Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 18 décembre 2021 112 minAutoproduitFond programmatiqueSantéOutre-merÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

L'autonomie est la clé de la liberté et de l'égalité - Meeting de la Martinique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 73 %Attaque 19 %Défensif 8 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:00Mathilde PanotChiffre
    « Ont-ils augmenté le nombre de lits disponibles dans nos hôpitaux ? Absolument pas. Effectivement, puisque Emmanuel Macron, c'est 14000 lits qui ont été fermés depuis le début de la mandature, dont 5700 justes en 2020, c'est-à-dire l'année du Covid. »
  • 30:00Mathilde PanotChiffre
    « Je vais vous en citer quelques-uns quand même. Ce qu'on appelle les eaux en bouteille d'importation, un pack de 6 d'eau de Volvic. Volvic, c'est Nesley qui par ailleurs assèche complètement un territoire euh euh à côté euh ah non, c'était de Vitel, pardon, c'est qui assèche complètement le territoire euh à Vitel avec cette multinationale. Alors ici c'est 9,59 €. En hexagone c'est 2,46 € soit plus de 190 %. »
  • 35:00Mathilde PanotPromesse
    « Nous allons bloquer les prix et c'est Jean-Luc Mélenchon qui présentera une loi à l'Assemblée nationale ce 13 janvier dans notre niche parlementaire sur la baisse et le blocage des prix essentiels à la vie digne. »
  • 45:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Combien coûte le fait de pas faire la retraite à 60 ans ? Combien ça coûte de peine ? Combien ça coûte de souffrance ? »
  • 50:00Jean-Luc MélenchonFait
    « La retraite à 60 ans, c'est tout simplement le mise en partage du temps qui a été libéré par les progrès de la machine et de la technique parce que le temps de travail a été divisé par 2 dans le 20e siècle pendant que la richesse qu'on produisait était multipliée par 50. »
  • 1:00:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Nous allons supprimer le ministère de l'agriculture parce que quand vous avez un ministère de l'agriculture, ça veut dire faites de l'agriculture, produisez ce que vous voulez, n'importe quoi. »
  • 1:10:00Jean-Luc MélenchonPromesse
    « Nous leur dirons maintenant vous allez faire 100 % bio. Pour faire 100 % bio, je sais ce dont vous avez besoin. D'abord, il nous faudra trouver 200000 paysans de plus et vous autres ici à la Martinique, va falloir en trouver un paquet. »
  • 0:15Locuteur 1Fait
    « On m'a montré comment la couchecouche ça fonctionne, qu'est-ce que ça donne, comment le fruit de la passion ça fait baisser la tension et cetera et cetera. »
  • 5:00Locuteur 1Promesse
    « Je renationaliserai Bouillante, la centrale de Bouillante qui a été vendue d'une manière irresponsable à des gens qui sont d'ailleurs en train de l'étendre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour mesdames. Bonjour messieurs. Bonsoir.

Oui, bonsoir. Alors, on va enlever ça. Bonsoir à tous et à toutes d'être venus aussi nombreux.

Merci. Merci. Nous tenons à remercier également la ferme Bine de leur accueil, de nous avoir permis de réaliser ce meeting dans leur magnifique cadre.

Je tiens à remercier également les équipes de militants des insoumis de Martinique, des groupes d'appui qui ont été super efficaces et euh et je tiens aussi à remercier les équipes qui sont venues euh pour renforcer renforcer la dynamique. Donc merci à vous d'être venu entendre, écouter et entendre ce que la France insoumise a proposé pardon dans le nouveau programme réactualisé et ce que nous avons donc à vous à proposer pour notre île qui a besoin d'attention, d'écoute et d'espoir parce que nous sommes passés par des moments difficiles. Nous sommes toujours dans des moments difficiles et il serait temps que nous ayons une petite fenêtre qui s'ouvre et que nous puissions voir un peu l'horizon et avancer.

Nous avons beaucoup travaillé, beaucoup. J'ai fait partie des équipes. On a énormément travaillé depuis 5 ans sur les problématiques.

Nous avons cherché, analyser, étudier les problématiques mais aussi les solutions possibles. Et nous nous sommes rendus compte en fait que notre candidat lui il ne voulait pas des solutions toutes fait parce qu'en fait à la France insoumise, on s'est rendu compte que la les solutions ne peuvent pas venir dans un sens unique hexagone France mais dans une collaboration une réflexion mutuelle qu'on puisse travailler ensemble que les experts et il y en a il y en a beaucoup Martiniquet puissent apporter leur pierre à l'édifice et trouver ce qu'il nous faut et ce qui soit en adéquation et ce qui nous permettent d'avancer tous ensemble. Donc je me présente quand même.

Je suis Karine Varas, je suis enfin j'ai été séduite par la France insoumise et en tout cas par la vision des choses et du monde de la France insoumise depuis depuis le début. J'ai été candidate aux élections législatives sur la 2e circonscription. également candidate sur la liste des européennes.

Euh et aujourd'hui, je suis membre du comité électoral. Je suis également animatrice du livret qui s'intéresse à nos territoires euh et qui va sortir très prochainement et aussi membre de du Parlement de l'Union populaire qui va accompagner le candidat pendant toute toute la période électorale. Excusez-moi, je lis mon petit papier parce que bon, je sinon je [applaudissements] Donc je disais que qu'il y a quelque chose de de nouveau, de très original en fait en politique, c'est cette conscience que les solutions doivent être trouvées ensemble.

Et et c'est l'une des choses qui m'a particulièrement plu à la France insoumise, ce besoin d'interaction. Et pour moi, c'était une bouffée d'oxygène parce que je voilà, j'ai toujours entendu voilà, on va nous apporter des solutions et nous c'est pas le cas. On va trouver des solutions ensemble.

Alors, il y a des pistes mais on va trouver des solutions ensemble. Alors, je pense que vous avez vu euh depuis 5 ans les députés, les élus de la France insoumise. Je pense que pour la plupart d'entre vous, vous avez regardé sur YouTube, enfin sur les réseaux sociaux et vous avez vu à quel point on a une équipe de députés qui se sont battus à nos côtés, qui ont qui ont mis en lumière les problématiques, les difficultés difficultés au quotidien des Martiniquais, des Guadeloupéens, des Guyanais, les difficultés de vie pardon [raclement de gorge] tout ce que nous subissons et en fait ils se sont emparés de ces sujets.

Donc j'ai été sollicité régulièrement pour faire remonter des informations, pour faire remonter des enfin pour expliquer ce qui se passe. Qu'est-ce qui se passe ? Allô Karine, qu'est-ce qui se passe ?

Il y a il y a un truc là, on a entendu un truc en Martinique. Tu sais ce qui se passe ? Il faut qu'on sache.

Et voilà. Et ensuite, ils ont apporté ça au sein de de l'Assemblée nationale. Ils ont fait un travail monstre.

Euh, ils se sont emparés du du dossier du clorecon. Ils se sont emparés du dossier de l'eau en Guadeloupe, des problématiques de l'eau en Guadeloupe. Nous aussi, hein, mais en Guadeloupe, c'est quand même beaucoup plus beaucoup plus prignant, beaucoup plus important.

Ils se sont emparés de de la des problèmes des problématiques de la vie chère. Alors bien sûr, bon on n' pas eu souvent gain cause hein face à enfin vous connaissez le l'Assemblée nationale qui avait en face qui n'a pas été très très à l'écoute et puis qui traçait une route qui n'était pas la nôtre. Mais enfin, il y a eu beaucoup de travail de fait, beaucoup de réflexion et en tout cas, je suis je suis très très fière de travailler avec cette le candidat, nous avons le candidat, la personne, l'interlocuteur, le meilleur qui pourra nous permettre d'avancer. de de fonctionner de façon comment comment vous expliquer ?

Je cherche le mot, je suis désolé mais on on a on a en lui quelqu'un qui nous qui va nous entendre, qui va nous écouter et qui va nous permettre de réfléchir ensemble, d'avancer ensemble. J'ai déjà dit avancer, je sais, je viens de réaliser, mais qui va nous perm parce que mais c'est important qui va nous permettre d'avoir un dialogue avec l'État qui ne soit pas un dialogue euh autoritaire mais un vrai dialogue. Donc Jean Jean-Luc Mélenchon, donc Jean-Luc Mélenchon, notre candidat, il a plein de qualité, il a des défauts, bien sûr.

Bon, c'est un être humain, il a plein de qualités. Et parmi ses qualités, c'est que il a su faire par exemple monter autour de lui des personnalités, des des talents. Il a fait vraiment connaître des jeunes qui se sont mis au devant de la scène, des personnes qui n'étaient pas forcément appelées à faire de la politique mais qui ont vraiment eu les coups des franches et qui se sont investis.

Et parmi ces personnes, je pense que vous êtes tous euh vous connaissez tous une députée qui a été formidable. C'est une femme de caractère, c'est une guerrière. Elle ne lâche rien, elle n'a peur de personne [rires] et elle s'est défendu bec et ongle. et elle nous a défendu bec et angle à l'assemblée.

Mais c'est aussi une femme généreuse. C'est une personne bienveillante, très à l'écoute des des difficultés, des des elle se elle se s'imprègne, elle écoute et elle et elle se bat. Je pense que vous savez de qui je parle.

Je parle de Mathilde Panot. C'est une super députée. Merci Karine.

Ça va beaucoup. Pas trop chaud quoi. Non. [applaudissements] Est-ce que vous m'entendez là ?

Oui. Alors, je vous présente Mathilde Pan [applaudissements] [applaudissements] qui a été la députée qui nous a le plus défendu à l'Assemblée nationale. Je lui laisse la parole.

Je te laisse la parole. À tout à l'heure Mad. Merci infiniment Karine.

Merci à vous toutes et tous d'être présent aussi nombreux. Merci à vous pour votre accueil si chaleureux et je dois dire qu'avec Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Bompard, nous sommes extrêmement heureux et fiers d'être ici en Martinique pour cette campagne présidentielle. Je vais commencer par la nouvelle du jour. puisque hier Castex aujourd'hui Verrand ont annoncé que le pass sanitaire allait devenir un pass vaccinal que ce pass vaccinal pourrait s'appliquer dans les transports pour aller au travail qu'il pourrait s'étendre à d'autres professions encore et qu'ils allaient augmenter les contrôles policiers parce qu'il y aurait des fraudes sur les passes actuellement.

Voici donc l'idée brillante qu'ils ont trouvé un conseil de défense. Vous savez ce conseil secret dont on ne sait pas qui en fait partie, qui est surtout couvert par le secret défense. Ce qui veut dire que ceux qui sont la petite poignée de gens qui prennent les décisions sont protégés par rapport à des attaques de la justice.

Voici donc l'idée brillante qu'ils ont trouvé en confinant la démocratie. Plus de conseil des ministres, plus de parlement. plus de souveraineté populaire alors qu'il y a quelques mois encore, il nous disait que jamais jamais le pass sanitaire ne serait un droit d'accès qui différencierait les Français.

Et aujourd'hui, monsieur Verrand admet que ce pass vaccinal est en quelque sorte oui une obligation vaccinale déguisée. Je cite ses propres mots. Alors qu'-il penser avec leur petit cerveau ?

L'épidémie frappe. Nous sommes avec une politique de passe sanitaire et de contrôle de société permanente qui ne fonctionne pas. Alors, continuons encore plus.

Jamais les libertés n'ont été autant attaquées dans notre pays depuis maintenant 2 ans. Nous vivons sous les cous président. Le président se lève du pied droit, couvre-feu et ici, vous en savez quelque chose parce que ça fait des mois et des mois qu'on vous met sous couvre-feu.

Le président se lève de l'autre pied, confinement, il se lève d'un autre pied, déconfinement. Il se lève d'un autre pied, passe sanitaire. La KNIL demande quatre fois des explications et des preuves de l'efficacité du pass sanitaire.

Pas de réponse. L'OMS, l'Organisation mondiale de la santé dit qu'il faut convaincre plutôt que de contraindre. Vous avez le conseil scientifique qui est sceptique.

Qu'importe le président n'est pas d'humeur. Voici comment nous sommes arrivés dans une situation d'absurdie généralisée. Je le redis ici, la question n'est pas que nous sommes contre le vaccin.

Nous sommes pour le vaccin, mais nous sommes contre l'obligation vaccinale, contre le pass sanitaire, contre le passe vaccinal. Pourquoi ? Pourquoi ?

Parce que quel est le résultat de la politique qu'il mène depuis maintenant 2 ans ? Ont-ils augmenté le nombre de lits disponibles dans nos hôpitaux ? Absolument pas.

Effectivement, puisque Emmanuel Macron, c'est 14000 lits qui ont été fermés depuis le début de la mandature, dont 5700 justes en 2020, c'est-à-dire l'année du Covid. Ont-ils augmenté le nombre de soignants qui souffrent à un point extrêmement fort et qui souffrent particulièrement ici aux Antilles à tel point qu'un professeur qui était venu de tour a parlé de maltraitance sanitaire dans les Antilles ? Les ont-ils augmenté ?

Non. Et non seulement il ne les a pas augmenté, mais en plus il les suspendent. Et moi, je veux dire ici avec force qu'il n'est pas sérieux d'attendre que les gens n'aient pas de revenus, d'attendre que les gens est faim pour qu'ils aillent se vacciner de force.

