il faut absolument faire en sorte que ces contrats locaux de santé soient généralisés et soient opposables.

25:44
Locuteur

Ça

25:45
Cyrille Isaac-Sibille

permet effectivement,

25:46
Locuteur

d

25:46
Cyrille Isaac-Sibille

'abord,

25:47
Locuteur

à

25:47
Cyrille Isaac-Sibille

nos concitoyens de savoir ce qu'on fait pour leur santé

25:50
Locuteur

et,

25:51
Cyrille Isaac-Sibille

grosso modo, comment eux peuvent s'impliquer et donner des idées, exactement comme ils le font pour le PLU. Ça permet à l'ensemble des acteurs, les élus locaux, les caisses primaires d'assurance maladie, l'éducation nationale, la santé au travail, l'ensemble des acteurs de dire, grosso modo, on fixe sur un même document quel est d'abord l'état des lieux, quelles sont nos problématiques locales, quelles pourraient être nos priorités. Elles seraient aidées, effectivement, grâce à des tableaux de bord qui seraient définis, qui seraient donnés par l'État, qui croiserait les données sanitaires, les données sociales et les données environnementales. Donc, il y

26:29
Locuteur

aurait

26:29
Cyrille Isaac-Sibille

un tableau de bord, ils y auraient donné, ils fixeraient leurs priorités et ils auraient des moyens, effectivement, pour appliquer cette politique de prévention un petit peu dans toutes les politiques. Voilà, mais vous verrez, effectivement, ce que je propose est beaucoup plus détaillé dans le rapport. Donc, ça,

26:44
Locuteur

c'est,

26:44
Cyrille Isaac-Sibille

premièrement, c'est là où nous vivons. Deuxième chose, c'est là où nous apprenons.

26:48
Locuteur

Je

26:49
Cyrille Isaac-Sibille

trouve ça, et je réinsiste là-dessus,

26:54
Locuteur

l

26:55
Cyrille Isaac-Sibille

'état dans lequel se trouvent, effectivement, les PMI, alors, il ne

26:58
Locuteur

faut

26:58
Cyrille Isaac-Sibille

pas généraliser, il y en a qui fonctionnent plutôt bien et il faut remercier, effectivement, les départements qui font du bon boulot. Mais ce n

27:04
Locuteur

'est

27:04
Cyrille Isaac-Sibille

pas, malheureusement, ce n

27:05
Locuteur

'est

27:05
Cyrille Isaac-Sibille

pas partout. Mais l'état dans lequel, effectivement, ce sont les PMI, la médecine scolaire

27:10
Locuteur

ou

27:11
Cyrille Isaac-Sibille

la santé étudiante n'est pas bonne.

27:12
Locuteur

Il

27:13
Cyrille Isaac-Sibille

y a un vrai problème d'attractivité

27:15
Locuteur

et

27:15
Cyrille Isaac-Sibille

donc, exactement, je propose, exactement comme on a su pour l'hôpital, créer un statut de praticien hospitalier qu'on crée un statut de praticien de prévention

27:24
Locuteur

qui

27:24
Cyrille Isaac-Sibille

permettait de donner l'attractivité, d'avoir une grille et qui permettrait, effectivement, de faire des carrières aussi bien en PMI qu

27:32
Locuteur

'en

27:32
Cyrille Isaac-Sibille

médecine scolaire. Donc, voilà une proposition. Et tout ça au travers d'un service public de santé enfant-jeunesse. J'insiste, depuis plusieurs décennies, on n'investit plus dans la santé des enfants. Alors, bien sûr qu'on traite, et on se rend compte qu'il

27:47
Locuteur

y a

27:47
Cyrille Isaac-Sibille

des problèmes de violence. La semaine prochaine, on va parler des violences aux enfants, mais on découvre qu'il

27:55
Locuteur

y a

27:55
Cyrille Isaac-Sibille

des violences, on découvre qu'il

27:56
Locuteur

y

27:56
Cyrille Isaac-Sibille

a du harcèlement, on découvre, grosso modo, qu'ils ne mangent pas forcément bien, qu'ils ne dorment pas, qu'ils sont dans des écrans. Mais tout ça, ça s'apprend par rapport à la littératie. Et je pense que c'est le rôle de l'éducation nationale et de la santé, la PMI, la santé scolaire et la santé étudiante de faire ça. Donc, je propose de créer, effectivement, un service public de santé enfant-jeunesse qui permettrait, effectivement, de réinvestir pour la santé des plus jeunes et notamment au niveau de la santé mentale.

28:26
Locuteur

Là

28:27
Cyrille Isaac-Sibille

où nous travaillons, je pense que l'entreprise, en tout cas, le travail est un lieu de promotion de la santé. Jusqu'à maintenant, il y a les services de santé au travail qui font très bien leur métier concernant les risques professionnels,

28:45
Locuteur

la

28:45
Cyrille Isaac-Sibille

prévention des risques professionnels

28:47
Locuteur

et

28:48
Cyrille Isaac-Sibille

la réparation des risques professionnels. Je pense que les services de santé au travail doivent aller plus loin et tout ça en coordonnant leurs efforts avec les complémentaires.

28:58
Locuteur

Comme

28:59
Cyrille Isaac-Sibille

vous le savez, effectivement, les complémentaires, dans le cadre de contrat groupe, on peut avoir des objectifs de prévention.

29:05
Locuteur

Je

29:05
Cyrille Isaac-Sibille

parle de la vaccination, il y

29:07
Locuteur

a

29:07
Cyrille Isaac-Sibille

différentes choses qui existent au niveau santé mentale. Je pense, il y a de faire en sorte de renforcer

29:11
Locuteur

la

29:12
Cyrille Isaac-Sibille

prévention au sein, au sein de, que ce soit au niveau de la fonction publique ou privée, mais que le travail soit au lieu de promotion de la santé en faisant travailler ensemble les risques de

29:25
Locuteur

santé

29:25
Cyrille Isaac-Sibille

au travail et les complémentaires. Et enfin, le dernier lieu, c'est là où nous soignons.

29:35
Locuteur

Bien

29:36
Cyrille Isaac-Sibille

évidemment que les soignants ont un rôle dans la prévention

29:38
Locuteur

et

29:39
Cyrille Isaac-Sibille

l'ensemble des soignants. Alors, il y a des choses, je pense qu'on le verra effectivement dans le PLFSS, d'après ce que je comprends, il y a ce qu'on appelle le MEC, MEC, Every Contact Cont, faire en sorte que chaque contact avec un professionnel de santé soit l'occasion de faire passer un message de prévention et je pense que dans le PLFSS, on aura quelque chose là-dessus. C'est ce que, mais uniquement à l'hôpital. Moi, j'aimerais effectivement que l'ensemble des professionnels de santé, qui soient effectivement à l'hôpital, qui soient en libéral, qui soient dans des établissements sanitaires ou médico-sociaux, soit effectivement, puissent bénéficier, puissent faire passer ces messages.

J'ai pas mal d'espoir, dans le sens où, lorsqu'on éditionne les jeunes professionnels de santé, quelque part, ils veulent sortir, enfin, certains veulent sortir du tout-soin. Un petit peu comme les élèves ingénieurs agronomes ont eu ce réflexe il y a quelques années, il dit grosso modo qu'on n'est pas là pour enchaîner des soins

30:46
Locuteur

et

30:46
Cyrille Isaac-Sibille

ça pourrait être intéressant de faire en sorte de s'occuper de la santé de nos concitoyens et je pense que là-dessus, effectivement, on peut, grâce à la formation, grâce à une meilleure orientation, parce qu'en même temps, c'est aussi la réflexion.

31:02
Locuteur

C

31:02
Cyrille Isaac-Sibille

'est pour ça que je dis, c'est un peu un serpent qui se mord la queue. Là, actuellement, on a formé de plus en plus de médecins. Ces médecins, si jamais c'est pour soigner, ça a coûté de plus en plus cher

31:11
Locuteur

et

31:12
Cyrille Isaac-Sibille

donc les déficits vont s'engendrer et sans limiter le nombre de malades. Je pense effectivement qu'une partie des présidents de santé qui sont maintenant plus nombreux pourront être orientés vers la prévention avec des politiques qui demandent volontaires. Voilà un petit peu.

