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Discours / meetingClémentine Autain· 14 septembre 2025 73 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJusticeInstitutions & élections

Meeting commun UNITÉ ! : Objectif un gouvernement NFP

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 26 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Clémentine AutainChiffre
    « 12 millions de nos concitoyennes et concitoyens, c'est-à-dire une personne sur 6 en France qui vit avec moins de 1288 €. »
  • 12:00Clémentine AutainPromesse
    « La société des communs, c'est la justice fiscale qui est une condition de la paix sociale. »
  • 18:00Clémentine AutainPromesse
    « La société des communs, c'est aussi le pluralisme des médias que nous voulons garantir notamment par une loi anticoncentration. »
  • 20:00Clémentine AutainFait
    « La société des communs, elle a le souci de la solidarité internationale. Et cette solidarité internationale aujourd'hui, elle s'exprime au côté du peuple palestinien génocidé. »
  • 22:00Clémentine AutainFait
    « Les Français veulent la justice fiscale. Toutes les enquêtes d'opinion le montrent. »
  • 0:45Locuteur 2Promesse
    « On peut travailler moins, travailler mieux, travailler tous pour une nouvelle démocratie qui donne du pouvoir aux salariés dans leur entreprise. »
  • 5:30Locuteur 3Chiffre
    « 200 milliards d'euros que ça aura coûté à l'État de financer les baisses d'impôts d'Emmanuel Macron. »
  • 8:30Locuteur 3Fait
    « La différence entre la droite et l'extrême droite, c'est comme entre la pensée et l'arrièrepensée. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] Chers amis, chers camarades, d'abord un grand plaisir que nous soyons rassemblés ici avec Debout Génération et la presse est une première et je suis vraiment fière que nous ayons ce stand commun. [Applaudissements] Chers amis, chers camarades, que se passe-t-il ? Mais que se passe-t-il ?

Quelle folie s'est emparée du pouvoir ? Albert Einstein disait "La folie c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent." Alors nous y voilà.

Devant son échec, devant son désaveu dans les urnes, son impopularité record Emmanuel Macron aurait dû en revenir au peuple et nommer un premier une première ministre de gauche issue des rangs du Nouveau Front populaire. Mais président de la République, il vient d'opter pour un clone de Bairou, un clone de Barnier, un clone de lui-même au poste de Premier ministre et la manif pour tous en cadeau bonux. Alors, nous y sommes.

Nous y sommes. La nomination de Sébastien Lecnu à Matignon. C'est le champ du signe de la Macronie et la crise de régime qui s'enfonce avec le mépris le plus habissal du peuple et de la démocratie.

Le nouveau premier ministre peut annoncer sans rire une rupture. Nous n'y croyons pas évidemment ici. Nous ne sommes pas impressionnés par ce vocable, ces promesses qui sont maintenant devenues une sorte de marque de fabrique de la Macronie.

Le changement de méthode, vous connaissez l'annonce du dialogue à venir blablabli blablabla. On connaît la chanson, c'est une ritournelle depuis 2017. Et non seulement ici, on n'y croit pas, mais je me dis qui peut encore se laisser berner par ces mots ?

Chacun mesure la provocation, le déniétinement de la volonté polipulaire que signifie la reconduite du même scénario parce que pourquoi nommer les mêmes si c'est pour faire une autre politique ? Ça n'existe pas. Et d'ailleurs, il n'y a qu'à lire les déclarations, je me suis délectée, de l'équipe de monsieur le cornu sur la taxe Zucman. pour saisir combien le fondamentalisme de la politique de l'offre est toujours aux manettes.

Un membre du cabinet le Cornu qui fantasme un accord avec les socialistes nous dit "Une taxe Zucman sans toucher au bien des entreprises, le compromis est là. traduisons-les. Une taxe Zucman Canada Draï qui en aurait l'odeur mais qui serait un leur c'est ça qui veulent essayer de nous faire avaler.

Mais si l'on ne touche pas au bien professionnel, chers amis, chers camarades, la mesure est totalement vidée de son sens. Elle n'a plus aucun sens si on enlève les biens professionnels parce que de nos jours le patrimoine des milliardaires et bien il est précisément constitué de ces biens essentiellement qui sont en fait des actions financières euh de leurs propres entreprises. Et si on les exclut, c'est qu'on exonère de la taxe la quasi totalité de la richesse des milliardaires.

Cela signifie que le nom comprend rien et strictement rien aux travaux de Gabriel Zucman, aux travaux scientifiques qui ont avancé pour nous montrer à quel point les ultra riches contourn l'impôt et notamment par le biais de ces fameuses holding patrimoniales. Donc quand on pense que ce pouvoir qui fait face à la colère sociale, à l'impopularité record, à une introuvable majorité à l'Assemblée nationale, n'est même pas prêt à taxer à 2 % le patrimoine de ceux qui ont plus de 100 millions d'euros. Franchement, on se dit que leur fondamentalisme des marchés et des privilégiés est hors compétition.

Absolument hors compétition. Donc la nomination de le corn, c'est la promesse de la continuité, celle qui conduit le pays, la population française dans le fossé, dans le ravin, dans le mur. C'est là où ils veulent nous emmener.

C'est pourquoi nous les députés rassemblés dans ce stand avec Génération debout et l'après, nous voterons la censure parce que parce que nous sommes lucides, parce que l'époque nécessite de la clarté parce que nous défendons un choix politique qui est aux antipodes de celui de la Macronie. Et parce que nous n'avons pas peur de la dissolution, car il faut jamais avoir peur des urnes, le peuple est en dernier ressort souverain et c'est essentiel. Et enfin parce que nous sommes déterminés à construire l'alternative à leur monde sinistre.

Mais Emmanuel Macron, qui est tout à sa politique de l'offre, à son mépris de ceux qui ne sont rien, incarne plus que jamais un pouvoir qui refuse toute limite à lui-même. Minoritaire partout, détesté par les Français. Il est à la tête d'une République zombie absolument dévastée par ses pratiques et son cap politique.

Le réel, disait lacan, c'est quand on se cogne. Et bien je crois que ceux qui ni le réel aujourd'hui vont vite découvrir qu'il cogne. Ils nous emmèneent dans le mur mais ils vont se prendre le mur et le capitane du Titanic, Emmanuel Macron, ne peut pas y échapper.

C'est pourquoi la question du départ d'Emmanuel Macron est aujourd'hui en jeu. Nous l'avons lu sur bien des pancartes, entendu dans bien des mots d'ordre des reportages de la mobilisation du 10 septembre qui était belle, jeune, rebelle. Mobilisation mal couverte, il faut le dire.

Bien accueillie par monsieur Rotaillot qui avait envoyé quand même 80000 policiers hein, 13000 en novembre 2000 en 2023 sur la réforme des retraites quand on manifestait et là ils sont passés à 80000. C'est dire que plus ils sont minoritaires, plus ils sont contestés. plus ils ont besoin de déployer de la force, d'intimider, de pénaliser celles et ceux qui ne veulent pas de leur cap politique.

Quand on se demande quand est-ce qu'ils vont comprendre qu'on répond pas à la colère du peuple par des par des matraques, on y répond avec la justice sociale et ça c'est quand même absolument essentiel. Mes chers amis, l'histoire s'accélère et la bataille pour une issue des progressiste à la colère qui gronde et à la crise de régime devient absolument vitale et elle l'implique, me semble-t-il, de bien saisir le moment que nous traversons pour proposer un chemin qui soit juste, efficace aux françaises et aux Français. entre la minorité qu'alfutrée à l'Élysée et le peuple qui exige la justice fiscale comme solution au chaos budgétaire, au chaos social, on a un fossé qui est aujourd'hui devenu un gouffre.

Le pouvoir en place creuse chaque jour un peu plus ce gouffre et ça tombe. Mais vous aurez remarqué qu'il ne cède toujours pas par dogmatisme néolibéral, par ce sentiment aussi qui habite Emmanuel Macron et les siens d'une forme de toute puissance. Et il tient aussi parce qu'il y a un dysfonctionnement structurel dans les institutions de la 5e République.

Et c'est pourquoi nous devons être très offensif, très déterminés à faire tomber ce régime et à faire tomber ce pouvoir. C'est notre responsabilité. Alors, devant l'exaspération et la révolte qui monte, il ne nous matraque pas seulement concrètement avec les forces de l'ordre.

Il nous matraque aussi avec un mantra. Vous le connaissez, la dette, la dette, la dette, hein, connaz la dette, la dette, la dette matin, midi, soir, la dette ou là là, c'est grave et cetera. Ce discours, cette propagande, elle est faite pour faire payer l'addition aux classes populaires, aux salariés, mais aussi pour maquiller un choix politique en une forme de fatalité.

Mais je vous l'ai dit, le réel cogne. Le réel cogne. La terre est ronde.