Parce que les soignants lors du premier confinement, lorsqu'il vous racontait qu'il lavait les patient avec de l'autre cologne, lorsqu'il n'avait pas de masque, lorsqu'il n'avait pas de blouses, pas de médicaments, pas de respirateur, là il y avait pas de problème. Lorsque les soignants ou les pompiers sont réquisitionnés, là il n'y a pas de problème. Donc les héros d'hier sont devenus les salots d'aujourd'hui.

Nous refusons cette situation. Ont-ils permis une prévention avec par exemple des purificateur d'air pour faire en sorte que les gens ne se contaminent pas ? Ont-ils permis une détection des gens qui sont contaminés avec la gratuité des tests ?

Absolument pas. Ont-ils accepté qu'on lève les brevets sur les vaccins absolument indispensables pour qu'on puisse les produire notamment de manière massive pour les pays du sud ? Vous n'y pensez pas ?

Ce serait attaquer les profits des big pharmaas. Au pouvoir, je le dis ici devant vous, nous mettrons fin à cette politique autoritaire de santé. Et le 13 janvier, lors de notre niche parlementaire, c'est-à-dire le seul jour, belle démocratie où l'opposition a le droit de fixer l'ordre du jour des textes qui passent dans l'hémicycle, nous allons présenter un texte qui demande à mettre fin au régime d'exception de santé, qui veut enlever le plein pouvoir sanitaire à Emmanuel Macron et qui mettra fin au pass sanitaire et au passe vaccinal.

Et je dois dire une dernière chose sur cette question de la situation sanitaire. Les violents, ce ne sont pas vous. Ce n'est pas vous.

Les violents, ce sont eux. Et je dois dire que nous avons été particulièrement choqués de voir que là, ils envoyaient le GIGN et le RAID, c'est-à-dire des forces antiterroristes et antigrand banditisme en Guadeloupe ou ici en Martinique, ces scènes absolument terrifiantes de soignants avec leurs patients gazés et matraqués. Voici ce que fait aujourd'hui le gouvernement d'Emmanuel Macron. répondre à une solution qui devrait être une solution d'entraide entre nous pour lutter contre une épidémie en luttant contre le peuple.

Nous ne l'acceptons pas là aussi. Alors, nous avons bien compris en discutant avec les uns et les autres que la colère qui s'exprime aujourd'hui dans les Antilles n'est certainement pas liée que à la question de l'obligation vaccinale et du pass sanitaire. Et c'est d'ailleurs nier toutes ces autres raisons de colère et c'est notamment pour des années et des années de mépris où aucune réponse n'a été apporté que cette colère s'exprime d'autant plus fortement.

Nous avons bien compris et nous avons lutté pour cela à l'Assemblée nationale que les réponses qui sont aujourd'hui apportées au scandale de l'empoisonnement du clore d'écon ne sont pas à la hauteur. Chlore desconces qui empoisonne les sols, les eaux, les êtres pour 600 à 700 ans sans réparation, sans que les responsables ne soient punis et jugés. Nous avons bien compris la question du chômage endémique chez les jeunes avec et je le dis peut-être pour ceux qui nous regardent, la Martinique qui est aujourd'hui le département qui perd le plus de population de tout notre pays avec 4000 jeunes chaque année qui partent de Martinique parce qu'ils ne voi pas d'avenir ici en Martinique alors qu'il y aurait tant de choses à faire.

Nous avons bien compris que le droit à l'eau ici est bafoué et qu'il est absolument inadmissible que le droit fondamental à l'eau qui a été reconnu dès 2010 à l'ONU à l'initiative de la Bolivie ne soit aujourd'hui pas respecté dans la 5e puissance la plus riche du monde. Nous avons bien saisi le sous investissement chronique dans les services publics et surtout surtout l'autre poison que le chlore déconne qui est celui de la vie chère et de la pauvreté. Alors hier, j'ai été dans un supermarché pour ne pas le nommer Carrefour qui a Carrefour qui est accessoirement un des grands groupes qui profitent magnifiquement bien de cette période de pandémie, qui aime beaucoup distribuer des milliards à leurs actionnaires tout en licenciant des gens ou en refusant de donner une petite prime de 100 € aux salariés qui ont été en première ligne pendant le confinement.

Je voulais aller voir moi-même cette histoire de la vie chère parce que souvent on dit un chiffre plus 38 % par rapport à l'hexagone, ce qui est déjà invraisemblable. Mais j'ai voulu aller voir ma même notamment alerté par des vidéos que certains Martiniqués ont mis sur les réseaux. Donc j'ai été faire des courses en hexagone.

C'est ma mère et ma petite sœur qui ont été faire les courses dans un grand carrefour aussi en hexagone dans les deux Sèvres. Et alors figurez-vous que en Hexagone, ils ont payé pour une vingtaine de produits 117 €. OK ?

Moi, c'est 183 €. Je fais l'addition toute simple, c'est-à-dire de regarder, ça fait + 56 %. On est déjà loin des des 38 %.

Je vais vous en citer quelques-uns quand même. Ce qu'on appelle les eaux en bouteille d'importation, un pack de 6 d'eau de Volvic. Volvic, c'est Nesley qui par ailleurs assèche complètement un territoire euh euh à côté euh ah non, c'était de Vitel, pardon, c'est qui assèche complètement le territoire euh à Vitel avec cette multinationale.

Alors ici c'est 9,59 €. En hexagone c'est 2,46 € soit plus de 190 %. du riz 3,95 € ici 2,43 € en hexagone soit plus 62 % en déodorant 7,05 ici 3,90 € sur le continent + 80 %.

Du café + 88 % et je pourrais vous en faire beaucoup comme ça. Cette situation est absolument insupportable. Insupportable.

D'autant plus que l'andon sait que ici le taux de pauvreté est deux fois plus élevé et que je vais vous dire quelque chose qui va vous paraître complètement bateau, mais réfléchissez-y. La vie chère, elle est encore plus chère pour les plus pauvres et c'est une situation d'indignité que nous refuserons toujours d'accepter. Donc la lutte contre la profitation, celle que vous avez mené depuis maintenant des années, et bien cette lutte contre la profitation, elle n'est pas terminée et nous nous allons mettre un terme à cette situation indigne.

Nous allons bloquer les prix et c'est Jean-Luc Mélenchon qui présentera une loi à l'Assemblée nationale ce 13 janvier dans notre niche parlementaire sur la baisse et le blocage des prix essentiels à la vie digne. Nous allons baisser les marges de celles et ceux qui se gavent. Nous allons développer l'autonomie alimentaire et je laisserai Jean-Luc Mélenchon en parler et nous allons surtout surtout stopper ce modèle capitaliste absolument fou et stopper la folie des riches.

Les amis, je voudrais vous dire un dernier mot. Nous ne sommes pas condamnés à vivre toujours plus mal contrairement à ce que les puissants essayent de nous faire croire. Nous pouvons faire un choix dans quelques mois. qui peut changer l'histoire.

Et moi, j'aime dire une phrase qui peut-être parlera à certains ou certaines qui par désespoir, par désespérance ne veulent plus aller voter. Lorsque les gens dégoûtés de la politique s'en vont de la politique, ceux qu'on a dégoûté, lorsque les dégoûtés s'en vont, il ne reste que les dégoûtants. Et nous ne pouvons pas laisser les dégoûtants décider pour nous.

Nous sommes infiniment plus nombreux queeux. Il ne rêve d'un monde que ou d'un monde où justement seuls les plus riches qui veulent que rien ne change irait voter. Et le jour du vote, c'est le seul jour où que vous soyez le roi Macron ou celle d'entre nous qu'ils appellent les rien, et bien votre voix vaut la même chose.

Nous pourrions être des millions en avril à rappeler au monarque Emmanuel Macron que dans notre pays, ce n'est pas le roi qui change de peuple, c'est le peuple qui renverse le roi. Pour terminer, je vous ai préparé une petite citation du poète Federico Garcia Lorka qui disait "Dans ce monde, moi je suis et serai toujours du côté des pauvres. Je serai toujours du côté de ceux qui n'ont rien et à qui on refuse jusqu'à la tranquillité de ce rien." Voici la tâche historique qui nous attend.

Nous pouvons changer l'histoire. Et je dois dire que en 2017, la Martinique avait placé Jean-Luc Mélenchon comme président. Et bien, nous espérons que la France sera à l'image de la Martinique.

Et je vous demande d'accueillir chaleureusement Jean-Luc Mélenchon, notre candidat. Merci à vous. He. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Merci pour cet accueil.

Président Président Faites-moi l'amitié de ne pas crier mon nom. Si vous voulez crier quelque chose déchouz Macron. [applaudissements] [applaudissements] Alors, c'est un petit événement pour moi que notre rencontre, ce sera mon dernier meeting pour l'année 2021.

Et bien, il était temps, je ne vous le cache pas. Je crois que je commence à être fatigué, ce qui est une bonne nouvelle pour mes collaborateurs et pour mes familiers et une raison sans doute supplémentaire de se désespérer pour mes concurrents, car ce n'est jamais de longue durée. après que Karine Varas nous ait accueilli à l'aéroport et que nous ayons tout d'un coup refait la découverte que vous étiez sous couvre-feu et que cette comédie durait depuis je ne sais combien de mois, tantôt 19h, tantôt 20h, tantôt 21h avec des changements sans aucune explication rationnelle, sinon celle de vous rappeler qu'il existe un pouvoir et comme dirait l'autre, le pouvoir du pouvoir c'est d'avoir le pouvoir.

J'ai rencontré ensuite des amis très chers que j'ai ici en Martinique de longue main. C'est évidemment au-delà de toute considération politique dont à cet instant je me contrefiche. un homme que j'apprécie tant qui est mon ami Claude Lise [applaudissements] à qui à cet instant de sa vie et de la nôtre, vous devez vous souvenir que nous devons tous beaucoup.

Et puis j'ai vu le président de la région, le nouveau président de la région, Serge Lesimi. Et j'ai eu au téléphone Jean-Philippe Milor puisque on ne peut plus l'approcher vu qu'il est contagieux. Mais à qui nos vœux les plus sincères sont adressés depuis cette salle.

Mesdames, messieurs, c'est une heureuse circonstance pour moi que ce moment de notre rencontre, car il me permet plus facilement à la Martinique que dans bien d'autres endroits de vous parler la langue qui vous parle et qui me parle et motive les engagements politiques qui sont les nôtres. Ici, je suis sur la terre du poète Aimé Césarer, grand leader politique. Je suis sur la terre d'Edouard Glissant, l'homme qui conceptua qui conceptualisa l'idée la plus progressiste qui soit qui permet aux êtres humains d'identifier quelle histoire ils sont en train d'écrire ensemble, c'est-à-dire le concept de créolisation. la créolisation qui a sa racine dans la Martinique, la Guadeloupe étant d'autres terres, la Guyane ou pour résister pour surmonter la fraude abomination du crime contre l'humanité qui a été l'esclavagisation du milliers de personnes arrachées des endroits où elles étaient pour être jeté ici à produire l'or. du 18e siècle qui était le sucre et qui surmonta toutes les différences qui évidemment les distinguer les uns des autres puisqu'ils ne venaient pas des mêmes endroits, puisqu'il ne parlait pas la même langue et qui par la créolisation, l'invention d'une langue commune, le créole de mœur commune de musique de résistance ici le tambour gras comme là-bas la maola la maloya à la Réunion qui ont permis la langue musicale de la résistance qui pour finir à vaincu et libérer les esclaves.

Libérer des chaînes que les maîtres avaient pu leur mettre non seulement sur les poignets mais aussi dans les cerveaux. chaîne dont nous n'avons pas fini de nous libérer tous pour celles qui sont dans nos cerveaux comme nous l'a appris César. C'est heureux pour moi parce que je sais que je peux vous parler à la hauteur à laquelle ces hommes, ces femmes ont placé l'horizon de l'espérance humaine et de son activité.

Je viens faire campagne à la Martinique parce que je respecte la démocratie. Respecter la démocratie, c'est respecter l'intelligence de ses concitoyens. C'est venir, non pas humblement, qu'est-ce que ça voudrait dire ? avec franchise, avec détermination, proposer des idées, un programme.

Celui que je porte, c'est l'avenir en commun, qui n'est pas une combinaison que j'aurais imaginé dans mon bureau avec trois experts et quatre publicitaires, mais produit de la France elle-même. La France qui travaille, la France qui s'associe, la France qui se syndique, la France qui philosophe, la France qui fait des sciences, la France qui enseigne. Bref, tous ceux qui pensent l'avenir de la patrie, non pas d'après leurs propres intérêts, mais d'après ce qui leur semble à chaque génération, à chaque moment de l'histoire, l'intérêt général humain.

Et c'est de tout cela dont nous avons fait le programme. Nous l'avions d'abord arraché du sol en 2012. Il s'appelait l'humain d'abord.

Puis nous l'avons peaufiné, complété et c'était le programme l'avenir en commun en 2016 pour lequel vous autres Alain Martinique vous avez donné la première place dans le suffrage des élections présidentielles de 2017 et pour lequel j'espère que vous allez recommencer et améliorer la performance. [applaudissements] Ce programme c'est le vôtre. C'est vous qui l'avez décidé quand vous avez mis une première fois le bulletin de vote pour le porter à la présidence de la République.