31:29
Locuteur

Et

31:29
Cyrille Isaac-Sibille

puis après, pour ne

31:30
Locuteur

pas

31:30
Cyrille Isaac-Sibille

être trop long, quelque chose qui est très important, c'est que cette politique de prévention, souvent je dis qu'elle soit industrielle, c'est

31:37
Locuteur

-à-dire

31:37
Cyrille Isaac-Sibille

qu

31:38
Locuteur

'il

31:38
Cyrille Isaac-Sibille

faut qu'elle produise, il faut qu'elle soit entre guillemets systémique et scientifique.

31:45
Locuteur

Il

31:45
Cyrille Isaac-Sibille

faut qu'elle soit pilotée par des données. On a de nombreuses données, mais les données, souvent actuellement, c'est des données de soins et des données de remboursement.

31:54
Locuteur

Je

31:54
Cyrille Isaac-Sibille

pense qu'il faut plus axer ça sur les... croiser des données qui soient sanitaires, les données sociales. Que les différentes caisses assurance maladie, familiales, allocations familiales, puissent... CARSAT, enfin CARSAT, vieillesse, puissent se parler, c'est plutôt pas mal.

32:16
Locuteur

Je

32:16
Cyrille Isaac-Sibille

trouve dans les auditions quelque chose qui est pas mal, c'est la MSA, où l'ensemble des caisses sont intégrées, qui leur permet de mieux connaître effectivement leur population et de mieux aller vers les gens qu'on a le plus besoin. Donc je pense justement pour nous, et on a su croiser des données

32:35
Locuteur

pour

32:36
Cyrille Isaac-Sibille

aller chercher les fraudeurs,

32:38
Locuteur

je

32:38
Cyrille Isaac-Sibille

pense qu'on peut être en capacité de croiser les données pour améliorer la santé de nos populations, donc croiser les données sanitaires, sociales et environnementales qui permettraient d'alimenter des tableaux de bord qui soient nationaux ou locaux. Donc que cette politique soit pilotée par la donnée et pilotée aussi par la science. Par la science, on a actuellement beaucoup de scientifiques, d'agences qui peuvent effectivement aider aussi bien au niveau national qu'au niveau local. Entre guillemets, notre chance,

33:11
Locuteur

c

33:11
Cyrille Isaac-Sibille

'est qu'on est très en retard en France.

33:13
Locuteur

Et

33:14
Cyrille Isaac-Sibille

donc, comme on est très en retard, on sait à peu près ce qui marche, notamment dans les pays étrangers. Vous verrez dans le rapport, on compare les différents systèmes qui sont anglo-saxons, scandinaves. on sait ce qu'il faut faire. Eh bien, grosso modo, il faut que les scientifiques nous accompagnent pour nous dire ce qu'il faut faire, comment labelliser les actions probantes. Les actions, moi, j'avais fait un précédent rapport, j'en ai dénombré 36 000 en faveur des jeunes, mais très peu qui sont évalués. Donc, il faut vraiment que la science, les universitaires, nous disent, grosso modo, ce qu'il faut faire, les actions qui sont probantes.

Ça commence déjà à Santé publique France, Santé publique France a déjà effectivement un catalogue qui permet effectivement de savoir, mais ça, il faut l'amplifier. Et puis aussi, il

34:00
Locuteur

y

34:00
Cyrille Isaac-Sibille

a un truc qui m'a, une proposition que je fais au niveau de ces agences, on a de nombreuses agences,

34:05
Locuteur

par

34:06
Cyrille Isaac-Sibille

contre, on ne connaît pas les risques émergents.

34:09
Locuteur

Moi,

34:09
Cyrille Isaac-Sibille

j'aimerais bien que chaque année, avant le PLFSS, l'ensemble de ces agences, nous,

34:16
Locuteur

nous

34:16
Cyrille Isaac-Sibille

donne la liste des risques émergents

34:19
Locuteur

qui

34:20
Cyrille Isaac-Sibille

soient bactériologiques, qui soient chimiques. Moi, j'ai fait une mission déjà sur les PFAS. Les PFAS, dans les années 2000, on travaillait dessus. Il a fallu des journalistes révéler des pollutions aux PFAS pour que, de nouveau, on en prenne conscience. Le cadmium, tout le monde savait ça. Il y

34:38
Locuteur

a

34:38
Cyrille Isaac-Sibille

des tas de choses, tout le monde le sait, mais grosso modo, il n'y a aucun document qui nous permet de hiérarchiser l'antibiothérapie. On sait qu'on va avoir un problème. on les connaît. Certains les connaissent. Ces documents, ils n'apparaissent pas forcément dans ces documents et il faudrait les hiérarchiser. Voilà un petit peu le rapport de manière rapide, condensée. Et je pense que ça fonctionnera si collectivement, déjà ici, on prend conscience de tout ça. Merci, M. le Président.

35:12
Locuteur

Très

35:12
Cyrille Isaac-Sibille

bien. Merci,

35:13
Locuteur

M.

35:13
Cyrille Isaac-Sibille

le rapporteur. Je devais un petit signe parce que comme à 15 heures, on enchaîne avec des tables rondes sur la santé des femmes et il faut qu'on puisse répondre aux questions que les collègues ne vont pas manquer de te poser. Alors tout de suite, je donne la parole aux orateurs de groupe en commençant par Serge Muller pour Rassemblement national.

35:32
Locuteur

Merci,

35:32
Invité

M. le Président, M. le rapporteur, chers collègues.

35:34
Locuteur

Ce

35:35
Invité

rapport est accablant. Il dresse le constat d'un échec total de notre pays en matière de prévention en santé. Un pas en m'interpelle particulièrement, celui de la santé mentale. Ce rapport le confirme noir sur blanc. Elle reste sous-financée et n'est clairement pas considérée à sa juste valeur dans notre système de santé.

35:52
Locuteur

Cette

35:52
Invité

réalité, je la vois concrètement sur le terrain. Des territoires, comme ma circonscription, sont inégalement servis en matière d'offres de prévention et de soins, notamment en santé mentale.

36:03
Locuteur

Ce

36:03
Invité

rapport mentionne est un changement de doctrine. En effet, il est temps que la doctrine change et qu'elle soit claire, se doter d'une offre de prévention complète dans tous les domaines de la santé pour mieux prévenir les maladies tout en continuant à garantir une offre de soins de qualité.

36:18
Locuteur

Ce

36:18
Invité

choix de doctrine ne doit jamais être un renoncement.

36:21
Locuteur

C

36:21
Invité

'est à la fois la prévention et à la fois le soin. Aucun système de santé efficace et solide ne peut se permettre de négliger l'un au profit de l'autre. Cette exigence vaut aussi

36:31
Locuteur

et

36:32
Invité

peut-être plus encore pour nos compatriotes d'outre-mer. Ce rapport confirme ce que Marine Le Pen dénonce depuis des années, une négligence totale dans tous les domaines à l'égard de nos territoires ultramarins.

36:43
Locuteur

Car

36:44
Invité

tous les Français méritent un accès à la prévention et à des soins de qualité. Monsieur le député, le rapport souligne que la souffrance psychique des personnes âgées isolées est largement sous-diagnostiquée, voire banalisée.

36:57
Locuteur

Dans

36:57
Invité

nos territoires ruraux, particulièrement dans mon département, la Dordogne, qui manque cruellement d'un maillage médical, quels leviers concrets peuvent être proposés pour repérer et accompagner ces personnes ? Je vous remercie.

37:10
Cyrille Isaac-Sibille

Merci beaucoup. Michel Lozana. Oui, merci, Monsieur le Président, cher Cyril. Donc, tu l'écris toi-même et on partage ce constat. Donc, la France sait soigner mais ne sait pas prévenir. On a du mal à rester en bonne santé et pourtant, c'est ce qu'on appelle aujourd'hui une vraie révolution, que tu appelles de tes voeux, pardon, et ton rapport y amène une réponse complète, documentée. Au nom du groupe Ansable pour la République, moi, je tiens à saluer ce travail parce qu'on parle beaucoup de prévention mais c'est vrai qu'il nous manquait un travail véritablement transversal et complet là-dessus. Alors,

37:51
Locuteur

tu

37:52
Cyrille Isaac-Sibille

me permettras, ça ne

37:53
Locuteur

va

37:53
Cyrille Isaac-Sibille

pas t'étonner, de parler un petit peu de cancer quand même parce que c'est la première cause de mortalité en France et 40% des cas de cancer sont évitables.