Et aussi vrai que la Terre est ronde, la France n'est pas au bord de la faillite. Et ça, c'est essentiel que nous soyons solides sur ce point. C'est un discours de mensonge et de propagande.

D'abord parce que nous n'avons aucun problème pour que nos titres de dette soient achetés. Quand on veut emprunter 20 milliards sur les marchés, on nous en propose 60 milliards. Nous n'avons aucun problème de liquidité et de solvabilité et nous ne sommes pas la Grèce.

Soyez convaincus de ce point en dépit de ce qu'on vous rappelle matin, midi et soir. La dette, la dette, la dette, la dette. Le problème avec la dette, et il y en a, je ne dis pas qu'il n'y en a pas, c'est que nous nous sommes mis dans les mains des marchés financiers.

Ce sont eux qui détiennent nos dettes et qui du coup mettent une pression, celle de la finance. sur les taux d'emprunt. Donc ça c'est évidemment un problème.

Et le deuxième problème massif, c'est que nous empruntons pour des dépenses qui ne sont pas utiles et qui sont même antisociales et qui ne sont certainement pas d'avenir. La dette, elle n'est pas bonne ou mauvaise en soi, ça dépend pourquoi on s'endete et combien elle nous coûte. Donc le problème de la dette, il est à cet endroit-là.

Et j'aimerais bien qu'ils arrêtent de comparer le budget de l'État avec le budget des foyers français parce que ça n'a strictement rien à voir. Euh dans votre foyer, vous pouvez pas décider vous-même, un français peut pas décider d'augmenter ses recettes, c'est-à-dire d'augmenter son salaire. On peut pas le faire.

Un état, lui peut le faire. il peut décider d'augmenter les recettes et c'est précisément cette colonne que la Macronie est incapable de regarder parce qu'elle n'a qu'une seule colonne en tête dans son budget, c'est celle des dépenses publiques alors que nous nous disons l'enjeu c'est celui des recettes publiques et là on a beaucoup beaucoup beaucoup d'idées [Applaudissements] parce que du coup avec leur logique et ben on s'endettete pour les privilégiés pour les cadeaux aux multinationals, aux hyper riches et la dette aujourd'hui, c'est le fruit d'un soutien public à un capitalisme financiarisé qui en veut toujours plus au détriment du bien commun. Les Français ont donc absolument raison de ne pas vouloir payer de leur vie, de leur poche leur choix politique et ils tiennent tête et c'est même fascinant à quel point nous avons gagné cette bataille culturelle.

La question aujourd'hui est celle de la justice fiscale et donc de la justice sociale. C'est sur notre terrain que se situe le débat public politique aujourd'hui et nous engrangeons cela comme une victoire, celle de l'hégémonie culturelle dans ce moment essentiel. Car les Français le savent, de l'argent il y en a.

Il pousse pas dans les arbres, ça c'est vrai, mais il pousse avec l'optimisation fiscale, avec les aides sans contrôle ni contrepartie aux grandes entreprises, avec l'empilement des exonérations fiscales, avec les crédits d'impôts, avec les baisses de cotisation sociale et cetera. Voilà comment ça pousse. Deux journalistes de l'OPS, vous l'avez peut-être vu, viennent de publier une enquête, ce qu'ils appellent le grand détournement d'argent public et ils ont reconstitué le montant annuel des aides aux grandes entreprises et des cadeaux fiscaux pour les plus riches.

Ils arrivent à un chiffre, tenez-vous bien, 270 milliards d'euros annuels. Voilà ce que coûte cette politique de l'offre. Et qui en profite en premier ?

La démonstration est limpide, les gros actionnaires et les rentiers. Leur politique est une politique au service des multinationales et des rentiers. Et pendant ce temps-là, on a 12 millions de nos concitoyennes et concitoyens, c'est-à-dire une personne sur 6 en France qui vit avec moins de 1288 €.

Comment voulez-vous que cette société tienne ? Comment voulez-vous que ça marche ? Comment voulez-vous que les gens puissent manger correctement, se loger correctement, vivre dignement ?

Ça n'est pas possible. Ça n'est pas possible et c'est ce que nous devons changer. C'est leur bilan et nous devons changer cette situation.

Et il est donc plus que temps de sécuriser les vies, d'augmenter les protections sociales et les services publics au lieu d'enrichir les millionnaires et les ultra riches. C'est pourquoi j'appelle à raviver l'esprit public. C'est pourquoi je veux que nous construisions la société des communs.

La société des communs, c'est le choix du partage des richesses et des services publics. C'est le parti prix de l'égalité contre leur obsession de l'identité. La société des communs, c'est la justice fiscale qui est une condition de la paix sociale.

La société des communs, c'est une société qui offre plus de droits, plus de pouvoir pour les salariés. moins de précarité et moins de souffrance dans l'emploi. C'est fondamental de changer les conditions de vie au travail de nos concitoyennes et de nos concitoyens.

C'est une société qui respecte la planète par un changement structurel et collectif. Donc ça veut dire pas du tout le green washing, pas le un geste plus un geste. Mais je vous le dis aussi, je l'avais dit à Châteauudin et j'y insiste, ce n'est pas non plus l'écologie des modes de vie parce que l'écologie des modes de vie, c'est celle où le mépris de classe en général n'est pas très loin.

Et nous ce que nous voulons c'est un changement collectif, pas de faire la leçon aux pratiques individuelles dans une société qui a trop de contraintes. Trop de contraintes. et ce sont toujours les mêmes qui font la leçon à toujours les mêmes qu'il s'occupent des modes de vie des hyper riches pour voir un peu combien ça coûte à la planète.

La société des communs, c'est un état qui pilote vraiment la réindustrialisation de notre pays et qui développe une économie de proximité. L'économie de proximité, c'est celle où l'État prend ses responsabilités, mais elle pilote, elle organise dans le temps la satisfaction des besoins, mais en lien avec les collectivités locales, avec l'économie sociale et solidaire, avec les mouvements citoyens. La société des communs, c'est le droit à une alimentation saine et donc des moyens pour que se développe les caisses alimentaires jusqu'à la sécurité sociale de l'alimentation.

Je suis très heureuse qu'on soit en face de du stand de nos camarades de la confédération paysane parce que cette idée de la SSA, de la sécurité sociale, de l'alimentation, nous le devons aux camarades agriculteurs et agricultistes en face et ça c'est super beau. La société des communs, c'est aussi faire en sorte que quel que soit son lieu d'habitation et ses moyens financiers, on ait accès aux soins et qu'on ait droit à un logement digne pour chacune et pour chacun. La société des communs, c'est aussi une place pour la culture.

Pour la culture, mais vraiment et partout. Et je voudrais rappeler que la culture est souvent la première visée. Alors, elle a disparu, vous avez remarqué, des radars politiques.

C'est un sujet qui n'est plus sur la table et c'est grave. C'est grave. Ce d'autant qu'à chaque fois que l'extrême droite prend le pouvoir, vous aurez remarqué que une des premières choses à laquelle s'attaque ce pouvoir-là, c'est à la culture en même temps que les droits des femmes.

Et donc chérir la culture, chérir les droits des femmes, c'est aussi détruire un des socles importants sur lequel germe malheureusement l'extrême droite. La société des communs, c'est aussi le pluralisme des médias que nous voulons garantir notamment par une loi anticoncentration. C'est aussi la volonté de résoudre la crise de l'accueil des migrants et non pas la crise des migrants.

Grosse différence, énorme différence car la solidarité est au cœur de la société des communs. Et je voudrais ajouter autre chose, c'est que contrairement à l'extrême droite et à tous ceux qui lui courent après, ici, nous n'aspirons pas à des politiques nataliste pour faire face à la baisse démographique. C'est leur idée hein.

Ils disent "Mais qui va payer les retraites plus tard ? puisque la démographie baisse et donc on va demander aux femmes de faire plus d'enfants. Nous ici, on veut que les femmes maîtrisent leur fécondité, qu'elles soient autonome et que si elles font des enfants, c'est parce qu'elles le veulent, pas parce que l'extrême droite lui demande d'en faire.

Et si on se demande qui va payer nos retraites, bah commençons par régulariser les sans papiers qui travaille, qui paye des impôts ici. Ça c'est la société des communs. Ça c'est la société des communs.

Et la société des communs, elle s'arrête pas aux frontières de l'hexagone. La société des communs, elle a le souci de la solidarité internationale. Et cette solidarité internationale aujourd'hui, elle s'exprime au côté du peuple palestinien génocidé.

Et ce ne doit pas être seulement des mots, chers amis, chers camarades, ce que nous voulons, c'est des sanctions. Parce que s'il n'y a pas de sanction, s'il n'y a pas un rapport de force à l'échelle internationale contre le gouvernement de Benjamin Netaniaou, vous croyez quoi ? qu'on peut continuer à leur vendre des arbres, peut qu'on peut continuer à leur dire "Ah bah vous serez bien gentil, arrêtez de génociner à Gaza, arrêtez de coloniser laass jordiner et puis gentiment ils vont s'y mettre ?" Évidemment que non.