Et bien, je viens avec ce programme amélioré, travailler, confronté pendant 5 ans à la lutte d'opposition implacable contre la Macronie et le fait qu'ils étaient tendus dans tous les domaines. logique affreuse et folle qui est la leure, celle du libéralisme, de la marchandisation de toute chose, de la destruction de l'État, du démembrement de la nation. Tout ce qui a été la politique de la Macronie, nous l'avons confronté texte après texte, amendement après amendement sous mon autorité de président de groupe puis de Mat de Panneau comme présidente de groupe.

Aujourd'hui, ce programme est mûri, travaillé. Je viens devant vous avec fierté vous dire il est prêt à gouverner. J'ai les équipes [applaudissements] avec les gens de tous les horizons de France [applaudissements] prête à prendre en charge sa mise en œuvre.

Dans les semaines qui viennent, non seulement les livrets par domaine vont continuer à être produits, mais il y aura les plans, c'est-à-dire la méthode concrète pour faire passer dans la vie concrète un certain nombre d'idées qu'il faut appliquer séance tenante. À peine serons-nous au pouvoir. Si je vous dis tout cela, c'est pour adresser aussi un message à tous nos compatriotes où qu'il se trouve à cette heure.

Il n'y a pas dans une démocratie, il n'y a pas dans une grande République, c'est-à-dire la grande chose commune qui est la France. Il n'y a pas de ce que les malades du jeu, le jeu du casino appelle une martingal, une combinaison miracle qui permettrait à elle toute seule de régler tous les problèmes et notamment de gagner les élections. Non, on ne gagne pas les élections sur un nom, on gagne une élection sur un programme.

Non, on ne prend pas le peuple par surprise 3 mois avant qu'il se prononce pour constituer un gouvernement. Non, ce ne sont pas des murs compatibles avec la dignité et la fierté d'un républicain et d'une républicaine. [applaudissements] Nous exigeons d'être pris au sérieux.

Nous ne sommes pas en train de tenir un congrès à ciel ouvert du PS ou du PRG. Nous sommes en train de nous préparer à gouverner la 6e puissance du monde présente sur tous les continents, présente dans tous les océans de la terre, à l'avant-garde des principales sciences et techniques de notre époque face à la mer, face à l'espace, face au monde numérique. Et nous voulons mettre en partage tout ce que la France sait faire avec les peuples et d'abord ceux qui ont en usage commun la langue française que nous partageons, car elle ne nous appartient pas. car le français appartient à ceux qui le parlent, c'est-à-dire à 29 nations du monde qui l'ont en langue commune. [applaudissements] Mais je veux vider lapser une bonne fois.

Alors, on me joue la ritournelle de l'Union. Ah non, pas à moi. J'ai 70 ans.

J'ai mené la lutte implacable pour l'Union dans les luttes, dans les élections et dans le passé lorsque nous avions le programme commun de la gauche. Mais alors, que se passait-il ? Pourquoi l'Union était-elle possible ?

Parce que l'Union, ça voulait dire le triomphe des revendications communes. Parce que l'Union, ça voulait dire la retraite à 60 ans. Parce qu'on était tous d'accord là-dessus.

Parce que l'Union, ça voulait dire l'augmentation du SMIC parce qu'on était tous d'accord là-dessus parce que l'Union ça voulait dire faire l'Europe sans défaire la France parce que nous étions tous d'accord là-dessus. Mais aujourd'hui cette union elle ne voudrait plus rien dire quand se même qui avait fait adopter la retraite à 60 ans disent qu'il se contente de celle à 62 ans qu'a inventé monsieur Sarkozy en répétant d'ailleurs que 25 % des plus pauvres ne la touchent jamais parce qu'ils meurent avant. Et ces plus pauvres, ce sont les ouvriers, les salariés, les femmes, les hommes qui payent le plus dans la vie.

Alors l'union, ça voudrait dire qu'on met sous le boisseau que l'on oublie, que l'on cache, que l'on parlera pas du fait que la retraite à 62 ans a été inventée par monsieur Sarkozy, mais que les 43 annuités, c'est monsieur Hollande qui les a inventé et que ces 43 annuités, c'est que vous jeunes gens, si vous commencez à travailler comme c'est la moyenne, à 23 ans, vous n'aurez jamais de retraite complète avant 66 ans. Voilà ce que ces gens ont fait. ramener l'âge de la retraite à une distance supérieure à ce qu'elle était lorsqu'on a inventé la retraite en 1910 et que Jean Joris disait certes 65 ans c'est pas fameux mais on prend et on améliorera et bien pris et ils ont rendu pire et le président Macron vous a prévenu.

Vous pourrez le dire à tous les gens qui vous entourent, ne venez pas crier si vous le reconduisez parce que lui vous que vous travaillerez davantage parce que pour me paraît-il, on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps. Et personne n'a été dire à ce jeune homme que si l'on vit plus longtemps, c'est parce qu'on travaille moins longtemps. Et quand on travaille moins longtemps, on parle du travail salarié. [applaudissements] Parce que pour ce qui est de travailler, on travaille tout le temps.

Ah, vous les voyez une fois de plus avec leur gros sabot, leurs arguments au marteau. Combien ça coûte monsieur Mélenchon, la retraite à 60 ans, la mine fine se disant ce Mélenchon ne saura à quoi répondre. et nous allons le prendre par surprise et montrer qu'il ne sait pas de quoi il parle parce que le moindre d'entre eux se prend pour un génie et pense que des gens comme nous qui sommes des gens de rien comme dirait Macron nous venons les mains dans les poches le crayon sur l'oreille sans savoir au juste ce que nous voulons.

Si nous savons ce que nous voulons. Mais nous allons commencer par leur poser une question. Combien coûte le fait de pas faire la retraite à 60 ans ?

Combien ça coûte de peine ? Combien ça coûte de souffrance ? Combien ça coûte de personnes qui dès avant 60 ans ne trouvent pas d'emploi et donc vont s'inscrire au chômage ?

Combien ça coûte au chômage ? Combien ça coûte en maladie de gens qui se bouffent les nerfs parce qu'ils ne savent comment s'employer et parce que la vie est chère et parce que comment s'en sortir et finir de payer les traites qu'on a à payer. Quel est le prix du malheur ?

Dites-le nous gens qui venaient nous faire des leçons. La retraite à 60 ans, c'est tout simplement le mise en partage du temps qui a été libéré par les progrès de la machine et de la technique parce que le temps de travail a été divisé par 2 dans le 20e siècle pendant que la richesse qu'on produisait était multipliée par 50. Par conséquent, il y a de la place, il y a de l'ampleur, il y a de la marge pour qu'on partage le temps de travail qui n'est plus nécessaire entre tous ceux qui doivent travailler tous pour travailler moins et travailler mieux.

Voilà ce que signifie la retraite à 60 ans. [applaudissements] Vous venez de m'entendre, vous m'applaudissez. Est-ce que vous supporteriez une seule seconde qu'après que je vous ai dit ça, j'aille m'asseoir à la table de je ne sais quelle combine, participer à je ne sais quel primaire dont on ne connaît ni le corps électoral ni les intentions et que je viens de vous dire écoutez finalement pour qu'on s'entende tous, ne parlons plus de la retraite, ne parlons plus du partage de la richesse.

Mais regardez, on s'est unit. Our hurra. Dansons de joie, tenons-nous par les mains.

Et bien vous nous direz, écoutez, dansez tant que vous voulez, au revoir, c'est sans nous parce que vous n'êtes pas rassemblé ici pour admirer un personnage et louanger son nom. Vous êtes rassemblé pour faire avancer une cause. Vous êtes assemblé pour faire un programme.

Parce qu'en vous rassemblant comme vous le faites aujourd'hui, en prenant la mesure de votre force collective, alors vous comprenez qu'il faut qu'on aille dire un par un à tous ceux qui nous entourent : "Ne fais pas la bêtise de rester à la maison le 10 avril. Va avec ta liberté au bout du doigt, avec ton bulletin de vote quand le rideau est tiré [applaudissements] dans l'isoloire. Tu vaux autant que le tout-puissant, tu veux autant que le plus grand, le plus riche, le plus fort.

Parce que ta voix vaut la sienne. Et comme nous sommes le nombre, alors nous pourrions être la décision et la majorité contre la toute petite passe de ceux qui profitent de tout sans jamais partager rien. L'Union, c'est le programme.

Le programme, c'est l'union. Il n'y a pas d'union possible en dehors d'un programme de rupture avec le monde absurde dans lequel nous vivons. [applaudissements] Et pour cela [applaudissements] et pour cela, nous devons convaincre.

Ah, c'est pas facile. J'ai bien vu quand je vous ai parlé de la retraite à 60 ans que vos oreilles étaient toutes dressé vous disant "Il a sans doute raison mais comment on explique ça ?" Et bien dites-vous bien que c'est pas nouveau.

J'étais jeune homme et on allait au porte à porte à l'époque du programme commun. J'étais bien jeune, on tapait et on disait aux gens "Voilà, on vous propose le programme, on pense qu'on va changer la vie." Oui.

Oui. Disaient les gens. Euh alors comme moi je devais avoir euh 22 23 ans, il me disait "C'est bien, il y a des jeunes comme vous qui y croient, il en faut mais ça sera pas pour nous." Et ça a été pour eux.

On a fait la retraite à 60 ans. Et bien si vous me disez, il y aura la retraite à 60 ans à nouveau et vous retournerez voir les gens et vous leur direz "Vous avez vu ? On l'a dit, on l'a fait." Et on peut changer notre vie.

Ce qui signifie que ce qui est au bout de notre intelligence, c'est la conviction. convaincre, expliquer, démontrer. Plus seront nombreux celles et ceux qui comprennent quels sont les enjeux, comment on fait les choses.

Plus grande, plus forte sera la nation qui nous appuera et le peuple qui s'engagera pour faire aller jusqu'au bout ce programme dans toutes les difficultés qui aussitôt surgiront, comme elles ont surgi chaque fois qu'on a rompu avec l'ordre ancien du monde. Et il ne faut pas s'enquiéter, il ne faut pas s'en affoler, il faut se préparer. La meilleure ligne de résistance, c'est notre intelligence, c'est notre capacité à nous mobiliser et à entraîner avec nous tous ceux qui ont intérêt à ce que s'opère ce grand changement qui est si nécessaire.

Car nous sommes dans un pays dévasté. Dévasté. La santé publique qui faisait de nous le premier modèle du monde dévasté. l'école publique qui a permis à tant de génération y compris ici où elle a représenté pendant si longtemps l'idéal absolu de chaque famille pour que les enfants travaillent bien à l'école et ensuite aent les bons diplômes et ensuite fassent les beaux métiers qui fait que vos parents ont sué sans et haut et accepter pour toutes sortes de sacrifices pour que vous soyez meilleur queeux et que vos propres enfants améliorent encore la qualité de leur existence. pays dévasté où toute cette jeunesse qualifiée, surqualifiée et pour certains pas qualifiés mais enfin tout cela disponible pour faire aller de l'avant et qui se voit refuser l'accès à tout ce qui compte, c'est-à-dire la possibilité de se rendre utile par son métier, la possibilité d'en vivre dignement, la possibilité d'organiser sa propre vie en pleine maîtrise de soi-même.

Le pays a été dévasté. Les lignes de kilomètres de chemin de fer interrompu partout. L'école saccagée, je viens de le dire, j'ai parlé de la santé avant.

Mais dites-moi un seul domaine dans lequel le même myth absurde n'a pas tout détruit. Alors on ferma ici moins d'état, moins d'état, moins d'état et les revoici devant vous, les mêmes avec leur mêmes mine inspirées. Que vous propose-t-elle madame Pécrè ? 1500 fonctionnaires de moins, c'est-à-dire 150000 obligations pour chacun d'entre vous d'aller devant un commerce privé ou un marchand de quelque chose parce que quand tout sera privé, vous serez privé de tout.

Voilà la vérité, 150000 pour elle. Monsieur Macron depuis le début de son mandat a détruit 12000 lits d'hôpitaux et ainsi de suite. Les revoici donc avec pour vous proposer les solutions qui ne marchent pas, n'ont pas marché et ne marcheront jamais.

Ah, nous en avons passé du temps à essayer d'annoncer, de prévoir, de mettre en garde. Je me souviens dans les années 90 quand on prononçait le mot capitalisme, il y avait toujours quelques sourires amusés dans la salle. On disait "Il est sympathique, il parle l'ancien vocabulaire." Et maintenant, vous avez tous compris que c'est bien ça qui a mis le monde entier à la taxe.

C'est bien ça qui est en train de le détruire au point que c'est un pays dévasté qui doit affronter quelque chose qu'il n'a jamais connu dans aucune autre génération dont je vais vous parler dans un instant. Mais avant bien sûr, il faut que je vous dise un mot des dernières trouvailles de monsieur Castex. Alors une fois de plus, mais comme c'est lui qui est venu à la télé, on s'est dit ça doit être grave parce que d'habitude c'est l'autre qui le fait.

Donc s'il l'envoie lui, c'est qu'il a quelque chose à annoncer qui est particulièrement abuable. En effet, il est venu nous annoncer que le pass sanitaire qui était une illusion de sécurité sanitaire puisqu'elle faisait croire et qu'elle fait croire à tous ceux qui l'ont, c'est mon cas puisque je suis vacciné, qui ne représente aucun danger pour les autres, ce qui est absolument faux parce que vous pouvez être vacciné et contaminé et contaminer d'autres. Je ne le dis pas contre les vaccin, je dis qu'il n'en existe pas qui permettent à 100 % d'être indemme dans toute situation.

