Assemblée nationale : la colère agricole au cœur de la session de questions au gouvernement
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Autre dossier sensible étudié par la commission, l'accord de libre échange entre lieu et le mercosour. Le Parlement européen approuve aujourd'hui des mesures de protection renforcées pour les agriculteurs du vieux continent afin de limiter les conséquences néfastes de ce traité. Des droits de douanes pourraient notamment être réintroduits en cas de déstabilisation du marché. pas suffisant pour la France qui plaide toujours pour un report du vote à l'année prochaine.
Et ce projet d'accord entre Bruxelles et le Mercosour fait partie des raisons de la mobilisation des agriculteurs français ces derniers jours. L'autre revendication majeure, c'est la fin de l'abattage systématique des troupeaux touchés par la dermatos bovine. Les blocages de route se poursuivent ce soir dans plusieurs départements.
Deux réunions de crise organisées aujourd'hui à Matignon. À la sortie, la ministre de l'agriculture Annie Jeunev promet la vaccination accélérée de 750000 beauvins contre la maladie. Alexandre Chauva, cette nouvelle crise était au cœur de la séance de question au gouvernement tout à l'heure à l'Assemblée.
Après les violences entre agriculteurs et force de l'ordre, la semaine dernière, Sébastien Lecnu tient à préciser la position du gouvernement. La stratégie sanitaire du de gouvernement ne se fera pas par la force, mais il faut que celles et ceux qui sont les militants de la violence et qui n'ont rien à voir avec l'élevage français se tiennent à distance justement de ces opérations. Le Premier ministre fait de la vaccination l'urgence absolue malgré les réticences de certains éleveurs qui seraient dès lors empêchés d'exporter.
On a besoin de doses, on a besoin de lever un certain nombre de freins logistiques parce que c'est pas un problème d'argent, c'est pas un problème d'acquisition. les commandes ont bien été passées. Maintenant, on a un problème de disponibilité de ces doses au plus près justement de nos élevages.
L'exécutif compte enfin lutter contre les transferts illégaux d'animaux à l'origine de la propagation du virus ces derniers mois, même si la ministre de l'agriculture Annie Jeunevar rappelle que plus aucun foyer infectieux de dermatose n'existe aujourd'hui en France, le gouvernement se projette désormais sur la suite. Un plan de repeuplement que l'État promet d'accompagner notamment pour les plus petites exploitations. Alexandre Chavau du service politique d'Européens.
Annie Genevard