Et donc ici et c'est pourquoi d'ailleurs je suis très fière que nous ayons hier inauguré notre stand avec la venue de Salah Amouri sur cet enjeu fondamental. La société de commun, c'est la solidarité avec les Palestiniens. Et notre solidarité n'est pas à géométrie variable.

Donc notre solidarité, elle est aussi pour le peuple ukrainien qui se bit depuis trop d'années maintenant le jou d'un régime atroce qui est le régime de Poutine qui a agressé l'Ukraine. Et nous nous savons de quel côté sont les agresseurs et de quel côté sont les agressés. Ce qui me frappe, c'est le décalage en fait entre ce que pense la majorité des Français et qu'on observe d'enquête d'opinion après enquête d'opinion et cette aspiration en fait et notre système politique institutionnel.

Il y a un gouffre là aussi. Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a une grande différence.

Les Français veulent la justice fiscale. Toutes les enquêtes d'opinion le montrent. Les Français veulent la retraite à 60 ans.

Les Français veulent une augmentation des salaires. Ils veulent vivre mieux avec plus et mieux de services publics. Ils sont majoritaires à avoir conscience de la crise climatique et ils veulent pas payer sur leur santé hein les dégâts qui sont produits par l'inaction climatique sur notre écosystème.

Les Français aspirent à plus de démocratie et ça toutes les enquêtes d'opinion le montrent. Et c'est pourquoi chers amis, chers camarades, je vous le dis de manière un peu solnielle, notre premier problème et il est planétaire, c'est le décalage entre l'adéquation que nous avons dans notre projet avec la majorité des Français et l'offre politique. Il faut combler là aussi un faossé qui nous intéresse nous parce que si nous constatons que sur nos propositions la majorité des Français sont avec nous mais que dans les urnes, on n pas encore la majorité, c'est que l'offre politique n'est pas encore arrivée à maturation.

Et donc il faut qu'on s'y mette et qu'on soit à ce niveau-là et le moment est propice pour cela. Et c'est pourquoi je vous dis qu'ici dans ce stand, nous avons les deux parties prix qui sont essentiels, qui sont le sésame de la victoire dans notre pays. Le premier, il est stratégique.

Ici, nous voulons l'union des gauches et des écologistes sans exclusive, sans aucune exclusive. [Applaudissements] Et tous ceux tous ceux parfois dans les stands de voisins qui prétendent pouvoir gagner tout seul sans partenaire avec leur panage blanc sont des agents de la défaite. Point à la ligne.

Point à la ligne. Nous avons un deuxème parti prix et pour moi ce deuxième parti prix il est aussi important que le premier parce que c'est la condition d'une dynamique populaire. c'est que cette union, elle doit se faire sur la base d'un projet qui transforme vraiment en profondeur le pays.

Parce que tout projet à l'au de rose, tout projet qui n'aurait pas tiré le bilan des expériences passées de certaines gauches au pouvoir est voué à l'échec, nous voulons mener un changement radical au sens de prendre à la racine les problèmes qui nous conduisent aujourd'hui dans le fossé. Donc je veux que nous continuons à avancer ensemble pour faire grandir notre maison commune qui est au cœur de la gauche et qui est en phase avec les aspirations de la majorité du peuple. Ça nous engage hein de boule après génération, ça nous engage absolument.

Et ma conviction c'est que quel que soit le scénario institutionnel à venir et bien il faut se tenir absolument prêt. Il faut se tenir prêt à tous les scénarios et donc pousser pousser pousser pousser. Et je pense que l'envoler du nombre l'emportera contre la force politique au pouvoir qui est en pleine déchéance de légitimité.

Ce n'est pas un président que nous avons aujourd'hui, c'est un liquidateur et ce n'est pas un hasard si son pouvoir se termine de manière crépusculaire. Maintenant, c'est l'extrême droite où nous vous avez conscience que c'est ça le sujet. Est-ce que si la Macronie s'effondre, comme elle est en train de s'effondrer et de tomber dans le ravin, qui va prendre la suite ?

L'extrême droite ou nous ? Et bien je vous le dis, c'est pas une petite question parce que ceux qui pensent qu'on peut contourner jouer le coup d'après, c'est pas grave ce que là on va pas gagner laisser l'extrême droite prendre le pouvoir, non seulement non seulement seront responsables devant le peuple qui va en payer un très lourd tribut à commencer par les plus dominés d'entre nous, mais en plus ce sont les conditions mêmes de la possibilité de contester et de construire une alternative qui seront posées parce qu'on ne sait pas jusqu'où ils vont aller. C'est le propre de l'extrême droite et c'est pour ça qu'on les qualifie de néofasciste.

Ils rentrent par une fenêtre, une fois qu'ils sont là-haut, ils font pas ce qu'ils ont raconter. Ils font, on sait pas toujours jusqu'où ils vont, mais on sait que la menace fasciste arrive et donc on ne peut pas prendre le risque de laisser la menace fasciste arriver au pouvoir en France. Ça n'est pas possible.

Ça n'est pas possible. Et ben voilà, vous avez compris. Maintenant, il faut se mettre au travail.

Il faut se mettre au travail. Donc ça veut dire que le 18, tout le monde là, vous allez chercher les uns après les autres. On est dans la rue, le 18 à l'appel des syndicats.

Après le 10, c'est fondamental qu'on fasse vraiment une déferlante de mobilisation, que ça ne soit qu'un début, mais ça c'est le terrain social et notre tâche ici, c'est de préparer la réponse politique parce que nous devons gagner. Moi, je vais vous dire que j'y suis prête. Nous devons être prêts et nous conduire toutes et tous jusqu'à la victoire de la gauche et des écologistes pour changer la vie des françaises et les français.

Voilà notre tâche. Merci à vous. Merci cher camarades.

Et maintenant nous accueillons Sophie Talier Polon, député du Val de Marne. Ben, bonjour à toutes et à tous. Je suis vraiment ravie d'être là dans ce stand commun après déjà plusieurs manifestations passées ensemble l'après Génération et debout et je le dis d'autant plus avec d'autant plus de plaisir et de bonheur que moi je suis député Génération et que je m'exprime ici en tant que porte-parole de François Ruffin.

Je pense que c'est important de s'enrichir mutuellement, de connaître nos différences pour se rapprocher, pour travailler ensemble, pour croiser les expérience notamment les expériences de territoire, de rencontres qu'on peut avoir et donc le plaisir particulier qui est le mien d'être ici et d'intervenir devant vous qui êtes sacrément nombreuses et nombreux. Donc c'est vraiment super agréable à voir. Alors cette cette 1e convulsion, cette épiphénomène de la crise qui dure, nous a vu la nomination de monsieur le cornu à Matignon.

Finalement, on a envie de dire quoi de neuf sous le soleil ? pas grand-chose si ce n'est que la volonté d'Emmanuel Macron de toujours rester sour au aux demandes démocratiques exprimées par les Françaises et les Français est toujours là. cette volonté, ce déni absolu d'entendre la voix des gens qui expriment leur souhait profond que ça change.

Parce que c'est vrai que quand on voit quand on se promène dans ce pays et qu'on se rend compte à quel point les inégalités sont en augmentation, à quel point les gens ont du mal à remplir leur cad le samedi au supermarché, à quel point les gens ont du mal à payer les factures d'électricité ou de gaz quand vient l'hiver et qu'il faut se chauffer. à quel point les écoles, les hôpitaux sont en situation d'effondrement et n'ont plus la capacité d'assurer un service public digne de notre pays qui pourtant a ce modèle à cœur, qui pourtant a porté ce modèle, a créé ce modèle, ce modèle social. On y tient, les Françaises et les Françaises y tient, y tiennent mais il le voi s'effondrer sous leurs yeux. cette colère terrible de voir que l'État est aujourd'hui captiféfice non plus de l'intérêt général, l'État captif au bénéfice des intérêts particuliers, des intérêts des entreprises.

Oui, nous devons le récupérer et faire en sorte que l'intérêt général revienne au cœur des politiques publiques et des dépenses publiques qui sont aujourd'hui au cœur du budget de l'État. Alors oui, faut-il s'arrêter à la nomination de monsieur le cornu ? Bon bah bien sûr, on va surveiller ça de près, mais faut pas se leurer, il y a rien qui va changer et faut pas qu'on se laisse entraîner à suivre de tellement près qu'on en oublie la chose essentielle qui est de proposer un horizon aux françaises et aux Français, de rendre crédible, de rendre concrète nos réponses qui sont véritablement là bien sûr que nous travaillons régulièrement dans tous les champs des politiques publiques, dans tous les champs de la vie des gens, mais qui aujourd'hui ne sont loin de leur semble loin de leurs préoccupations.