Ça n'existe pas. Et celui-là ne m'a pas l'air plus spécialement efficace qu'un autre parce que figurez-vous que dans ma très proche famille, j'ai bien dit très proche, quelqu'un qui a déjà les deux premières doses et depuis le mois de septembre est actuellement au lit avec des fièvres épouvantables qui sont liées au Covid. Par conséquent, mieux vaut se le tenir pour dit et ne pas avoir de comportements irresponsables.

Pour ne pas avoir de comportements irresponsables, il faut savoir où vous en êtes. Avant d'aller chanter Noël, avant d'aller faire les deux réveillons, il vaut mieux avoir un test. Vous autres à la Martinique, comme vous êtes bien battu, vous avez obtenu le test gratuit.

Mais dans l'hexagone, c'est pas le cas. Et monsieur Castec, ça a pas dit en prenant sa tête d'enterrement. C'est vraiment le cas de le dire. quand il nous a annoncé son passcinal, il a pas dit juste après, "Bon, écoutez les gens, je fais ce que je peux, vos tests sont gratuits, soyez sérieux pour les fêtes." Non, il a dit "Évitez de faire la fête, évitez de faire des réveillons, évitez de vivre quoi, hein ?

Bon, si vous pouviez tous rester, vous enfermez chez vous dans une boîte et vous attendez qu'on vous appelle pour aller au travail." Voilà, c'est leur idéal de vie. On s'amuse pas, on rigole pas, on fait pas des réveillons, on voit pas la famille.

Non. des bêtes à travailler. Ah mais on a connu ça hein.

Alors il faut absolument qu'on comprenne que la question qui nous est posée n'est pas vaccin ou pas vaccé ou pas vaccinant ? Je vous ai dit moi j'ai fait un choix. Je m'interdis de vous parler avec le paternalisme puant que je vois en permanence chaque fois qu'on s'adresse aux Antill et ailleurs.

Je ne vous ferai pas la leçon. Je ne vous dirai pas ce que vous avez à faire. Et quand on me dit prends ta position d'homme public pour leur dire que ceci est que cela, non, je ne suis pas médecin.

Si vous voulez avoir un avis, allez voir Claude Lise parce que lui, il était médecin. Mais moi, je ne le suis pas. [applaudissements] Je vais vous dire ce que je peux faire comme homme politique et comme dirigeant politique.

Je vais vous dire une bonne chose, oh pas à vous parce que vous êtes déjà prévenus, mais à mes compatriotes de l'hexagone. Vous savez ce qui vous manque ? et d'aller jeter un petit coup d'œil sur comment ils font en Afrique, vous qui vous croyez plus malin que tout le monde, parce que ça fait des générations qui vivent avec des pandémies, des pandémies que vous méprisez, que vous oubliez parce qu'elles arrivent pas jusqu'à chez vous, le paludisme et le reste qui tue plus de monde que n'en a tué aucune autre maladie. [applaudissements] Comment viventil ? et bien ils se sont organisés pour faire en sorte que les causes de contamination diminuent, les causes sociales, les causes dans la vie de tous les jours.

Alors moi, l'une des choses que je ferai, c'est que je changerai les horaires de travail et que je demanderai à tout le monde d'alterner pour que tout le monde soit pas sur les qu en même temps à se filer le microbe l'un à l'autre. Je dirais qu'il faut une société de roulement, c'est-à-dire que les enfants doivent être peu nombreux dans la salle de classe et le matin une partie, l'après-midi une autre. Et puis je dirais qu'il faut mettre des purificateurs d'air parce que le pays sait les fabriquer.

Nous avons cette chance. Et puis je dirais bref, je ne vais pas vous faire la liste de tous les plans que nous avons présentés, mais ce que vous nous verrez pas faire, c'est arriver avec la télé à la télévision avec une tête de détérê pour vous annoncer des catastrophes de plus et une méthode qui n'a déjà pas marché. Parce que expliquez-moi qu'est-ce que c'est comme politique qu'une politique dont vous savez d'avance que vous pouvez pas l'appliquer ?

Vous tous ici dans cette salle, il y a des gens qui ont des responsabilités au boulot dans des collectivités locales, dans des associations quand il y a un problème, même si vous n'êtes pas content qu'il y a un problème, même si vous trouvez injuste qu'on vous mette en cause, qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce que vous faites comme monsieur Darmana et monsieur Veron, l'un qui prend son catéchisme pour vous faire la morale et l'autre le gourdin ? Aucun d'entre nous ne fait ça.

Nous n'avons jamais confondu l'administration des choses et la gestion des personnes. Aucun d'entre nous ne fait ça. On va au devant des gens, on discute, on parle, on essaie de voir où est la difficulté, est-ce qu'on peut la surmonter en parlant ?

C'est ça le grand progrès de la démocratie. C'est justement la place de la parole de l'échange des arguments. Et bien eux non, puisqu'ils vous ont déjà envoyé faire une charge de police dans un hôpital, ils se préparent à en faire partout puisque ils ont l'intention de contrôler tout et tout le monde, non seulement avec le passe sanitaire, mais en plus avec contrôle d'identité.

C'est-à-dire que nous allons franchir un pas de plus dans la réduction des libertés individuelles, dans le dressage collectif du peuple à prendre l'habitude de décliner sans arrêt alors que cela ne sert strictement à rien en temps ordinaire. Son identité présenter ses papiers à des messieurs et des dames qui sont pas toujours polies et qui vous demandent des comptes alors que souvent on a on aurait plutôt l'intention d'en demander nous à eux. Bref, vous m'avez compris.

Ce n'est pas cette société dont nous avons besoin. Quand les êtres humains rencontrent des situations de détresse, que font-ils ? Et bien les sociologues, les anthropologues nous expliquent ce qui se passe.

Les gens se serrent les coudes. C'est-à-dire que contrairement à ce que croient les puissants, chaque fois qu'il y a une catastrophe, les gens se serrent les coudes. Ce n'est pas vrai qu'il pille et qu'il saccage.

Et bien quand il y a une difficulté, on se sert les couilles, on essaie de se comprendre, on essaie de s'entraider. Moi, c'est mon modèle. la société de l'entraide, la société où l'on met au premier poste des valeurs et des principes que l'on applique, l'entraide, la solidarité, l'écoute mutuelle et c'est comme ça qu'on fait fonctionner les sociétés démocratiques.

Mais pour ça, il faut pas qu'il y en ait un qui domine l'autre. Faut pas qu'il y en ai un qui a l'intention d'arnaquer l'autre. Il faut pas qu'il y en ait un qui a l'intention de d'obliger l'autre à faire ce qu'il n'a pas envie de faire. l'entraide, la solidarité, ça marche directement avec l'égalité et avec le respect des autres, donc de la liberté.

Tout ça se tient. Et c'est pourquoi on ne fait pas une République uniquement avec du maintien de l'ordre et des contraintes. C'est l'inverse.

On fait une République d'abord avec de la liberté, ensuite avec de l'égalité, enfin avec de la fraternité. [applaudissements] Mesdames, messieurs, [applaudissements] la crise sanitaire a une origine et bien oui, c'est un virus. Pas seulement.

Le virus est politique, le virus est économique. Pourquoi ? Parce que les virus qui provoquent les grandes pandémies se répandent sur la terre entière parce que nous vivons dans un système globaliser où l'on pêche des crevettes dans la manche ou un peu plus haut là-haut et ensuite on va les décortiquer en Asie et on les ramène ensuite dans des boîtes en Europe parce que nous sommes donc dans un système où toute la chaîne de production est étalée sur la planète entière avec une seule et unique raison que ça coûte moins cher mais moins cher n'existe Existe pas.

Mesdames, messieurs, ce que vous payez moins cher a été payé plus cher en souffrance, en maladie, en dévastation de l'environnement. Moins cher n'existe pas. Moins cher est une illusion.

Moins cher est une amnésie. Les choses valent ce qu'elles valent, c'est-à-dire la part qu'elles contiennent, qu'on prend à la nature par du travail humain et qu'il faut ensuite rendre à la nature en capacité à reproduire ce qu'on lui a pris et à l'humain à reproduire en force. Rien ne coûte plus que ce qui est pris et que ce qu'on rend.

Voilà la grande leçon d'économie politique dans laquelle nous sommes retrouvés pendant des générations, que l'on ait été d'abord communiste ou socialiste ou libertaire et à présent un mélange de tout ça en étant insoumis. C'est la grande leçon qu'il faut encore prolonger aujourd'hui en réfléchissant. Le virus est arrivé parce que l'on a déboisé des zones entières où vivaient auparavant des animaux sauvages.

Et ces animaux sauvages, du fait qu'ils n'avaient plus d'habitat, se sont rapprochés des habitats humains où il y avait des élevages d'animaux qui ont attrapé le virus, qui l'ont fait muter et du des animaux [raclement de gorge] domestiques s'est passé aux êtres humains. Ce processus n'a rien de mystérieux. Il s'appelle la zooonose.

C'est facile à retenir, c'est un nom rigolo. La réalité est moins drôle mais c'est facile à retenir. Ça existe depuis mo- 4500 ans avant notre ère.

Parce que en mo- 1400 ans avant notre ère ont été créé les premières villes et les premières villes ont concentré les êtres humains et les animaux au même endroit. Et le mécanisme que je viens de vous raconter s'est produit à ce moment-là, créant les premières épidémies qui décimaient des masses entières de population avant qu'elles s'autoimmunisent et que du coup comme elles étaient autoimmunes et bien dévastait des milliers de nomades qui eux n'avaient pas eu le temps d'être immunisés contre les maladies qui avaient mûri dans les villes. Ça n'a rien de nouveau.

C'est comme ça qu'on a tué 20 30 40 50 60 millions d'Amérindiens quand les Espagnols ont débarqué pour la conquête et qu'ils ont amené avec eux des bactéries, des virus qui étaient absolument inconnus, des malheureux qui se trouvaient là et qui sont morts par millions et millions jusqu'au point qu'à leur place a poussé une forêt dont on a longtemps cru qu'elle était une forêt primaire alors qu'en réalité les explorateurs français ont fait la démonstration que l'agriculture et les constructions étaient présentes dans des centaines, dans des milliers d'endroits. Il faut avoir présent à l'esprit toute l'histoire de l'humanité quand on traite des phénomène nouveaux auquels on a affaire. Donc c'est un phénomène politique dont le point de départ est la surexploitation, dont le point de départ est la déforestation et qui conduit à la zooonose.

Ce n'est pas la première fois qu'une épidémie est la conséquence d'un système économique malade qui n'est plus capable de se corriger lui-même parce que c'est la caractéristique du capitalisme de notre époque. Et c'est pourquoi c'est un système qui est condamné, c'est parce qu'il est incapable de se corriger quand il commet des erreurs qui détruisent toute la société comme par exemple provoquer des pandémies. Avez-vous entendu dire que dans un seul endroit, on est supprimé un élevage intensif ?

Pas du tout. Et quand nous avons demandé à la suite des Danois qui avaient décidé de fermer tous leurs élevages de vison, j'ignorit qu'il y en avait autant au Danemark, mais on a appris qu'il a fallu qu'il sacrifient 200000 de ces pauvres bêtes qui se trouvaient dans des cages. Et bien, ils l'ont fait.

Alors, nous, on a dit à l'Assemblée nationale, on demande la même chose en France. Oui. Oui.

Nous attendons dit évidemment ça coule de sources. Ça coule de sources mais doucement parce que on fermera pas tout de suite disons dans 2 ans en tout cas. avant 5 ans hein.

Voilà. Alors mesdames messieurs, les les bisons, ils sont toujours là et ces pauvres bêtes continuent à souffrir et elle continue évidemment à être le cas échéant dangereuse. Nous étions dans la pandémie comme si ça ne suffisait pas, voilà qu'on nous annonce une épidémie de grippe avière.

La grippe avière ? Oui oui, la grippeavière vous ne le savez pas mais 80 % des volatiles des oiseaux qui assurent cette planète 80 % et ben c'est des poulets d'élevage des canards d'élevage des ois d'élevage. Il y a plus d'animaux d'élevage qu' a d'animaux sauvages et d'ailleurs il y en aura de plus en plus d'élevages parce que de sauvages il y en a de moins en moins parce que la biodiversité est entrée dans une phase d'extinction.

C'est ça les problèmes qu'on a affronté aujourd'hui. Alors, vous voyez comment le système se condamne lui-même en maintenant les causes qui créent les maladies et qui créent les pandémies. C'est ça que nous allons avoir à affronter.

C'est pourquoi je vous dis que le moment venu, c'est-à-dire si nous gagnons, nous interdirons tous les élevages concentrationnaire d'animaux parce qu'ils sont une source de souffrance infinie et parce qu'ils sont une cause de maladie pour tout le monde. [applaudissements] La première des causes, je vous l'ai dit, est politique, c'est la zonose. Et la deuxième cause, c'est que quand vous attrapez le Covid, la Covid, je sais pas pourquoi ils ont mis ça au féminin maison Covid quoi.

La deuxième et la cause la plus importante, demandez ça à n'importe quel Toubi vous l'explique, c'est la comorbidité. Vous m'urez pas de Covid, vous mourrez parce que Covid vient tomber sur vous alors que vous êtes déjà malade d'autres choses. Et c'est cette autre chose qu'il faut interroger.