38:02
Locuteur

Dans

38:03
Cyrille Isaac-Sibille

l'ordre,

38:04
Locuteur

c

38:04
Cyrille Isaac-Sibille

'est avant tout le tabac, ensuite pour 20% l'alcool, ensuite la sédentarité et l'obésité est loin derrière les pesticides et les différentes intoxications.

38:16
Locuteur

Or,

38:16
Cyrille Isaac-Sibille

tout cela relève des habitudes, du comportement et les actions comportementales sont difficiles à mettre en place, tu le sais, on en parle assez souvent, les taxes comportementales ou autres,

38:27
Locuteur

on

38:27
Cyrille Isaac-Sibille

tourne autour. Donc, comment faire prendre à la population conscience que c'est là aussi qu'il faut porter ses efforts, c'est-à

38:35
Locuteur

-dire

38:35
Cyrille Isaac-Sibille

qu'elle doit faire un effort pour aller vers une meilleure santé puisqu'on vit de plus en plus âgé et que donc tout cela s'exprime de plus en plus au fur et à mesure qu'on avance dans la vie et qu'elle recommandation là-dessus et en particulier en termes de politique publique. Ensuite, sur la vaccination HPV, tu le sais très bien, l'Australie vise l'élimination du cancer du col de l'utérus, on n'en est pas loin, mais aussi de quatre autres cancers parce que le HPV, ce n

39:03
Locuteur

'est

39:03
Cyrille Isaac-Sibille

pas seulement le cancer de l'utérus, d'ailleurs c'est une faute d'avoir axé ça en France un petit peu sur la sexualité, on a démarré tard, en plus on n'a pas mis je crois tous les moyens qu'il fallait là-dessus, mais moi ce que je voulais te demander,

39:19
Locuteur

c

39:19
Cyrille Isaac-Sibille

'est que tu n'es pas pour l'obligation vaccinale de ce HPV. Or, nous avons vu et tu l'as dit avec Agnès Buzyn que quand nous avons voté les 11 vaccinations, maintenant 12, ça a été admis dans la population et que ça ne pose plus aucun problème. Merci beaucoup. Karine Herodi.

39:43
Locuteur

Merci

39:43
Invité

Monsieur le Président. Monsieur le député, je vous ai bien écouté et je reste très sceptique. Page 29 de votre rapport, vous écrivez que la santé environnementale est le test le plus exigeant de la prévention.

39:54
Locuteur

Mais

39:54
Invité

votre rapport échoue, visiblement, à ce test.

39:57
Locuteur

Le

39:57
Invité

sucre, vous proposez de le taxer, l'alcool, un prix minimum, les ultras transformés, les taxés, voire les interdire, les pifaces et pesticides et perturbateurs endocrinés. Une seule proposition, la 28e sur 48,

40:08
Locuteur

un

40:09
Invité

simple document de synthèse une fois par an. Des taxes pour le consommateur, un rapport annuel pour le pollueur. Deux poids, deux mesures. Pourquoi ?

40:16
Locuteur

Il

40:17
Invité

faut lire votre lettre de mission. Le Premier ministre cite un environnement une fois en préambule,

40:21
Locuteur

puis

40:21
Invité

liste les facteurs à risque à traiter. L'alimentation, la salentérité, les addictions, les écrans, mais aucun facteur environnemental.

40:28
Locuteur

Le

40:28
Invité

Premier ministre vous place en mission auprès de 7 ministres, dont la ministre de l'Agriculture, mais pas celui de l'Écologie. 7 jours après la remise de votre rapport,

40:36
Locuteur

l

40:36
Invité

'Assemblée a adopté la loi d'urgence agricole portée par cette même ministre de l'Agriculture.

40:40
Locuteur

Ce

40:41
Invité

texte réouvre la porte à deux néonicotinoïdes. Vous avez voté contre et nous aussi.

40:47
Locuteur

Mais

40:47
Invité

en page 341, le mot néonicotinoïde n'apparaît qu'une seule fois.

40:52
Locuteur

Le

40:53
Invité

mot précaution n'apparaît pas.

40:55
Locuteur

Le

40:56
Invité

mot canicule non plus. À l'été 2025, la chaleur a tué 5700 personnes,

41:00
Locuteur

les

41:01
Invité

plus âgées d'abord. Cet été, la canicule a fait près de 8000 décès, bilan provisoire selon Santé publique France. Votre chapitre

41:08
Locuteur

sur

41:09
Invité

le bien vieillir

41:10
Locuteur

n

41:11
Invité

'en dit pourtant rien.

41:12
Locuteur

En

41:13
Invité

2024, vous demandiez vous-même l'arrêt des rejets industriels des PFAS

41:16
Locuteur

et

41:17
Invité

un fonds payé par les pollueurs. Où sont passées ces propositions, M. le député

41:20
Locuteur

? Notre

41:21
Invité

santé se dégrade à cause de notre environnement nocif. Ces maladies ne tombent pas du ciel, elles sont politiques. Elles ont des responsables, les industriels, les lobbies, les gouvernements qui se succèdent et qui accompagnent. Alors, j'ai deux questions pour vous, M. le député. Cet angle mort est ce matignon qui vous l'a imposé.

41:38
Locuteur

Êtes

41:39
Invité

-vous prêt à ajouter à vos 48 propositions l'interdiction des néonicotinoïdes, l'arrêt des rejets des PFAS et le principe pollueur-payeur ? Je vous remercie. Merci beaucoup. Océane Godard. Merci, M. le Président. Alors, ce rapport, effectivement, sonne comme un nouvel électrochoc. Je voudrais tout d'abord peut-être rebondir sur ce que vous disiez, M. le rapporteur. Les gens vont mal.

42:03
Locuteur

Moi,

42:04
Invité

j'aimerais juste dire en préalable qu'il y a aussi des gens qui vont bien et je crois que c'est important de le dire dans un monde quand même interdépendant. Vous allez parler d'une dimension systémique, d'une vision systémique tout à l'heure et je crois que cela compte aussi pour les gens qui ne vont pas bien. Je voudrais également avoir une pensée, un message de profond respect et de profonde gratitude à l'égard des associations, de tous les acteurs de la prévention. Parce que même si cela est imparfait, il y a aussi celles et ceux dans les territoires qui, chaque jour, travaillent pour prévenir.

Je pense au personnel soignant également, accompagnant et médical de notre pays dans un contexte où, comme en témoigne le rapport et comme vous le disiez, notre système de santé a besoin de vision, de pilotage, de moyens. Notre système de santé ne prévient pas assez.

42:47
Locuteur

Et

42:48
Invité

les chiffres en témoignent, là aussi, vous l'avez dit. Alors peut-être un premier constat, notre santé se joue à 80% hors des hôpitaux, dans notre éducation, je pense à la parentalité aussi, il y a beaucoup de reproductions, on en parle beaucoup aussi en ce moment avec la loi intégrale, dans notre assiette, dans notre logement, dans notre travail. Et pourtant, on dépense cinq fois plus pour soigner que pour prévenir.

43:09
Locuteur

C

43:09
Invité

'est un non-sens. Deuxièmement, les inégalités explosent, très en décart d'espérance de vie entre les plus riches et les plus pauvres de notre pays. La prévention, là aussi, doit être un ciment de la République et non un privilège. Et puis, nous rejoignons les trois leviers identifiés dans votre rapport. Un, rendre la prévention visible. Deux, transformer nos territoires aussi. On a parlé des CLS, services publics de l'enfance. trois, agir sur les déterminants, le tabac, l'alimentation et tout ce qui peut être également pris en compte en matière de prévention. Mais pour que ça marche, il faut des moyens, effectivement.