On a du mal à les toucher. On a du mal à se faire entendre auprès d'eux. travailler cet horizon, montrer aux gens que nous voyons loin parce que la crise qui est aujourd'hui, celle que nous vivons, nous ne devons pas euh en rester prisonniers à juste regarder euh la le jour d'après, le mois d'après, mais retrouver cette capacité de propulser un nouvel imaginaire dans notre pays.

Cet imaginaire, c'est redonner des couleurs à l'égalité, redonner des couleurs à la justice fiscale, redonner des couleurs bien entendu à tout ce qui fait notre République, c'est-à-dire ce profond cette profonde volonté d'égalité et de lutte contre l'accaparement des richesses qui est aujourd'hui à l'œuvre par les grands groupes, par les ultra riches. Alors bien sûr, bien sûr, on a raison de dire que nous voulons gouverner parce que le plus vite sera le mieux. On peut pas se permettre d'attendre.

On peut pas se permettre d'attendre. Et mais il faut à la fois que nous puissions aussi donner à voir cet horizon. Qu'est-ce que ça serait ?

Qu'est-ce que ça serait bien d'ailleurs quand on y pense ? Une France dirigée par le Nouveau Front populaire ou par toutes les forces de gauche, ça serait bien. Mais souvent nous sommes perçus comme celles et ceux qui défendent des des modèles d'avant.

Souvent nous sommes perçus comme celles et ceux qui disent de l'argent pour l'éducation. Bien sûr, il en faut de l'argent pour la santé. Bien sûr, il en faut.

Mais il n'y a pas que ça qui manque dans nos services publics. Il y a aussi cette absence totale d'écoute et de respect pour tous les personnels qui travaillent. Il y a cette absence totale de connaissance de la réalité de ce que c'est le service public au quotidien par celles et ceux qui le fabriquent.

Et oui, il faut que nous renouvellions ce modèle mais en écoutant les professionnels, en écoutant les usagers, en leur donnant la parole et en réinventant un modèle social et un modèle du service public qui soit véritablement en phase avec la société aujourd'hui. L'école d'aujourd'hui ne doit pas être celle de l'école de demain. Ça doit être une école où la pratique, le savoir-faire, le fabriquer soi-même est une place nouvelle où la culture est une place nouvelle pour que chaque élève puisse trouver la matière, le moment où il révèle tous ses talents et non plus uniquement dans une école qui soit cloisonnée entre les différentes disciplines.

C'est ce type d'horizon qu'il faut ouvrir dans un projet qui renouvelle le modèle social et les services publics. Et ça ça ne se fera que dans l'écoute et le respect des gens qui le fabriquent. [Applaudissements] Alors redonner du sens, redonner l'horizon.

J'étais avec François dans le métro il y a pas très longtemps. On rencontre un monsieur, on parle, c'était avant Bairou, on allait voter contre contre Bairou évidemment. Et le monsieur, on parle de ça et à un moment il nous dit "Oui mais bon, il faut un horizon qui brille." Alors, on s'est regardé avec François et on s'est dit bah oui, c'est ça.

Il manque aussi cette façon de projeter vers le bout du tunnel qui ne peut pas être faite que de réponse fiscale. Bien sûr, il faut aussi dire comment nous financerons les choses mais proposer un renouvellement profond de notre être en phase absolue avec les attentes et les revendications des gens et qui je et des et des gens qui qui fabriquent le service le service public. Et puis il y a une deuxième chose en plus de l'horizon, bah passons plus de temps à construire cet horizon qu'à se taper dessus les uns les autres parce qu'il n'y aura pas de victoire sans union. [Applaudissements] Il n'y aura pas de victoire si nous passons notre temps et notre énergie à regarder de près, à écouter à la virgule, au mot les les les déclarations des uns et des autres, des unes et des autres.

On perd notre temps à faire ça. Nous devons tous toutes de la gauche de l'écologie regarder ensemble vers cet horizon de justice et d'égalité qu'il nous faut construire. Cette alternative qu'il nous faut construire parce qu'il y aura pas de solution alternative.

C'est soit l'extrême droite soit nous. Alors donnons envie. dans nos envies en genre de nous aimer plutôt que de montrer à quel point machin il est pas sympa, truc il est trop radical et machin il est trop violent.

Non, tous ensemble nous pouvons gagner des unis. C'est impossible. [Applaudissements] Et déjà, nous avons manqué des batailles.

Nous avons manqué des batailles quand occupé à discuter ou voir débattre ou voir parfois reproncer des mots des mots d'oiseaux les uns contre les autres et occupés aussi par la situation française qui nous pousse à regarder à peine plus loin que notre bout du nez. Nous avons laissé Bruno le maire, alors qu'il était encore ministre renégocier les éléments du pacte de stabilité en Europe. On l'a laissé faire et la gauche française n'a pas suffisamment mettre la pression pour exiger que la nouvelle situation géopolitique économique soit prise en compte et que ces critères terribles des pactes de stabilité soit volent enfin en éclat.

Il y avait une fenêtre, il y avait une opportunité. Nous l'avons raté. Il faut se dire les choses aussi.

On est entre nous. collectivement et surtout aujourd'hui ne ratons pas le fait d'exiger que madame Vaner Layen cesse cette politique. Elle nous entraîne vers l'approbation du mercur, elle nous entraîne vers l'approbation de l'accord UE avec Trump qui va encore une fois mettre en difficulté notre souveraineté continuer l'appauvrissement de notre tissu industriel et elle va même céder sur les gars femmes.

Allez j'enfic le paris. Elle dit "Oh non, mais là-dessus hein, on lâchera pas." À chaque fois qu'elle dit ça, elle lâche après la le coup suivant.

Nous devons être extrêmement puissants et extrêmement fort sur cette sur cette question. Attention, attention parce que si nous ne sommes pas au rendez-vous de ces questions, et bien la France ne jouera pas son rôle. La France ne jouera pas son rôle dans l'Europe pour faire en sorte que l'Europe que nous voulons, l'Europe de l'égalité et de la justice, bah la même Europe que nous voulons pour que la comme la France puisse exister un jour.

De la même manière, les combats que nous continuons à mener sur l'international et notamment sur Gaza, ils sont essentiels. Si nous ne l'avions pas fait, certainement Emmanuel Macron n'irait pas pavané la semaine prochaine à New York pour reconnaître l'état de Palestine. C'est une excellente chose qu'il l' fait.

Mais continuons, continuons à peser sur lui. Donc restons unis, restons unis pour peser sur les politiques actuelles au maximum et proposer cet horizon que les gens attendent avec tant d'impatience. Je vous remercie. [Applaudissements] Pour poursuivre, je vous prie d'accueillir chaleureusement Barbara Gomez, porte-parole du Parti communiste français. [Applaudissements] Ah merci.

Bonjour à toutes et à tous chers camarades. Merci pour cette invitation. Je suis ravie d'être parmi vous.

Je fais partie depuis très longtemps de celles et ceux qui considèrent qu'il y a un besoin urgent de ce genre d'organisation unitaire, de se voir, de rencontrer, de se rencontrer, de parler parce que il n'y a que comme ça que nous arriverons à faire bouger les choses et à faire en sorte justement d'être à la hauteur de des attentes des Françaises et des Français. On sait qu' un attente d'union, il faut qu'elles puisse se faire et donc sans ce genre d'initiative, on n'y arrivera pas. Je voudrais quand même commencer, je voudrais d'abord commencer par vous raconter une petite anecdote qui pour moi est assez manifeste de tout ce qu'on peut faire quand on est uni et de ce qui ne se passe pas quand on nrive pas à faire bloc et notamment bloc face aux forces libérales.

La semaine dernière, j'étais à une autre fête de l'humanité. Je sais pas si vous avez entendu parler de affe 20. Je regarde un petit peu.

Personne ne voit ce que c'est. C'est l'équivalent Oui, exactement. C'est l'équivalent portugais de la fête de l'humanité.

Je conseille, c'est super. Dans cet équivalent portugais de la fête de l'humanité, j'ai eu l'occasion de discuter avec des des camarades qui m'ont expliqué ce qui se passait notamment sur les questions de logement. Je parle de logement parce que pour moi les questions de logement, elles portent en germe celle de la démocratie.

Si on n' pas un toit sur sa tête, si on n pas un toit décent, un toit qu'on peut payer avec nos salaires et pas seulement uniquement avec nos salaires, juste pour cette avoir un TO sur la tête, ça ne marche pas. Et donc sur ces questions de logement, j'apprends que effectivement au Portugal, c'est extrêmement compliqué comme partout en Europe et comme partout dans le monde. La crise du logement, elle frappe très très fortement.