Maladie cardio-vasculaire, maladie diabète, trop de sucre, trop de sel égale maladie cardio-vasculaire. Le diabète, l'obésité, les maladies cardio-vasculaires sont des maladies politique qui viennent de décision politique, celle de mettre plus de sucre qu'il faut dans les aliments pour vous créer une addiction. [applaudissements] Pareil pour le sel.

Regardez comme c'est pervers quand les êtres humains, il y a je ne sais combien de générations de ça qui était en petite bande arrivé à trouver une ruche. Alors il l'attrapait, prenait les bouts de miel qui pouvaient en sortir, on en va encore au marché et il mangeaient ça et ça leur donnait de l'énergie. Alors ceux qui avaient le plus d'énergie et ben c'était ceux qui survivaient et comme ils survivaient c'est eux qui avaient des enfants.

Et voilà comment la sélection naturelle a sélectionné comme un critère positif le fait d'aimer le sucre parce que comme ils aimaient le sucre, il courent après. Voilà. Mais ça s'est transformé en son contraire dans l'air moderne.

C'est-à-dire que cette induction au sucre a été utilisée par la grande industrie pour vous rendre accroché à des productions qui vous tuent petit à petit. Tentez si bien qu'un nord américain aujourd'hui mange à lui tout seul 60 kg de sucre dans une année qui est une quantité monstrueuse. Bah vous voyez qu'ils ont les mêmes problèmes que ceux que nous rencontrons.

La comorbidité est un résultat politique. Ce n'est pas quelque chose qui était en vous naturellement. Rien en vous ne faisait forcément quelqu'un bien sûr peut-être prédisposé à la maladie mais rien ne faisait de vous un malade.

Ça ne qu'à cause de vos consommations. C'est la raison pour laquelle vous allez mieux comprendre que d'autres parce que chez vous ces trois épidémies elles sont plus violentes qu'ailleurs. C'est la vérité.

On pourrait se poser la question qu'est-ce qui se passe avec ces Martiniqu ? Pourquoi sont-ils plus malades que les autres de ces maladies là ? Et bien parce qu'on a organisé les conditions pour qu'il le deviennent.

C'est pas qu'on a organisé les conditions pour qu'il deviennent malades, ils s'en foutent que vous soyez malade ou en bonne santé. Tout ce qui compte, c'est que vous achetiez parce que dans leur esprit, vous êtes avant toute chose un consommateur, une consommatrice, une ménagère de moins de 50 ans, un objet de sondage pour vous faire acheter tout et n'importe quoi et surtout ce dont vous n'avez pas besoin et dont on essaie de vous convaincre par un matraquage publicitaire. J'ai parlé [applaudissements] le capitalisme est donc pas seulement un modèle économique, c'est un modèle de consommation, c'est une manière de vivre.

Et bien si je vous ai dit tout ça, c'est parce que vous allez mieux comprendre une des mesures du programme. Il faut bien que j'en choisisse. Il y en a 694.

Voici ce que je vais faire ou plus exactement ce que fera le gouvernement. Si vous mélisez président de la République, le gouvernement sera constitué sur la base de l'article 20 actuel de la Constitution de la 5e République avant qu'on passe à la 6e. Et dans cet article 20, c'est le chef du gouvernement qui est brave hein.

Il fait il fait ce que l'autre lui dit de cher hein. Bon voilà, je veux pas trop me moquer de lui parce que c'est pas le pire. Pour moi, il est de bonne volonté, même pour faire les bêtises, il les fait avec enthousiasme.

Tandis que l'autre [applaudissements] voilà ce que nous allons faire. Nous allons supprimer le ministère de l'agriculture parce que quand vous avez un ministère de l'agriculture, ça veut dire faites de l'agriculture, produisez ce que vous voulez, n'importe quoi. Pourvu que ça fasse de l'agriculture et que ça fasse des sous pour le commerce extérieur.

Produ milliers de tonnes de maïs pour aller nourrir les poules chinoises. Ne vous faites pas de souci, nos poules mangeront du soja argentin. Vous voyez que le monde peut s'organiser d'une manière tout à fait rationnelle.

Tout ça est absurde et c'est le concept de l'agriculture avec le renfort de quelques grands syndicats dont les grands et principaux dirigeants plantent chaque année un nombre extrêmement important de subventions et récolte un nombre encore plus grand de subventions. l'agriculture de la subvention où c'est le modèle de la nouvelle pâque, la politique agricole commune de l'Europe qui favorise le fait que 80 % des subventions vont dans 20 % des exploitations agricoles. Donc les premières victimes de ce système, ce sont les paysans.

Les paysans. des paysans qui payent cher leur tribus puisque ils s'en pas un tous les deux jours mesdames et messieurs et que ça n'a pas l'air d'émouvoir plus que cela ceux qui en sont les responsables. Alors nous ferons un ministère de la production alimentaire.

Pourquoi ? Parce que ce que nous allons demander aux agriculteurs que bien sûr pour les plus petits d'entre eux nous libérerons d'abord de leur dette parce que dire aux gens produisez autrement et les laisser se débrouiller avec tout ce qu'ils doivent c'est une absurdité. Ils ne le feront pas.

Il faut donc les libérer avec une caisse de défaisance de la dette agricole et nous leur dirons maintenant vous allez faire 100 % bio. Pour faire 100 % bio, je sais ce dont vous avez besoin. D'abord, il nous faudra trouver 200000 paysans de plus et vous autres ici à la Martinique, va falloir en trouver un paquet.

Il va donc falloir les former. Vous ne pourrez pas les faire vivre comme on a fait vivre les paysans d' une ou deux générations. Les gens n'accepteront pas ça.

Ils voudront vivre différemment. Une vie plus normale avec des temps de pause, avec des congés, avec une possibilité d'avoir une vie familiale épanouie. Vous devrez donc changer la condition sociale des paysans et puis il faut garantir un revenu.

Ce revenu, vous le faites garantir en donnant les marchés publics car le premier investisseur de ce pays, c'est l'État et les collectivités locales. Alors, si les patrons du CAC 40 ne sont pas contents de ce que je suis en train de dire, et ben ils ont qu'à investir, hein. On leur en voudra pas, mais ils ne le font pas.

Ils ont augmenté de 70 % les distributions de dividendes et diminué de 5 % les investissements. Donc ne comptez pas sur eux. Ils sont tellement cupides, tellement rapasses que des fois même s'il y a pas de bénéfice, il distribuent quand même des dividendes en prenant dans la caisse, en prenant dans la trésorerie.

Donc on ne peut pas compter sur les capitalistes pour faire tourner l'économie réelle, l'économie qui nous fait vivre tous. Donc on leur dira voilà, nous allons trouver ces paysans, nous allons demander aux jeunes gens, il y a plein de jeunes gens qui sont d'accord pour aller travailler à la terre si c'est dans des conditions normales et décentes. Et puis évidemment évidemment nous ne permettrons pas qu'on fasse entrer sur notre territoire des productions agricoles moins cher qui auront été produites parce qu'on aura augmenté la dose de pesticides qu'on leur met dessus parce qu'on aura diminué la paye des ouvriers qui l'auront qui auront cultivé et qui auront récolté.

Donc il faudra un développer la production locale de interdire les entrées intempestives de tout ce qui empêche cette production locale de fonctionner. Mais après, vous avez une part, vous avez une part. Faudra que vous changiez aussi vos habitudes.

On doit tous s'y mettre. Pardon jeunes gens, mais si vous continuez à aller dans telle ou telle enseigne pour aller manger des choses que pour ma part je ne vous recommande pas, ben clairement ça va pas faire nos affaires. Je dis jeunes gens pour épargner les autres he parce que je vois bien comment ça se passe autour de moi puis c'est pas que des jeunes autour de moi.

Il va falloir changer nos consommations. Ce matin, j'étais au marché pour voir. Je me suis arrêté à tous les états où il y avait les fruits et légumes du coin.

Alors, je sais pasin, j'ai pas mangé de tout ça, mais on m'a expliqué ce que c'était. On m'a expliqué pourquoi la patate douce c'était bon parce que c'est du sucre lent et que c'est pas du sucre violent comme celui qui a dans tous les autres aliments et que donc vous ne faites pas des poussées qui peuvent tuer un diabétique. On m'a montré comment la couchecouche ça fonctionne, qu'est-ce que ça donne, comment le fruit de la passion ça fait baisser la tension et cetera et cetera.

Bref, disons que en une demi-heure à discuter avec le marchand, j'en ai plus appris en médecine que le reste du temps. Mais moi, mon enquête, c'était pour savoir si c'est possible. Moi, j'aime bien vérifier si ce que je raconte est possible.

Bah, tout ça, on sait le faire ici. Me dites pas que c'est pas bon. Vos pères et vos mères en ont mangé pendant combien de générations ?

Ça les dégoûtait pas, non ? Puis d'ailleurs la plupart d'entre vous en mangez encore. Donc on fera changer nos régimes alimentaires et on habituera nos gosses à manger ça.

Et puis quand ils font des manières, ben on fera comme on fait le reste du temps. Quand ils font des manières, on leur dit "Ah non, tu vas manger ce qu'il y a dans ton assiette et puis c'est tout." Et tant que tu auras pas mangé, on passera pas au dessert.

Ce que vous faites tous. Des fois, vous faites un peu de communisme à la maison, vous dites à votre gosse "Arrête de regarder dans l'assiette du voisin et d'être jaloux. C'est l'assiette de ton frère ou de ta sœur.

Elle a sa part et toi la tienne. Mange et arrête de regarder en jalousant. C'est pas vrai ?

Voilà comment ça se passe. Donc c'est possible de le faire parce que c'est maintenant qu'il faut que je vous parle de ce qui est en train de se passer et que vous savez pas ici à la Martinique, peut-être plus que dans d'autres territoires de cette nature insulaire. du fait des hommes et des femmes qui ont fait votre histoire. [cloche] Je bouge plus là peut-être.

Allez, on recule. Voilà. Pendant des générations, on pensait que ça s'améliorait.

On r on on avait raison, on combattait, on lutta. Mais les stratèges qui vous dirigeait comme aimé César avait compris qu'il fallait prendre appui sur ce qui était disponible pour passer à l'étape suivante qu'avec la départementalisation la revendication d'égalité prenait un contenu qui était plus facile à comprendre notamment dans l'hexagone et que on était pas en train de dire on veut un avantage particulier non on veut la même chose que les autres qui est d'ailleurs la revendication que vous continuez à dire tous ceux qui arrêtent pas de dire il Il faut appliquer la loi à la Martini comme ailleurs. Ben très bien, appliquez-la pour le sucre, pour l'eau, pour les salaires, pour les prix.

Allez, appliquez la loi. Et sinon, regardez pour vous vos leçons de morale. [applaudissements] Bref, en gros, et c'est évident qu'entre la génération qui est sortie de l'esclavage et celle qui se rabatte + 1 + 2 + 3 actuel des Martiniqués avec tous les autres, bah en gros chaque famille pouvait dire ça peut s'arranger pour nous si on met un bon coup de collier.

Dans ma famille, c'était comme ça. Nous étions je suis une famille de de gens simples hein et humble. Et donc chaque génération portait la suivante le plus loin possible.

Et le jour où j'ai rappliqué avec mon bac, on aurait dit que j'étais devenu je ne sais quel personnage importantissime. Moi, j'avais une vision beaucoup plus lucide sur mes aptitudes, mais j'ai profité du bon moment où m'a fait beaucoup de compliments. Comme vous vous rigolez mais vous avez fait pareil.

Alors racontez pas d'histoire. Vous avez fait pareil. Vous avez pas dit "Mais non euh j'ai vraiment ma note en math, c'est nul et ainsi de suite." Oui, c'est vrai, c'est moi.

Bon, alors qu'est-ce qui s'est passé ? C'est que vous étiez en train de lutter pour l'égalité et c'est ça qui vous conduisait à réclamer une plus grande autonomie disant une fois que vous avez acquis ces bases dire bah on veut se débrouiller par nous-même parce qu'on saura le faire et que il y a beaucoup de choses qui ont été décidées qui s'appliquent très mal chez nous. En gros, je vais y revenir mais en gros hein, je résume.

Mais pendant ce temps, ceux avec qui vous vouliez être égau, c'est-à-dire ceux de l'hexagone, eux, ils ont dévalé la pente dans l'autre sens parce que l'épidémie d'obésité, elle est dans l'hexagone mais l'hexagone n'en parle pas. L'épidémie de diabète, elle est dans l'hexagone mais l'hexagone n'en parle pas. Parce que la crise de l'eau et des interruptions d'eau, elle est dans l'hexagone et ils en parlent pas parce qu'ils sont persuadés que tout va aller mieux, que ça s'arrange, que ça va bien comme ça.

Tant et si bien qu'ils sont comme des ballots, les bras ballants quand ça leur tombe dessus, tout d'un coup, ils s'aperçoivent que rien n'était comme prévu. On leur a dit combien de fois dans les grèves et les manifestations que l'hôpital public était en train d'être détruit. Je me rappelle avoir fait un discours où j'ai expliqué qu'on allait au devant d'un crash sanitaire.

Ceux qui parmi vous regardent sur YouTube retrouveront mon discours. C'était à Châurou en 2017. Châurou est une commune extrêmement intéressante mais le discours l'était encore plus.