Et c'est tout le sens des propositions aussi socialistes que nous faisons. Je pense à la taxation comportementale. Pourquoi ne pas également, je rejoins ce qui a été dit, réfléchir à un principe de pollueur-payeur pour la santé dans son ensemble. Cela témoignerait également de notre approche holistique de la santé humaine. Plutôt que de rogner sur les dispositifs existants, pourquoi ne pas avoir une véritable vision au travers d'un grand plan

44:10
Locuteur

de

44:10
Invité

prévention intégrale

44:12
Locuteur

? Merci

44:13
Invité

beaucoup. Jérôme Hende. Merci, M. le Président. M. le rapporteur, quand vous dites que nous faisons semblant de faire de la prévention,

44:20
Locuteur

vous

44:20
Invité

répondez à la question très simple que je souhaitais vous poser. Avons-nous aujourd'hui une véritable politique nationale de prévention ou avons-nous simplement une addition de dispositifs de prévention ?

44:29
Locuteur

C

44:29
Invité

'est probablement le cœur du sujet. Aujourd'hui, interviennent notamment l'État, l'assurance maladie, Santé publique France, les complémentaires, les collectivités, l'éducation nationale, la médecine du travail, les professionnels de santé, les associations, bref, avec la nécessité d'une gouvernance coordonnée entre ces acteurs. Notre système est extraordinairement performant pour réparer, mais sommes-nous suffisamment organisés pour éviter d'avoir à réparer ? M. le rapporteur, au travers de votre mission, pouvez-vous nous dire combien coûte une politique de prévention

44:58
Locuteur

?

44:59
Invité

Combien de maladies elle évite ? Combien d'années de vie en bonne santé elle permet de gagner ? Combien d'hospitalisations elle évite ? Combien d'arrêts de travail elle évite ? Ou combien elle économise à l'assurance maladie à 5, 10 ou 20 ans ? On ne doit plus seulement mesurer combien nous dépensons pour la santé, mais combien de santé nous obtenons pour chaque euro dépensé. Pour réduire le tabagisme, réduire l'obésité, prévenir le diabète, prévenir les maladies cardiovasculaires, prévenir les cancers, garantir la santé de nos enfants, la santé au travail ou accompagner le vieillissement

45:29
Locuteur

?

45:30
Invité

Enfin, quel pilote, monsieur le rapporteur, dessinez-vous pour la prévention primaire et avec quels moyens

45:35
Locuteur

?

45:35
Invité

Si tout le monde est responsable, qui est réellement comptable du résultat ? Cela pourrait ouvrir la voie à des contrats territoriaux de prévention avec objectifs et résultats, voire à une forme de financement au résultat.

45:47
Locuteur

Je

45:47
Invité

vous remercie pour les éléments que vous voudrez bien nous communiquer à ce sujet. Merci, Daniel Simonnet. Merci d'abord. Je voudrais présenter mes excuses parce que je devrais partir après mon intervention puisque je suis à la commission spéciale sur la loi intégrale. Monsieur le rapporteur,

46:03
Locuteur

j

46:03
Invité

'approuve votre fil conducteur qui est de dire qu

46:08
Locuteur

'il

46:08
Invité

faudrait enfin qu'on passe une politique de soins et une politique de santé.

46:12
Locuteur

Mais je

46:13
Invité

reste sur ma fin parce qu'en fait, d'ailleurs dans votre exposé oral, quand vous avez dit mais parce qu'on a créé la sécurité sociale, les gens pensent qu'ils peuvent avoir les comportements qu'ils veulent, j'aurais envie de vous dire mais enfin quand même, les gens n'ont pas choisi d'être exposés à l'amiante et de se taper des cancers terribles, d'être exposés à des pesticides et mes chers collègues, c'est quand même la représentation nationale qui dernièrement à travers les lois du plomb eh bien, ont voté le retour des néonicotinoïdes.

Alors même qu'on sait le danger cancérigène que cela représente, une politique de santé publique, c'est forcément une politique en termes santé environnementale bien plus exigeante qui fait appliquer le principe de précaution et donc que chacune et chacun regarde les votes qu'il a pu faire sur ces questions-là parce qu'on a condamné notre population à une exposition de poison très problématique. Ensuite, quand vous parlez de l'école, de la prévention santé à l'école, quel est le bilan d'une décennie de politique d'austérité sur la présence des infirmières, des médecins scolaires, des psychologues de l'éducation nationale du premier degré au deuxième degré en passant par le supérieur ?

Quand on parle aussi des centres de santé qui sont un levier fabuleux qui permet les centres de santé d'avoir une véritable politique de prévention sur le territoire et pas simplement d'une politique de soins financée par la T2A dans cette logique-là, eh bien, on sait que les centres de santé non lucratifs sont massivement victimes des modes de sous-financement. Aujourd'hui, par exemple, les SECPA, qui est un dispositif expérimental de santé communautaire, leur prolongation pour un an a été décidée in extremis l'an dernier par le gouvernement, mais ils n'ont à ce jour aucune garantie de la poursuite de ce financement au-delà du 31 décembre 2026.

Il me semble indispensable qu'on interpelle le gouvernement là-dessus. Et pour terminer, la question de la prévention qui s'exerce au travail, merci d'avoir abordé cette question qui, pour moi, est essentielle. On le sait, les accidents, les maladies causées par le travail sont toujours sous-déclarées et sous-évaluées. Donc, il y a un enjeu pour la prévention de considérer enfin que la santé au travail et la responsabilité patronale dans ce sujet-là est une question de santé publique. Mais ça veut dire qu'il faut aussi une refonte des tableaux de maladies professionnelles. Regardez, le cancer du sein n'est toujours pas dans le tableau des maladies professionnelles. Or, alors qu

48:21
Locuteur

'on

48:21
Invité

sait pertinemment que le cancer du sein explose et qu'il est notamment lié au travail de nuit, à l'exposition de tout un tas de produits chimiques. Donc, le sujet est vaste, mais il faut, un, rompre avec les politiques d'austérité et enfin, prendre en compte les questions de santé environnementale.

48:35
Locuteur

Le

48:35
Cyrille Isaac-Sibille

sujet est vaste, mais le temps de parole est limité, malheureusement. Sabine Gervais.

48:42
Invité

Merci, M. le Président. Chers collègues, chers Cyril, je veux d'abord saluer la qualité du travail que tu as conduit et surtout la méthode qui a été la tienne. Ce rapport est le fruit d'une concertation extrêmement large avec les professionnels de santé, les associations, les collectivités, les administrations, les chercheurs et les acteurs de terrain. Cette méthode est importante parce que la prévention ne peut précisément pas être l'affaire du seul ministère de la Santé, comme tu le soulignes bien justement.

49:10
Locuteur

C

49:11
Invité

'est d'ailleurs l'une des grandes forces de ton rapport. Considérer la santé dans toutes ses dimensions, notre santé se construit bien avant l'entrée dans le cabinet d'un médecin ou à l'hôpital. Elle dépend de notre alimentation, de notre environnement, de notre logement, de notre travail, de notre éducation, de notre activité physique ou encore de nos conditions de vie.

49:32
Locuteur

Et

49:33
Invité

nous sommes tous concernés.

49:35
Locuteur

Je

49:35
Invité

te remercie d'avoir mis en évidence que la PMI, la médecine scolaire et la médecine du travail font un travail considérable de prévention en santé publique.

49:46
Locuteur

Ces

49:46
Invité

trois filières partagent un même mécanisme pervers. Leur affaiblissement transforme des dépenses de prévention peu coûteuses en dépenses curatives bien plus lourdes. Évidemment, alors oui, la prévention est un enjeu financier. prévenir certaines maladies chroniques, retarder leur apparition, éviter des hospitalisations ou prévenir l'autonomie, c'est aussi réduire à terme certaines dépenses de santé. Mais au groupe Les Démocrates, nous considérons qu'il faut éviter de présenter la prévention uniquement comme une politique d'économie. Son premier objectif est de permettre à chacun de vivre plus longtemps, mais surtout de vivre mieux et plus longtemps en bonne santé.