Et elle frappe très fortement parce que depuis la troica, depuis le bras de fer qui a été imposé aux Portugaises et aux portugais pour se montrer bons élèves face à la dette publique, les règles du marché, elles se sont durcies. Les règles du libéralisme se sont durcies. Il y a eu beaucoup beaucoup d'appels à des investisseurs étrangers qui sont arrivés avec grand plaisir et qui se sont dit "Mais qu'est-ce qu'on pourrait faire pour faire de l'argent ?" Et c'est là que c'est accéléré la crise du logement au Portugal puisque ils ont vu le logement comme un un actif financier comme un autre.

Résultat aujourd'hui, je sais pas si vous avez eu l'occasion de vous balader dans le pays récemment, vous pouvez voir des immeubles entiers soit qui sont en train de tomber en ruine, soit qui sont qui sont plomb et dans lesquels personne ne vites. Et la raison, c'est parce qu'ils sont revendus à des promoteurs sans cesse, sans cesse et sans cesse. Parce que c'est plus rentable de se le revendre en permanence pour se faire de l'argent plutôt qu'il mettent des habitantes et des habitants dedans.

Et ça ça montre ce qui se passe quand on n pas les forces nécessaires pour dire non aux forces du capitalisme, non aux forces libérales. Et c'est ce qui se serait passé à Paris si dans la ville dans lequelle je suis, moi je suis à la protection des locataires notamment à la ville de Paris. Si on avait pas depuis longtemps fait une union de la gauche, si on éétait pas depuis longtemps dans une dans une ville où il y a les communistes, les socialistes, les verts, on aurait pas réussi déjà à avoir toute cette politique progressiste.

Mais surtout Paris en tant que première destination touristique sur les plateformes de type Airbnb dans le monde aurait été déjà complètement dépossédé. On sait, on le voit avec ce qui se passe dans les autres villes. Et donc pour moi, la première question, la première mobilisation, c'est celle qu'on peut faire avec toutes les habitantes et les habitants pour dire que non, il y a des droits qui sont fondamentaux.

Il y a des droits comme celui au logement, comme celui à avoir donc un toit sur sa tête, comme celui à pouvoir vivre décemment, celui pour les étudiantes et les étudiants de pas être obligés de dormir dans des chambres dites de coliving à 1000 € le 9 m². C'est en train de ce qui est en train qui se ce qui se développe en ce moment même. Bah non, ça c'est pas possible.

Il y a que en étant des forces politiques unis qu'on peut réussir à mettre en place ce type de politique. Ce qu'on arrive à faire au niveau municipal, il faudra forcément qu'on puisse le porter ailleurs. Et pour le porter ailleurs, il va falloir qu'on réfléchisse comment on réussira pas seulement à faire des accords parce que je pense que le NFP c'était bien mais il va falloir faire mieux.

Comment on peut dépasser ces accords ? Comment on peut présenter quelque chose qui est pas juste les chefs de parti qui se mettent autour d'une table et qui décident de la voie à suivre, mais comment toutes et tous ici on peut nous avoir droit voix au chapitre ? Comment on peut toutes et tous construire un mouvement populaire ?

Et ce mouvement populaire, il est important pour unir la gauche, mais il sera important aussi pour mettre un terme à ce gouvernement, pour faire en sorte que le foutage de gueule auquel on assiste aujourd'hui, on a sans cesse des mobilisations sur les retraites, des mobilisations devant les urnes pour dire qu'on veut la gauche au pouvoir, qu'on en a marre de se faire ruiner par le président, qu'on en a marre de voir que toutes les aides publiques, elles vont aux entreprises sans contrepartie, que les riches ont jamais été aussi riches et qu'il y a aujourd'hui plus de 10 millions de personnes pauvres en France. En France, des gens qui vivent sous le seuil de pauvreté 100 millions. Comment est-ce que c'est possible ?

Et bien pour mettre un terme à cette politique, on sait très bien que si on n pas de mobilisation forte, si on n'y arrive pas à organiser les masses, on n'y arrivera pas. Et rien que pour ça, je voudrais vous remercier d'être ici présent toutes et tous à la fête de l'humanité qui est un grand temps certes festif mais un grand temps politique d'être là ici pour nous écouter et pour vous entendre parce que c'est aussi pour ça qu'on est là et qu'on puisse réussir ensemble à construire l'union qui nous fera gagner demain. Merci beaucoup.

Merci beaucoup. Et pour poursuivre, nous accueillons Diana Badiop, député PSines. [Applaudissements] Bonjour à toutes et à tous.

Merci infiniment pour votre invitation. Évidemment, quand Benjamin Lucas, mon camarade, député voisin des Yvelines me demande de venir intervenir, je ne peux pas refuser en bonne en bonne voisine. Vous dire aussi que je suis ravie de retrouver tous les camarades de la près, de debout, mes collègues députés avec lesquels on travaille à l'Assemblée nationale. vous dire aussi que malgré le coup de massu que nous avons eu le 9 octobre avec enfin le 9, je suis fatiguée 9 septembre avec la nomination de Sébastien Lecnu, je crois que plus que jamais la gauche doit être au rendez-vous.

On vous l'a dit, on vous l'a redit mais nous nous le vivons au quotidien à l'Assemblée nationale. Seule la gauche unie est en capacité de faire barrage à l'extrême droite. Ce n'est pas une fatalité.

Nous l'avons fait le 7 juillet 2024. Je crois qu'il faut jamais perdre à l'esprit que malgré nos divergences, nos différences, parfois nos incompréhensions de stratégie, il y a une chose que nous avons en commun, c'est ce combat contre l'extrême droite. Nous ne devons pas être celles et ceux qui se résignent.

Et moi, je vous le dis, jamais je n'accepterai que l'extrême droite arrive au pouvoir dans notre beau pays, celui des droits de l'homme et celui de la fraternité. jamais. Pour cela, il n'y a qu'un seul chemin.

C'est celui de la gauche unie. C'est celui de la gauche qui se parle. C'est celui de la gauche qui construit.

C'est celui de la gauche qui ne se laisse pas compter quoi que ce soit et qui dit "Oui, nous sommes différents. Oui, il y a des fois où on n'est pas d'accord. Il y a même des fois où on n'est pas très sympa les uns avec les autres.

Mais à la fin, nous sommes une seule et même famille et ça nous ne devons jamais le perdre de vue. Et moi, c'est pour ça que quand on me parle des divergences que je peux avoir les uns avec les autres, je leur dis "Mais vous savez, dans une famille, il y a toujours un cousin qui vous énerve. Vous avez toujours un tonton qui vous casse la tête.

Vous avez même une tente que vous avez pas vraiment envie de voir. Mais quand il s'agit de l'essentiel, et bien on se rassemble, on fait ce que les celles et ceux qui en ont besoin attendent de nous. On se parle et surtout on agit pour changer le quotidien de celles et ceux qui n'en peuvent plus de 8 ans de macronie.

Quand on vous parle d'accès aux soins, les gens viennent me voir me disent "Mais madame la députée, j'ai plus de médecin traitant. Comment je fais ? Quand vous avez des urgences qui sont fermées pendant en soirée ou pendant l'été, quand vous n'avez plus de spécialistes, quand vous avez un problème d'accès au logement, moi j'ai été prof en lycée professionnel jusqu'à encore juillet dernier quand on voit le délitement de nos écoles, la façon dont nos enfants sont ghtoïsés, parce que c'est la vérité quand vous habitez quand c'est pas Benjamin qui va me dire le contraire, quand vous venez de Man la jolie, quand vous venez de la ruralité que vous êtes assigné à résidence et bien moi je vous le dis seule la gauche peut vous permettre justement de relever la tête.

Pour ça il y a des choses simples sur lesquelles nous sommes toutes et tous d'accord. On commence par taxer les traits haut patrimoine et les ultra riches. C'est eux qu'il faut mettre à contribution.

Arrêtons de faire les poches de celles et ceux qui n'ont déjà pas grand-chose, les chômeurs, ceux qui sont justement au minim sociaux ou même celles et ceux qui sont ces travailleurs pauvres et qui sont à découvert le 10 du mois. Arrêtons de les stigmatiser. Il y a des gens qui ont vu leur patrimoine doubler.

Ils sont passés quand même de jus à 1200 milliards. 1200 milliards la taxe Zukman, on n pas dit qu'on allait leur faire le poche. On leur a dit on vous prend 2 % de plus. 2 %.

Je peux vous assurer que sur vos feuilles d'impôts, ce que l'on vous prend, c'est bien plus. Donc déjà, on commence par ça. On taxe les ultra riches et les très haut patrimoines et on remet de l'argent dans les caisses de l'État.