Et on marionnait. Ah monsieur Mélenchon, toujours de de l'exagération. Une fois j'ai dit si vous éisez un de ces marioles, vous allez cracher du sang et des larmes.

Ah comment parle-t-il du sang et des larmes ? Alors, qui c'est qui avait raison ? Vous voyez bien que ça ne peut rien produire d'autre que ce que vous avez sous les yeux.

Bref, l'hexagone est en train de vous rejoindre dans une revendication qui va former un programme que nous pouvons avoir un programme partagé. Quel est ce programme ? On pourra évidemment commencer par le plus simple.

On a parlé tout à l'heure du blocage des prix. Je vous ai parlé il y a un instant des épidémies, on va les combattre, c'est les mêmes. Je pourrais vous parler de la lutte contre les pesticides parce que vous vous avez payé cash chore des déconnes partout pour tout le monde dans des conditions qui sont en scandale et à mains égard en crime puisque ceux qui ont permis que des années 70 où le clore d'écon a été interdit aux USA jusqu'aux années 90 où le clore d'écon a été interdit sur le territoire de l'Hexagone et jusqu'à 1993 où enfin il a été interdit Ici des gens savaient que le clore déconne était dangereux et meurtrier et par conséquent la recherche des meurtriers leur mise en cause judiciaire est une des tâches qu'il faut accomplir pour faire réfléchir tous les autres.

Non, nous n'acceptons pas l'impunité. [applaudissements] Mais attendez [applaudissements] que l'hexagone se réveille quand il va s'apercevoir que des glyphosates, il y en a partout, que 73 % des adultes dans l'hexagone ont dans leur corps des traces de pesticides, que 94 % des enfants ont nom dans leur corps et que sans aucun doute comme cela a été signalé par plusieurs agences dans le monde, non obstant les manigances des lobby pour empêcher que cela se dise et se décide. Il est absolument certain que le produit est cancérigène et que ça à voir avec les épidémies de cancer que l'on observe là-bas comme ici, comme par exemple le cancer de la prostate.

Ces choses-là, l'hexagone ne le sait pas encore. Et il y a un mot qu'il ne connaît pas, ça s'appelle métabolite. La métabolite, c'est quand les pesticides se décomposent.

Il fabriquent de nouveaux corps qui sont aussi dangereux que le pesticide lui-même, mais qui ne sont pas répertoriés. Et sur 10 h d'entre eux qui ont été identifiés métabolites, trois seulement ont été retenus dans une liste comme significatif. Ce qui veut dire que les cinq autres, on les cherche même pas. que dans les dernières enquêtes qui ont été faites, on recherche les traces des pesticides dont certains sont déjà interdit depuis 4 5 6 7 8 9 années, mais que ceux qui continuent à être distribués ne sont pas dans les études qui sont faites.

Ce qui veut dire que l'hexagone est en train de s'empoisonner et qu'il ne fait rien, qu'il va attendre encore et encore, c'est-à-dire au moins jusqu'à ce que nous arrivions au pouvoir parce que nous allons interdire tout ça et parce que nous allons commencer à réparer [applaudissements] énorme problème. Énormes problèmes. Comment réparer ?

J'en ai parlé avec plusieurs des spécialistes ici. Il y a déjà des solutions. Nous avons déjà des laboratoires en agronomie et autres qui travaillent, qui essayent de trouver la solution qui va nous permettre d'éviter d'attendre 700 ans que le chlore déconne soit plus dans la terre.

Mais nous savons déjà que le chlore déconne après avoir pourri la terre, pourri l'eau, pourri la mer et que donc nous sommes nous français responsables d'une pollution qui pour finir en atteint d'autres d'abord nous-même, c'est certain puisque pratiquement les de tiers de la zone de pêche sont de renavantfermé, il en reste un tiers et que il va nous falloir trouver des solutions pour passer à la suite du plan. qui est celui de l'autonomie. Faudra améliorer ça là si la technique le permet.

Donc réparer et préparer la suite. La convergence des besoins entre la métropole et les territoires et départements d'outreem est maintenant évidente. J'espère l'avoir démontré devant vous, ainsi que quelques-unes des solutions vers lesquelles il faut s'avancer.

Mais je vais vous dire maintenant quel doit être le grand mot, l'expression que nous devons placer au sommet de notre projet politique, pas seulement la formule que j'ai déjà utilisé, l'harmonie entre les êtres humains et avec la nature comme projet politique. Vous m'auriez demandé il y a 30 ans quel était mon projet politique, je vous aurais dit le socialisme. Aujourd'hui, je sais bien que je ne peux pas me limiter à vous dire une formule pareille parce qu'on passerait la nuit à discuter de savoir lequel et comment.

Mais l'harmonie, tout le monde comprend parce qu'on lui prend. Tout le monde comprend. C'est difficile à faire coïncider mais c'est un objectif.

Dans cette salle, il y a des ingénieurs, il y a des techniciens, des bacheliers pro, des BTS, tous ces gens-là ça comment on fait quand il faut rectifier un problème technique, ils connaissent la solution, c'est leur métier. Pas seulement donc cette harmonie entre les êtres humains et avec la nature, entre les êtres humains pour que l'un cesse dominer l'autre et qu'on puisse penser l'intérêt général. Non, c'est un autre mot que je veux mettre au centre, un mot qui concerne votre vie quotidienne, votre être comme personne et le projet politique.

On emploie une expression un peu pédante pour le nommer. On dit c'est invariant d'échelle. C'est-à-dire quelle que soit l'échelle à laquelle on le considère, c'est toujours vrai.

Ce mot c'est autonomie. Le projet politique contenu dans la pensée de Césarer et des autres qui lui ont succédé. était d'amener le territoire jusqu'à la plus grande autonomie possible.

Jamais personne n'a cru que le territoire saurait tout faire et qu'il pourrait se passer du reste du monde. Mais plus il serait autonome, plus il serait libre puisqu'il serait en situation de négocier ce qu'il ne fait pas et qu'il demande aux autres de faire et ce qu'il fait et qu'il ne demande pas aux autres de faire. L'autonomie à voir directement avec la liberté.

L'autonomie, c'est quand la petite personne que vous tenez dans vos bras, que vous venez de mettre au monde, va commencer son parcours et tout ce que va faire cette petite chose, c'est précisément d'essayer d'être autonome. C'est-à-dire qu'elle va apprendre à repérer, que c'est pas la peine de hurler sans arrêt. La nourriture finit toujours par arriver.

C'est-à-dire qu'elle va intégrer l'idée qu'il y a le temps. Et dès qu'elle va se rendre compte qu'il y a le temps, elle va positionner ses désirs en fonction du temps. Elle va identifier moi, je moi, non, autre.

L'autonomie est le point de départ de la construction d'un être humain. Alors évidemment, les êtres humains commencent par être extraordinairement conservateur parce qu'il faut apprendre les codes et il faut les respecter. Et puis ensuite une fois que vous êtes dans les codes que vous les respectez, vous vous dites "Mais c'est quand même bizarre, ça tourne toujours à mon désavantage." Donc il y a un problème. et vous allez commencer une émancipation intellectuelle parce que vous vous dites comment ça se fait que je ne peux pas faire ceci, que je ne peux pas faire cela sans que celui-là, celle-là me dise si je peux ou pas ou j'ai pas assez d'argent pour le faire et que lui il le fait et pas moi et cetera.

Votre volonté d'autonomie va vous amener à chercher à vous émanciper et vous allez entrer dans la compréhension que ce qui vous domine est collectif et que donc il faut des luttes collectives pour le vaincre. L'autonomie est le mot clé du projet politique auquel vous devez vous appeler, que ce soit à la Martinique ou que ce soit dans l'hexagone. D'abord, l'autonomie sanitaire.

Cette fois-ci, tout le monde a compris. Je dis pas dans cette alle, je vais engueuler personne ici. Mais enfin quand même, il faut qu'on arrive à avoir le cursus complet pour former un tout bib ou une TBIBES ici et pas 3 ans ici, un an.

Des fois, il faut un peu faire circuler les jeunes, hein, mais qu'on puisse avoir Tubib. [applaudissements] Donc le numérus claus, cette folie a enfin été supprimée. Combien de temps il va falloir pour rattraper ?

Est-ce qu'on ne peut pas, docteur imaginer des professions intermédiaires qui nous permettent d'avoir des gens qui montent au front de la protection sanitaire avec un niveau de formation qui le font à temps puis qui reviennent à la formation pendant que les autres prennent le relais et ainsi de suite ? Ça s'appelle la planification. On ne peut pas changer le monde si on ne planifie pas.

Si vous êtes là juste pour claquer dans les doigts et dire "coucou, c'est moi qui veux être président, vous avez vu comme je suis vachement beau et intelligent, c'est clair que vous ferez rien et je ne veux nommer personne." Il faut organiser, planifier, penser, connaître, regarder de près les difficultés que chaque cas présente. Si l'autonomie sanitaire est un objectif, alors il faut s'en donner les moyens.

Et je vais vous le dire en bon français que je suis un peu prétentieux. J'aimerais bien qu'il y ait plus de médecins martiniqués en Haïti et à Sandom que Cuban. Les Cubaans, je leur dis merci.

Oui. Oui. [applaudissements] En présence de la presse nationale, je dis merci aux Cubains qu'ils nous ont donné le coup de main dans le moment où ça allait si mal pour nous et que personne a pensé à leur dire merci.

Parce que les hommes et les femmes qui nous ont aidé dans cette circonstance, nous ne les oublierons pas. Nous savons qu'ils l'ont fait par fraternité humaine. Aucun d'entre eux n'a essayé de vous transformer en communiste.

Il a plutôt essayé de vous transformer en être vivant alors que peut-être vous aviez le risque de plus l'être. [applaudissements] Ça, [applaudissements] si on avait cette belle école de médecine qui vous prend les jeunes gens d'un bout à l'autre, et bien vous verriez des jeunes gens arrivés de Saint-Dom, vous verriez des jeunes gens arrivés d'Haïti. Vous enverriiez de Saintbar.

D'ailleurs, il viendrait là et il serait bienvenu pour apprendre, pour élever le niveau parce que vous ne serez jamais en sécurité sanitaire si tous les autres peuvent continuer à crever de maladie, de faim, d'humiliation, d'oppression. [applaudissements] Vous n'êtes pas libre si les autres ne le sont pas. Voilà la vérité. [applaudissements] Et la France, plus qu'une autre, devrait se rappeler de la dette qu'elle a à l'égard d'Haïti et de son peuple.

Parce que si François Niteran [applaudissements] n'avait pas interrompu les paiements en 1982, on serait encore en train de leur faire payer l'indemnisation des maîtres d'esclave comme ce fut le cas jusqu'à 1982. [applaudissements] Sanitaire, tout le monde a compris. Alimentaire, je vous en ai parlé tout à l'heure.

Ne me dites pas que c'est pas possible, vous savez le faire. Vous savez combien il faut prendre de la surface de la Martinique pour arriver à vous rendre autonome en matière alimentaire ? Qu'est-ce que vous croyez ? 30 % 50 % du territoire 2 % 2 % des terres arabes de la Martinique si elles étaient utilisées sous la conduite de nos ingénieurs agronomes d'une manière rationnelle pour y planter des carottes des chou-fleurs.

Martiniquet des couchecouches, des patates douces. J'ai perdu mon papier. J'avais tout noté ce matin.

Je vous dis juste ce dont je me suis rappelé. Bien sûr, les inames tous lesames l'ignam de la Martinique, l'ignam de Saint-Deming l'ignam lesames de la Calédonie. Voilà.

Bon, enfin bref, vous êtes capable de le faire. 2 % du territoire. Venez pas me dire que c'est pas possible.

Donc le problème qui nous est posé, c'est d'abord de convaincre tout le monde que c'est possible, qu'on peut le faire. qu'on peut s'y mettre, qu'on a besoin de tout le monde. Il y a pas les maudits dont on s'occupe pas, ils ont qu'à rester sages dans leur coin et puis les autres.

On a besoin de tout le monde parce qu'il y a pas de vine tâche, il y a pas de sa métier, il y a pas de mauvaise activités. Chaque personne peut apporter quelque chose pour le bien de tous à condition d'être traité dignement et avec respect. l'autonomie énergétique.

Alors écoutez les gens, je vais vous expliquer. Je veux pas faire peur dans les réunions que je fais parce que c'est pas bien. Mais regardez, le changement climatique change tout.

Comme je vous ai dit tout à l'heure, les chaînes de fabrication sont étendues sur le monde entier. Vous autres, vous pouvez pas fonctionner si vous avez pas vos livraisons d'essence, de diesel et cetera. On est d'accord, ça sort pas d'ici.

Il faut que vous vous en passiez pour toutes sortes de choses, aussi bien pour les véhicules que pour le reste. Il faut donc être en autonomie énergétique. L'endroit où on peut pas dire c'est pas possible, c'est ici.

La montagne Pelée, elle existe. C'est un volcan qui a fait assez de dégâts pour qu'on sache que c'est un volcan. Et bien l'énergie thermique qui est là, on sait la traiter nous autres français.