Reste maintenant la question essentielle, celle de la mise en œuvre.

50:30
Locuteur

Tu

50:31
Invité

insistes à juste titre sur la nécessité d'une action inscrite dans la durée. Or, la prévention produit rarement de ses résultats à une seule année budgétaire.

50:40
Locuteur

Comment

50:41
Invité

imagines-tu concrètement cette pluriannualité

50:43
Locuteur

?

50:44
Invité

Faudrait-il profiter de la prochaine séquence politique, présidentielle et législative

50:49
Locuteur

pour

50:50
Invité

fixer une véritable programmation pluriannuelle de la prévention ?

50:53
Locuteur

Et

50:54
Invité

si nous voulons avancer dès maintenant, quel instrument avons-nous dans le cadre institutionnel et budgétaire actuel, contraint et limité pour traduire concrètement ?

51:02
Locuteur

Au

51:03
Invité

nom du groupe Les Démocrates, merci du travail que tu as fourni pour le Premier ministre. Nous en sommes fiers.

51:09
Locuteur

Merci

51:10
Invité

beaucoup. François Janégon. Merci, M. le Président. M. le rapporteur, le travail que vous avez fourni ces derniers mois est très important. Il est détaillé, précis et je vous en félicite.

51:21
Locuteur

Il

51:22
Invité

répond à de nombreuses interrogations que nous avons et que les Français se posent aussi.

51:26
Locuteur

Comment

51:27
Invité

expliquer que notre système de santé se dégrade autant et que les inégalités se creusent ? Sans doute, en raison de notre méthode et de notre point de vue sur la santé et sur la maladie, nous n'insistons pas assez sur la prévention.

51:40
Locuteur

Nous

51:40
Invité

estimons peut-être qu'elle reviendrait à dépenser de l'argent de manière imprécise et mal calibrée,

51:46
Locuteur

alors

51:47
Invité

que traiter une maladie nous semble concret, plus ciblé et donc plus efficace. Pourtant, vous écrivez que 80% de notre santé dépend de nos comportements et de nos environnements de vie et seuls 20% relèvent du soin.

52:01
Locuteur

Vous

52:02
Invité

proposez l'instauration de priorités nationales portées par un changement de gouvernance avec une conférence nationale de santé qui se réunirait tous les 5 ans pour mettre une stratégie sur pied

52:13
Locuteur

et

52:14
Invité

une réunion d'un comité interministériel pour la santé chaque année pour s'assurer le suivi de cette stratégie.

52:21
Locuteur

Ma

52:22
Invité

question est la suivante. Comment envisagez-vous ensuite la déclinaison des décisions à l'échelle locale dans les territoires

52:29
Locuteur

? Quel

52:30
Invité

rôle donneriez-vous aux ARS

52:32
Locuteur

? On

52:33
Invité

peut aussi penser que le service public départemental de l'autonomie qui se met en place dans chaque département aurait un rôle clé dans le pilotage de la prévention et de la perte d'autonomie plutôt que de créer un énième dispositif. Cela serait-il le cas

52:47
Locuteur

? Je

52:47
Invité

vous remercie.

52:50
Cyrille Isaac-Sibille

Merci, Stéphane Viry.

52:53
Présentateur

Merci, M. le Président. C'est un morceau de choix pour reprendre vos mots, M. le Président, que d'évoquer la prévention en matière de santé. Je salue le travail de notre collègue Cyril Isaac-Sibyl d'avoir adressé ces états-dés lieux de prévention.

53:05
Locuteur

Il

53:05
Présentateur

faut retenir des choses majeures et fortes. Nous avons un système de santé qui se dégrade

53:10
Locuteur

et

53:10
Présentateur

qui est par ailleurs de plus en plus inégalitaire.

53:12
Locuteur

Et

53:13
Présentateur

par ailleurs, en termes de prévention, depuis quand même des années, beaucoup en parlent, beaucoup le font. L'ACNAM et les CPM, les organismes de santé complémentaires, les personnels soignants, des entités publiques, des collectivités, chacun se mobilise.

53:26
Locuteur

Il

53:26
Présentateur

me paraît, et j'aimerais avoir votre avis là-dessus, sur un défaut de pilotage, de coordination, d'ordonnancement de toutes ces actions territoriales qui existent, mais qui, à mon avis, peinent à être reliées pour chercher de l'efficacité.

53:38
Locuteur

Et

53:38
Présentateur

également, se pose la question des priorités, parce que chacun y va avec son propre regard. Donc, que pensez-vous de la nécessité de coordonner toutes celles et ceux qui font déjà de la prévention

53:47
Locuteur

? Ma

53:48
Présentateur

question, elle porte, par ailleurs, sur une de vos recommandations parmi les 48,

53:52
Locuteur

celle

53:53
Présentateur

en termes de prévention, du recours à l'intelligence artificielle,

53:57
Locuteur

en

53:58
Présentateur

termes de santé, en termes de comportement individualisé.

54:02
Locuteur

On

54:02
Présentateur

sait que des solutions existent.

54:04
Locuteur

On

54:04
Présentateur

sait que l'IA peut être, à mes yeux,

54:07
Locuteur

un

54:07
Présentateur

outil d'accélération en termes de prise en charge, en termes d'ordonnancement, véritablement, d'actes de prévention dans un parcours de santé.

54:14
Locuteur

Pour

54:15
Présentateur

autant, monsieur le rapporteur, il semblerait

54:17
Locuteur

que

54:18
Présentateur

la réglementation,

54:20
Locuteur

que

54:20
Présentateur

la culture de certains opérateurs reste encore en deçà de cette technologie qui va très vite et qui est, à mes yeux, au service de la santé publique et de la santé des patients. Quel est votre avis sur les leviers qu'il conviendrait de desserrer pour permettre véritablement à intégrer l'intelligence artificielle personnalisée vraiment dans le souci d'une efficacité ? Vous l'avez dit et notre collègue François Guernon l'a dit, 80% des problèmes de santé dépendent du comportement individuel. Dès lors que l'intelligence artificielle peut accompagner des patients, pourquoi donc s'en priver

54:56
Locuteur

? Très

54:57
Présentateur

bien. Attendez, je crois que j'ai encore une oratrice qui est inscrite. Madame Misoff. Joséphine Misoff, non ? Qui a demandé la parole

55:07
Locuteur

? Oui,

55:09
Présentateur

allez-y.

55:13
Locuteur

Très

55:13
Invité

bien, merci. Merci, M. le Président. Merci, chers collègues, pour votre travail. J'aimerais revenir sur votre proposition de créer un service public de santé enfance et jeunesse.

55:25
Locuteur

Dès

55:26
Invité

2019, le rapport de notre ancienne collègue Michel Perron alertait sur les difficultés de recrutement des professionnels de PMI et sur la nécessité de renforcer l'attractivité de ces métiers.

55:36
Locuteur

Vous

55:36
Invité

proposez aujourd'hui la création d'un statut spécifique d'emploi de praticiens de prévention en santé alignés sur les statuts de la fonction publique hospitalière pour les professionnels de santé exerçant en PMI et dans les services de santé scolaire et universitaire.

55:52
Locuteur

Ma

55:52
Invité

question est donc la suivante.

55:54
Locuteur

Quels

55:54
Invité

effets attendez-vous concrètement de la création de ce statut d'emploi sur l'attractivité de ces professions

56:01
Locuteur

?

56:02
Invité

Et pensez-vous que ce statut sera suffisant pour pallier aux inégalités territoriales qui persistent

56:09
Locuteur

?

56:09
Invité

Je vous remercie.

56:10
Locuteur

Alors,

56:11
Cyrille Isaac-Sibille

vous n'étiez pas la dernière oratrice. Nicole

56:12
Invité

Bréchira

56:13
Locuteur

m

56:14
Invité

'a demandé la parole. Merci, monsieur le président. J'aurais une question courte pour rebondir sur ce que disait notre collègue Stéphane Viry. Il y a effectivement beaucoup de professionnels de santé qui font de la prévention et on a une absence de coordination. Mais moi, j'aurais voulu voir un peu plus dans votre rapport le travail sur un parcours de soins. Parce que là, on parle beaucoup de médecins, mais demain, on a aussi besoin d'accès aux soins par le biais d'autres professionnels de santé qui peuvent faire de l'évaluation et de l'orientation et du travail de prévention et qui est intéressant et qui n'empiète pas sur le travail des uns des autres, mais qui est plutôt complémentaire.