Ensuite, on préserve les services publics, on préserve notre école, nos hôpitaux, on s'occupe aussi de celles et ceux qui font tellement au quotidien nos fonctionnaires, tous ces gens de service. Vous savez cette France qui se lève tôt à 4h30 du matin, qui prend le métro, qu'on a tellement applaudi pendant le Covid mais que Macron a oublié 2 secondes après. Et bien ce que je vous dis, c'est que ne nous trompons pas d'ennemis.

Notre ennemi, il est pas à gauche. Notre ennemi, c'est l'extrême droite. Notre ennemi, c'est c'est la politique ultralibéraliste et ça est tellement, je dirais même discriminatoire que mène Macron depuis 8 ans.

Parce que quand on voit celles et ceux qui se sont enrichis, celles et ceux qui aujourd'hui dorment dans la rue, mes camarades, on a 40000 enfants en France qui dorment dans la rue et rien que pour ça, ça devrait nous révolter. 40000 enfants qui n'ont pas un toit sur la tête et qui dorment dehors. Alors, je vous le dis au nom du Parti socialiste, oui, parfois on se chiffonne, oui, parfois on n'est pas d'accord, mais nous serons toujours au côté de celles et ceux qui veulent construire l'Union de la gauche.

Et je remercie mes invités, enfin celles qui et ceux qui m'ont invité aujourd'hui. Et croyez-le, même si c'est difficile, on le fait. Parce que moi, je suis élu dans une dans une circonscription où elle a été découpée par Charles Pasqua en 1986.

Elle n'avait jamais été à gauche. Elle n'avait jamais été à gauche. Et si je suis au univernes, alors je serai toujours là pour le faire.

Merci camarade. Pours ce meeting unitaire, Benjamin Lucas, député des Yvelines et coordinateur national de génération. [Applaudissements] Bien mes chers camarades, merci.

Merci à vous toutes et à vous tous d'être là. beaucoup a été dit et bien dit et donc je vais d'abord commencer si vous le voulez bien par un petit exercice ludique. Après tout, nous sommes dans une fête.

Fermez les yeux un instant et plongez-vous quelques jours en arrière. Nous sommes le 8 septembre. Le gouvernement Bairou vient de tomber grâce à la mobilisation de l'ensemble des parlementaires du nouveau Front populaire.

Le président de la République dans son palais, imaginons cela, prend conscience et fait de grâce que je que sais-je un coup sur la tête, prend conscience que la démocratie exige qu'il appelle enfin le Nouveau Front populaire à gouverner. C'était d'ailleurs le sens de l'intituler du meeting que nous avions choisi pour un gouvernement du nouveau Front populaire. Alors, nous aurions dès le 9 au matin et nous aurions pu le faire rapidement, augmenter le SMIC. ouvert la voie à l'abrogation de la réforme des retraites convoquer le parlement pour enfin faire passer la taxe Zucman qui a l'initiative de Clémentin Evassas a été voté il y a quelques semaines.

Nous aurions instauré le récepé de contrôle d'identité pour en finir avec contrôle au faess et le racisme dans nos quartiers populaires. Nous aurions exigé des ascenseuristes qu'enfin on répare les ascenseurs là aussi dans nos quartiers pour que des familles n'attendent plus 3 semaines pour pouvoir descendre faire leur courses. Nous aurions, ça a été évoqué tout à l'heure par les jeunes générations et Aliabé ouvert la voie à de nouvelles étapes pour la réduction du temps de travail pour le droit aux vacances pour le temps libéré 90 ans après le Franc populaire nous aurions fait trembler monsieur Bolloré en lui expliquant que non, décidément non, on ne peut pas tout raconter à la télévision et diffuser les théories racistes et négationnistes.

Nous aurions abrogé la loi d'armotil ou immigration directement prise sous la dicté de l'extrême droite avec la complicité de la droite radicalisée. Nous aurions, ça a été rappelé par Clémentine tout à l'heure, mis fin à toute forme de laxisme de complicité de l'Union européenne avec le gouvernement génocidaire de monsieur Netaniaou. Bref, nous aurions ouvert un chemin heureux et optimiste.

Malheureusement, vous pouvez rouvrir les yeux. Ce n'est pas ce qu'a décidé le président de la République. Je crois que cela ne vous aura pas échappé.

Alors, comme vous, nous avons ressenti une immense colère parce que cette nomination de Sébastien Lecnu, elle est pire que la nomination de Michel Barnier. Elle est pire que la nomination de François Baou. Barnier, on avait essayé de nous faire croire à un semblant de cohabitation en disant "Mais non, il est pas macroniste, il est LR." Oui, la différence est vraiment extraordinaire.

Regardez ce qui se passe depuis 8 ans dans le pays. Vraiment, on a l'impression que c'est Fillon qui a gagné la présidentielle en 2017. Mais on avait essayer de jouer au moins l'apparence de la cohabitation en disant "Monsieur Barnier choisit lui-même son gouvernement, convoque lui-même ses ministres et décide lui-même de la politique du gouvernement." Et puis pour monsieur Bairrou, on nous avait vendu le récit, vous savez, d'un premier ministre qui se serait imposé au président de la République dans son bureau qui aurait vraiment forcer la main d'Emmanuel Macron comme si monsieur Bairou n'avait pas été macroniste avant Macron lui-même, lui qui défendait déjà les thèses absurdes de la fin du clivage entre la gauche et la droite autour d'une option libérale et austéritaire à l'époque où certains d'entre nous n'étaient même pas encore nés.

Et là, pourquoi je dis que c'est pire ? Parce que là, nous avons le seul le seul responsable politique qui a participé de tous les gouvernements macronistes depuis 2017. Monsieur monsieur Macron aurait pu nommer son chien quand ça aurait été la même chose.

Et c'est pire parce que la situation, elle est encore plus grave démocratiquement qu'au lendemain l'élection législative du 7 juillet 2024. Elle est pire parce que chaque mois qui passe en amplifiant ce dénit de démocratie, chaque mois qui passe où on empêche l'Assemblée nationale de voter pour abroger la réforme des retraites violence sociale et démocratique, chaque mois qui passe où on reprend au ministère de l'intérieur avec monsieur Retaillot, le vocabulaire et les propositions de Marine Le Pen est un moi qui affaiblit la démocratie, un moi qui fracture la confiance, qui qui érode la confiance de nos concitoyens envers les institutions. Ces gens qui nous donnent des leçons de stabilité sont ceux qui s'acharnent avec le plus de méthodes, avec le plus d'obstination à détruire toute forme de confiance dans les institution de la République et dans l'acte citoyen d'aller voter.

Ils ont trahi le mandat populaire. Ils ont trahi l'élan que nous avons connu le 7 juillet. Souvenez-vous là aussi ces fils d'attente dans les bureaux de vote.

Des gens qui n'avaient pas été aussi nombreux à voter depuis les années 90 qui parfois pour certains allaient voter pour la première fois en nous disant quoi ? en nous disant d'abord barrage à l'extrême droite, refus du racisme et de son influence sur les politiques publiques. Est-ce qu'ils ont fait ça pour avoir monsieur Retaillot au Place Beovau ?

Est-ce qu'ils ont fait ça pour avoir le programme de Le Pen en acte dans la politique d'un gouvernement dit de barrage républicain ? Ils nous ont dit et ils l'ont dit à plusieurs reprises nombreuses dans la rue, dans les élections européennes, dans les élections législatives. Nous voulons en finir avec la politique d'Emmanuel Macron parce qu'elle est brutale, parce qu'elle est arrogante, parce qu'elle a fait exploser la pauvreté, parce qu'elle a consisté à faire des cadeaux, des offrandes fiscales sans aucune forme de contrepartie, de contrôle ou de conditionnement aux très grandes entreprises de ce pays, y compris et même surtout à celles qui ont distribué des dividendes à leurs actionnaires.

Ils en avaient assez de cette politique qui gavait toujours les mêmes et qui appauvrissait toujours les mêmes. Cette politique qui fait que dans les territoires qui sont les nôtres, on ferme des classes dans des quartiers populaires, dans des zones rurales où pourtant on a besoin de l'école de la République parce que c'est le seul service public qui reste aujourd'hui quand tout le reste a fermé. Ils ont dit, "On veut rompre avec la politique d'Emmanuel Macron parce qu'on doit passer 6 mois, 7 mois, 8 mois, parfois un an pour avoir un rendez-vous pour faire des lunettes à son gamin parce que l'offalmo n'est pas disponible et que même pour un généraliste, on met des mois et des mois et des mois et qu'il faut parfois se déplacer et changer de département." Ils ont dit très nettement, nous voulons cette rupture avec cette politique qui est menée.

Et le président de la République s'est enfermé avec ce mantra, ce slogan : "Ce sera mon bilan, rien que mon bilan, tout mon bilan, quoi qu'il en coûte démocratiquement d'ailleurs." C'est ça qui s'est passé. C'est ça qui fait que je nous invitais à une petite rêverie pour commencer parce que ça fait du bien quand même dans la période de rêver à ce que nous aurions pu faire et je le dis à ce que nous ferons quand nous accéderons au pouvoir parce que ils peuvent faire ce qu'ils veulent.