C'est la raison pour laquelle si nous accédons au pouvoir, je renationaliserai Bouillante, la centrale de Bouillante qui a été vendue d'une manière irresponsable à des gens qui sont d'ailleurs en train de l'étendre. Mais nous avec les méthodes et avec les brevets de bouillante, on fera les trous qu'il faut dans la montagne pelée pour avoir la quantité d'électricité qu'on peut en tirer par le bia de l'eau chaude de la même manière. Et ben oui, si je vous le dis, c'est que c'est possible.

Je me suis renseigné avant, figurez-vous. Je raconte pas les choses qui me passent par la tête quand je viens vous voir. Je suis allé [applaudissements] et ben que quelqu'un vienne me dire pourquoi on peut pas le faire.

Allons. Je suis allé au gros morne. Il y a là un homme parfait qui a un ancien militaire qui est bon comme du pimbille et on parle tous les deux et il me montre il a une petite machine qui tire de l'énergie de la rivière.

Je suis all grosse machine he c'est une petite machine juste de démonstration mais avant elle était plus grosse la machine. On peut mettre là 1 2 3 machine qui vous crache de 220 V c'est possible. Là il fait un petit 25 V c'est pour la démonstration.

Je suis allé voir ça comme on me l'a fait pas facilement même si je suis pas un technicien. Moi ma spécialité c'est la littérature. Bon ça me met un peu à distance des centrales électriques mais on peut s'intéresser à tout.

Donc je sais très bien que il faut quand même qu'il y a une certaine puissance dans la rivière pour qu'on arrive à en tirer de l'électricité. Donc je suis allé voir comment ça se faisait, quel genre de rivière c'était. Alors d'accord, il y a un dénivelé comme vous diriez du dessus là-bas de la barrière verte jusqu'à là.

C'est pas énorme. Il y a un petit dénivelé qui l'a construit qui fait 1,50 qui s'ajoute à celui de la pente. Le gars qui a construit ça a passé son temps à bien observer les choses.

Et de ça, de cette petite rivière qui s'appelle la lézarde, il arrive à tirer de l'électricité. Il me dit avec une machine à 220 V, j'éclaire tout mon restaurant, ce qu'il y a autour, la maison de ma maman qui est là-bas en face et une partie du quartier. Donc me dites pas que vous manquez de rivière.

Vous en avez ? Elles ont la quantité d'eau qui est nécessaire pour que ici là les gens qui savent regarder et observer construise les biaiss. Ça s'appelle comme ça un bia.

C'est quand vous barrez sur un plan de la rivière pour que l'eau rentre dans la machine et l'autre partie passe par-dessus le biais. D'accord ? Même moi, j'ai réussi à comprendre ça.

Alors, c'est vous dire, je peux en parler dans les meetings. Et bien, avec ça, on fait de l'électricité. Mais pour faire de l'électricité, qui c'est qui va fabriquer la machine ?

Qui c'est qui va la réparer ? Qui c'est qui va la poser ? Vous ?

Où sont les techniciens ? C'est pas de votre faute hein. Encore une fois, je suis pas en train de vous engueuler.

Mais une fois, je m'en vais à Saint- Laurent Dumaroni en Guyane. J'étais ministre de l'enseignement professionnel et les gens viennent me voir et me disent "Ah, monsieur le ministre, vous comprenez, on a besoin de quelques sous de plus parce que la crime est tombée en panne dans le collège." "Ah bon ?" La crime est tombée en panne répar là.

Alors, les gens regardaient leurs pieds, la réparé. Alors, ils ont descendu d'abord on donnait un coup de point dedans. Non, ça marchait pas.

Après, on a descendu, on donne un coup de pied. Ça marchait toujours pas. Que faire ?

Ça encombré, on l'achetait au fleuve. Mais voilà ce qui se passe quand vous avez pas les techniciens. Mais pourquoi je vous parle comme ça ?

Pour que les grosses têtes d'œuf arrivent à comprendre que la vie de tous les jours est faite de milliers d'instruments de cette nature qui ne fonctionnent pas si vous n'avez pas l'ouvrière et l'ouvrier, le technicien, le bac pro, le gars du ou la fille du BTS parce qu'il y a rien qui existe sans travail humain et sans intelligence et qu'il suffit pas de donner les ordres pour que les choses se fassent. Il faut qu' a les pour les faire. Alors moi, [applaudissements] je vous parle pas d'autonomie énergétique sans vous dire c'est vous qui allez vous taper le travail.

Il faut former tous ces gens à fabriquer les machines, à les réparer. De même que si vous mettez des machines en mer offshore, des éoliennes offshore, on est en train de mettre ça au point les Français, on a quelques brevets là-dessus. On est capable de mettre au large de Nant à 25 km des côtes.

C'est quand vous avez pas sous les yeux hein ? Parce que la beauté aussi, il faut la protéger. La beauté, c'est gratuit bien la beauté.

Et la beauté d'un paysage, dans un être humain, vu qu'on est né là-dedans, c'est ça qui nous fait le plus de bien. Et bien, on met des pâles qui font au total le diamètre c'est 250 m. Vous vous imaginez ce que c'est qu'un ventilo de 250 m de large ?

Mais pareil, mais même si c'est pas 250 m que c'est moi, faut aller le poser, faut du monde pour savoir le faire. Ensuite, faut l'entretenir, faut des bateaux, faut les construire. pour aller dans les bateaux, pour aller vérifier, il faut il faut des gens qualifiés.

Donc si vous adoptez mon plan, la principale question qui va se poser à vous, c'est où trouver tous les gens pour faire tout ça ? Alors, j'aime mieux vous dire qu'on arrêtera de voir partir 4000 jeunes par an. C'est plutôt que vous serez en train de vous demander comment les faire revenir pour qu'il s'occupe de tout ça.

Et on a le droit de vouloir que ces gosses reviennent parce que c'est un monde honteux que celui qui vous condamne en cours de route à être privé de vos enfants qui s'en vont si loin et là-bas ils font leur vie et vos petits-enfants ils sont là-bas et vous les voyez pas. Et ben ça c'est pas une vie humaine. Les gens ont le droit d'avoir leur gosse avec eux.

Les gens ont le droit de vivre ensemble parce que tout ça ça fait du bien à tout le monde. Alors que ce qu'on vit en ce moment c'est pas bon. C'est bon pour personne.

Je sais très bien [applaudissements] que le plus grand territoire d'Outre, il est en région parisienne où il y a 300000 ultramarins qui sont là, c'est-à-dire l'équivalent de la Martinique ou de la Guadeloupe. Alors cette autonomie, je vais finir là-dessus. Vous avez compris pourquoi elle vous concerne et quel est un mot d'ordre comment à l'hexagone et à tout le monde, nous devons tous apprendre maintenant et passer à l'autonomie.

Et pour être autonome, nous devons planifier. Vous vous plaignez d'importer 80 % de ce que vous mangez. Vous trouvez ça anormal.

Et je suis d'accord avec vous. Mais figurez-vous que l'hexagone aussi, il apporte 80 % de ce qu'il mange alors que c'est une des terres les plus riches du monde qui se trouve là et qui l'ont tellement saccagé que maintenant faut la réparer parce qu'ils l'ont appauvri en la bourrant de pesticides, en la travaillant d'une manière brutale. Tantez si bien qu'en 50 ans, écoutez bien le chiffre, en 50 ans, ils ont diminué la quantité de matière organique qu' a dans la terre.

La terre, c'est que de la matière organique. C'est des eaux plantes qu'on pourri. C'est des cadavres, c'est tout ça.

C'est ça. La terre, ça a mis 3 milliards 500 millions d'années à s'accumuler. En 50 ans, ils en ont vidé moitié.

Voilà où en est la terre agricole de l'Hexagone. Vous croyez pas qu'il est temps de s'en occuper avant de terminer à faire des cultures qui ne seront plus dans la terre si on arrive à en faire parce qu'il faudra nourrir tout le monde. Vous voyez, vous prenez le problème par le bout que vous voulez.

L'autonomie est un projet politique comment ? Et personne ne pourra venir dire au Martiniquet ah encore vous avec l'autonomie parce que c'est les Martiniquet qui avaient raison. C'est l'autonomie qui est la clé de la liberté et la clé de l'égalité.

Et c'est aimé Céser qui avait raison et pas les autres. [applaudissements] Moi, si je suis élu, je voudrais que vous fassiez une démonstration qui puisse servir au reste du monde pour donner de l'espoir. Il faudra faire tout ça et puis faudra faire autre chose.

Dans ma vision de la France, la France est une nation universaliste par nécessité. Elle est présente dans tous les océans du monde. Elle est présente en face de tous les continents.

Et cette France qui est aux avant-postes, c'est pas des régions comme ils disent en Europe ultra périphérique. C'est Bruxelles qui est ultra périphérique vu de Fort de France. Pas seulement à cause de ce qui mange, mais à cause de la distance aussi et aussi de la masse de technocrates qui s'y trouvent concentré.

Alors qu'ici vous en êtes exemple, mais nous pourrons faire une démonstration de ce que nous sommes capables de faire. Quand vous voyez l'île de la Réunion, nous sommes 700000 là-bas, 800000. Je croyais que c'était un million.

On m'a dit "Non, tu exagères." Nous avons une université et en 25 ans, cette université a réussi à qualifier 100 doctorants. Qui aurait dit à une génération que la Réunion, une ou deux générations, produirait 100 doctorants avec ses propres forces ?

Ça veut dire que rien n'est hors de porté pour nous. Mais quand nous faisons ça sur un petit territoire, j'ai vu t'inquiète pas que je vais écraser le stylo, je vais le ramasser, ça va vous soulager. Encore un objet inutile.

Non, celui-là il m'était utile. Mais vous voyez que ça donne une idée, un exemple que d'autres peuvent faire pareil et que nous on est prêt à accueillir. Pourquoi je proteste contre le fait qu'on s'en aille financer une université qui parle en anglais à Maurice ?

Pourquoi faire ? Nous avons l'université de la Réunion, vous vous êtes là. Moi, je peux pas vous regarder comme le bout du tuyau.

Je suis obligé de vous regarder autrement. À quelle tâche je vous confie si je suis le président de la République ? Je vous confie la tâche de représenter la France et de la faire vivre ici.

Vous, vous, vos dirigeants, vos responsables, femmes et hommes qui ont cette expérience et cette connaissance. Vous êtes une terre caribéne, pas le hub de l'Europe. Vous vivez dans la Caraïbe. [applaudissements] En face, c'est le Venezuela.

À côté, c'est Cuba, Saint-Domang, Haïti. C'est ça l'univers régional de la Martinique dans laquelle nous pouvons nous apporter une contribution exemplaire. Mais je vous demanderai, allez-y.

Je vais aller chercher Claud chez lui, je vais lui dire terminer la retraite au boulot. et puis les autres. Mais oui, votre président de région, il est tout à fait capable de faire toutes ces choses autour, de commencer à discuter avec les uns avec les autres, d'organiser les échanges, de prendre des étudiants, des uns des autres, de se prêter les gens.

On peut faire ici une université de la mer, vous croyez pas ? et on ferait venir les jeunes francophones et les autres ben ils apprendront le français cette blague. [applaudissements] Si on descend comme ça, [applaudissements] on va être pas loin de courou quand même.

Et de la Guyane. Bon, faut quand même faire un petit bout de mer. Mais est-ce que vous savez tous vos autres Français que vous êtes les deux contributeurs du monde individuel pour l'espace ?

Incroyable hein ? Les courou c'est le trè sport spatial du monde. Port spatial du monde.

Le troisème. Nous sommes une grande nation spatiale. Nous savons tout faire.

Les fusées, les objets, les satellites et tout ça. Il y a que les Nigo qui comprennent pas que ça tire la technique en avant. Moi, ils m'ont dit une fois "Ah, avec tes fusées, ça va nous coûter je sais pas combien, on a autre chose à faire." Non, on a pas autre chose à faire.

On fait ça parce que ça nous oblige à faire des progrès techniques et scientifiques sans arrêt qui améliorent tout le reste derrière. Quand vous entendez parler de la mission sur Mars, vous voyez le véhicule qui avance hein. Et ben les images, si vous voulez les voir, vous pouvez aller à Toulouse parce que le centre là-bas, c'est là qu'on projette les images.

Vous pouvez vous balader sur Mars en allant là-bas. Vous regardez la machine qui avance, le laboratoire qui fait des trous, la machine, elle est française. La caméra qui filme, elle est française.

On n donc pas un petit pays qui sait rien faire ou qui doit aller piteusement demander aux Américains la permission de faire ceci ou cela. On fait parce qu'on a décidé de le faire. Là aussi, c'est l'autonomie dans le monde.

On est autonome si la Martinique nous aide à être autonome dans cette zone du monde parce réfléchir tous les autres qui n'aiment pas trop voir les Français n'en faire qu'à leur tête et nous en ferons qu'à notre tête. Donc déjà, moi je vous ai prévenu, si nous gagnons, on sortira de l'OTAN. C'est-à-dire que nous ne participerons plus à la coalition militaire bélicite des États-Unis d'Amérique. [applaudissements] Nous reprendrons les relations commerciales normales avec Cuba parce que nous sommes contre l'embargo qui p sur Cuba. [applaudissements] [applaudissements] Je virerai, je déchouquerai l'ambassadeur de France à Caracas qui fait le mariol avec le drapeau de l'opposition fasciste contre le gouvernement du Venezuela. [applaudissements] Ça va chauffer.

Mais oui, l'autonomie c'est tout ça. Nous demandons à être respecté et ben alors nous respectons les autres. Nous les traitons avec dignité.