Et la deuxième chose, c'était par rapport aux vaccinations.

57:05
Locuteur

On

57:05
Invité

a élargi la vaccination à plein de professionnels. Vous prenez l'extension encore. Or, on a un sujet là aussi de savoir quelle est la vaccination qui a été faite ou quand, s'il faut la refaire ou pas, les rappels parce que personne ne renseigne au bon endroit la vaccination qui a été faite. Et plus on multiplie les intervenants, plus c'est pire.

57:30
Locuteur

Entre

57:30
Invité

l'immédiat.

57:32
Cyrille Isaac-Sibille

Allez, dernière question, Josiane Corneloup et ensuite, je donnerai la parole au rapporteur.

57:35
Invité

Merci, Monsieur le Président. Cher Cyril, merci pour ce rapport

57:40
Locuteur

qui

57:41
Invité

est un rapport riche et nous connaissons ton engagement constant sur ce sujet et nous sommes tous conscients qu'effectivement, la prévention dans notre pays est vraiment le parent pauvre de notre système de santé.

57:54
Locuteur

En

57:54
Invité

tant que pharmacien, je veux appeler ton attention sur un acteur de ton rapport qui est riche et qui mentionne les pharmaciens mais n'exploitent pas à sa pleine mesure l'officine.

58:04
Locuteur

Tu

58:05
Invité

plaides dans la proposition numéro 17 pour une feuille de route vaccinale 2025-2030 ambitieuse. Or, dans nos campagnes de Saône-et-Loire, quand le médecin est parti, c'est bien souvent le pharmacien qui demeure le dernier professionnel de santé accessible sans rendez-vous pour vacciner, dépister, orienter, accompagner l'observance.

58:25
Locuteur

Penses

58:25
Invité

-tu faire de ce maillage officinal un pilier explicite de la prévention primordiale de proximité avec les moyens et la reconnaissance correspondants

58:33
Locuteur

? Et

58:34
Invité

sur le médicament,

58:35
Locuteur

la

58:36
Invité

logique de prévention est-elle compatible avec la pression tarifaire qui fragilise aujourd'hui l'économie des pharmacies rurales sans lesquelles il n'y aura ni vaccination de proximité ni dépistage ni aller vers ? Merci.

58:48
Cyrille Isaac-Sibille

Merci à vous tous. Alors, monsieur le rapporteur, sur toutes ces questions. Merci bien, monsieur le président. Vous venez combien de temps ? Pas trop longtemps parce qu'on a une table ronde qui doit démarrer à 15h, 10 minutes, 5,

59:01
Locuteur

5, 5, 6 minutes.

59:02
Cyrille Isaac-Sibille

Non, mais alors, d'abord, merci à vous tous pour vos questions. Je pense que c'est le début d'un débat. Et il faut absolument que ce débat qu'on le porte tous. Et donc, évidemment, entre nous,

59:12
Locuteur

on

59:12
Cyrille Isaac-Sibille

aura à discuter de voir activement quelles sont les priorités. Mais il faut absolument, je dis, l'occasion du PNFSS doit être l'occasion de parler de tout ça et qu'on arrête de faire semblant de

59:20
Locuteur

la

59:20
Cyrille Isaac-Sibille

prévention. Concernant, effectivement, pour répondre un peu rapidement, monsieur Muller, c'est vrai que le constat est dur, mais le constat est dur, il est dur surtout par rapport à l'évolution de nos modes de vie.

59:33
Locuteur

C

59:33
Cyrille Isaac-Sibille

'est vrai qu'effectivement, au niveau activité physique, on n

59:35
Locuteur

'en

59:35
Cyrille Isaac-Sibille

fait plus.

59:36
Locuteur

C

59:36
Cyrille Isaac-Sibille

'est vrai qu'au niveau alimentation, avant on cuisinait, maintenant, on a des plats ultra-transformés. Et grosso modo, c'est collectivement qu'on a une responsabilité et je pense qu'on n

59:47
Locuteur

'a

59:47
Cyrille Isaac-Sibille

pas anticipé, mais c'est plus nos modes de vie et pour répondre à une autre question, ce n

59:51
Locuteur

'est

59:51
Cyrille Isaac-Sibille

pas seulement une responsabilité individuelle, je pense que la responsabilité, elle est collective parce que c'est le collectif qui crée les environnements. Voilà pour ça. Et les Outre-mer, je suis d'accord, mais les Outre-mer nous montrent plutôt le bon exemple. Pour Michel Lausanne, bien évidemment, les cancers, c'est évident, 40% de cancers qui sont évitables, je suis bien d'accord avec toi. Je

1:00:13
Locuteur

n

1:00:13
Cyrille Isaac-Sibille

'ai pas pu, je plaide pour une génération sans tabac, pour l'alcool, tu connais ce qu'il en est, pour la sénarité aussi. Moi, je crois qu'on a trois leviers. Tu

1:00:28
Locuteur

as

1:00:28
Cyrille Isaac-Sibille

l'éducation, tu

1:00:29
Locuteur

as

1:00:29
Cyrille Isaac-Sibille

l'information, je parle aussi du Nutri-score qui est aussi important, mais je pense que collectivement, on prendra ce débat. et puis après, estimons les contraintes. Concernant l'obligation vaccinale, moi, je crois beaucoup à la littératie.

1:00:46
Locuteur

C

1:00:46
Cyrille Isaac-Sibille

'est-à

1:00:46
Locuteur

-dire,

1:00:47
Cyrille Isaac-Sibille

quelque part, ce qu'il faut, c'est expliquer, expliquer aux gens, je crois, et la littératie, deuxième mot, et puis après, par rapport au tableau de bord, ce n'est pas normal, et c'est tout l'intérêt des contrats locaux de santé, ce n'est pas normal que dans certains collèges, 100% des gamins soient vaccinés et dans d'autres, zéro.

1:01:05
Locuteur

Et

1:01:05
Cyrille Isaac-Sibille

quelque part, si j'ai aimé, on avait des tableaux de bord, ça permettrait de dire, allez voir effectivement le principal, allez voir effectivement l'infirmière, on ne comprend pas, là, il y a 100%. Et c'est pour ça que, moi, je crois beaucoup à l'information et à ces tableaux de bord qui permettent de mener une politique. Et puis après, pourquoi il y a 0% qui sont vaccinés ? Parce que, généralement, il y a des freins, il y

1:01:24
Locuteur

a

1:01:24
Cyrille Isaac-Sibille

des blocages. Je crois plus qu'il y

1:01:26
Locuteur

a

1:01:26
Cyrille Isaac-Sibille

à l'information et à ces tableaux de bord. Madame Hérodi, l'environnement, donc j'entends, c'est à la limite.