Ils peuvent ralentir les processus démocratiques comme ils le veulent. La volonté qui nous a accompagné, l'espoir qui nous a accompagné, la mobilisation populaire et citoyenne qui nous a accompagné en juillet 2024, elle ne s'effacera pas, elle gagnera et elle gouvernera. [Applaudissements] Faut me faire signe quandelin arrive que je lui passe le micro.

Mais en attendant, je peux continuer. Je disais, je parlais de colère. Je veux nous inviter à une chose ici, une forme de serment entre nous.

Nous sommes à la fête de l'humanité, il y a de la gauche et de l'écologie partout et ça fait du bien. Nous avons ressenti une colère intense, immense à ce moment-là. Le sentiment d'abord en juillet 2024 puis euh avec la nomination de monsieur le cornu parce que perdre, on sait faire à gauche, on est habitué, ça nous est arrivé souvent.

Mais gagner et se faire voler l'élection, ça on ne l'avait jamais vu. Et donc cette colère-là, je nous invite à la garder en nous-même et à l'exprimer dans une obstination, dans un acharnement à vouloir sans cesse reproduire la mobilisation du Nouveau Front populaire, à l'amplifier, à la régénérer, à toujours être fidèle à cet élan d'unité, à ne pas retomber dans ce qui est si facile après tout, la tentation des gauches irréconciliables. Cette idée qu'il y aurait des gauches qui devraient s'affronter, l'une parce qu'elle serait trop radicale, l'autre parce qu'elle serait dans je ne sais quelle trahison avec le pouvoir.

Ça n'existe pas. Ce n'est pas vrai. La gauche, elle est plurielle, diverse.

La gauche du Front populaire de 36, elle va à des communistes radicaux. La gauche de Lionel Jospin, elle va de Marge George Buffet à Laurent Fabius. Franchement, il y avait autant de différence sans doute qu'il en a aujourd'hui entre les uns et les autres.

Mais la gauche, quand elle gagne et qu'elle gouverne, elle a besoin de deux choses. Son unité qui permet sa victoire et la mobilisation du mouvement social et populaire et notamment celle qui arrive le 18 septembre et dans laquelle nous devons être pleinement mobilisés dans le respect au côté des organisations syndicales dont je veux saluer là aussi le courage parce que depuis 8 ans nous nous plaignons nous comme parlementaires. Nous n'avons pas pu depuis 2022 voter un seul budget.

On nous impose des 493 successifs. Le vote de confiance est devenu un phénomène tellement rare qu'on le commande comme un acte de courage de la part d'un premier ministre. Alors que, et je m'empresse de le dire, monsieur le Cornu doit, c'est une exigence démocratique compte tenu de la situation et compte de sa nomination, demander un vote de confiance à l'Assemblée nationale pour que nous puissions la lui refuser.

Je disais donc hommage aux organisations syndicales parce qu'elles ont su elles faire le chemin, trouver le chemin de l'unité au moment de la réforme des retraites pour dire à monsieur Macron qu'il n'était pas possible d'imposer une telle violence sociale de voler de années de vie et de vie en bonne santé au Français comme cela sans concertation, sans discussion, sans prendre en compte l'opinion unanime du peuple français. 7 français sur 10 9 actifs sur 10 opposés à cette réforme. Et bien, monsieur Macron les a piétiné comme il piétine tous les contrepouvoirs.

Je ne fais pas partie de ceux qui disent que nous sommes en dictature et que la démocratie n'existe plus. Mais enfin quand même, ayons une réflexion entre nous. Sur quoi repose une démocratie ?

Sur trois consentements possibles. Le peuple, le consentement le plus direct. On fait voter par un férendum, par une élection.

On désigne ceux qui nous représentent. Le dialogue social et nous nous croyons en la démocratie économique et sociale. Et donc les partenaires sociaux.

Les forces syndicales, elles ont joué un grand rôle dans l'histoire sociale et républicaine de notre pays. Et puis le parlement, les représentants de la nation élus à l'occasion des élections législatives. Aucun de ces trois consentements n'a été rencontré, n'a été recherché par le président de la République pour imposer sa politique, que ce soit pour la réforme des retraites ou pour les budgets qu'il s'apprête à vouloir nous imposer par la force.

C'est un problème majeur. Pas simplement pour lui, pas simplement dans la période que nous vivons, pas simplement parce que cela renforce jour après jour la montée de solutions autoritaire et les vélé de l'extrême droite à remplacer notre démocratie par autre chose et voyez ce qui se passe à travers le monde. Mais parce que cela finalement désespère nos concitoyens.

Nous, notre première tâche, notre première urgence et c'est pourquoi nous devons gouverner. Et c'est pourquoi nous devons gouverner dans la fidélité au programme du Nouveau Front populaire et de ses alliances. Parce que notre premier devoir, ce sera de redonner du pouvoir au bulletin de vote.

Ce sera de dire à toutes celles et à tous ceux que la politique a dégoûté, à toutes celles et à tous ceux que parfois les politiques, y compris de gauche ont humilié, que la politique peut changer non seulement le cours de leur vie, mais aussi notre destin commune. Alors, mes chers amis, je j'achève mais il faut qu'on me dise si Cyelle arrive parce que je meuble un peu mais elle va arriver, elle arrive tout de suite. Alors, je vais terminer et je vous remercie pour votre pour votre patience.

Je le disais, notre première urgence, ce sera de redonner du pouvoir au bulletin de vote, que quand les personnes vont voter, elles se disent "Ça peut changer quelque chose de concret pour moi." Ça, ça veut dire deux choses. Ça veut dire évidemment d'abord être clair et net.

Et je le dis pour les discussions que nous allons avoir au Parlement ou avec je ne sais quel gouvernement qui sera nommé et que nous contesterons dès le départ, ça veut dire une intransigence totale sur l'essentiel. Ça veut dire que non, nous ne sommes pas prêts au compromis sur l'orientation économique et sociale. Parce que non, nous ne sommes pas d'accord sur l'essentiel.

Pas d'accord pour affaiblir les services publics avec l'austérité, pas d'accord pour des rembourser des médicaments. Pas d'accord pour supprimer l'aide médicale d'État et mener une politique de santé raciste. Pas d'accord pour mettre au point mort la transition écologique qui est un impératif vital pour notre société, pour l'humanité et l'avenir de nos enfants. pas d'accord pour discuter avec des gens comme monsieur Retaillot qui se font applaudir dans des salles avec des foules fanatisées au cri deal le voile et diffuse l'islamophobie dans notre pays.

Pas d'accord pour débattre avec des gens qui pensent que finalement la République c'est marche ou crève et pas liberté, égalité, fraternité. Et donc je termine en disant ceci : "À la fois réparer, être intransigent, ne pas se compromettre avec un projet politique non seulement qui n'est pas le nôtre, mais c'est pas ça le sujet. Un projet politique qui est dangereux." Qui est dangereux, ça a été dit, pour la vie quotidienne de celles et ceux qui souffrent, pour la vie quotidienne des classes moyennes et des classes populaires.

Mais pas seulement. Il nous faudra, ça a été dit et bien dit par Clémentine tout à l'heure, tracer un nouvel horizon sans référence particulière à Édouard Philippe, mais bon, l'horizon ne lui appartient pas. tracer une nouvelle perspective désirable pour l'avenir et je le disais tout à l'heure, de nouvelles conquêtes pour le temps libéré, pour vivre mieux parce que nous nous voulons partager le travail.

On peut travailler moins, travailler mieux, travailler tous pour une nouvelle démocratie qui donne du pouvoir aux salariés dans leur entreprise et aux consommateurs dans le monde économique pour un nouvel idéal européen qui ne s'aligne pas sur les obsessions nationalistes de Trump mais qui réinvente une forme de fédéralisme, de volonté d'Europe démocratique, sociale, écologique pour des conquêtes sociales dans tous les domaines de la vie, du travail, de de la retraite, de la jeunesse et donc c'est la proposition de génération et se termine par celle-ci pour en finir avec la pauvreté, pour éradiquer la grande pauvreté, pour repenser notre rapport aussi à la fiscalité, à l'héritage, à l'organisation économique, un revenu universel d'existence partir de l'idée que chaque individu a en lui-même le droit de conquérir les moyens de sa dignité et de son autonomie. Je vous remercie. [Applaudissements] Merci Benjamin.

Et pour conclure, Cyel Châtelin, présidente du groupe écologiste et social à l'Assemblée et député les écologistes d'Iser. [Applaudissements] Et bien, bonjour à toutes et à tous. Je voudrais remercier Génération Laprès et Debout pour leur invitation et pour ce temps de débat unitaire.