Ça n'empêche pas qu'on puisse des accords. J'ai pas dit qu'on était d'accord avec tout ce qu'il faisait les uns et les autres, mais je ne suis pas d'accord pour que la France devienne le 1è wagon des aventures militaires des États-Unis d'Amérique et que pour pouvoir entrer dans cette guerre froide absurde qu'ils ont inventé avec la Chine qui soi-disant nous menace, bah oui, ils produisent tout. Alors évidemment, on a des complexes, mais c'est pas une raison pour envoyer des navires de guerre et des avions.

Voilà, il y a moyen de discuter autrement avec les Chinois qu'en faisant semblant de les menacer. Alors, on vous dira ben tout ça, monsieur Mélenchon, ça m'a l'air bien lointain votre affaire. Pas du tout.

C'est précisément parce qu'ils veulent entrer dans cette guerre froide que ils sont là à supplier qu'on veuille bien d'eux dans l'alliance avec les États-Unis, la Nouvelle-Zélande et l'Australie de laquelle on s'est fait jeter dehors à coup de pied qui s'appelle la CA, je sais pas comment ça s'appelle ce truc, pour menacer les Chinois. Nous n'avons rien à faire là-dedans. Et pour pouvoir faire ça, qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ça vous concerne vous autres, ultramarin ? Vous savez comme moi ce qui s'est passé dans la Nouvelle-Calédonie. En 1987, nous étions dans une guerre civile, pas au bord de la guerre civile parce qu'il y avait eu le choc de la grotte d'ouvert tout le monde là-dedans et c'est passé à deux doigts que ça dégénère, que tout le monde saute à la gorge de tout le monde.

Les cancroid absolument extraordinaire. Jean-Marie de Jibaou est un homme à qui nous devons beaucoup. Il est mort per ses cendres mais il a apporté beaucoup à la patrie et à l'idée que nous ont de la liberté parce que cet homme dont les frères avait été tués par des assassins qui avaient mis des branchages en travers de la route et creusé des trous pour poser leur fusil dont les assassins une fois arrêtés ont bénéficié d'un non lieu au tribunal de Numéa acclamé par les supports du crime.

Je m'en souviens très bien, c'est un de mes premiers discours au Sénat lorsque j'ai été élu. Alors bref, on était à deux doigts de la guerre civile. C'est la sagesse de Jibaou qui a permis à Jacques Lafleur de se ressaisir et de comprendre que ça ne menait nulle part la guerre civile.

Quand on aime son pays, quelle que soit la couleur de sa peau et l'origine de ses parents, on finit par comprendre qu'il faut trouver un compromis, ils l'ont fait. Mais cette adjibo est aé qu'on doit ça à personne d'autre parce que c'est eux qui ont ouvert le chemin en disant oui, nous ne prendrons pas les armes, nous sommes prêt à discuter. Il pouvait avoir l'indépendance sur le champ s'il l'avait demandé parce que François Mitteran était disposé à la leur donnée.

Ils ont raisonné comme cés en se disant construisons d'abord les bases sinon ça sert à rien. En deux temps trois mouvements, on sera occupé par quelqu'un. Il faut qu'on soit libre en étant formé.

Voilà toute cette histoire. Je vous la raconte parce qu'elle vous appartient à vous tous français et spécialement à vous autres ultramarins. Il faut protéger la paix en Calédonie. [applaudissements] Et pourquoi l'ont-ils mise en cause ?

Parce qu'ils veulent aller commencer leur guerre froide avec les Chinois. Alors la Calédonie, vous comprenez pour eux et ben c'est comme une espèce de porte-avion. Et pour pouvoir figurer dans le club et ben ils ont dit "Allez hop, on liquide la question de l'indépendance, il y en a marre." Il y avait trois référendums prévus.

Ça ne marche que si tout le monde est d'accord. Indépendantiste et anti-indépendantiste. Je sais que ça choque certaines consciences républicaines, mais la France a signé qu'il y avait là-bas une situation coloniale.

C'est signé. Et il y a donc deux peuples, pas un. Et par conséquent, il faut des dispositions particulières.

Ça plaî ou s'appelait pas mais c'est la réalité. Et on ne fait pas de politique en dehors de la réalité. Bref, trois référendums.

Premier référendum, il fallait qu'il tombe d'accord sur la date. Édouard Philippe s'est pas trop mal débrouillé. Il a dit "Bah, fixez vous-même la date." Ils ont fixé, ça s'est passé.

Non, à l'indépendance a été majoritaire. Le deuxième référendum a eu lieu. À nouveau, le congrès du territoire a proposé une date.

Les gros malins en ont choisi une autre. Comme ça, c'était mieux pour montrer qui c'est qui commande. Cette fois-ci à nouveau, le nom à l'indépendance l'a emporté mais deux plus courts. 3è référendum, c'est dans le texte que c'est prédit. 3e référendum et qu' a disent depuis le mois d'octobre, nous on vote pas quand il y a un deuil coutumier.

C'est comme ça. Si ça vous plaît pas, tant pis pour vous. puisqu'on a créé un sénat coutumier en Calédonie et c'est lui qui décide des règles de la coutume.

Vous pouvez ne pas vivre selon la coutume, mais si vous vivez selon la coutume, alors vous respectez les décisions du Sénat coutumier. Et dans le Sénat coutumier, on fait pas d'élections politiques quand il y a 280 morts sur le territoire. Que fait le gouvernement ?

Il passe outre, il s'en fout et il décide de fixer une date et il passe en force. Que se passe-t-il à ce moment-là ? Aussitôt les titres de télé et de radio écrasant succès du nom à l'indépendance tata.

Alors évidemment moi je passe pour Lulu Berl de service parce que je suis pas content. Je dis mais quand même 40 % à peine des gens ont voté. Qu'est-ce que vous voulez faire d'une décision politique qui n'a pas de sens ?

Construire la paix, ça se fait avec des êtres humains, pas avec un protocole administratif. Construire la paix, ça veut dire tout le monde doit être d'accord pour le jour où on vote pour être d'accord ensuite avec le résultat. et avec le corps électoral que tout le monde surveille.

Je vous parle de tout ça parce que dans 3 mois, nous aurons le problème sur les genoux si je suis élu parce qu'ils ont dit qu'ils attendaient l'élection du prochain président de la République. Donc dans 3 mois ou dans 4 mois, il va y avoir un grand problème d'ultramarin posé à la République française à son honneur, à l'idée qu'elle se fait d'elle-même et du rapport avec les peuples qui la composent. C'est une grande et importante question.

Le gouvernement a fait une erreur monstrueuse de la même manière qu'il fait une erreur monstrueuse en décidant que vous devez tous vous vacciner que ça vous plaise ou pas parce que il va à la brutalité toujours à la force à passer même si les gens veulent pas. Non ce n'est pas notre conception de la manière de gouverner même quand ça fait pas plaisir on palabre. Moi je suis pour la palabre interminable s'il faut mais on parle on parle on parle et on arrive à se convaincre si on est de bonne volonté.

J'exagère un peu dans ma description, je le fais exprès, pour m'opposer à la brutalité de ceux qui nous gouvernent et de leur manière de faire. [applaudissements] Bon, [applaudissements] il faut que ça s'arrête. Le tableau, vous l'avez sous les yeux, hein.

Crèche le Penou. Même poil, même bête. C'est de chez vous ça ?

Non. L'inverse. Même bête, même poil.

Non, mais là, je veux dire que c'est le même poil. Quand tu les caresses, ça pique. Alors, comme ça pique, tu sais que c'est la même bête.

J'exagère à peine, mais alors dites donc, la primaire de la droite c'était fallait avoir envie, hein. Et même un grand comme monsieur Barnier. Bon, moi je l'ai appelé Madon, madame Pécrè, pour me moquer des trois autres, pas pour me moquer d'elle.

Les frères d'Alton, tu vois, tu as le petit qui est tout méchant, c'est Sioti. Le grand qui est tout bête, c'est Barnier parce que cultivé comme il est. Non, mais vous l'avez entendu parler cet homme, il a l'air intelligent et tout, cultivé.

Il a été commissaire européen et qu'est-ce qu'il dit qu'il va supprimer l'aide médicale d'État ? Et vous avez tous les racistes qui sont là. Ah oui, formidable.

Pas question d'aller soigner les étrangers. Qui c'est qui est étranger, je sais pas, mais ceux qui ont pas la bonne couleur, la bonne religion. Voilà.

Ils vont les expulser. Tu comprends Claude ? Combien il y en a ?

Ils savent pas. 800000 des fois ils me disent 800000. Monsieur Mélenchon, vous voulez régulariser tout le monde ?

Alors moi je leur dis écoutez ça va calmez-vous. Cour à l'heure derrière comment vous faites pour attraper 800000 personnes puis une fois que vous le faites les autres ils rentrent pas pendant ce temps-là. C'est vous qui dites que ça rentre de partout.

Alors vous avez capturé 800000 personnes. Vous les mettez où ? Ah ben ils y avaient pas pensé.

Dites, vous êtes sûr qu'ils vont tous au même endroit parce que sinon ça vous en fait des trains, des avions et des bateaux pour ramener tout le monde à la maison. Tout ça tient pas debout, ça n'a aucun sens. Vous voulez supprimer l'aide médicale d'État ?

Vous, monsieur, madame, je vous connais pas. Peut-être que vous êtes un étranger, vous avez chopé une maladie, je sais pas laquelle, avec un virus Claude, je dis mais c'est en étranger, pas d'aide médicale d'état. Le microbe, il est pas au courant qu'il est étranger.

Personne lui a demandé ses papiers et d'ailleurs, il s'en fout. Donc il passe de lui à moi. Comme c'est intelligent.

Vous avez fait combien d'années d'étude, monsieur Barnier, pour trouver une idée pareille ? Vous avez rien trouvé du tout. Vous avez recopié en catalogue de l'extrême droite parce que ça fait 20 ans qu'il répète cette bêtise et ça fait 20 ans que personne le bec en disant "Vous êtes complètement fou." [applaudissements] C'est pour ça que je me suis permis de dire même poil, même bête.

Et par pour la retraite hein, c'est un concours de masochisme. L'un il veut la mettre à 65, l'autre à 67 et cetera et cetera. Ils sont déjà bons de penser qu'on pourra arrêter un jour, hein.

Mon pauvre arrière grand-père, il a arrêté à 75 ans. Il travailler chez SC et Clause. Il nettoyait les bariques et on lui a dit Barnabé, c'est bien, tu peux rester chez toi maintenant, on te donnera une shopping dans la semaine.

Et il était content. Non, il est mort 6 mois après. Nous, on tient les comptes.

Au nom de nos pères, de nos mères, de nos grands-pères, de nos grand-mères. Nous n'oublions rien. On pardonne parce qu'on a pas le choix mais on n'oublie pas.

Et quand on les voit revenir [applaudissements] avec leur vilaines figures de gens comptant d'eux-mêmes, on reconnaît ceux qui ont martyrisé les nôtres, les générations d'avant. C'est les mêmes. Ils ont pas changé.

Ils ont le même état d'esprit. Ils pensent toujours qu'ils sont nés pour commander les autres pour obéir. Ils ont toujours ça dans la tête.

Déchouqué déchouqué déchouquer la péesse le pè zmour dehors [applaudissements] évidemment Macron vous allez voir pour l'instant c'est un phénomène de la nature sondagière il pleut il neige il vente il fait beau il fait pas beau il y a Covid il y en a plus on est confiné on n'est pas confiné On a un masque, on en a pas, on fait des tests, il y en a pas besoin et cetera. Quoi qu'il arrive, 24 %. Alors lui, c'est la stabilité.

C'est mieux que moi. Moi, c'est entre 8 et 13. Je sais pas où j'en suis.

Quand je regarde les papiers, il est marqué "Je vois bien que plus j'ai un bon score parce que 13 hein, il les ont à zéro, hein. Il voit bien ce qui va leur arriver. Comme la dernière fois, 600000 vois près hein.

Alors, je vois bien que plus il y a de monde qui vote, plus le score est bon. Moi, il y en a. Alors, qu'est-ce qu'ils font ?

Passe leur temps à démoraliser tout le monde. Ça sert à rien. La gauche a perdu d'avance.

Alors bon, c'est même plus la peine de faire campagne, hein. C'est comme ça qu'on démoralise les gens, qu'on les pousse à se résigner. Et puis chaque semaine, il y a un événement, c'est en feuilleton.

Alors, on a fini la saison 1 et maintenant, on passe à la saison 2. Et bon, j'espère suivre la 3 et la 4 depuis l'Élysée. Peut-être qu'il y en a encore qui vont être candidats jusqu'au mois d'avril, mois de mai, peut-être même mois de juin.

Il y a plus d'élection mais c'est pas grave. Ça occupe hein. Bon bon ne vous résignez pas. 10 fois par jour on va vous répéter que tout est perdu d'avance.

Et moi je vous dis qu'on va y arriver parce que il y a un chemin et là où il y a un chemin, il y a une volonté. Là où il y a une volonté, il y a un point de passage. [applaudissements] Et nous autres tous jusqu'au dernier souffle, on va essayer le point de passage.

Déchouqué. déchoué [applaudissements][musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] et [musique] [musique] [musique] Bon chanté Noël, bon réveillon. Vive la liberté. [applaudissements]