1:01:32
Locuteur

Et

1:01:32
Cyrille Isaac-Sibille

comme vous l'avez vu dans l'admission, c'était à la limite. Moi, comme vous connaissez mes sujets par rapport à l'environnement, et donc c'est pour ça que je suis allé à la limite du périmètre et en sachant qu'effectivement, la santé environnementale, ça demandera un rapport à lui tout seul. Donc c'est pour ça que, bien liéamant, je l

1:01:49
Locuteur

'ai

1:01:49
Cyrille Isaac-Sibille

évoqué, bien liéamant, vous connaissez tous les sujets comme les PFAS. Donc, de ce côté-là, il n

1:01:56
Locuteur

'y a

1:01:56
Cyrille Isaac-Sibille

pas de problème. Et ce n

1:01:58
Locuteur

'est

1:01:58
Cyrille Isaac-Sibille

pas Matignon, je n'ai reçu pour vous rassurer. Madame Ossène Godard, c'est vrai que vous insistez, et je suis d'accord avec vous, sur les associations. Et c'est vrai que il y a énormément... Moi, ce qui m'a frappé, je dis des centaines d'auditions, ce qui m'a frappé, c'est le volontarisme de l'ensemble des acteurs. Moi, j'ai dit que pour la prévention,

1:02:23
Locuteur

il

1:02:23
Cyrille Isaac-Sibille

y a une armée qui est prête à se lever. Même, je pense, qu

1:02:26
Locuteur

'à

1:02:26
Cyrille Isaac-Sibille

l'Assemblée nationale, il

1:02:28
Locuteur

y a

1:02:28
Cyrille Isaac-Sibille

une armée qui est prête à se lever. Tout le monde est prête à se lever. Le problème,

1:02:32
Locuteur

et

1:02:33
Cyrille Isaac-Sibille

c'est ce que vous dites, c'est que je dis, c'est un peu le truc, il y a beaucoup de musiciens, par contre, il n

1:02:38
Locuteur

'y a

1:02:38
Cyrille Isaac-Sibille

pas de chef d'orchestre

1:02:39
Locuteur

et

1:02:40
Cyrille Isaac-Sibille

il n

1:02:40
Locuteur

'y a

1:02:40
Cyrille Isaac-Sibille

pas de partition.

1:02:41
Locuteur

Et

1:02:42
Cyrille Isaac-Sibille

donc, les acteurs, ils font ce qu'ils peuvent, ils font ce qu'ils peuvent avec leurs moyens dans leur secteur. Et c'est pour ça que je parle d'industrialisation de la prévention. Et quand je parle d'industrialisation, c'est qu'on puisse produire de manière systémique

1:02:57
Locuteur

de

1:02:57
Cyrille Isaac-Sibille

la prévention

1:02:58
Locuteur

comme

1:02:58
Cyrille Isaac-Sibille

on a su faire pour le soir. Mais merci, effectivement, pour cette observation. Jérôme Hende, le problème du moyen. Alors, les moyens, comme vous l'aurez sur le rapport, il n

1:03:06
Locuteur

'y a

1:03:06
Cyrille Isaac-Sibille

pas beaucoup de choses sur les moyens.

1:03:09
Locuteur

Parce

1:03:09
Cyrille Isaac-Sibille

que les moyens,

1:03:09
Locuteur

il

1:03:09
Cyrille Isaac-Sibille

y en a. Rien que, là, on va être dans le PLFSS, mais c

1:03:16
Locuteur

'est

1:03:16
Cyrille Isaac-Sibille

une réflexion qu'il faut avoir.

1:03:19
Locuteur

Vous

1:03:20
Cyrille Isaac-Sibille

savez, les fonds d'intervention régionaux,

1:03:22
Locuteur

il

1:03:22
Cyrille Isaac-Sibille

y a une partie qui est liée à la prévention, il y a 800 millions qui sont affectés à la prévention. Le principe, c'est 800 millions, qu'est-ce qu'on en fait

1:03:30
Locuteur

? Comment

1:03:31
Cyrille Isaac-Sibille

on évalue ? C'est bien d'avoir des actions, faut-il savoir quel résultat on a avec cet argent. Un truc qui est tout bête aussi, là, on a voté une loi sur les retraites, dans la loi sur les retraites, il y avait le FIPU, on a voté 200 millions pour effectivement la santé au travail. Actuellement, cette enveloppe, elle n'est pas dépensée

1:03:53
Locuteur

et

1:03:53
Cyrille Isaac-Sibille

en plus, elle est sanctuarisée. C

1:03:55
Locuteur

'est

1:03:55
Cyrille Isaac-Sibille

-à

1:03:56
Locuteur

-dire

1:03:56
Cyrille Isaac-Sibille

que

1:03:56
Locuteur

c

1:03:56
Cyrille Isaac-Sibille

'est de l'argent qui est sanctuarisé qu'on ne dépense pas. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, il n'y a pas suffisamment de visibilité et surtout,

1:04:04
Locuteur

il

1:04:04
Cyrille Isaac-Sibille

n

1:04:04
Locuteur

'y a

1:04:04
Cyrille Isaac-Sibille

pas de priorités qui sont données par rapport à ça. Donc, voilà concernant effectivement les moyens et bien évidemment, au niveau local, je parle des contrats locaux de santé parce qu'en même temps, il faut qu

1:04:18
Locuteur

'il

1:04:18
Cyrille Isaac-Sibille

y

1:04:18
Locuteur

ait

1:04:18
Cyrille Isaac-Sibille

des objectifs. Il faut qu'il y

1:04:20
Locuteur

ait

1:04:20
Cyrille Isaac-Sibille

des objectifs et qu'on évalue et avec les tableaux de bord qu'on évalue peut

1:04:24
Locuteur

-être

1:04:24
Cyrille Isaac-Sibille

pas tous les ans, mais tous les deux ans, tous les trois ans, tous les quatre ans pour voir effectivement où est-ce qu'on veut aller. On parle de la vaccination, vaccination HPV, où est-ce qu'on en est année zéro, où est-ce qu'on en est année 1, année 2, quelle est la priorité, est-ce qu

1:04:35
Locuteur

'il y a

1:04:35
Cyrille Isaac-Sibille

la priorité sur le diabète qui fixe ces priorités avec des objectifs et c'est tout l'intérêt du contrat, exactement comme les PLU. Les PLU, c'est ça. Madame Simonnet, qui est partie. Alors, il y a deux choses. Bien évidemment, il y a les expositions puis il

1:04:52
Locuteur

y a

1:04:52
Cyrille Isaac-Sibille

les comportements. Moi, j'insiste sur le fait

1:04:54
Locuteur

qu'on

1:04:57
Cyrille Isaac-Sibille

n'est pas forcément maître de nos comportements et que grosso modo, en changeant les environnements, on peut changer les comportements. Là, actuellement, il

1:05:08
Locuteur

y a

1:05:08
Cyrille Isaac-Sibille

des publications qui montrent que le plan vélo

1:05:11
Locuteur

qu

1:05:11
Cyrille Isaac-Sibille

'on a voté,

1:05:12
Locuteur

enfin,

1:05:12
Cyrille Isaac-Sibille

la majorité a voté, beaucoup d'entre vous ont voté,

1:05:15
Locuteur

a

1:05:15
Cyrille Isaac-Sibille

eu des effets sur la santé. Quelque part, en faisant en sorte que nos compatriotes utilisent plus leur vélo,

1:05:24
Locuteur

on

1:05:25
Cyrille Isaac-Sibille

a fait en sorte qu'ils fassent plus d'activités physiques et qu'ils améliorent leur santé. Et donc, je pense que, bien évidemment,

1:05:31
Locuteur

on

1:05:32
Cyrille Isaac-Sibille

peut jouer sur des comportements, on reviendra sur le tabac, l'alcool, mais en même temps, les environnements dans lesquels on est peuvent faciliter, effectivement, de meilleurs comportements. Concernant la médecine scolaire, l'attractivité, bon, c'est pas un problème d'austérité, hein, c'est un problème d'attractivité. Non, mais j'ai dit, sincèrement, mais on en reviendra, quelqu'un a parlé de la médecine, sincèrement, un médecin scolaire, est-ce que vous savez qu'il faut qu'il ait son diplôme, sa thèse, et après sa thèse, donc généralement, c'est des femmes, généralement, elles n'ont pas 20 ans, donc elles peuvent avoir une famille, et ces femmes, on leur dit, grossoir, je ne

1:06:08
Locuteur

sais

1:06:08
Cyrille Isaac-Sibille

pas, il fallait à Rennes passer un diplôme, pour être médecin scolaire. Alors, généralement, elles ne sont pas titulaires, elles sont... Et donc, ce qu'il faut, c'est simplifier les choses et redonner l'attractivité. L'hôpital, on a su redonner l'attractivité de l'hôpital grâce à un statut, et je réponds aussi à ta question, grâce à un statut qui était le statut de praticien hospitalier avant, il

1:06:29
Locuteur

n

1:06:29
Cyrille Isaac-Sibille

'y avait rien. Je pense qu'en redonnant un statut d'emploi assez professionnel, qu'il soit médecin, infirmier ou psychologue, on leur redonnera une activité. Je suis d'accord par rapport au SECPA, par rapport à la médecine du travail, je ne