Écoutez, je viens du je vais commencer euh par parler de Gaza. J'étais sur le stand du PC il y a encore quelques minutes et ils ont reçu une délégation de Gaza. On voit bah en face mais dans toute dans toute la fête de l'humanité des mots de solidarité, de soutien avec le peuple palestinien.

Et moi, je voulais commencer cette intervention pour dire ça et pour dire enfin je sais pas comment vous avez vécu cet été, mais moi j'ai eu cette impression de vivre pour la première fois un génocide en direct et de vivre de la même manière, de voir de manière extrêmement crue la complicité et l'inaction de nos gouvernements face à ce génocide. Parce qu'à aucun moment, on ne peut pas dire qu'on ne sait pas. Quand on voit la photo des photos des villes détruites, des enfants affamés, quand on voit les charniers, tout le monde sait et pourtant on ne fait rien.

Et c'est un un lien extrêmement fort avec la politique nationale parce que dans les voies qui manquent pour défendre la Palestine et pour défendre Gaza, dans les pays qui pendant longtemps ont refusé de normaliser leur relation avec Israël tant qu'il y avait des colonies, c'était la France. Pendant longtemps, la France a eu cette période cette parole au niveau international qui était une parole juste. Et bien dans les échecs d'Emmanuel Macron, il y a ceci.

Il y a le fait d'avoir fait disparaître la voie de la France au niveau international. déjà parce qu'il ne l'utilise pas, mais aussi parce que le monde regarde en riant ce jeune président qui est arrivé arrogant, start-up nation, en donnant des leçons à tout le monde et qui se retrouve au bout de 8 ans extrêmement fragilisé avec un pays qui refuse ses premiers ministres les uns avec les autres. Et bien dans les 2 ans qui viennent, l'enjeu et on va en parler, j'en parlerai juste après, c'est bien sûr de redonner de reconstruire ce pays, de réparer ce qu'ils ont abîmé, mais c'est aussi de retrouver le poids et la force de la voie de la France au niveau européen et au niveau international puisque c'est une des clés pour faire peser et parler un peu de sanction par rapport à Gaza, mais aussi de retrouver une arrive à tenir tête face à Donald Trump quand il veut nous imposer un accord sur les droits de douane.

Donc oui, on a besoin de la voix de la France mais pour ça, il faut qu'on tour la page du macronisme. Alors, j'ai pas tout entendu, mais j'imagine que le pédigré de notre nouveau premier ministre a déjà été fait de nombreuses fois. Un militant UMP depuis ses 16 ans.

Il a travaillé dans les gouvernements Fillion, il a accompagné Bruno Lemire, il a accompagné Emmanuel Macron, il a été militant de la manive coursous. Bon, clairement, il y a pas grand-chose à en attendre. Tous ceux qui nous disent d'attendre de savoir quelle politique il va faire, nous savons quelle politique il va faire.

Il va faire la politique de droite pour laquelle il a été nommé. Le sujet par contre, on a quelle politique nous souhaitons et quelle politique nous allons exiger quand nous le rencontrerons. Il y a peu de chance qu'elle soit écoutée mais un moment on est là aussi pour porter votre parole et la parole de l'ensemble des électeurs du Nouveau Front populaire.

Le premier, ça a été dit euh j'imagine, c'est la question de la justice fiscale et de la justice sociale avec la question de la taxe zumane. On a àbri le tableau des questions des déficites publics. Ces déficits publics, l'OFCE l'a démontré, ils ont été creusés par la politique d'Emmanuel Macron de faire des baisses d'impôts non financées.

Au final, c'est 200 milliards d'euros que ça aura coûté à l'État de financer les baisses d'impôts d'Emmanuel Macron. Et maintenant, il veut qu'on se serre l'incerture, il veut prendre sur les franchises médicales. Il veut prendre sur les jours fériers.

Il veut encore renier sur l'hôpital et sur l'école pour finalement payer la facture du déficit qu'il a lui-même creusé. Nous devons absolument réputer cette idée que finalement le déficit public serait créé creusé par les dépenses publiques et c'est par la réduction des dépenses que nous y arriverons. C'est pardon, c'est absolument l'inverse.

La deuxième chose, c'est la question environnementale. Moi, j'ai une question. Qui a signé la pétition du plomb cet été ?

Et ben voilà. Et ben cette question là, c'est ça déjà. Merci beaucoup parce que c'est quand même cette première victoire sur l'environnement qu'on attendait depuis si longtemps.

Déjà la deuxième chose, bah c'est ça qu'on va leur demander. On va leur dire, vous avez fait 43 reculs environnementaux. Oui, il y a eu la loi du plomb sur les néonicotinoïdes qui ont été aujourd'hui heureusement censurés par le Conseil constitutionnel, mais il reste par exemple la mise en danger de la dépendance de l'amess qui est aussi extrêmement important en terme environnemental et en terme de santé publique.

Il reste le fait de détricoter le zanne qui est la protection des terres agricoles et naturelles. Il reste le stop and go sur les aides à la rénovation. Tour cela n'est pas acceptable.

On peut pas d'un côté et avoir un réchauffement climatique qui s'accentue des vagues de chaleur qui font des morts et de l'autre uneaction climatique coupable. Ça c'est la deuxième chose. Donc ça et la troisième chose, on pourrait le résumer d'une manière simple, c'est retaillot à l'intérieur c'est la censure.

Pas parce que j'aime pas Retaillot, mais parce que Retailloto, il a dit il y a une semaine, la différence entre la droite et l'extrême droite, c'est comme entre la pensée et l'arrièrepensée. Ça veut dire qu'il reconnaît publiquement que ce qui guide que ce qui motive sa politique c'est finalement les propositions du Rassemblement national. On avait pas besoin qu'il dise pour le constater.

Les propos racistes, les propos islamophobes, les consignes données dans les préfectures pour pas donner les titres de séjour alors qu'on y a le droit. La chasse aux migrants dans les gares et bien tout cela ce n'est pas possible. Ce n'est pas la France que nous voulons.

Nous avons affirmé, nous continuerons à affirmer que la France est une terre d'accueil et que nous refuserons toute politique discriminatoire. Donc oui, la question de l'état de droit et de la lutte contre les discriminations, elle est fondamentale. Et enfin, pour finir, parce que c'est un stand qui réunit déjà beaucoup de choses, parce que j'ai la chance d'être dans un groupe et de présider un groupe qui est déjà une union de la gauche.

Moi, je veux le dire à tous mes amis. Quand l'extrême droite est aux portes de pouvoir, quand laisser Macron faire sa politique, c'est alimenter une politique d'extrême droite, on passe pas son temps à se diviser. On passe pas plus de temps à taper les copains de gauche qu'à aller taper les macronistes.

On n' pas plus peur des copains de gauche que de l'extrême droite. Quel que si moi je je il raisonne encore ce cri des jeunes qui étaient devant le le siège des écologistes ne nous décevez pas ne nous trahissez pas et bien je pense que la divisé de la la division de la gauche ça serait une trahison de l'ensemble de ces électeurs. Je pense que la division de la gauche ça serait sa disparition.

Moi, je refuse que la gauche et que l'écologie disparaisse dans ce pays. Donc, je pense que ce qui doit nous guider, c'est l'union. Pas l'union pour l'union, mais parce queà un moment, si on peut si vraiment on veut faire gagner nos valeurs, si on veut ce que je dis la justice, la transition, la bifurcation climatique, si on veut mettre un stop à une politique qui est en train de se droitiser, et ben en fait, il y a des choses assez simples, c'est que l'Union fait la force.

Et ben moi je sais pas pour vous mais moi j'ai envie d'être forte et j'ai pas envie d'être faible face au gouvernement Raillot le Cornu Marine Le Pen et compagnie. Donc voilà j'espère qu'avec vous que grâce à votre énergie et ben on continuera à dire à tous ceux qui plaident pour la division que la seule chose qu'on veut c'est l'union. [Applaudissements] Una matina mi sono al santo.

Vela ciao ciao ciao ciao ciao. Una mattina mi sono alzato e ho trovato l'invasoran via. Vela chao, vela chao, vela chao, chao, chao.

Partilla no porta miento di morir. Yo mo da partigano. Ciao, vela ciao, vela ciao ciao ciao.

E io voglio da partigiano, tu mi devi seppelir e seire la in montagna. [Musique] Vela ciao vela ciao ciao ciao ciao la montagna. [Musique] unor [Musique] que paser chao chao chao chao de ti que pasan Il fiore questo fiore del partigiano.

Oh, bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao. Questo fiore del partigiano morto per la libertà. [Musique] Questo fiore del partigiano per la libertà. [Musique] [Applaudissements] Unité unité unité unité unité unité unité unité unité unité unité unité unité unité He.