1:06:45
Locuteur

suis

1:06:45
Cyrille Isaac-Sibille

pas en opposition dans le sens où je pense que la médecine du travail, elle ne doit pas faire que les risques professionnels. Elle doit aller au-delà des risques professionnels et que le travail peut être un lieu où

1:06:54
Locuteur

on

1:06:54
Cyrille Isaac-Sibille

peut être vacciné. Et grosso modo, la vaccination pour la grippe,

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Locuteur

tout

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Cyrille Isaac-Sibille

le

1:06:59
Locuteur

monde

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Cyrille Isaac-Sibille

a intérêt. L'employé a intérêt, l'employeur a intérêt et la santé a intérêt. Donc tout le monde peut s'y retrouver, mais si effectivement la santé au travail va au-delà des risques professionnels. Sabine Gervais, merci effectivement par rapport à la méthode dont tu as parlé, le financement dont j'en

1:07:16
Locuteur

ai

1:07:16
Cyrille Isaac-Sibille

parlé, le financement, je pense que les moyens il y en a. Ce qu'il faut par contre c'est leur donner une visibilité. Je plaide, j'ai encore plaidé il n

1:07:22
Locuteur

'y a

1:07:22
Cyrille Isaac-Sibille

pas longtemps auprès d'un ministre qui a été responsable dans le sens où le fait de fixer le nom du sous-ondamme,

1:07:28
Locuteur

c

1:07:28
Cyrille Isaac-Sibille

'est une... ça relève du gouvernement. Mais s'il n

1:07:35
Locuteur

'y

1:07:35
Cyrille Isaac-Sibille

a pas de visibilité dans ce budget, on n'aura pas. Il y

1:07:39
Locuteur

a

1:07:39
Cyrille Isaac-Sibille

un truc aussi dont tu as parlé et je le mets dans le rapport, les pays étrangers nous montrent que la prévention peut avoir

1:07:47
Locuteur

des

1:07:47
Cyrille Isaac-Sibille

affaires rapides

1:07:49
Locuteur

à

1:07:49
Cyrille Isaac-Sibille

2-3 ans. Ça, effectivement, il faut tordre le coup à cette affaire en débrouillant de la génération. Ce n

1:07:53
Locuteur

'est

1:07:53
Cyrille Isaac-Sibille

pas vrai.

1:07:54
Locuteur

Il

1:07:54
Cyrille Isaac-Sibille

y a des pays étrangers avec certaines mesures, notamment des taxes incitatives, qui ont modifié totalement en 2-3 ans la prévention. Et comme je dis, effectivement, ce qu

1:08:07
Locuteur

'il

1:08:07
Cyrille Isaac-Sibille

faut, et je réponds à la même chose, surtout ce qu'il faut, c'est avoir une vision. Mais sincèrement, même nous, on tombe dans le piège. Chaque fois qu'on parle de santé, généralement, c'est de soins et on priorise le soin et jamais la prévention. Donc, collectivement, on est responsable. Je ne

1:08:24
Locuteur

sais

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Cyrille Isaac-Sibille

pas qui parle du cancer du sein, mais plutôt, effectivement, de traiter. Bien évidemment, il faut traiter le cancer du sein. Mais surtout, il faut le dépister et puis il faut le prévenir. C'est ça le truc. Et pour le moment, on n'est toujours pas là-dedans. François, effectivement, tu dis comment si tu déclines, c'est un peu ce que je disais par rapport au CLS.

1:08:42
Locuteur

Je

1:08:42
Cyrille Isaac-Sibille

pense que le cadre, il doit être national et les priorités,

1:08:46
Locuteur

elles

1:08:46
Cyrille Isaac-Sibille

doivent être nationales. Enfin, j'ai défini six priorités, vous voyez, dans le rapport. Je pense qu'il faut se limiter à six priorités et que tout ce cadre national soit décliné par les acteurs locaux et laisser liberté aux acteurs locaux de se coordonner, de s'organiser pour répondre à la question de Stéphane Viry. Moi,

1:09:10
Locuteur

je

1:09:10
Cyrille Isaac-Sibille

pense qu'il faut hiérarchiser et donner des priorités en fonction des particularités du territoire. Sur l'IA, pour moi, c'est une vraie interrogation. Moi, je pense qu'avec l'IA, on va renforcer les inégalités. Moi, j'ai une audition qui me dit que grosso modo, maintenant, avec quelques données de santé, on peut prédire la prochaine maladie. là, entre guillemets, là, avec quelques données de santé,

1:09:35
Locuteur

on

1:09:36
Cyrille Isaac-Sibille

peut savoir le prochain d'entre nous qui va être hospitalisé. On en est là.

1:09:40
Locuteur

On

1:09:41
Cyrille Isaac-Sibille

en est là. Enfin, c'est très bien. Je ne

1:09:43
Locuteur

sais

1:09:43
Cyrille Isaac-Sibille

pas si c'est bien ou pas parce que le jour et l'heure... Mais ça va créer des vraies inégalités par rapport à ceux qui ont accès et pas accès. Joséphine, j'ai répondu, je crois, sur le statut. Nicolas Ibréchira, avant de parquer... Avant de parler du parcours de soins,

1:10:04
Locuteur

il

1:10:04
Cyrille Isaac-Sibille

faut parler du parcours de prévention et c'est effectivement tout ce qui est mon espace santé et ça reviendrait effectivement par rapport au cas... Moi, je suis furieux quand l'assurance

1:10:12
Locuteur

maladie...

1:10:13
Cyrille Isaac-Sibille

Sincèrement, faites le test. Allez voir le carnet de vaccination que l'assurance maladie propose dans mon espace santé et allez voir le carnet de vaccination que propose Doctolib. Faites l'expérience.

1:10:27
Locuteur

Ce

1:10:27
Cyrille Isaac-Sibille

n'est pas normal que la puissance publique ne mette pas les moyens pour nous donner un carnet de vaccination électronique qui soit digne de ce nom. Et je le dis ici. Et pour répondre effectivement à Josiane,

1:10:41
Locuteur

c

1:10:41
Cyrille Isaac-Sibille

'est la même chose. À partir du moment où chacun... Grâce à mon espace santé... Oui, par exemple, un autre truc.

1:10:52
Locuteur

La

1:10:52
Cyrille Isaac-Sibille

médecine scolaire au niveau du système d'information, il y

1:10:56
Locuteur

a

1:10:56
Cyrille Isaac-Sibille

un système d'information pour les infirmiers et un autre pour les médecins. Comment est-ce qu

1:10:59
Locuteur

'on veut

1:10:59
Cyrille Isaac-Sibille

qu

1:10:59
Locuteur

'ils

1:10:59
Cyrille Isaac-Sibille

travaillent ensemble ? Comment on veut qu

1:11:01
Locuteur

'ils

1:11:01
Cyrille Isaac-Sibille

se soient coordonnés ? Et donc,

1:11:02
Locuteur

c

1:11:02
Cyrille Isaac-Sibille

'est pour ça que... Et c

1:11:03
Locuteur

'est

1:11:03
Cyrille Isaac-Sibille

la dernière phase. Je pense qu'effectivement que plutôt que créer et d'investir dans de nouveaux systèmes d'information, ce qu

1:11:09
Locuteur

'il

1:11:09
Cyrille Isaac-Sibille

faut, c'est que mon espace santé soit le moyen à l'ensemble de ces secteurs de pouvoir se coordonner. Je vous remercie.

1:11:17
Locuteur

Bon,

1:11:17
Cyrille Isaac-Sibille

merci. Souvent, je te pressais un peu, mais comme on enchaîne avec deux tables rondes sur la santé des femmes, merci de cette présentation, merci de vos questions. On fait une pause de deux minutes le temps que les invités s'installent

1:11:30
Locuteur

et

1:11:30
Cyrille Isaac-Sibille

on enchaîne. Et, M. le vice-président, tu viens prendre la suite. Je pars en commission spéciale, moi. Je

1:11:36
Locuteur

pars en un petit

1:11:36
Cyrille Isaac-Sibille

peu.